Un problème de circulation automobile rue Saint-Laurent, à Lévis. Ne jouons pas avec le feu.

Lévis, le 16 juin 2016

Monsieur Yves Després, directeur

Service de police, Lévis

 

Monsieur,

En septembre dernier, j’ai communiqué avec le Service de police de Lévis pour lui parler d’un problème de circulation automobile qui survient à l’occasion rue Saint-Laurent, à la hauteur et aux environs de la maison natale de Louis Fréchette; je vous ai écrit ceci :

« Le dimanche 23 août 2015, rue Saint-Laurent à Lévis, […] un nombre important de véhicules stationnés empiétaient de beaucoup sur la voie de circulation jouxtant le terrain de la Maison natale de Louis Fréchette et les terrains voisins (il n’y a pas d’accotement à l’endroit dont il est question ici). (Il n’est pas inutile de rappeler que les accotements ne sont pas destinés uniquement à soutenir la chaussée; ils servent aussi aux arrêts d’urgence.) La présence des véhicules garés pouvait obliger les automobilistes qui roulaient sur la voie rétrécie à se ranger dernière l’un des véhicules stationnés pour laisser passer un ou plusieurs véhicules circulant sur la voie voisine; mais les automobilistes ne pouvaient pas toujours déterminer s’il était nécessaire ou non qu’ils se mettent derrière un véhicule garé, et ce, à cause de la configuration de la rue : les véhicules stationnés formaient par endroits une file ininterrompue assez longue pour qu’il soit impossible de voir si un ou plusieurs véhicules s’en venaient en sens inverse. Et si un automobiliste ou un motocycliste s’aventurait à avancer à l’aveuglette sur la voie rétrécie, il pouvait arriver qu’il ne trouve pas un espace assez grand, entre deux véhicules stationnés, pour se ranger et permettre ainsi le passage tout à fait sûr du véhicule ou des véhicules se déplaçant en sens inverse. »

Vous n’avez pas trouvé que la situation que je décrivais présentait un danger. Vous m’avez écrit qu’ « aucun règlement municipal ou loi ont été enfreints par les automobilistes et motocyclistes stationnés ou encore par les automobilistes ayant roulé sur la voie publique »; vous m’avez aussi écrit que les « utilisateurs d’une rue comme la rue Saint-Laurent, dans un secteur plus pittoresque, s’attendent à rencontrer ce genre de contraintes occasionnellement ».

Je regrette de devoir vous dire que votre réponse ne me satisfait pas, Monsieur le directeur.

Dans le courriel que je vous ai envoyé en septembre 2015, j’ai omis de parler des interventions d’urgence des services ambulanciers, du Service de la sécurité incendie de Lévis et du Service de police de Lévis. Dans votre réponse, vous reconnaissez que la situation sur laquelle j’attirais votre attention (c’est-à-dire le problème de circulation automobile rue Saint-Laurent) imposait occasionnellement des contraintes aux « utilisateurs d’une rue comme la rue St-Laurent ». Or, parmi les utilisateurs possibles de la rue Saint-Laurent n’y a-t-il pas les ambulanciers, les pompiers et les policiers? Bien sûr que oui. Et n’est-il pas possible que les contraintes auxquelles les conducteurs des voitures de tourisme, des motocyclettes et des camions se heurtent de temps en temps rue Saint-Laurent, près de la maison natale de Louis-Fréchette ou aux environs, puissent ralentir ou interrompre le déplacement d’une voiture incendie, d’une voiture de police ou d’une ambulance et que ce ralentissement ait un retentissement majeur pour la personne ou les personnes qui ont besoin d’une intervention d’urgence du Service de la sécurité incendie, d’un ambulancier ou du Service de police? La réponse est oui, évidemment. Intervenir cinq minutes, trois minutes, une minute plus tard qu’on aurait pu le faire n’eût été de la présence d’un obstacle incontournable sur une voie de circulation, peut changer beaucoup de choses, vous le savez, vous savez aussi, Monsieur le directeur, qu’une intervention tardive peut avoir pour conséquence la mort d’une personne victime d’un infarctus du myocarde, par exemple.

Je laisse le soin au Service de police et au Service de la sécurité incendie de Lévis, ainsi qu’aux élus qui sont des décideurs importants de la Ville de Lévis, de déterminer quelle mesure doit être prise pour éviter que des événements se déroulant à la maison natale de Louis-Fréchette soient la cause indirecte d’un drame.

Je publierai cette lettre et votre réponse au www.lepasseurdelacote.com.

 

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

Copie conforme : M. Gaétan Drouin, Directeur du service de la sécurité incendie, Lévis – Ville de Lévis. – Dessercom, 5600, rue J.-B.-Michaud, Lévis. Dessercom offre des services préhospitaliers d’urgence (ambulance) et des services de transport médical et d’accompagnement dans huit régions du Québec.