Le Jour de la Terre 2017 – Les changements climatiques.


Source : Organisation des Nations-Unies (ONU), http://www.un.org/fr/climatechange/science.shtml

Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), principal organisme international chargé de l’évaluation des changements climatiques, le réchauffement du système climatique mondial est indiscutable.

LES DONNÉES SCIENTIFIQUES

Les données de base — Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), principal organisme international chargé de l’évaluation des changements climatiques, le réchauffement du système climatique mondial est indiscutable. Cette évidence est tirée de l’observation d’une hausse des températures moyennes de l’air et des océans à travers le monde, de la fonte généralisée des neiges et des glaces et d’une élévation du niveau moyen des mers. Télécharger le rapport spécial sur la gestion des risques d’événements extrêmes et des catastrophes pour faire progresser l’adaptation au changement climatique (SREX).EN

Les experts scientifiques du climat ont déterminé que les hausses de température devaient être limitées à 2°C — afin d’éviter qu’elles ne causent des dommages irréparables à la planète. Pour y parvenir, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent culminer vers 2015 et diminuer ensuite, pour atteindre une réduction de 50 % vers 2050.

Conséquences

Les conséquences des changements climatiques, parmi lesquelles les inondations, les sécheresses et l’accroissement de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques graves, se font sentir partout sur la planète. L’on s’attend à ce que ces chocs s’intensifient au cours du 21ème siècle. Pour en savoir davantage sur les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, rendez-vous ici (veuillez patienter pendant que le fichier télécharge). En savoir davantage sur les observations scientifiques des changements climatiques EN.

Les changements climatiques affectent tous les aspects de l’existence humaine, y compris les réserves en eau pure et leur gestion, les écosystèmes, la nourriture, les produits à fibre et forestiers, les industries, les établissements humains, les sociétés et la santé. Les conséquences régionales des changements climatiques varient selon la géographie. En savoir davantage sur les impacts régionaux des changements climatiques et sur leurs conséquences pour l’avenir.

Les causes des changements climatiques

Des modifications dans la concentration dans l’atmosphère des gaz à effet de serre (GES) et des aérosols, dans le pourcentage des terres émergées qui sont recouvertes (notamment du fait de l’urbanisation) et dans les radiations solaires, altèrent l’équilibre énergétique du système climatique et sont des facteurs de changement climatique. Les émissions mondiales de GES dues aux activités humaines se sont accrues depuis l’époque pré-industrielle et cette augmentation a été de 70 % entre 1970 et 2004. La plus forte hausse de ces émissions entre 1970 et 2004 a été due aux activités de production d’énergie, de transport et à l’industrie, tandis que les secteurs de la construction d’immeubles résidentiels et commerciaux, des forêts (y compris la déforestation) et de l’agriculture ont connu eux aussi une augmentation de leurs émissions, mais à un rythme moindre. En savoir plus sur les causes des changements climatiques.

Que faire?

Les deux principales réponses aux changements climatiques sont l’atténuation de ces changements – diminuer les émissions de gaz à effet de serre – et l’adaptation à ces changements – reconnaître leur réalité et mettre en place des systèmes afin de renforcer nos capacités de résistance. Télécharger les rapports sur l’atténuation des changements climatiques et l’adaptation à ces changements.


Source :

Organisation des Nations-Unies (ONU), http://www.un.org/fr/climatechange/sciencefacts.shtml

FAITS ET CHIFFRES

Forçage radiatif en augmentation

Grâce à une meilleure compréhension des influences anthropiques sur le réchauffement ou le refroidissement du climat, le quatrième Rapport d’évaluation du GIEC affirme avec un haut degré de certitude que l’effet moyen global des activités humaines depuis 1750 a entraîné un réchauffement avec un forçage radiatif de +1,6 (+0,6 à +2,4) watts par mètre carré. Le forçage radiatif d’acide carbonique a augmenté de 20 % entre 1995 et 2005, ce qui représente la plus large augmentation sur dix ans au cours des deux derniers siècles.

La glace arctique en décroît

L’étendue annuelle moyenne de la glace arctique a rétréci de 2,7 % par décennie. La décroissance estivale est de 7,4 %. Les informations paléoclimatiques confirment l’interprétation selon laquelle le réchauffement du dernier demi-siècle est atypique sur au moins les 13 derniers siècles. La dernière fois que les régions polaires ont été nettement plus chaudes qu’actuellement sur une longue période de temps (il y a environ 125 000 ans), la réduction du volume des glaces polaires a conduit à une élévation du niveau de la mer de 4 à 6 mètres.

Étendue des terres gelées en rétrécissement

La surface maximale de l’étendue saisonnière des terres gelées a décrû d’environ 7 % dans l’hémisphère Nord depuis 1900, avec une baisse au printemps allant jusqu’à 15 %. Les températures au sommet de la couche de pergélisol ont généralement augmenté jusqu’à 3°C depuis 1980.

Fonte des glaces et élévation du niveau de la mer

Un réchauffement global moyen en excès de 1,9 à 4,6 °C par rapport aux valeurs préindustrielles et maintenu sur des millénaires conduirait à la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, avec pour conséquence une élévation du niveau de la mer d’environ 7 mètres – comme il y a 125 000 ans.

Les émissions de gaz à effet de serre sont là pour durer

Même si la concentration de tous les gaz à effet de serre et aérosols était restée au même niveau qu’en 2000, on aurait dû s’attendre à un réchauffement de 0,1 °C par décennie.

Les émissions et le réchauffement climatique s’accélèrent

Les émissions annuelles de dioxyde de carbone fossile sont passées en moyenne de 6,4 gigatonnes de carbone (GtC) par an dans les années 1990 à 7,2 GtC de carbone par an en 2000-2005. Divers scénarios d’émissions projettent un réchauffement d’environ 0,2 °C par décennie au cours des vingt prochaines années.


Source : Organisation des Nations-Unies (ONU), http://www.un.org/fr/climatechange/regional.shtml

IMPACTS RÉGIONAUX

Il est plus difficile d’anticiper les changements climatiques au niveau régional que mondial. Cependant, d’énormes progrès ont été faits ces dernières années, ce qui permet aux scientifiques de tirer les conclusions suivantes :

Petits États insulaires

Ceux-ci sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques, leur petite taille les exposant plus aux catastrophes naturelles et aux chocs extérieurs, en particulier la montée du niveau de la mer et les menaces qui pèsent sur leurs ressources en eau douce.

Afrique

Très vulnérable aux changements climatiques et à la variabilité du climat à cause d’une pauvreté endémique, de la faiblesse de ses institutions et de catastrophes et conflits complexes. La sécheresse s’est étendue et aggravée depuis les années 1970 et le Sahel et l’Afrique australe ont déjà connu un climat plus sec au cours du XXème siècle. L’alimentation en eau et la production agricole seront sans doute gravement compromis. Les récoltes pourraient diminuer de 50 % d’ici 2020 dans certains pays et de grandes régions où l’agriculture est marginale risquent de devoir abandonner toute production. Les forêts, les herbages et autres écosystèmes naturels sont déjà en train de changer, surtout en Afrique australe. A l’horizon 2080, la surface des terres arides ou semi-arides se sera sans doute accrue de 5 à 8 % en Afrique.

Antarctique

Ce continent est difficile à comprendre et se prête mal aux prédictions. En dehors de la péninsule antarctique, qui se réchauffe rapidement, les températures et les chutes de neige sont restées relativement constantes sur l’ensemble du continent ces 50 dernières années. Comme le continent gelé stocke près de 90 % de l’eau douce de la planète, les chercheurs restent attentifs au moindre signe de fonte de ses glaciers et calottes glaciaires.

Arctique

Les températures moyennes de l’Arctique ont crû près de deux fois plus vite que la moyenne mondiale, ces cent dernières années. L’étendue annuelle moyenne de la glace arctique a rétréci de 2,7 % par décennie et de larges superficies de l’océan arctique pourraient perdre leurs glaces pérennes d’ici la fin du XXIème siècle si les émissions humaines se situent dans la moyenne supérieure des estimations actuelles. L’Arctique a une importance particulière parce que les changements qui s’y produisent ont des répercussions planétaires. Par exemple, si la glace et la neige fondent, l’albédo de la Terre décroît et piège la chaleur qui, normalement, aurait dû être reflétée, ce qui accélère le réchauffement en surface.

Asie

D’ici 2050, plus d’un milliard d’individus pourraient subir le contrecoup d’une diminution des ressources en eau douce, en particulier dans les grands bassins fluviaux. La fonte des glaciers de l’Himalaya, qui devrait accroître les crues et les avalanches de rochers, aura une influence sur l’alimentation en eau dans les 20 ou 30 années à venir. Si les glaciers reculent, le débit fluvial s’amenuise. Les zones côtières, surtout dans les immenses deltas surpeuplés, seront plus exposées à des inondations marines ou, dans certains cas, aux crues des fleuves.

Australie et Nouvelle-Zélande

Stress accru sur l’alimentation en eau et l’agriculture, modification des écosystèmes naturels, couverture neigeuse saisonnière plus mince et recul des glaciers. Au cours des dernières décennies, il y a eu des vagues de chaleur plus nombreuses, moins de périodes de gel et plus de pluie dans le nord-ouest de l’Australie et le sud-ouest de la Nouvelle-Zélande, moins de pluie dans le sud et l’est de l’Australie et le nord-est de la Nouvelle-Zélande et des sécheresses plus intenses en Australie. Il est à peu près certain que le climat du XXIème siècle sera plus chaud, qu’il y aura des vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses, des incendies, des inondations, des glissements de terrain, des sécheresses et des ondes de tempête.

Europe

Les glaciers et le pergélisol fondent, la saison de végétation s’allonge et des climats extrêmes – comme la catastrophique vague de chaleur de 2003 – se multiplient. Selon les chercheurs, les régions au nord de l’Europe vont connaître des étés plus chauds, des précipitations plus abondantes, une extension des forêts et une productivité agricole accrue. Les régions méditerranéennes connaîtront des étés plus chauds, moins de précipitations, plus de sécheresses, un recul des forêts et une productivité agricole moindre. L’Europe possède un grand nombre de zones côtières basses et vulnérables face à la montée du niveau de la mer et beaucoup d’espèces végétales, de reptiles, de créatures amphibies et autres courent un risque d’extinction d’ici la fin du siècle.

Amérique latine

Les forêts tropicales de l’est de l’Amazonie et du sud et du centre du Mexique devraient céder graduellement la place à la savane. Des régions du nord-est du Brésil et la plus grande partie du nord et du centre du Mexique vont devenir plus arides tant à cause des changements climatiques que de la gestion des sols par les hommes. A l’horizon 2050, il est hautement probable que 50 % des terres agricoles connaîtront la désertification et la salinisation.

Amérique du Nord

Les changements climatiques limiteront les ressources en eau déjà lourdement grevées par la demande croissante des secteurs agricole et industriel et des villes. L’enneigement en montagne continuera de diminuer sous les effets du réchauffement climatique alors que l’évaporation augmentera, ce qui modifiera la disponibilité saisonnière de l’eau. La baisse du niveau de l’eau dans les Grands Lacs et les grands systèmes fluviaux affectera la qualité de l’eau, la navigation, les loisirs et l’hydroélectricité. Les incendies de forêt et les infestations d’insectes ne feront qu’empirer dans un monde plus chaud aux sols plus secs. Au cours du XXIème siècle, la pression exercée sur les espèces pour qu’elles remontent vers le nord et des altitudes plus élevées altérera les écosystèmes nord-américains de façon fondamentale.


PARTENAIRES DES NATIONS UNIES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques

Convention sur la diversité biologique

Organisation de l’aviation civile internationale

Fonds monétaire international         

Haut-Commissariat aux droits de l’homme

Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes des Nations Unies

Organisation des Nations Unies pour le développement industriel

Union postale universelle         

Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

Fonds international de développement agricole

Commission économique des Nations Unies pour l’Europe

Commission du développement durable des Nations Unies

Programme des Nations Unies pour le développement

Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture

Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche

Banque mondiale

Organisation des Nations Unies pour l’environnement

Système mondial d’observation du climat

Organisation internationale du Travail

Union internationale des télécommunications

Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies

Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement

Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique des Nations Unies

Programme des Nations Unies pour les établissements humains

Fonds des Nations Unies pour la population

Programme alimentaire mondial

Organisation météorologique mondiale

Fonds pour l’environnement mondial         

Organisation maritime internationale

Stratégie internationale de prévention des catastrophes

Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification

Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés

Université des Nations Unies         

Organisation mondiale de la santé         

Organisation mondiale du tourisme

(Source : Organisation des Nations-Unies (ONU), http://www.un.org/fr/climatechange/science.shtml)