Malgré tout le mal qui circule autour de nous, il y aura toujours du bien pour qui le voudra.

[…] l’éthique ne peut attendre la politique. N’écoute pas ceux qui te diront que le monde est politiquement foutu, pire que jamais, que personne ne peut prétendre s’offrir une belle vie (éthiquement parlant) dans la situation injuste, violente et aberrante que nous vivons. Cette affirmation a été répétée à toutes les époques et à juste raison, car les sociétés humaines n’ont jamais rien eu en commun avec l’ « autre monde », comme on dit, elles ont toujours été un produit de celui-ci, et donc pleines de défauts, d’abus, de crimes. Mais à toutes les époques, il y a eu des gens capables de bien vivre ou au moins d’essayer. Quand ils le pouvaient, ils contribuaient à améliorer la société dans laquelle il leur avait été donné de vivre; en tout cas, ils ne la détérioraient pas davantage, ce qui n’est déjà pas rien. Ils ont lutté – et ils luttent encore aujourd’hui, tu peux en être certain – pour rendre les relations établies politiquement de plus en plus humaines (autrement dit, moins violentes et plus justes), mais ils n’ont jamais attendu que tout soit parfait et humain autour d’eux pour viser à la perfection et à la véritable humanité. Ils veulent être les pionniers de la belle vie, entraîner les autres, et ne pas rester en rade. Les circonstances leur permettront tout juste de mener une vie passable, moins belle qu’ils le désiraient… Et alors? Seraient-ils plus censés en étant entièrement mauvais, dans le dessein de plaire à ce qu’il y a de pire au monde et de déplaire au meilleur d’eux-mêmes? Si tu es sûr que, parmi tous les aliments qu’on t’offre, beaucoup sont gâtés ou pourris, essaierais-tu de manger une nourriture saine, même s’il y a encore des produits avariés sur le marché, ou t’empoisonnerais-tu le plus vite possible pour suivre le courant majoritaire? Aucun ordre politique n’est jamais assez mauvais pour qu’on n’y trouve pas au moins un être à demi bon : les circonstances ont beau jouer contre nous, la responsabilité finale de nos actes est en chacun de nous, tout le reste n’est qu’alibis. De la même façon, les rêves d’un ordre politique impeccable (on appelle cela une utopie), où tout le monde serait « automatiquement » bon car les circonstances empêcheraient de mal agir, sont une façon de se voiler la face. Malgré tout le mal qui circule autour de nous, il y aura toujours du bien pour qui le voudra; malgré tout le bien que nous aurons pu offrir au public, le mal sera toujours à la portée de qui le voudra. Tu t’en souviens? Il n’y a pas longtemps, nous avons appelé cela « liberté »…

 

(Fernando Savater, Éthique à l’usage de mon fils, traduit de l’espagnol par Claude Bleton, Paris, Éditions du Seuil, © 1994, coll. Points, 2005, p. 165)

 

Fernando Savater

Photo : http://img.informador.com.mx/biblioteca/imagen/677×508/878/877658.jpg

Une affirmation inexacte de la Direction du greffe de la Ville de Lévis au sujet de l’usine de production d’eau potable Desjardins.

(Nous sommes le 25 septembre 2017. M. Gilles Lehouillier n’a pas répondu au courriel reproduit ci-dessous.)

Lévis, le 28 juillet 2017

Monsieur Gilles Lehouillier, maire

Hôtel de Ville

2175, chemin du Fleuve

Lévis (Québec), G6W 7W9

 

Objet : Une affirmation inexacte de la Direction du greffe au sujet de l’agrandissement et de la modernisation de l’usine de production d’eau potable Desjardins

 

Monsieur,

Dans le courriel daté du 20 juillet 2017 que maître Marie Ève Guimond, avocate et conseillère juridique à la Direction du greffe, m’a envoyé à la demande de maître Maryline Turgeon, directrice de la Direction du greffe, il est écrit ceci :

« Après avoir effectué des vérifications additionnelles auprès des Directions concernées de notre organisme [l’administration publique municipale], il nous a été confirmé que les seuls documents actuellement détenus par la Ville sont ceux de 2009. En effet, le projet d’agrandissement [de l’usine de production d’eau potable Desjardins] aurait été discuté en 2007 mais toutes les décisions et le début de celui-ci s’est concrétisé en 2009, d’où l’absence de documents en lien avec une prise de décision avant 2009. »

Il est faux de dire, Monsieur Lehouillier, que  «  toutes les décisions et le début de celui-ci [l’agrandissement] s’est concrétisé en 2009 » et que cela explique « l’absence de documents en lien avec une prise de décision avant 2009 ». Le vérificateur général de la Ville de Lévis, M. Yves Denis, contredit l’affirmation de la Direction du greffe.

Le vérificateur général contredit l’affirmation quand il écrit :

« En juillet 2007, le conseil municipal de la ville de Lévis […] autorisait le financement afin d’agrandir et de moderniser l’usine de production d’eau potable Desjardins (UPE Desjardins). Le montant du financement était justifié par les estimations financières et les hypothèses formulées en mars 2007, dans une étude d’avant-projet. L’ensemble du projet prévoyait les ouvrages requis pour accroître la capacité de traitement de l’UPE Desjardins, l’agrandissement et la modernisation du poste de pompage Saint-Laurent (poste de pompage), la construction d’une nouvelle prise d’eau au fleuve Saint-Laurent (prise d’eau) ainsi que la réalisation de divers travaux sur le réseau d’aqueduc. Toutefois, au stade d’avant-projet, cette étude n’avait pas pour objectif d’effectuer une estimation précise du coût de construction des différents ouvrages. Cette estimation était donc trop préliminaire pour étayer le coût du projet et pour soutenir la décision du conseil d’autoriser deux emprunts totalisant 54,2 millions pour son financement. »

(Source : https://www.ville.levis.qc.ca/fileadmin/documents/pdf/verificateur/Rapport_Audit_Usine_Eau_Desjardins_2017.pdf)

LA DÉCISION

D’AUTORISER LE FINANCEMENT DU PROJET

A ÉTÉ PRISE EN 2007,

L’ADMINISTRATION MUNICIPALE LE SAIT.

Le vérificateur général contredit l’affirmation quand il écrit :

« Ces estimations [financières formulées en 2007] étaient […] trop préliminaires pour étayer la décision du conseil [municipal] d’autoriser, en juillet 2007, deux emprunts totalisant 54, 2 millions pour financer ce projet. »

(Source : Usine de production d’eau potable Desjardins Rapport d’audit Mars 2017, p. 9)

EN 2007,

IL EXISTAIT DES ESTIMATIONS PRÉLIMINAIRES,

L’ADMINISTRATION MUNICIPALE LE SAIT.

Le vérificateur général contredit l’affirmation quand il écrit :

« En novembre 2016, le coût total du projet s’élevait à 100,5 millions, dont 62,8 ont été assumés par les gouvernements du Québec et du Canada. L’estimation d’avant-projet de mars 2007 était de 57,2 millions, ce qui représente une variation des coûts de 43,3 millions par rapport aux estimés de l’avant-projet. »

(Bureau du vérificateur général, communiqué daté du 28 mars 2017, https://www.ville.levis.qc.ca/accueil/salle-presse/actualite/article/le-verificateur-general-depose-son-rapport-daudit-concernant-lusine-de-production-deau/) ]

Le vérificateur général contredit l’affirmation quand il écrit :

« Il ressort également que les données utilisées et les hypothèses formulées en mars 2007 pour estimer les coûts du projet étaient trop imprécises pour soutenir la décision du conseil d’autoriser, en juillet 2007, deux emprunts totalisant 54,2 millions de dollars pour financer l’ensemble des travaux. La publication de données imprécises sur les coûts projetés des ouvrages et leur suivi a généré de la confusion auprès de la population… »

(Source : https://www.ville.levis.qc.ca/accueil/salle-presse/actualite/article/le-verificateur-general-depose-son-rapport-daudit-concernant-lusine-de-production-deau/ vu le 28 mars 2017)

EN 2007,

IL EXISTAIT DES DONNÉES

ET DES HYPOTHÈSES AVAIENT ÉTÉ ÉLABORÉES,

L’ADMINISTRATION MUNICIPALE LE SAIT.

Il n’y a pas que le vérificateur général de la Ville qui contredise l’administration publique municipale actuelle : le procès-verbal de la séance spéciale du conseil municipal tenue le 9 juillet 2007 la contredit lui aussi.

Le procès-verbal de la séance spéciale du conseil municipal tenue le 9 juillet 2007 contredit l’administration municipale quand il relate que :

« Le conseil de la Ville de Lévis siège en séance spéciale ce neuvième jour du mois de juillet deux mille sept, à dix-neuf heures, à la salle du conseil de l’hôtel de ville, 2175, chemin du Fleuve, Saint-Romuald (Lévis).

[…]

CV-2007-07-25

Attribution du contrat pour la fourniture de services professionnels en ingénierie pour les travaux de mise à niveau et d’augmentation de la capacité de production de l’usine de traitement d’eau potable et de la station de pompage d’eau brute du secteur Desjardins et financement afférent Réf. : EI-TE-2007-011

ATTENDU l’appel d’offres public ;

En conséquence, Il est proposé par le conseiller Jean-Luc Daigle Appuyé par le conseiller Robert Maranda

D’accorder le contrat au consortium SNC-Lavalin, Roche, Genivar pour les activités « travaux préparatoires et « relevés, plans et devis préliminaires » dans le cadre du mandat pour la fourniture de services professionnels en ingénierie pour les travaux de mise à niveau et d’augmentation de capacité de production de l’usine de traitement d’eau potable et de la station de pompage d’eau brute du secteur Desjardins, au montant de 546 700 $ (avant taxes) conformément à sa soumission et aux documents d’appel d’offres, une partie de cette dépense au montant de 300 000 $, plus taxes, étant déjà financée par le règlement d’emprunt RV-2005-03-44 et le solde au montant de 246 700$, plus taxes, à financer à même le surplus accumulé non affecté à être renfloué à la suite de l’entrée en vigueur du règlement décrétant une dépense et un emprunt de 34 250 000 $ pour l’exécution de travaux permanents pour le traitement des eaux.

D’accorder le contrat au consortium SNC-Lavalin, Roche, Génivar pour les activités « Plans et devis définitifs », « Surveillance bureau » et « Surveillance chantier» dans le cadre du mandat pour la fourniture de services professionnels en ingénierie pour les travaux de mise à niveau et d’augmentation de capacité de production de l’usine de traitement d’eau potable et de la station de pompage d’eau brute du secteur Desjardins, au montant de 1 352 300 $ (avant taxes) conformément à sa soumission et aux documents d’appel d’offres, à la condition de l’entrée en vigueur du règlement décrétant une dépense et un emprunt de 34 250 000 $ pour l’exécution de travaux permanents pour le traitement des eaux.

Adoptée à l’unanimité

EN 2007,

LE CONSEIL MUNICIPAL A DÉCIDÉ D’ACCORDER DEUX CONTRATS

AU CONSORTIUM SNC-LAVALIN, ROCHE, GÉNIVAR

POUR LES TRAVAUX DE MISE À NIVEAU ET D’AUGMENTATION

DE LA CAPACITÉ DE PRODUCTION

DE L’USINE DE TRAITEMENT D’EAU POTABLE

ET DE LA STATION DE POMPAGE D’EAU BRUTE DU SECTEUR DESJARDINS

ET FINANCEMENTAFFÉRENT.

[…]

CV-2007-07-35

Adoption du Règlement décrétant une dépense et un emprunt de 34 250 000 $ pour l’exécution de travaux permanents pour le traitement des eaux Réf. : EI-TE-2007-009

ATTENDU QU’une copie du Règlement décrétant une dépense et un emprunt de 34 250 000 $ pour l’exécution de travaux permanents pour le traitement des eaux a été remise aux membres du conseil de la Ville au plus tard deux jours juridiques avant la présente séance, que tous les membres du conseil présents déclarent avoir lu le projet de règlement et qu’ils renoncent à la lecture de ce règlement;

ATTENDU QUE l’assistante-greffière mentionne que ce règlement a pour objet de décréter une dépense pour l’exécution de travaux permanents pour le traitement des eaux de l’arrondissement de Desjardins et pour l’acquisition de gré à gré ou par expropriation d’immeubles ou de servitudes requis pour l’exécution de ces travaux, incluant les frais relatifs à la réalisation de ces travaux et acquisitions ainsi qu’un emprunt n’excédant pas la somme de 34 250 000 $ pour payer cette dépense, d’un terme de 30 ans, remboursable par une taxe imposée et prélevée annuellement sur tous les immeubles imposables situés sur le parcours du réseau d’aqueduc du territoire de la ville.

En conséquence, Il est proposé par le conseiller Jean-Pierre Bazinet Appuyé par la conseillère Anne Ladouceur D’adopter le Règlement RV-2007-06-35 décrétant une dépense et un emprunt de 34 250 000 $ pour l’exécution de travaux permanents pour le traitement des eaux.

Adoptée à l’unanimité

EN 2007,

LE CONSEIL MUNICIPAL A DÉCIDÉ D’ADOPTER

LE « RÈGLEMENT RV-2007-06-35 DÉCRÉTANT

UNE DÉPENSE ET UN EMPRUNT DE 34 250 000 $

POUR L’EXÉCUTION DE TRAVAUX PERMANENTS

POUR LE TRAITEMENT DES EAUX ».

En juin 2017, j’avais demandé à la Direction du greffe : « J’aimerais que vous me donniez accès aux documents dans lesquels il est question des besoins en eau potable de la Ville de Lévis et qui ont servi au conseil municipal, en 2007, à décider d’autoriser ou de ne pas autoriser a) la réalisation du projet suivant de la Ville : l’agrandissement et la modernisation de l’usine de production d’eau potable Desjardins, b) le financement de ce projet. »

Le 20 juillet 2017, la Direction du greffe m’a répondu :

« Après avoir effectué des vérifications additionnelles auprès des Directions concernées de notre organisme, il nous a été confirmé que les seuls documents actuellement détenus par la Ville sont ceux de 2009. »

Pourriez-vous répondre aux questions suivantes, Monsieur Lehouillier ?

Les conseillers municipaux ne disposaient-ils pas de documents sur lesquels ils auraient pu se baser pour prendre la décision d’autoriser le financement du projet en 2007 ? S’ils n’en avaient pas, sur quoi se sont-ils basés ? Aurait-il été acceptable qu’ils prennent leur décision s’en en avoir ? Leur avait-on remis une fiche de prise de décision, par exemple, plusieurs fiches de prises de décision ? S’ils disposaient de documents, pourquoi la Direction du greffe n’a-t-elle pas pu mettre la main dessus ?

En juillet 2007, les conseillers municipaux ont-ils utilisé les estimations financières qui existaient pour « étayer la décision du conseil [municipal] d’autoriser […] deux emprunts totalisant 54, 2 millions », malgré le fait que ces estimations « étaient […] trop préliminaires pour étayer [leur] décision » ? Pourquoi la Direction du greffe n’a-t-elle pas pu mettre la main sur ces estimations ?

En 2007, il existait une estimation d’avant-projet. Cette estimation a-t-elle servi à aider les conseillers à prendre leurs décisions concernant les travaux relatifs à l’usine de production d’eau potable Desjardins et à d’autres ouvrages ? Pourquoi la Direction du greffe n’a-t-elle pas pu mettre la main sur cette estimation d’avant-projet ?

En 2007, il existait des données et des hypothèses avaient été élaborées. Ces données et hypothèses ont-elles été présentées aux conseillers municipaux pour les aider à prendre leurs décisions ? Pourquoi la Direction du greffe n’a-t-elle pas pu mettre la main sur le ou les documents renfermant lesdites données et hypothèses ?

En 2007, le conseil municipal a décidé d’accorder deux contrats au consortium SNC-Lavalin, Roche, Génivar, pour les travaux de mise à niveau et d’augmentation de la capacité de production de l’usine de traitement d’eau potable et de la station de pompage d’eau brute du secteur Desjardins et pour le financement afférent. Les citoyens et les citoyennes croient que des documents ont aidé les conseillers municipaux à prendre leurs décisions; ont-ils tort ? Pourquoi la Direction du greffe n’a-t-elle pas pu mettre la main sur le ou les documents qu’on a certainement remis aux élus pour les aider à prendre des décisions éclairées ?

En 2007, Monsieur Lehouillier, le conseil municipal a décidé d’adopter le « règlement rv-2007-06-35 décrétant une dépense et un emprunt de 34 250 000 $ pour l’exécution de travaux permanents pour le traitement des eaux ». Sur quels documents se sont-ils appuyés pour prendre cette décision ? Pourquoi la Direction du greffe n’a-t-elle pas pu mettre la main sur ces documents ?

La Direction du greffe a fait une affirmation inexacte le 20 juillet 2017 quand elle a écrit : « Après avoir effectué des vérifications additionnelles auprès des Directions concernées de notre organisme, il nous a été confirmé que les seuls documents actuellement détenus par la Ville sont ceux de 2009. En effet, le projet d’agrandissement [de l’usine de production d’eau potable Desjardins] aurait été discuté en 2007 mais toutes les décisions et le début de celui-ci s’est concrétisé en 2009, d’où l’absence de documents en lien avec une prise de décision avant 2009. » Pourquoi la Direction du greffe a-t-elle fait cette affirmation inexacte ? Il vous appartient de rétablir la vérité, monsieur le maire; c’est votre devoir.

À quel niveau a-t-il été décidé de donner, le 20 juillet 2017, une réponse inexacte au courriel que j’avais expédié le même jour à la Direction du greffe ?

La séance spéciale du conseil municipal tenue le 9 juillet 2007 était particulièrement importante (on allait y parler de sommes colossales). Deux conseillers étaient pourtant absents; espérons que le motif de leur absence était incontestable : leur présence et leurs interventions auraient peut-être empêché la Ville de Lévis de se lancer dans la réalisation d’un projet qui dépassait ses possibilités : la Ville, écrit le vérificateur général, «  n’[avait] ni les ressources, ni l’expertise nécessaires pour assurer la gouvernance » de tels travaux (Yves Denis, Usine de production d’eau potable Desjardins Rapport d’audit Mars 2017, p. 1).

Où sont passés les documents qui existaient en 2007 (étude d’avant-projet, etc.) et que le vérificateur général a pu consulter et dont il parle en 2017 dans un rapport d’audit? Pourriez-vous essayer de les trouver, Monsieur Lehouillier ?

Permettez-moi de répéter qu’il vous appartient de rétablir la vérité, Monsieur le maire. N’oubliez pas que le projet d’agrandissement de l’usine de production d’eau potable Desjardins a été conçu et réalisé alors que votre parti, Lévis Force 10, régnait sur la Ville.

Ce courriel et votre réponse seront publiées au www.lepasseurdelacote.com.

Il est malheureux qu’un citoyen doive dire à son maire qu’il se défile, qu’il se dérobe à ses responsabilités. Vous ignorez toujours mes communications, Monsieur Lehouillier. Vous avez pourtant à votre service un directeur de cabinet et une équipe d’attachés politiques et d’attachés de presse qui pourraient vous aider, toutes des personnes qui pourraient écrire des réponses que vous n’auriez qu’à approuver et à signer. N’avez-vous pas peur que vous mettre à l’abri dans le silence vous nuise, qu’il porte des Lévisiennes et des Lévisiens à penser que vous trouvez mes communications parfaitement pertinentes, à penser que les faits que j’expose sont tout à fait exacts et que mes arguments sont solides, irréfutables… Ne serait-il pas dans votre intérêt, Monsieur Lehouillier, d’essayer de démontrer que mes communications ne sont pas pertinentes, que les faits que j’expose ne sont pas exacts. que mes arguments ne tiennent pas debout ?

Pour terminer, permettez-moi de vous rappeler, Monsieur Lehouillier, que l’article 3 de votre Code d’éthique et de déontologie vous oblige à « faire preuve de civilité, de politesse, d’écoute, de considération et de tolérance à [l’] égard » des « autres membres du conseil de la Ville, [du] personnel de la Ville et [des] citoyennes et citoyens de la Ville ».

Veuillez, Monsieur Lehouillier, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

www.lepasseurdelacote.com

Pourquoi la Ville de Lévis a-t-elle décidé de démolir ce garage ? Quelles dépenses entraînera cette décision ?

(Nous sommes le 25 septembre 2017. La Ville de Lévis n’a pas répondu à la demande reproduite ci-dessous.)

Lévis, le 28 juillet 2017

Service à la clientèle [sic]

Ville de Lévis

Province canadienne de Québec

 

Madame ou Monsieur,

Le 11 juillet 2017, le Bureau de la mairie a publié un communiqué intitulé Démolition du 2310, chemin du Sault: un geste important pour la revitalisation du secteur Saint-Romuald. Malheureusement, ce communiqué ne donne pas des informations importantes pour les citoyens et les citoyennes.

Le nom du commerce qui a été démoli n’est pas mentionné. Je demande à la Ville de Lévis de bien vouloir me dire quel était le nom du commerce.

Selon le communiqué, « La vocation de ce commerce était incompatible avec le secteur où il se trouvait ». Il était essentiel que le bureau de la mairie précise en quoi le commerce état incompatible avec le secteur. Je demande à la Ville de Lévis de bien vouloir me dire en quoi le commerce était incompatible avec le secteur.

Le communiqué ne fait pas savoir qui étaient les propriétaires du commerce démoli. Je demande à la Ville de Lévis de bien vouloir me dire qui étaient les propriétaires du commerce démoli.

Le communiqué mentionne que « Les investissements requis pour la démolition du garage, incluant les études environnementales et les frais professionnels, s’élèvent à environ 60 000 $ » et que la Ville a « prévu investir environ 100 000 $ supplémentaire en 2018 pour effectuer l’aménagement du terrain ». Il était essentiel que le bureau de la mairie révèle aussi combien avait couté à la Ville l’acquisition du terrain et de l’immeuble du commerce démoli; il était également essentiel que le bureau de la mairie rende publiques les autres dépenses directes ou indirectes occasionnées par la décision d’acquérir le commerce et de le démolir (par exemple, les propriétaires du commerce démoli ont certainement reçu de la Ville une somme d’argent importante pour compenser la disparition de leur entreprise). Je demande à la Ville de Lévis de bien vouloir m’envoyer la liste de toutes les dépenses directes ou indirectes liées à l’achat du terrain et de l’immeuble du commerce démoli.

En vertu des lois et règlements qui existaient à l’époque où la Ville de Lévis a acheté le terrain et l’immeuble du commerce démoli, la Ville avait-elle le pouvoir d’exproprier le commerce qu’elle a démoli?

Je demande au Service à la clientèle [sic] de me transmettre les informations que je demande dans ce message.

Veuillez, Madame ou Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

P.-S. Je fais des achats au magasin Walmart, je suis un client du magasin Walmart; ça ne me donne pas le droit de mettre le nez dans la gestion de ses finances. J’habite à Lévis, je suis un citoyen de Lévis; ça me donne le droit de m’exprimer sur l’administration de ma ville. Le Service à la clientèle [sic] est mal nommé, je l’ai déjà écrit trois ou quatre fois au maire Gilles Lehouillier, qui ne répond pas. La direction du Service à la clientèle [sic] pourrait-elle faire entendre raison au maire, l’inviter à remplacer Service à la clientèle par Services aux citoyens, nom employé par les villes de Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières et Montréal, entre autres?

23 juillet 2017 : départ de Québec des voiliers du Rendez-Vous 2017 (38 photos).

Source : http://www.rdv2017.com/fr/l%C3%A9v%C3%A8nement/

UNE COURSE TRANSATLANTIQUE DANS SIX PAYS

Les rassemblements dans les villes de Québec et Lévis marqueront une pause dans une course de plus de 7 000 milles nautiques qui s’échelonnera sur près de 5 mois en 2017. Le grand départ se fera du port de Royal Greenwich en Grande-Bretagne le 13 avril, tandis que celui du Havre en France accueillera le grand vainqueur entre le 31 août et le 3 septembre. La course comporte des escales au Portugal, aux Bermudes, aux États-Unis et au Canada.

LES GRANDS VOILIERS SE RÉUNISSENT AU CANADA!

Plus de 40 grands voiliers navigueront en eaux canadiennes afin de souligner le 150e anniversaire de la Confédération canadienne en 2017. Ils s’arrêteront dans certaines villes côtières de l’Ontario, du Québec et de l’Atlantique, donnant ainsi l’occasion à des milliers de personnes de constater la majesté et la beauté de ces géants des mers.

La flotte de 40 grands voiliers, comptant plus de 3 000 membres d’équipage, se réunira pour une grande fête du 18 au 23 juillet 2017 à Québec et Lévis!

– – – – – – –

Photos prises le 23 juillet 2017. Le photographe amateur, Roger Martel, s’était installé sur la falaise de Lévis.

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LECTURES POSSIBLES 

[PHOTOS] Voici les 38 grands voiliers que vous pourrez voir à Québec et Lévis

http://www.journaldequebec.com/2017/07/18/photos-voici-les-38-grands-voiliers-que-vous-pourrez-voir-a-quebec#cxrecs_s

Rendez-vous 2017: voiliers à admirer

http://www.journaldequebec.com/2017/07/15/rendez-vous-2017-voiliers-a-admirer

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les archives de la Société d’histoire de Saint-Romuald maintenant en ligne.

Les archives de la Société d’histoire de Saint-Romuald sont maintenant en ligne.

Vous pouvez consulter le répertoire des fonds et collections de nos archives historiques et accéder à notre base de données. Vous y trouverez de l’information pour vos recherches, des documents et des photos.

Dernier numéro de la revue La Carvelle  –  Vol.17- Juin 2017

En vente au prix de 10$ aux endroits suivants :
– Pharmacie Uniprix Pascal Gaudreau, 2280, boul. Guillaume-Couture
– Pharmacie Brunet Sanche et Plourde, 2040, boul. Guillaume-Couture
– Librairie Chouinard, 1100 boul. Guillaume-Couture
– et au local de la Société d’histoire

Source : Société dhistoire de Saint-Romuald: Accueil. Patrimoine et archives

L’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde, pour les 15-35 ans. Du 9 au 12 août 2017 à Montréal.

L’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde (INM)

Du 9 au 12 août 2017 à Montréal (ÉNAP – Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec)

L’École d’été est un événement de 4 jours qui permet de développer ses compétences civiques en expérimentant diverses formes de participation citoyenne. C’est aussi aller à la rencontre d’actrices et d’acteurs diversifiés. En plus d’autres participant-e-s motivé-e-s, vous y côtoierez des personnalités publiques, des politiciens, des journalistes, des chercheurs et des artistes avec qui vous pourrez échanger des idées. C’est un moment festif et dynamique qui vous appartient!

Source : http://ecole.inm.qc.ca/presentation/

Présentation

L’École d’été de l’INM est une activité d’éducation à la citoyenneté s’adressant principalement aux jeunes de 15 à 35 ans du Québec. L’activité se déroule chaque année à la mi-août dans une institution académique québécoise. Les jeunes sont invités à assister à des conférences et des tables rondes pour s’informer sur les enjeux de notre société. Ils sont appelés ensuite à débattre et à réfléchir à ces enjeux, puis à formuler des propositions, des projets, des pistes d’action sur un thème choisi. Ils ont l’occasion de rencontrer d’autres participants, d’être inspirés par des citoyens modèles et de créer des réseaux.

Les objectifs poursuivis sont :

que les jeunes s’engagent et soient plus conscients des enjeux et des possibilités d’action;

de les outiller à exercer leur leadership;

de provoquer un éveil des consciences se traduisant par des actions citoyennes;

démontrer par l’École d’été l’importance et les retombées positives de l’éducation citoyenne.

Au fil des ans, plus de 6000 participants ont été interpellés par les différents thèmes de cet événement.

D’Apprendre pour rêver le Québec en 2004 à l’Édition spéciale Forum social mondial en 2016, l’INM y promeut une citoyenneté active.

L’édition 2017 de l’École d’été se déroulera du 9 au 12 août 2017 à l’ÉNAP – Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec.

Génération d’impact

Génération d’impact, le thème de l’édition 2017 de l’École d’été, se veut une invitation à la réflexion. Quelles sont les meilleures stratégies pour une transformation sociale, pour mobiliser un maximum de personne, pour devenir un acteur de changement ? Quel leadership les jeunes peuvent-ils exercer ? Comment un projet local peut-il avoir un impact global ? Doit-on concentrer les efforts sur une cause pour faire avancer les choses efficacement ?

Génération d’impact c’est aussi un appel à générer des actions, des projets, des idées, de l’innovation, des plaidoyers, des œuvres artistiques… 2017 a besoin de cet engagement de la part des citoyens et plus particulièrement des jeunes. Les défis à relever sont nombreux et complexes : changements climatiques, vivre ensemble, crise des réfugiés, accroissement des inégalités sociales… Le tout avec pour toile de fonds des révolutions technologiques et médiatiques aux impacts déjà bien sentis sur la façon de s’informer, de communiquer et de vivre notre démocratie.

Générer de l’impact demande aux jeunes d’occuper l’espace public, de faire entendre leurs voix, de pouvoir s’interroger et répondre à ces enjeux. Et ce n’est pas toujours évident à faire. Créer de nouveaux projets, faire adopter de nouvelles propositions demande beaucoup d’énergie et de détermination. Il faut bousculer les habitudes, investir les espaces de prise de décision existants, mais également inventer de nouvelles tribunes.

L’École d’été cherchera, avec les jeunes, des réponses pour maximiser l’impact de leurs engagements, actuels et à venir. L’École d’été est certes un lieu et un moment d’apprentissage, mais également et surtout un lieu d’engagement. C’est l’occasion pour des centaines de jeunes d’élaborer des projets collectifs, de délibérer d’enjeux de société et d’élaborer des propositions innovantes. Et surtout, de se commettre et de profiter de la tribune qui s’offre à eux pour laisser leur marque, être une génération d’impact !

Les profils de l’École d’été

Les profils permettent de vivre une implication citoyenne directement reliée au style du participant. Ceux-ci peuvent choisir de s’impliquer par le biais de l’entrepreneuriat, l’exploration, la mobilisation, la communication, la facilitation ou l’élaboration de propositions sociales innovantes. Dans tous les profils, les participants mettront à profit leurs expériences, leurs connaissances et leurs idées pour répondre à des enjeux de société.

Les sessions par profil sont des éléments clés de la programmation et donneront l’occasion de vivre une démarche collective de participation citoyenne de manière approfondie. Ce sont des séances de travail en groupe où des mentors passionnés transmettent leur expérience et leur expertise dans le domaine choisi en offrant une diversité de points de vue. Les profils visent l’échange, le partage du savoir, l’exercice de la créativité et la délibération en groupe pour formuler des propositions ou des engagements concrets.

Comme il existe plusieurs façons de vivre la participation citoyenne, les participants pourront choisir la leur!

Sept profils sont proposés :

La suite au http://ecole.inm.qc.ca/presentation/

New Liverpool en janvier.

New Liverpool : secteur résidentiel de l’ancienne ville de Saint-Romuald, intégrée à Lévis (Québec) depuis 2001.

 

Photos prises par Roger Martel le 4 janvier 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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New Liverpool

Source : Commission de toponymie du Québec, http://www.toponymie.gouv.qc.ca/ct/ToposWeb/Fiche.aspx?no_seq=127289

Origine et signification

New Liverpool constitue un secteur résidentiel de l’ancienne ville de Saint-Romuald, intégrée à Lévis depuis 2001. Il se situe sur la rive sud du Saint-Laurent, à 2 km en aval du pont de Québec. L’utilisation du toponyme New Liverpool remonte au 31 août 1809, date à laquelle Henry Caldwell consent un bail à George Hamilton (1781-1839), marchand anglais, qui fonde le long de ces neuf arpents (527 m) de grève une entreprise spécialisée dans le commerce et l’exportation du bois. Dès lors, l’endroit connu sous le nom d’Etchemin est rebaptisé New Liverpool, pour ainsi rappeler le lieu où vivait la famille de ce dernier en Grande-Bretagne ainsi que pour rappeler que s’arrêtaient à cet endroit les navires anglais pour s’approvisionner en bois destiné à la construction de navires et qu’ils ramenaient au port de Liverpool, en Angleterre. À l’époque où George Hamilton s’installe au Canada, le port de Liverpool est considéré comme la tête de ligne des premières compagnies spécialisées dans le transport de voyageurs. Le nom de New Liverpool paraît déjà sur la carte de Joseph Bouchette en 1815.

Source : 
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d’un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d’un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.