Le Carrefour mondial de l’Accordéon à Montmagny (Québec). Le 2 septembre 2018.

CARREFOUR MONDIAL DE L’ACCORDÉON à Montmagny (Québec)  –  

Site web : http://www.accordeonmontmagny.com/


La ville de Montmagny est située à quelque 80 km de Québec, à l’est de Berthier-sur-Mer, sur la rive sud du Saint-Laurent.


Photos prises le 2 septembre 2018 par Roger Martel

Bienvenue au Carrefour, semble nous dire cette charmante Québécoise.

Le 2 septembre 2018  il pleuvait. On a dansé sous la pluie !

Sur les terrains du Musée de l’Accordéon

Sur les terrains du Musée de l’Accordéon

Sur les terrains du Musée de l’Accordéon

Scène voisine de la Mairie. Artistes finlandais.

Scène voisine de la Mairie

Scène voisine de la Mairie

Rue Saint-Jean-Baptiste

Bistro L’Épi d’Or, rue Saint-Jean-Baptiste

Un accordéoniste, à l’Épi d’Or

Rue Saint-Jean-Baptiste

Rue Saint-Jean-Baptiste

Près de la Mairie

La Bibliothèque municipale de Montmagny présente une exposition de Raynald Légaré, peintre et sculpteur, entre autres.

La belle Bibliothèque municipale de Montmagny

Bibliothèque municipale de Montmagny

Des oeuvres de Pierre Clouâtre sont exposées à la Bibliothèque municipale de Montmagny.

Oeuvre de Pierre Clouâtre

Joseph Marmette (un texte sur J. Marmette est présenté ci-dessous)

Joseph Marmette (un texte sur M.-L. Marmette est présenté ci-dessous)

Oeuvre de Jean-Julien Bourgault (un texte sur J.-J. Bourgault est présenté ci-dessous)

Bibliothèque municipale de Montmagny

Un accordéoniste au restaurant À la Rive

Livres mis en évidence à la Bibliothèque municipale de Montmagny

Les ancêtres Guillaume Fournier et Françoise Hébert

Pont Boulanger

Église Saint-Thomas et cénotaphe

Parc de la mairie

Paroisse Saint-Thomas

Bibliothèque municipale de Montmagny. Le vieil immeuble abritait le presbytère autrefois (la paroisse en occupe encore une partie).

Maison, rue Saint-Thomas

Maison Charles-Poliquin, rue Saint-Thomas

Promenade voisine du Musée de l’Accordéon

À l’année prochaine !

Source : http://www.toponymie.gouv.qc.ca/CT/toposweb/Fiche.aspx?no_seq=135536

Montmagny

© Gouvernement du Québec

Origine et signification

Centre industriel et commercial de la Côte-du-Sud parmi les plus importants, la ville de Montmagny est située à quelque 80 km de Québec, à l’est de Berthier-sur-Mer, sur la rive sud du Saint-Laurent.

Construits originalement aux abords du fleuve Saint-Laurent, dans le secteur de l’embouchure de la rivière à Lacaille, les lieux recevaient les premiers Magnymontois dès 1671, année de la fondation de la mission de Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-Lacaille. Avec le temps, les rives de la rivière des Vases – nom officiel Rivière du Vieux Moulin – de même que les environs de l’embouchure de la rivière du Sud, accueillent des censitaires. La municipalité du village de Montmagny, érigée en 1845 et devenue ville en 1883, fusionne avec Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-la-Caille (1845) en 1966 pour former l’actuelle municipalité. Cette dernière appellation, attribuée sous les formes abrégées de Saint-Thomas ou Saint-Thomas-en-Bas au bureau de poste entre 1817 et 1858, honorait, d’une part, le deuxième desservant de la paroisse, l’abbé Thomas-Joseph Morel (1636-1687), et, d’autre part, Adrien d’Abancourt, dit Lacaille, grand-père de Louis Jolliet, qui se noie en 1640 près de l’embouchure de la rivière à Lacaille.

Quant à Montmagny, ce nom célèbre le souvenir de Charles Huault de Montmagny (1601-1657), premier gouverneur de la Nouvelle-France (1636-1648), à qui la seigneurie de la Rivière-du-Sud est concédée en 1646. C’est à lui que l’on doit la coutume d’allumer des feux de joie à l’occasion de la Saint-Jean-Baptiste. La présence de milliers d’oies blanches qui fréquentent chaque année, à l’automne, les battures de Montmagny et qui donnent lieu au Festival de l’oie blanche ainsi que le rôle économique important que joue la ville sur le plan régional ont donné naissance aux surnoms de Capitale de l’oie blanche et de Capitale de la Côte-du-Sud. Montmagny constitue un centre agricole, commercial et industriel, notamment dans le domaine de l’alimentation, du textile, de la mécanique et de l’électricité.

Ancien nom [ – ] : Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-la-Caille (Municipalité)

Source : http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=14807&type=pge#.W4yKViPhB90

Par Line Gosselin

Marmette, Joseph-Étienne-Eugène

Né à Montmagny, le 25 octobre 1844, Joseph-Étienne-Eugène Marmette est le fils de Joseph Marmet, médecin, et d’Élisa Taché, fille d’Étienne-Paschal Taché.

Marmette fait ses études classiques au petit séminaire de Québec de 1857 à 1864. Il étudie ensuite au Regiopolis College de Kingston, de 1864 à 1865, puis il entreprend des études de droit à l’Université Laval en 1865. Il ne termine cependant pas ce cours.

En 1867, Marmette est engagé comme commis au Bureau de la trésorerie de la province de Québec. En 1882, il devient fonctionnaire pour le gouvernement fédéral à Ottawa. Son travail l’amène à effectuer plusieurs voyages en Europe, puisqu’il est d’abord agent spécial de l’immigration en France et en Suisse, puis directeur adjoint des Archives du Canada. Alors qu’il occupe ce dernier poste, Marmette a notamment la responsabilité de faire retranscrire des archives relatives à l’histoire du Canada dans des dépôts français. Il est également responsable, en 1886, de la bibliothèque du pavillon canadien à l’Exposition coloniale de Londres.

Marmette s’est surtout fait connaître à titre de romancier et d’essayiste. Le roman historique est le genre littéraire qui marque principalement ses écrits. L’auteur publie son premier roman, Charles et Éva, sous forme d’un feuilleton dans La Revue canadienne en 1866 et 1867. Il reprend ce modèle pour deux autres romans dans L’Opinion publique. Il participe à la fondation de la Société royale du Canada en 1882, où il occupe le quinzième siège de la section I (Littérature, histoire et archéologie de langue française).

Outre Charles et Éva (1866-1867), Marmette a publié François de Bienville, scènes de la vie canadienne au XVIIe siècle (1870), L’intendant Bigot (1871), Le chevalier de Mornac (1873), Le tomahawk et l’épée (1877), Héroïsme et trahison (1878), Les Macchabées de la Nouvelle-France, histoire d’une famille canadienne, 1641-1768 (1878) et Récits et souvenirs (1891).

Il est décédé à Ottawa, le 7 mai 1895. Il est inhumé à Montmagny.

Il avait épousé, en 1868, Marie-Esther-Joséphine Garneau, fille de François-Xavier Garneau, célèbre historien, et d’Esther Bilodeau.

Source : Dictionnaire biographique du Canada, http://www.biographi.ca/fr/bio/marmette_marie_louise_15F.html

MARMETTE, MARIE-LOUISE (baptisée Marie-Louise-Joséphine-Esther-Eliza), dite Louyse de Bienville (Brodeur) (elle utilisait également le pseudonyme de Domino noir), auteure et conférencière, née le 29 mars 1870 à Québec, fille de Joseph-Étienne-Eugène Marmette et de Marie-Joséphine Garneau ; le 6 juillet 1892, elle épousa à Ottawa Donat Brodeur (décédé en 1920), et ils eurent trois fils et cinq filles, dont l’une mourut en bas âge ; décédée le 2 mai 1928 à Montréal.

Seule survivante des quatre enfants nés du mariage de Marie-Joséphine Garneau et de Joseph-Étienne-Eugène Marmette, Marie-Louise Marmette appartient à une famille de gens de lettres. Elle a pour grand-père maternel l’historien François-Xavier Garneau* et est la fille d’un écrivain prolifique qui figurera en 1884 parmi les fondateurs du Cercle des Dix, société littéraire d’Ottawa. C’est d’ailleurs un roman de Marmette, intitulé François de Bienville et publié à Québec l’année de sa naissance, qui inspirera à Marie-Louise le nom de plume qu’elle utilisera le plus fréquemment : Louyse de Bienville. Elle se souviendra d’avoir, enfant, accompagné son père dans quelques salons littéraires de Québec. Marie-Louise étudie chez les ursulines de Québec de 1880 à 1882, puis chez les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame à Ottawa. Elle aurait également étudié la littérature à Paris, où elle doit parfois séjourner avec sa famille à cause du travail de son père, alors archiviste pour le gouvernement fédéral. Selon le témoignage de sa fille Marguerite, Marie-Louise aurait passé, au total, quatre années dans la Ville lumière et aurait ainsi cultivé son attachement à la culture française. À l’été de 1892, à Ottawa, Marie-Louise épouse Donat Brodeur, avocat. Le couple s’installera par la suite à Montréal et aura huit enfants.

Marie-Louise Brodeur poursuit une carrière littéraire qui demeure mal connue. Sa participation, entre 1902 et 1909, au Journal de Françoise, fondé à Montréal par la journaliste Robertine Barry*, dite Françoise, figure sans doute parmi ses premières collaborations à des périodiques. Son association à la presse féminine montréalaise se poursuit ensuite, entre 1913 et 1915, dans les pages du magazine Pour vous mesdames, fondé et dirigé par Georgine Bélanger*, dite Gaétane de Montreuil. Elle publie également, de 1913 à 1916, des articles dans la Bonne Parole, organe de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, dont elle est membre actif (elle donne notamment des conférences au cours des réunions mensuelles de l’Association professionnelle des employées de manufactures et de l’Association professionnelle des employées de magasins [V. Marie-Anne Laporte], associations que chapeaute la fédération). Deux textes de Marie-Louise figurent, en 1920 et en 1924, dans la Revue moderne d’Anne-Marie Gleason*, dite Madeleine. Parallèlement, la journaliste collabore à des publications au contenu plus général, notamment le Temps d’Ottawa, le Pays de Montréal, le Courrier de Montmagny et le Soleil ; elle ne publiera cependant jamais de livre.

Chronique d’actualité et littéraire, biographie, nouvelle, conte et poésie sont autant de genres auxquels s’essaie Marie-Louise Brodeur. Fascinée par les grands personnages (de Jeanne d’Arc à son aïeul François-Xavier Garneau), elle traite également à l’occasion de l’état de la littérature nationale et de l’avènement du féminisme, qu’elle considère comme « l’une des manifestations, la plus grave, qui aient honoré l’humanité, » déclare-t-elle en octobre 1913 dans Pour vous mesdames. Résolument collée à l’actualité, elle s’intéresse à la Grande Guerre, comme mère certes (ses trois fils s’étant engagés comme volontaires), mais aussi comme journaliste en publiant quelques « Pages de guerre » dans Pour vous mesdames (en octobre 1914) et la Bonne Parole (en février, mars, mai et juin 1916). Admiratrice du courage des Françaises dans cette lutte, Marie-Louise écrit ainsi, en juin 1916 : « Un peuple magnifié par de telles femmes ne sera jamais vaincu. » Le 18 janvier 1919, dans une chronique quotidienne de la Presse où des personnes sont appelées à donner leur opinion sur le suffrage féminin, elle revendique, sans détour, ce droit pour les femmes, ainsi que « son libre usage ».

En dépit d’une carrière notable qui a duré près de 25 ans, Marie-Louise Brodeur n’a pas connu la postérité d’une Françoise ou d’une Madeleine. La dispersion de ses écrits dans différents périodiques a sans doute contribué à son effacement. Après la mort de Marie-Louise, sa fille Marguerite a colligé près d’une trentaine de ses textes et les a publiés à Montréal en 1931 sous le titre Figures et Paysages. Par ce volume posthume, annoncé comme le premier d’une série de quatre, elle espérait rendre à sa mère un hommage mérité. Malheureusement pour l’historien, ce livre n’a pas eu de suite.

Line Gosselin

Nous avons dressé la liste des articles de Marie-Louise Marmette parus à Montréal dans le Journal de Françoise, Pour vous mesdames, la Bonne Parole et la Revue moderne. L’inventaire n’est cependant pas exhaustif pour la Bonne Parole, dont nous n’avons pu consulter le premier volume. Un exemplaire de cette liste est conservé au DBC. [l. g.]

ANQ-Q, CE301-S1, 29 mars 1870.— Le Devoir, 3 mai 1928, 21 mai 1932.— BCF, 1923 : 243.— Georges Bellerive, Brèves Apologies de nos auteurs féminins (Québec, 1920).— DOLQ, 2 : 493s.— Madeleine [A.-M.] Gleason-Huguenin, Portraits de femmes ([Montréal], 1938), 65.— Hamel et al., DALFAN, 946s.— J. Hamelin et al., la Presse québécoise, 4 : 347.— Roger Le Moine, Joseph Marmette, sa vie, son œuvre ; suivi de À travers la vie, roman de mœurs canadiennes de Joseph Marmette (Québec, 1968).— Mariages de la paroisse Sacré-Cœur, Ottawa (1889–1975), Julien Hamelin, compil. (Ottawa, s.d.), 24.— Gaétane de Montreuil [Georgine Bélanger], « Mme Donat Brodeur », Pour vous mesdames, 1 (1913–1914) : 202s.— M.-E. Vézina, « In memoriam », la Rev. moderne, 9 (1928), no 6 : 17.

Source : Ordre national du Québec, https://www.ordre-national.gouv.qc.ca/membres/membre.asp?id=20

Jean-Julien Bourgault (1910 – 1996)

Grand officier (1993)

Né à St-Jean-Port-Joli [près de Montmagny] le 24 juin 1910, Jean-Julien Bourgault fabriquait dès son jeune âge des petits bateaux en bois avant même de connaître le mot sculpture. Pourtant, il allait devenir le fondateur de l’École de sculpture de St-Jean-Port-Joli et inspirer une génération de jeunes artisans qui perpétue l’art de la sculpture sur bois. Dès le début de sa carrière, il décrit les scènes de l’actualité populaire; plus tard, guidé par un sens folklorique, il gravera sur bois de nombreuses scènes en relief, fournissant ainsi au patrimoine une documentation importante de la vie typiquement québécoise. Il a aussi participé à l’élaboration d’une trilogie prenant forme de reliefs en fonte, illustrant l’arrivée de Jacques Cartier, un groupe de sculptures monumentales installées à Gaspé.

Ses oeuvres qui ont été exposées au Musée du Louvre et qui ont été répandues au Canada et aux États-Unis témoignent de l’originalité et de la qualité exceptionnelle de cet artiste. Elles se retrouvent dans des collections publiques et privées en Angleterre, au Canada et aux États-Unis.

Récipiendaire du Mérite national français en 1964, nommé à l’Ordre du Canada en 1970, M. Bourgault a reçu plusieurs témoignages d’appréciation de ses concitoyens de St-Jean-Port-Joli, devenu la Capitale de l’artisanat par l’influence de Bourgault.

À l’automne 1991 se tenait à Montmagny l’exposition Riopelle-Bourgault qui a accueilli plus de 25 000 visiteurs. Aux quelque 40 toiles de Riopelle sur la faune et la flore de cette région du Québec et sorties tout droit de son atelier se mêlaient les sculptures, près de 50, de Bourgault dont certaines n’avaient pas été revues depuis une cinquantaine d’années. L’artiste Riopelle sans doute le plus connu au plan international côtoie Jean-Julien Bourgault qui a su donner un nom à l’art populaire de sa région par ses bas reliefs et mises en scène sur bois qui ont fait sa renommée et qui lui méritent le titre de père de la sculpture québécoise. Une heureuse exposition-duo en hommage à cette belle région du Québec.