À Lévis (Québec), 761 000 $ rien que pour les indemnités de départ et de transition des conseillers municipaux et de la maire en 2013.

Les élections municipales de 2013 ont coûté cher aux gens de Lévis : 761 000 $ rien que pour les indemnités de départ et de transition données aux élus qui avaient décidé de ne pas se représenter; cette année, combien de dollars les élus qui quittent la politique librement retireront-ils des poches des contribuables?

En 2013, l’ancienne mairesse de Lévis, Danielle Roy Marinelli, a touché une indemnité de départ de (tenez-vous bien!) 115, 448 $, plus (tenez-vous plus solidement cette fois!) une allocation de transition de 137 187 $ malgré qu’elle avait 58 ans, un âge où beaucoup sont à la retraite, et qu’elle ne projetait probablement pas de réintégrer les rangs des infirmières, et qu’elle n’aspirait plus, peut-être, qu’à vivre désormais des jours heureux dans la propriété de 800 000 $ sans doute chère qu’elle et son mari ont le bonheur de posséder depuis une dizaine d’années dans le paisible village de Berthier-sur-Mer. (Pour rire, je rappelle que Monique Jérôme-Forget a encaissé, quand elle a quitté de son chef son poste de ministre des Finances à l’âge de 68 ans, emportant avec elle sa pleine pension de retraite, une indemnité de transition de près de 150 000 $, destinée, peut-être, à lui permettre de suivre des cours de confection de sacoches…)

Dans les prochaines semaines, les électrices et les électeurs devraient se faire un devoir de tenter d’arracher aux candidats la promesse de n’être pas ridiculement gourmands de l’argent des contribuables : s’ils sont élus, une grande partie de ces aspirants conseillers et maires jouiront de conditions de travail plus enviables que celles de la majorité des travailleurs du Québec.

Roger Martel, électeur de Lévis

Le Peuple Lévis, 4 décembre 2013