Un juge, Clément Samson, et une situation qui vous mettra peut-être mal à l’aise.

Une invitation peu ordinaire pour vous

 

Demandez au Conseil canadien de la magistrature* (info@cjc-ccm.gc.ca) s’il est correct qu’un juge canadien (en l’occurrence M. Clément Samson, citoyen de Lévis, au Québec) codirige un OSBL** qui a lancé une affirmation infondée importante avant 2014, qui sait qu’il a diffusé une affirmation infondée importante (le soussigné a dénoncé la diffusion de cette information, d’autres nous ont fait connaître l’inexactitude de l’affirmation) et qui continue de diffuser dans son site web cette information indéniablement infondée (la démonstration en a été faite***). Le juge Clément Samson, qui a accepté de devenir membre du conseil d’administration de l’OSBL en mai 2014, n’aurait-il pas dû éviter de se placer dans la situation dans laquelle il se trouve maintenant? Par sa conduite, M. Samson ne risque-t-il pas de miner la confiance des citoyens à l’égard des juges? M. Samson ne peut pas ignorer que l’OSBL à laquelle il appartient diffuse une affirmation infondée; ne devrait-il pas s’élever contre cette faute? La conduite de M. Samson me met très mal à l’aise. Et vous? Il serait bon que M. Samson s’explique. Et l’éclairage du Conseil canadien de la magistrature serait le bienvenu.

Roger Martel, citoyen de Lévis, le Passeur de la Côte

*C’est à ce Conseil qu’il faut s’adresser étant donné que M. Samson est juge à la Cour supérieure du Québec et que les juges de cette Cour sont nommés par le gouvernement du Canada.

**La Société d’histoire régionale de Lévis.

***Voir https://lepasseurdelacote.com/?s=Samson et https://lepasseurdelacote.com/?s=Corriveau.

Que pense M. Clément Samson, administrateur de la Société d’histoire régionale de Lévis, du résultat du travail du Comité de la Fresque Desjardins de Lévis?

Lévis, le 15 octobre 2014

Monsieur Clément Samson, administrateur de la Société d’histoire régionale de Lévis et ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

Aux bons soins de la Société d’histoire régionale de Lévis

Lévis (Québec)

Objet : Le résultat du travail du Comité de la Fresque Desjardins de Lévis (aujourd’hui dissous)

Monsieur,

Depuis 2006, la ville de Lévis présente aux Lévisiens et aux visiteurs la Fresque Desjardins de Lévis, située au 9, rue Mgr Gosselin. Cette réalisation de la Commission de la capitale nationale du Québec, de la Ville de Lévis et de la Caisse Desjardins de Lévis a été critiquée; la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a émis des réserves majeures à son sujet1. Pour élaborer le contenu de la Fresque, un comité a été formé. Le résultat du travail de ce comité étant très décevant, il serait intéressant que vous nous disiez quel rôle au juste le comité a joué dans l’élaboration du contenu de la Fresque; vous devez en savoir long sur le sujet étant donné que vous présidiez, à l’époque de la création de la Fresque, le conseil d’administration de l’une des organisations qui ont payé l’ouvrage : la Caisse Desjardins de Lévis.

Il serait intéressant et certainement utile que vous nous appreniez, si vous le savez, comment il se fait que le comité ait oublié, « presque jusqu’à la dernière minute », de représenter dans la Fresque le premier colon de Lévis, Guillaume Couture, qui a été un personnage exceptionnel à plusieurs titres dans la seigneurie de Lauzon et ailleurs en Nouvelle-France, et dont la ville de Lévis vient de décider de rappeler la mémoire en rebaptisant son boulevard de la Rive-Sud boulevard Guillaume Couture (on ne saurait imaginer que le comité a délibérément écarté Guillaume Couture). C’est la personne qui présidait la SHRL à l’époque, M. Gilbert Samson, qui a sonné l’alerte : « Sans l’intervention de son président, écrit la SHRL, on aurait oublié de représenter le premier habitant de notre région, Guillaume Couture, sur la fresque »2.

 

Fresque Desjardins Levis_Photo CCNQ

Guillaume Couture est représenté à l’extrême gauche de la Fresque.

 

Il serait également intéressant et certainement utile que vous nous appreniez, si vous le pouvez, pourquoi le comité a décidé que, dans la Fresque, le Mouvement Desjardins devait être représenté par deux personnages et trois édifices et que l’apport des ouvriers à la construction de Lévis, apport d’une importance capitale, devait être suggéré faiblement plutôt que représenté avec éclat. Savez-vous si ces choix sont ceux du comité? Quand on sait que le comité chargé de choisir le contenu de la Fresque comptait des personnes comme Monsieur Roch Samson, l’historien professionnel qui a dirigé la création des 800 pages de l’Histoire de Lévis-Lotbinière, l’historien Jacques Lemieux, Madame Esther Normand, qui a autrefois occupé le poste de conseillère en conservation et administration à la Société historique Alphonse-Desjardins, et Madame Pauline Dumont, ancienne vice-présidente de la SHRL, n’est-il pas légitime que l’on doute que le comité ait eu le dernier mot dans la détermination du contenu de la Fresque? N’est-on pas justifié d’en douter quand on constate que le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices dans la Fresque? Il semble légitime d’être dans l’embarras devant les interrogations de celles et ceux qui se demandent si le comité censément chargé de l’élaboration du contenu de la Fresque a réellement pu accomplir sa tâche, s’il n’a pas été un comité factice.

 

Fresque Desjardins de Lévis 2013-05-03 - A. et D. Desjardins

À peu près au centre de la Fresque, Alphonse Desjardins et son épouse, Dorimène Desjardins, n’échappent pas au regard des visiteurs. Idem pour le capitaine Joseph-Elzéar Bernier qui ne peut pas être considéré comme un personnage historique de Lévis.

 

Une dernière question, Monsieur Samson : savez-vous si les membres du comité censément chargé de l’élaboration du contenu de la Fresque avaient pris l’engagement de ne pas commenter publiquement leur travail et celui du comité, avant d’être choisis? J’ai écrit à chacun d’eux et aucun ne m’a répondu (je précise, l’avocat que vous êtes appréciera sans doute ma rigueur, que l’envoi de ma dernière communication remonte à quelques jours seulement). Ce silence général est étrange, il intrigue, ne trouvez-vous pas?

Je suis convaincu qu’il est utile de soulever aujourd’hui des questions concernant l’élaboration du contenu de la Fresque Desjardins de Lévis. Remuer le passé peut éclairer le présent, ainsi que nous aider à préparer l’avenir et, comme on dit (naïvement?), à éviter de répéter des erreurs.

Je ne pense pas que vous vous objectiez à ce que nos communications soient rendues publiques. Cette communication sera publiée au lepasseurdelacote.com; votre réponse le serait.

Veuillez, Monsieur, agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, Lévisien

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant environ deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007; collaborateur du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis pendant douze ans (1986-1998).

Note 1. Le texte de la SHRL se lit ainsi : « Des réserves ont été émises au sujet de la fresque : 1. Le berceau de Lévis est pratiquement absent : l’église de Saint-Joseph-de-Lauzon est difficilement visible; le Couvent de Lauzon a été oublié… 2. Aucun des seigneurs de la seigneurie de Lauzon n’est représenté, si ce n’est par le manoir Caldwell, habité par le dernier seigneur, qui fut aussi receveur général et grand voleur de fonds publics… 3. Guillaume Couture, le premier colon de la seigneurie de Lauzon, n’est pas représenté avec éclat; de plus, c’est son rôle d’interprète auprès des Amérindiens qui est mis en évidence. 4. Le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices (est-ce trop ?). 5. L’histoire ferroviaire n’est que chuchotée; or, c’est le chemin de fer qui «donne naissance à la première ville de la région, Lévis» (Roch Samson et al., Histoire de Lévis-Lotbinière). 6. Quatre communautés de sœurs sont représentées; on a oublié les frères. 7. Les élites, les intellectuels, sont bien représentés; où est l’ouvrier de l’industrie? 8. Le capitaine J.-E. Bernier occupe une belle place dans l’oeuvre, qui montre aussi sa maison; mais il ne s’est pas illustré à Lévis. Sa présence dans la fresque a amené un hebdo régional, dans un texte sur la fresque, à ranger l’explorateur du grand nord canadien parmi ceux qui « ont forgé l’histoire de Lévis ». 10. Dans le titre de la fresque, le nom Lévis devrait être replacé par Arrondissement de Desjardins. » (La Seigneurie de Lauzon, numéro 104)

Note 2. La Seigneurie de Lauzon, numéro 103, Automne 2006, p. 17

Lettre à M. Roch Samson, historien, concernant la Fresque Desjardins de Lévis.

Lévis, le 13 octobre 2014

 

Monsieur Roch Samson, historien

Membre du Comité de la Fresque Desjardins de Lévis (aujourd’hui dissous)

 

Monsieur,

 

Depuis 2006, la ville de Lévis présente aux Lévisiens et aux visiteurs la Fresque Desjardins1 de Lévis, située au 9, rue Mgr Gosselin. Cette réalisation de la Commission de la capitale nationale du Québec, de la Ville de Lévis et de la Caisse Desjardins de Lévis a été critiquée; la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a émis des réserves majeures à son sujet2. Pour élaborer le contenu de la Fresque, un comité a été formé, a-t-on dit à la population ; selon la fiche descriptive de la Fresque publiée par la Commission de la capitale nationale du Québec, qui est à l’origine de la Fresque, ce comité était composé des personnes suivantes : « Anne Carrier, architecte; Pauline Dumont, Société d’histoire régionale de Lévis; Jacques Lemieux, historien, aujourd’hui décédé; Esther Normand, Société historique Alphonse-Desjardins; Nathalie Ouellet, Service des arts et de la culture, Ville de Lévis; Luc Paquet, Collège de Lévis; Suzanne Rochefort, Service des bibliothèques, Ville de Lévis; Roch Samson, historien. » On l’a vu : vous faisiez partie du comité, Monsieur Samson. Il serait intéressant que vous nous disiez quel rôle que vous avez joué, vous, et quel rôle a joué le comité dans l’élaboration du contenu de la Fresque.

     Il serait intéressant et certainement utile que vous nous appreniez, si vous le savez, comment il se fait que le comité ait oublié, « presque jusqu’à la dernière minute », de représenter dans la Fresque le premier colon de Lévis, Guillaume Couture, qui a été un personnage exceptionnel à plusieurs titres dans la seigneurie de Lauzon et ailleurs en Nouvelle-France, et dont la ville de Lévis vient de décider de rappeler la mémoire en rebaptisant son boulevard de la Rive-Sud boulevard Guillaume Couture (on ne saurait imaginer que le comité a délibérément écarté Guillaume Couture). C’est la personne qui présidait la SHRL à l’époque, M. Gilbert Samson, qui a sonné l’alerte : « Sans l’intervention de son président, écrit la SHRL, on aurait oublié de représenter le premier habitant de notre région, Guillaume Couture, sur la fresque »3.

     Il serait également intéressant et certainement utile que vous nous fassiez savoir, si vous le savez, pourquoi le comité a décidé que, dans la Fresque, le Mouvement Desjardins devait être représenté par deux personnages et trois édifices et que l’apport des ouvriers à la construction de Lévis, apport d’une importance capitale, devait être suggéré faiblement plutôt que représenté avec éclat. Si ces choix ne sont pas ceux du comité, pourriez-vous nous le dire? Quand on sait que le comité chargé de choisir le contenu de la Fresque comptait des personnes comme l’historien Jacques Lemieux et Madame Esther Normand, qui a autrefois occupé le poste de conseillère en conservation et administration à la Société historique Alphonse-Desjardins, et vous-même, Monsieur Samson, historien professionnel, directeur de la création des 800 pages de l’Histoire de Lévis-Lotbinière, n’est-il pas légitime que l’on doute que le comité ait eu le dernier mot dans la détermination du contenu de la Fresque? N’est-on pas justifié d’en douter quand on constate que le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices dans la Fresque? Il semble légitime d’être dans l’embarras devant les interrogations de celles et ceux qui se demandent si le comité censément chargé de l’élaboration du contenu de la Fresque a réellement travaillé, s’il n’a pas été qu’un comité bidon. Les membres de ce comité avaient-ils pris l’engagement de ne pas commenter publiquement leur travail et celui du comité? Vous devez le savoir. En passant, pourriez-vous dire si la participation des membres du comité était bénévole?

        Je suis convaincu qu’il est utile de soulever aujourd’hui des questions concernant l’élaboration du contenu de la Fresque Desjardins de Lévis. Remuer le passé peut éclairer le présent, ainsi que nous aider à préparer l’avenir et, comme on dit (naïvement?), à éviter de répéter des erreurs.

     Je ne pense pas que vous vous objectiez à ce que nos communications soient rendues publiques. Cette communication sera publiée au lepasseurdelacote.com; votre réponse le serait.

 

Veuillez, Monsieur, agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, Lévisien

 

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant environ deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007; collaborateur du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis pendant douze ans (1986-1998).

 

Note 1. Le Mouvement Desjardins a défrayé une partie du coût de la Fresque et est mis fortement en évidence dans l’ouvrage.

 

Note 2. Le texte de la SHRL se lit ainsi : « Des réserves ont été émises au sujet de la fresque : 1. Le berceau de Lévis est pratiquement absent : l’église de Saint-Joseph-de-Lauzon est difficilement visible; le Couvent de Lauzon a été oublié… 2. Aucun des seigneurs de la seigneurie de Lauzon n’est représenté, si ce n’est par le manoir Caldwell, habité par le dernier seigneur, qui fut aussi receveur général et grand voleur de fonds publics… 3. Guillaume Couture, le premier colon de la seigneurie de Lauzon, n’est pas représenté avec éclat; de plus, c’est son rôle d’interprète auprès des Amérindiens qui est mis en évidence. 4. Le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices (est-ce trop ?). 5. L’histoire ferroviaire n’est que chuchotée; or, c’est le chemin de fer qui «donne naissance à la première ville de la région, Lévis» (Roch Samson et al., Histoire de Lévis-Lotbinière). 6. Quatre communautés de sœurs sont représentées; on a oublié les frères. 7. Les élites, les intellectuels, sont bien représentés; où est l’ouvrier de l’industrie? 8. Le capitaine J.-E. Bernier occupe une belle place dans l’oeuvre, qui montre aussi sa maison; mais il ne s’est pas illustré à Lévis. Sa présence dans la fresque a amené un hebdo régional, dans un texte sur la fresque, à ranger l’explorateur du grand nord canadien parmi ceux qui « ont forgé l’histoire de Lévis ». 10. Dans le titre de la fresque, le nom Lévis devrait être replacé par Arrondissement de Desjardins. » (La Seigneurie de Lauzon, numéro 104)

 

Note 3. La Seigneurie de Lauzon, numéro 103, Automne 2006, p. 17

Clément Samson, Claude Genest, les dirigeants de la Société d’histoire régionale de Lévis mentiraient-ils ?

La grave question doit être posée : le conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) ment-il à ses membres et à la population ?

 

Mais qu’est-ce donc qu’un mensonge ?

 

Deux dictionnaires nous donnent deux réponses analogues :

Mentir, c’est « Affirmer, dire pour vrai ce qu’on sait être faux, nier quelque chose de vrai », (http://www.cnrtl.fr/definition/mentir).

Mentir, c’est « Induire en erreur en disant quelque chose de contraire à la vérité » (Henri Bénac, Dictionnaire des synonymes, Paris, Librairie Hachette, © 1956, p. 586).

 

Quand Claudia Mendez Ishii a écrit les lignes qui suivent dans le numéro de l’hiver 2012 de la revue de la SHRL : « En quelques jours seulement, avec l’aide de Vincent Couture*et de Manon Pelletier**, nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. On reconnaît sans l’ombre d’un doute** la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau », ment-elle ? On ne peut l’affirmer, car il est impossible de déterminer si Claudia Mendez Ishii affirme « pour vrai » quelque chose qu’elle « sait être faux ». Mais comme elle n’apporte pas la preuve de la véracité de son affirmation, elle ne laisse pas de choix au lecteur : ce dernier se dit que l’affirmation qu’on lui présente ne repose sur rien, qu’elle est infondée et , trouve très curieux que Mme Mendez Ishii ait pu reconnaître « sans l’ombre d’un doute  la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau  ».

 

Mais… Quand l’auteur d’une affirmation infondée, une amateur d’histoire dans ce cas-ci, se fait contredire par une docteure en histoire (Catherine Ferland), par une conservatrice des Musées de la civilisation (Sylvie Toupin) et même par les Musées de la civilisation eux-mêmes, lesquels mettent sur pied un comité scientifique pour essayer de déterminer hors de tout doute si la cage trouvée par la SHRL est bien celle dans laquelle le cadavre de Marie-Josephte Corriveau a été montré en public, l’auteur de l’affirmation infondée devrait au moins avoir la décence de s’assurer que son texte ne sera pas publié de nouveau et même qu’il sera supprimé ou modifié quand c’est possible (dans les espaces web où il a été inséré, notamment); de même l’organisation (ici, la SHRL) qui l’a aidé à diffuser l’affirmation infondée ne devrait pas avoir l’insolence de continuer de diffuser l’affirmation infondée.

 

Pourtant, dans le site web de la SHRL, en octobre 2014, on trouve encore l’affirmation infondée de Claudia Mendez Ishii, qu’on a pu lire aussi dans un hebdomadaire de Lévis (texte signé par Claude Genest, dirigeant de la SHRL, le 27 novembre 2013) et dans la revue de la SHRL (texte signé par Évelyne Fortier, ancienne dirigeante de la SHRL). En octobre 2014, y a-t-il encore des dirigeants de la SHRL qui sont prêts à soutenir que l’affirmation de Claudia Mendez Ishii était et demeure vraie ? Si tel est le cas, qu’attendent donc le, juge Clément Samson, l’ historien Claude Genest, le, guide touristique Xavier Chambolle, l’archiviste Vincent Couture, M. André Gaumond, l’étudiant en histoire Louis Hallé et l’étudiant au doctorat en histoire Pierre-Olivier Maheux pour sortir de leur mutisme. Allez, Messieurs, un peu de courage, exprimez-vous haut et fort !

 

À titre de Lévisien soucieux de la vérité, j’affirme qu’en continuant de diffuser l’affirmation infondée dans son site web (et peut-être ailleurs), la Société d’histoire régionale de Lévis induit gravement en erreur ses membres et la population et que, conséquemment, elle a perdu toute crédibilité.

 

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

 

 

* président du conseil d’administration de la SHRL à l’époque

** cette année-là, membre du conseil d’administration de la SHRL et copropriétaire, avec Claudia Mendez Ishii, d’une entreprise offrant des visites touristiques à Lévis

*** grâce au talent du forgeron qui a conçu la cage ?

 

 

La cage de La Corriveau. La Société d’histoire régionale de Lévis continue de répandre sa fausseté. Le membre le plus connu de son conseil d’administration, le juge Clément Samson, voudrait-il nous dire s’il est d’accord?

La cage de La Corriveau à Lévis | SHRL.

Le lien ci-dessus mène à une page du site web de la Société d’histoire régionale de Lévis. Cette page a été consultée le 5 octobre 2014.

M. Clément Samson, à la fois juge à la Cour supérieure du Québec et membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis

Lévis, le 22 septembre 2014

Monsieur Clément Samson, membre du conseil d’administration

Société d’histoire régionale de Lévis

9, rue Monseigneur Gosselin

Lévis (Québec), G6V 5K1

 

Monsieur,

Le 20 mai 2014, je vous ai envoyé une lettre qui contient ce passage :

« Vous savez probablement que la SHRL [Société d’histoire régionale de Lévis] m’a expulsé. Il me faut souligner qu’il y avait, parmi les membres du conseil d’administration [CA] qui m’a expulsé, MM. Vincent Couture et Claude Genest [vous avez côtoyé ce dernier quand vous étiez le président du conseil d’administration du commanditaire principal de la revue de la SHRL (la Caisse Desjardins de Lévis) et que lui, M. Claude Genest, occupait (il l’occupe toujours, à ma connaissance) un poste d’historien au sein du Mouvement Desjardins]. Je souligne aussi que MM. Vincent Couture et Claude Genest font partie aujourd’hui du conseil d’administration de la SHRL et que vous travaillerez donc avec eux au cours des douze prochains mois si rien ne change [à l’époque, M. Vincent Couture présidait le conseil d’administration de la SHRL, comme aujourd’hui].

« Je soutiens que les auteurs de mon expulsion ne se sont pas conduits selon la justice. Comme vous êtes avocat et juge, votre arrivée au sein du conseil d’administration de la SHRL tombe bien. J’apprécierais énormément que vous ayez la bonté de vous renseigner sur la manière dont j’ai été expulsé, de déterminer et de me dire si le conseil d’administration qui m’a expulsé a agi selon la justice, et, enfin, de proposer au conseil actuel, en bonne et due forme, de me réintégrer dans la SHRL si vous jugez que les responsables de mon expulsion n’ont pas agi selon la justice. »

Vous avez choisi de ne pas me répondre même si vous êtes bien placé pour porter un jugement sur la façon dont le conseil d’administration de la SHRL m’a expulsé. J’en conclus donc que votre silence signifie que vous jugez que je ne devrais pas être réintégré dans la SHRL.

La lettre du 20 mai 2014 que je vous ai envoyée contient aussi ce passage d’un courriel que j’ai envoyé le 7 octobre 2013 à M. Gilbert Samson, directeur général de la SHRL :

« L’événement dont je parle est le suivant : mon expulsion de la SHRL par le CA de cette dernière. (Les dirigeants de la SHRL ont prétendu que je flétrissais la réputation de la SHRL en leur posant des questions et en insistant pour que l’on me réponde. Moi, je dis : ce sont ceux qui ne me répondaient pas qui attaquaient la réputation de la SHRL.)

« Le rapport annuel du CA de la SHRL pour la période s’étendant de mai 2011 à avril 2012* contient un paragraphe intitulé « Statut du membre Roger Martel ». Dans ce paragraphe, le CA affirme qu’il a résolu de suspendre mon statut de membre le 2 février 2012. Mon statut de membre a peut-être été suspendu « officiellement » le 2 février 2012 (si c’est le cas, je n’en ai pas été informé), mais, dans les faits, c’est à la fin de novembre ou au début de décembre 2011 que j’ai été expulsé définitivement de la SHRL (sans en être informé). À moment-là, en effet, la SHRL a décidé de ne pas encaisser le chèque de renouvellement de ma cotisation pour que je perde mon statut de membre; mon adhésion n’a donc pas été renouvelée en décembre 2011 (le CA de la SHRL ne m’en a pas informé), j’ai donc cessé d’être membre de la SHRL en novembre ou décembre 2011 (sans que le CA de la SHRL ne m’en informe). (Êtes-vous en mesure, Monsieur [Gilbert] Samson, de déterminer s’il est vrai, comme je le soutiens, que la SHRL ne m’a jamais informé oralement ou par écrit de mon expulsion?) La suite est aussi intéressante que ce qui précède : c’est quelques semaines après la tenue de l’assemblée générale annuelle (AGA) tenue en juin 2012 que j’ai appris par hasard que le CA de la SHRL m’avait expulsé définitivement en 2011. Autre réalité qui attire l’attention : en décidant de ne pas encaisser le chèque de renouvellement de ma cotisation en novembre ou décembre 2011, le CA de la SHRL se trouvait à exclure de ses rangs un deuxième de ses membres, parent avec moi, que le CA n’a pas jugé bon d’informer de la situation.

« Le CA de la SHRL a mis mon statut de membre à l’ordre du jour de l’AGA de juin 2012 de la SHRL. Il ne m’en a jamais informé, jamais ! (Êtes-vous en mesure, Monsieur [Gilbert] Samson, de dire si ce que je viens d’avancer est vrai ou faux?) J’ai appris que la question de mon statut de membre serait l’un des points à l’ordre du jour de l’AGA de 2012 une fois assis dans la salle où allait se tenir l’assemblée, en consultant l’ordre du jour. Le CA de la SHRL avait décidé de ne pas m’en informer. Avait-il décidé de tout faire pour éviter que je me prépare à présenter mon point de vue et à réfuter les affirmations dont on m’accablait? »

M. Gilbert Samson a lui aussi choisi de ne pas me répondre.

Je me vois donc obligé aujourd’hui de vous poser quelques questions :

Tout d’abord, auriez-vous l’obligeance de me dire, s’il vous arrive, à la Cour supérieure, de présider un procès en l’absence d’un accusé qui n’a pas été informé de la date du procès, à qui on n’a pas dit qu’il devait se présenter en justice, et qui n’a pas été informé par l’autorité compétente de l’accusation portée contre lui ? Auriez-vous aussi l’obligeance de me dire s’il vous arrive, à la Cour supérieure, de donner la parole aux accusateurs sans donner à l’accusé la possibilité de se défendre en ne l’informant pas de la date du procès, en ne l’informant pas qu’il doit se présenter un justice et en ne l’informant pas de l’accusation portée contre lui ? Auriez-vous enfin l’obligeance de me dire s’il arrive, à la Cour supérieure du Québec, qu’un accusé soit traité comme le CA de la SHRL m’a traité, qu’il soit laissé dans l’ignorance d’une accusation portée contre lui et qu’il soit privé d’un droit fondamental, celui de se défendre ?

La réponse à ces questions me semble évidente : vous n’oseriez pas agir de cette façon. Je vous serais donc reconnaissant, Monsieur le juge, de vous prononcer en la matière et de déclarer publiquement que vous jugez acceptable ou inacceptable, du point de vue du droit ou de la morale, la manière utilisée par le CA de la SHRL pour m’expulser. J’aimerais aussi vous entendre déclarer publiquement aussi ce que vous comptez faire si vous trouvez inacceptable la façon d’agir du CA de la SHRL.

Si , par contre, vous jugez que la façon d’agir du CA de la SHRL est acceptable, je me verrai dans l’obligation de vous dire ce qui suit : « Ne pensez-vous pas, Monsieur Samson, que bien des Québécois seraient gênés de voir un juge de la Cour supérieure du Québec faire partie d’ un conseil d’administration dont font également partie des personnes qui étaient membres de ce CA quand ce dernier a décidé d’expulser l’un des membres de leur organisme de la façon décrite ci-dessus ? Ne croyez vous pas que ces Québécois jugeraient moralement inacceptable, voire barbare, une telle façon d’agir et qu’ils seraient extrêmement mal à l’aise de constater qu’un juge admet une telle façon de faire ? »

J’estime donc qu’il serait de mise, Monsieur Samson, que vous éclaircissiez le plus tôt possible la situation et que vous fassiez la lumière sur votre attitude, que je juge inexplicable compte tenu du poste que vous occupez à la Cour supérieure du Québec.

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, Lévisien

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant environ deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007; collaborateur du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis pendant douze ans (1986-1998).

Lettre à M. Clément Samson au sujet de la Fresque Desjardins de Lévis (Québec)

Lévis, le 19 septembre 2014

 

Honorable Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis

 

Aux bons soins de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL)

 

Monsieur,

 

Depuis 2006, la ville de Lévis présente aux Lévisiens et aux visiteurs la Fresque Desjardins1 de Lévis, située au 9, rue Mgr Gosselin. Cette réalisation de la Commission de la capitale nationale du Québec, de la Ville de Lévis et de la Caisse Desjardins de Lévis a été critiquée; la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a émis des réserves majeures à son sujet2 (vous avez écrit à la SHRL pour lui dire votre étonnement, mais curieusement vous n’avez pas essayé de détruire les réserves exprimées, ce que je vous ai déjà dit dans une communication que devait vous transmettre la SHRL et à laquelle vous n’avez pas répondu). Pour élaborer le contenu de la Fresque, un comité a été formé, a-t-on dit à la population ; selon la fiche descriptive de la Fresque publiée par la Commission de la capitale nationale du Québec, ce comité était composé des personnes suivantes : « Anne Carrier, architecte; Pauline Dumont, Société d’histoire régionale de Lévis; Jacques Lemieux, historien (aujourd’hui décédé); Esther Normand, Société historique Alphonse-Desjardins; Nathalie Ouellet, Service des arts et de la culture, Ville de Lévis; Luc Paquet, Collège de Lévis; Suzanne Rochefort, Service des bibliothèques, Ville de Lévis; Roch Samson, historien. » Vous ne fassiez pas partie de ce comité, Monsieur Samson, on le voit; mais vous présidiez le conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis. Pourriez-vous nous dire ce que vous savez du rôle qu’aurait joué le comité dans l’élaboration du contenu de la Fresque et si vous êtes intervenu, vous ou quelqu’un d’autre de la Caisse Desjardins de Lévis ou de Desjardins, dans le travail du comité?

 

Savez-vous comment il se fait que le comité ait oublié, « presque jusqu’à la dernière minute », de représenter dans la Fresque le premier colon de Lévis, Guillaume Couture, qui a été un personnage exceptionnel à plusieurs titres dans la seigneurie de Lauzon et ailleurs en Nouvelle-France, et dont la ville de Lévis vient de décider de rappeler la mémoire en rebaptisant son boulevard de la Rive-Sud boulevard Guillaume Couture (on ne saurait imaginer que le comité a délibérément écarté Guillaume Couture). C’est la personne qui présidait la SHRL à l’époque, M. Gilbert Samson, qui a sonné l’alerte : « Sans l’intervention de son président, écrit la SHRL, on aurait oublié de représenter le premier habitant de notre région, Guillaume Couture, sur la fresque »3.

 

Savez-vous pourquoi le comité a décidé que, dans la Fresque, le Mouvement Desjardins devait être représenté par deux personnages et trois édifices et que l’apport des ouvriers à la construction de Lévis, apport d’une importance capitale, devait être suggéré faiblement plutôt que représenté avec éclat. Savez-vous si ces choix sont ceux du comité, ou s’ils lui ont été imposés? Quand on sait que le comité chargé de choisir le contenu de la Fresque comptait des personnes comme l’historien professionnel Roch Samson, sous la direction de qui les 800 pages de l’Histoire de Lévis-Lotbinière ont été écrites, l’historien Jacques Lemieux et Madame Esther Normand, qui a autrefois occupé le poste de conseillère en conservation et administration à la Société historique Alphonse-Desjardins, n’est-il pas légitime que l’on doute que le comité ait eu le dernier mot dans la détermination du contenu de la Fresque? N’est-on pas justifié d’en douter quand on constate que le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices dans la Fresque? Il semble légitime d’être dans l’embarras devant les interrogations de celles et ceux qui se demandent si le comité censément chargé de l’élaboration du contenu de la Fresque a réellement travaillé librement, s’il n’a pas été qu’un comité bidon. Savez-vous et pourriez-vous dire si les membres de ce comité avaient pris l’engagement de ne pas commenter publiquement leur travail? Pourriez-vous dire si la participation des membres du comité était bénévole?

 

Je suis convaincu qu’il est utile de soulever aujourd’hui des questions concernant l’élaboration du contenu de la Fresque Desjardins de Lévis. Remuer le passé peut éclairer le présent, ainsi que nous aider à préparer l’avenir et, comme on dit (naïvement?), à éviter de répéter des erreurs.

 

Pour terminer, je vous souhaite beaucoup de plaisir dans l’exercice de vos fonctions de membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (je m’étonne beaucoup que vous ayez décidé de vous joindre à ce conseil).

 

Je ne pense pas que vous vous objectiez à ce que nos communications soient rendues publiques. Ce courriel sera publié au lepasseurdelacote.com; votre réponse le serait.

 

Veuillez, Monsieur, agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, Lévisien

 

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant environ deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007; collaborateur du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis pendant douze ans (1986-1998).

 

Note 1. Desjardins a défrayé une partie du coût de la Fresque et est mis fortement en évidence dans l’ouvrage.

 

Note 2. Le texte de la SHRL se lit ainsi : « Des réserves ont été émises au sujet de la fresque : 1. Le berceau de Lévis est pratiquement absent : l’église de Saint-Joseph-de-Lauzon est difficilement visible; le Couvent de Lauzon a été oublié… 2. Aucun des seigneurs de la seigneurie de Lauzon n’est représenté, si ce n’est par le manoir Caldwell, habité par le dernier seigneur, qui fut aussi receveur général et grand voleur de fonds publics… 3. Guillaume Couture, le premier colon de la seigneurie de Lauzon, n’est pas représenté avec éclat; de plus, c’est son rôle d’interprète auprès des Amérindiens qui est mis en évidence. 4. Le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices (est-ce trop ?). 5. L’histoire ferroviaire n’est que chuchotée; or, c’est le chemin de fer qui «donne naissance à la première ville de la région, Lévis» (Roch Samson et al., Histoire de Lévis-Lotbinière). 6. Quatre communautés de sœurs sont représentées; on a oublié les frères. 7. Les élites, les intellectuels, sont bien représentés; où est l’ouvrier de l’industrie? 8. Le capitaine J.-E. Bernier occupe une belle place dans l’oeuvre, qui montre aussi sa maison; mais il ne s’est pas illustré à Lévis. Sa présence dans la fresque a amené un hebdo régional, dans un texte sur la fresque, à ranger l’explorateur du grand nord canadien parmi ceux qui « ont forgé l’histoire de Lévis ». 10. Dans le titre de la fresque, le nom Lévis devrait être replacé par Arrondissement de Desjardins. » (La Seigneurie de Lauzon, numéro 104)

 

Note 3. La Seigneurie de Lauzon, numéro 103, Automne 2006, p. 17

Lettre à M. Clément Samson, directeur de la Société d’histoire régionale de Lévis. – La SHRL a interdit à un citoyen d’utiliser ses archives.

Lévis, le 8 juin 2014

Monsieur Clément Samson, membre du conseil d’administration

Société d’histoire régionale de Lévis

9, rue Mgr Gosselin, Lévis

 

Monsieur,

Comme vous le savez probablement, les citoyens sont autorisés à utiliser les archives de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), qu’ils soient membres ou non de cette dernière. Le 20 mai dernier, je me rends au local de la SHRL pour consulter des documents. Une surprise m’attendait.

Étaient présents dans le local de la SHRL Monsieur Gilbert Samson, directeur général de la SHRL, et Madame France Desjardins, secrétaire de la SHRL (tous deux ont été membres autrefois du conseil d’administration de la SHRL). Je photocopie un texte sur le patrimoine scolaire québécois; Madame France Desjardins ne s’y était pas opposée (le contraire aurait été surprenant, vous en conviendrez). J’exprime le désir de photocopier un article sur Madame Marie-Josephte Corriveau et sur « sa » fameuse « cage », un article que Madame Claudia Mendez Ishii, actuelle rédactrice en chef de la revue de la SHRL, a écrit à l’époque où elle était la vice-présidente de la SHRL; Madame France Desjardins m’en empêche (c’était vraiment inattendu!) parce que, m’a-t-elle dit, « Vous allez vous servir de cet article pour critiquer la SHRL! »

C’est vrai : je critique la SHRL, aucune loi ni règle de la morale ne me l’interdit.* La SHRL a-t-elle le droit de priver de ses archives ceux qui la critiquent? Non. La SHRL a-t-elle le droit de chercher à bâillonner ceux qui la critiquent? Non. N’êtes-vous pas de mon avis, Monsieur Samson?

Je m’adresse à vous, Monsieur Samson, parce que vous êtes un tout nouveau membre du conseil d’administration de la SHRL et que je ne doute pas que vous ayez la capacité d’user efficacement de votre droit de parole lors des réunions du conseil d’administration de la SHRL. J’ose vous demander de proposer au conseil d’administration de la SHRL : 1) d’adresser un blâme à Madame France Desjardins et à Monsieur Gilbert Samson, 2) de m’envoyer une photocopie de l’article de Madame Claudia Mendez Ishii que l’on m’a empêché de photocopier (je donnerai à la SHRL dix cents pour chacune des pages de l’article, comme j’ai donné dix cents pour chacune des pages du texte que la SHRL m’a laissé libre de photocopier).

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel

* Je ne comprends pas que la SHRL (entre autres, par les écrits de Madame Mendez Ishii, de Monsieur Claude Genest et de Madame Évelyne Fortier) induise la population en erreur au sujet de l’authenticité de la « cage de la Corriveau » trouvée à Salem (rien ne prouve que la « cage » de Salem soit celle qui a servi à exposer Madame Corriveau dans une rue de Lévis après sa pendaison), je ne comprends pas et je le dis publiquement (pour que la vérité soit connue), ce qui est mon droit, comme vous le savez, Monsieur Samson, vous qui êtes avocat.

P.-S. Il va de soi que nos communications par courriels ou par lettres soient rendues publiques.

Lettre À M.Clément Samson, nouveau directeur de la Société d’histoire régionale de Lévis

 

Lévis, le 20 mai 2014

Monsieur Clément Samson, directeur

Société d’histoire régionale de Lévis

9, rue Monseigneur Gosselin

Lévis, G6V 5K1

Monsieur,

Votre accession toute récente au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) m’amène à vous adresser la présente lettre.

Vous savez probablement que la SHRL m’a expulsé. Il me faut souligner qu’il y avait, parmi les membres du conseil d’administration qui m’a expulsé, Messieurs Vincent Couture et Claude Genest [vous avez côtoyé ce dernier quand vous étiez le président du conseil d’administration du commanditaire principal de la revue de la SHRL, je parle de la Caisse Desjardins de Lévis, et que lui, Monsieur Claude Genest, occupait (il l’occupe toujours, à ma connaissance) un poste d’historien au sein du Mouvement Desjardins]. Je souligne aussi que Messieurs Vincent Couture et Claude Genest font partie aujourd’hui du conseil d’administration de la SHRL et que vous travaillerez donc avec eux au cours des douze prochains mois si rien ne change.

Je soutiens que les auteurs de mon expulsion ne ne sont pas conduits selon la justice. Comme vous êtes avocat et juge, votre arrivée au sein du conseil d’administration de la SHRL tombe bien. J’apprécierais énormément que vous ayez la bonté de vous renseigner sur la manière dont j’ai été expulsé, de déterminer et de me dire si le conseil d’administration qui m’a expulsé a agi selon la justice, et, enfin, de proposer au conseil actuel, en bonne et due forme, de me réintégrer dans la SHRL si vous jugez que les responsables de mon expulsion n’ont pas agi selon la justice.

Je reproduis ici une lettre que j’ai envoyée l’an dernier au Directeur général de la SHRL, Monsieur Gilbert Samson; cette lettre vous apprendra comment j’ai été chassé de la SHRL. Monsieur Gilbert Samson ne m’a pas répondu.


LETTRE AU DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA SHRL datée du 7 octobre 2013

Lévis, le 7 octobre 2013

Monsieur Gilbert Samson

Directeur général de la Société d’histoire régionale de Lévis

9, rue Mgr Gosselin, Local R-1

Lévis, G6V 5K1

Monsieur le Directeur général,

Le 2 septembre 2013, un téléjournal européen a publié que deux Tunisiens avaient été condamnés à la prison par l’appareil judiciaire de leur pays, sans jamais avoir été prévenus de la tenue de leur procès1. Cette nouvelle m’a rappelé un événement survenu à Lévis en 2011-2012. Je vous en parle parce que vous êtes présenté comme membre du conseil d’administration (CA) de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) dans les numéros de l’été 2011, de l’automne 2011 et de l’hiver 2012 de la revue de la SHRL.

L’événement dont je parle est le suivant : mon expulsion de la SHRL par le CA de cette dernière. (Les dirigeants de la SHRL ont prétendu que je flétrissais la réputation de la SHRL en leur posant des questions et en insistant pour que l’on me réponde. Moi, je dis : ce sont ceux qui ne me répondaient pas qui attaquaient la réputation de la SHRL.)

Le rapport annuel du CA de la SHRL pour la période s’étendant de mai 2011 à avril 2012* contient un paragraphe intitulé « Statut du membre Roger Martel ». Dans ce paragraphe, le CA affirme qu’il a résolu de suspendre mon statut de membre le 2 février 2012. Mon statut de membre a peut-être été suspendu « officiellement » le 2 février 2012 (si c’est le cas, je n’en ai pas été informé), mais, dans les faits, c’est à la fin de novembre ou au début de décembre 2011 que j’ai été expulsé définitivement de la SHRL (sans en être informé). À moment-là, en effet, la SHRL a décidé de ne pas encaisser le chèque de renouvellement de ma cotisation pour que je perde mon statut de membre; mon adhésion n’a donc pas été renouvelée en décembre 2011 (le CA de la SHRL ne m’en a pas informé), j’ai donc cessé d’être membre de la SHRL en novembre ou décembre 2011 (sans que le CA de la SHRL ne m’en informe). (Êtes-vous en mesure, Monsieur Samson, de déterminer s’il est vrai, comme je le soutiens, que la SHRL ne m’a jamais informé oralement ou par écrit de mon expulsion?) La suite est aussi intéressante que ce qui précède : c’est quelques semaines après la tenue de l’assemblée générale annuelle (AGA) tenue en juin 2012 que j’ai appris par hasard que le CA de la SHRL m’avait expulsé définitivement en 2011. Autre réalité qui attire l’attention : en décidant de ne pas encaisser le chèque de renouvellement de ma cotisation en novembre ou décembre 2011, le CA de la SHRL se trouvait à exclure de ses rangs un deuxième de ses membres, parent avec moi, que le CA n’a pas jugé bon d’informer de la situation.

Le CA de la SHRL a mis mon statut de membre à l’ordre du jour de l’AGA de juin 2012 de la SHRL. Il ne m’en a jamais informé, jamais ! (Êtes-vous en mesure, Monsieur Samson, de dire si ce que je viens d’avancer est vrai ou faux?) J’ai appris que la question de mon statut de membre serait l’un des points à l’ordre du jour de l’AGA de 2012 une fois assis dans la salle où allait se tenir l’assemblée, en consultant l’ordre du jour. Le CA de la SHRL avait décidé de ne pas m’en informer. Avait-il décidé de tout faire pour éviter que je me prépare à présenter mon point de vue et à réfuter les affirmations dont on m’accablait?

Bien sûr, il n’y a aucune commune mesure entre l’événement tunisien susmentionné et l’événement lévisien sur lequel porte cette lettre. Mais cela n’empêche pas d’établir un lien entre les deux : les condamnés tunisiens et l’expulsé lévisien n’ont pas été informés de la procédure mise en oeuvre contre eux et n’ont pas donc pu se défendre. (J’aimerais savoir, Monsieur Samson, si vous voyez les choses comme moi.)

Êtes-vous en mesure, Monsieur Samson, de me contredire quand j’affirme que le CA de la SHRL me tenait dans l’ignorance des actions qu’il faisait pour me chasser de la SHRL? Avez-vous joué un rôle dans les manœuvres d’expulsion exécutées par le CA de la SHRL? Étiez-vous d’accord avec l’exécution de ces manœuvres? Aujourd’hui, sentiriez-vous qu’il y a dissidence entre vos valeurs ou votre jugement et des manoeuvres comme celles que le CA de la SHRL a exécutées? Avez-vous déjà pensé que le CA de la SHRL a eu tort de m’expulser?

Vous vous souvenez certainement que l’une des questions que j’ai soumises plus d’une fois au CA de la SHRL, quand j’étais membre de cette dernière, avait trait à l’utilisation par la SHRL d’une quantité d’encre non négligeable que la SHRL avait achetée; j’invitais simplement la SHRL à dire à ses membres quel(s) document(s) elle avait imprimé(s) avec cette encre. Il serait très intéressant, Monsieur Samson, de vous entendre tenter d’expliquer pourquoi la SHRL n’a jamais répondu à ma question. [Note : En mai 2013, une autre personne que moi a demandé au nouveau président de la SHRL, M. Vincent Couture, de lui dire quel(s) document(s) a ou ont été imprimés avec l’encre achetée en 2009-2010; M. Couture, qui appartenait au CA de la SHRL quand l’encre a été achetée, n’a pas répondu.]

Cette lettre sera publiée dans mon site web (lepasseurdelacote.com); votre réponse également, si vous voulez bien me répondre. (Étant donné que mon expulsion de la SHRL est un événement public, qu’elle a été annoncée lors d’une assemblée des membres de la SHRL ainsi que dans la revue de la SHRL, je trouve inévitable, Monsieur Samson, que notre échange soit public.)

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, Lévisien

Heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la SHRL

* Ce rapport est signé par :

        • M. ÉTIENNE CHABOT, président par intérim (M. Chabot a succédé à M. Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins, qui avait démissionné le 3 février 2012);

        • M. PIERRE-OLIVIER MAHEUX;

        • M. ÉRIC SHINK, trésorier;

        • Mme MANON PELLETIER responsable des archives;

        • M. VINCENT COUTURE (aujourd’hui président de la SHRL), responsable des communications;

        • Mme CLAUDIA MENDEZ (aujourd’hui vice-présidente de la SHRL), éditrice et webmestre.

1. L’Observateur parle lui aussi de cette affaire : « Les rappeurs tunisiens Weld El 15 et Klay BBJ ont été condamnés par contumace, faute d’avoir été prévenus de leur procès, à un an et neuf mois de prison notamment pour outrage à des fonctionnaires, a indiqué leur avocat lundi 2 septembre. » (http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130902.OBS5159/tunisie-2-rappeurs-condamnes-a-de-la-prison-ferme-par-contumace.html)


Pour terminer, Monsieur Clément Samson, je vous dis que j’accepterais volontiers de vous rencontrer, de vous prêter l’oreille et de répondre à vos questions.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant environ deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007.

P.-S. La présente sera communiquée à un certain nombre de destinataires. Elle sera publiée dans le web, au lepasseurdelacote.com, tout comme la réponse que vous voudrez bien lui donner.

 

Le regard de Michel Lessard sur la Fresque Desjardins de Lévis. Une explication ?

Les Lévisiens connaissent la Fresque Desjardins de Lévis, réalisée sur un mur du gymnase du Collège de Lévis, rue Mgr-Gosselin. Le 6 octobre 2006, jour de son inauguration, l’historien Michel Lessard a prononcé une allocution. Peu après, dans le numéro 104 de La Seigneurie de Lauzon, revue de la Société d’histoire régionale de Lévis, j’ai signé un texte consacré à des réserves émises par des citoyennes et des citoyens au sujet de ladite œuvre; dans ce texte, j’ai aussi lancé une flèche à M. Lessard : « Le docteur Michel Lessard, historien de l’art chargé de présenter [la Fresque] par les bailleurs de fonds, ai-je écrit, n’a pas tari d’éloges à son égard ».
Au nombre des réserves figurent celles-ci : « Guillaume Couture, le premier colon de la seigneurie de Lauzon, n’est pas représenté avec éclat »; «  L’histoire ferroviaire n’est que chuchotée; or, c’est le chemin de fer qui « donne naissance à la première ville de la région, Lévis » (Roch Samson et al., Histoire de Lévis-Lotbinière) »; «  Les élites, les intellectuels, sont bien représentés; où est l’ouvrier de l’industrie? ».
Guillaume Couture, qui exploitait une terre au dix-septième siècle, ne devait pas trouver nécessaire de s’occuper trop trop de son apparence, contrairement aux professeurs d’université de 1964. Les travailleurs manuels qui construisaient des chemins de fer au dix-neuvième siècle devaient juger superflu de soigner leur apparence avant d’aller déchirer leur chemise au chantier, ce qui n’était pas le cas des professeurs d’université de 1964; les ouvriers de l’industrie n’ont jamais éprouvé le besoin de soigner leur apparence avant d’aller suer des aisselles, des pieds, du visage, de tout le corps, un problème que ne connaissaient pas les professeurs d’université de 1964.
Or, un passage d’un texte publié le 25 mars 2018 dans Le Soleil de Québec nous donne peut-être la raison pour laquelle M. Lessard n’a pas remarqué certaines des failles de la Fresque : «  Dès mon premier cours au Département d’histoire de l’Université Laval en septembre 1964, lit-on, le professeur m’a immédiatement séduit par son érudition et sa maîtrise du métier d’historien. L’homme m’a d’abord conquis par son élégance. Au Collège de Lévis, j’étais habitué à un corps professoral en soutane. Claude Galarneau arrivait d’un séjour d’études à Paris. Ce jour-là, il portait un complet coupé à la française d’un bleu royal flamboyant, chemise blanche et cravate harmonisée donnant dans le plus chic de la mode européenne. J’ai toujours été sensible aux gens soignant leur apparence et mon nouveau maître a toujours été un peu une carte de mode, comme on dit, une carte de mode classique. » Le texte en question, vous l’avez compris, est l’oeuvre de M. Lessard.
Guillaume Couture, les constructeurs des chemins de fer, les ouvriers de l’industrie n’étaient pas des cartes de mode… Vous pensez sans doute que ce n’est pas une raison pour les rayer de l’histoire. Je pense comme vous. Je suis sûr que M. Lessard pense comme nous. Mais alors pourquoi n’a-t-il pas vu les imperfections, notables, de la Fresque Desjardins de Lévis?

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

P.-S. Que pensent les élèves du Collège de Lévis quand ils découvrent que leur maison d’enseignement met sous leurs yeux, tous les jours, un ouvrage trompeur?

 

Détail de la Fresque Desjardins de Lévis. Photo prise en 2013.
La Fresque Desjardins de Lévis montre un Alphonse Desjardins très très bien habillé (sa conjointe le disait très dépensier); son complet me semble être coupé à l’ontarienne (M. Desjardins a occupé un modeste emploi à Ottawa); sa conjointe est élégante, mais on voit (difficilement, tout de même) qu’elle ne dépensait pas sans compter.
Dans la Fresque, que le passage du temps et le soleil effacent, le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices.