Dangereux, les diplômes frauduleux.

Lévis, le 14 janvier 2020

Monsieur Guillaume Boivin, directeur

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

52, côte du Passage, Lévis (Québec)

Monsieur,

Un document que Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles a publié dans son son site web le 27 février 2018, contient ce passage :

« Après des études universitaires de 3e cycle en littérature française et une expérience de 7 années comme professeur de lettres dans son pays, le Sénégal, Aliou Gueye débarque à Montréal le 5 avril 2011 avec l’ambition d’y poursuivre sa carrière. Rapidement confronté à l’impossibilité de faire reconnaître ses diplômes et à la difficulté de travailler, malgré son trilinguisme, il tente sa chance en dehors de la Métropole et s’établit à Lévis à l’été 2012 avec l’idée de reprendre ses études. Il y trouve rapidement un emploi bien rémunéré [dans une usine – note du soussigné] et s’inscrit à l’université. » (http://www.letremplinlevis.com/actualite-le-tremplin/evenements/bibliotheque-vivante-raconte-moi-ton-histoire-un-succes-sur-toute-la-ligne)

À Lévis, s’il y a un organisme qui devrait comprendre pourquoi les pays qui accueillent des immigrants mettent parfois beaucoup de temps à déterminer s’ils peuvent reconnaître les diplômes présentés par des étrangers, c’est bien Le Tremplin. Parce que le Tremplin sait que les connaissances exigées aux examens dans les écoles ou facultés de Chine, du Congo ou du Venezuela, par exemple, peuvent ne pas être tout à fait les mêmes que celles des facultés du Canada, par exemple, et les agents de l’État, au Québec et ailleurs, doivent donc comparer les programmes d’études. Le Tremplin n’ignore pas non plus que les faux diplômes produits à l’étranger (peut-être même au Canada) se comptent par millions. Il s’en crée énormément en Chine : [Source : https://www.refworld.org/docid/527a38d74.html (Le document provient de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada.)]

Malheureusement, le Sénégal produit lui aussi des diplômes frauduleux (l’ambassade du Canada au Sénégal a fait un signalement à ce sujet en 2014) :

https://www.leral.net/Trafic-de-faux-diplomes-Une-dizaine-d-etudiants-de-l-Ucad-en-garde-a-vue-a-la-Dic_a131465.html

On aurait tort de laisser entendre que les fonctionnaires du Québec se traînent les pieds. Les vérifications qu’ils effectuent sont souvent difficiles et laborieuses. Il faut qu’ils les fassent pour protéger tout le monde, au Québec. Évidemment, il ne faut pas exclure que des éléments québécois soient malheureusement plus intéressés par la défense de leurs intérêts égoïstes que par la recherche du bien commun, du mieux-être de la société.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Le Tremplin écrit que M. Aliou Gueye a fait des études universitaires de troisième cycle (hors du Canada), il écrit que l’État du Québec n’a pas reconnu les diplômes de M. Aliou Gueye. Le Tremplin pourrait suggérer à ce dernier de rendre public le diplôme qui a couronné ses études universitaires en littérature française. Le Tremplin pourrait aussi conseiller à M. Gueye de publier son mémoire ou sa thèse (dans le site web du Tremplin, peut-être).