La chroniqueuse Mylène Moisan et son trois et demi, Claude Robillard et le Sommet des Amériques (Québec, 2001).

Lévis (Québec), dimanche 8 mai 2016

Mylène Moisan, chroniqueuse et vedette du quotidien Le Soleil publié dans la capitale de la province de Québec, a tenu à consacrer toute une chronique à la parution d’un livre de l’ancien journaliste Claude Robillard.

L’habile chroniqueuse suspend le lecteur à ses lèvres dès le début son texte : « La première fois que j’ai rencontré Claude Robillard, écrit-elle, c’était chez moi, dans un petit trois et demi qui jouxtait le périmètre de sécurité. »

« La première fois que j’ai rencontré Claude Robillard, c’était chez moi… » Le lecteur pense : Mylène n’avait jamais rencontré Claude… Savait-elle que Claude était dans son appartement quand elle l’a vu en chair et en os pour la première fois? Qu’est-ce qui avait amené Claude sous le toit de Mylène? Ses intentions étaient-elles avouables? Claude travaillait-il à Radio-Canada à l’époque?

« dans un petit trois et demi »… Le lecteur pense : Pourquoi la chroniqueuse précise-t-elle qu’elle habitait « dans un petit trois et demi »? Si cette information était sans importance, Madame Moisan ne l’aurait pas donnée. Pourquoi la livre-t-elle au lecteur, à la lectrice, peut-être plus au lecteur pervers qu’à la lectrice exempte de toute souillure morale? Et, surtout, pourquoi la chroniqueuse dit-elle que son trois et demi était petit? Les trois et demi sont petits, non? Elle voulait peut-être souligner avec insistance l’étroitesse des lieux, étroitesse propice au rapprochement des corps et au déferlement de déclarations folles : « Osez! Mes seins voluptueux sont friands de vos lèvres Et de larmes d’amour veulent être arrosés »? Encore une fois, Monsieur Robillard travaillait-il à Radio-Canada à l’époque?

« qui jouxtait le périmètre de sécurité »… Le lecteur pense : Pourquoi un périmètre de sécurité au pied de l’appartement de Madame Moisan? Voulait-on protéger la chroniqueuse contre la société ou la société contre la chroniqueuse? Chose certaine, le périmètre de sécurité n’avait certainement pas été créé pour protéger Madame Moisan contre Monsieur Robillard : à l’époque, on vient de le confirmer dans les réseaux sociaux, le journaliste Robillard ne travaillait pas à Radio-Canada.

Ah! l’habile chroniqueuse… Mais il faut absolument que j’ajoute quelque chose qui ne plaira pas à la chroniqueuse.

Je traverse une mauvaise passe : je ne résiste pas à la tentation d’être honnête. En ce limpide matin dominical, je dois, pour être honnête, faire un reproche à Madame Mylène Moisan, celui d’avoir reproduit dans son article, sans pousser un cri d’étonnement ou d’ahurissement, une opinion indéfendable de Monsieur Robillard, que l’on trouve dans ce passage de l’article : « Dans la perspective historique, on voit que cette liberté [de la presse] a été rendue possible par la disparition de contraintes et, aujourd’hui, on observe et on cautionne des tentatives pour lui en imposer de nouvelles. On tend vers une liberté d’expression qui serait accordée aux personnes qui se comportent bien, qui ont des opinions raisonnables, qui « méritent » d’avoir ce droit.» […] « C’est le même droit de pouvoir dire au roi : « Tu m’emmerdes! » que le droit de dire des niaiseries, des imbécilités, même de diffuser des fausses nouvelles. Ce n’est pas aux juges de déterminer ce qui est vrai ou faux, ce qui est de bon goût ou pas. T’as le droit de dire des niaiseries et j’ai le droit de dire que je pense que c’est des niaiseries. »

Évidemment, il ne devrait pas être nécessaire d’écrire dans les codes de conduite des journalistes qu’on les enverra paître en enfer s’ils mentent à leurs lecteurs… Le Guide de déontologie de la Fédération professionnelle du Québec (FPJQ) contient néanmoins une section intitulée Vérité et rigueur; « Les journalistes, y lit-on, ont l’obligation de s’assurer de la véracité des faits qu’ils rapportent au terme d’un rigoureux travail de collecte et de vérification des informations. Ils doivent corriger leurs erreurs avec diligence et de façon appropriée au tort causé » (la FPJQ sait que les conditions de travail des journalistes les rendent fragiles et vulnérables).

Après avoir lu ce qui précède, vous n’aurez sans doute pas envie d’ouvrir le livre de M. Claude Robillard, que Madame Mylène Moisan ne montre pas sous un jour défavorable.

Monsieur Claude Robillard était le secrétaire général de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec quand cette dernière a décerné le prix Judith-Jasmin à Madame Mylène Moisan. Le président de la FPJQ était alors M. Bryan Milnes, depuis peu directeur du journal Le Devoir; le vice-président était M. Pierre Craig, qui vient de quitter l’émission radio-canadienne La Facture. Madame Moisan a reçu le prix Judith-Jasmin peu de temps après avoir écrit un article particulièrement médiocre qui montre sa capacité de manquer de rigueur intellectuelle.  (Pour comprendre,allez au :

https://lepasseurdelacote.com/2014/01/30/quand-la-federation-professionnelle-des-journalistes-du-quebec-fpjq-attribue-un-prix-a-un-journaliste-ca-ne-veut-pas-dire-que-ce-journaliste-est-competent-dit-la-fpjq-est-ce-vrai-m-brian-myles/ )

Roger Martel (le Passeur de la Côte), citoyen de Lévis

Le Sommet des Amériques à Québec, 20-22 avril 2001

Le 21 avril 2001, à Québec, j’ai participé à une manifestation contre le projet de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA). J’ai marché et pris des photos pacifiquement. Je ne ne souviens pas d’être entré dans le trois et demi de Madame Moisan.

Roger Martel

Sommet des Amériques a Qc 200109052016 - Version 3

 

Sommet des Amériques a Qc 2001_b - Version 5

 

Sommet des Amériques a Qc 2001_b - Version 3

 

Sommet des Amériques a Qc 200109052016 - Version 4

Photos prises le 21 avril 2001