Le député néo-démocrate Jagmeet Singh se trompe quand il affirme être en faveur de la séparation de l’État et de la religion.

Le 12 septembre 2017, Anne-Marie Dussault, animatrice de l’émission 24 heures en 60 minutes, mène une entrevue avec Jagmeet Singh, député qui aspire à devenir le chef du Nouveau Parti Démocratique du Canada (NPD). M. Singh, qui est sikh, a affirmé être en faveur de la séparation de l’État et de la religion (note 1).

Mme Dussault ne l’a pas interrompu pour lui demander s’il n’avait pas démontré dans le passé qu’il était CONTRE la séparation de l’État et de la religion quand, par exemple, il a déposé à l’Assemble législative de l’Ontario, en 2013, un projet de loi pour exempter les motocyclistes sikhs de l’obligation porter un casque sur les voies, et quand il a déclaré, dans la même enceinte, que « L’Ontario est une province diversifiée et nous devons respecter la diversité de croyances lorsqu’il s’agit d’éduquer nos enfants » (note 2). Étant donné que la vie quotidienne des sikhs doit s’ordonner selon trois préoccupations, dont celle-ci : accomplir honnêtement son travail (note 3), on peut dire que M. Singh a péché devant l’auditoire de Mme Dussault.

NOTES

1 http://ici.radio-canada.ca/tele/24-60/site/episodes/389591/jeanlouis-dufresne-jagmeet-singh-feux-alberta

2 Hélène Buzzetti – Jagmeet Singh nuirait aux chances du NPD au Québec, selon certains, Le Devoir, 11 juillet 2017, http://www.ledevoir.com/politique/canada/503137/la-foi-de-singh-sera-t-elle-un-obstacle-au-quebec).

3 Frédéric Castel (religiologue), Les sikhs du Québec, Relations, numéro 714, février 2007, http://cjf.qc.ca/revue-relations/publication/article/les-sikhs-du-quebec/

La trahison des élites – Austérité, évasion fiscale et privatisation au Québec – Revue Relations, numéro de décembre 2016.

Revue Relations – Pour qui veut une société juste

Source : Infolettre Revue Relations

La trahison des élites – Austérité, évasion fiscale et privatisation au Québec

Depuis plusieurs années, nos élites néolibérales martèlent que le Québec est dans le rouge et vit au-dessus de ses moyens. À force d’être répété, le message a fini par être largement accepté. Or, le mythe tenace qui prétend que l’état des finances publiques québécoises est catastrophique et qu’il justifie les mesures d’austérité des dernières années doit être déboulonné. Car ces mesures cachent plutôt un projet politique de privatisation accrue et de dépossession de la majorité au profit d’une minorité fortunée. Pourtant, des solutions existent et d’autres voies permettent de penser un Québec plus juste et solidaire. Il en est question dans ce dossier.

 

 

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Lecture proposée

Paul Journet et l’aveuglement de l’élite libérale québécoise, http://blogue.revuerelations.qc.ca

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Source : Revue québécoise Relations, numéro 787, décembre 2016

 

La trahison des élites. Austérité, évasion fiscale et privatisation au Québec

 

Catherine Caron, rédactrice en chef adjointe

 

« On parle souvent de la loi comme étant la traduction de la volonté des dieux… […] mais la loi, c’est vous qui la faites ! Faites-en une qui soit conforme à ce qu’est la loi, c’est-à-dire une traduction de la conscience publique. » Alain Deneault, aux membres de la Commission des finances publiques du Québec, 15 septembre 2016

 

Laissé à lui-même, l’État prendra de l’expansion à l’infini, nous disent avec inquiétude John Micklethwait et Adrian Wooldridge dans The Fourth Revolution – The Global Race to Reinvent the State (Penguin Press, 2014), le livre vu comme étant la « bible » du premier ministre Philippe Couillard. Leur viendrait-il jamais à l’esprit d’affirmer que laissée à elle-même, l’entreprise privée prendra de l’expansion à l’infini ? À l’heure où dix multinationales pèsent davantage financièrement que 180 des 197 États reconnus par l’ONU, c’est pourtant cela qui devrait les préoccuper.

En effet, selon une compilation récente réalisée par l’ONG britannique Global Justice Now, en 2015, sur les 100 premières entités économiques mondiales, 69 étaient des multinationales et 31 des États. On y trouve Apple, Shell, Costco, Toyota, Amazon, HSBC, Nestlé et Walmart, laquelle se positionne au 10e rang, juste après le Canada. Il est certes difficile de comparer les revenus annuels d’une entreprise et ceux d’un État. Toutefois, il est clair – les altermondialistes sonnent l’alerte à ce sujet depuis des décennies – que la domination de ces géants financiers et commerciaux sur des pans de plus en plus vastes de notre vie en société brouille nos repères habituels concernant le pouvoir, la souveraineté, qui les détient vraiment et grâce à quelles complicités. La situation est devenue telle qu’un traité international contraignant portant sur les obligations des multinationales en matière de droits humains est en négociation au sein de l’ONU, parmi d’autres actions en cours visant à dompter quelque peu « la bête », comme le dit Alain Deneault dans ce dossier.

« La bête » – soit ces multinationales qui sont l’une des incarnations fondamentales du capitalisme financier actuel – s’abreuve comme on le sait à l’idéologie néolibérale qui la renforce et a rendu récurrent, ici comme ailleurs, le discours sur la nécessité de « soigner » des finances publiques qui seraient atteintes d’obésité morbide en raison de dépenses publiques excessives, ce qui gonflerait la dette à un niveau inacceptable. Depuis des années, « la bête » est admirée et nourrie – à coups de privilèges fiscaux, de privatisations, de déréglementations, de droits acquis grâce au libre-échange et d’une série d’entourloupettes pour lesquelles nous n’avons jamais voté – par des élites politiques qui trahissent ainsi leur responsabilité de veiller sur l’intérêt public et le bien commun. Certes, le Québec n’est pas le pire en la matière. Mais soyons francs, quelles « vraies affaires » passionnent nos élites ? La protection de l’environnement et de nos services publics ? Ou que nos grandes entreprises se hissent dans le palmarès des plus importantes du monde, et tant pis si notre fisc ou encore les services publics d’autres pays écopent ?

Tel un épais brouillard, le néolibéralisme qui s’est installé au Québec depuis 30 ans sous le règne des péquistes comme des libéraux empêche souvent de voir quelle est notre vraie richesse et qui sont les vrais gloutons. D’aucuns ont l’impression que tout a été dit sur le sujet, mais si c’était le cas, nous n’en serions pas là, 20 ans après le sommet socioéconomique d’octobre 1996 orchestré par le premier ministre Lucien Bouchard, qui fut un moment-charnière.

Lors de ce fameux sommet, l’excès de dépenses publiques n’était pas – et n’est toujours pas – la cause centrale de l’endettement de l’État québécois. Pourtant, cette idée nous hante jusqu’à aujourd’hui, justifiant l’obsession du déficit zéro (devenue la Loi sur l’équilibre budgétaire) et la priorité accordée au paiement de la dette avant le financement de nos services publics. Il y en aurait long à dire sur les magouilles politico-comptables qui servent à effrayer les gens, à creuser artificiellement des déficits le temps d’imposer des politiques qui ne seraient jamais acceptées autrement, le tout pour ensuite cacher des surplus dont le parti au pouvoir voudra se servir au bon moment – à l’approche d’élections par exemple – pour privilégier ses clientèles électorales. Le gouvernement de Philippe Couillard excelle dans le genre. Sans scrupules, il ose discourir sur les inégalités et la lutte contre la pauvreté après avoir effectué, en trichant avec les motifs budgétaires, des compressions de plus de 4 milliards de dollars depuis 2014. Il compte ainsi faire avancer au Québec la « révolution inachevée du néolibéralisme », comme la qualifient les auteurs de The Fourth Revolution.

Depuis la crise financière de 2008, nous savons jusqu’où ces forces « révolutionnaires » sont prêtes à aller pour s’approprier la richesse collective : transformer les dettes privées des banques en dettes publiques, faire payer les pauvres en continuant d’imposer des mesures abjectes qui font dire à la grande essayiste et militante malienne Aminata Traoré que ce qu’on a mondialisé, ce sont l’injustice, le désespoir et le mépris. Ce constat nous impose de nouer de nouvelles solidarités entre les peuples et de consolider les luttes populaires qui n’ont jamais cessé d’exister au Québec comme ailleurs. « La bête », avec ses parasites, ses complices et l’idéologie néolibérale qui la fait grandir, doit être plus sérieusement traquée, bien davantage que ses nombreux boucs émissaires chargés de nous distraire.

Fuir les consensus piégés : tel est aussi l’autre impératif… C’est plutôt une bonne nouvelle qu’il soit « difficile aujourd’hui de recueillir des consensus », comme s’en plaignait Lucien Bouchard il y a un an (Le Devoir, 24 novembre 2015), lui qui avait profité, en 1996, de l’inclination du milieu syndical pour le partenariat plutôt que pour la confrontation. Osons croire que plusieurs consensus sont devenus plus difficiles parce qu’assez, c’est assez : assez d’irresponsabilité écocriminelle (Énergie Est), assez d’indécence (la réforme de l’aide sociale, les salaires de médecins), assez de servilité (le capital des banques et des compagnies minières à l’abri de l’impôt), assez de corruption (la commission Charbonneau)… Osons croire que l’avenir dépend de notre salutaire indignation et mobilisation face à la trahison des élites.

 

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La revue Relations

Depuis 75 ans, Relations œuvre à la promotion d’une société juste et solidaire en prenant parti pour les exclus et les plus démunis. Libre et indépendante, la revue pose un regard critique sur les enjeux sociaux, culturels, économiques, politiques et religieux de notre époque.

Pour contribuer au débat public et offrir une parole alternative dans un contexte où l’opinion prime souvent sur l’analyse, Relations propose des analyses de fond, des éditoriaux, des chroniques culturelles et littéraires dans un cadre aéré, où la beauté de l’iconographie fait écho à l’intelligence du texte. Elle offre aussi une diversité de voix – chercheurs, acteurs sociaux, penseurs, artistes, croyants et non-croyants de différentes générations.

La revue Relations est publiée par le Centre justice et foi, un centre d’analyse sociale progressiste fondé et soutenu par les Jésuites du Québec.

Canada : Pas de nouveaux pipelines !

Message de Greenpeace

Demandons à Justin Trudeau de dire non à Kinder Morgan et Énergie Est. Ces projets vont à l’encontre des droits des Premières Nations, vont polluer les terres, l’eau et l’air et contribuer aux changements climatiques.

Source : Pas de nouveaux pipelines !

Fête du Canada – 1er juillet: Pourquoi la fête est-elle si triste ? | Le blogue de Jean-François Lisée

Source : 1er juillet: Pourquoi la fête est-elle si triste ? | Le blogue de Jean-François Lisée

 

1er juillet: Pourquoi la fête est-elle si triste ?

Publié le 01/07/2014 par Jean-François Lisée

( Fidèle aux traditions, je republie ce billet, d’abord écrit en 2010, chaque 1er juillet depuis. Il est un des plus populaires de ce blogue. )

Pour tout étranger établi au Québec, l’étonnement est annuel. La Fête nationale du Québec, le 24 juin, est un événement majeur.

La Fête du Canada, le premier juillet, est largement ignorée. Comment a-t-on pu en arriver à cette situation, impensable dans toute nation normalement constituée (je pèse mes mots) ?

C’est qu’il y a un vice de conception. Le premier juillet 1867, date de fondation du pays, fut un jour chômé et les autorités organisèrent plusieurs manifestations. Le haut clergé était très favorable à la confédération, se sachant maître des compétences léguées à la nouvelle province, notamment l’éducation, outil de son autoperpétuation.

Les Québécois, alors appelés Canayens – les autres étaient Les Anglais — se sentaient évidemment concernés. Dans l’intense débat du moment, les leaders du projet, dont le conservateur George-Étienne Cartier, avaient même promis de tenir un référendum sur le sujet. Mais ayant testé la méthode au Nouveau-Brunswick, et s’étant fait dire non, ils ont renoncé à tenir parole.

Des élections ont eu lieu d’août à septembre 1867, faisant office d’élection référendaire. Le Parti rouge — dont le PLQ est le lointain héritier — s’opposait à la confédération, préférant que le Québec reste une province autonome dans l’empire britannique — une souveraineté-partenariat avant la lettre.

Cette élection fut une des plus divertissantes de l’histoire politique. D’abord, ce qui était normal à l’époque, le vote n’était pas secret: les électeurs signaient leur nom dans un grand livre ouvert. Seuls les hommes de plus de 21 ans détenant une richesse minimale avaient le droit de vote, ce qui réduisait l’électorat à une fraction du nombre d’adultes.

Ensuite, le clergé a annoncé que voter pour le Parti rouge serait un « péché mortel », qui conduirait, pour l’éternité, aux flammes de l’enfer. Les prédécesseurs de Mgr Ouellet ont averti que les prêtres refuseraient même de donner l’absolution aux fautifs, assurant ainsi leur damnation. (L’historien Marcel Bellavance a montré qu’effectivement, moitié moins d’absolutions furent consenties aux Pâques suivantes qu’aux précédentes.) Par mesure préventive, des curés refusaient aussi l’absolution, en confession, aux ouailles qui avouaient lire les journaux de l’opposition.

Résultat : 40% des électeurs ne se sont pas présentés, refusant de commettre ce péché, réduisant d’autant le bassin électoral. D’autres techniques furent mises en œuvre :

L’escamotage : Pour être candidat, il fallait être présent, au jour et à l’heure dits, pour un « appel nominal » des candidatures. Pourquoi ne pas kidnapper le candidat adverse –on disait escamoter — le temps de la procédure ? Cela est arrivé dans trois comtés, au profit des conservateurs.

L’achat : Ailleurs, le candidat conservateur, parfois avec l’assistance du curé, proposait au candidat libéral une somme d’argent ou une nomination (les nominations devaient être approuvées par le clergé). En échange, le libéral retirait sa candidature au moment de l’appel nominal, ce qui avait pour effet de faire élire sur-le-champ le conservateur. Ce fut le cas dans deux comtés.

Le défranchisage : Les officiers chargés de l’appel nominal, souvent conservateurs, avaient le pouvoir de «défranchiser» une paroisse, c’est-à-dire d’y annuler l’élection, sous divers prétextes. Les quartiers libéraux du comté de L’Islet -la moitié des électeurs- furent ainsi «défranchisés», comme trois paroisses libérales de Kamouraska, donnant dans les deux cas une courte victoire aux conservateurs.

Dans cette élection, la plus frauduleuse de l’histoire du Québec, même au regard des standards de l’époque, 45 % des électeurs (donc une majorité de francophones, car les anglos votaient conservateur) ont quand même bravé les interdits pour voter contre la fédération. L’adhésion du Québec au Canada a donc été décidée par moins de 10 % des adultes, moins de 20 % des hommes adultes. Les Canayens de l’époque savaient et les historiens d’aujourd’hui savent, que s’il s’était agi d’un vote libre, l’électorat aurait très majoritairement refusé l’entrée au Canada.

Ces faits sont évidemment perdus dans la mémoire collective. Mais ils aident à comprendre pourquoi la date du premier juillet 1867 n’a jamais constitué, pour les francophones du Québec, un moment fort. Voilà pourquoi on ne s’est pas transmis, de génération en génération, le goût de célébrer… une fraude.

Et encore…

Certains accusent les « séparatistes » d’avoir voulu nuire au Canada en faisant du premier juillet, la date légale de la fin des baux, plutôt que le premier mai comme c’était le cas auparavant. En fait, le changement fut décidé par le ministre libéral de la justice, Jérôme Choquette, grand pourfendeur de séparatiste en 1971. La raison : ne pas perturber l’année scolaire des enfants affectés dans les déménagements.

Les élus ne doivent pas laisser les juges gouverner à leur place.

Source : Sous la tutelle des juges | Point de vue | Points de vue

Publié le 14 mai 2016 à 17h23 | Mis à jour le 14 mai 2016 à 17h23

Sous la tutelle des juges

Le Soleil, Carrefour des lecteurs

J’ai une certaine difficulté à comprendre comment fonctionne actuellement la démocratie au Canada. Il suffit en effet que des juges, des non-élus, donnent leur avis sur quelque projet de loi ou sur une loi en vigueur pour que des représentants élus courbent l’échine comme des écoliers pris en flagrant délit. Si les honorables magistrats qui les réprimandent font partie de la Cour suprême, c’est la panique. On est prêt à tout faire pour apaiser leur courroux, voire à légiférer à la hâte avec le risque de mal faire, comme cela adviendra possiblement dans le cas du projet de loi sur l’euthanasie, qualifiée d’aide médicale à mourir.

C’est sans doute plaisant pour des juges de gouverner à la place de députés timorés. Mais les auteurs de la Charte canadienne des droits et libertés avaient, semble-t-il, anticipé la possibilité d’une telle dérive, d’où l’insertion d’une clause dite de dérogation, laquelle réaffirme la primauté du pouvoir législatif dans l’élaboration des lois tout en respectant celle du pouvoir judiciaire quand il s’agit d’en faire l’interprétation à la lumière de principes constitutionnels fondamentaux. On voulait éviter que le pays ne soit gouverné par des juges, lesquels, tout honorables qu’ils soient, demeurent des non-élus.

Au fait, s’il existe chez des juges la tentation d’exercer une tutelle, c’est que prédomine trop souvent chez des représentants élus la peur d’assumer pleinement, dans des situations délicates, la charge de législateur. La tentation de la tutelle de la part des uns répond au vide juridique provoqué par l’inertie ou la pusillanimité des autres.

Louis O’Neill, Québec

Semaine d’actions pour une meilleure redistribution de la richesse – Février 2016 / ATTAC-Québec

La Coalition Main rouge appelle à organiser des actions dans toutes les régions du Québec entre les 21 et 27 février, sous le thème « Budget 2016 : (…)

Source : Semaine dactions pour une meilleure redistribution de la richesse – ATTAC-Québec

 

 

Informations destinées aux électeurs québécois qui ont voté pour le Parti conservateur du Canada le 19 octobre 2015, en particulier aux électeurs de la circonscription de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis.

BILAN DE LA MAINMISE SUR LE CANADA DU PARTI CONSERVATEUR DU CANADA

INFORMATIONS DESTINÉES AUX ÉLECTEURS QUÉBÉCOIS QUI ONT VOTÉ POUR LE PARTI CONSERVATEUR DU CANADA LE 19 OCTOBRE 2015, EN PARTICULIER AUX ÉLECTEURS DE LA CIRCONSCRIPTION DE BELLECHASSE-LES ETCHEMINS-LÉVIS QUI ONT RÉÉLU LE CONSERVATEUR STEVEN BLANEY

FAVORITISME, NOMBREUSES NOMINATIONS PARTISANES DE STEPHEN HARPER AVANT L’ÉLECTION DE 2015.

« Au cours du printemps et de l’été, le gouvernement Harper a procédé à 49 nominations à divers tribunaux administratifs, commissions et conseils. – Le premier ministre sortant, Stephen Harper, est vertement critiqué pour avoir procédé, juste avant la campagne électorale, à une panoplie de nominations dont le renouvellement n’était pourtant pas nécessaire avant plusieurs mois, voire… quelques années. Ces nominations, dont certaines lient le nouveau gouvernement, sont jugées inappropriées par un expert en gouvernance (…) Au total, 26 mandats arrivaient à échéance en décembre ou au-delà. Dans neuf cas, le mandat n’expirait qu’en 2016 et dans un autre, qu’en… 2019. (…) Selon Donald Savoie, expert en gouvernance et administration publique de l’Université de Moncton, c’est du jamais vu. « C’est très particulier, très osé de sa part, dit-il à propos de Stephen Harper. Franchement, ce n’est pas approprié. » (…) Selon M. Savoie, ces gens devraient avoir la décence d’offrir leur démission au nouveau gouvernement. » (Hélène Buzzetti, Favoritisme, Harper a procédé à des nominations préventives, Le Devoir, 24 novembre 2015, http://www.ledevoir.com/politique/canada/456091/favoritisme-harper-a-procede-a-des-nominations-preventives)

UNE BATAILLE ODIEUSE DE STEPHEN HARPER, SELON ALAIN DUBUC.

« en Alberta, la décision de la Cour d’appel de cette province de libérer Omar Khadr sous caution, malgré les efforts acharnés du gouvernement pour qu’il reste en prison » a constitué une grande défaite pour le gouvernement Harper, « une défaite dévastatrice pour le gouvernement conservateur, car elle met en relief les aspects franchement odieux de son conservatisme, sa mesquinerie idéologique et sa conception primitive de la sécurité » (Alain Dubuc – La bataille odieuse de Stephen Harper, La Presse, 9 mai 2015, http://plus.lapresse.ca/screens/51b374d2-46a0-4240-b4a4-c7f4a9227ab1%7C_0.html).

LE GOUVERNEMENT DE STEPHEN HARPER ET DE STEVEN BLANEY APPROUVE LE RECOURS À DES INFORMATIONS OBTENUES PAR LA TORTURE.

Christian Nadeau, professeur au Département de philosophie de l’Université de Montréal, a parlé de la position du gouvernement du Parti conservateur du Canada concernant le recours à des informations obtenues par la torture : « nous avons appris cette semaine la politique officielle de notre gouvernement au sujet des informations obtenues par la torture. Dans une lettre adressée à Richard Fadden, directeur du Service canadien du renseignement de sécurité, notre ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, condamne explicitement la torture. En revanche, poursuit-il, il faut revoir cette condamnation à la lumière du principe de sécurité publique. / Si nous ne nous accordons pas nécessairement sur son sens en raison de son propos alambiqué, la lettre de Vic Toews donne clairement un ordre: «Dans des situations où un risque sérieux à la sécurité publique existe et où des vies sont peut-être en jeu, je m’attends et donc j’ordonne au SCRS de faire de la protection de la vie et de la propriété son principe premier [overriding priority] et de partager les informations nécessaires — décrites et qualifiées de manière adéquate — aux autorités appropriées.» En clair, lorsque les circonstances le commandent, le principe de sécurité subordonne la condamnation de la torture. Le ministre a ensuite répété cette même logique en Chambre. / Le plus odieux, dans toute cette histoire, ce ne sont pas des gestes de torture commis par des individus au nom de la sécurité publique. Le plus révoltant est la légitimation de la torture par des autorités politiques élues démocratiquement. Certes, le ministre ne dit pas que les informations obtenues par la torture possèdent une valeur légale. Il ne dit pas non plus qu’elles seraient moralement acceptables. Mais il indique clairement que nous avons l’obligation morale et politique de ne pas nous en priver. Ce faisant, nous favorisons la torture en lui octroyant une légitimité en raison de son utilité supposée, et nous offrons une caution morale à ce que nous condamnons par ailleurs. (…) Nous pourrions interpréter la lettre de Vic Toews comme une autorisation à la pratique de la torture par des agents ou des militaires canadiens, mais ce serait un mensonge. Cela n’excuse en rien notre gouvernement. Sa lettre donne clairement un ordre qui approuve le recours à des informations obtenues par la torture. »

LE PARTI CONSERVATEUR DU CANADA PRÉFÈRE QUE LES RECENSEMENTS NOUS PRIVENT DE DONNÉES ESSENTIELLES.

La plupart des Canadiennes et des Canadiens savent que les décisions des gouvernements doivent être basées sur des données sérieuses. Il y en a sûrement qui ont retenu que le gouvernement de Stephen Harper et de Steven Blaney a pris des décisions qui ont eu pour effet de diminuer sensiblement la quantité des renseignement rassemblés grâce aux recensements : « La Constitution du Canada oblige le gouvernement fédéral à tenir un recensement tous les cinq ans. Le gouvernement Harper ne pouvait pas l’abolir, mais il a pris les grands moyens pour l’écorcher. Il a raccourci le questionnaire et a aboli l’obligation légale d’y répondre. Il a aussi diminué le financement de Statistique Canada, l’agence qui en est responsable. Désormais, le gouvernement fédéral prendra ses décisions économiques la tête dans un épais brouillard scientifique » (JEAN-DENIS ,Quoi retenir des années Harper? Le Journal de Montréal, 1er août 2015, http://www.journaldemontreal.com/2015/08/01/quoi-retenir-des-annees-harper)

VIVES CRITIQUES ADRESSÉES AU GOUVERNEMENT DU PARTI CONSERVATEUR DU CANADA À PROPOS DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT.

Selon André Bélisle, président de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), « il est profondément odieux que le gouvernement Harper tienne les populations mondiale et canadienne en otage au profit des compagnies gazières et pétrolières sachant que les dommages environnementaux et à la santé seront assumés par la population et que les subventions et les profits pour ces compagnies seront intouchables»(Climat : l’irresponsabilité du gouvernement Harper se perpétue, http://www.aqlpa.com/actualites/climat-lirresponsabilite-du-gouvernement-harper-se-perpetue).

LA CULTURE D’INTIMIDATION ET DE MÉPRIS DU PARTI CONSERVATEUR.

Voici ce qu’a écrit Le journaliste Andrew Coyne du National Post (journal torontois de sensibilité conservatrice) au sujet des conservateurs après leur défaite électorale : les conservateurs devront « rompre avec la culture d’intimidation et de mépris propre à l’ère Harper; comprendre qu’un opposant mérite le respect; que la science et le savoir doivent être valorisés; et que la politique doit rassembler plutôt que diviser » (Coyne est cité par Guillaume Bourgault-Côté, Les durs lendemains conservateurs, Le Devoir, 24 octobre 2015, http://www.ledevoir.com/politique/canada/453445/les-durs-lendemains-conservateurs).

LA TRAGÉDIE DE LAC-MÉGANTIC.

« Transports Canada, sous les conservateurs de M. Harper, a laissé à l’industrie du transport ferroviaire le soin de s’autoréguler, avec les résultats qu’on connaît. (Equiterre, http://www.equiterre.org/categorie/energie?type_1=All&date_filter%5Bvalue%5D%5Byear%5D=2014&date_filter%5Bvalue%5D%5Bmonth%5D=8)

LE VOL PLANIFIÉ DE LA LOI ÉLECTORALE.

(Texte de Pierre Asselin) Rappelez-vous qu’en 2012, le Parti conservateur avait été déclaré coupable d’avoir violé la Loi électorale pendant l’élection de 2006, avec un stratagème in and out visant à contourner ce même plafond des dépenses. Cette défaite a eu l’impact d’une marque au fer rouge pour le parti, et elle était certainement présente à l’esprit de tous ceux qui ont travaillé au projet de loi de M. Poilievre.

Et la même tactique est encore à l’oeuvre actuellement. Relisez les déclarations de M. Harper sur le remboursement des dépenses électorales par l’État. «Les campagnes devraient être financées par les partis, et non par les contribuables», répète-t-il partout.

Le chef conservateur invite ses adversaires à l’attaquer sur ce front, ce qu’ils font allègrement. Mais c’est aussi un piège.

Si on l’accuse d’étirer les élections dans le but de se faire rembourser les dépenses par Élections Canada, quel beau prétexte lui donne-t-on, dans l’éventualité où il gagnerait les prochaines élections, pour mettre fin à ce remboursement? Le parti conservateur a la meilleure caisse électorale, il pourrait fort bien se passer de ces revenus si cela pouvait épuiser les finances de ses adversaires.

Il faut éviter de tomber dans ce piège. Le véritable enjeu est le plafond des dépenses électorales, pas le remboursement de ces dépenses par Élections Canada. Ce plafond doit être rétabli dans sa forme antérieure, sans égard à la durée de la campagne, autrement il n’a plus aucun sens.

La démocratie repose sur des règles qui assurent l’équilibre des forces. Ces règles ont été réduites en miettes aux États-Unis après le jugement Citizens United de la Cour suprême. Le résultat est qu’aujourd’hui, 67 donateurs contribuent, à eux seuls, trois fois plus aux caisses électorales des candidats qu’un demi-million de citoyens. (Pierre Assselin, Le vol planifié de la loi électorale, Le Soleil 6 août 2015, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/pierre-asselin/201508/05/01-4890693-le-viol-planifie-de-la-loi-electorale.php)

LES CRITIQUES À L’ÉGARD DU PARTI CONSERVATEUR ET DU GOUVERNEMENT DE STEPHEN HARPER ET DE STEVEN BLANEY SONT EXCEPTIONNELLEMENT NOMBREUSES.

Beaucoup de Canadiens sont d’avis que : « AUCUN GOUVERNEMENT DU CANADA N’A EU UN BILAN AUSSI DÉPLORABLE que celui de Stephen Harper et des Conservateurs. Malgré son statut minoritaire, ce gouvernement s’est empressé de prendre une série de mesures radicales, s’attaquant à des valeurs largement partagées au pays.

Depuis son élection, le gouvernement Harper s’est montré particulièrement généreux avec les grandes corporations qui voient leurs obligations fiscales réduites; si bien que lE CANADA AURA LE PLUS FAIBLE TAUX D’IMPÔTS CORPORATIFS DU G7 EN 2012. (Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne, http://www.quebec.attac.org/IMG/pdf/10raisons_final.pdf).

Le gouvernement de Stephen Harper et des Conservateurs a adopté DES POLITIQUES DÉSASTREUSES POUR L’ENVIRONNEMENT. Le gouvernement Harper refuse que le Canada fasse sa part pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Suite à une spectaculaire volte-face, le Canada ne respecte plus ses engagements contractés lors de son adhésion au protocole de Kyoto et reste l’un des plus grands pollueurs de la planète. (Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne, http://www.quebec.attac.org/IMG/pdf/10raisons_final.pdf).

LE GOUVERNEMENT DE STEPHEN HARPER ET DES CONSERVATEURS CONTRÔLE L’INFORMATION ET PORTE ATTEINTE À LA DÉMOCRATIE.

Le gouvernement Harper exerce un contrôle sans précédent des médias. Les journalistes font face à de nombreux obstacles dans l’exercice de leurs fonctions: il leur devient difficile d’obtenir des entrevues avec les ministres, on leur cache l’information, on limite les périodes de questions. La liberté de presse au Canada est ainsi sérieusement entravée. Les responsables de la fonction publique et les agents du parlement sont aussi de plus en plus muselés. (Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne, http://www.quebec.attac.org/IMG/pdf/10raisons_final.pdf).

LE GOUVERNEMENT DE STEPHEN HARPER ET DES CONSERVATEURS FAIT RECULER LA CAUSE DES FEMMES.

Par le projet de loi C484, le foetus aurait pu obtenir un statut juridique, ce qui aurait ouvert la porte à une recriminalisation de l’avortement. De plus le gouvernement Harper a réduit de 43% le budget de Condition féminine Canada. Et le Programme de promotion de la femme (PPF) ne financera plus la recherche ni la défense des droits des femmes. 7. Le gouvernement de Stephen Harper et des Conservateurs fait reculer la cause des autochtones Le gouvernement Harper a refusé de signer la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, pourtant adoptée par 144 États. Il a aussi décidé de ne pas respecter l’Accord de Kelowna, destiné à améliorer la vie des autochtones. (Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne, http://www.quebec.attac.org/IMG/pdf/10raisons_final.pdf).

LE GOUVERNEMENT DE STEPHEN HARPER ET DES CONSERVATEURS FAVORISE UNE JUSTICE IMPITOYABLE ET RÉPRESSIVE.

Le gouvernement Harper souhaite des peines plus sévères contre les jeunes contrevenants, plutôt que la réinsertion sociale, pourtant plus efficace pour lutter contre la délinquance. (…) Stephen Harper et les Conservateurs n’ont pas respecté la loi électorale Selon Élections Canada, lors de la dernière élection, le Parti conservateur aurait dépassé de 1,2 millions $ son plafond de dépenses électorales prévu pas la loi, par un système de fausses factures. Il entrave le processus visant à faire la lumière sur cette affaire de corruption attestant d’un manque de respect élémentaire pour la démocratie (Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne, http://www.quebec.attac.org/IMG/pdf/10raisons_final.pdf).

En empêchant le recours à la Commission canadienne des droits de la personne pour exiger l’équité salariale, HARPER EMPÊCHE DES MILLIERS DE FEMMES TRAVAILLANT POUR LA FONCTION PUBLIQUE D’OBTENIR POUR UN TRAVAIL SEMBLABLE LE MÊME SALAIRE QU’UN HOMME. Et il base sa théorie sur le concept de la concurrence du marché. Comme quoi le droit des femmes d’obtenir un salaire juste et équitable est monnayable, alors qu’en moyenne et pour un travail équivalent les femmes gagnent 72,5 cents pour chaque dollar gagné par un homme. Retour en arrière ? (Philippe Viel, Bilan du gouvernement Harper, https://www.ababord.org/Bilan-du-gouvernement-Harper)

C’est aussi ce même gouvernement [celui de Harper et Blaney] qui, en 2012, par un projet de loi budgétaire mammouth, a modifié le processus fédéral d’évaluation environnementale. Dès l’application de cette loi, des centaines d’évaluations environnementales n’ont plus été requises au Québec. Il faut aussi souligner que LE GOUVERNEMENT CONSERVATEUR ACCORDE PEU D’IMPORTANCE AUX ÉTUDES DES SCIENTIFIQUES. […] difficile d’avoir une confiance absolue en Ottawa et en l’Agence canadienne d’évaluation environnementale. (Brigitte Breton, À l’eau le BAPE et Heurtel! Le Soleil, 14 août 2015, p. 19, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/brigitte-breton/201508/13/01-4892554-a-leau-le-bape-et-heurtel.php)

Cinq ans après la Conférence de Nagoya sur la biodiversité, PLUSIEURS PAYS ONT FAIT DE GRANDS EFFORTS DE CONSERVATION DE MILIEUX NATURELS. MAIS LE CANADA FAIT FIGURE DE CANCRE À CET ÉGARD, affirme la Société pour la nature et les parcs (SNAP), dans un rapport obtenu par La Presse. / « Le Canada accuse un sérieux retard par rapport à la plupart des autres pays: il ne protège que 10% de son territoire, alors que la moyenne mondiale est de 15%, affirme la SNAP. Pire encore, le Canada progresse à un rythme lamentable et ne possède aucun plan d’action national en vue d’atteindre ses objectifs. » (Charles Côté, Milieux naturels: le Canada progresse à un rythme «lamentable», La Presse, 13 juillet 2015, http://www.lapresse.ca/environnement/politique-verte/201507/12/01-4884989-milieux-naturels-le-canada-progresse-a-un-rythme-lamentable.php)

OTTAWA ET LE TRANSPORT FERROVIAIRE – INCURIE LÉTALE.

Autre cause possible de l’incurie fédérale en ces matières : une idéologie du laisser-faire et de la déréglementation, chère au gouvernement Harper. Pourtant, face à la catastrophe, manifestement, peut-on se passer de l’État ? En 2002, un penseur libéral américain, Francis Fukuyama – certainement pas un gauchiste -, le rappelait à des libertariens avec qui il polémiquait. Le 11 septembre 2001 avait selon lui conduit à un rappel brutal du rôle indispensable de l’État, des raisons pour lesquelles il doit « taxer les citoyens et utiliser cet argent dans l’intérêt collectif » : « C’est sur l’État et l’État seul que l’on peut compter pour envoyer des pompiers dans les édifices en feu ou pour combattre le terrorisme, ou encore pour contrôler les passagers dans les aéroports. Non pas sur le marché ou sur les individus seuls. » (Antoine Robitaille, Le Devoir, 20 juillet 2013, p. B4, http://www.ledevoir.com/politique/canada/383345/incurie-letale)

Tous les rapports indépendants publiés récemment confirment que LE GOUVERNEMENT DE STEPHEN HARPER A NÉGLIGÉ SES DEVOIRS DANS UNE FOULE DE DOMAINES IMPORTANTS TELLES LA SURVEILLANCE DES ALIMENTS ET LA SÉCURITÉ DANS LES TRANSPORTS. Il a aussi modifié les règles du programme d’assurance-emploi de sorte que seulement 38 % des chômeurs ont encore accès au régime. Et il n’y est pas allé de main morte avec les sociétés d’État comme Postes Canada et Radio-Canada. / Au même moment, à cause de la baisse de la TPS et des réductions d’impôts pour les entreprises et les particuliers, les conservateurs continuent de restreindre la capacité du fédéral de jouer son rôle de stabilisation économique et de redistribution de la richesse entre les régions et entre les classes sociales. / Au lieu d’investir avec conviction dans les infrastructures, dont le transport collectif, de donner un peu d’air frais aux provinces et d’encourager la reconstruction de l’industrie manufacturière, le gouvernement Harper maintient le cap sur des mesures qui profitent surtout aux sociétés de ressources et aux provinces riches, plus convaincu que jamais de détenir la recette du progrès. (Jean-Robert Sansfaçon, Le pays Harper, Le Devoir, 13 novembre 2014, p. A6, http://www.ledevoir.com/politique/canada/423675/mise-a-jour-federale)

UN CANADA CRUEL ET INUSITÉ.

Quelques heures après avoir essuyé un autre échec retentissant devant les tribunaux, Ottawa annonçait déjà son intention d’en appeler d’une décision de la Cour fédérale qui déclare inconstitutionnelles les coupes de soins de santé décrétées pour plusieurs catégories de demandeurs d’asile.

[…]

LES COUPES AU PROGRAMME FÉDÉRAL DE SANTÉ INTÉRIMAIRE (PFSI), IMPOSÉES À L’ORIGINE PAR LE MINISTRE JASON KENNEY, «METTENT EN DANGER LA SANTÉ, VOIRE LA VIE MÊME D’ENFANTS INNOCENTS ET VULNÉRABLES, D’UNE FAÇON QUI CHOQUE LES CONSCIENCES ET CONSTITUE UN AFFRONT À LA DIGNITÉ HUMAINE», ÉCRIT-ELLE.

C’est une condamnation on ne peut plus claire de la philosophie même qui se cache derrière cette décision politique, du décalage qui existe entre les valeurs de la nation canadienne et l’idéologie que tente d’y greffer un gouvernement rétrograde.

[…]

Le gouvernement fédéral ne s’est même pas caché d’avoir voulu rendre la vie plus difficile à des gens vulnérables et démunis, venus ici légalement pour demander asile, dans le seul but de les faire partir plus rapidement une fois leur demande rejetée, souligne la juge.

La juge constate l’étendue de la désapprobation, au sein de la société canadienne, devant l’approche mise de l’avant par le ministre Kenney, au nom du gouvernement dont il fait partie. […]

En plus de mettre leur vie en danger, cette politique alimente les préjugés et les stéréotypes qui présentent ces demandeurs d’asile comme des profiteurs. Le pire est que ce message a été véhiculé par le ministre Kenney lui-même. Cette attitude est non seulement indigne de sa fonction, elle n’a rien à voir avec le pays qu’il prétend représenter. (Pierre Asselin, Un Canada cruel et inusité, Le Soleil, 7 juillet 2014, p.19, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/201407/06/01-4781582-un-canada-cruel-et-inusite.php)

LE GOUVERNEMENT HARPER EST RAPIDEMENT DEVENU PLUS OPAQUE QUE TOUS CEUX QUI L’ONT PRÉCÉDÉ.

Le parti de Stephen Harper a été porté au pouvoir il y a six ans par le ressac de l’affaire des commandites, en réaction à ce que beaucoup percevaient comme un impardonnable abus de confiance libéral. À l’époque, bon nombre d’électeurs avaient des réserves à l’égard des penchants idéologiques du nouveau Parti conservateur. Mais même ceux qui se refusaient à l’appuyer étaient nombreux à croire que Stephen Harper allait être porteur d’un changement salutaire de culture à Ottawa. La promesse implicite du contrat moral conclu entre l’élec­torat et le premier ministre actuel était celle d’une plus grande rigueur et d’une plus grande transparence. En démocratie, les deux sont indissociables.

Au lieu de cela, le gouvernement Harper est rapidement devenu plus opaque que tous ceux qui l’ont précédé. Sous son règne, la laisse des ministres – déjà courte sous Jean Chrétien – a été assortie d’une muselière. Aux Com­munes, les ministres conservateurs, à quelques rares exceptions près, sont apparemment rétribués pour se payer quotidiennement la tête de l’oppo­sition en se comportant comme des chiens savants. Tout cela était du domaine public avant le rapport de Michael Ferguson. Ce que le vérificateur général a ajouté, c’est que ce sont les Canadiens – comme électeurs et comme contribuables – qui sont doublement les dindons de la farce.(Chantal Hébert, Les dindons du premier ministre, L’Actualité, 15 mai 2012, p., 27, http://www.lactualite.com/opinions/chronique-de-chantal-hebert-opinions/les-dindons-du-premier-ministre/)

UN RECUL DE LA CIVILISATION.

Un pays aussi riche que le Canada devrait augmenter son assistance aux pays défavorisés. Quand on connaît l’aversion du gouvernement Harper pour les ONG qui ne partagent pas ses positions, des compressions de 377 millions à l’aide internationale ne peuvent que laisser perplexe. (Michel David, Un recul de la civilisation, Le Devoir, 31 mars et 1er avril 2012, p. B3, http://www.ledevoir.com/politique/canada/346395/un-recul-de-la-civilisation)

TUER LE DÉBAT. Cette fois, il n’y aura que simulacre de débat. Comment discuter avec intelligence, en un seul lieu, en quelques jours, d’un document de 431 pages où l’immigration côtoie la Sécurité de la vieillesse qui côtoie la procréation assistée qui côtoie l’abolition, inattendue !, du poste d’inspecteur général du Service canadien du renseignement de sécurité… / Le gouvernement plaide qu’il faut agir vite, que la santé économique du Canada le réclame. C’est pourtant la précipitation conservatrice qui nous conduit à des problèmes économiques, selon le directeur parlementaire du budget. Il n’y a pas le feu dans la demeure législative. CE QUI SE MEURT À PETIT FEU, PAR CONTRE, C’EST LA RAISON MÊME DU PARLEMENTARISME, VICTIME D’UN GOUVERNEMENT QUI N’A QU’UN SOUCI : IMPOSER SES LUBIES. (Josée Boileau, Budget fédéral – Tuer le débat, Le Devoir, 28 avril 2012, p. B4, http://www.ledevoir.com/politique/canada/348713/tuer-le-debat)

JUGES CONSERVATEURS… Des dizaines de juges nommés au tribunal d’appel de l’assurance-emploi ont versé des contributions au Parti conservateur, à l’encontre des règles gouvernementales en vigueur. (Steve Rennie, La Presse Canadienne, Ottawa, http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201305/21/01-4652876-assurance-emploi-des-juges-ont-finance-le-parti-conservateur.php)

LES RATÉS DU GOUVERNEMENT CONSERVATEUR.

(Texte de Manon Cornellier, journaliste au Devoir) : « Le gouvernement a toutefois plus de fil à retordre dans une série de dossiers politiques et administratifs. Après presque huit ans au pouvoir, il ne peut plus blâmer les autres pour les ratés. Il doit en assumer la responsabilité, ce qu’il a bien du mal à accepter. / Parmi les dossiers chauds, il y a eu, seulement cette année, la réforme de la loi électorale, qui a provoqué un tollé sans précédent et qu’au moins deux groupes veulent contester devant les tribunaux. / Il y a eu aussi une dizaine d’échecs successifs devant la Cour suprême du Canada. Ces revers ont sonné le glas, entre autres, de la nomination du juge Marc Nadon et de la réforme du Sénat. 1 La controverse autour du traitement réservé aux anciens combattants handicapés ou souffrant de problèmes de santé mentale ne s’atténue pas. (…) . / Depuis presque deux ans, on entend des plaintes au sujet des retards de traitement des demandes de prestations d’assurance-emploi ou de la Sécurité de la vieillesse, et de la difficulté qu’ont les demandeurs à obtenir de l’aide de Services Canada. (…) / La situation à Anciens Combattants et à Emploi et Développement social pose le risque, pour le gouvernement, de servir d’exemples concrets pour illustrer les effets pervers des compressions qu’il impose depuis quatre ans dans le seul but de pouvoir éliminer le déficit et offrir des réductions d’impôt. Cela rappelle aussi combien il résiste à tous les appels à la transparence à ce sujet. (…) / Et que dire du dossier des changements climatiques ? L’inertie du Canada lui a même valu une remontrance publique du secrétaire général des Nations unies. Ce n’est pas rien. / Malgré cela, le premier ministre est catégorique. Pas question d’imposer des règlements, pourtant promis depuis 2007, au secteur pétrolier et gazier, surtout pas, comme il l’a dit cette semaine, quand le prix est si bas. (…) Cependant, malgré sa position majoritaire aux Communes, il n’a pu résister à ce qui est devenu un réflexe : le recours, à un nombre record, à des motions d’allocation de temps, comme on les appelle en langage parlementaire. En langage populaire, cela s’appelle un bâillon. Le bilan conservateur, c’est aussi ça. » (Manon Cornellier, Bilan de fin d’année à Ottawa : les conservateurs, Le Devoir, 11 déc. 20, http://www.lactualite.com/actualites/politique/bilan-politique-2014-les-conservateurs/)

SITUATION DES FEMMES AUTOCHTONES AU CANADA : TOUT UN SCANDALE !

« Février 2013. Un rapport coup de poing du groupe Human Rights Watch (HRW) sème l’émoi à Ottawa. Il révèle que des femmes autochtones du nord de la Colombie-Britannique ont été agressées et violentées par des agents de la GRC et que leurs plaintes ne sont pas traitées avec sérieux. Elles ne font plus confiance à la politique et les crimes restent impunis. / Octobre 2015. C’est au tour de Val-d’Or et de tout le Québec d’être sous le choc après la diffusion d’une enquête de Radio-Canada sur des allégations similaires. À visage découvert, quelques femmes autochtones ont osé parler d’abus subis aux mains d’agents du détachement valdorien de la Sûreté du Québec. (…) Le gouvernement Harper a toujours résisté, présentant les meurtres et les disparitions de femmes autochtones comme de simples crimes sur lesquels il revient à la police d’enquêter. (Manon Cornellier, Faire la lumière, Le Devoir, 28 octobre 2015, http://www.ledevoir.com/politique/canada/453721/faire-la-lumiere0

L’AFFAIRE DUFFY.

« La catastrophe qui se révèle avec chaque nouveau témoignage [relatif à l’affaire Dufy] n’est pas due à la nature même de l’institution mais plutôt aux manipulations, aux nominations partisanes successives par tous les gouvernements, et en particulier par celui de M. Harper qui s’en est servi pour y parquer des candidats défaits de son parti, ou bien pour s’assurer la collaboration de figures connues qui aidaient aux collectes de fonds. » (Pierre Asselin, Le procès Duffy ne suffira pas, Le Soleil, 13 août 2015, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/pierre-asselin/201508/12/01-4892275-le-proces-duffy-ne-suffira-pas.php)

« Tôt ou tard, il [Stephen Harper] devra assumer la responsabilité qui vient avec le poste qu’il occupe. Sachant que ses principaux conseillers sont tous impliqués dans cette affaire [affaire Dufy], il ne peut plus espérer s’en laver les mains. » (Pierre Asselin, Pris à son propre piège, Le Soleil, 17 août 2015, p. 22)

HARPER ET BLANEY, DES MUSELEURS.

Un juif se vide le cœur – Atteinte à la réputation, culpabilité par association, utilisation sélective des faits : les techniques du gouvernement Harper pour museler les critiques d’Israël rappellent les pires heures du maccarthysme aux États-Unis. Et c’est un ex-dirigeant de l’organisme juif B’nai Brith [Stephen Scheinberg] qui le dit ! ( Luc Chartrand, L’Actualité, 4 mai 2010, p. 20, http://www.lactualite.com/societe/un-juif-se-vide-le-coeur/)

DEHORS, LES SCIENTIFIQUES !

« L’idéologie conservatrice est en train de démolir des institutions scientifiques vitales pour le Canada, dit le sociologue des sciences Yves Gingras. « Et cela aura des conséquences catastrophiques durables. » (Valérie Borde, L’Actualité, février 2013, p. 16, http://www.lactualite.com/sante-et-science/science/dehors-les-scientifiques/)

HARPER ET SES CONSERVATEURS MÉPRISENT LA DÉMOCRATIE.

Plus d’une centaine de groupes d’aide internationale, de défense de l’environnement et des droits de la personne ont joint leur voix, lundi, aux trois partis d’opposition pour dénoncer le comportement autoritaire du gouvernement Harper qui s’entête à faire adopter le projet fourre-tout C-38 avant l’été. Il était temps que les Canadiens si fiers de leur démocratie sortent de leur torpeur ! / Il n’est pas nécessaire d’être sensibilisé aux questions environnementales pour juger de la qualité du projet de loi de 450 pages qui sera adopté sous peu par le Parlement fédéral. Tout dans ce projet de loi, de sa conception à son adoption sous le bâillon en passant par l’absence totale de consultations et de débats, transpire le mépris du processus démocratique parlementaire que trop de Canadiens tiennent naïvement pour acquis. (Jean-Robert Sansfaçon, Environnement – Tous contre C-38! Le Devoir, 6 juin 2012, p. A8, http://www.ledevoir.com/politique/canada/351698/environnement-tous-contre-c-38)

LES CONSERVATEURS REFUSENT DE SIGNER L’INITIATIVE RELATIVE À LA TRANSPARENCE DES INDUSTRIES EXTRACTIVES.

Le même magazine [The Economist] demande à tous les pays présents en Afrique de signer l’Initiative relative à la transparence des industries extractives, outil essentiel de la moralisation des moeurs économiques dans cette partie du monde. / Mais le Canada ne met pas en oeuvre ce rejeton de l’ancien premier ministre britannique Tony Blair, jugeant ses propres lois suffisantes pour contrôler les dérapages. / Tout au plus encourageons-nous les multinationales canadiennes «à divulguer les paiements qu’elles effectuent dans les pays où elles exercent leurs activités», lit-on sur le site Web du ministère des Ressources naturelles. / Premier investisseur dans les minières en Afrique et de loin tête d’affiche au Congo, le Canada a un rôle de leader à jouer. / Tant mieux si nous sommes les champions, mais les champions doivent donner l’exemple. Sans la signature de cette Initiative, et sans loi pour la mettre en vigueur, rien ne changera. / Vous croyez sérieusement que le porteur canadien d’une enveloppe brune dans une capitale africaine annoncera son forfait dans les pages économiques de votre journal ou dans une lettre au ministre des Finances? / Le gouvernement Harper compte sur l’autoréglementation des entreprises, une habitude tout aussi dénuée de crédibilité pour les minières que pour les abattoirs de l’Alberta. (Raymond Giroux, Le Soleil, 11 octobre 2012, p. 16, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201210/10/01-4582061-lautre-afrique-de-m-harper.php)

FAILLITE MORALE.

«Stephen Harper et l’année de la faillite morale.» C’est ainsi que, sur le site d’iPolitics, le chroniqueur Lawrence Martin présente son bilan sans vernis de la dernière année du gouvernement Harper. Le journaliste, qui s’est souvent demandé comment le gouvernement Chrétien arrivait à ne jamais voir ses abus de pouvoir retenus contre lui, se pose aujourd’hui la même question à l’endroit du gouvernement Harper. Pour la première fois dans l’histoire du pays, un premier ministre est reconnu coupable d’outrage au Parlement par le président de la Chambre et rien ne se produit. Même Stephen Harper a pris la chose avec un haussement d’épaules, persuadé que les Canadiens s’en fichaient. «Il revenait ainsi à dire que le processus est sans importance, ce qui compte pour les gens c’est les résultats.» Et cette position, les conservateurs la défendront tout au long de 2011, écrit Martin. Inquiet, il se demande si les citoyens sont vraiment indifférents devant de tels agissements alors que leurs ancêtres et bien d’autres peuples dans le monde se sont battus et se battent encore pour la mise en place de systèmes démocratiques dignes de ce nom. Après tout, malgré ses agissements, Stephen Harper a obtenu un mandat majoritaire. Martin comprendrait si le jugement du président avait été un incident isolé, «mais il y a trop d’exemples démontrant que le système ne sert plus de contrepoids face au pouvoir exécutif». Le journaliste fait la longue liste des incidents survenus en 2011, mois après mois. Mais les sondages sont toujours favorables à Harper. «Ils montrent que la position du premier ministre n’a pas été affectée par sa façon autoritaire de gouverner. Il se porte même bien, profitant d’un système brisé qu’il contribue à abîmer davantage», conclut Martin. (Manon Cornellier, Revue de presse – Inquiétudes et ironie., Le Devoir, 7 et 8 janvier 2012, p. B4, http://www.ledevoir.com/politique/canada/339760/revue-de-presse-inquietudes-et-ironie)

HISTOIRE DU CANADA : INTERPRÉTATIONS FARFELUES DES CONSERVATEURS, Y COMPRIS DE STEVEN BLANEY.

Le cri du coeur de M. [Denis] Vaugeois découle plutôt de l’hypocrisie du gouvernement fédéral qui, au moment même où il déplore l’ignorance historique des jeunes, sabre les budgets des organismes qui servent justement à diffuser ces connaissances. (…) / Aujourd’hui, plus rien ne tient, «c’est l’hécatombe». Le simple prêt interbibliothèques, un régime qui «marche bien sur la planète entière», dit-il, a été coupé le 15 février, numérisation oblige. Or, à peine 1 % de la collection est numérisée, dit-il. / (…) Les conservateurs ont décidé lundi de poursuivre leur étude axée essentiellement sur un passé militaire mal camouflé dans un fouillis indigeste «d’aspects importants de l’histoire du Canada». / Au vu de leurs interprétations farfelues de la guerre de 1812, je n’ose imaginer quelles conclusions ils tireront de leur programme de recherche pour le moins éparpillé. / Cerise sur le gâteau, côté interprétation de l’histoire, voilà que le ministre Steven Blaney soutient qu’«il n’y aurait jamais eu de Gangnam Style si ce n’était des Canadiens qui sont allés là-bas [en Corée] pour combattre le communisme». / J’espère qu’il se pensait drôle. Dans un camping entre deux caisses de bière, tard le soir, je comprendrais qu’il s’agissait d’une tentative de farce qui aurait mal tourné. / Mais le député de Lévis occupe le poste de ministre des Anciens Combattants. On ne joue pas avec les morts et les blessés qui participaient à une guerre mandatée par les Nations Unies. / Si M. Harper veut imposer un cours de rattrapage en histoire, je lui suggère d’y inscrire son ministre en toute priorité. (Raymond Giroux, Denis Vaugeois se vide le cœur, Le Soleil, 7 mai 2013, p. 13, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201305/06/01-4648145-denis-vaugeois-se-vide-le-coeur.php

LES VALEURS DU PARTI CONSERVATEUR DU CANADA NE SONT PAS CELLES DES CANADIENS !

Le Parti conservateur, depuis qu’il a obtenu la majorité dans ce Parlement, piétine le processus et les institutions parlementaires, alors qu’il n’a obtenu que 40 % de l’appui populaire. Il tente de contrôler l’information en muselant ses scientifiques, il veut empêcher le Québec de créer son propre registre des armes à feu en détruisant les données que nous avons chèrement payées, il pervertit le processus législatif avec un usage injustifié de lois omnibus et il aurait même tenté – nous le saurons éventuellement – de voler des élections par le stratagème des robocalls. Devant ce Parlement, les tribunaux sont le dernier, et parfois le seul, recours où un citoyen peut se faire entendre. (Pierre Asselin, Le pays sans histoire, Le Soleil, 12 avril 2013, p. 25, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/201304/11/01-4640037-le-pays-sans-histoire.php)