Simone Veil est morte. Il ne faut pas déformer sa pensée, qu’on soit d’accord ou non avec elle.

Extrait d’un article de la revue française La Vie publié le 3 juillet 2017 :

PROPOS RECUEILLIS PAR MARIE CHAUDEY publié le 03/07/2017

Après le vote de la loi qui porte son nom, Simone Veil n’a eu de cesse de rappeler l’esprit qu’elle avait voulu insuffler à ce projet législatif en 1975. Dressant un bilan de cette loi dans La Vie en 1993, elle en rappelait les objectifs : « Mettre fin aux avortements clandestins et développer la prévention par une meilleure information sur la contraception ».

La Vie : Quel bilan faites-vous de [l’]application [de votre loi] ?

Simone Veil : Je crois que la loi répond largement aux objectifs qu’elle s’était fixés, et notamment à celui d’éviter les situations de détresse que l’on a connues jusqu’en 1975. Il ne s’agissait pas, en effet, comme certains l’ont cru, d’apporter une caution morale à l’avortement. Il fallait offrir une autre solution aux femmes que l’avortement clandestin. Car il entraînait, dans le meilleur des cas, une intervention médicale d’urgence et, dans le pire, des centaines de morts chaque année, les principales victimes étant souvent les femmes les moins informées et les plus marginalisées. Il était de la responsabilité de l’État d’intervenir et de mettre fin à l’hypocrisie qui régnait en ce domaine depuis trop longtemps.

Source : http://www.lavie.fr/actualite/societe/il-ne-s-agissait-pas-d-apporter-une-caution-morale-a-l-ivg-quand-simone-veil-revenait-sur-sa-loi-03-07-2017-83361_7.php