Deux journaux, un écart de langage.

 

Le 22 août 2017, le quotidien Le Soleil de Québec donne la parole au maire de Québec, le lendemain d’une manifestation violente dans la ville de ce dernier :

 

Le même jour, le quotidien Le Devoir de Montréal transmet lui aussi le message du maire Labeaume :

 

Préférez-vous le langage du maire ou celui du Devoir ? Croyez-vous que M. Labeaume va accuser Le Devoir d’avoir déformé sa pensée?

 

Roger Martel, Lévis (près de Québec)

 

La chapelle de la Maison des Soeurs de la Charité de Saint-Louis de Lévis (Québec) et les vitraux de Guido Nincheri. Que deviennent-ils ?

Lévis, le 18 août 2017

Madame Dominique Malack

Ministère de la Culture et des Communications

Direction de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches

51, rue du Mont-Marie

Lévis (Québec) G6V 0C3

Madame la Directrice,

Nous n’entendons plus parler de la Chapelle de la Maison des Soeurs de la Charité de Saint-Louis (SCSL), rue Saint-Louis de France, à Lévis. Les Soeurs ont quitté cette maison l’automne dernier; quelques vitraux en ont été retirés, avons-nous appris. La Chapelle, comme la Maison, ne bénéficie pas d’un statut juridique en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

Le Ministère de la Culture et des Communications (MCC) s’est intéressé très rapidement au sort du Cyclorama de Jérusalem, après avoir appris que ses propriétaires cherchaient un acheteur. Le MCC a-t-il mesuré la valeur patrimoniale de la Chapelle?

La Chapelle de la Maison des SCSL a été élevée en 1929. Ses vitraux ont été réalisés en 1957 par Guido Nincheri, un artisan d’art qui a décoré plus de deux cents lieux de culte au Québec et ailleurs en Amérique du Nord, qui a exécuté près de deux mille vitraux, qui a introduit la technique de la fresque sur notre continent (source : Répertoire du patrimoine culturel du gouvernement du Québec), et dont l’oeuvre que certains déclarent être son chef-d’oeuvre se trouve au Québec, à l’intérieur de l’église Saint-Léon, à Westmount, dans un lieu historique national. En outre, depuis 1977, la chapelle est dotée d’un orgue – l’orgue, « cet instrument unique, conçu et construit en symbiose avec les lieux de culte [] instrument majeur dans l’histoire de la musique au Québec » (Hélène Michaud, chercheure en patrimoine, Continuité, no 91); cet organe a été fabriqué en 1960 par la « plus célèbre et la plus importante entreprise de facture d’orgues au Canada » (Encyclopédie canadienne), Casavant et Frères. Je laisse le soin aux experts de se prononcer : le Québec doit-il protéger la Chapelle de la rue Saint-Louis-de-France? Le gouvernement s’est-il posé cette question cette année, l’an passé, il y a deux ans, depuis la prise de la décision des Soeurs de quitter leur Maison?

Je vous prie, Madame la Directrice, d’agréer mes sincères salutations.

Roger Martel

Lévis

aster@videotron.ca

www.lepasseurdelacoe.com

P.-S. J’aimerais publier ce message et votre réponse au www.lepasseurdelacote.com.

– Photos de la chapelle : https://lepasseurdelacote.com/?s=Nincheri

 

Le monde regorge de beautés. Le Domaine à l’Héritage de Saint-Séverin de Beauce (Québec) est l’une d’elles.

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Le Domaine à l’Héritage de Saint-Séverin

http://www.domainealheritage.com

Saint-Séverin et le Domaine à l’Héritage sont à quelques kilomètres de Vallée-Jonction, dans la Beauce. Pour vous y rendre, consultez https://www.google.com/maps/dir//46.31085,-71.06177/@46.3108286,-71.1318097,12z/data=!3m1!4b1!4m4!4m3!1m0!1m1!4e1?hl=fr.

Route rurale 2, Saint-Séverin de Beauce (Québec) , G0N 1V0

Téléphone : 1-855-891-3130

Adresse courriel : info@domainealheritage.com

Entrée gratuite. Le Domaine ne vend rien.

Heures d’ouvertures

Le Domaine à l’Héritage est ouvert au public tous les jours de 10h à 22h de la fin juin (fin de semaine entourant la St-Jean-Baptiste) au weekend de l’Action de Grâce.

Veuillez noter que durant la semaine ou la fin de la saison, les heures de fermeture peuvent varier sans préavis.

Coordonnées postales

1955, ch. de la Côte-de-Liesse

Suite 210

Montréal (Québec) H4N 3A8

Téléphone sans frais : 1-855-891-3130

 

Photos prises en août 2017 par Roger Martel

 

SAINT-SÉVERIN

Source : http://www.toponymie.gouv.qc.ca/ct/ToposWeb/Fiche.aspx?no_seq=57632

Origine et signification

La caractéristique géographique de cette municipalité beauceronne tient à l’aspect bucolique de son petit village installé sur une colline avec pour toile de fond un décor de montagnes. Le lac Beaurivage, la rivière du même nom, ainsi que les rivières Nadeau et Lessard, affluents de la Chaudière, complètent le paysage de cette entité administrative qui occupe l’extrémité ouest du territoire de la MRC de Robert-Cliche, à 10 km au nord-ouest de Tring-Jonction, près de Saint-Frédéric.

Le peuplement des lieux commence vers 1850 avec l’arrivée d’Irlandais catholiques venus de Saint-Sylvestre et de Canadiens français en provenance surtout de Sainte-Marie et de Saint-Joseph. L’endroit compte, en 1860, 600 habitants. Détachée de Saint-Frédéric, Saint-Elzéar, Saint-Sylvestre et Sacré-Cœur-de-Jésus, la paroisse de Saint-Séverin voit le jour en 1864. En 1872, on procède à son érection sur le plan religieux et l’année suivante sur le plan civil. Elle transmettra sa dénomination à la municipalité de paroisse créée en 1875 et située en partie dans le canton de Broughton et en partie dans les seigneuries de Beaurivage, Sainte-Marie et Saint-Joseph. À noter que le texte de la Gazette officielle comporte la forme Saint-Sévérin, avec accents.

On a voulu rendre hommage à l’abbé Édouard-Séverin Fafard, né en 1829, fondateur de la paroisse qu’il dessert de 1864 à 1872. Il dirigea, en outre, la cure de Saint-Sylvestre (1862-1873). Son saint patron est un moine mort en 482 qui a évangélisé la Norique (aujourd’hui l’Autriche) pendant plus de 30 ans au Ve siècle, y introduisant la vie monastique en fondant plusieurs monastères. L’Église le fête le 8 janvier. Le bureau de poste établi en 1873 portait le nom de Saint-Séverin-de-Beaurivage, rappel de l’inclusion du territoire municipal dans la partie sud-est de la seigneurie Saint-Gilles ou de Beaurivage et surtout du fait que la Beaurivage y prend sa source. En 1963, il prendra l’appellation de Saint-Séverin-de-Beauce, qui reflète bien le nom de la région et du comté.

L’endroit, qui comptait 800 habitants en 1941, a connu un affaissement démographique marqué, à peine 300 habitants étant dénombrés aujourd’hui. Plusieurs rangs ont été désertés et ont vu la forêt reprendre ses droits. Axée sur les ressources forestières, l’économie locale profite de l’exploitation de quelques érablières.

Une grosse inexactitude de la Direction du greffe de la Ville de Lévis, au Québec. Faut-il mettre en cause l’eau potable ?

(Nous sommes le 25 septembre 2017; M. Gilles Lehouillier n’a pas répondu au courriel reproduit ci-dessous.)

Lévis, le 17 août 2017

Monsieur Gilles Lehouillier, maire et chef du parti politique Lévis Force 10

Ville de Lévis, Hôtel de Ville, Lévis (Québec)

Objet : L’accès aux documents relatifs au projet d’agrandissement et de modernisation de l’usine de production d’eau potable Desjardins qui a été lancé en 2007

Monsieur le maire,

Coïncidence : Ma première tâche au programme aujourd’hui était de vous écrire, pour vous parler de nouveau (vous n’avez pas donner suite à ma première communication sur le sujet) de l’une des demandes d’accès à l’information que j’ai soumises ces derniers temps à notre Ville; pendant mon déjeuner, je vois ce titre à la une du journal Le Devoir : Le politique se mêle des demandes d’accès à l’information. (Lecture possible : la note 1 ci-dessous.)

Le 1er juin 2017 j’ai envoyé la demande suivante à Me Marlyne Turgeon, directrice du Greffe et greffière intérimaire à cette époque :
 


« J’aimerais que vous me donniez accès aux documents dans lesquels il est question des besoins en eau potable de la Ville de Lévis et qui ont servi au conseil municipal, en 2007, à décider d’autoriser ou de ne pas autoriser a) la réalisation du projet suivant de la Ville : l’agrandissement et la modernisation de l’usine de production d’eau potable Desjardins, b) le financement de ce projet. »

Le 21 juin 2017, la secrétaire de gestion de la Direction du greffe, Mme Kathia Turcotte, m’expédie cinq documents. Le premier, signé par Me Turgeon, m’apprend entre autres que la Ville me donne accès aux documents suivants :

« résolution du comité exécutif de la Ville de Lévis portant les numéros suivants : CE-2009-03-98 et CE-2009-09-78;

résolution du conseil de la Ville portant le numéro suivant : CV-2009-07-83;

rapport d’ouverture de soumission [ce rapport porte ce numéro d’appel d’offres : 2009-50-27];

fiche de prise de décision numéro EI-TE-2009-006-V-1;

fiche de prise de décision numéro EI-TE-2009-016-V-1 »

Me Turgeon m’informe aussi, le 21 juin 2017, que trois autres documents existent, mais contiennent des informations qui « n’appartiennent pas à la ville de Lévis, mais bien à un tiers »; ces documents sont les suivants :

« deux formulaires de soumission portant le numéro 2009-50-27;

annexe à la fiche de prise de décision EI-TE-2009-006-V-1;

rapport d’analyse intitulé « Vétusté de l’enveloppe extérieure – Usine de traitement des eaux – Lévis », dossier no SM-422, 27 février 2009 »

Comme vous l’avez constaté, Monsieur le maire, tous les documents que m’a expédiés la Direction du greffe ou dont elle me mentionne l’existence ont été créés en 2009. Ma demande portait pourtant, c’était clair, sur des documents qui existaient en 2007.

Le 20 juillet 2017, Me Marie Ève Guimond, conseillère juridique, m’a transmis l’information suivante à la demande de Me Marlyne Turgeon :

« Après avoir effectué des vérifications additionnelles auprès des Directions concernées de notre organisme, il nous a été confirmé que les seuls documents actuellement détenus par la Ville sont ceux de 2009. En effet, le projet d’agrandissement aurait été discuté en 2007 mais toutes les décisions et le début de celui-ci s’est concrétisé en 2009, d’où l’absence de documents en lien avec une prise de décision avant 2009. »

La Direction du greffe se trompe très lourdement quand elle écrit que « toutes les décisions et le début de celui-ci [le projet d ‘agrandissement] s’est concrétisé en 2009 » : l’essentielle décision concernant le financement du projet a été prise en juillet 2007 par le conseil municipal, par exemple. (Lecture possible : la note 2 ci-dessous.) Considérons ici que l’erreur a été faite de bonne foi. (Naturellement, présumer qu’une erreur a été commise de bonne foi ne signifie pas avoir la certitude que l’erreur a été commise de bonne foi.)

Je suis sûr que vous convenez avec moi, Monsieur le maire, qu’il serait impossible de comprendre que la préparation et la réalisation d’un projet aussi important (lecture possible : la note 3 ci-dessous) que l’agrandissement et la modernisation de l’usine de production d’eau potable Desjardins n’ait pas nécessité la création de documents divers et nombreux [étude approfondie sur les besoins en eau potable de la Ville, documents d’aide à la décision destinés aux décideurs (maire et conseillers municipaux), etc.]. Le vérificateur général de notre Ville, M. Yves Denis, vous donnerait raison; en fait, il vous donne raison, il contredit la Direction du greffe quand il écrit en 2017 :

« En juillet 2007, le conseil municipal de la ville de Lévis […] autorisait le financement afin d’agrandir et de moderniser l’usine de production d’eau potable Desjardins (UPE Desjardins). Le montant du financement était justifié par les estimations financières et les hypothèses formulées en mars 2007, dans une étude d’avant-projet. L’ensemble du projet prévoyait les ouvrages requis pour accroître la capacité de traitement de l’UPE Desjardins, l’agrandissement et la modernisation du poste de pompage Saint-Laurent (poste de pompage), la construction d’une nouvelle prise d’eau au fleuve Saint-Laurent (prise d’eau) ainsi que la réalisation de divers travaux sur le réseau d’aqueduc. Toutefois, au stade d’avant-projet, cette étude n’avait pas pour objectif d’effectuer une estimation précise du coût de construction des différents ouvrages. Cette estimation était donc trop préliminaire pour étayer le coût du projet et pour soutenir la décision du conseil d’autoriser deux emprunts totalisant 54,2 millions pour son financement. »

(Source : https://www.ville.levis.qc.ca/fileadmin/documents/pdf/verificateur/Rapport_Audit_Usine_Eau_Desjardins_2017.pdf)

LA DÉCISION D’AUTORISER LE FINANCEMENT DU PROJET A ÉTÉ PRISE EN 2007,

COMME L’ADMINISTRATION MUNICIPALE LE SAIT.

 

Le vérificateur général contredit la Direction du greffe quand il écrit :

« Ces estimations [financières formulées en 2007] étaient […] trop préliminaires pour étayer la décision du conseil [municipal] d’autoriser, en juillet 2007, deux emprunts totalisant 54, 2 millions pour financer ce projet. » (Source : Usine de production d’eau potable Desjardins Rapport d’audit Mars 2017, p. 9)

EN 2007, IL EXISTAIT DES ESTIMATIONS PRÉLIMINAIRES,

COMME L’ADMINISTRATION MUNICIPALE LE SAIT.

 

Le vérificateur général contredit la Direction du greffe quand il écrit :

« En novembre 2016, le coût total du projet s’élevait à 100,5 millions, dont 62,8 ont été assumés par les gouvernements du Québec et du Canada. L’estimation d’avant-projet de mars 2007 était de 57,2 millions, ce qui représente une variation des coûts de 43,3 millions par rapport aux estimés de l’avant-projet. » (Source : Bureau du vérificateur général, communiqué daté du 28 mars 2017, https://www.ville.levis.qc.ca/accueil/salle-presse/actualite/article/le-verificateur-general-depose-son-rapport-daudit-concernant-lusine-de-production-deau/)

Le vérificateur général contredit la Direction du greffe quand il écrit :

« Il ressort également que les données utilisées et les hypothèses formulées en mars 2007 pour estimer les coûts du projet étaient trop imprécises pour soutenir la décision du conseil d’autoriser, en juillet 2007, deux emprunts totalisant 54,2 millions de dollars pour financer l’ensemble des travaux. La publication de données imprécises sur les coûts projetés des ouvrages et leur suivi a généré de la confusion auprès de la population… » (Source : https://www.ville.levis.qc.ca/accueil/salle-presse/actualite/article/le-verificateur-general-depose-son-rapport-daudit-concernant-lusine-de-production-deau/)

EN 2007, IL EXISTAIT DES DONNÉES ET DES HYPOTHÈSES AVAIENT ÉTÉ ÉLABORÉES,

COMME L’ADMINISTRATION MUNICIPALE LE SAIT.

Il n’y a pas que le vérificateur général de la Ville qui contredise l’administration publique municipale actuelle : le procès-verbal de la séance spéciale du conseil municipal tenue le 9 juillet 2007 la contredit lui aussi.

Le procès-verbal de la séance spéciale du conseil municipal tenue le 9 juillet 2007 contredit l’administration publique municipale quand il relate que :

[…]« Le conseil de la Ville de Lévis siège en séance spéciale ce neuvième jour du mois de juillet deux mille sept, à dix-neuf heures, à la salle du conseil de l’hôtel de ville, 2175, chemin du Fleuve, Saint-Romuald (Lévis).

CV-2007-07-25

Attribution du contrat pour la fourniture de services professionnels en ingénierie pour les travaux de mise à niveau et d’augmentation de la capacité de production de l’usine de traitement d’eau potable et de la station de pompage d’eau brute du secteur Desjardins et financement afférent Réf. : EI-TE-2007-011

ATTENDU l’appel d’offres public ;

En conséquence, Il est proposé par le conseiller Jean-Luc Daigle Appuyé par le conseiller Robert Maranda

D’accorder le contrat au consortium SNC-Lavalin, Roche, Genivar pour les activités « travaux préparatoires et « relevés, plans et devis préliminaires » dans le cadre du mandat pour la fourniture de services professionnels en ingénierie pour les travaux de mise à niveau et d’augmentation de capacité de production de l’usine de traitement d’eau potable et de la station de pompage d’eau brute du secteur Desjardins, au montant de 546 700 $ (avant taxes) conformément à sa soumission et aux documents d’appel d’offres, une partie de cette dépense au montant de 300 000 $, plus taxes, étant déjà financée par le règlement d’emprunt RV-2005-03-44 et le solde au montant de 246 700$, plus taxes, à financer à même le surplus accumulé non affecté à être renfloué à la suite de l’entrée en vigueur du règlement décrétant une dépense et un emprunt de 34 250 000 $ pour l’exécution de travaux permanents pour le traitement des eaux.

D’accorder le contrat au consortium SNC-Lavalin, Roche, Génivar pour les activités « Plans et devis définitifs », « Surveillance bureau » et « Surveillance chantier» dans le cadre du mandat pour la fourniture de services professionnels en ingénierie pour les travaux de mise à niveau et d’augmentation de capacité de production de l’usine de traitement d’eau potable et de la station de pompage d’eau brute du secteur Desjardins, au montant de 1 352 300 $ (avant taxes) conformément à sa soumission et aux documents d’appel d’offres, à la condition de l’entrée en vigueur du règlement décrétant une dépense et un emprunt de 34 250 000 $ pour l’exécution de travaux permanents pour le traitement des eaux.

Adoptée à l’unanimité

EN 2007, LE CONSEIL MUNICIPAL A DÉCIDÉ D’ACCORDER DEUX CONTRATS AU CONSORTIUM SNC-LAVALIN, ROCHE, GÉNIVAR POUR LES TRAVAUX DE MISE À NIVEAU ET D’AUGMENTATION DE LA CAPACITÉ DE PRODUCTION DE L’USINE DE TRAITEMENT D’EAU POTABLE ET DE LA STATION DE POMPAGE D’EAU BRUTE DU SECTEUR DESJARDINS ET POUR LE FINANCEMENTAFFÉRENT.

CV-2007-07-35

Adoption du Règlement décrétant une dépense et un emprunt de 34 250 000 $ pour l’exécution de travaux permanents pour le traitement des eaux Réf. : EI-TE-2007-009

ATTENDU QU’une copie du Règlement décrétant une dépense et un emprunt de 34 250 000 $ pour l’exécution de travaux permanents pour le traitement des eaux a été remise aux membres du conseil de la Ville au plus tard deux jours juridiques avant la présente séance, que tous les membres du conseil présents déclarent avoir lu le projet de règlement et qu’ils renoncent à la lecture de ce règlement;

ATTENDU QUE l’assistante-greffière mentionne que ce règlement a pour objet de décréter une dépense pour l’exécution de travaux permanents pour le traitement des eaux de l’arrondissement de Desjardins et pour l’acquisition de gré à gré ou par expropriation d’immeubles ou de servitudes requis pour l’exécution de ces travaux, incluant les frais relatifs à la réalisation de ces travaux et acquisitions ainsi qu’un emprunt n’excédant pas la somme de 34 250 000 $ pour payer cette dépense, d’un terme de 30 ans, remboursable par une taxe imposée et prélevée annuellement sur tous les immeubles imposables situés sur le parcours du réseau d’aqueduc du territoire de la ville.

En conséquence, Il est proposé par le conseiller Jean-Pierre Bazinet Appuyé par la conseillère Anne Ladouceur d’adopter le Règlement RV-2007-06-35 décrétant une dépense et un emprunt de 34 250 000 $ pour l’exécution de travaux permanents pour le traitement des eaux.

Adoptée à l’unanimité

EN 2007, LE CONSEIL MUNICIPAL A DÉCIDÉ D’ADOPTER LE « RÈGLEMENT RV-2007-06-35 [entrée en vigueur le 18 août 2007] DÉCRÉTANT UNE DÉPENSE ET UN EMPRUNT DE 34 250 000 $ POUR L’EXÉCUTION DE TRAVAUX PERMANENTS POUR LE TRAITEMENT DES EAUX ».

En juin 2017, j’ai demandé à la Direction du greffe : « J’aimerais que vous me donniez accès aux documents dans lesquels il est question des besoins en eau potable de la Ville de Lévis et qui ont servi au conseil municipal, en 2007, à décider d’autoriser ou de ne pas autoriser a) la réalisation du projet suivant de la Ville : l’agrandissement et la modernisation de l’usine de production d’eau potable Desjardins, b) le financement de ce projet. »

Le 20 juillet 2017, la Direction du greffe m’a répondu :

« Après avoir effectué des vérifications additionnelles auprès des Directions concernées de notre organisme, il nous a été confirmé que les seuls documents actuellement détenus par la Ville sont ceux de 2009. »

Je vous prierais, Monsieur Lehouillier, de bien vouloir répondre aux questions suivantes :

Les conseillers municipaux ne disposaient-ils pas de documents sur lesquels ils auraient pu se baser pour prendre la décision d’autoriser le financement du projet en 2007 ? S’ils n’en avaient pas, sur quoi se sont-ils basés ? Aurait-il été acceptable qu’ils prennent leur décision s’en en avoir ? Leur avait-on remis une fiche de prise de décision, par exemple, plusieurs fiches de prises de décision ? S’ils disposaient de documents, pourquoi la Direction du greffe n’a-t-elle pas pu mettre la main dessus ?

En juillet 2007, les conseillers municipaux ont-ils utilisé les estimations financières qui existaient pour « étayer la décision du conseil [municipal] d’autoriser […] deux emprunts totalisant 54, 2 millions », malgré le fait que ces estimations « étaient […] trop préliminaires pour étayer [leur] décision » ? Pourquoi la Direction du greffe n’a-t-elle pas pu mettre la main sur ces estimations ?

En 2007, il existait une estimation d’avant-projet. Cette estimation a-t-elle servi à aider les conseillers à prendre leurs décisions concernant les travaux relatifs à l’usine de production d’eau potable Desjardins et à d’autres ouvrages ? Pourquoi la Direction du greffe n’a-t-elle pas pu mettre la main sur cette estimation d’avant-projet ?

En 2007, il existait des données et des hypothèses avaient été élaborées. Ces données et hypothèses ont-elles été présentées aux conseillers municipaux pour les aider à prendre leurs décisions ? Pourquoi la Direction du greffe n’a-t-elle pas pu mettre la main sur le ou les documents renfermant lesdites données et hypothèses ?

En 2007, le conseil municipal a décidé d’accorder deux contrats au consortium SNC-Lavalin, Roche, Génivar, pour les travaux de mise à niveau et d’augmentation de la capacité de production de l’usine de traitement d’eau potable et de la station de pompage d’eau brute du secteur Desjardins et pour le financement afférent. Les citoyens et les citoyennes croient que des documents ont aidé les conseillers municipaux à prendre leurs décisions; ont-ils tort ? Pourquoi la Direction du greffe n’a-t-elle pas pu mettre la main sur le ou les documents qu’on a certainement remis aux élus pour les aider à prendre des décisions éclairées ?

En 2007, Monsieur Lehouillier, le conseil municipal a décidé d’adopter le « règlement RV-2007-06-35 [entrée en vigueur le 18 août 2007] décrétant une dépense et un emprunt de 34 250 000 $ pour l’exécution de travaux permanents pour le traitement des eaux ». Sur quels documents se sont-ils appuyés pour prendre cette décision ? Pourquoi la Direction du greffe n’a-t-elle pas pu mettre la main sur ces documents ?

La Direction du greffe a fait une affirmation inexacte le 20 juillet 2017 quand elle a écrit : « Après avoir effectué des vérifications additionnelles auprès des Directions concernées de notre organisme, il nous a été confirmé que les seuls documents actuellement détenus par la Ville sont ceux de 2009. En effet, le projet d’agrandissement [de l’usine de production d’eau potable Desjardins] aurait été discuté en 2007 mais toutes les décisions et le début de celui-ci s’est concrétisé en 2009, d’où l’absence de documents en lien avec une prise de décision avant 2009. » Pourquoi la Direction du greffe a-t-elle fait cette affirmation inexacte ? Il vous appartient de rétablir la vérité, monsieur le maire.

À quel niveau a-t-il été accepté, le 20 juillet 2017, de m’envoyer une réponse inexacte au courriel que j’avais expédié le même jour à la Direction du greffe ?

La séance spéciale du conseil municipal tenue le 9 juillet 2007 était particulièrement importante (on allait y parler de sommes colossales). Deux conseillers étaient pourtant absents; espérons que le motif de leur absence était incontestable : leur présence et leurs interventions auraient peut-être empêché la Ville de Lévis de se lancer dans la réalisation d’un projet qui dépassait ses possibilités : la Ville, écrit le vérificateur général, «  n’[avait] ni les ressources, ni l’expertise nécessaires pour assurer la gouvernance » de tels travaux (Yves Denis, Usine de production d’eau potable Desjardins Rapport d’audit Mars 2017, p. 1).

Où sont passés les documents qui existaient en 2007 (étude d’avant-projet, etc.) et que le vérificateur général a pu consulter et dont il parle en 2017 dans un rapport d’audit? Pourriez-vous essayer de les trouver, Monsieur Lehouillier ? Voudriez-vous vérifier (de nouveau, si vous l’avez déjà fait) si votre organisation ne possède pas des documents relatifs à la préparation et à la réalisation du projet d’agrandissement et de modernisation de l’usine de production d’eau potable Desjardins ou à des travaux connexes, et me faire part du résultat de votre vérification.

Permettez-moi de répéter qu’il vous appartient de rétablir la vérité, Monsieur le maire. N’oubliez pas que le projet d’agrandissement de l’usine de production d’eau potable Desjardins a été conçu et réalisé alors que votre parti, Lévis Force 10, régnait sur la Ville, et que quatre des membres du conseil municipal actuel – les quatre sont membres de Lévis Force 10 – ont voté, en 2017, en faveur de la réalisation du projet d’agrandissement et de modernisation de l’usine de traitement d’eau potable Desjardins, un projet qui dépassait les possibilités de la Ville. (Lecture possible : la note 3 ci-dessous)

Ce courriel et votre réponse seront publiés au www.lepasseurdelacote.com.

Je vous prie, Monsieur le maire, d’agréer mes salutations distingués.

Roger Martel

6364, rue Fraser, Lévis, G6V 3S3

P.-S. Coïncidence : Me Marlyne Turgeon a été hérité ce mois-ci du poste de directrice de la Direction du greffe.

NOTES

1 Extrait de l’article : « Jean Chartier [président de la Commission d’accès à l’information du Québec] a donné l’exemple de Terre-Neuve, qui a revampé sa loi sur l’accès à l’information et qui est maintenant la province canadienne la plus transparente selon le Center for Law and Democracy. Le Québec se retrouve au 10e rang au pays, et au 58e rang au monde, derrière la Corée du Sud, la Roumanie et les Pays-Bas. « C’est quand même gênant au niveau politique d’avoir une loi qui est la 10e au pays, alors que le Québec a toujours été à l’avant-plan », s’est désolé M. Chartier. » (Philippe Papineau et Marie-Michèle Sioui, Le politique se mêle des demandes d’accès à l’information, Le Devoir, 17 août 2017, http://www.ledevoir.com/politique/quebec/505848/le-politique-s-implique-dans-les-demandes-d-acces-a-l-information?utm_source=infolettre-2017-08-17&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne)

2 « En juillet 2007, le conseil municipal de la Ville de Lévis (le conseil) autorisait le financement afin d’agrandir et de moderniser l’usine de production d’eau potable Desjardins. » (Yves Denis, Usine de production d’eau potable Desjardins Rapport d’audit – Mars 2017, p. 1)

3 Le vérificateur général de la Ville a écrit en 2017 que le projet a donné lieu au « plus important investissement réalisé par la Ville depuis les fusions municipales », et que « la Ville était mal préparée pour réaliser un chantier d’une telle envergure, n’ayant ni les ressources, ni l’expertise nécessaires pour assurer la gouvernance d’un projet semblable. » (Yves Denis, Usine de production d’eau potable Desjardins Rapport d’audit – Mars 2017, p. 3 et 1)

L’hiver dernier, une amende pour un embellissement surprenant de P. K. Subban, joueur de hockey costaud. En août 2017, pourquoi la vedette du football Ronaldo a-t-il été expulsé?

Nous sommes en août 2017. Il y a quelques mois :

Un « embellissement » surprenant dans le quotidien Le Devoir de Montréal, le 11 mai 2017 : « Le flamboyant défenseur des Predators de Nashville [P. K. Subban] a écopé d’une amende de 2 000 $ pour embellissement. » Le lecteur est perplexe. M. Subban aurait-il, par exemple, entre deux périodes, remplacé ses vêtements de joueur de hockey par un habit à queue et nœud papillon blanc (on sait que M. Subban aime beaucoup les vêtements élégants); c’est peu vraisemblable. Se pourrait-il qu’il ait embelli un adversaire, embelli d’un coup de bâton? C’est plus vraisemblable, malheureusement.

Les organes d’information ont écrit dans le passé que M. Subban avait reçu des amendes pour « plongeon », pour « réactions exagérées », pour « avoir joué la comédie »; ils ont même dit une fois qu’il avait été déclaré coupable d’avoir eu une « réaction exagérée dans le but de provoquer une pénalité »; pire : un média électronique a écrit que M. Subban avait été « amendé pour une simulation ».

EXPLICATION

Que signifie donc le mot embellissement?

Le 10 mai 2017, CBS Sports a écrit « Subban has been fined $2,000 for his embellishment act in Game 4 against the Blues on May 2, NHL.com reports ». embellissement serait-il l’équivalent d’embellishment?

L’article 64 du Règlement de la Ligue nationale de hockey contient ce passage : « Les sanctions supplémentaires associées au règlement 64.3 (Plongeon/Exagération) seront révisées afin d’attirer l’attention sur les joueurs (et les équipes) qui plongent et exagèrent à répétition dans le but de voir une pénalité être décernée, et afin de pénaliser ces joueurs plus sévèrement ». L’embellissement serait donc « une manière de jouer qui, par souci de la victoire, va à l’encontre de l’esprit du jeu (qu’il soit sportif ou intellectuel) ou ne laisse aucune chance aux adversaires » (Wikipedia). Or, il existe un mot bien français qui désigne cette « manière de jouer »; le mot antijeu (« jeu ne respectant pas l’esprit sportif », Le Petit Robert).

EXEMPLES D’EMPLOI DU MOT ANTIJEU TROUVÉS DANS INTERNET :

Faire de l’antijeu, ne pas respecter la règle du jeu, commettre des irrégularités. (Larousse, http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/antijeu/4115)

Le match de l’Euro 2016 disputé lundi entre la Belgique et l’Italie a été émaillé de fautes d’antijeu [],faut-il renforcer les sanctions contre les fautes d’antijeu ? (http://sport.francetvinfo.fr/euro/debat-faut-il-renforcer-les-sanctions-contre-les-fautes-d-antijeu-340173)

Si l’on considère que le sport doit véhiculer des valeurs tels que le respect, le fair-play et mettre en valeur des gestes techniques ou collectifs plutôt que des gestes d’antijeu, il serait peut-être temps de changer les esprits. Ou alors, on change de sport ! (http://sport.francetvinfo.fr/euro/debat-faut-il-renforcer-les-sanctions-contre-les-fautes-d-antijeu-340173)

Embellissons notre salon d’une photo du flamboyant P. K. Subban, mais ne lui attribuons pas un embellissement quand il « joue la comédie ».

J’OUBLIAIS RONALDO : Août 2017 : « entré en jeu, il [Cristiano Ronaldo, footballeur du Real Madrid] a redonné l’avantage à son équipe d’une superbe frappe et fêté son but en enlevant son maillot face aux tribunes. Cela lui a coûté un carton jaune qui a eu un écho important puisqu’il a été expulsé pour un deuxième jaune après simulation. » (Ronaldo avait simulé une chute dans la surface de l’adversaire.)

Roger Martel, Lévis (Québec)

NOTE : En Suisse, amender a le sens d’infliger une amende.

* Cyril Morin, http://www.eurosport.fr/football/supercoupe-d-espagne/2017-2018/pour-sa-poussette-sur-l-arbitre-ronaldo-risque-4-a-12-matches-de-suspension_sto6288437/story.shtml

Usine de production d’eau potable Desjardins de Lévis. Où sont les documents ? 18

Lévis, le 8 août 2017

Madame Marlyne Turgeon

Directrice du greffe et greffière

Courriel : levis@ville.levis.qc.ca

Madame,

Je vous invite à prendre connaissance d’un texte que j’ai envoyé aux titulaires des postes qui figurent dans le tableau Structure administrative de la Ville de Lévis. Vous trouverez ledit texte ci-dessous.

Ce courriel et votre réponse seront publiés au http://www.lepasseurdelacote.com.

Agréez, Madame, l’expression de mes sentiments distingués.

Roger Martel

Lévis

TEXTE SUSMENTIONNÉ :

Le 1er juin 2017 j’ai envoyé la demande suivante à Me Marlyne Turgeon, directrice du Greffe et greffière :



« J’aimerais que vous me donniez accès aux documents dans lesquels il est question des besoins en eau potable de la Ville de Lévis et qui ont servi au conseil municipal, en 2007, à décider d’autoriser ou de ne pas autoriser a) la réalisation du projet suivant de la Ville : l’agrandissement et la modernisation de l’usine de production d’eau potable Desjardins, b) le financement de ce projet. »

Le 20 juillet 2017, Me Marie Ève Guimond, conseillère juridique, m’a transmis l’information suivante à la demande de Me Marlyne Turgeon :

« Après avoir effectué des vérifications additionnelles auprès des Directions concernées de notre organisme, il nous a été confirmé que les seuls documents actuellement détenus par la Ville sont ceux de 2009. En effet, le projet d’agrandissement aurait été discuté en 2007 mais toutes les décisions et le début de celui-ci s’est concrétisé en 2009, d’où l’absence de documents en lien avec une prise de décision avant 2009. »

Vous n’ignorez pas, Madame, que la Direction du greffe se trompe fort quand elle écrit que « toutes les décisions et le début de celui-ci [le projet d ‘agrandissement] s’est concrétisé en 2009 » : l’essentielle décision concernant le financement du projet a été prise en juillet 2007 par le conseil municipal ! *

Comme il est certain que vous conviendrez avec moi qu’il serait impossible à comprendre que la préparation et la réalisation d’un projet aussi important ** que l’agrandissement et la modernisation de l’usine de production d’eau potable Desjardins n’ait pas nécessité la création de documents divers et nombreux [étude approfondie sur les besoins en eau potable de la Ville, documents d’aide à la décision destinés aux décideurs (maire et conseillers municipaux), etc.], je vous demanderais de bien vouloir vérifier (de nouveau, si vous l’avez déjà fait) si votre organisation ne possède pas des documents relatifs à la préparation et à la réalisation du projet d’agrandissement et de modernisation de l’usine de production d’eau potable Desjardins ou à des travaux connexes, et de me faire part du résultat de votre vérification.

Ce courriel et votre réponse seront publiés au http://www.lepasseurdelacote.com.

Agréez, Madame, l’expression de mes sentiments distingués.

Roger Martel

Lévis

* « En juillet 2007, le conseil municipal de la Ville de Lévis (le conseil) autorisait le financement afin d’agrandir et de moderniser l’usine de production d’eau potable Desjardins. » (Yves Denis, Usine de production d’eau potable Desjardins Rapport d’audit – Mars 2017, p. 1)

** Le vérificateur général de la Ville a écrit en 2017 que le projet a donné lieu au « plus important investissement réalisé par la Ville depuis les fusions municipales », et que « la Ville était mal préparée pour réaliser un chantier d’une telle envergure, n’ayant ni les ressources, ni l’expertise nécessaires pour assurer la gouvernance d’un projet semblable. » (Yves Denis, Usine de production d’eau potable Desjardins Rapport d’audit – Mars 2017, p. 3 et 1)

Usine de production d’eau potable Desjardins de Lévis. Où sont les documents ? 17

Lévis, le 8 août 2017

Monsieur Michel Desgagné

Directeur du service de police

Courriel : levis@ville.levis.qc.ca

Monsieur,

Le 1er juin 2017 j’ai envoyé la demande suivante à Me Marlyne Turgeon, directrice du Greffe et greffière :



« J’aimerais que vous me donniez accès aux documents dans lesquels il est question des besoins en eau potable de la Ville de Lévis et qui ont servi au conseil municipal, en 2007, à décider d’autoriser ou de ne pas autoriser a) la réalisation du projet suivant de la Ville : l’agrandissement et la modernisation de l’usine de production d’eau potable Desjardins, b) le financement de ce projet. »

Le 20 juillet 2017, Me Marie Ève Guimond, conseillère juridique, m’a transmis l’information suivante à la demande de Me Marlyne Turgeon :

« Après avoir effectué des vérifications additionnelles auprès des Directions concernées de notre organisme, il nous a été confirmé que les seuls documents actuellement détenus par la Ville sont ceux de 2009. En effet, le projet d’agrandissement aurait été discuté en 2007 mais toutes les décisions et le début de celui-ci s’est concrétisé en 2009, d’où l’absence de documents en lien avec une prise de décision avant 2009. »

Vous n’ignorez pas, Monsieur, que la Direction du greffe se trompe fort quand elle écrit que « toutes les décisions et le début de celui-ci [le projet d ‘agrandissement] s’est concrétisé en 2009 » : l’essentielle décision concernant le financement du projet a été prise en juillet 2007 par le conseil municipal ! *

Comme il est certain que vous conviendrez avec moi qu’il serait impossible à comprendre que la préparation et la réalisation d’un projet aussi important ** que l’agrandissement et la modernisation de l’usine de production d’eau potable Desjardins n’ait pas nécessité la création de documents divers et nombreux [étude approfondie sur les besoins en eau potable de la Ville, documents d’aide à la décision destinés aux décideurs (maire et conseillers municipaux), etc.], je vous demanderais de bien vouloir vérifier (de nouveau, si vous l’avez déjà fait) si votre organisation ne possède pas des documents relatifs à la préparation et à la réalisation du projet d’agrandissement et de modernisation de l’usine de production d’eau potable Desjardins ou à des travaux connexes, et de me faire part du résultat de votre vérification.

Ce courriel et votre réponse seront publiés au www.lepasseurdelacote.com.

Agréez, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Roger Martel

Lévis

* « En juillet 2007, le conseil municipal de la Ville de Lévis (le conseil) autorisait le financement afin d’agrandir et de moderniser l’usine de production d’eau potable Desjardins. » (Yves Denis, Usine de production d’eau potable Desjardins Rapport d’audit – Mars 2017, p. 1)

** Le vérificateur général de la Ville a écrit en 2017 que le projet a donné lieu au « plus important investissement réalisé par la Ville depuis les fusions municipales », et que « la Ville était mal préparée pour réaliser un chantier d’une telle envergure, n’ayant ni les ressources, ni l’expertise nécessaires pour assurer la gouvernance d’un projet semblable. » (Yves Denis, Usine de production d’eau potable Desjardins Rapport d’audit – Mars 2017, p. 3 et 1)