Le journaliste François Bourque provoque un séisme et un tsunami au journal Le Soleil, à Québec? Vrai ou faux?

( M. Bourque comprendra que c’est avec une certaine légèreté que j’aborde ici un sujet grave. )

Le journaliste François Bourque sera-t-il grondé par ses patrons? Le 24 avril 2017, il a osé parler du livre Acceptabilité sociale : sans oui, c’est non, écrit par Pierre Batellier et Marie-Ève Maillé, et que les Éditions Écosociété de Montréal ont publié cette année. Écosociété est une maison qui cherche à éclairer les hommes et les femmes et à les intéresser à la marche du monde. Serait-ce la première fois que Le Soleil, quotidien de la capitale « nationale », logé à une seconde de vol l’Assemblée nationale, mentionne l’existence d’un livre de la dangereuse (?) Écosociété?

Nous sommes le 30 avril 2017. Une édition du Soleil circule dans les rues. Comme c’est dimanche, jour de repos, le journal distrait ses lecteurs avec des articles sur des livres. Le premier article porte sur Les Indésirables, de Madame Diane Ducret; ce livre est un roman. Le deuxième article est consacré au Garçon, que signe Monsieur Marcus Malte; c’est un roman. Le troisième article fera découvrir à des lecteurs des livres qui « font vibrer les coeurs »; ces livres sont des romans.

Hier, 29 avril 2017, Le Soleil, parce que c’est samedi, jour de week-end, distrait ses lecteurs avec une page baptisée « Club de lecture ». Le « livre de la semaine », la seule publication dont il sera question dans la page, est Le Poids de la lumière; c’est un recueil de nouvelles. Le Soleil apprend à ses lecteurs que la page du 6 mai portera sur Pivot; celle du 13 mai sur Sélection officielle, celle du 20 mai sur Je ne suis pas de ceux qui ont un grand génie. Deux de ces livres sont des romans, l’autre est le « journal de bord » du délégué général du Festival de Cannes.

À la page 39 de son édition 30 avril 2017, Le Soleil apprend à ses lecteurs que « le cycle de la Lune en Cancer vit quelques travers, l’illogisme et le manque de planification de certaines personnes risquent de vous importuner. Vous épargnerez des ennuis et des pertes de temps à tout le monde si vous prenez une situation en charge avant que les autres ne puissent commettre d’erreurs. Après tout, le Soleil éclaire actuellement votre Signe! » Puisse Le Soleil mieux éclairer ses lectrices et ses lecteurs! Pourquoi n’utiliserait-il pas les pages qu’il réserve chaque semaine aux horoscopes pour offrir des comptes rendus d’essais? Il ferait le bien à peu de frais.

Roger Martel (lecteur de très nombreux de romans)

Quelques publications d’Écosociété (source : http://ecosociete.org/livres)

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Le piège Énergie Est

L’impasse des sables bitumineux

L’oléoduc Énergie Est n’est pas qu’un simple tuyau où couleraient 2 000 litres de pétrole à la seconde. Donner le feu vert au projet de TransCanada, c’est s’exposer à […]

ÉRIC PINEAULT| COLLECTION POLÉMOS |240 PAGES

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Une escroquerie légalisée

Précis sur les «paradis fiscaux»

Lorsque les écoles se détériorent, qu’une clinique ferme, qu’un viaduc s’effondre, qu’un festival perd une subvention, c’est à cause des paradis fiscaux. Source […]

ALAIN DENEAULT| COLLECTION POLÉMOS |128 PAGES

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L’Occident terroriste

D’Hiroshima à la guerre des drones

« Il y a assurément deux façons d[e] parler [du terrorisme], car le terrorisme n’est pas considéré comme tel lorsqu’il est pratiqué (et sous une forme nettement plus […]

NOAM CHOMSKY, ANDRÉ VLTCHEK| COLLECTION RÉGULIÈRE |176 PAGES

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La tyrannie de la valeur

Débats pour le renouvellement de la théorie critique

La crise économique de 2008 a suscité un « renouveau » du discours critique sur le capitalisme. Mais pour les auteur-e-s de La tyrannie de la valeur, cela n’a pas pour autant […]

ERIC MARTIN, MAXIME OUELLET| COLLECTION THÉORIE |280 PAGES

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On a raison de se révolter

Chronique des années 70

Dans le Québec des années 1970, comme partout ailleurs dans le monde, toute une génération se lance « à l’assaut du ciel ». Pressée par l’urgence de la révolte, il lui faut […]

PIERRE BEAUDET| COLLECTION RÉGULIÈRE |248 PAGES

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Paradis fiscaux: la filière canadienne

Barbade, Caïmans, Bahamas, Nouvelle-Écosse, Ontario…

** Prix Pierre-Vadeboncœur 2014 **Le Canada est un acteur central dans le processus d’offshorisation du monde. Dans cet essai choc, Alain Deneault démontre avec brio comment […]

ALAIN DENEAULT| COLLECTION RÉGULIÈRE |392 PAGES

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Une société à refaire

Vers une écologie de la liberté

Refaire la société dans une perspective écologique. Voilà bien l’urgence. Mais de quelle perspective parlons-nous ? Que l’on prône un contrôle impitoyable sur la nature – la […]

MURRAY BOOKCHIN| COLLECTION RETROUVAILLES |304 PAGES

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Planète jetable

Produire, consommer, jeter, détruire

Prendre-fabriquer-jeter, voilà résumé notre modèle économique tout entier. Nous prenons sans compter et dévalisons la planète ; nous produisons toujours plus, nous inventant […]

ANNIE LEONARD| COLLECTION RÉGULIÈRE |400 PAGES

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Les sables bitumineux: la honte du Canada

Comment le pétrole sale détruit la planète

En entrant dans l’ère du bitume dans les années 1990, le Canada a pris un virage pétrolier d’une capacité de destruction sans précédent. Les sables bitumineux de l’Alberta […]

ANDREW NIKIFORUK| COLLECTION RÉGULIÈRE |320 PAGES

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Luttes, oppressions et rapports sociaux de sexe

Nouveaux cahiers du socialisme n°4

Bien que l’oppression des femmes soit antérieure au capitalisme, il n’en reste pas moins que ce mode de production lui a imprimé des spécificités. En outre, les femmes sont […]

COLLECTIF D’ANALYSE POLITIQUE| |300 PAGES

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Désobéir et Grandir

Vers une société de décroissance

Quand 20% des humains s’approprient 86% des ressources disponibles sur Terre, parler de décroissance devient une nécessité. En effet, si les six milliards d’être humains […]

PAUL ARIÈS| COLLECTION ACTUELS |216 PAGES

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Quel commerce équitable pour demain?

Pour une nouvelle gouvernance des échanges

« Trade not aid » scandaient les pays du Tiers Monde dans les années 1960, pour réclamer une meilleure place dans le commerce international et non une aide paternaliste […]

VÉRONIQUE BISAILLON, CORINNE GENDRON, ARTURO PALMA TORRES| COLLECTION RÉGULIÈRE |232 PAGES

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Les dérives de l’industrie de la santé

Petit abécédaire

En écrivant L’envers de la pilule, J.-Claude St-Onge a ouvert une véritable boîte de Pandore. Tant de choses ne tournent pas rond dans notre système de santé, l’industrie […]

J.-CLAUDE ST-ONGE| COLLECTION RÉGULIÈRE |240 PAGES

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Non, je n’accepte pas

Autobiographie, tome I (1937-1979)

Depuis la publication de son livre La simplicité volontaire, plus que jamais… et le succès remporté (près de 30 000 exemplaires vendus), on associe Serge Mongeau à ce qui a […]

SERGE MONGEAU| COLLECTION RÉGULIÈRE |296 PAGES

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télé cannibale (La)

La télévision est sur la sellette depuis qu’elle existe. Tantôt décriée, tantôt louangée, elle a été l’objet d’innombrables études et d’incessants débats. Peu d’auteurs […]

MICHEL LEMIEUX| COLLECTION RÉGULIÈRE |146 PAGES

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Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial

La première édition de La mondialisation de la pauvreté, de Michel Chossudovsky, publiée en 1998 et traduite en 11 langues, a eu un succès retentissant à travers le monde, […]

MICHEL CHOSSUDOVSKY| COLLECTION RÉGULIÈRE |384 PAGES

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Le commerce de la faim

La sécurité alimentaire sacrifiée sur l’autel du libre-échange

La nourriture n’est pas une marchandise comme les autres. Il en va de la sécurité alimentaire de milliards d’êtres humains, que les tractations libre-échangistes […]

JOHN MADELEY| COLLECTION ENJEUX PLANÈTE |260 PAGES

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Les vrais maîtres de la forêt québécoise

La forêt québécoise est immense, son rôle écologique primordial et l’activité économique qui en découle vitale pour une grande partie de la population. Mais comment se […]

PIERRE DUBOIS| COLLECTION RÉGULIÈRE |204 PAGES

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Le pouvoir mis à nu

Les États-Unis seraient engagés dans un processus historique visant l’émergence, à l’échelle mondiale, d’« une société tolérante, dans laquelle dirigeants et […]

NOAM CHOMSKY| COLLECTION RÉGULIÈRE |400 PAGES

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Les aliments trafiqués

Les dessous de la biotechnologie

Mues par la logique implacable du progrès, une poignée de multinationales sont en train de démanteler un système agricole séculaire pour assouvir leur soif de contrôle et de […]

BREWSTER KNEEN| COLLECTION RÉGULIÈRE |252 PAGES

LES ÉDITIONS ÉCOSOCIÉTÉ

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Le Soleil, Publié le 24 avril 2017 à 22h46 | Mis à jour le 25 avril 2017 à 06h55

«Acceptabilité sociale: sans oui, c’est non»

Avec le recul, on peut penser que la grande faiblesse du plan de mobilité durable dont est issu le SRB aura été de faire rapidement consensus.

FRANÇOIS BOURQUE, Le Soleil

(Québec) CHRONIQUE / Je rentre de quelques jours au fleuve à Notre-Dame-du-Portage, loin des bruits de la ville, de la politique et du SRB.

Par les fenêtres de l’auberge, je me suis nourri du paysage de la grève rocailleuse battue par l’eau glaciale, de l’horizon embrumé sur les montagnes de Charlevoix et du ciel maussade d’où filtrait une lumière chancelante.

Il y a avait dans ce tableau mouvant toutes les nuances de gris.

J’avais apporté un essai qui vient de paraître aux Éditions Écosociété : Acceptabilité sociale : sans oui, c’est non. (1)

Vous y reconnaissez peut-être les mots des campagnes contre les violences à caractère sexuel. Ce n’est pas un hasard.

Les auteurs Pierre Batellier et Marie-Ève Maillé ont cette «idée audacieuse» que «la notion de consentement devrait s’appliquer également au territoire».

«Si on veut développer le territoire, on doit appliquer le principe archisimple du consentement : sans oui, c’est non».

Leur thèse est née dans le contexte des débats sur l’exploitation et le transport des ressources naturelles (pétrole, gaz de schiste, éoliennes, etc.).

Je pense qu’elle permet aussi d’éclairer les débats sur l’aménagement et le développement urbain, dont celui du Service rapide par bus (SRB) que j’ai eu en tête tout au long de ma lecture.

Promoteurs et opposants ont d’ailleurs tous évoqué l’importance de l’acceptabilité sociale (ou de son absence) dans ce projet.

Ce fut le principal argument du maire de Lévis pour se retirer du SRB. Le maire de Québec l’avait aussi utilisé l’an dernier.

Qu’est-ce donc que l’acceptabilité sociale et comment la mesurer? L’essai y répond avec minutie et un brin de provocation.

Il aide à comprendre comment le projet de SRB, qui a déjà eu près de 75 % d’appuis lors de sondages, a fini par perdre (une partie) de ces appuis.

On pourrait reprocher à ses promoteurs d’avoir laissé le champ libre aux opposants ou d’avoir manqué de courage devant l’adversité, surtout à Lévis.

Mais la réalité est que les appuis étaient fragiles. Si on espère une meilleure acceptabilité sociale pour un projet de transport en commun, il faut comprendre pourquoi.

Il faut notamment se méfier de la majorité silencieuse qu’on croit souvent acquise, croient les auteurs de l’essai. Silence ne veut pas dire adhésion. Les citoyens peuvent avoir mille raisons de ne pas s’exprimer (ignorance, timidité, manque d’expertise, etc.).

Les promoteurs de grands projets (pas tous heureusement) tendent à en minimiser les impacts et coûts publics et à en gonfler les bénéfices (emplois, retombées, etc.).

Seuls les «chialeux professionnels» monteront aux barricades, ce qui fera conclure (à tort) à une «acceptabilité sociale» par la «majorité silencieuse».

Avec le recul, on peut penser que la grande faiblesse du plan de mobilité durable dont est issu le SRB aura été de faire rapidement consensus. Je fus de ceux qui s’en étaient réjouis à l’époque.

On a ainsi fait l’économie d’un débat entre tenants de la mobilité durable (densification, transport en commun, etc.) et tenants de l’automobile, des autoroutes et d’une occupation «lousse» du territoire.

Ce conflit vient de nous rattraper, plus émotif que s’il avait été pris en compte au départ et désormais plombé par le scénario d’un troisième lien.

Cette fois, il n’y a plus d’économie possible. Il faudra faire le débat.

Le maire Labeaume invite à une large consultation sur le transport en commun. C’est une bonne idée. Bien meilleure que celle de soumettre le SRB à un référendum, ce qui aurait tué toute recherche de solutions nouvelles et acceptables au plus grand nombre.

Si on suit la logique de l’Acceptabilité sociale, il faudrait avoir l’audace d’y associer des opposants au SRB et partisans du troisième lien.

On s’assurerait ainsi d’une vraie confrontation de faits et d’idées et non d’un consensus entre convaincus. Le résultat a des chances d’être plus solide.

«Le consensus doit découler du conflit et non le précéder», plaident les auteurs de l’essai.

L’unanimité est sans doute impossible à atteindre, conviennent-ils, mais ça ne doit pas empêcher de la viser quand même.

L’acceptabilité sociale la plus large viendra de notre capacité à bien saisir toutes les nuances de gris sur la mer et dans le ciel agités de l’opinion publique.

  1. Pierre Batellier et Marie-Ève Maillé. Acceptabilité sociale : sans oui c’est non, Éditions Écosociété, 2017, 301 pages.

Un bon coup d’Eugénie Bouchard.

« Sharapova est une tricheuse », s’est époumonnée de bon coeur Eugénie Bouchard.

(Source : Le Journal de Québec, 27 avril 2017)


TRICHEUR

Au Québec on dit aussi tricheux; on dit aussi rogne (« Canaille, fripon : méfiez-vous, c’est une vieille rogne« , lit-on dans le Dictionnaire général de la langue française au Canada, Deuxième édition, ouvrage de Louis-Alexandre Bélisle couronné par l’Académie française, Québec, Bélisle, Éditeur Inc., 1971)

Partie de cabane… à sucre.

Souvenirs de quelques heures passées à l’Érablière du Chemin du Roy, à Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Québec.

Photos prises le 23 avril 2017 par Roger Martel

Érablière : Peuplement d’érables à sucre exploité pour la fabrication des produits de l’érable : sirop, tire, sucre. (Synonyme : sucrerie)

Cabane à sucre : Bâtiment construit dans une érablière, où  l’on fabrique les produits de l’érable : sirop, tire, sucre et où ont lieu les parties de cabane. 

(Source : Gaston Dulong, Dictionnaire des canadianismes, Nouvelle édition revue et augmentée, Québec, Les Éditions du Septentrion, 1999.)

Rhapsody in Blue

 

George Gershwin, 1925 Piano Roll: Rhapsody in Blue – Michael Tilson Thomas, Columbia Jazz Band

Source : https://www.youtube.com/watch?v=xTOJXxTypuU


Enregistrement de Rhapsody in Blue par le pianiste québécois Alain Lefebvre avec l’Orchestre symphonique de Montréal


Source : https://www.analekta.com/album/?lefevre-alain-rhapsodies-mathieu-rachmaninov-gershwin.1433.html

Gershwin: Rhapsody in Blue

Composée en trois semaines à l’intention de l’ensemble de jazz de Paul Whiteman, Rhapsody in Blue – la première œuvre majeure de George Gershwin (1898-1937) – se veut  » une sorte de kaléidoscope musical de l’Amérique, soit de ce vaste melting-pot, de cette fougue nationale particulière, de ces blues et de cette folie métropolitaine qui sont les nôtres  » (Gershwin).

La création de la Rhapsody in Blue, le 12 février 1924 au Aeolian Hall de New York sous la direction de Paul Whiteman, propulsa d’emblée Gershwin au rang de célébrité internationale. Une douzaine d’années plus tard, le compositeur aura récolté plus d’un million de dollars des ventes de la partition, des droits de diffusion et des enregistrements. Lors de la création de l’œuvre, c’est le compositeur et arrangeur Ferde Grofé qui, d’après la partition pour deux pianos fournie par Gershwin, réalisa l’arrangement pour ensemble de jazz et piano. Plus tard, le même Grofé signa deux arrangements de l’œuvre pour grand orchestre, le premier datant de 1926 et le deuxième, celui que l’on entend le plus souvent en concert, de 1942.

De son immense glissando initial, confié à la clarinette, jusqu’à sa conclusion résolument brillante et jazzy, la Rhapsody in Blue – débordante d’énergie, joviale, sincère et chaleureusement urbaine – porte incontestablement la marque d’une musique typiquement américaine. Le titre de l’œuvre (que Gershwin voulait nommer American Rhapsody), fut suggéré par le frère de Gershwin, Ira, qui reprit le titre d’un tableau de Whistler, Rhapsody in Blue.

© Robert Markow

Traduction: Lise Viens

 

Rosalie Moscovitch, What’s in a Word_Illustrated by Andy Myer. Houghton Mifflin Company, Boston, 1985

Le Jour de la Terre 2017 – Les changements climatiques.


Source : Organisation des Nations-Unies (ONU), http://www.un.org/fr/climatechange/science.shtml

Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), principal organisme international chargé de l’évaluation des changements climatiques, le réchauffement du système climatique mondial est indiscutable.

LES DONNÉES SCIENTIFIQUES

Les données de base — Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), principal organisme international chargé de l’évaluation des changements climatiques, le réchauffement du système climatique mondial est indiscutable. Cette évidence est tirée de l’observation d’une hausse des températures moyennes de l’air et des océans à travers le monde, de la fonte généralisée des neiges et des glaces et d’une élévation du niveau moyen des mers. Télécharger le rapport spécial sur la gestion des risques d’événements extrêmes et des catastrophes pour faire progresser l’adaptation au changement climatique (SREX).EN

Les experts scientifiques du climat ont déterminé que les hausses de température devaient être limitées à 2°C — afin d’éviter qu’elles ne causent des dommages irréparables à la planète. Pour y parvenir, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent culminer vers 2015 et diminuer ensuite, pour atteindre une réduction de 50 % vers 2050.

Conséquences

Les conséquences des changements climatiques, parmi lesquelles les inondations, les sécheresses et l’accroissement de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques graves, se font sentir partout sur la planète. L’on s’attend à ce que ces chocs s’intensifient au cours du 21ème siècle. Pour en savoir davantage sur les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, rendez-vous ici (veuillez patienter pendant que le fichier télécharge). En savoir davantage sur les observations scientifiques des changements climatiques EN.

Les changements climatiques affectent tous les aspects de l’existence humaine, y compris les réserves en eau pure et leur gestion, les écosystèmes, la nourriture, les produits à fibre et forestiers, les industries, les établissements humains, les sociétés et la santé. Les conséquences régionales des changements climatiques varient selon la géographie. En savoir davantage sur les impacts régionaux des changements climatiques et sur leurs conséquences pour l’avenir.

Les causes des changements climatiques

Des modifications dans la concentration dans l’atmosphère des gaz à effet de serre (GES) et des aérosols, dans le pourcentage des terres émergées qui sont recouvertes (notamment du fait de l’urbanisation) et dans les radiations solaires, altèrent l’équilibre énergétique du système climatique et sont des facteurs de changement climatique. Les émissions mondiales de GES dues aux activités humaines se sont accrues depuis l’époque pré-industrielle et cette augmentation a été de 70 % entre 1970 et 2004. La plus forte hausse de ces émissions entre 1970 et 2004 a été due aux activités de production d’énergie, de transport et à l’industrie, tandis que les secteurs de la construction d’immeubles résidentiels et commerciaux, des forêts (y compris la déforestation) et de l’agriculture ont connu eux aussi une augmentation de leurs émissions, mais à un rythme moindre. En savoir plus sur les causes des changements climatiques.

Que faire?

Les deux principales réponses aux changements climatiques sont l’atténuation de ces changements – diminuer les émissions de gaz à effet de serre – et l’adaptation à ces changements – reconnaître leur réalité et mettre en place des systèmes afin de renforcer nos capacités de résistance. Télécharger les rapports sur l’atténuation des changements climatiques et l’adaptation à ces changements.


Source :

Organisation des Nations-Unies (ONU), http://www.un.org/fr/climatechange/sciencefacts.shtml

FAITS ET CHIFFRES

Forçage radiatif en augmentation

Grâce à une meilleure compréhension des influences anthropiques sur le réchauffement ou le refroidissement du climat, le quatrième Rapport d’évaluation du GIEC affirme avec un haut degré de certitude que l’effet moyen global des activités humaines depuis 1750 a entraîné un réchauffement avec un forçage radiatif de +1,6 (+0,6 à +2,4) watts par mètre carré. Le forçage radiatif d’acide carbonique a augmenté de 20 % entre 1995 et 2005, ce qui représente la plus large augmentation sur dix ans au cours des deux derniers siècles.

La glace arctique en décroît

L’étendue annuelle moyenne de la glace arctique a rétréci de 2,7 % par décennie. La décroissance estivale est de 7,4 %. Les informations paléoclimatiques confirment l’interprétation selon laquelle le réchauffement du dernier demi-siècle est atypique sur au moins les 13 derniers siècles. La dernière fois que les régions polaires ont été nettement plus chaudes qu’actuellement sur une longue période de temps (il y a environ 125 000 ans), la réduction du volume des glaces polaires a conduit à une élévation du niveau de la mer de 4 à 6 mètres.

Étendue des terres gelées en rétrécissement

La surface maximale de l’étendue saisonnière des terres gelées a décrû d’environ 7 % dans l’hémisphère Nord depuis 1900, avec une baisse au printemps allant jusqu’à 15 %. Les températures au sommet de la couche de pergélisol ont généralement augmenté jusqu’à 3°C depuis 1980.

Fonte des glaces et élévation du niveau de la mer

Un réchauffement global moyen en excès de 1,9 à 4,6 °C par rapport aux valeurs préindustrielles et maintenu sur des millénaires conduirait à la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, avec pour conséquence une élévation du niveau de la mer d’environ 7 mètres – comme il y a 125 000 ans.

Les émissions de gaz à effet de serre sont là pour durer

Même si la concentration de tous les gaz à effet de serre et aérosols était restée au même niveau qu’en 2000, on aurait dû s’attendre à un réchauffement de 0,1 °C par décennie.

Les émissions et le réchauffement climatique s’accélèrent

Les émissions annuelles de dioxyde de carbone fossile sont passées en moyenne de 6,4 gigatonnes de carbone (GtC) par an dans les années 1990 à 7,2 GtC de carbone par an en 2000-2005. Divers scénarios d’émissions projettent un réchauffement d’environ 0,2 °C par décennie au cours des vingt prochaines années.


Source : Organisation des Nations-Unies (ONU), http://www.un.org/fr/climatechange/regional.shtml

IMPACTS RÉGIONAUX

Il est plus difficile d’anticiper les changements climatiques au niveau régional que mondial. Cependant, d’énormes progrès ont été faits ces dernières années, ce qui permet aux scientifiques de tirer les conclusions suivantes :

Petits États insulaires

Ceux-ci sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques, leur petite taille les exposant plus aux catastrophes naturelles et aux chocs extérieurs, en particulier la montée du niveau de la mer et les menaces qui pèsent sur leurs ressources en eau douce.

Afrique

Très vulnérable aux changements climatiques et à la variabilité du climat à cause d’une pauvreté endémique, de la faiblesse de ses institutions et de catastrophes et conflits complexes. La sécheresse s’est étendue et aggravée depuis les années 1970 et le Sahel et l’Afrique australe ont déjà connu un climat plus sec au cours du XXème siècle. L’alimentation en eau et la production agricole seront sans doute gravement compromis. Les récoltes pourraient diminuer de 50 % d’ici 2020 dans certains pays et de grandes régions où l’agriculture est marginale risquent de devoir abandonner toute production. Les forêts, les herbages et autres écosystèmes naturels sont déjà en train de changer, surtout en Afrique australe. A l’horizon 2080, la surface des terres arides ou semi-arides se sera sans doute accrue de 5 à 8 % en Afrique.

Antarctique

Ce continent est difficile à comprendre et se prête mal aux prédictions. En dehors de la péninsule antarctique, qui se réchauffe rapidement, les températures et les chutes de neige sont restées relativement constantes sur l’ensemble du continent ces 50 dernières années. Comme le continent gelé stocke près de 90 % de l’eau douce de la planète, les chercheurs restent attentifs au moindre signe de fonte de ses glaciers et calottes glaciaires.

Arctique

Les températures moyennes de l’Arctique ont crû près de deux fois plus vite que la moyenne mondiale, ces cent dernières années. L’étendue annuelle moyenne de la glace arctique a rétréci de 2,7 % par décennie et de larges superficies de l’océan arctique pourraient perdre leurs glaces pérennes d’ici la fin du XXIème siècle si les émissions humaines se situent dans la moyenne supérieure des estimations actuelles. L’Arctique a une importance particulière parce que les changements qui s’y produisent ont des répercussions planétaires. Par exemple, si la glace et la neige fondent, l’albédo de la Terre décroît et piège la chaleur qui, normalement, aurait dû être reflétée, ce qui accélère le réchauffement en surface.

Asie

D’ici 2050, plus d’un milliard d’individus pourraient subir le contrecoup d’une diminution des ressources en eau douce, en particulier dans les grands bassins fluviaux. La fonte des glaciers de l’Himalaya, qui devrait accroître les crues et les avalanches de rochers, aura une influence sur l’alimentation en eau dans les 20 ou 30 années à venir. Si les glaciers reculent, le débit fluvial s’amenuise. Les zones côtières, surtout dans les immenses deltas surpeuplés, seront plus exposées à des inondations marines ou, dans certains cas, aux crues des fleuves.

Australie et Nouvelle-Zélande

Stress accru sur l’alimentation en eau et l’agriculture, modification des écosystèmes naturels, couverture neigeuse saisonnière plus mince et recul des glaciers. Au cours des dernières décennies, il y a eu des vagues de chaleur plus nombreuses, moins de périodes de gel et plus de pluie dans le nord-ouest de l’Australie et le sud-ouest de la Nouvelle-Zélande, moins de pluie dans le sud et l’est de l’Australie et le nord-est de la Nouvelle-Zélande et des sécheresses plus intenses en Australie. Il est à peu près certain que le climat du XXIème siècle sera plus chaud, qu’il y aura des vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses, des incendies, des inondations, des glissements de terrain, des sécheresses et des ondes de tempête.

Europe

Les glaciers et le pergélisol fondent, la saison de végétation s’allonge et des climats extrêmes – comme la catastrophique vague de chaleur de 2003 – se multiplient. Selon les chercheurs, les régions au nord de l’Europe vont connaître des étés plus chauds, des précipitations plus abondantes, une extension des forêts et une productivité agricole accrue. Les régions méditerranéennes connaîtront des étés plus chauds, moins de précipitations, plus de sécheresses, un recul des forêts et une productivité agricole moindre. L’Europe possède un grand nombre de zones côtières basses et vulnérables face à la montée du niveau de la mer et beaucoup d’espèces végétales, de reptiles, de créatures amphibies et autres courent un risque d’extinction d’ici la fin du siècle.

Amérique latine

Les forêts tropicales de l’est de l’Amazonie et du sud et du centre du Mexique devraient céder graduellement la place à la savane. Des régions du nord-est du Brésil et la plus grande partie du nord et du centre du Mexique vont devenir plus arides tant à cause des changements climatiques que de la gestion des sols par les hommes. A l’horizon 2050, il est hautement probable que 50 % des terres agricoles connaîtront la désertification et la salinisation.

Amérique du Nord

Les changements climatiques limiteront les ressources en eau déjà lourdement grevées par la demande croissante des secteurs agricole et industriel et des villes. L’enneigement en montagne continuera de diminuer sous les effets du réchauffement climatique alors que l’évaporation augmentera, ce qui modifiera la disponibilité saisonnière de l’eau. La baisse du niveau de l’eau dans les Grands Lacs et les grands systèmes fluviaux affectera la qualité de l’eau, la navigation, les loisirs et l’hydroélectricité. Les incendies de forêt et les infestations d’insectes ne feront qu’empirer dans un monde plus chaud aux sols plus secs. Au cours du XXIème siècle, la pression exercée sur les espèces pour qu’elles remontent vers le nord et des altitudes plus élevées altérera les écosystèmes nord-américains de façon fondamentale.


PARTENAIRES DES NATIONS UNIES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques

Convention sur la diversité biologique

Organisation de l’aviation civile internationale

Fonds monétaire international         

Haut-Commissariat aux droits de l’homme

Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes des Nations Unies

Organisation des Nations Unies pour le développement industriel

Union postale universelle         

Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

Fonds international de développement agricole

Commission économique des Nations Unies pour l’Europe

Commission du développement durable des Nations Unies

Programme des Nations Unies pour le développement

Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture

Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche

Banque mondiale

Organisation des Nations Unies pour l’environnement

Système mondial d’observation du climat

Organisation internationale du Travail

Union internationale des télécommunications

Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies

Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement

Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique des Nations Unies

Programme des Nations Unies pour les établissements humains

Fonds des Nations Unies pour la population

Programme alimentaire mondial

Organisation météorologique mondiale

Fonds pour l’environnement mondial         

Organisation maritime internationale

Stratégie internationale de prévention des catastrophes

Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification

Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés

Université des Nations Unies         

Organisation mondiale de la santé         

Organisation mondiale du tourisme

(Source : Organisation des Nations-Unies (ONU), http://www.un.org/fr/climatechange/science.shtml)

 

Pour aider votre prochain, vous devez vous connaître, car vous êtes le prochain.

Jiddu Krishnamurti Mystique indien (Madanapalle, près de Madras, 1895-Ojai, Californie, 1986). – Il naquit dans une famille brahmane. Deux chefs de la Société théosophique, C. W. Leadbeater puis Annie Besant, virent en lui le grand Instructeur spirituel en qui le Seigneur Maitreya s’incarnerait. L’ordre de l’Étoile d’Orient fut fondé en 1911 à Adyar, afin de préparer son avènement. Vers 1926, Krishnamurti modifia son rôle et, en 1929, il supprima la secte. Il parcourut le monde, voulant affranchir les hommes de toute crainte et de toute limitation, de toute religion et de toute doctrine. On lui doit la Première et Dernière Liberté (1954), l’Éveil de l’intelligence (1973). Il a dirigé en Californie, à partir de 1969, une association qui portait son nom. (ource : http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Krishnamurti/128072)

Auteur : Krishnamurti Jiddu
Ouvrage : Conférences données à Ojai, USA 1944
Jean Vigneau, éditeur, 1947

(Le texte suivant date des années 1940. Il est tiré de Civilisation contemporaine. Aspects et problèmes, Textes choisis, classés et commentés par M.-A. Baudouy et R. Moussay, Paris, Hatier, 1965, p. 232-233)

Pour aider votre prochain, vous devez vous connaître, car vous êtes le prochain. Nous sommes extérieurement dissemblables, jaunes, noirs, bruns ou blancs, mais nous sommes tous poussés par l’avidité, la peur, la convoitise ou l’ambition; intérieurement nous nous ressemblons beaucoup. Sans connaissance de soi, comment peut-on connaître les besoins des autres? Si vous ne vous comprenez vous-même, vous ne pouvez comprendre un autre, ni le servir; vous agissez dans l’ignorance et créez ainsi de la douleur.

Examinons tout cela. L’industrialisme [industrialisme n.m. Système économique dans lequel l’industrie est considérée comme le pivot de la société. Prédominance sociale des industriels.*) s’étend rapidement sur le monde, poussé par l’avidité et la guerre. Il peut procurer des emplois, nourrir plus de gens, mais quel est le résultat général? Qu’arrive-t-il à un peuple parvenu à un niveau très haut de technique? Il sera plus riche, il aura plus d’autos, plus d’avions, plus de séances de cinéma, des maisons plus grandes et mieux construites, mais qu’en est-il des individus en tant qu’êtres humains? Ils deviennent toujours plus cruels, ils vivent en automates et sont de moins en moins créateurs. La violence doit se propager et le gouvernement devient alors l’organisation de la violence. L’industrialisme peut amener de meilleures conditions économiques, mais quels épouvantables résultats : taudis, antagonismes entre la classe ouvrière et les autres, entre patrons et esclaves, entre capitalisme et communisme. Il y a là toute une situation chaotique qui va se répandant en différents points du monde. Nous déclarons avec optimisme que le niveau de la vie sera relevé, que la pauvreté sera bannie, qu’il y aura du travail, de la dignité, de la liberté et le reste. Mais la division entre riches et pauvres, entre ceux qui exercent le pouvoir et ceux qui le recherchent, cette division et cet incessant conflit continuent. Quelle en sera la fin? Que s’est-il produit en Occident? Des guerres, des révolutions, d’éternelles menaces de destructions, un complet désespoir où l’on ne sait qui aide et qui est aidé, qui sert et qui est servi. Lorsque tout se détruit autour dé nous, ceux qui pensent doivent en rechercher les causes profondes, mais peu semblent le faire ! L’homme qu’une bombe explosive a chassé de sa maison doit envier l’homme primitif. Vous apportez sûrement la civilisation aux peuples dits arriérés, mais à quel prix! Vous servez, peut-être, mais regardez plutôt ce qui se produit dans votre sillage. Ceux qui comprennent les causes profondes du désastre sont peu nombreux. On ne peut détruire l’industrie, ni supprimer l’avion, mais on peut déraciner les causes qui produisent leur emploi néfaste : les causes de leur effroyable emploi résident en vous. Vous pouvez les déraciner, ce qui est une tâche ardue; mais parce que vous ne voulez pas affronter cette tâche, vous essayez de codifier la guerre; vous établissez des accords, des ligues, une sécurité internationale, mais la cupidité, l’ambition les dominent et les guerres et les catastrophes s’ensuivent inévitablement.

Pour aider votre prochain, vous devez vous connaître; il est, comme vous, le produit du passé. Nous sommes tous reliés les uns aux autres. Si vous êtes intérieurement contaminé par l’ignorance, la mauvaise volonté et la colère, vous propagerez inévitablement votre maladie et vos ténèbres. Si vous êtes intérieurement sains et harmonieux, vous répandrez la lumière et la paix; autrement vous ajouterez au chaos et à la misère.

* (http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/industrialisme/42739)

Le 10 avril 2017, certains menaient une vie douce à Saint-Michel-de-Bellechasse.


Le lundi 10 avril 2017, sur la Côte-du-Sud, dans le village de Saint-Michel-de-Bellechasse, sur une chaussée qui s’avance dans le fleuve Saint-Laurent, des hommes, des femmes et des animaux  se la coulaient douce.

 


 

 

 

 

Photos de Roger Martel