Élection municipale à Lévis (Québec) le 5 novembre 2017

Le 5 novembre prochain, à Lévis, des électrices et des électeurs éliront un maire et des conseillers. À ma connaissance, pendant la campagne électorale, les candidat·e·s n’ont pas cru bon de disserter sur l’obligation des élu·e·s et des autorités administratives municipales de toujours prendre en considération les demandes, les questions et les plaintes que leur adressent les citoyens et les citoyennes. On ne les a pas davantage entendu parler de la question de doter la Ville d’un protecteur ou d’une protectrice du citoyen et de la citoyenne, ni de la mise en place d’un dispositif d’alerte et d’une ligne de signalement. C’est malheureux parce que Lévis est mal outillée pour empêcher que des élu·e·s ou des autorités administratives opposent indéfiniment le silence à des communications d’administrés, c’est malheureux parce que Lévis n’offre pas à ses employé·e·s, soumissionnaires et fournisseur·e·s des voies qu’ils ou elles pourraient emprunter sans crainte pour dénoncer un élément de la Ville responsable d’une irrégularité ou de mauvaise gestion. Il faudrait que les électeur·rice·s élisent des candidat·e·s qui attachent beaucoup d’importance à ces questions, il faudrait qu’ils portent au pouvoir des personnes ayant la hauteur nécessaire pour proposer par exemple que la publication municipale LÉVIS’informe accueille des opinions de Monsieur et Madame tout-le-monde, ainsi que des nouvelles et des points de vue des partis d’opposition? C’est la grâce que je souhaite à la population lévisienne.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis