Elisabeth II, entourage de Trump, de Trudeau… les premières révélations des « Paradise Papers »

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Elisabeth II, entourage de Trump, de Trudeau

les premières révélations des « Paradise Papers »

 

Dix-huit mois après les « Panama Papers », une nouvelle enquête internationale mobilisant 96 médias, dont « Le Monde », lève une partie du voile sur les coulisses de la finance offshore.

 

LE MONDE | 05.11.2017 à 19h33 • Mis à jour le 06.11.2017 à 08h15

http://www.lemonde.fr/paradise-papers/article/2017/11/05/elisabeth-ii-entourage-de-trump-de-trudeau-les-premieres-revelations-des-paradise-papers_5210561_5209585.html

C’est un nouveau coup de projecteur sur l’opacité de la finance mondiale. Les 13,5 millions de documents étudiés pendant un an par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et ses 96 médias partenaires, dont Le Monde, révèlent notamment les structures complexes utilisées par la Couronne britannique et par l’entourage de chefs d’Etat, comme celui de Donald Trump, aux Etats-Unis, et de Justin Trudeau, au Canada.

 

Les « Paradise Papers » en 3 points

Les « Paradise Papers » désignent la nouvelle enquête menée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et ses 96 médias partenaires, dont Le Monde, soit 400 journalistes de 67 pays. Ces révélations s’appuient sur une fuite de documents initialement transmis, en 2016, au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung par une source anonyme.

Cette nouvelle enquête permet de lever le voile sur les mécanismes sophistiqués d’optimisation fiscale dont profitent les multinationales et les grandes fortunes mondiales.

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/paradise-papers/article/2017/11/05/elisabeth-ii-entourage-de-trump-de-trudeau-les-premieres-revelations-des-paradise-papers_5210561_5209585.html#3Y8ReaAs34Y7GDls.99

 

Le député néo-démocrate Jagmeet Singh se trompe quand il affirme être en faveur de la séparation de l’État et de la religion.

Le 12 septembre 2017, Anne-Marie Dussault, animatrice de l’émission 24 heures en 60 minutes, mène une entrevue avec Jagmeet Singh, député qui aspire à devenir le chef du Nouveau Parti Démocratique du Canada (NPD). M. Singh, qui est sikh, a affirmé être en faveur de la séparation de l’État et de la religion (note 1).

Mme Dussault ne l’a pas interrompu pour lui demander s’il n’avait pas démontré dans le passé qu’il était CONTRE la séparation de l’État et de la religion quand, par exemple, il a déposé à l’Assemble législative de l’Ontario, en 2013, un projet de loi pour exempter les motocyclistes sikhs de l’obligation porter un casque sur les voies, et quand il a déclaré, dans la même enceinte, que « L’Ontario est une province diversifiée et nous devons respecter la diversité de croyances lorsqu’il s’agit d’éduquer nos enfants » (note 2). Étant donné que la vie quotidienne des sikhs doit s’ordonner selon trois préoccupations, dont celle-ci : accomplir honnêtement son travail (note 3), on peut dire que M. Singh a péché devant l’auditoire de Mme Dussault.

NOTES

1 http://ici.radio-canada.ca/tele/24-60/site/episodes/389591/jeanlouis-dufresne-jagmeet-singh-feux-alberta

2 Hélène Buzzetti – Jagmeet Singh nuirait aux chances du NPD au Québec, selon certains, Le Devoir, 11 juillet 2017, http://www.ledevoir.com/politique/canada/503137/la-foi-de-singh-sera-t-elle-un-obstacle-au-quebec).

3 Frédéric Castel (religiologue), Les sikhs du Québec, Relations, numéro 714, février 2007, http://cjf.qc.ca/revue-relations/publication/article/les-sikhs-du-quebec/

La trahison des élites – Austérité, évasion fiscale et privatisation au Québec – Revue Relations, numéro de décembre 2016.

Revue Relations – Pour qui veut une société juste

Source : Infolettre Revue Relations

La trahison des élites – Austérité, évasion fiscale et privatisation au Québec

Depuis plusieurs années, nos élites néolibérales martèlent que le Québec est dans le rouge et vit au-dessus de ses moyens. À force d’être répété, le message a fini par être largement accepté. Or, le mythe tenace qui prétend que l’état des finances publiques québécoises est catastrophique et qu’il justifie les mesures d’austérité des dernières années doit être déboulonné. Car ces mesures cachent plutôt un projet politique de privatisation accrue et de dépossession de la majorité au profit d’une minorité fortunée. Pourtant, des solutions existent et d’autres voies permettent de penser un Québec plus juste et solidaire. Il en est question dans ce dossier.

 

 

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Lecture proposée

Paul Journet et l’aveuglement de l’élite libérale québécoise, http://blogue.revuerelations.qc.ca

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Source : Revue québécoise Relations, numéro 787, décembre 2016

 

La trahison des élites. Austérité, évasion fiscale et privatisation au Québec

 

Catherine Caron, rédactrice en chef adjointe

 

« On parle souvent de la loi comme étant la traduction de la volonté des dieux… […] mais la loi, c’est vous qui la faites ! Faites-en une qui soit conforme à ce qu’est la loi, c’est-à-dire une traduction de la conscience publique. » Alain Deneault, aux membres de la Commission des finances publiques du Québec, 15 septembre 2016

 

Laissé à lui-même, l’État prendra de l’expansion à l’infini, nous disent avec inquiétude John Micklethwait et Adrian Wooldridge dans The Fourth Revolution – The Global Race to Reinvent the State (Penguin Press, 2014), le livre vu comme étant la « bible » du premier ministre Philippe Couillard. Leur viendrait-il jamais à l’esprit d’affirmer que laissée à elle-même, l’entreprise privée prendra de l’expansion à l’infini ? À l’heure où dix multinationales pèsent davantage financièrement que 180 des 197 États reconnus par l’ONU, c’est pourtant cela qui devrait les préoccuper.

En effet, selon une compilation récente réalisée par l’ONG britannique Global Justice Now, en 2015, sur les 100 premières entités économiques mondiales, 69 étaient des multinationales et 31 des États. On y trouve Apple, Shell, Costco, Toyota, Amazon, HSBC, Nestlé et Walmart, laquelle se positionne au 10e rang, juste après le Canada. Il est certes difficile de comparer les revenus annuels d’une entreprise et ceux d’un État. Toutefois, il est clair – les altermondialistes sonnent l’alerte à ce sujet depuis des décennies – que la domination de ces géants financiers et commerciaux sur des pans de plus en plus vastes de notre vie en société brouille nos repères habituels concernant le pouvoir, la souveraineté, qui les détient vraiment et grâce à quelles complicités. La situation est devenue telle qu’un traité international contraignant portant sur les obligations des multinationales en matière de droits humains est en négociation au sein de l’ONU, parmi d’autres actions en cours visant à dompter quelque peu « la bête », comme le dit Alain Deneault dans ce dossier.

« La bête » – soit ces multinationales qui sont l’une des incarnations fondamentales du capitalisme financier actuel – s’abreuve comme on le sait à l’idéologie néolibérale qui la renforce et a rendu récurrent, ici comme ailleurs, le discours sur la nécessité de « soigner » des finances publiques qui seraient atteintes d’obésité morbide en raison de dépenses publiques excessives, ce qui gonflerait la dette à un niveau inacceptable. Depuis des années, « la bête » est admirée et nourrie – à coups de privilèges fiscaux, de privatisations, de déréglementations, de droits acquis grâce au libre-échange et d’une série d’entourloupettes pour lesquelles nous n’avons jamais voté – par des élites politiques qui trahissent ainsi leur responsabilité de veiller sur l’intérêt public et le bien commun. Certes, le Québec n’est pas le pire en la matière. Mais soyons francs, quelles « vraies affaires » passionnent nos élites ? La protection de l’environnement et de nos services publics ? Ou que nos grandes entreprises se hissent dans le palmarès des plus importantes du monde, et tant pis si notre fisc ou encore les services publics d’autres pays écopent ?

Tel un épais brouillard, le néolibéralisme qui s’est installé au Québec depuis 30 ans sous le règne des péquistes comme des libéraux empêche souvent de voir quelle est notre vraie richesse et qui sont les vrais gloutons. D’aucuns ont l’impression que tout a été dit sur le sujet, mais si c’était le cas, nous n’en serions pas là, 20 ans après le sommet socioéconomique d’octobre 1996 orchestré par le premier ministre Lucien Bouchard, qui fut un moment-charnière.

Lors de ce fameux sommet, l’excès de dépenses publiques n’était pas – et n’est toujours pas – la cause centrale de l’endettement de l’État québécois. Pourtant, cette idée nous hante jusqu’à aujourd’hui, justifiant l’obsession du déficit zéro (devenue la Loi sur l’équilibre budgétaire) et la priorité accordée au paiement de la dette avant le financement de nos services publics. Il y en aurait long à dire sur les magouilles politico-comptables qui servent à effrayer les gens, à creuser artificiellement des déficits le temps d’imposer des politiques qui ne seraient jamais acceptées autrement, le tout pour ensuite cacher des surplus dont le parti au pouvoir voudra se servir au bon moment – à l’approche d’élections par exemple – pour privilégier ses clientèles électorales. Le gouvernement de Philippe Couillard excelle dans le genre. Sans scrupules, il ose discourir sur les inégalités et la lutte contre la pauvreté après avoir effectué, en trichant avec les motifs budgétaires, des compressions de plus de 4 milliards de dollars depuis 2014. Il compte ainsi faire avancer au Québec la « révolution inachevée du néolibéralisme », comme la qualifient les auteurs de The Fourth Revolution.

Depuis la crise financière de 2008, nous savons jusqu’où ces forces « révolutionnaires » sont prêtes à aller pour s’approprier la richesse collective : transformer les dettes privées des banques en dettes publiques, faire payer les pauvres en continuant d’imposer des mesures abjectes qui font dire à la grande essayiste et militante malienne Aminata Traoré que ce qu’on a mondialisé, ce sont l’injustice, le désespoir et le mépris. Ce constat nous impose de nouer de nouvelles solidarités entre les peuples et de consolider les luttes populaires qui n’ont jamais cessé d’exister au Québec comme ailleurs. « La bête », avec ses parasites, ses complices et l’idéologie néolibérale qui la fait grandir, doit être plus sérieusement traquée, bien davantage que ses nombreux boucs émissaires chargés de nous distraire.

Fuir les consensus piégés : tel est aussi l’autre impératif… C’est plutôt une bonne nouvelle qu’il soit « difficile aujourd’hui de recueillir des consensus », comme s’en plaignait Lucien Bouchard il y a un an (Le Devoir, 24 novembre 2015), lui qui avait profité, en 1996, de l’inclination du milieu syndical pour le partenariat plutôt que pour la confrontation. Osons croire que plusieurs consensus sont devenus plus difficiles parce qu’assez, c’est assez : assez d’irresponsabilité écocriminelle (Énergie Est), assez d’indécence (la réforme de l’aide sociale, les salaires de médecins), assez de servilité (le capital des banques et des compagnies minières à l’abri de l’impôt), assez de corruption (la commission Charbonneau)… Osons croire que l’avenir dépend de notre salutaire indignation et mobilisation face à la trahison des élites.

 

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La revue Relations

Depuis 75 ans, Relations œuvre à la promotion d’une société juste et solidaire en prenant parti pour les exclus et les plus démunis. Libre et indépendante, la revue pose un regard critique sur les enjeux sociaux, culturels, économiques, politiques et religieux de notre époque.

Pour contribuer au débat public et offrir une parole alternative dans un contexte où l’opinion prime souvent sur l’analyse, Relations propose des analyses de fond, des éditoriaux, des chroniques culturelles et littéraires dans un cadre aéré, où la beauté de l’iconographie fait écho à l’intelligence du texte. Elle offre aussi une diversité de voix – chercheurs, acteurs sociaux, penseurs, artistes, croyants et non-croyants de différentes générations.

La revue Relations est publiée par le Centre justice et foi, un centre d’analyse sociale progressiste fondé et soutenu par les Jésuites du Québec.

Canada : Pas de nouveaux pipelines !

Message de Greenpeace

Demandons à Justin Trudeau de dire non à Kinder Morgan et Énergie Est. Ces projets vont à l’encontre des droits des Premières Nations, vont polluer les terres, l’eau et l’air et contribuer aux changements climatiques.

Source : Pas de nouveaux pipelines !

Fête du Canada – 1er juillet: Pourquoi la fête est-elle si triste ? | Le blogue de Jean-François Lisée

Source : 1er juillet: Pourquoi la fête est-elle si triste ? | Le blogue de Jean-François Lisée

 

1er juillet: Pourquoi la fête est-elle si triste ?

Publié le 01/07/2014 par Jean-François Lisée

( Fidèle aux traditions, je republie ce billet, d’abord écrit en 2010, chaque 1er juillet depuis. Il est un des plus populaires de ce blogue. )

Pour tout étranger établi au Québec, l’étonnement est annuel. La Fête nationale du Québec, le 24 juin, est un événement majeur.

La Fête du Canada, le premier juillet, est largement ignorée. Comment a-t-on pu en arriver à cette situation, impensable dans toute nation normalement constituée (je pèse mes mots) ?

C’est qu’il y a un vice de conception. Le premier juillet 1867, date de fondation du pays, fut un jour chômé et les autorités organisèrent plusieurs manifestations. Le haut clergé était très favorable à la confédération, se sachant maître des compétences léguées à la nouvelle province, notamment l’éducation, outil de son autoperpétuation.

Les Québécois, alors appelés Canayens – les autres étaient Les Anglais — se sentaient évidemment concernés. Dans l’intense débat du moment, les leaders du projet, dont le conservateur George-Étienne Cartier, avaient même promis de tenir un référendum sur le sujet. Mais ayant testé la méthode au Nouveau-Brunswick, et s’étant fait dire non, ils ont renoncé à tenir parole.

Des élections ont eu lieu d’août à septembre 1867, faisant office d’élection référendaire. Le Parti rouge — dont le PLQ est le lointain héritier — s’opposait à la confédération, préférant que le Québec reste une province autonome dans l’empire britannique — une souveraineté-partenariat avant la lettre.

Cette élection fut une des plus divertissantes de l’histoire politique. D’abord, ce qui était normal à l’époque, le vote n’était pas secret: les électeurs signaient leur nom dans un grand livre ouvert. Seuls les hommes de plus de 21 ans détenant une richesse minimale avaient le droit de vote, ce qui réduisait l’électorat à une fraction du nombre d’adultes.

Ensuite, le clergé a annoncé que voter pour le Parti rouge serait un « péché mortel », qui conduirait, pour l’éternité, aux flammes de l’enfer. Les prédécesseurs de Mgr Ouellet ont averti que les prêtres refuseraient même de donner l’absolution aux fautifs, assurant ainsi leur damnation. (L’historien Marcel Bellavance a montré qu’effectivement, moitié moins d’absolutions furent consenties aux Pâques suivantes qu’aux précédentes.) Par mesure préventive, des curés refusaient aussi l’absolution, en confession, aux ouailles qui avouaient lire les journaux de l’opposition.

Résultat : 40% des électeurs ne se sont pas présentés, refusant de commettre ce péché, réduisant d’autant le bassin électoral. D’autres techniques furent mises en œuvre :

L’escamotage : Pour être candidat, il fallait être présent, au jour et à l’heure dits, pour un « appel nominal » des candidatures. Pourquoi ne pas kidnapper le candidat adverse –on disait escamoter — le temps de la procédure ? Cela est arrivé dans trois comtés, au profit des conservateurs.

L’achat : Ailleurs, le candidat conservateur, parfois avec l’assistance du curé, proposait au candidat libéral une somme d’argent ou une nomination (les nominations devaient être approuvées par le clergé). En échange, le libéral retirait sa candidature au moment de l’appel nominal, ce qui avait pour effet de faire élire sur-le-champ le conservateur. Ce fut le cas dans deux comtés.

Le défranchisage : Les officiers chargés de l’appel nominal, souvent conservateurs, avaient le pouvoir de «défranchiser» une paroisse, c’est-à-dire d’y annuler l’élection, sous divers prétextes. Les quartiers libéraux du comté de L’Islet -la moitié des électeurs- furent ainsi «défranchisés», comme trois paroisses libérales de Kamouraska, donnant dans les deux cas une courte victoire aux conservateurs.

Dans cette élection, la plus frauduleuse de l’histoire du Québec, même au regard des standards de l’époque, 45 % des électeurs (donc une majorité de francophones, car les anglos votaient conservateur) ont quand même bravé les interdits pour voter contre la fédération. L’adhésion du Québec au Canada a donc été décidée par moins de 10 % des adultes, moins de 20 % des hommes adultes. Les Canayens de l’époque savaient et les historiens d’aujourd’hui savent, que s’il s’était agi d’un vote libre, l’électorat aurait très majoritairement refusé l’entrée au Canada.

Ces faits sont évidemment perdus dans la mémoire collective. Mais ils aident à comprendre pourquoi la date du premier juillet 1867 n’a jamais constitué, pour les francophones du Québec, un moment fort. Voilà pourquoi on ne s’est pas transmis, de génération en génération, le goût de célébrer… une fraude.

Et encore…

Certains accusent les « séparatistes » d’avoir voulu nuire au Canada en faisant du premier juillet, la date légale de la fin des baux, plutôt que le premier mai comme c’était le cas auparavant. En fait, le changement fut décidé par le ministre libéral de la justice, Jérôme Choquette, grand pourfendeur de séparatiste en 1971. La raison : ne pas perturber l’année scolaire des enfants affectés dans les déménagements.

Les élus ne doivent pas laisser les juges gouverner à leur place.

Source : Sous la tutelle des juges | Point de vue | Points de vue

Publié le 14 mai 2016 à 17h23 | Mis à jour le 14 mai 2016 à 17h23

Sous la tutelle des juges

Le Soleil, Carrefour des lecteurs

J’ai une certaine difficulté à comprendre comment fonctionne actuellement la démocratie au Canada. Il suffit en effet que des juges, des non-élus, donnent leur avis sur quelque projet de loi ou sur une loi en vigueur pour que des représentants élus courbent l’échine comme des écoliers pris en flagrant délit. Si les honorables magistrats qui les réprimandent font partie de la Cour suprême, c’est la panique. On est prêt à tout faire pour apaiser leur courroux, voire à légiférer à la hâte avec le risque de mal faire, comme cela adviendra possiblement dans le cas du projet de loi sur l’euthanasie, qualifiée d’aide médicale à mourir.

C’est sans doute plaisant pour des juges de gouverner à la place de députés timorés. Mais les auteurs de la Charte canadienne des droits et libertés avaient, semble-t-il, anticipé la possibilité d’une telle dérive, d’où l’insertion d’une clause dite de dérogation, laquelle réaffirme la primauté du pouvoir législatif dans l’élaboration des lois tout en respectant celle du pouvoir judiciaire quand il s’agit d’en faire l’interprétation à la lumière de principes constitutionnels fondamentaux. On voulait éviter que le pays ne soit gouverné par des juges, lesquels, tout honorables qu’ils soient, demeurent des non-élus.

Au fait, s’il existe chez des juges la tentation d’exercer une tutelle, c’est que prédomine trop souvent chez des représentants élus la peur d’assumer pleinement, dans des situations délicates, la charge de législateur. La tentation de la tutelle de la part des uns répond au vide juridique provoqué par l’inertie ou la pusillanimité des autres.

Louis O’Neill, Québec

Semaine d’actions pour une meilleure redistribution de la richesse – Février 2016 / ATTAC-Québec

La Coalition Main rouge appelle à organiser des actions dans toutes les régions du Québec entre les 21 et 27 février, sous le thème « Budget 2016 : (…)

Source : Semaine dactions pour une meilleure redistribution de la richesse – ATTAC-Québec