Vous voulez passer l’Halloween?

Vous voulez passer l’Halloween? Vous êtes à la recherche d’un magnifique costume?

Si vous habitez à Lévis ou près de Lévis (Québec), rendez-vous au Magasin général Rive-Sud de la Société Saint-Vincent-de-Paul, 106, Côte du Passage, Lévis, 418-833-2166, http://www.magasingeneralrivesud.org.

 

Modérons nos transports : disons non au lien de trop entre Lévis et Québec !

La faculté de juger étant une des plus éminentes, on pourrait penser que le « réalisme » consiste à porter un jugement réfléchi sur la réalité. Mais manifestement, l’épithète « réaliste » n’est plus chez nous qu’un cliché que l’on sert pour se consoler d’un défaut d’imagination ou de pensée. Tant et si bien qu’on pourrait croire que la société a accouché d’un nouveau slogan tout à fait de notre temps : « Soyons réalistes, ne demandons rien ! »

Une telle attitude conduit pourtant tout un monde à vivre dans des réalités qui, au fond, ne sont plus de notre temps. On s’enfonce ainsi dans l’exubérance d’un monde de plus en plus surréel : bouchons infinis de circulation du matin au soir, cyclistes fauchés, étalement urbain, recul constant de la nature, fatigue, stress.

[…]

L’auto continue de régner chez nous comme si elle était coiffée d’un diadème. Jusqu’où cela peut-il aller ? Au Texas, en 2008, on a doté Houston d’une autoroute de 26 voies, la Katy Freeway. Vous lisez bien : 26 voies. Plus de gens ont dès lors pris l’option de la voiture. Et ce réseau délirant se trouve désormais plus engorgé qu’avant sa construction ! C’est pourquoi le « réalisme » qu’invoque Denis Coderre, avec une assurance plutôt grossière, n’est qu’une manière bien terre à terre de perdre de plus en plus contact avec le monde réel. On chercherait en vain de vrais espoirs dans ce cauchemar urbain nappé de sauce réaliste si personne ne sonnait enfin l’heure du réveil.

(Jean-François Nadeau, Modérer ses transports, Le Devoir, 16 octobre 2017 http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/510455/moderer-ses-transports)

 


En raison de l’enthousiasme délirant des animateurs de radio, l’élection à la mairie de Québec prend les allures d’un référendum sur le « troisième lien ». Il y a si peu d’enjeux de fond dans cette course à trois que la construction d’un pont ou d’un pont-tunnel reliant Lévis à Québec prend une place démesurée dans les discussions.

Le candidat de Québec 21, Jean-François Gosselin, courtise à fond le vote « char », ou encore la « droite-auto » pour reprendre l’expression du chroniqueur François Bourque. Régis Labeaume a évoqué un éventuel projet « structurant » de transport en commun au tracé secret et mystérieux. C’en est assez pour que M. Gosselin l’accuse d’avoir trahi l’esprit de feue la mairesse Andrée Boucher, et par extension les citoyens de Québec. Le maire est devenu pour lui un incontrôlable dépensier.

[…]

Québec est cependant l’une des villes où la dépendance à l’automobile est la plus grande. Les transports collectifs y sont anémiques. Avant de se lancer dans l’aventure d’un troisième lien, le futur maire de Québec serait bien avisé de bonifier l’offre de transports collectifs, avec la participation de Québec et d’Ottawa. Le maire Labeaume semble emprunter cette voie, mais il le fait de manière bien évasive. Au moins, il reste clair quant à l’inutilité d’un troisième lien. Celui-ci aura un effet très limité sur la congestion routière et le développement de l’est de Québec, où il reste peu de terrains à vocation industrielle ou technologique.

L’augmentation de la capacité routière encouragera l’étalement urbain qui contribuera à son tour à la congestion. C’est un cycle sans fin que Québec doit briser afin de poursuivre sur sa lancée.

(Brian Myles, Mairie de Québec: un lien de trop, 16 octobre 2017, Le Devoir, http://www.ledevoir.com/politique/ville-de-quebec/510466/mairie-de-quebec-un-lien-de-tro)p

Lancement à Québec le mercredi 18 octobre 2017 – Anthologie de la revue Relations – Centre justice et foi

Date : 18 octobre 2017

Heure : 19h à 21h

Lieu : Chapelle des jésuites (20, rue Dauphine, Québec)

 

Source : Lancement à Québec – Anthologie de Relations – Centre justice et foi

Lancement à Québec – Anthologie de Relations

Relations. Plus de 75 ans d’analyse sociale et engagée.
Avec les interventions de Suzanne Clavette, Jacques Racine, Suzanne Loiselle et Jean-Claude Ravet ainsi qu’un échange « Que peuvent croyants et non-croyants trouver aujourd’hui dans l’héritage et le projet actuel de Relations pour nourrir leur engagement ? »

Cette anthologie de la revue Relations offre un panorama de plus de 75 ans d’engagement pour la justice sociale en même temps qu’un regard sur l’évolution de la société québécoise. Préfacée par le sociologue Jean-Philippe Warren, elle regroupe une quarantaine de textes publiés entre 1941 et 2016 témoignant de l’ancrage de Relations dans l’actualité de son époque, et ce, à quatre étapes distinctes de son histoire. Quatre de ses artisans ou collaborateurs présentent chacun une de ces grandes périodes, à savoir Suzanne Clavette (de 1941 à 1959), Albert Beaudry (de 1960 à 1979), Suzanne Loiselle (de 1980 à 1999) et Jean-Claude Ravet (de 2000 à 2016).

IL SERA AUSSI POSSIBLE D’Y VOIR L’EXPOSITION « RELATIONS, UNE REVUE ENGAGÉE DANS SON ÉPOQUE » QUI RETRACE SA CONTRIBUTION CRITIQUE ET ÉCLAIRANTE AU FIL DES DÉCENNIES.

 

Le Parc des Meubliers, à Montréal.

 

 

Le Parc des Meubliers, photographié en octobre 2017 par Roger Martel

 

Le Parc des meubliers a été nommé ainsi « en hommage aux artisans des petites fabriques de meubles d’autrefois ».

Trouver sur son chemin un parc qui évoque des artisans peut surprendre un peu : on donne si souvent aux lieux publics le nom d’un personnage de l’histoire, grande ou petite. Le patronyme d’un député qui a collecté des fonds auprès d’entreprises comptant sur un renvoi d’ascenseur, par exemple, ou le nom d’une personnalité condamnée pour harcèlement psychologique, ou le nom d’un voleur de fonds publics. Découvrir un parc qui rappelle les modestes fabricants de meubles d’autrefois, ça fait plaisir.

Roger Martel

 

Meublier (canadianisme de la langue familière ou folklorique, selon le Bélisle.)

Fabricant de meubles. Marchand de meubles. Ébéniste.

(Louis-Alexandre Bélisle, Dictionnaire général de la langue française au Canada, deuxième édition, 1971, p. 775)