Un comité au Musée de la civilisation de Québec. Le secrétaire savait-il écrire?

Lévis, 13 mai 2016

Monsieur Stéphan La Roche, directeur général

Musée de la civilisation

85, rue Dalhousie; C. P. 155, succursale B, Québec, G1K 8R2

Monsieur,

Le 21 février 2016, je vous ai écrit ceci :

 

Madame Sylviane Morrier, secrétaire générale adjointe et affaires juridiques, Secrétariat général, Musées

de la civilisation, m’a répété aujourd’hui que le comité de la cage de la Corriveau (appelons-le comme ça)

a tenu trois réunions au cours de son existence et qu’il n’a pas établi de procès-verbaux.

Pourriez-vous me dire si c’est la règle, aux Musées de la civilisation, de créer des conseils, des

commissions, des comités, et de leur dire qu’il est inutile de rédiger et de soumettre à Pierre, Jean ou

Jacques des comptes rendus de leurs discussions, délibérations, décisions, réunions? S’il arrive que les

Musées de la civilisation obligent leurs conseils, commissions et comités à présenter des procès-verbaux,

pourquoi a-t-on permis au comité de la cage de la Corriveau de ne pas en présenter? Vous ne faisiez pas

partie du comité de la cage de la Corriveau, Monsieur La Roche; comment avez-vous fait pour savoir ce

qui a été dit et fait pendant ses réunions? Vous avez demandé à chacun des nombreux membres du

comité de vous faire un compte rendu oral des réunions? Votre vie professionnelle vous a-t-elle appris

que cette façon de faire donne d’excellents résultats et permet facilement de consulter, au besoin, les

informations transmises par la voix et envolées?

Comment feront les historiens, demain, pour savoir quelle contribution a été apportée aux travaux du

comité par ses membres : Claudia Mendez, Claude Genest, Clément Samson…

Dans quels cas les procès-verbaux sont-ils utiles et faut-il en rédiger, dans quels cas sont-ils inutiles et ne

doit-on pas perdre son temps à en rédiger?

 

Malheureusement, vous ne m’avez pas répondu, Monsieur La Roche.

 

Une autre étrangeté pare d’une énième auréole de mystère le comité dit scientifique formé par la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) et les Musées de la civilisation à Québec pour tenter de déterminer si la « cage » trouvée par Madame Claudia Mendez Ishii est bien la structure dans laquelle le cadavre de la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montré à la population : ledit comité, qui n’a pas établi le compte rendu officiel et écrit des délibérations d’aucune des trois réunions qu’il est censé avoir tenues, n’a pas rédigé non plus de rapport de mission, n’a pas soumis aux Musées de la civilisation, aux membres de la SHRL, aux citoyennes et citoyens de Lévis et du reste du Québec, un rapport officiel et écrit dans lequel il aurait rendu compte du résultat de son travail. Monsieur La Roche, vous n’avez pas demandé au comité de vous présenter un rapport écrit et officiel dans lequel il aurait rendu rendu du résultat de son travail? Votre vie professionnelle ne vous a-t-elle pas appris que cette façon de faire n’est pas recommandable? Il s’impose, ne pensez-vous pas, Monsieur le directeur général, que vous réagissiez à mon questionnement.

 

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

catalogue tupperware de 1963_photo Musée-civilisation-quebec

Image tirée du Catalogue Tupperware de 1963, diffusée par le Musée de la civilisation de la province de Québec.