Femmes victimes de harcèlement sexuel.

 La femme, seule, peut accorder son intimité à l’autre.

 

Codex Manesse, http://www.danceshistoricalmiscellany.com/the-heidelberg-rapunzel/

 

 

2 février 2018

Opéra : des voix s’élèvent contre le sexisme

Après les milieux du cinéma, de la politique ou des médias, celui de l’opéra va-t-il être touché par le mouvement contre le sexisme ? En Suède, 653 chanteuses lyriques ont dénoncé le harcèlement sexuel dans leur profession. Mais ailleurs, peu d’écho. Et pourtant, l’opéra apparait comme un bastion de domination masculine avec un puissant plafond de verre. Pourquoi ? Comment y introduire plus d’égalité ?

À VOIR : France 24, émission Actuelles, http://www.france24.com/fr/20180202-actuelles-opera-sexisme-harcelement-nathalie-manfrino-soprano-arabie-saoudite-droits-femmes – Février 2018

 

Nouvel An 2018 : Voeux d’une citoyenne française, présidente d’un soir de la République française.

Source : journal français Mediapart,  https://www.mediapart.fr/journal/france/311217/les-voeux-de-liberte-de-sandrine-rousseau?utm_source=20171231&utm_medium=email&utm_campaign=ALERTE&utm_content=&utm_term=&xts=&xtor=EREC-83-%5BALERTE%5D-20171231&xtloc=&url=&M_BT=3898047948

 

Chaque nouvel an, Mediapart propose à un-e citoyen-ne d’être notre président-e de la République d’un soir, afin de rappeler que celle-ci nous appartient à toutes et tous. Cette année, Sandrine Rousseau nous offre ses vœux de liberté pour 2018, en hommage à la libération de la parole des femmes face aux violences sexuelles.

 

Chers concitoyens, chères concitoyennes,

Ce n’est pas si souvent que ces mots sont prononcés par une femme. Aussi je mesure l’honneur qui m’est fait de pouvoir les dire aujourd’hui devant vous. Allez, pour goûter cet événement, je les redis : chers concitoyens, chères concitoyennes. D’ailleurs, je suis accompagnée de Marianne* pour saluer ce moment, Marianne ou l’incarnation de notre République et donc de ses valeurs.

À propos de valeurs, plaçons 2018 sous le signe de celles qui nous unissent. La liberté d’abord. Voilà bien le mot le plus complexe sans doute de notre devise. Celle des uns s’arrête là où commence la liberté des autres, disait le philosophe. Permettez que je débute ces vœux sur la liberté de disposer de son corps, de l’habiller comme on le souhaite, de s’abandonner en l’offrant mais surtout d’en conserver l’intégrité.

2017 a été marquée par ces paroles toutes ensemble prononcées : Ça suffit ! Ras-le-bol ! Assez ! Nombreuses furent les femmes qui, d’un coup, ont crié leur ras-le-porc d’être « me too ». Assez d’être ramenées à notre corps, d’être présumées consentantes quand rien ne permet de le supposer. Ne plus supporter ces mains, ces prises de pouvoir, ces pénétrations non désirées. Les femmes ont parlé en 2017 librement, soudainement, et cela a été impressionnant, assourdissant même. D’aucuns ont jugé l’épisode inquiétant : mais que va-t-on pouvoir faire maintenant ? La drague a-t-elle été tuée dans l’œuf du « balance ton porc » ?

Formulons le vœu que 2018 soit l’année de la concrétisation et de l’amplification de ce mouvement d’émancipation, que cette nouvelle année soit marquée du sceau de la liberté conquise par les femmes à disposer entièrement de leur corps et donc que le plaisir, le désir soit libéré de la peur ou de la crainte. Que nos bouches, nos corps et nos mains s’unissent dans la liberté et en toute égalité mais toujours avec notre plein accord éclairé et énoncé. Oui nous avons envie de faire l’amour, non nous ne voulons pas être violées. Que 2018 soit alors sous le signe de l’amour et non de la guerre, surtout pas des sexes. Alors vous, les hommes, qui ne souhaitez en aucun cas être assimilés, emportés dans l’amalgame, rejoignez ce mouvement et dites combien vous aussi la souhaitez, cette société de femmes libérées et égales.

L’égalité justement, seconde valeur de notre République. Là aussi, le chantier est vaste. Dans l’égalité pourtant, ce qui est important n’est pas tant le constat sans cesse répété de l’état des inégalités que la force que l’on se donne ensemble pour que l’égalité progresse. Au milieu des mers ou au sommet des montagnes, des hommes et des femmes bravent les éléments pour aider celles et ceux qui y risquent leur vie, au nom de l’égalité. Un homme égale un homme égale une femme, d’où qu’il vienne et où qu’il aille.

Remarquez ce détail : ils n’y vont pas seuls, ils et elles s’unissent, mettent en commun leurs forces et leur humanité pour que l’égalité progresse. Ce mouvement souvent discret est à l’œuvre dans bien des domaines. Au sein des entreprises, des hôpitaux ou ailleurs, les lanceurs et lanceuses d’alerte comptent sur notre relais, notre sensibilité pour ne pas laisser les plus gros, les plus forts, les plus riches l’emporter. Alors, pour 2018, je vous souhaite ceci : offrir un peu de votre force et de votre énergie, la mettre en commun et en partage pour que, qui que vous soyez, où que vous soyez, vous permettiez et participiez, même modestement, à la progression de cette grande cause : l’égalité.

La fraternité. Considérer l’autre comme un frère – ajoutons : ou une sœur. Respecter, aider, être bienveillant et bienveillante. Considérer l’autre avec respect, c’est aussi le regarder différemment. Sortir des préjugés, de ce que nous croyons savoir, de ce sentiment de supériorité qui nous aveugle si souvent, suppose parfois plus d’efforts qu’il n’y paraît.

Voici des propos bien classiques pour une nouvelle année : soyons plus fraternels. Permettez que j’élargisse le cercle de la fraternité. Permettez que j’y mette une forme de rapport à la nature. Que l’on considère les éléments du vivant comme appartenant à un tout avec nous. N’imaginons pas que la nature, les animaux sont là pour servir les hommes et leur destin. Imaginons que nous appartenons à un ensemble dont chaque pièce finalement se doit de trouver l’équilibre avec les autres.

La fraternité n’est sans doute pas le bon mot, il faudra en trouver d’autres comme nous l’avons fait avec sororité pour expliquer combien les sœurs étaient aussi solidaires. Regarder la planète et ses ressources naturelles comme Picsou regardait un tas d’or nous conduit dans le mur. Et si changer de rapport à la nature était dans la continuité du changement de rapport aux autres hommes et femmes ? Si respecter l’autre nous conduisait aussi à regarder les animaux, les arbres sous un autre jour ?

La planète va mal et les discours n’y changeront rien. Que 2018 soit l’année de l’action en matière climatique, envers et contre toutes les grandes gueules ignorantes, fussent-elles haut placées. Que 2018 soit l’année de votre, de notre prise réelle de conscience.

La liberté est un but, l’égalité un moyen, la fraternité une manière d’y parvenir.

Avec Marianne à mes côtés nous vous souhaitons, chers concitoyens et concitoyennes, une année 2018 pleine de liberté, d’égalité et de fraternité.

….

Eh Marianne, tu en as pensé quoi ? Tu es restée de marbre, j’ai bien vu. 2018 sous le signe des femmes, c’est pas mal non ? Quoi ? Oui, bon, c’était une petite blague… Tu es de marbre, je sais. Ben, au moins comme ça, toi tu ne pleures pas à la télévision… Faut voir le côté positif. Allez, Marianne, liberté, égalité, sororité !

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* Qui est cette Marianne?


Nom donné à la République, représentée par une image de femme coiffée d’un bonnet phrygien.

Elle apparut pour la première fois en 1792.

(http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Marianne/131810)

Voir aussi http://www.larousse.fr/archives/histoire_de_france/page/784

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Le monde regorge de beautés. Exemple : le dévouement exceptionnel de Denis Mukwedge et de Laurence Fischer en République démocratique du Congo.

France 24

Vidéo : en RDC, le karaté pour aider des femmes violées à se reconstruire

http://www.france24.com/fr/20170908-reporters-le-doc-rdc-karate-femmes-viols-violences-sexuelles-laura-fisher-denis-mukwege

Depuis trois ans, la Française Laurence Fischer, triple championne du monde de karaté, se rend en République démocratique du Congo auprès des femmes victimes de viols. Aux côtés du célèbre Dr Mukwege, la sportive de haut niveau leur enseigne l’auto-défense et tente d’aider ces femmes traumatisées à reprendre confiance en elles et à se reconstruire.
Une fois par semaine, à Bukavu, sur les rives du lac Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), Sandra, Béatrice, Makene ainsi qu’une dizaine d’autres femmes troquent leur longue jupe colorée pour un kimono blanc. Sur le tatami, elles retrouvent leur coach, Franck Kwabe, ceinture noire de karaté et assistant de Laurence Fischer, ancienne championne du monde de la discipline. Il est étudiant et pendant son temps libre, il enseigne l’autodéfense aux femmes traumatisées.

Source : France 24


France 24

http://www.france24.com/fr/20130201-reporters-rdc-republique-democratique-congo-docteur-denis-Mukwege-viol-bukavu-france24/

Viol République démocratique du Congo Nord-Kivu

Dernière modification : 21/11/2013

RDC : Denis Mukwege, le docteur qui « répare » les femmes mutilées

En République démocratique du Congo, le viol est une arme de guerre. En une douzaine d’années, le gynécologue Mukwege a opéré plus de 30 000 femmes violées et mutilées. Menacé, ce médecin, considéré comme un héros, continue son combat. Nos reporters Marc Perelman et Johan Bodin l’ont rencontré.

Inlassablement, Denis Mukwege, gynécologue congolais, soigne, opère, répare. Des femmes violées et souvent aussi mutilées. Avec ses équipes, dans son hôpital de Bukavu, au Sud-Kivu, il a déjà soigné 40 000 femmes. Un travail à la mesure de l’horreur à laquelle il est confronté au quotidien. Ces quinze dernières années, on estime qu’un demi million de femmes ont été violées en République démocratique du Congo (RDC).Source :

France 24

 

 

 

Sang menstruel – Briser le tabou des règles

Source : Briser le tabou des règles – France 24

Les règles, le sang menstruel des femmes, est tout ce qu’il y a de plus naturel. Pourtant, dans la plupart des pays, c’est un motif de honte et de mise à l’écart. Depuis quelques années, de New York à Bombay, en passant par Madagascar, ce thème commence à être débattu publiquement. Et pour cause : il touche à des questions de santé publique, d’éducation, d’économie ou encore de discrimination. Pour en parler, Élise Thiébaut, auteure de « Ceci est mon sang » (éd. La Découverte), est notre invitée.

Femmes autochtones de Val d’Or (Québec) : le statu quo est intolérable et inacceptable | Ligue des droits et libertés

Source : Val d’Or : le statu quo est intolérable et inacceptable | Ligue des droits

Rassemblement le mardi 22 novembre 2016 à 18h à la Place-des-Arts de Montréal

Rassemblement organisé en solidarité avec les femmes autochtones de Val d’or, afin de réclamer du gouvernement du Québec une commission d’enquête sur les pratiques policières à l’égard des Autochtones.

L’équipe de la Ligue des droits et libertés

 

 

L’ONU appelle à des engagements concrets pour l’égalité des sexes lors du futur Sommet humanitaire mondial.

Des hauts responsables des Nations Unies ont appelé jeudi les dirigeants mondiaux à se rendre au Sommet humanitaire mondial, qui aura lieu en mai en Turquie, et à prendre à cette occasion des mesures concrètes afin de parvenir à l’égalité des sexes.

Source : Centre dactualités de lONU – LONU appelle à des engagements concrets pour légalité des sexes lors du futur Sommet humanitaire mondial

Ce rendez-vous annuel, d’une durée de deux semaines à New York, met l’accent cette année sur le lien entre l’autonomisation des femmes et le développement durable.

M. O’Brien a déclaré que l’action humanitaire ne peut être efficace que si elle donne lieu à des résultats égaux pour les femmes, les hommes, les filles et les garçons.

« Si vous trouvez la réponse pour les filles et les femmes, vous trouvez la réponse pour le développement », a déclaré le chef de l’humanitaire de l’ONU.