Soirée d’échanges entre musulmans et non musulmans, ou propagande religieuse, à Lévis (Québec).

Lévis, le 14 novembre 2019

Monsieur Elhadjid Mamadou Diarra, président, Conseil d’administration

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

52, côte du Passage, Lévis

Monsieur,

En 2017, vous avez organisé avec la Mosquée de Lévis et son imam, M. Karim Elabed, une activité publique appelée « soirée d’échanges ». Le but de cette soirée, avez-vous affirmé, était de démystifier l’islam, c’est-à-dire de le montrer tel qu’il est.

La soirée a eu lieu au Patro de Lévis le 17 ou le 18 mai 2017; j’étais présent, bien accompagné. Les conférenciers chargés de démystifier l’islam étaient l’imam Karim Elabed et une femme convertie à l’islam (Mme Marie-Josée Coulombe, porte-parole de la communauté musulmane de Québec, selon Le Tremplin), deux personnes très attachées à la confession musulmane, on le devine. Était également présente Mme Isabelle Potvin (probablement une croyante musulmane) dont le Tremplin a publié un « témoignage » dans son site web.

Voici un extrait du texte de Mme Potvin, qui parle des musulmans / musulmanes et des Québécoises / Québécois non-musulmans :

« Mais il n’y a pas que nos goûts culinaires qui se rejoignent. Nous sommes similaires à plusieurs niveaux, bien plus que nous le croyons! Lors de discussions avec l’Imam, celui-ci nous a confié que le Canada était un pays où les valeurs musulmanes étaient vraiment incarnées, de façon très concrète : la compassion, l’entraide, la solidarité, la tolérance, la fraternité, la paix, la justice, la liberté, etc. Nous avons alors pris conscience que les valeurs profondes qui sont prônées par les religions catholiques et musulmanes se ressemblent beaucoup! »

(On trouve le texte de Mme Potvin au http://www.letremplinlevis.com/actualite-le-tremplin/evenements/soiree-d-echange-avec-la-communaute-musulmane-beau-temoignage-d-une-participante?highlight=WyJwb3R2aW4iXQ)

Le soussigné peut-il vous poser des questions, Monsieur Diarra, et vous demander de les transmettre à Mme Potvin?

La TOLÉRANCE est une valeur musulmane, a écrit Mme Potvin. Comment expliquez-vous que les homosexuels soient persécutés dans des pays musulmans, et que l’Arabie saoudite interdise la construction d’églises, et que dans un tableau récent dans lequel sont énumérés les pays où les chrétiens sont persécutés dans le monde, neuf des dix plus grands persécuteurs sont des pays musulmans? Comment expliquez-vous que le Coran pousse à l’intolérance religieuse, ici :  « Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants » (III, 85, traduction de l’islamologue Denise Masson), et ici : « Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier, ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Dieu et son Prophète ont déclaré illicite; ceux qui, parmi les gens du Livre [croyants du judaïsme et du christianisme], ne pratiquent pas la vraie Religion »; (IX, 29, traduction de D. Masson)?

La PAIX est une valeur musulmane, a écrit Mme Potvin. Comment expliquez-vous que les membres des deux plus importantes branches de l’islam, les sunnites et les chiites, s’entretuent depuis le septième siècle (des musulmans qui s’entretuent…)? Comment expliquez-vous qu’à l’heure où vous me lisez les sunnites et les chiites s’affrontent au Yémen, armes aux poings? Comment expliquez-vous que l’islam, pour s’étendre, a mené de très nombreuses luttes armées aux 7e et 8e siècles, et après : « [] entre 632 et le milieu du VIIIe siècle, les musulmans s’emparèrent, du côté de la Méditerranée, de la Syrie et de l’Égypte byzantine, de la Tripolitaine, du Maghreb (Tunisie, Algérie, Maroc actuels), de l’Espagne wisigothe (d’où ils pénétrèrent en Gaule […]). Au nord et à l’est, ils soumirent la Mésopotamie (Irak), l’Arménie, la Perse (Iran), le Turkestan (à l’est de la mer Caspienne); ils atteignirent même la Chine. Par la suite, l’Islam s’installe aussi dans une partie de l’Inde et en Malaisie, tandis qu’en Europe les Arabes menaçaient de leurs raids l’Italie et la Gaule. » (Jean Monnier et Marcel Pacaut, Histoire. Rome – Le Moyen Age jusqu’au XIVe siècle, Paris, Fernand Nathan, ©1954, p. 180-181. Jean Monnier était inspecteur général  d’histoire; Marcel Pacaut enseignait à la Faculté des Lettres de Lyon.) Je rappelle aussi qu’après la mort de Mahomet, « Les conflits sanglants, qui ont […] opposé les partisans de ‘Alî à ceux qui contestaient son autorité, continuent à traumatiser la conscience des musulmans. On les évoque encore sous le nom de « la grande discorde » ( al-fitna al-kubrâ) : des compagnons du prophète, « promis au paradis » et donnés comme modèle à suivre, se sont entretués, dressant les musulmans les uns contre les autres dans une guerre fratricide plus sanglante que toutes les guerres menées jusqu’alors contre des non musulmans ! La « grande discorde » marque, de façon tragique, la fin du Califat de Médine. Elle a débouché sur l’institution de la violence comme mode quasi exclusif de l’accès au pouvoir d’une dynastie, ou d’un autocrate. La violence devient le moyen principal d’exercer le pouvoir et de s’y maintenir pour ne le quitter que mort ou chassé par une action violente » (Mohamed Chérif Ferjani, Islam, paix et violence, in Revue Projet 2004/4, https://www.cairn.info/revue-projet-2004-4-page-47.htm).

[« Né en 1951, en Tunisie, Mohamed-Chérif Ferjani est professeur à l’Université Lyon-II. Auteur de travaux concernant l’islam et le monde arabe, il a notamment publié Les Voies de l’islam, approche laïque des faits islamiques (CRDP de Franche-Comté / Éditions du Cerf, 1996), Islamisme, laïcité et droits de l’homme (L’Harmattan, 1992) et Le Politique et le religieux dans le champ islamique (Fayard, 2005).]

La JUSTICE est une valeur musulmane, a écrit Mme Potvin. Comment expliquez-vous qu’en Iran les autorités jettent en prison les musulmanes qui manifestent pacifiquement contre le port du voile? Comment expliquez-vous que la justice musulmane puisse être inhumaine au point de punir le voleur de l’amputation de l’une de ses mains, au point de tuer à coups de pierres la femme adultère? Dites-nous si c’est agir d’une manière conforme à la justice que d’ordonner aux musulmans de tuer les chrétiens et les juifs (c’est écrit, dans le Coran, de les tuer) et d’autoriser les hommes musulmans à battre leur femme quand elle n’accepte pas d’obéir, de se soumettre (l’autorisation est donnée dans le Coran)?

La COMPASSION est une valeur musulmane, a écrit Mme Potvin. (Note : Selon la Charte de la compassion, le précepte de compassion implique « de s’abstenir d’infliger de la souffrance à autrui, en tout temps et en toutes circonstances, que ce soit dans la sphère publique ou privée » (http://agora.qc.ca/dossiers/La_Charte_de_la_compassion). Y-a-t-il de la compassion dans ce verset du Coran : « Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’en faire un grand carnage. Et serrez les entraves [chaînes ou liens] des captifs que vous aurez faits » (Coran 47, 4). Le musulman fait-il preuve de compassion quand il punit le vol à main armée ou le meurtre par décapitation par sabre (« Trois Iraniens, condamnés en Arabie saoudite pour trafic de drogue, ont été décapités au sabre à Damman ce dimanche », a écrit le quotidien Le Parisien le 8 novembre 2015), quand il oblige les enfants à apprendre le Coran par cœur, quand il persécute des chrétiens? Y-a-t-il de la compassion dans ces paroles du Coran : « La Géhenne [enfer représenté comme un feu éternel] aux aguets sera un refuge pour les rebelles. Ils y demeureront des siècles sans goûter ni fraîcheur, ni boisson – à part une eau bouillante et une boisson fétide – Ce sera une rétribution équitable [] Goûtez donc! Nous n’augmenterons, à votre intention, que le châtiment. » (Coran LXXVIII, 21-30; traduction de l’islamologue Denise Masson)

La LIBERTÉ est une valeur musulmane, a écrit Mme Potvin. Comment expliquez-vous que l’islam interdise aux musulmanes d’épouser une personne d’une autre religion que la leur? Comment expliquez-vous que l’on condamne à mort, en terres d’islam, les croyants musulmans qui abandonnent leur religion [en 2014, en Mauritanie, un musulman âgé de 30 ans, a été reconnu coupable d’apostasie et condamné à mort (https://www.france24.com/fr/20141225-mauritanie-musulman-condamne-a-mort-apostasie-islam-justice]? Comment expliquez-vous que « L’esclavage en terres d’Islam apparaît […] comme un fait important, qui toucha pendant des siècles des millions d’hommes et de femmes et brassa une très grande quantité d’argent » [Tatiana Pignon, L’Esclavage en terres d’islam (viie-xvie siècles), Revue Les Clés du Moyen-Orient, 26/12/2014, https://www.lesclesdumoyenorient.com/L-esclavage-en-terres-d-Islam-VIIe-XVIe-siecles)? Comment expliquez-vous que l’islam interdise aux musulmanes et aux musulmans de changer de religion e-prophete-peine-capitale-mohamed-cheikh-ould-mohamed)]? Il vaut la peine de dire un mot de la liberté de la presse : « De nombreux pays musulmans occupent les dernières places du classement mondial de la liberté de la presse établi par « Reporters sans frontières ». [] Dans de nombreux pays musulmans, les journalistes doivent systématiquement faire face à des menaces et sont exposés à des représailles. » (Human Rights Watch, https://www.humanrights.ch/fr/dossiers-droits-humains/islam/tensions/liberte-expression/

Les lignes précédentes démontrent que le texte de Mme Isabelle Potvin est trompeur; pourquoi, Monsieur Diarra, votre Tremplin l’a-t-il publié?

Il est bon que je mentionne ici que le 18 mars 2018 M. Mohamed Labidi (alors président du Centre culturel islamique de Québec) a prononcé une conférence dans un lieu appartenant à l’Église catholique de Québec, le Montmartre, une conférence destinée en particulier, selon le conférencier lui-même, à démontrer que les croyants musulmans et les catholiques sont « très proches [selon le journaliste Philippe Vaillancourt, M. Labidi a déclaré à son auditoire majoritairement catholique : « Vous allez voir que nous sommes très proches » (http://presence-info.ca/article/pour-une-relance-du-dialogue-islamo-chretien-a-quebec]. La conférence de M. Labidi a été trompeuse : les croyants musulmans et les catholiques ne sont pas « très proches » (je pense l’avoir prouvé au https://lepasseurdelacote.com/?s=Labidi).

Quel objectif visaient Mme Isabelle Potvin en écrivant dans le site web du Tremplin : « les valeurs profondes qui sont prônées par les religions catholiques et musulmanes se ressemblent beaucoup », et M. Mohamed Labidi en affirmant que les croyants musulmans et les catholiques sont « très proches »? Quand on veut vivre en harmonie avec ses voisins, on ne cherche pas à les induire en erreur.

POUR TERMINER, DES PAROLES SUR LA CHARIA :

Extraits du texte La charia est-elle compatible avec les droits de l’homme ? https://eclj.org/religious-freedom/pace/la-charia-est-elle-compatible-avec-les-droits-de-lhomme-?lng=fr)

(L’ECLJ est titulaire du statut consultatif spécial auprès des Nations Unies / ECOSOC depuis 2007. L’ECLJ agit dans les domaines judiciaires, législatifs et culturels et défend en particulier le droit à la liberté religieuse, la vie et la dignité des personnes devant la Cour européenne des droits de l’homme et à travers les autres mécanismes offerts par les Nations-Unies, le Conseil de l’Europe, le Parlement européen et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.)

a) « Certains principes énoncés dans la loi islamique [charia] contreviennent aux principes ayant qualité de droits de l’homme, au premier rang desquels la liberté religieuse. Selon la charia, un musulman n’a pas le droit de quitter sa religion pour une autre ou pour l’athéisme. Il s’agit d’un acte d’apostasie qui engendre sa mort civile (ouverture de sa succession) et qui mérite la peine de mort. »

b) La charia est « une justice islamique contraire à la Déclaration universelle des droits de l’homme ».

Extrait du livre Le Retour turbulent de Dieu. Politique, religion et laïcité, auteur : Sami Aoun *, Médiaspaul, © 2011, p. 109-111

« … les conflits entre l’interprétation de la charia et les droits de l’homme sont multiples. La charia n’a pas permis d’abolir carrément et expressément l’esclavage, même si ses règles font de la libération d’un esclave converti un acte méritoire et récompensé. Les châtiments corporels (hudûd) vont à l’encontre des droits de l’homme, mais sont prescrits explicitement par la charia.

[…]

« La liberté de culte est également problématique dans ce contexte. En effet, le verset coranique édictant qu’il n’y a point de contrainte dans la religion ne peut pas faire oublier d’autres prescriptions coraniques discriminantes envers ceux considérés comme apostats, tel : « Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’en faire un grand carnage. Et serrez les entraves des captifs que vous aurez faits. » (Coran 47 : 4). Il en va de même de la situation de la femme qui comprend la légitimité religieuse du port du voile. Ce dernier est sujet de débat jusqu’à aujourd’hui entre une mouvance majoritaire soucieuse de préserver le voile de la femme comme un ordre divin, et une autre, religieuse aussi, mais dissidente, qui le rejette expressément. La polygamie perçue comme une injustice par la Déclaration des droits de l’homme de 1948, reste une pratique sauvegardée par les dispositions de la charia et perpétuée par le droit interne des pays de l’espace musulman. La même perception s’applique à la procédure du divorce par l’homme et la demande du divorce par la femme, ainsi qu’à la question de l’héritage où la charia a institué un droit de la femme à hériter la moitié de la part du garçon.

« En conclusion, il faut noter que les sujets de controverse, aussi bien du côté chrétien que du côté musulman, constituent un blocage sérieux pour le dialogue islamo-chrétien, qui exige de respecter la liberté de conscience de l’interlocuteur. Ce dialogue est appelé à englober les droits de l’homme, seul garant du « vivre ensemble ».

* Politologue, spécialiste du Moyen-Orient, Sami Aoun est professeur titulaire à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke (Québec). Il a écrit : Aujourd’hui l’Islam Fractures, intégrisme et modernité;  L’Islam entre tradition et modernité; Mots-clés de l’islam; etc.

Extrait de l’article « La version locale de la charia islamique légalise, légitime et sacralise l’esclavage », Le Point, 28.12.2017, https://lesobservateurs.ch/2017/12/28/islam-mauritanie-la-version-locale-de-la-charia-islamique-legalise-legitime-et-sacralise-lesclavage/

 En 2017 et en 2018, qui commence, environ 20 % des Noirs mauritaniens sont possédés par des citoyens mauritaniens arabo-berbères, le plus légalement du monde. La version locale de la charia islamique légalise, légitime et sacralise cette pratique.

[…]

La loi fondamentale sacralise ainsi un code négrier, dont les visées esclavagistes dénient, de facto, l’égalité entre les races noire et blanche et autorise des musulmans à réduire en esclavage d’autres musulmans. »

Extrait du livre Chair et charia, auteure : Shereen El FekiL, http://www.revuedesdeuxmondes.fr/article-revue/chair-et-charia/, juin 215

chaque jour, hélas, apporte son nouveau lot d’intolérances et de répressions sexuelles dans le monde musulman.

Extrait du texte L’État et la religion sur la scène internationale, auteure : Anne Saris,

publié dans le livre Les religions sur la scène mondiale sous la direction de : Solange Lefebvre, Robert Crépeau, Québec, Presses de l’Université Laval, © 2010, p. 39-57. Mme Saris est professeure au Département des sciences juridiques, Université du Québec à Montréal.

la Déclaration islamique universelle sur les droits de l’homme prise par la Ligue arabe en 1981 (dont les articles 12 et13 posent le droit à la liberté de religion dans les limites de la shari’a [charia].

Extrait de l’article Entretien avec Malek Chebel, auteure : Léna Mauger, Revue des deux mondes, http://www.revue21.fr/zoom_sur/entretien-avec-malek-chebel

[C’est Malek Chebel, islamologue et auteur de nombreux livres, y compris une traduction en français du Coran, qui parle.]

Des prédicateurs affirment aujourd’hui qu’une femme non voilée n’est pas un être humain, mais une exhibitionniste, voire une hystérique. Soyons sérieux ! S’il faut voiler la femme pour en faire une musulmane, que faire des millions de femmes dévoilées pendant quatorze siècles ? Étaient-elles de mauvaises musulmanes ? Et les -Asiatiques non voilées, et les Africaines non -voilées, sont-elles encore musulmanes ? Je défends un islam du cœur, pas un islam du fichu.

Extrait de Faut-il avoir peur de la charia ? http://www.europe1.fr/international/faut-il-avoir-peur-de-la-charia-78681,9, 26 octobre 2011

« Au nom de la charia, l’Afghanistan tolère encore la lapidation des femmes adultères. »

Si vous pensez, Monsieur Diarra, ne pas avoir commis une faute en organisant, avec la Mosquée de Lévis et son imam (M. Karim Elabed), la « soirée d’échanges » de mai 2017, soirée de propagande en faveur d’une religion, l’islam, à laquelle vous appartenez, à laquelle appartient une musulmane qui était membre du conseil d’administration du Tremplin à l’époque où la « soirée d’échanges » a été organisée (j’ignore si cette personne, Mme Nawel Bahria, a voté en faveur de l’organisation de ladite soirée) (j’ignore si le conseil d’administration comptait d’autres personnes de religion musulmane dans ses rangs, en 2017), si vous pensez pas, Monsieur Diarra, ne pas avoir commis une faute en organisant, avec la Mosquée de Lévis et son imam (M. Karim Elabed), la « soirée d’échanges » de mai 2017, essayez de me convaincre que vous avez raison.

J’attends votre réponse avec impatience, Monsieur Diarra; je lirai celle de Mme Isabelle Potvin avec intérêt.

Je publierai la présente et votre réponse (ainsi que celle de Mme Isabelle Potvin) au www.lepasseurdelacote.com.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis (Québec)

P.-S. Pour organiser et présenter la « soirée d’échanges » de mai 2017, le Tremplin a utilisé des fonds publics, de l’argent des citoyens du Québec et du reste du Canada, et de l’argent des citoyens de la Ville de Lévis. Cet argent n’avait pas été remis au Tremplin pour qu’il fasse de la propagande religieuse en faveur d’une religion.