Test des valeurs et mutilations sexuelles, au Canada (novembre 2019).

Test des valeurs et mutilations sexuelles

 

On comprend que les Canadiennes et les Canadiens parlent beaucoup ces temps-ci du projet gouvernemental québécois de création d’un test des valeurs; par contre, il est tout à fait incompréhensible que la population et les politiques se montrent aujourd’hui comme hier monstrueusement indifférents à la violation du Code criminel du Canada et de la Loi canadienne en matière de citoyenneté (qui exige que les personnes souhaitant obtenir la citoyenneté canadienne s’engagent par serment à « [observer] fidèlement les lois du Canada »). Au Canada, le livre sacré d’une religion ordonne de tuer les adeptes d’une autre religion… un autre livre sacré autorise la maltraitance des femmes… un autre brime la liberté de religion des personnes qui le vénèrent… On fait le silence sur ces infractions à des lois fondamentales, à ces crimes. Il y a vingt ans, en 1999, la publication québécoise La Gazette des femmes dénonçait « La loi du silence [qui] entoure la question des mutilations sexuelles pratiquées au Canada »; et « aucune poursuite pour MGF [mutilation génitale féminine] n’a jamais été engagée au Canada à ce jour », écrivaient en 2018 le mouvement Global Citizens et en 2015 le Canadian Medical Association Journal; pourtant, les mutilations génitales féminines ont été ajoutées au Code criminel canadien il y a vingt-deux ans, en 1997, et la population et les politiques n’ignorent pas que des fillettes canadiennes sont victimes d’une pratique religieuse ou culturelle, la barbare ablation du clitoris, qui, selon la Déclaration de principe numéro 272 de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (https://www.jogc.com/article/S1701-2163(16)39640-2/pdf), peut avoir, à plus ou moins long terme, de très nombreuses conséquences, dont celles-ci : la mort, l’ulcération des organes génitaux, l’herpès génital, les infections de l’appareil génital, des complications liées à l’accouchement et la mise en péril du nouveau-né, la crainte des relations sexuelles, le syndrome de stress post-traumatique, des complications en raison d’interventions de désinfibulation et, peut-être, de réinfibulation, l’infertilité, et la mort, la mort, il faut le répéter, des conséquences dont ne peuvent se laver les mains les Canadiennes et les Canadiens qui ferment les yeux et se taisent. De grâce, parlons moins du test des valeurs, élevons la voix contre les mutilations génitales féminines, extrême sauvagerie!

Roger Martel, citoyen de Lévis


LA PRATIQUE DE L’EXCISION/

MUTILATION GÉNITALE FÉMININE,

UNE CONVENTION SOCIALE NÉFASTE

L’EXCISION, ÇA EXISTE AU CANADA

L’EXCISION, ÇA EXISTE AU CANADA

L’EXCISION, ÇA EXISTE AU CANADA, MAIS

LA LOI DU SILENCE ENTOURE CETTTE QUESTION

 

L’EXCISION, ÇA EXISTE

dans bien des pays dits civilisés 


EXCISION/MUTILATION GÉNITALE FÉMININE

 

CONSÉQUENCES POUR LA SANTÉ

DES FILLES ET DES FEMMES

 

L’E/MGF ne présente aucun avantage connu pour la santé des filles et des femmes. Puisque l’intervention est souvent pratiquée sans anesthésie par un praticien traditionnel à l’aide de ciseaux, de lames de rasoir ou de verre brisé, les conséquences et les risques immédiats pour la santé peuvent être graves et mettre la vie en danger. Ces conséquences comprennent, entre autres, une douleur intense, le choc, la rétention urinaire, l’ulcération des organes génitaux, des lésions aux tissus adjacents et, dans certains cas, la mort. Les complications à plus long terme comprennent les infections, la chéloïde, les infections de l’appareil génital et les infections transmissibles sexuellement (surtout l’herpès génital), un risque accru de contracter le VIH, les complications liées à l’accouchement et la mise en péril du nouveau-né. Cette pratique comporte aussi des conséquences psychologiques, notamment la crainte des relations sexuelles et le syndrome de stress posttraumatique. Qui plus est, les femmes qui ont subi une E/MGF de type III sont exposées au risque de connaître des complications en raison des nombreuses interventions de désinfibulation et, peut-être, de réinfibulation, ainsi qu’à celui de connaître des problèmes urinaires et menstruels, des relations sexuelles douloureuses et l’infertilité.