S’empêtrer avec le 3e lien entre Lévis et Québec, 29-11-2018

Par Karine Gagnon, Journal de Québec, 29-11-2018, https://www.journaldequebec.com/2018/11/29/sempetrer-avec-le-3e-lien

À peine élu, François Legault peine déjà à justifier le projet sans queue ni tête qu’il a placé au cœur de ses priorités pour la région de Québec, celui d’un troisième lien.

[…]

Devenu premier ministre, il en a remis mercredi, dans son discours inaugural, en déclarant le plus sérieusement du monde son intention d’en faire un projet de développement durable.

On ne sait plus comment justifier un projet érigé en dogme, sans même avoir étudié le besoin ni les impacts. Après Jean-François Gosselin qui en avait fait un «attrait touristique du patrimoine», c’est le bouquet! Ça prend du toupet pour oser prétendre à un projet de développement durable avec un lien routier qui aurait pour effet pernicieux de stimuler l’utilisation de l’automobile et d’encourager l’étalement urbain. Tout cela sans pour autant réduire la congestion routière, de l’avis unanime des experts.

Des gilets jaunes au Québec?

 

Le 17 novembre [2018], la France s’est réveillée en jaune. Près de 290.000 Français ont manifesté un ras-le-bol qui dépasse la hausse de la taxe carbone.

(Frédéric Legrand, Olivier Nouaillas, Jordan Pouille, Youna Rivallain et Pascale Tournier, Les “gilets jaunes”, une colère française, revue française La Vie, 20/11/2018, http://www.lavie.fr/actualite/france/les-gilets-jaunes-une-colere-francaise-20-11-2018-94490_4.php

 

les gilets jaunes sont le contraire de nantis. Ils sont, par définition, des perdants de l’économie mondialisée et libérale.

(La lettre politique de Laurent Joffrin, Journal Libération, 22 novembre 2018, https://www.liberation.fr/politiques/2018/11/22/gilets-jaunes-insurrection-des-beaufs-ou-juste-colere-du-peuple_1693631?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot)

 

La plupart d’entre eux [les gilets jaunes] ont pour point commun de vivre désormais dans les territoires qui créent le moins d’emplois, à savoir dans les territoires ruraux, les petites villes et villes moyennes, comme la majorité des Français, d’ailleurs. Leur mouvement est une confirmation presque naturelle de ce qui se passe dans notre pays. Je le vois tous les jours en allant sur le terrain, dans les petites villes ou moyennes, mais aussi en banlieue. Il y a un ressentiment gigantesque.

(Christophe Guilluy : “Les gilets jaunes témoignent d’un conflit de classes” Interview Henrik Lindell, revue La Vie, 21/11/2018, http://www.lavie.fr/actualite/france/christophe-guilluy-les-gilets-jaunes-temoignent-d-un-conflit-de-classes-21-11-2018-94494_4.php)

Un objet publicitaire vantant le maire de Lévis (Québec). Pas de traces de l’acquisition de cet objet à la Ville !

Qui a fabriqué cet objet publicitaire? Combien a-t-il coûté?

Où sont les documents créés en raison de son acquisition?

Où est la facture présentée à la Ville par le fournisseur?

 

Lévis, le 29 novembre 2018

Honorable Gilles Lehouillier, maire de Lévis (Québec) et ancien membre de l’Assemblée nationale du Québec

Hôtel de Ville, Lévis (Québec)

Monsieur,

La ville de Lévis, sous votre administration, a fait payer aux contribuables un objet publicitaire montrant votre visage et ne portant que ces mots qui ne constituent nullement un message d’intérêt public : « Gilles Lehouillier un homme engagé dans son milieu ». J’ai soumis une demande d’accès aux documents relatifs à l’objet publicitaire; la réponse donnée ce mois-ci par votre employée Anne Bernier, avocate, assistante-greffière et responsable de l’accès aux documents, est la suivante :

« Ainsi, à la suite de l’information obtenue des différentes directions concernées, aucun document n’est détenu par notre service et visé par votre demande d’accès. »

Doit-on comprendre, Monsieur, que l’objet publicitaire n’existe pas, pour la Ville? Il y a pourtant des centaines de personnes, des milliers peut-être, qui l’ont vu lors du Festival de jazz de 2016 et peut-être ailleurs, dans d’autres contextes : une promenade en vélo avec vous, par exemple, ou une épluchette de blé d’Inde en votre compagnie. Le fabricant ou fournisseur de l’objet publicitaire vous a remis une facture, cela va de soi; où est cette facture? Vous l’avez réglée, la facture; des documents l’attestent; où sont ces documents? Le vent a-t-il emportée la facture et le reste, ou est-ce un geste de mauvaise humeur qui a causé leur perte? Où est la facture? Où sont les autres documents? La recherche effectuée a-t-elle été incomplète? Je suis sûr que vous désirez le savoir plus que moi. J’attends votre réponse.

N’oubliez pas ce passage de la Loi sur les cités et villes :  « Le maire exerce le droit de surveillance, d’investigation et de contrôle sur tous les départements et les fonctionnaires ou employés de la municipalité, à l’exception du vérificateur général, et voit spécialement à ce que les revenus de la municipalité soient perçus et dépensés suivant la loi, et à ce que les dispositions de la loi, les règlements et les ordonnances du conseil soient fidèlement et impartialement mis à exécution. » (Article 52, http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cs/C-19)

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles depuis 2013. Libre d’antécédents judiciaires.

Lévis (Qc). Documents disparus à l’Hôtel de Ville. Appel au vérificateur général.

Lévis, le 29 novembre 2018

Monsieur Yves Denis, vérificateur général

Ville de Lévis (Québec)

Monsieur,

La ville de Lévis, sous l’administration du maire actuel, M. Gilles Lehouillier, a fait payer aux contribuables un objet publicitaire montrant le visage du maire et ne portant que ces mots qui ne constituent nullement un message d’intérêt public : « Gilles Lehouillier un homme engagé dans son milieu ». J’ai soumis une demande d’accès aux documents de la Ville relatifs à l’objet publicitaire; la réponse donnée ce mois-ci par l’employée municipale Anne Bernier, avocate, assistante-greffière et responsable de l’accès aux documents, est la suivante :

« Ainsi, à la suite de l’information obtenue des différentes directions concernées, aucun document n’est détenu par notre service et visé par votre demande d’accès. »

Doit-on comprendre que l’objet publicitaire n’existe pas, pour la Ville? Il y a pourtant des centaines de personnes, peut-être des milliers, qui l’ont vu lors du Festival de jazz de 2016 et peut-être ailleurs, dans d’autres contextes : une promenade en vélo avec M. Lehouillier, maire, par exemple, ou une épluchette de blé d’Inde en compagnie de M. Lehouillier, maire. Le fabricant ou fournisseur a certainement remis une facture à la Ville; vous me comprendrez si je vous demande d’essayer de trouver cette facture. La facture a certainement été réglée; des documents l’attestent certainement; vous me comprendrez si je vous demande d’essayer de trouver ces documents? Le maire serait heureux de savoir où ils sont; les citoyennes et les citoyens de Lévis aussi.

Permettez-moi de bifurquer un peu, Monsieur Denis, pour dire quelques mots sur l’indépendance des vérificateurs généraux des villes au Québec.

La Loi sur les cités et villes prévoit ceci :

« Le conseil nomme par résolution les fonctionnaires et employés qu’il juge nécessaires à l’administration de la municipalité, et fixe leur traitement.

Un vote à la majorité absolue des voix des membres du conseil est requis pour que ce dernier puisse destituer, suspendre sans traitement ou réduire le traitement d’un fonctionnaire ou employé qui n’est pas un salarié au sens du Code du travail (chapitre C-27) et qui, depuis au moins six mois, occupe son poste ou a occupé, au sein de la municipalité, un poste dont le titulaire n’est pas un tel salarié. Toutefois, dans le cas du vérificateur général, un vote à la majorité des deux tiers des voix des membres est requis. » (Loi sur les cités et villes, article 71, http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cs/C-19)

Si je comprends bien le législateur, l’importance des ressources publiques confiées au bureau des vérificateurs généraux varie selon la Loi sur les cités et villes ainsi qu’en fonction des décisions des membres des conseils municipaux. Le conseil municipal qui décide de donner moins de ressources au vérificateur général de la Ville peut rendre plus difficile, voire beaucoup plus difficile la tâche de son important employé, et réduire l’efficacité du bureau de ce dernier (un subalterne du vérificateur général pourrait devoir être congédié, par exemple). Une diminution des ressources pourrait avoir aussi pour conséquence la baisse de la rémunération du vérificateur général. La Loi des cités et villes n’assurerait donc pas l’indépendance des vérificateurs généraux. C’est un gros problème; les vérificateurs généraux des villes se fendent-ils en quatre pour le régler?

La présente sera publiée au www.lepasseurdelacote.com, comme votre réponse.

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles depuis 2013. Libre d’antécédents judiciaires.

À Lévis (Québec), éloge de la charia, expulsion d’un bénévole du Tremplin. Qu’en pense un ancien membre musulman du conseil d’administration du Tremplin?

Lévis, le 28 novembre 2018

Madame Nawel Bahria, ancien membre du conseil d’administration du Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

Aux bons soins de Monsieur Guillaume Boivin, directeur du Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

Côte du Passage, Lévis (Québec)

Madame,

(Vous vous rappelez? Lors de notre dernière rencontre, je vous ai dit que je vous écrirais, que je publierais mon texte au www.lepasseurdelacote.com, que je demanderais à M. Guillaume Boivin, directeur du Tremplin, de vous transmettre mon texte. Il est fait, mon texte.)

Quand le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles a pris la décision d’organiser une Soirée publique « pour démystifier l’islam », en collaboration avec la Mosquée de Lévis, vous étiez membre du conseil d’administration du Tremplin. La Soirée a eu lieu le 18 mai 2017 dans une ancienne chapelle catholique; j’y suis allé en compagnie d’autres personnes. Après, j’ai reproché au Tremplin, vous le savez certainement, de n’avoir donné la parole, lors de la Soirée, qu’à deux musulmans, faisant ainsi de ladite Soirée une activité de propagande religieuse [l’islam est la meilleure religion et elle doit supplanter toutes les autres religions, dit le Coran (48,28; 3,19.85; 2,286…); l’imam et la québécoise convertie qui l’accompagnait auraient eu tort de se gêner…]. J’ai aussi fait savoir au Tremplin (à M. Guillaume Boivin, son directeur, et à M. Elhadji Mamadou Diarra, président de son conseil d’administration) que je n’ai pas apprécié entendre l’imam de Lévis (marchand à Québec), lors de ladite Soirée, déclarer son amour incommensurable pour la charia (loi islamique), la charia dont la Cour européenne des droits de l’homme a dit ceci :

« Les abondants travaux sur les rapports entre Charia (prise comme application de sa composante juridique, fiqh inclus) et droits de l’Homme concluent en général à l’incompatibilité entre les deux. La Cour européenne des droits de l’homme, dans un arrêt du 31 juillet 2001 Refah Partisi c. Turquie, fait observer l’incompatibilité du régime démocratique avec les règles de la charia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Charia).

la charia dont un musulman bien connu, professeur émérite à l’Université de Tunis, historien, penseur et islamologue, auteur d’une trentaine d’ouvrages, je parle de Mohamed Talbi (1921-2017), a dit ceci : « Il n’y a que le Coran qui m’oblige », écrivait-il dans Penseur libre en islam (Albin Michel, 2002). « Je ne crois qu’au Coran et pas à la charia », déclarait-il à Jeune Afrique en 2015. Le premier est l’œuvre de Dieu, la seconde n’est qu’une « production humaine » qui « n’a rien à voir avec l’islam » et dont les musulmans « doivent se délivrer », affirmait-il au Monde dès 2006. »

(Frédéric Bobin, Mohamed Talbi, l’éclaireur du Coran, Le Monde, 5 mai 2017 , https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/05/mohamed-talbi-l-eclaireur-du-coran_5123219_3212.html)

la charia dont on se défie : « Une défiance similaire est aussi perceptible également parmi les personnes et les intellectuels de culture musulmane elles-mêmes. Ainsi Michel Hîlal Renard, cofondateur de la revue Islam de France (la seule revue intellectuelle musulmane pluraliste de la décennie 90, aujourd’hui disparue), pointait-il l’impossible conciliation entre les lois de l’islam et celles de la République [3], et la sociologue Leïla Babès enseignante au sein de la Faculté catholique de Lille présentait la sharî’a comme étant fondée sur le rejet des valeurs occidentales [4]. « Tout le monde éprouve un malaise dès lors qu’il s’agit de la sharî’a [charia], écrivait à son tour, l’imam et jurisconsulte Tariq Oubrou [recteur de la mosquée de Bordeaux]. Les musulmans eux-mêmes sont gênés lorsqu’ils parlent de cet aspect normatif de l’islam. On accepterait bien un islam débarrassé de la sharî’a : un islam sécularisé, proposeront d’autres ! » [5].

(Je pourrais reproduire ici des milliers d’autres textes sur la charia.)

Êtes-vous heureuse, Madame Nawel, que le Tremplin ait organisé, avec la Mosquée de Lévis, une activité publique au cours de laquelle l’imam Karim Elabed a vanté la charia?

Seriez-vous heureuse qu’une charia soit mise en œuvre au Canada pour toute la population ou pour les adeptes de l’islam? Si une personne ou un groupe répond oui, je veux une charia! il est essentiel qu’elle ou il précise sans tarder aux Canadiennes et aux Canadiens ce qu’elle contiendrait, cette charia, en quoi elle consisterait?

Une autre question, Madame Nawel.

Le conseil d’administration du Tremplin, conseil toujours présidé par Elhadji Mamadou Diarra, m’a mis à la porte du Tremplin (peut-être avec l’accord du directeur et employé du Tremplin, M. Guillaume Boivin), il m’a mis à la porte d’une manière qui ignore les valeurs et les usages d’une société comme celle du Québec : avant de décider de m’expulser, les administrateurs du Tremplin ne m’ont pas informé qu’ils envisageaient de le faire, ils ne m’ont pas invité à présenter mon point de vue devant le conseil d’administration, ils ne m’ont pas donné la possibilité de m’adresser aux membres du Tremplin, il ne semble pas qu’ils aient fait connaître leur décision de m’expulser aux membres du Tremplin. (On ne procède probablement pas comme ça dans le pays musulman d’où vient M. Diarra, le Sénégal, qu’un homme de bien m’a fait connaître un peu dans ma jeunesse, M. Leopold Senghor, président de la République du Sénégal de 1960 à 1980, écrivain, premier Africain admis à l’Académie française.) M. Diarra m’a proposé d’aller le voir au Tremplin, entre quatre murs; je lui ai proposé que nous nous échangions quelques lettres qui auraient été publiées dans mon blogue (www.lepasseurdelacote.com) (le site web du Tremplin aurait pu les reproduire lui aussi). M. Diarra a rejeté ma proposition (tant pis pour la transparence!).

Madame Nawel, vous qui avez déjà été membre du conseil d’administration du Tremplin (aux côtés de M. Diarra), approuvez-vous la décision dudit conseil d’administration et de M. Diarra de me mettre à la porte du Tremplin? Trouvez-vous qu’ils avaient raison de m’expulser de la manière qu’ils l’ont fait? Dans votre pays d’origine, l’Algérie, est-il correct d’expulser un membre, un employé, un bénévole comme le conseil d’administration du Tremplin l’a fait avec moi? J’en doute, j’espère que la réponse est non. Me répondrez-vous?

Veuillez, Madame, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Est-ce que les musulmanes et les musulmans ont le droit de critiquer leur imam ou tout autre imam? Les musulmans et les musulmanes ont-ils l’habitude d’écrire la mention CONFIDENTIEL dans les lettres qu’ils écrivent? Vos réponses me permettront peut-être de comprendre le comportement de l’un de nos concitoyens.



Image tirée de la revue Jeune Afrique.

 

Pour Mohamed Talbi, « l’islam est compatible avec la démocratie, les musulmans doivent se délivrer de la charia, la liberté prime… »

(Florence Beaugé, Mohamed Talbi, libre penseur de l’islam, quotidien français Le Monde, 22 septembre 2006, https://www.lemonde.fr/europe/article/2006/09/22/mohamed-talbi-libre-penseur-de-l-islam_815801_3214.html)

 

Mohamed Talbi [1921-2017] était un historien, penseur et islamologue tunisien. Professeur émérite à l’université de Tunis, Mohamed Talbi a consacré une grande partie de sa vie au dialogue entre les religions et les cultures.

(https://www.franceculture.fr/emissions/questions-dislam/kalthoum-saafi-et-ghaleb-bencheikh-rendent-hommage-mohamed-talbi)

 

MONTREZ VOTRE SOLIDARITÉ AVEC LES FRANCO-ONTARIENS, novembre 2018.

Doug Ford sacrifie les francophones de l’Ontario

 

Le Devoir, Guillaume Bourgault-Côté, 16 novembre 2018

Il n’y aura finalement pas d’Université de l’Ontario français… et il n’y aura tout simplement plus de Commissariat aux services en français. Le gouvernement de Doug Ford a profité de son énoncé économique d’automne pour infliger deux camouflets inattendus aux Franco-Ontariens, mardi.

Choquée, la communauté a réagi vivement. Pour l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), ces décisions « inacceptables » auront un « impact négatif sur la communauté franco-ontarienne », a indiqué le président Carol Jolin.

La suite au

https://www.ledevoir.com/politique/canada/541425/doug-ford-sabre-les-services-aux-francophones-ontariens?utm_campaign=Autopost&utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR0LOqOanx9fKf18oKghBB4gxMkAtnLpeFi2GIccLUZDsgWn2WIOsulLux0

MONTREZ VOTRE SOLIDARITÉ AVEC LES FRANCO-ONTARIENS ET EXIGEZ LA RESTAURATION DES SERVICES LOCAUX AUX MINORITÉS LINGUISTIQUES !

http://act.friends.ca/page/34066/data/1?utm_medium=email&utm_source=engagingnetworks&utm_campaign=18nov20-doug-ford-francophonie&utm_content=18nov20-doug-ford-francophonie&ea.url.id=1598875&forwarded=true

Les musulmans et les non-musulmans du Québec et d’ailleurs, le carré et le cercle

 

Lévis, le 19 novembre 2018

La semaine dernière je m’assois devant un grand écran pour regarder le film Le Grand Bain, auquel le journal français Le Monde a donné ce «sous-titre : Le ballet aquatique des bras cassés ».

Au début du film, un personnage qui n’est pas visible à l’écran dit qu’un carré n’entrera jamais dans un cercle. À la fin du film, on entend une voix hors-champ soutenir que « Pour peu qu’on en ait envie, un cercle peut entrer dans un carré. » C’est à ce moment-là que j’ai pensé à la cohabitation des musulmans et des non-musulmans dans mon pays, puis dans le monde entier.

Fou?

Roger Martel, citoyen de Lévis (Québec)