Nouvel An 2018 : Voeux d’une citoyenne française, présidente d’un soir de la République française.

Source : journal français Mediapart,  https://www.mediapart.fr/journal/france/311217/les-voeux-de-liberte-de-sandrine-rousseau?utm_source=20171231&utm_medium=email&utm_campaign=ALERTE&utm_content=&utm_term=&xts=&xtor=EREC-83-%5BALERTE%5D-20171231&xtloc=&url=&M_BT=3898047948

 

Chaque nouvel an, Mediapart propose à un-e citoyen-ne d’être notre président-e de la République d’un soir, afin de rappeler que celle-ci nous appartient à toutes et tous. Cette année, Sandrine Rousseau nous offre ses vœux de liberté pour 2018, en hommage à la libération de la parole des femmes face aux violences sexuelles.

 

Chers concitoyens, chères concitoyennes,

Ce n’est pas si souvent que ces mots sont prononcés par une femme. Aussi je mesure l’honneur qui m’est fait de pouvoir les dire aujourd’hui devant vous. Allez, pour goûter cet événement, je les redis : chers concitoyens, chères concitoyennes. D’ailleurs, je suis accompagnée de Marianne* pour saluer ce moment, Marianne ou l’incarnation de notre République et donc de ses valeurs.

À propos de valeurs, plaçons 2018 sous le signe de celles qui nous unissent. La liberté d’abord. Voilà bien le mot le plus complexe sans doute de notre devise. Celle des uns s’arrête là où commence la liberté des autres, disait le philosophe. Permettez que je débute ces vœux sur la liberté de disposer de son corps, de l’habiller comme on le souhaite, de s’abandonner en l’offrant mais surtout d’en conserver l’intégrité.

2017 a été marquée par ces paroles toutes ensemble prononcées : Ça suffit ! Ras-le-bol ! Assez ! Nombreuses furent les femmes qui, d’un coup, ont crié leur ras-le-porc d’être « me too ». Assez d’être ramenées à notre corps, d’être présumées consentantes quand rien ne permet de le supposer. Ne plus supporter ces mains, ces prises de pouvoir, ces pénétrations non désirées. Les femmes ont parlé en 2017 librement, soudainement, et cela a été impressionnant, assourdissant même. D’aucuns ont jugé l’épisode inquiétant : mais que va-t-on pouvoir faire maintenant ? La drague a-t-elle été tuée dans l’œuf du « balance ton porc » ?

Formulons le vœu que 2018 soit l’année de la concrétisation et de l’amplification de ce mouvement d’émancipation, que cette nouvelle année soit marquée du sceau de la liberté conquise par les femmes à disposer entièrement de leur corps et donc que le plaisir, le désir soit libéré de la peur ou de la crainte. Que nos bouches, nos corps et nos mains s’unissent dans la liberté et en toute égalité mais toujours avec notre plein accord éclairé et énoncé. Oui nous avons envie de faire l’amour, non nous ne voulons pas être violées. Que 2018 soit alors sous le signe de l’amour et non de la guerre, surtout pas des sexes. Alors vous, les hommes, qui ne souhaitez en aucun cas être assimilés, emportés dans l’amalgame, rejoignez ce mouvement et dites combien vous aussi la souhaitez, cette société de femmes libérées et égales.

L’égalité justement, seconde valeur de notre République. Là aussi, le chantier est vaste. Dans l’égalité pourtant, ce qui est important n’est pas tant le constat sans cesse répété de l’état des inégalités que la force que l’on se donne ensemble pour que l’égalité progresse. Au milieu des mers ou au sommet des montagnes, des hommes et des femmes bravent les éléments pour aider celles et ceux qui y risquent leur vie, au nom de l’égalité. Un homme égale un homme égale une femme, d’où qu’il vienne et où qu’il aille.

Remarquez ce détail : ils n’y vont pas seuls, ils et elles s’unissent, mettent en commun leurs forces et leur humanité pour que l’égalité progresse. Ce mouvement souvent discret est à l’œuvre dans bien des domaines. Au sein des entreprises, des hôpitaux ou ailleurs, les lanceurs et lanceuses d’alerte comptent sur notre relais, notre sensibilité pour ne pas laisser les plus gros, les plus forts, les plus riches l’emporter. Alors, pour 2018, je vous souhaite ceci : offrir un peu de votre force et de votre énergie, la mettre en commun et en partage pour que, qui que vous soyez, où que vous soyez, vous permettiez et participiez, même modestement, à la progression de cette grande cause : l’égalité.

La fraternité. Considérer l’autre comme un frère – ajoutons : ou une sœur. Respecter, aider, être bienveillant et bienveillante. Considérer l’autre avec respect, c’est aussi le regarder différemment. Sortir des préjugés, de ce que nous croyons savoir, de ce sentiment de supériorité qui nous aveugle si souvent, suppose parfois plus d’efforts qu’il n’y paraît.

Voici des propos bien classiques pour une nouvelle année : soyons plus fraternels. Permettez que j’élargisse le cercle de la fraternité. Permettez que j’y mette une forme de rapport à la nature. Que l’on considère les éléments du vivant comme appartenant à un tout avec nous. N’imaginons pas que la nature, les animaux sont là pour servir les hommes et leur destin. Imaginons que nous appartenons à un ensemble dont chaque pièce finalement se doit de trouver l’équilibre avec les autres.

La fraternité n’est sans doute pas le bon mot, il faudra en trouver d’autres comme nous l’avons fait avec sororité pour expliquer combien les sœurs étaient aussi solidaires. Regarder la planète et ses ressources naturelles comme Picsou regardait un tas d’or nous conduit dans le mur. Et si changer de rapport à la nature était dans la continuité du changement de rapport aux autres hommes et femmes ? Si respecter l’autre nous conduisait aussi à regarder les animaux, les arbres sous un autre jour ?

La planète va mal et les discours n’y changeront rien. Que 2018 soit l’année de l’action en matière climatique, envers et contre toutes les grandes gueules ignorantes, fussent-elles haut placées. Que 2018 soit l’année de votre, de notre prise réelle de conscience.

La liberté est un but, l’égalité un moyen, la fraternité une manière d’y parvenir.

Avec Marianne à mes côtés nous vous souhaitons, chers concitoyens et concitoyennes, une année 2018 pleine de liberté, d’égalité et de fraternité.

….

Eh Marianne, tu en as pensé quoi ? Tu es restée de marbre, j’ai bien vu. 2018 sous le signe des femmes, c’est pas mal non ? Quoi ? Oui, bon, c’était une petite blague… Tu es de marbre, je sais. Ben, au moins comme ça, toi tu ne pleures pas à la télévision… Faut voir le côté positif. Allez, Marianne, liberté, égalité, sororité !

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* Qui est cette Marianne?


Nom donné à la République, représentée par une image de femme coiffée d’un bonnet phrygien.

Elle apparut pour la première fois en 1792.

(http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Marianne/131810)

Voir aussi http://www.larousse.fr/archives/histoire_de_france/page/784

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Jérusalem, capitale d’Israël… Ce grand retour du spirituel dans la politique internationale porte un nom : la guerre.

EXTRAITS de Dieu est-il diplomate ? Texte de Laurent Joffrin publié le 7 décembre 2017 dans le journal français Libération, http://www.liberation.fr/politiques/2017/12/07/dieu-est-il-diplomate_1615129?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

 

Ce matin sur France Inter. Nicolas Demorand interroge Aliza Bin-Noun, ambassadrice d’Israël en France, sur le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem décidé par Donald Trump. «Mais Jérusalem est notre capitale depuis trois mille ans !», s’écrie l’ambassadrice […] Ainsi donc, trois mille ans… C’est la tradition juive, en effet, très respectable comme tant de traditions. C’est écrit dans la Bible, aucun doute : l’Eternel offre aux Hébreux la Terre promise dont Jérusalem est la ville symbole. C’est là que l’incroyant prosaïque, tout de même, tique un peu. La Bible devient-elle pour les diplomates… parole d’Evangile ? […]

 

Difficile, dira-t-on, de ne pas prendre en compte le facteur religieux quand on parle de Jérusalem. Certes. Mais la Bible est-elle vraiment un manuel de géopolitique contemporaine, un guide de diplomatie moderne ? Rappelons tout de même, sans jouer au rationaliste à front bas, que la Bible n’est pas un livre d’histoire. Les spécialistes, par exemple, Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, archéologues israéliens, considèrent que tous les événements rapportés dans la Bible antérieurs à 600 avant JC, comme la captivité en Egypte, l’exode, le retour vers Canaan, sont légendaires. […] Jérusalem capitale depuis trois mille ans ? C’est une légende. […]

 

Tous les peuples ont besoin de mythes. Mais les mythes sont-ils des repères légitimes pour organiser une politique raisonnable, ici et maintenant ? Il en va de même côté musulman. L’attachement à Jérusalem tient au «voyage nocturne» du Prophète, qui serait ensuite monté au ciel guidé par l’ange Gabriel. La vérité historique de cet épisode n’étant pas tout à fait établie, peut-on s’y fier pour discuter du statut de Jérusalem, autrement que pour évoquer une autre tradition, elle aussi respectable, mais d’une solidité factuelle un peu friable ? C’est là qu’on passe du scepticisme à l’inquiétude. Si la mystique tient lieu de politique, comme le suggère l’ambassadrice dans son cri du cœur, quelle est la place pour le compromis ? Peut-on négocier avec Dieu ? S’arranger avec les écritures saintes ? Passer un compromis avec l’Eternel ou avec Allah ? Ce grand retour du spirituel dans la politique internationale porte un nom, commun aux deux univers : la guerre.

 

LECTURE PROPOSÉE :

http://www.lemonde.fr/international/visuel/2017/12/13/jerusalem-capitale-impossible_5229152_3210.html

[Gaétan] Barrette et l’intimidation : goujat et ministre

14 décembre 2017

 

EXTRAITS de l’éditorial de Robert Dutrisac publié dans le quotidien montréalais Le Devoir le 14 décembre 2017

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/515395/barrette-et-l-intimidation-goujat-et-ministre

 

[GAÉTAN] BARRETTE ET L’INTIMIDATION: GOUJAT ET MINISTRE

 

Ainsi, le ministre aurait usé et userait toujours d’intimidation. Y a-t-il quelqu’un pour se surprendre d’une telle allégation ? Ce qu’il faut craindre, c’est l’effet que le tempérament vindicatif de cet autocrate aura sur le fonctionnement du réseau de la santé.

[…]

Le ministre s’est comporté en goujat avec la critique péquiste en matière de santé, Diane Lamarre, qu’il a traitée avec un mépris consommé, la qualifiant d’« ignorante », d’« épileptique », d’« architecte du néant ». […]

La semaine dernière, cinq organisations représentant des membres du personnel, les médecins et les gestionnaires du réseau dénonçaient « l’intimidation, le dénigrement et l’abus de pouvoir » dont faisait preuve l’omnipotent ministre.

La défense fournie par Gaétan Barrette pour expliquer son comportement passé est lamentable. […]

Comme il ne souffre pas la contradiction, il a transformé les gestionnaires du réseau en béni-oui-oui. Et il a aboli le poste de Commissaire à la santé et au bien-être, une institution indépendante qui aurait évalué ses réformes.


GOUJAT : Homme sans usage, manquant de savoir-vivre et d’honnêteté, et dont les indélicatesses sont offensantes. (Le Petit Robert)

GOUJAT : Implique une idée de bassesse. (Henri Bénac, Dictionnaire des synonymes, Librairie Hachette)

 

 

Est-ce la fin des partis politiques ?

En France, l’homme politique Xavier Bertrand annonce en décembre 2017 qu’il quitte le parti Les Républicains; il dit « qu’il ne croit plus aux « partis politiques traditionnels ». Laurent Joffrin, du journal français Libération, réagit le 12 décembre 2017 : «  le rejet des vieux partis devient décidément le marqueur du «nouveau monde» inauguré par l’élection d’Emmanuel Macron (président du pays depuis le 14 mai 2017).

« Ce nouveau monde est-il si neuf ? Est-il meilleur que l’ancien ? L’effacement des partis classiques est une évidence. En marche est un mouvement, comme La France insoumise. Benoît Hamon cherche son salut dans un club juvénile rassemblé autour de sa personne. Le vieux PS est invisible, réduit comme peau de chagrin. Restent LR et le FN, ces survivants mal en point. (…) Seuls les socialistes ont conservé l’ancien rituel – un congrès, des motions, un vote à bulletins secrets. Ce sont les plus mal en point…

« Comme les vieilles chaussures, les vieux partis avaient pourtant leur vertu. Ils ne désignaient pas seulement les candidats. Ils étaient des écoles de formation civique. Le Parti communiste offrait une promotion à des ouvriers que leur origine sociale avait privés d’études ; les socialistes au temps de leur splendeur faisaient cohabiter militants, experts, énarques et élus locaux dans une camaraderie égalitaire qui n’était pas de façade. Le parti gaulliste rehaussait le peuple et le mettait en communication directe avec l’Histoire. Tous avaient une culture, une légende, un héritage et obligeaient les adhérents à se bonifier en compétence, en expérience, en influence. Les militants collaient des affiches mais ils débattaient aussi de l’avenir du pays et orientaient par leur vote la ligne générale. Ce sont aujourd’hui des suiveurs, des fans, des groupies, autrement dit des fantassins sans pouvoir, des «helpers», comme on dit chez Macron, qui remplissent les salles pour leur grand homme, lequel agit à sa guise sur la scène médiatique. C’est la modernité. Est-ce la démocratie ? »

(Source : Libération, 12 décembre 2017, http://www.liberation.fr/politiques/2017/12/12/bertrand-de-winterfell_1616149?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot)


Les partis politiques sont-ils en train de tomber en désuétude?

Facile de répondre par l’affirmative devant le résultat du premier tour des élections présidentielles en France, où républicains et socialistes ont été évacués du second tour.

Le candidat favori pour l’emporter, Emmanuel Macron, n’a pas de parti, il se dit ni de droite ni de gauche; il a déjà affirmé que tout le monde «se fout» des programmes des partis.

[…]

… ici [au Québec] aussi les partis politiques traditionnels montrent des signes d’essoufflement: nombre de membres en baisses, finan­ces difficiles, etc.

L’épisode de la commission Charbonneau et les changements des règles de financement ne les ont certainement pas aidés.

La réputation des partis est plombée.

[…]

Or, nos partis sont en phase de dévitalisation, comme l’a montré Alec Castonguay dans L’actualité du mois d’avril. L’ancien président de la Commission politique du PLQ, Jérôme Turcotte, l’a écrit dans un rapport l’an dernier: plusieurs militants du PLQ ont le sentiment que c’est là une «marque de commerce servant à faire élire une aile parlementaire qui a délais­sé le militantisme».

Du reste, il est loin d’être certain que, pour le bien de la démocratie, la multiplication des «mouvements» autour d’un seul homme, comme celui de M. Macron, soit vraiment l’idéal.

(source : Antoine Robitaille, La fin des partis? Journal de Montréal, 25 avril 2017, http://www.journaldemontreal.com/2017/04/25/la-fin-des-partis)


RÉGIME DE PARTIS ou PARTITOCRATIE [« système politique dans lequel les partis politiques détiennent la plupart ou la totalité des pouvoirs »]

Principales critiques faites aux « régimes des partis » :

alliances et partages du pouvoir entre partis politiques portant atteinte au suffrage universel ;

pouvoir des chefs de partis qui ne sont pas soumis au suffrage universel et dont l’impartialité n’est pas garantie ;

dérive vers la pensée unique avec l’apparition de partis politiques forts empêchant le développement de partis nouveaux ou contestataires ;

non respect du principe de séparation des pouvoirs, les mêmes partis détenant les différentes instances du pouvoir.

Les partisans de la démocratie participative, quant à eux, mettent en avant la nécessité de disposer d’organisations partisanes pour que les différents courants d’opinion puissent s’exprimer et que les citoyens puissent participer à la vie politique. Pour eux, la démocratie représentative s’oppose aux régimes de parti unique et aux dictatures.

(source : « Toupictionnaire » : le dictionnaire de politique, http://www.toupie.org/Dictionnaire/Partitocratie.htm)


 

Encan silencieux au Magasin général Rive-Sud, à Lévis (Québec)

L’encan prend fin le lundi 11 décembre 2017.

Ce sont des manteaux qui sont offerts.

106, Côte du Passage, Lévis, Qc, G6V 5S9

Téléphone : 418-833-2166

Société Saint-Vincent-de-Paul

http://www.magasingeneralrivesud.org/

Heures d’ouverture

Lundi 9 h 30 à 17 h 00
Mardi 9 h 30 à 17 h 00
Mercredi 9 h 30 à 17 h 00
Jeudi 9 h 30 à 17 h 00
Vendredi 9 h 30 à 17 h 00
Samedi 9 h 30 à 17 h 00
   

MISSION GÉNÉRALE du magasin

Aider les plus démunis de notre communauté en leur offrant des biens essentiels à la vie de tous les jours. 

Promouvoir auprès de tous la réutilisation des biens donnés.


Éducation : prenons les jeunes au sérieux !

Prendre la jeunesse au sérieux

 

Louis Cornellier, le Devoir, 2 décembre 2017

http://www.ledevoir.com/culture/livres/514379/prendre-la-jeunesse-au-serieux

 

On veut les divertir, même à l’école, mais les jeunes méritent mieux et plus que ça. Souvent, sous le prétexte qu’ils sont encore à l’âge de l’insouciance, on ne leur réserve que des nourritures intellectuelles insignifiantes. Les choses sérieuses, croit-on, viendront bien assez vite.

 

Alors qu’on refuse de laisser les enfants se gaver de n’importe quoi en avançant l’idée qu’ils doivent bien se nourrir pour croître sainement, on tolère, on encourage même, leur consommation de produits culturels commerciaux et insipides. Pourtant, la croissance intellectuelle est certainement aussi importante que la croissance physique, et les jeunes, avant d’être corrompus par la malbouffe culturelle, restent ouverts à des stimulations plus substantielles. Il suffit parfois de leur en offrir pour constater qu’ils aiment ça.

 

À une époque où l’on a érigé l’estime de soi en culte, il est étonnant qu’on ne se rende pas compte des pouvoirs de la culture à cet égard. Avoir des connaissances, être cultivé, nous permet de mieux lire notre environnement, nous donne une prise sur le monde qui nous entoure, et cela rend fier et fort, en nous fournissant une armature intellectuelle inébranlable.