Le Mois de Marie au Québec

Source : Le Réseau de diffusion des archives du Québec (RDAQ), http://rdaq.banq.qc.ca/expositions_virtuelles/coutumes_culture/mai/mois_marie/a_propos.html

Le Mois de Marie

Pour les catholiques, le mois de mai est consacré à la Vierge Marie. Pendant tout le mois, les paroissiens se rassemblent pour faire des dévotions à la Vierge sous forme de prières collectives. Ils se réunissent à l’église tous les soirs vers 19 h 00 ou 19 h 30 pour des offices spéciaux où l’on récite le chapelet et les litanies et l’on entonne des chants religieux. On dit alors qu’on se rend à l’exercice du mois de Marie. Les paroissiens trop éloignés de l’église ont coutume de se réunir à la croix de chemin la plus proche où l’on prie régulièrement tous les soirs du mois de mai. Au Québec, la coutume du mois de Marie est pratique courante pendant une bonne partie du XXe siècle, jusqu’à la fin des années 1970.

Pour les écoliers, le mois de Marie se fait en sortant de l’école à 15 h 30 ou à 16 h 00 selon les paroisses. Les enfants se rendent en rang à l’église comme pour une procession. Il arrive qu’on leur demande de déposer une fleur aux pieds de la statue de la Vierge pour la décorer. Dans chaque maison, il est d’usage d’aménager un petit oratoire domestique, appelé aussi niche mariale, garni de couronnes de mai et de fleurs. Cette niche est destinée à accueillir la statue de la Vierge, hébergée d’une maison à l’autre pendant tout le mois de mai. Recevoir chez soi la statue est considéré comme un grand honneur pour chaque famille. Celle-ci peut se réunir tous les soirs devant la niche pour la récitation du chapelet et à l’occasion, on invite les voisins à se joindre aux prières. La récitation du chapelet est entrecoupée à chaque dizaine d’intentions particulières aux malades, aux semences et aux récoltes ou à la température en général. Les dévotions peuvent durer trois quarts d’heure à une heure chaque soir.

© Le Réseau de diffusion des archives du Québec

C’est le mois de Marie

Chanté au : http://gauterdo.com/ref/cc/c.est.le.mois.de.marie.html

Refrain
C’est le mois de Marie
C’est le mois le plus beau
À la Vierge chérie
Disons un chant nouveau.
– 1 –
Ornons le sanctuaire
De nos plus belles fleurs
Offrons à notre Mère
Et nos chants et nos coeurs.

– 2 –
De la saison nouvelle
Qui dira les attraits
Marie est bien plus belle
Plus doux sont ses bienfaits.

– 3 –
L’étoile bienfaisante
Qui scintille au matin
Est moins éblouissante
Que son front tout divin.
 – 4 –
Au vallon solitaire
Le lis en sa blancheur
De cette Vierge Mère
Retrace la candeur.

– 5 –
Aimable violette
Ta modeste beauté
Est l’image parfaite
De son humilité.

– 6 –
Et quand la dernière heure
Viendra finir nos ans
Dans la sainte demeure
Introduis tes enfants.

La Ruche écolière, mai 1928, page 405


LA RUCHE ÉCOLIÈRE, complément à L’ÉCOLE CANADIENNE 

En septembre 1927 paraît le premier numéro d’un complément à L’École canadienne, qui est intitulé La Ruche écolière. Cette revue bimensuelle s’adresse aux écoliers, un bassin de clientèle qui est beaucoup plus étendu que les enseignants. Une utilisation parallèle des deux revues est proposée sous forme d’exercices en classe. À la suite du départ d’Eugène Achard, ce complément est abandonné par L’École canadienne. Toutefois, Eugène Achard fonde une revue qui entre en compétition avec L’École canadienne, il s’agit de L’École primaire qui paraît dès septembre 1930. « Nous sommes donc en présence de deux périodiques concurrents qui s’adressent à une même clientèle : les enseignants des écoles primaires de Montréal. (5) » La nouvelle revue conserve le supplément. En 1934 le supplément change de nom, il devient la Ruche littéraire; la Librairie générale canadienne est désormais désignée comme éditeur. Il semblerait que le supplément ait survécu à la revue principale, puisque celle-ci aurait cessé de paraître en 1942 et le supplément en 1945 (6).