Est-ce la fin des partis politiques ?

En France, l’homme politique Xavier Bertrand annonce en décembre 2017 qu’il quitte le parti Les Républicains; il dit « qu’il ne croit plus aux « partis politiques traditionnels ». Laurent Joffrin, du journal français Libération, réagit le 12 décembre 2017 : «  le rejet des vieux partis devient décidément le marqueur du «nouveau monde» inauguré par l’élection d’Emmanuel Macron (président du pays depuis le 14 mai 2017).

« Ce nouveau monde est-il si neuf ? Est-il meilleur que l’ancien ? L’effacement des partis classiques est une évidence. En marche est un mouvement, comme La France insoumise. Benoît Hamon cherche son salut dans un club juvénile rassemblé autour de sa personne. Le vieux PS est invisible, réduit comme peau de chagrin. Restent LR et le FN, ces survivants mal en point. (…) Seuls les socialistes ont conservé l’ancien rituel – un congrès, des motions, un vote à bulletins secrets. Ce sont les plus mal en point…

« Comme les vieilles chaussures, les vieux partis avaient pourtant leur vertu. Ils ne désignaient pas seulement les candidats. Ils étaient des écoles de formation civique. Le Parti communiste offrait une promotion à des ouvriers que leur origine sociale avait privés d’études ; les socialistes au temps de leur splendeur faisaient cohabiter militants, experts, énarques et élus locaux dans une camaraderie égalitaire qui n’était pas de façade. Le parti gaulliste rehaussait le peuple et le mettait en communication directe avec l’Histoire. Tous avaient une culture, une légende, un héritage et obligeaient les adhérents à se bonifier en compétence, en expérience, en influence. Les militants collaient des affiches mais ils débattaient aussi de l’avenir du pays et orientaient par leur vote la ligne générale. Ce sont aujourd’hui des suiveurs, des fans, des groupies, autrement dit des fantassins sans pouvoir, des «helpers», comme on dit chez Macron, qui remplissent les salles pour leur grand homme, lequel agit à sa guise sur la scène médiatique. C’est la modernité. Est-ce la démocratie ? »

(Source : Libération, 12 décembre 2017, http://www.liberation.fr/politiques/2017/12/12/bertrand-de-winterfell_1616149?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot)


Les partis politiques sont-ils en train de tomber en désuétude?

Facile de répondre par l’affirmative devant le résultat du premier tour des élections présidentielles en France, où républicains et socialistes ont été évacués du second tour.

Le candidat favori pour l’emporter, Emmanuel Macron, n’a pas de parti, il se dit ni de droite ni de gauche; il a déjà affirmé que tout le monde «se fout» des programmes des partis.

[…]

… ici [au Québec] aussi les partis politiques traditionnels montrent des signes d’essoufflement: nombre de membres en baisses, finan­ces difficiles, etc.

L’épisode de la commission Charbonneau et les changements des règles de financement ne les ont certainement pas aidés.

La réputation des partis est plombée.

[…]

Or, nos partis sont en phase de dévitalisation, comme l’a montré Alec Castonguay dans L’actualité du mois d’avril. L’ancien président de la Commission politique du PLQ, Jérôme Turcotte, l’a écrit dans un rapport l’an dernier: plusieurs militants du PLQ ont le sentiment que c’est là une «marque de commerce servant à faire élire une aile parlementaire qui a délais­sé le militantisme».

Du reste, il est loin d’être certain que, pour le bien de la démocratie, la multiplication des «mouvements» autour d’un seul homme, comme celui de M. Macron, soit vraiment l’idéal.

(source : Antoine Robitaille, La fin des partis? Journal de Montréal, 25 avril 2017, http://www.journaldemontreal.com/2017/04/25/la-fin-des-partis)


RÉGIME DE PARTIS ou PARTITOCRATIE [« système politique dans lequel les partis politiques détiennent la plupart ou la totalité des pouvoirs »]

Principales critiques faites aux « régimes des partis » :

alliances et partages du pouvoir entre partis politiques portant atteinte au suffrage universel ;

pouvoir des chefs de partis qui ne sont pas soumis au suffrage universel et dont l’impartialité n’est pas garantie ;

dérive vers la pensée unique avec l’apparition de partis politiques forts empêchant le développement de partis nouveaux ou contestataires ;

non respect du principe de séparation des pouvoirs, les mêmes partis détenant les différentes instances du pouvoir.

Les partisans de la démocratie participative, quant à eux, mettent en avant la nécessité de disposer d’organisations partisanes pour que les différents courants d’opinion puissent s’exprimer et que les citoyens puissent participer à la vie politique. Pour eux, la démocratie représentative s’oppose aux régimes de parti unique et aux dictatures.

(source : « Toupictionnaire » : le dictionnaire de politique, http://www.toupie.org/Dictionnaire/Partitocratie.htm)


 

Encan silencieux au Magasin général Rive-Sud, à Lévis (Québec)

L’encan prend fin le lundi 11 décembre 2017.

Ce sont des manteaux qui sont offerts.

106, Côte du Passage, Lévis, Qc, G6V 5S9

Téléphone : 418-833-2166

Société Saint-Vincent-de-Paul

http://www.magasingeneralrivesud.org/

Heures d’ouverture

Lundi 9 h 30 à 17 h 00
Mardi 9 h 30 à 17 h 00
Mercredi 9 h 30 à 17 h 00
Jeudi 9 h 30 à 17 h 00
Vendredi 9 h 30 à 17 h 00
Samedi 9 h 30 à 17 h 00
   

MISSION GÉNÉRALE du magasin

Aider les plus démunis de notre communauté en leur offrant des biens essentiels à la vie de tous les jours. 

Promouvoir auprès de tous la réutilisation des biens donnés.


Qu’est-ce qu’un organe d’information indépendant? Le quotidien montréalais Le Devoir est-il indépendant?

Lévis, le 20 novembre 2017

Monsieur Brian Myles, directeur

Journal Le Devoir

Montréal

Monsieur le directeur,

Le Devoir est un journal indépendant; c’est ce qu’on lit souvent dans ses pages. Mais que veut-il dire? Qu’il n’est pas lié à ses propriétaires : Imprimerie populaire limitée, Fonds de solidarité F.T.Q. et Fonds de coopération Desjardins? Pourquoi ne serait-il pas lié à ses actionnaires? Et s’il est lié à ses actionnaires, peut-il se dire indépendant?

Le journal Le Soleil de Québec, qui ne clame pas qu’il est indépendant, a des propriétaires comme Le Devoir; son principal actionnaire est le Groupe Capitales Médias. Le Devoir dirait-il que Le Soleil n’est pas indépendant parce qu’il appartient au Groupe Capitales Médias?

Comme vous voyez, j’ai besoin d’éclaircissements.

Il me serait intolérable de vivre dans une société où les humains ne seraient pas libres de s’exprimer, dans une société où le droit des humains à l’information serait bafoué. La vie ne serait pas bonne sans de très bons organes d’information.

Je vous prie, Monsieur le directeur, d’agréer mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

6364, rue Fraser

Lévis, G6V 3S3

P.-S. La présente sera publiée au www.lepasseurdelacote.com; je publierais votre réponse au même endroit.

Comment une entreprise obtient-elle que le CAA Québec la recommande à ses membres?

Lévis, le 14 novembre 2017

Monsieur René Proulx, président

Automobile et Touring Club du Québec

(CAA-Québec)

Siège social

444, rue Bouvier, Québec, G2J 1E3

 

Monsieur,

Depuis très longtemps, le Club Automobile recommande des entreprises à ses membres : « Fiez-vous au réseau des entreprises recommandées CAA-Québec », leur dit-il1. Pourriez-vous me faire connaître les moyens que le Club prend pour s’assurer qu’une entreprise est digne d’être recommandée par lui? Le Club mentionne qu’il effectue une vérification des plaintes1; comment s’effectue cette vérification et auprès de qui l’est-elle? Le Club affirme qu’il cherche à déterminer quelle est la réputation de l’entreprise et qu’il utilise, pour ce faire, les résultats « d’un sondage [effectué] par une firme externe auprès de la clientèle de l’entreprise »1; quelles sont les firme externes auxquelles le Club recourt et comment le Club mesure-t-il la qualité du travail et la fiabilité de ces firmes?

Pourriez-vous répondre à cette autre question suivante : a) les entreprises qui s’adressent au Club CAA Québec pour demander à devenir une entreprise recommandée doivent-elles verser de l’argent au Club pour que leur demande soit traitée? b) l’entreprise devenue une entreprise recommandée doit-elle verser de l’argent au Club, à intervalles réguliers ou non, pour demeurer une entreprise recommandée? c) le Club vérifie-t-il régulièrement si les entreprises qu’il a accepté d’inclure dans son réseau d’entreprises recommandées n’ont pas cessé, en cours de route, de répondre à ses critères ou ceux des firmes externes dont les services sont employés?

Veuillez, Monsieur, agréer mes remerciements anticipés, ainsi que mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre du CAA Québec

 

1. https://www.caaquebec.com/fr/a-la-maison/entreprises-recommandees/).

Lancement à Québec le mercredi 18 octobre 2017 – Anthologie de la revue Relations – Centre justice et foi

Date : 18 octobre 2017

Heure : 19h à 21h

Lieu : Chapelle des jésuites (20, rue Dauphine, Québec)

 

Source : Lancement à Québec – Anthologie de Relations – Centre justice et foi

Lancement à Québec – Anthologie de Relations

Relations. Plus de 75 ans d’analyse sociale et engagée.
Avec les interventions de Suzanne Clavette, Jacques Racine, Suzanne Loiselle et Jean-Claude Ravet ainsi qu’un échange « Que peuvent croyants et non-croyants trouver aujourd’hui dans l’héritage et le projet actuel de Relations pour nourrir leur engagement ? »

Cette anthologie de la revue Relations offre un panorama de plus de 75 ans d’engagement pour la justice sociale en même temps qu’un regard sur l’évolution de la société québécoise. Préfacée par le sociologue Jean-Philippe Warren, elle regroupe une quarantaine de textes publiés entre 1941 et 2016 témoignant de l’ancrage de Relations dans l’actualité de son époque, et ce, à quatre étapes distinctes de son histoire. Quatre de ses artisans ou collaborateurs présentent chacun une de ces grandes périodes, à savoir Suzanne Clavette (de 1941 à 1959), Albert Beaudry (de 1960 à 1979), Suzanne Loiselle (de 1980 à 1999) et Jean-Claude Ravet (de 2000 à 2016).

IL SERA AUSSI POSSIBLE D’Y VOIR L’EXPOSITION « RELATIONS, UNE REVUE ENGAGÉE DANS SON ÉPOQUE » QUI RETRACE SA CONTRIBUTION CRITIQUE ET ÉCLAIRANTE AU FIL DES DÉCENNIES.