14 avril 2017, Vendredi Saint – La Passion selon Corbeil.

Publicité de la Maison Corbeil publiée dans le quotidien Le Devoir de Montréal le vendredi 14 avril 2017

Pour le reste de cette page, la source est :   J. Dheilly, Dictionnaire biblique, Tournai (Belgique), Desclée & Co., © 1964, p. 241-242

Sens de la croix :

Jésus a accepté de mourir, mais dans un supplice déshonorant (Gal., 3, 13; Hébr. 12, 2).

Jésus avait exigé du chrétien qu’il prît sa croix et le suivît pour être un vrai disciple (Mt., 16, 24). En effet, le baptisé est crucifié avec lui (Rom., 6, 6; Gal., 2, 19).

Crucifixion

Supplice déshonorant, inapplicable à un citoyen romain.

Après sa flagellation, le condamné, conduit par quelques soldats, est dirigé vers le lieu de supplice, portant le patibulum auquel ses bras sont attaché par des cordes. Il est étendu sur le sol, et on lui fixe les mains par un clou qui sans doute traverse le carpe (espace de Destot). C’est alors qu’on relève le condamné, qu’on le soulève et qu’on fixe le patibulum en haut du stipes. Alors on croise des pieds, le droit sous le gauche, et on les fixe par un clou qui les traverse en leur milieu (2e espace intermétatarsien). […]

Le titulus, ou planchette portant le motif de la sentence, et que le condamné avait porté à son cou durant le trajet, est alors fixé au-dessus de la tête du condamné.

Les bras peu à peu sont entraînés par le corps, les genoux fléchissent. La mort par asphyxie s’accompagne de tétanie des muscles. La tête pouvait s’infléchir vers l’avant.

Parfois on brisait les jambes des condamnés pour hâter leur fin. Les vêtements des condamnés appartenaient de droit aux soldats. Le corps des suppliciés pouvaient être réclamé par les familles.

Crucifixion de Jésus

Les détails précédents valent pour Jésus. On ajoutera ici seulement quelques précisions.

Il est probable, mais non certain, que le Christ, dépouillé de ses vêtements, gardait, selon l’usage, un « subligaculum », sorte de caleçon.

Le Christ fut certainement cloué à la croix (Jn, 20, 25).

Le titulus portait : « Jesus Nazarenus, rex Judaerum »; il était trilingue : hébreu, grec et latin (Jn, 19, 19).

D’après les Synoptiques, un passant fut réquisitionné afin d’aider Jésus sur la route du Calvaire (Lc, 23, 26).

 

Photo prise à l’église Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy, en avril 2009, par Roger Martel.

Jules Joseph Scherrer (1867-1936) est l’auteur du chemin de croix de l’église Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy, à Lévis (Québec).