Lettre à un membre du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, Linda Goupil.

Lévis, le 9 mars 2016

Madame Linda Goupil

Lévis (Québec)

Madame,

Je ne m’adresse pas à vous parce que vous êtes avocate ni parce que vous avez été ministre de la Justice du Québec de décembre 1998 à mars 2001; je vous écris parce que vous êtes membre du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, selon le site web de cette dernière consulté aujourd’hui.

J’ai écrit plusieurs fois au président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, M. René Bégin. Malheureusement, ce dernier fait peu de cas de moi, je dirais même qu’il se conduit comme si je n’existais pas (pourtant, il y a de l’argent qui m’appartient dans les coffres de sa Caisse, de l’argent que M. Bégin, comptable professionnel, ne doit pas dédaigner).

Auriez-vous la bonté de me dire, Madame, si M. René Bégin ou quelqu’un d’autre a informé les membres du conseil d’administration de la Caisse, devant le conseil réuni, de la réception de mes communications? Auriez-vous la bonté de me dire si la teneur de toutes mes communications a été dévoilée aux membres du conseil d’administration de la Caisse, devant le conseil réuni? Auriez-vous la bonté de me dire si les membres du conseil d’administration de la Caisse ont discuté de chacune de mes communications, quand le conseil était réuni?

Serait-ce trop vous demander que d’essayer de convaincre le conseil d’administration de la Caisse de répondre aux deux dernières communications que j’ai transmises à M. René Bégin et que je reproduis ci-dessous? Vous conviendrez avec moi qu’il est inacceptable que le conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis ignore mes communications, ne serait-ce que pour la raison suivante : le code d’éthique du Mouvement Desjardins prévoit certainement que les dirigeants, gestionnaires et employés ne doivent pas traiter les clients d’une manière inconvenante.

Le silence de M. Bégin, c’est aussi celui des autres membres du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis.

Recevez, Madame, l’expression de mes sentiments distingués.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

CETTE COMMUNICATION ET LES RÉPONSES AUXQUELLES ELLE DONNERA LIEU SERONT PUBLIÉES AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

 

Première communication

Affaire de la « cage de la Corriveau » : la Caisse Desjardins de Lévis doit blâmer la Société d’histoire régionale de Lévis.

Lévis, le 11 décembre 2015

Monsieur René Bégin, président

Conseil d’administration

Caisse Desjardins de Lévis, Lévis (Québec)

Monsieur le président,

Je vous informe ou rappelle que :

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi du Musée de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. » (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

« Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ». (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Ferland est limpide elle aussi, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

Je vous transmets les informations ci-dessus, monsieur Bégin, parce que la Caisse Desjardins de Lévis appuie la Société d’histoire régionale de Lévis depuis qu’elle existe, je crois (la SHRL a été fondée en 1976) et qu’elle a été l’un des partenaires qui l’ont aidé à préparer et à présenter en 2013 deux expositions sur la « cage de la Corriveau ».

Depuis la fin de 2011, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) dit être convaincue qu’elle a trouvé la « cage » qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau il y a plus de 250 ans. Et on apprend à la fin de 2015 qu’une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne qui a publié en 2014 un livre sur madame Corriveau et la « cage de la Corriveau » ne pensent pas du tout comme la SHRL, elles disent qu’elles n’ont pas la certitude que la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans le Web est la structure dans laquelle la dépouille de madame Corriveau a été exposée.

Il faut savoir aussi que la SHRL et ses amateurs d’histoire ont acquis la certitude que l’objet qu’ils avaient trouvé était la « cage de la Corriveau » avant d’avoir vu l’objet en question ailleurs que sur un écran d’ordinateur, avant d’être allé le voir là où il était, avant que l’objet n’ait été examiné le moindrement par des experts. Vous devez pensez comme moi, monsieur Bégin, que les amateurs d’histoire de la Société d’histoire régionale de Lévis ont gravement péché par manque de rigueur intellectuelle; dans les écoles primaires, bien des enfants usent mieux de leur raison. (Pourtant, monsieur Claude Genest, membre honoraire de la SHRL, a un diplôme universitaire en histoire, monsieur Clément Samson, membre du conseil d’administration de la SHRL, doit être passé par une université puisqu’il est juge, monsieur Vincent Couture, président de la SHRL, est un archiviste, etc.)

Mesdames Sylvie Toupin et Catherine Ferland ont été plus sages : leurs avis, reproduits ci-dessus, ont été formulés après la fin du travail du « comité scientifique » chargé de s’occuper de l’expertise de l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis, un comité dont elles ont fait partie.

Je m’attends, monsieur le président, à ce que la Caisse Desjardins de Lévis désavoue et blâme publiquement la Société d’histoire régionale de Lévis.

Veuillez croire, monsieur le président, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

Seconde communication

Combien de clients du Mouvement Desjardins pourront dire qu’ils ont participé au choix du prochain président du Mouvement?

Lévis, le 26 février 2016

Monsieur René Bégin, président

Conseil d’administration

Caisse Desjardins de Lévis, Lévis

Monsieur,

Le 19 mars 2016, le Mouvement Desjardins déterminera qui succédera à Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction. Comme le Mouvement Desjardins est une entreprise démocratique (il l’affirme), comme je suis client d’une caisse Desjardins, je pensais que j’allais avoir mon mot à dire au sujet du choix du prochain président. Malheureusement, je ne me souviens pas d’avoir reçu de Desjardins des communications m’informant de la tenue de l’élection, me présentant les candidats en lice, me décrivant le processus électoral, m’expliquant comment je pourrai voter; et aucun des trois candidats n’a communiqué avec moi pour essayer de me convaincre de voter pour lui. Aujourd’hui, je comprends pourquoi Desjardins n’a pas pensé à moi: c’est un collège électoral (256 représentants des caisses Desjardins du Québec et de l’Ontario) qui choisira le nouveau président (Desjardins a jugé utile de tenir la réunion à huis clos). Certains penseront peut-être que des membres du collège électoral m’ont approché pour savoir quel candidat je désire voir succéder à Leroux… Aucun ne l’a fait. N’empêche, le 19 ou le 20 mars 2016, Desjardins enverra aux médias ce message : « Monsieur X été élu à la présidence du Mouvement Desjardins par les membres du Mouvement Desjardins ». Par les membres…

Auriez-vous l’amabilité de me dire, Monsieur Bégin, quels moyens la Caisse Desjardins de Lévis a mis en œuvre pour donner à ses clients des informations sur l’élection du prochain président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, sur le processus électoral, sur la façon de voter? J’apprécierais aussi que vous m’expliquiez comment on pourra affirmer que le prochain président de Desjardins a été élu démocratiquement par les membres du Mouvement si ces derniers n’ont pas été informés adéquatement, s’ils n’ont pas pu déposer leur bulletin de vote dans une urne, si les membres du collège électoral ayant choisi le président n’ont pas communiqué avec les clients du Mouvement Desjardins, pendant la « campagne électorale », pour savoir qui ils désirent avoir comme président.

Recevez, Monsieur, mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis, client de la Caisse Desjardins de Lévis

CETTE COMMUNICATION ET LA RÉPONSE DU DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉES AU LEPASSEURDELACOTE.COM.