La charia à Lévis, le quotidien Le Devoir et le droit à l’information

Lévis, le 18 mai 2019

Monsieur Brian Myles, directeur

Journal Le Devoir

Montréal

 

Monsieur,

Madame Odile Tremblay, votre journaliste, couvre le Festival de Cannes, ces temps-ci. À la fin de ses articles on peut lire cette mention : « Odile Tremblay est l’invitée du Festival de Cannes ».

Si l’industrie du cinéma a invité Le Devoir à son Festival, j’imagine que d’autres industries et même des citoyens très ordinaires peuvent eux aussi essayer de vous attirer.

J’invite Le Devoir à venir à Lévis (je lui suggère d’envoyer Mme Isabelle Porter, qui a vécu à Lévis – elle y habite peut-être toujours – pas loin de la mosquée, qui n’est pas loin de l’école où elle a fait son cours secondaire*). Venir à Lévis pour mener une « enquête » sur un événement survenu le 17 mai 2017, un événement dont votre journal n’a pas parlé (il a refusé d’en parler) (les autres organes d’information québécois n’ont pas fait mieux, à ma connaissance). L’événement en question s’est déroulé dans la chapelle désacralisée du Patro de Lévis*; quel est-il : l’imam de la mosquée locale, M. Karim Elabed, a prêché en faveur de la charia, au nom de laquelle des êtres humains décapitent, amputent des voleurs d’une main, lapident des femmes, etc., et dont on entend dire qu’elle n’est pas compatible avec les chartes occidentales des droits et libertés (M. Elabed a dit aimer la charia, la « voie à suivre », mais il ne l’a pas décrite).

Votre Devoir n’a pas parlé de la déclaration susmentionnée de l’imam, Monsieur Myles. Mais il a écrit, le 26 mars 2019, que la mosquée de Lévis avait reçu une lettre d’intimidation dont l’auteur n’est pas connu. Une lettre d’intimidation peut être écrite par n’importe qui; la déclaration sur la beauté et la grandeur de la charia faite à Lévis le 17 mai 2017 est L’ŒUVRE D’UN IMAM. Vous avez consacré vingt lignes à la lettre anonyme, vous auriez dû faire la une avec la déclaration de l’imam.

Mon invitation est lancée; elle n’est pas accompagnée d’une offre de « cadeau » : je ne voudrais pas que Le Devoir pense que je cherche à le faire agir contre sa conscience. En passant, quand on lit dans Le Devoir : « Odile Tremblay est l’invitée du Festival de Cannes », doit-on comprendre que l’industrie du cinéma a donné de l’argent au journal pour l’amener à affecter l’un de ses journalistes à la couverture du Festival, pour que ce journaliste écrive de beaux articles sur le Festival pendant plusieurs jours?

À titre informatif

M. François-Marc Bernier, professeur de journalisme, relève plusieurs raisons pour lesquelles les organes d’information devraient refuser les voyages gratuits : « Accepter les voyages revient à accorder plus d’espace rédactionnel aux organismes riches, au détriment des moins fortunés. » « Cela mine la crédibilité des journalistes car il existe une apparence de conflits d’intérêts qui est contraire à leur devoir d’impartialité et de neutralité. » (Éthique et déontologie du journalisme, Les Presses de l’Université Laval, © 1994, p. 248-249)

Rien n’empêche Le Devoir d’informer aujourd’hui ses lecteurs de ce qui s’est passé à Lévis le 17 mai 2017 dans une chapelle désacralisée.

Je vous prie, Monsieur, de recevoir mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

6364, rue Fraser, Lévis, G6V 3S3

* À l’époque la mosquée de la rue Bégin n’existait pas et l’école fréquentée par Mme Porter était un couvent tenu par les Soeurs de la Charité, catholiques. Et la chapelle du Patro était sacrée.

P.-S. La présente sera publiée au www.lepasseurdelacote.com, comme la réponse du Devoir (s’il en donne une).

Un éloge de la charia au Québec et la Ligue des droits et libertés (du Québec).

Lévis, le 20 mai 2019

Monsieur Christian Nadeau, président

Ligue des droits et libertés

Montréal (Québec)

christian.nadeau@umontreal.ca

Monsieur,

« La civilisation, c’est […] le seul combat qui vaille la peine. Celui qui détermine les caractères propres de la vie culturelle, morale et matérielle des nations. Les modernistes, attachés à la sécularité de l’État et de la société, à la démocratie, aux libertés individuelles, font face dans le monde arabo-musulman à des islamistes et à des fanatiques barbares et criminels, adeptes du califat et de la charia, institutions provenant du 7e siècle, qui font de la politique une religion, de la religion une arme criminelle, et de l’être humain un objet de sacrifice à Dieu comme les tribus vivant dans les forêts ou dans les cavernes qui faisaient des offrandes humaines aux divinités pour calmer leur colère). »

(Hatem M’rad, Révolutions arabes et jihadisme, Nirvana, © 2017, p. 173-174.) *

Le 18 mai 2017, à Lévis, se déroule une  « soirée d’échange » organisée par la Mosquée de Lévis et Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, et destinée à démystifier l’islam, selon les organisateurs. Deux personnes s’adressent à quelques dizaines de Lévisiennes et Lévisiens; ce sont des musulmans : l’imam local et une Québécoise « pure laine » convertie à l’islam. L’imam, M. Karim Elabed, fait l’éloge de la charia, loi divine, la voie que doivent suivre tous les musulmans, dit l’imam.

Le Journal de Lévis, 19 mai 2017

J’ai reproché au Tremplin, dont j’étais membre (j’aidais bénévolement des immigrants à « naviguer » à Lévis : des Mexicains, des Africains, etc., des catholiques, des musulmans, mais leur religion ne m’importait pas), j’ai reproché au Tremplin, dis-je, d’avoir participé à l’organisation d’une activité au cour de laquelle la charia a été vantée. La charia dont l’application n’est pas autorisée au Canada, la charia clairement rejetée par l’Assemblée nationale du Québec :

La Ligue des droits et libertés n’a sans doute pas entendu parler de l’éloge de la charia fait par l’imam de Lévis le 18 mai 2017; si elle avait appris son existence, elle l’aurait certainement dénoncé vivement. Mais il n’est pas trop tard, Monsieur Nadeau, il n’est pas trop tard : je demande à la Ligue des droits et libertés de faire savoir aux citoyennes et citoyens du Québec qu’elle s’oppose à l’application de la charia et à la création de tribunaux islamiques au Québec, qu’elle fera obstacle à l’application de toute loi divine ou religieuse au Québec. Au Canada, on ne doit pas passer sous silence les éloges de la charia; il est du devoir des Canadiennes et Canadiens de les dénoncer; c’est le devoir de la Ligue des droits et libertés.

Veuillez recevoir, Monsieur, mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

6364, rue Fraser, Lévis, G6V 3S3

P.-S. Pour avoir profiter de sa liberté d’expression, pour avoir reproché au Tremplin d’avoir organisé une activité au cours de laquelle un imam a fait l’éloge de la charia, l’auteur de la présente a été expulsé du Tremplin, sans qu’on lui donne la possibilité de s’adresser aux membres du Tremplin (le président du conseil d’administration lui offert de discuter avec lui entre quatre murs, derrière une porte close). À l’époque et encore aujourd’hui, le directeur du Tremplin est M. Guillaume Boivin, le président du conseil d’administration du Tremplin est M. Elhadji Mamadou Diarra, qui est – l’information est pertinente, musulman; on peut le joindre à cette adresse presidence@letremplinlevis.com.

Ce message et la réponse de son destinataire seront publiés au http://www.lepasseurdelacote.com.

* L’éditeur, Nirvana, écrit que :

« Hatem M’rad est professeur agrégé de science politique à la Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales de Tunis. Il est Président-fondateur de l’Association Tunisienne d’Etudes Politiques (ATEP), et ancien membre du Comité Exécutif de l’International Political Science Association (IPSA-AISP). Il est l’auteur de Place de la procédure dans la diplomatie de conférence (CPU, 2001), L’opinion publique mondiale (CPU, 2006), Libéralisme et Adversité (CPU, 2008), Libéralisme et liberté dans le monde arabo-musulman (Les Cygnes, Paris, 2011; Nirvana, Tunis, 2012), De la révolution à la Constitution (Nirvana 2014), Le déficit démocratique sous Bourguiba et ben Ali (Nirvana 2015), Le Dialogue national en Tunisie ( Nirvana 2015). D’autres publications ont paru sous sa direction. Il est collaborateur au journal numérique « Le Courrier de l’Atlas ».

 

 

Le Devoir, 17 décembre 2004

 

 

 

 

Comme ils sont nombreux ceux qui oublient (ou feignent d’oublier) la liberté de conscience des enfants!

L’archevêque de Montréal, M. Christian Lépine, « voit dans l’interdiction du port des signes religieux une entrave à la liberté de conscience et de religion ». * M. Lépine devrait comprendre que les enseignants qui affichent leur appartenance religieuse (ils devraient plutôt pratiquer la neutralité religieuse) et qui mettent ainsi leur religion en valeur, ne font aucun cas de la liberté de conscience des jeunes (« les enfants sont libres de déterminer quels seront les principes qui guideront leur existence », dit l’ONG Humanium), ni des convictions de leurs parents.

*(https://www.ledevoir.com/politique/quebec/554503/projet-de-loi-21-l-archeveque-de-montreal-craint-pour-la-liberte-de-conscience).

Roger Martel, citoyen de Lévis

Signes. Contradiction à gauche.

 

Joseph Facal *, Gauchistes, expliquez-moi, Le Journal de Montréal, 16 mai 2019,

https://www.journaldemontreal.com/2019/05/16/gauchistes-expliquez-moi

* Ancien homme politique, docteur en sociologie (Paris IV, Sorbonne), professeur titulaire (Département de management, Hautes études commerciales, Montréal)

Cette gauche qui veut changer la langue parce qu’elle sert à fonder des rapports de domination collectifs nous demande ensuite de croire que les symboles religieux portés par un individu n’ont aucune autre portée que de témoigner de son identité personnelle.

Selon cette gauche, la langue et le crucifix du parlement ont une dimension collective, symbolique et dominatrice. Ils lancent un message collectif inapproprié.

Mais il n’y a, dit-elle, aucune dimension collective, symbolique et dominatrice dans un signe religieux individuel. Pas de message inapproprié, juste un choix personnel.

Si ce n’est pas une contradiction massive, je ne sais pas ce que c’est.

Islamophobie, islam liberticide… Lettre au président de la Ligue des droits et liberté, M. Christian Nadeau

Lévis, le 15 mai 2019

Monsieur Christian Nadeau, président

Ligue des droits et libertés

516, rue Beaubien Est
, Montréal, H2S 1S5

info@liguedesdroits.ca

Monsieur,

Depuis longtemps les organes d’information du Québec transmettent beaucoup de nouvelles concernant l’islamophobie dont se rendraient coupables des Québécois et, depuis quelques semaines, à propos du projet de loi 21 sur la laïcité. Je m’étonne de ne pas les voir traiter aussi souvent de quelques autres questions concernant la religion, très importantes, selon moi.

Je pense en particulier à l’obligation que l’islam fait aux enfants musulmans, donc issus d’hommes musulmans, et ce, même si la mère n’est pas musulmane), de mémoriser tout le Coran, les centaines de pages du très-très long Coran. L’islam ne viole-t-il pas la liberté de conscience des enfants? (Je dis oui.) L’islam ne prive-t-il pas les enfants d’une partie de leur enfance? (Je dis oui.) L’islam ne met-il pas en danger la santé mentale des enfants? Des experts vous le diraient, Monsieur Nadeau; interrogez-les.

Je pense aussi aux femmes musulmanes auxquelles l’islam interdit de se marier avec un non-musulman. Trouveriez-vous, dans notre LDL, des membres favorables à cet interdit? (Curieusement, Monsieur Nadeau, vous le savez, l’islam autorise les hommes musulmans à demander la main d’une ou plusieurs non-musulmanes.)

Cette autre question me tourmente elle aussi : l’islam a-t-il le droit, au Canada, d’interdire aux musulmanes et aux musulmans de renoncer à leur religion. Je suis sûr, Monsieur Nadeau, que vous trouvez cet empêchement liberticide tout à fait inacceptable. Pourquoi la LDL n’inviterait-elle pas les gens du Québec à manifester avec elle en faveur de sa suppression?

En mai 2017, l’imam de Lévis, M. Karim Elabed, a déclaré devant quelques dizaines de Lévisiennes et Lévisiens qu’il trouve la Charia merveilleuse, la Charia, une loi divine, la voie que les musulmanes et musulmans doivent suivre absolument, a dit M. Elabed. Comme l’islam ne sépare guère politique et religion, comment un adepte de l’islam canadien peut-il obéir à la Charia, qui souvent n’est pas conforme aux lois canadiennes? C’est là une autre question dont j’aimerais voir nos organes d’information parler à leurs lectrices et lecteurs, nos organes d’information et aussi la LDL, Monsieur Nadeau.

Je ne vous retiens pas davantage.

Je publierai ce courriel au www.lepasseurdelacote.com, de même que votre réponse.

Recevez, Monsieur, mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

La vraie nature de la laïcité de l’État (projet de loi québécois sur la laïcité, 2019)

Quotidien montréalais LE DEVOIR, https://www.ledevoir.com/opinion/idees/553978/la-vraie-nature-de-la-laicite-de-l-etat

La vraie nature de la ôde l’État

C’est aux élus, et non pas aux juges, qu’il appartient de tracer la ligne de démarcation, car il s’agit de définir le cadre même de la vie en société et l’équilibre des pouvoirs qui s’y affrontent, plaide l’auteur.

Louis Bernard, ex-secrétaire général du gouvernement (Le secrétaire général et greffier du Conseil exécutif est le premier fonctionnaire de l’État; il est le supérieur hiérarchique de tous les sous-ministres du gouvernement, hauts fonctionnaires de l’administration publique affectés à la direction des ministères québécois. – Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_du_Qu%C3%A9bec)

10 mai 2019

La vraie nature de la laïcité de l’État

Le débat sur la laïcité entourant le projet de loi 21 s’est engagé sur une fausse piste.

Ce projet de loi ne vise en rien à rendre laïque l’ensemble de la société québécoise. Par exemple, il ne touche en rien port du voile dans l’espace public, le port du kirpan, les congés religieux et autres questions qui ont alimenté l’actualité récente au Québec. Contrairement à ce qu’on entend couramment, il ne concerne pas d’abord les relations entre l’État et les droits fondamentaux des individus, mais uniquement, comme son nom l’indique, la laïcité de l’État lui-même. Il ne s’agit donc pas de déclarer le caractère laïque de la société québécoise, mais uniquement la laïcité, d’ailleurs partielle, de son État.

Dieu et César

Le projet de loi 21 porte en réalité sur les rapports entre les pouvoirs de l’État et ceux des religions. Car la liberté religieuse est différente des autres libertés fondamentales, comme la liberté de parole, d’opinion ou d’association, en ce qu’elle est souvent reliée à des églises et à des structures ecclésiales anciennes qui ont toujours voulu exercer des pouvoirs étendus sur plusieurs aspects, sinon l’ensemble de la vie sociale. Les Québécois, pour leur part, connaissent bien comment l’Église catholique a dominé pendant longtemps tous les secteurs de leur société (ce que n’a pas connu le reste du Canada) et ils voient avec malaise comment maintenant d’autres religions sont tentées, de la même manière, de vouloir régir certains aspects de leur vie en commun. Ils sentent que certains acquis auxquels ils tiennent particulièrement, dont l’égalité des hommes et des femmes, peuvent être remis en question. Et ils ne le veulent pas.

La solution proposée pour éviter ce conflit n’est pas de bannir les religions et leurs pratiques mais de bien délimiter une zone séculière où la religion n’a pas sa place. Une zone proprement laïque où toute manifestation religieuse est interdite. Cela permet d’affirmer, d’une manière à la fois symbolique et réelle, une zone de laïcité et de laisser, pour le reste, toute la place à l’exercice de la liberté religieuse des individus. En un mot, séparer l’Église et l’État. Et bien montrer que la loi et l’État sont au-dessus de la religion.

Une liberté de religion assurée

La neutralité de l’État est d’ailleurs essentielle à la liberté de religion. Car, il ne faut pas l’oublier, les religions, surtout monothéistes, sont en concurrence et quelques fois en guerre les unes avec les autres. L’histoire montre que si une religion en vient à contrôler un État, les autres religions sont souvent en danger. Il n’y a donc pas incompatibilité mais complémentarité entre la laïcité de l’État et la liberté religieuse, puisque celle-ci postule la multiplicité des religions.

Où cependant faut-il tracer cette ligne définissant le secteur laïque où la neutralité s’impose ? Si on en croit la pratique des nations, deux secteurs sont généralement privilégiés : l’État et l’école. Plusieurs y ajoutent la présence publique. Pour sa part, le projet de loi 21 est volontairement restreint : il ne touche qu’à un petit nombre de représentants exerçant l’autorité de l’État et qu’aux enseignants et directeurs des écoles élémentaires et secondaires publiques. Il pourrait, comme dans certains autres pays, aller plus loin et toucher tous les employés de l’État, toutes les écoles ainsi que leurs élèves. Il s’agit donc d’un projet minimal où la sphère laïque et neutre est strictement circonscrite. Mais elle est sans doute suffisante pour affirmer le caractère laïque de l’État du Québec et la prépondérance du politique sur le religieux. Et c’est sans doute pour cela que la population l’appuie, même si plusieurs souhaitent que la loi aille plus loin.

La responsabilité politique

C’est évidemment aux élus politiques qu’il appartient de tracer la ligne de démarcation du secteur laïque et non religieux, car il s’agit de définir le cadre même de la vie en société et l’équilibre des pouvoirs qui s’y affrontent. En raison de l’existence des chartes des droits fondamentaux, les lois québécoises sont normalement soumises à l’arbitrage des tribunaux et il reviendrait aux juges de statuer ultimement sur cette démarcation. Cela n’est pas souhaitable, car il s’agit d’une question où ils n’ont pas de compétence particulière puisqu’elle concerne l’organisation politique de la société.

Nos juges ne sont pas élus et ne peuvent, dans une matière comme celle-là, substituer leur jugement à celui de ceux qui ont reçu un mandat démocratique pour le faire. Il s’agit donc de l’exemple parfait où il est légitime, en invoquant la disposition dérogatoire, de laisser la décision se prendre dans la sphère législative plutôt que dans celle des tribunaux. Comme les chartes elles-mêmes d’ailleurs le prévoient.

 


LOUIS BERNARD Né à Montréal en 1937. Docteur en endroit administratif (Université de Londres). Carrière de plus de 23 ans au service de l’État.

« En 1964, il commence une longue carrière au sein de la fonction publique du Québec. Il y sera, notamment, sous-ministre adjoint au ministère des Affaires intergouvernementales, chef de cabinet du chef de l’opposition, puis, en 1976, chef de cabinet du premier ministre.

« En 1977, il est secrétaire général associé à la Réforme électorale et parlementaire où il contribue à l’élaboration de plusieurs lois importantes pour la démocratie québécoise, parmi lesquelles la réforme de la loi électorale, la Loi sur le financement des partis politiques et la Loi sur la consultation populaire, Par la suite, Me Bernard est nommé secrétaire général du Conseil exécutif, poste qu’il occupera de 1978 à 1985, puis de 1994 à 1995. » (https://www.ordre-national.gouv.qc.ca/membres/membre.asp?id=490)