Les nouveaux penseurs de l’islam

Les nouveaux penseurs de l’islam

EXTRAIT DU LIVRE SUIVANT :

Rachid benzine, Les nouveaux penseurs de l’islam, Paris, Édition Albin Michel, collection Espaces libres, © 2008 (Première édition : © 2004) (La préface a été reproduite dans la revue La Pensée, numéro 384, 2015/4; on la trouve aussi au https://www.cairn.info/revue-la-pensee-2015-4-page-7.htm#.)

RACHID BENZINE : islamologue et historien, auteur notamment de Des mille et une façons d’être juif ou musulman avec la rabbin Delphine Horvilleur (Seuil) et de Finalement, il y a quoi dans le Coran ? (Journal français La Croix, https://www.la-croix.com/Religion/Islam/Rachid-Benzine-Lurgence-nest-pas-dexpurger-Coran-den-faire-lecture-critique-2018-04-23-1200933990

L’entreprise la plus audacieuse, la plus riche de promesses sans doute mais aussi la plus risquée parce que la moins facile à faire comprendre, en l’état, par les sociétés musulmanes, est tout cet effort de travail sur le texte coranique lui-même. Ainsi, pour Nasr Hamid Abu Zayd, qui concentre ses efforts sur l’analyse littéraire du Coran, si la forme finale du texte coranique reste bien Parole divine, elle n’en est pas moins humanisée, insérée dans l’histoire humaine. Cette Parole divine peut donc être étudiée comme tout objet d’étude historique : « Il s’agit d’un texte historique, affirme-t-il. Cela signifie qu’il a été révélé à une époque spécifique, en un lieu spécifique, en une langue spécifique – l’arabe- en somme dans un contexte culturel. Bien qu’il soit révélé par Dieu, comme nous tous, musulmans, nous le croyons, il est incarné en une langue humaine. » [5] Aussi réclame-t-il de pouvoir traiter le Coran comme un texte ouvert à l’interprétation.

Écouter ces nouvelles voix de l’islam

Tous ces penseurs sont préoccupés de penser la place de la religion dans un monde qui, malgré les apparences, se sécularise chaque jour davantage. Car la modernité a surgi dans les sociétés musulmanes qui n’y étaient pas préparées. Et cette modernité qui maintenant les touches n’est pas le fruit de leur mûrissement interne. Comment concilier ce qui est considéré comme immuable (la religion) avec le changement ? L’affirmation centrale du penseur iranien Abdul Karim Soroush est que toutes les sciences et tous les domaines de connaissances sont dans un état de transformation constante, et que des changements dans un domaine de l’érudition ne peuvent que provoquer des modifications dans les autres domaines, y compris dans la jurisprudence musulmane. Aussi a-t-il élaboré progressivement une « théorie de l’extension et de la contraction de la connaissance religieuse ». Il estime, à partir de celle-ci, que le cadre de développement du fiqh (jurisprudence musulmane) doit s’étendre constamment en prenant en compte les développements qui ont lieu dans d’autres sphères que le religieux.

Pour les nouveaux penseurs de l’islam, seule une nouvelle lecture des textes fondamentaux pourra permettre d’harmoniser les valeurs cardinales de l’islam avec les exigences de la modernité. Seule cette réformation-là permettra l’ouverture de la jurisprudence, l’adhésion véritable de la pensée politique de l’islam à la démocratie aux droits de l’Homme, la réalisation de l’égalité entre les hommes et les femmes, l’émancipation des sociétés musulmanes.

Ces voies nouvelles surgies du monde musulman ces dernières décennies ont beaucoup à nous dire. Leurs questionnements sont ceux d’un grand nombre, parmi les musulmans comme chez les non musulmans. Les réponses qu’ils apportent ne sont pas destinées à faire nécessairement l’unanimité, mais poser de bonnes questions est déjà faire œuvre utile.

(Pages 26-28 de l’édition de 2008)

Note [5] Entretien avec l’auteur, 2002.


Rachid Benzine : « L’URGENCE N’EST PAS D’EXPURGER LE CORAN MAIS D’EN FAIRE UNE LECTURE CRITIQUE »

https://www.la-croix.com/Religion/Islam/Rachid-Benzine-Lurgence-nest-pas-dexpurger-Coran-den-faire-lecture-critique-2018-04-23-1200933990

Plus que d’« épurer » le Coran, il est urgent selon lui [Rachid Benzine] : d’enseigner la « lecture critique » des textes. Une tâche qui incombe selon lui aussi aux responsables religieux musulmans.

Recueilli par Anne-Bénédicte Hoffner, le 23/04/2018

 

M. Elhadji Mamadou Diarra, du Tremplin de Lévis, invité à répondre à des questions sur son islam

Lévis, le 27 juillet 2020

Monsieur Elhadji Mamadou Diarra, président du Conseil d’administration

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

Côte du Passage, Lévis (Québec)

Monsieur,

1

Je vous reproche, à vous et au directeur du Tremplin, M. Guillaume Boivin, d’utiliser des fonds publics, de l’argent qui provient des contribuables du Canada, du Québec, de la ville de Lévis, de l’argent qui provient aussi de Centraide Québec Chaudière-Appalaches, pour faire de la propagande en faveur de l’islam, pour présenter aux Québécoises et aux Québécois une image trompeuse de l’islam, de la loi islamique (charia), de la situation des femmes et des hommes dans les pays à majorité musulmane. La mission du Tremplin ne prévoit nullement qu’il peut faire de la propagande religieuse; il est honteux que vous vous écartiez de votre mission; cette seule faute rend les dirigeants du Tremplin indignes de leurs postes.

J’attends votre réplique, Monsieur Diarra.

2

Le Coran, votre livre saint dans lequel parlerait un personnage que vous appelez Allah (dieu), contient des messages tout à fait inacceptables, effroyables. Par exemple, le Coran dit, Allah ordonne : Tuez les chrétiens, tuez les juifs.

Dites-moi, Monsieur Diarra, pourquoi une famille québécoise non-musulmane devrait-elle ouvrir la porte de sa maison à des croyants musulmans si elle n’est pas certaine qu’ils n’ont jamais tuer des chrétiens ou des juifs, que leur tête et leur cœur ne sont pas préparés à tuer des chrétiens ou des juifs aujourd’hui ou demain.

3

Le sort des enfants dans votre Sénégal natal – Lisez ceci, Monsieur Diarra : « Depuis l’adoption, il y a une décennie (en 2005), d’une loi visant à protéger les enfants contre la traite et pratiques assimilées, le Sénégal n’a porté devant la justice qu’un petit nombre d’affaires concernant le trafic et la mise à la mendicité forcée d’élèves d’écoles coraniques par des maîtres abusifs, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch et la Plateforme pour la Promotion et la Protection des Droits de l’Homme (PPDH), une coalition de 40 organisations non gouvernementales internationales et sénégalaises.

« Des dizaines de milliers d’enfants sont exposés au risque de subir des sévices et d’être exploités en dépit de cette loi de 2005, ont ajouté ces organisations. […] plus de 30 000 garçons sont soumis à la pratique de la mendicité forcée dans la seule région de Dakar.

« Au cours de la dernière décennie, des dizaines de milliers d’enfants ont été exploités sous couvert d’éducation, battus par leurs prétendus maîtres et soumis à des conditions de vie déplorables dans des écoles qui ne devraient pas être autorisées à fonctionner », a déclaré Mamadou Wane, coordonateur de la PPDH. « Le signal que donne le gouvernement, en renonçant à enquêter et à traduire en justice les personnes qui commettent ces abus, est que les vies de ces enfants ne valent pas la peine d’être protégées. » https://www.hrw.org/fr/news/2015/04/20/senegal-une-decennie-dabus-dans-des-ecoles-coraniques

Monsieur Diarra, que pensez-vous des abus dont sont victimes de nombreux enfants au Sénégal, pays dont environ 95 % des habitants sont musulmans? L’islam ne devrait-il pas être assez fort pour protéger ces enfants?

4

Le Coran contient de drôles de contradictions. Par exemple, il dit : « Nulle contrainte en religion… » (Sourate 2 : 256); mais il dit aussi : « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier… » (Sourate 9 : 29)… Et un hadith ordonne ceci : « Celui qui change sa religion, tuez-le  ! ».

Aidez les non-musulmans du Québec à comprendre l’islam, Monsieur Diarra.

5

Beaucoup de violence dans le Coran :

« Certes, ceux qui ne croient pas à Nos Versets, Nous les brûlerons bientôt dans le Feu. Chaque fois que leurs peaux auront été consumées, Nous leur donnerons d’autres peaux en échange afin qu’ils goûtent au châtiment. Allah est certes Puissant et Sage ! » (4-56)

« Nous avons préparé pour les infidèles des chaînes, des carcans et une fournaise ardente. » (76-4). 

Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main, en punition de ce qu’ils se sont acquis, et comme châtiment de la part d’Allah. Allah est Puissant et Sage. (5-38)

La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah – si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Et qu’un groupe de croyants assiste à leur punition. (24-2)

Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand ! (4-34)

Pourquoi tant de violence dans le Coran, Monsieur Diarra?

Chrétiens et juifs : des pervers – Le Coran dit : « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes, vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre [les juifs et les chrétiens] croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers. (3-110)

Est-ce ainsi que vous voyez les chrétiens et les juifs du Québec, du Canada, du monde, Monsieur Diarra?

Selon Madame Annie Laurent,

« IL EST ÉVIDENT QUE LES TERRORISTES SE RÉFÈRENT AU CORAN POUR JUSTIFIER LE REJET DE L’AUTRE ET LE RECOURS À LA VIOLENCE. »

Monsieur Diarra, que pensez-vous de l’affirmation de Madame Laurent, docteur d’État en sciences politiques, spécialiste reconnue du Proche-Orient depuis 1980 (L’Islam pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore), Paris, Éditions Artège, © 2017, p. 75)?

Selon Madame Anne-Marie Delcambre, islamologue, docteure en études islamiques, docteure d’État en droit et agrégée d’arabe classique :

. il faut avoir le courage de dire que l’intégrisme n’est pas la maladie de l’Islam. Il est l’intégralité de l’Islam. Il en est la lecture littérale, globale et totale de ses textes fondateurs. L’Islam des intégristes, des islamistes, c’est tout simplement l’Islam juridique qui colle à la norme. (L’Islam des interdits, Anne-Marie Delcambre, éd. Desclée de Brouwer, 2003, p. 11. Cité in https://fr.wikiquote.org/wiki/Anne-Marie_Delcambre)

Monsieur Diarra, que pensez-vous de l’affirmation de Madame Delcambre?

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen du Québec

P.-S. Que pensez-vous, Monsieur Diarra, du texte suivant :

« Ça n’a rien à voir avec l’Islam » ?

Auteur : Lydia GUIROUS

Livre numérique « Ça n’a rien à voir avec l’Islam » ?

Après notamment le succès de Allah est grand, la République aussi, Lydia Guirous bouscule à nouveau l’opinion, et nos compatriotes. Face à l’islamisme, réveillons-nous, réveillez-vous ! clame-t-elle.Au prétendu nom de Dieu, les terroristes assassinent les  » kouffars « , les Occidentaux et les musulmans  » modérés « … et la réaction est toujours la même :  » Ça n’a rien à voir avec l’islam ! «  Cette phrase, Lydia Guirous ne la supporte plus tant elle lui paraît fausse. Elle assume que la religion musulmane – qui est la sienne – soit critiquable car elle porte en elle les germes de  » l’islamisme destructeur et hégémonique qui est à l’origine de tant de malheurs dans le monde « .  » Lorsqu’on tue au nom d’Allah, qu’on vocifère sa haine des mécréants, lorsqu’on s’appuie sur la partie violente du Coran pour légitimer ses crimes : Anéantir les mécréants jusqu’au dernier, cela a un rapport avec l’islam « , dit-elle. Dans cet ouvrage, Lydia Guirous pose les jalons d’une révolution salutaire et appelle à une remise en question des mentalités et comportements d’une partie des musulmans, et alerte contre l’islamisme qui gangrène les sociétés, notamment en embrigadant la jeunesse et les femmes. Il revient, selon elle, aux Français et Occidentaux de confession musulmane de faire des concessions, d’accepter des  » accommodements  » afin de retrouver le chemin de l’unité et de la fraternité. Elle invite à entamer – enfin – un travail critique du Coran, qui empêche l’émergence d’un islam du XXIe siècle compatible avec une vie moderne en Occident, délesté de ses archaïsmes et de ses ambiguïtés. Son ouvrage vif et enflammé va bousculer les bonnes âmes aveuglées comme les idées reçues dépassées. Il est  » temps de résister à la peste verte venue des tréfonds de l’inhumanité et de la barbarie. Ecrasons enfin l’infâme. « 

À propos de Lydia GUIROUS

Femme engagée, née en Algérie, adversaire résolue du communautarisme.

Source : https://banq.pretnumerique.ca/resources/5bc634db23579469bdff570a

Centraide remet un prix à un musulman qui se sert de fonds publics pour vendre la charia au Québec

Lévis, le 27 juillet 2020

Monsieur Bruno Marchand, président-directeur général

Centraide Québec et Chaudière-Appalaches

550, chemin Sainte-Foy Québec (Québec), G1S 2J5 – centraide@centraide-quebec.com

Monsieur,

L’Assemblée nationale du Québec a rejeté la charia à l’unanimité; le reste du Canada n’en veut pas; beaucoup de musulmans voudraient s’en débarrasser. Mais à Lévis, on aime la charia, on aime la loi divine de l’islam! Le maire et les conseillers municipaux de la Ville de Lévis aiment la charia, par exemple, le Patro de Lévis aime la charia, Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles aime la charia, par exemple.

Centraide Québec et Chaudière-Appalaches aime la charia, faut-il croire. En décembre 2019, elle a remis son prix Mérite, prix qui souligne « l’implication exceptionnelle d’un ou une bénévole œuvrant auprès du réseau des organismes qu’il soutient » (Journal de Lévis, 22-12-2019, https://www.journaldelevis.com/1298/%C3%80_la_une_aujourd_hui.html?), elle a attribué ce prix à M. Elhadji Mamadou Diarra qui préside le conseil d’administration du Tremplin et qui utilise Le Tremplin pour faire de la propagande en faveur de sa religion, l’islam, avec des fonds publics, avec de l’argent donné à Centraide. Centraide de Québec et de Chaudière-Appalaches ne mérite pas qu’on la félicite.

Il y a un certain temps, le Tremplin de M. Diarra et de M. Guillaume Boivin (directeur du Tremplin) a présenté, en collaboration avec la mosquée de Lévis et l’imam Karim Elabed, une soirée publique au cours de laquelle l’imam et une Québécoise de longue date convertie à l’islam ont fait l’éloge de la charia; ils devaient savoir que l’Assemblée nationale du Québec avait rejeté la charia à l’unanimité, que le reste du Canada la repousse lui aussi… Parce que la charia n’est pas aussi inoffensive qu’un Je vous salue Marie pleine de grâces, vous êtes bénie entre toutes les femmes, Amen, tout le monde devrait le savoir. Pourtant… Candeur? Angélisme? Ignorance? Mais est-il possible que l’adulte québécois n’ait jamais entendu parler de l’inquiétude, de la peur, que l’islam crée un peu partout dans le monde, ou du rejet de la charia par tous les membres de l’Assemblée nationale du Québec! Se pourrait-il que certains aient intérêt à « protéger » l’islam?

L’activité dont je viens de parler devait servir à présenter l’islam tel qu’il est; il aurait donc fallu que le Tremplin (M. Diarra) et la mosquée (M. Elabed) permettent à des non-musulmans, à des personnes qui ont étudié en profondeur l’islam dans une université respectée, par exemple, de prendre la parole, au lieu de ne faire entendre au public que deux musulmans dont les connaissances sur l’islam semblaient très limitées. Négligence du Tremplin et de la mosquée ou volonté de ne pas présenter l’islam tel qu’il est vraiment?

Il arrive à M. Diarra de publier des textes dans le site web du Tremplin; il dénonce le racisme, par exemple. Mais je ne pense pas qu’il ait déjà critiqué sa religion, l’islam. Il n’a jamais protesté, par exemple, contre la mémorisation du Coran imposée aux enfants, qui doivent dire et redire des paroles aussi inacceptables que Tuez les chrétiens, tuez les juifs (on ne respecte pas la liberté de conscience des enfants chez les musulmans?). M. Diarra dénonce le racisme, mais il ne semble pas connaître celui des musulmans : « Si la mise en esclavage d’Africain·e·s noir·e·s en Libye et dans d’autres régions du monde est pointée du doigt à juste titre, nous ne devons pas pour autant oublier que le racisme et la négrophobie ne sont pas des faits nouveaux au sein des communautés musulmanes » (http://www.lallab.org/la-negrophobie-dans-les-societes-arabo-musulmanes-na-rien-de-nouveau/) « Par leur ampleur et leur durée – du VIIe au XXe siècle -, les « traites orientales » organisées par les négriers musulmans (négrier : personne qui fait la traite des Noirs) constituent sans doute, d’un point de vue quantitatif, la plus importante des trois traites négrières de l’histoire» (revue française L’Histoire, https://www.lhistoire.fr/la-traite-oubli%C3%A9e-des-n%C3%A9griers-musulmans-0).

Monsieur le président-directeur général, vous devez donner des explications à la population de Chaudière-Appalaches, de Lévis, de Québec, vous devez donner des explications à toutes les personnes qui donnent à Centraide l’argent dont elle a besoin (parmi eux il y a toutes les citoyennes et tous les citoyens, contribuables ou non, de Chaudière-Appalaches et de Québec). Des explications insatisfaisantes devraient entraîner le congédiement des responsables de la faute, de la scandaleuse faute.

Je publierai la présente et votre réponse, si vous me répondez, au www.lepasseurdelacote.com.

Pour terminer : QUE FERAIENT LES CROYANTS MUSULMANS DU QUÉBEC SI L’ÉTAT DU QUÉBEC OBLIGEAIT LES ENFANTS QUI FRÉQUENTENT SES ÉCOLES À APPRENDRE PAR CŒUR UN LIVRE DANS LEQUEL IL SERAIT ORDONNÉ DE TUER LES MUSULMANS (TUEZ LES MUSULMANS!)? ILS PROTESTERAIENT AVEC FORCE, ILS EXIGERAIENT LE RETRAIT DU LIVRE, AVEC RAISON. POURQUOI LES ADEPTES DE L’ISLAM DU QUÉBEC TROUVENT-ILS NORMAL DE SE DONNER LE DROIT D’ÉCRIRE ET DE DIRE TUEZ LES CHRÉTIENS, TUEZ LES JUIFS, ET DE VIOLER AINSI LE CODE CRIMINEL DU CANADA, ET DE DÉMONTRER AINSI QU’ILS NE SONT PAS SINCÈRES QUAND ILS PRÊCHENT LE VIVRE-ENSEMBLE.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

Roger Martel

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Membres de plusieurs sociétés d’histoire, autrefois. Principal artisan bénévole de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis. Metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. À partir de 2013, collaborateur bénévole au Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles. (Expulsé cavalièrement du Tremplin pour avoir reproché publiquement à ce dernier d’avoir fait de la propagande en faveur de l’islam, d’avoir fait l’éloge de la charia avec la complicité de l’imam Karim Elabed. Au moment de l’expulsion, au moins deux des membres du petit conseil d’administration du Tremplin étaient musulmans; l’un d’eux, M. Elhadji Mamadou Diarra, présidait le conseil; en 2020, il le préside toujours.) Libre d’antécédents judiciaires.

Le Coran et sa haine des chrétiens et des juifs sous le toit du Patro de Lévis

Lévis, le 27 juillet 2020

À Lévis, on aime beaucoup la charia! Au Patro, par exemple.

Monsieur Pascal Brulotte, directeur général et membre du conseil d’administration

Patro de Lévis

6150, rue Saint-Georges

Lévis, QC G6V 4J8

Monsieur,

L’Assemblée nationale du Québec a rejeté la charia à l’unanimité; le reste du Canada n’en veut pas; beaucoup de musulmans voudraient s’en débarrasser. Mais à Lévis, on aime la charia, on aime la loi divine de l’islam! Le maire et les conseillers municipaux de la Ville de Lévis aiment la charia, par exemple, Centraide Chaudière-Appalaches aime la charia, par exemple.

Le Patro aime la charia ou, du moins, ne trouve rien à redire au Coran, le livre saint de l’islam. Mais comment diable peut-il ne rien trouver à redire au Coran, lui qui veut être un « Milieu de vie où chaque personne est accueillie dans un esprit d’entraide propice à une éducation humaine et chrétienne » (http://www.211quebecregions.ca/record/QBC0621). Comment diable le Patro a-t-il pu accepter que dans ses murs des musulmans (dont des enfants d’âge préscolaire) disent à haute voix pour les mémoriser des paroles comme Tuez les chrétiens, tuez les juifs? Car c’est bien ces paroles violentes et d’autres paroles tout à fait inacceptables qui ont retenti dans le Patro quand la mosquée de Lévis y louait un local pour assurer, a dit l‘imam Karim Elabed au Journal de Lévis, l’« éducation pour les jeunes avec l’apprentissage du Coran et de la religion » (https://journaldelevis.com/1120/Société_.html?id=76788).

La charia n’est pas aussi inoffensive qu’un Je vous salue Marie pleine de grâces, vous êtes bénie entre toutes les femmes, Amen, tout le monde devrait le savoir. Pourtant… Candeur? Angélisme? Ignorance? Mais est-il possible que l’adulte québécois n’ait jamais entendu parler de l’inquiétude, de la peur, que l’islam crée un peu partout dans le monde, ou du rejet de la charia par tous les membres de l’Assemblée nationale du Québec! Se pourrait-il que certains aient intérêt à « protéger » l’islam?

Monsieur le directeur général, vous devez donner des explications à la population de Lévis, vous devez donner des explications à toutes les personnes qui donnent au Patro l’argent dont il a absolument besoin (parmi eux il y a vos donateurs et toutes les citoyennes et tous les citoyens, contribuables ou non, de Lévis). Des explications insatisfaisantes devraient entraîner le congédiement des responsables de la faute, de la scandaleuse faute : je serais surpris que vous déclariez que des êtres humains, dans votre maison, apprennent à d’autres êtres humains à mémoriser des paroles comme Tuez les chrétiens, tuez les juifs; pourquoi le Patro a-t-il permis à des êtres humains de demander à d’autres êtres humains, dont des enfants (dont on brime la liberté de religion), au Patro, de mémoriser des paroles comme Tuez les chrétiens, tuez les juifs?

Je publierai la présente et votre réponse, si vous me répondez, au www.lepasseurdelacote.com.

Pour terminer :

QUE FERAIENT LES CROYANTS MUSULMANS DU QUÉBEC SI L’ÉTAT DU QUÉBEC OBLIGEAIT LES ENFANTS QUI FRÉQUENTENT SES ÉCOLES À APPRENDRE PAR CŒUR UN LIVRE DANS LEQUEL IL SERAIT ORDONNÉ DE TUER LES MUSULMANS (TUEZ LES MUSULMANS!)? ILS PROTESTERAIENT AVEC FORCE, ILS EXIGERAIENT LE RETRAIT DU LIVRE, AVEC RAISON. POURQUOI LES ADEPTES DE L’ISLAM DU QUÉBEC TROUVENT-ILS NORMAL DE SE DONNER LE DROIT D’ÉCRIRE ET DE DIRE TUEZ LES CHRÉTIENS, TUEZ LES JUIFS, ET DE VIOLER AINSI LE CODE CRIMINEL DU CANADA, ET DE DÉMONTRER AINSI QU’ILS NE SONT PAS SINCÈRES QUAND ILS PRÊCHENT LE VIVRE-ENSEMBLE.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

Roger Martel

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007.

Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie.

Membres de plusieurs sociétés d’histoire, autrefois.

Principal artisan bénévole de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves.

À partir de 2013, collaborateur bénévole au Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles. (Expulsé cavalièrement du Tremplin pour avoir reproché publiquement à ce dernier d’avoir fait de la propagande en faveur de l’islam, d’avoir fait l’éloge de la charia avec la complicité de l’imam Karim Elabed. Au moment de l’expulsion, au moins deux des membres du petit conseil d’administration du Tremplin étaient musulmans; l’un d’eux, M. Elhadji Mamadou Diarra, présidait le conseil; en 2020, il le préside toujours.)

Libre d’antécédents judiciaires.

L’histoire du mouvement féministe au Québec

https://savoir.media/lhistoire-nous-le-dira/clip/le-mouvement-feministe?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=200308

Droits des femmes

Le mouvement féministe

2018-2019

Durée : 26:35

Laurent Turcot reçoit Rébecca Déraspe pour définir le féminisme en général et retracer l’histoire du mouvement féministe au Québec en particulier.

Animation : Laurent Turcot, Professeur à l’Université du Québec à Trois-Rivières, titulaire de la chaire de recherche du Canada en histoire des loisirs et des divertissements

Une production : Laurent Turcot

Porter le hijab par solidarité lorsqu’on n’est pas musulmane : est-ce un geste pertinent ?

https://www.qub.radio/balado/on-est-pas-oblig-d-tre-d-accord-sophie-durocher/episode/porter-le-hijab-par-solidarit-lorsquon-n-est-pas-m

Porter le hijab par solidarité lorsqu’on n’est pas musulmane : est-ce un geste pertinent ?

3 février 2020 – 12 min

Entrevue avec Leila Lesbet, membre fondatrice de PDF Québec et de l’Association québécoise des Nord-Africains pour la laïcité (AQNAL) : Journée mondiale du hijab : les femmes non-musulmanes font preuve de solidarité. Mais de quelle solidarité parlez-vous ?

 

Islamophobie : l’intimidation de la population à propos d’une croyance religieuse fait le jeu de ses fidèles les plus sectaires.

Rassemblez des gens, envoyez-les crier dans les rues de Québec et de Montréal que les Québécois bafouent les droits des musulmans et qu’ils briment la liberté des musulmans, et vous réussirez à jeter des jeunes et des moins jeunes dans les bras des djihadistes ou des terroristes, même si votre cri est mensonger.

Tout un chacun a le droit de critiquer l’islam, le christianisme, le judaïsme, le Parti Républicain de Donald Trump, mère Teresa, le roi Pelé, le maire de sa ville, et de dire qu’il aime plus la Fanfare de Saint-Tite que celle de Maubeuge…

« … la religion n’est pas une personne et encore moins une race. Nous devrions pouvoir sans crainte, dans un pays libre, l’examiner, la critiquer, la dénoncer si besoin, la tourner en dérision et même l’insulter : aboli en France dès la Révolution, le blasphème est un droit démocratique élémentaire, constitutif et inséparable de la liberté d’expression, garanti par la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Vouloir intimider ou museler la population à propos d’une croyance religieuse, c’est faire le jeu de ses fidèles les plus sectaires et orthodoxes, au détriment de ceux et celles qui ont une pratique du culte beaucoup plus libérale. C’est aussi nous dire que l’héritage des Lumières mérite d’être abandonné. Si nous étions au XVIIIe siècle, les mêmes auraient cloué Voltaire, qui dénonçait l’intolérance religieuse et les crimes commis en son nom, au pilori. »

Alban Ketelbuters, Le concept d’islamophobie nous ramène deux siècles et demi en arrière, Le Monde des religions, 13/11/2019, http://www.lemondedesreligions.fr/une/le-concept-d-islamophobie-nous-ramene-deux-siecles-et-demi-en-arriere-13-11-2019-8375_115.php

( Alban Ketelbuters est coauteur de l’essai L’islamophobie (Dialogue Nord-Sud, 2016. De 2012 à 2017, il a publié des textes engagés relatifs à l’égalité des sexes, l’homosexualité et la laïcité, notamment dans Le Monde, Libération, Marianne, L’Humanité ou Le Devoir. Titulaire d’un master « Lettres, Arts et Pensée contemporaine » de l’Université Paris-Diderot – Paris VII, il prépare actuellement un doctorat en littérature et études féministes. – Source : Le Monde des religions, 13/11/2019 )

Pour Alban Ketelbuters*, l’intimidation de la population à propos d’une croyance religieuse fait le jeu de ses fidèles les plus sectaires.

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, jette un voile sur un certain éloge de la charia

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, jette un voile sur un certain éloge de la charia prononcé pendant l’une de ses activités

Lévis, le 21 novembre 2019

Monsieur Elhadjid Mamadou Diarra, président, Conseil d’administration

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

52, côte du Passage, Lévis

Monsieur,

Dans le site web de votre Tremplin, vous avez publié en 2017 des petits textes relatifs à la « soirée d’échanges » organisée par le Tremplin et la Mosquée de Lévis (et son imam, M. Karim Elabed), soirée tenue en mai 2017. Au cours de cette soirée publique, l’imam de Lévis a fait l’éloge de la charia, ce qui a amené des personnes présentes dans l’auditoire à apprendre à M. Elabed que le Canada et le Québec sont des sociétés laïques et qu’il ne saurait être question qu’une loi dite divine soit mise en œuvre chez elles, ne serait-ce que pour une partie de la population.

Le Journal de Lévis a publié un article sur la « soirée d’échanges; voici un extrait de cet article :

Pourriez-vous dire aux gens de Lévis pourquoi votre Tremplin a choisi de ne pas joindre aux petits arti

cles qu’il a publiés sur la « soirée d’échanges » un texte sur le clou de ladite soirée : l’éloge de la charia par l’imam de Lévis.

Je répète :

Pourriez-vous dire aux gens de Lévis pourquoi votre Tremplin a choisi de ne pas joindre aux petits articles qu’il a publiés sur la « soirée d’échanges » un texte sur le clou de ladite soirée : l’éloge de la charia par l’imam de Lévis.

Il serait bon que vous répondiez pour éviter que des personnes croient que vous avez voulu cacher quelque chose aux Lévisiennes et aux Lévisiens, aux autres Canadiens et Québécois qui vous donnent de l’argent à titre de contribuables, et à vos fournisseurs d’argent (la Ville de Lévis, par exemple).

Bien à vous,

Roger Martel

La Convention relative aux droits de l’enfant – Version pour les enfants.

 

https://www.unicef.org/fr/convention-droits-enfant/convention-droits-version-enfants

La Convention relative aux droits de l’enfant – Version pour les enfants

La Convention relative aux droits de l’enfant est un accord important signé par des pays qui ont promis de protéger les droits de l’enfant.

La Convention relative aux droits de l’enfant explique qui sont les enfants, quels sont leurs droits et quelles sont les responsabilités des gouvernements (c’est-à-dire les dirigeants du pays) en ce qui les concerne. Tous ces droits sont liés entre eux, sont aussi importants les uns que les autres et ne peuvent être retirés aux enfants.

Découvrez la version pour les enfants de la Convention relative aux droits de l’enfant

POUR TÉLÉCHARGER LA VERSION PDF ALLEZ AU SITE WEB MENTIONNÉ CI-DESSUS.

La Convention relative aux droits de l’enfant – Version pour les enfants

1. Définition d’un enfant

Un enfant est une personne de moins de 18 ans.

2. Mêmes droits pour tous

Tous les enfants, garçons ou filles, ont ces droits, peu importe qui ils sont, où ils vivent, la langue qu’ils parlent, leur religion, ce qu’ils pensent, à quoi ils ressemblent, s’ils ont un handicap, s’ils sont riches ou pauvres, qui sont leurs parents ou leur famille et ce que ces derniers pensent ou font. Aucun enfant ne doit être traité injustement pour quelque raison que ce soit.

3. Intérêt supérieur de l’enfant

Lorsqu’ils prennent des décisions, les adultes doivent réfléchir aux effets que ces décisions auront sur les enfants. Tous les adultes doivent faire ce qui est mieux pour les enfants. Les gouvernements doivent s’assurer que les parents, ou d’autres personnes si nécessaire, protègent les enfants et s’occupent d’eux. Ils doivent aussi faire attention à ce que toutes les personnes et tous les endroits qui s’occupent des enfants fassent leur travail le mieux possible.

4. Rendre les droits réels

Les gouvernements doivent faire tout ce qu’ils peuvent pour que tous les enfants habitant ou de passage dans leur pays profitent de tous les droits qui sont dans cette convention.

5. Rôle de la famille

Les gouvernements doivent laisser les familles et les communautés guider leurs enfants pour que, en grandissant, ils apprennent à utiliser leurs droits le mieux possible. Plus les enfants grandissent, moins ils auront besoin de conseils.

6. Vie, survie et développement

Chaque enfant a le droit de vivre. Les gouvernements doivent s’assurer que les enfants survivent et s’épanouissent le mieux possible.

7. Nom et nationalité

Lorsqu’ils naissent, les enfants doivent être enregistrés et recevoir un nom officiellement reconnu par le gouvernement de leur pays. Les enfants doivent avoir une nationalité (appartenir à un pays). Autant que possible, les enfants doivent connaître leurs parents et être élevés par eux.

8. Identité

Les enfants ont le droit d’avoir leur propre identité, c’est-à-dire un document officiel disant qui ils sont et précisant leur nom, leur nationalité et leurs relations familiales. Personne ne doit leur enlever cette identité. Cependant, si cela arrive, les gouvernements doivent les aider à la retrouver rapidement.

9. Non-séparation des familles

Les enfants ne doivent pas être séparés de leurs parents sauf si ceux-ci ne les élèvent pas correctement. C’est le cas lorsqu’un parent fait du mal à un enfant ou ne s’occupe pas de lui. Les enfants dont les parents ne vivent pas ensemble doivent pouvoir rester en contact avec leurs deux parents, sauf si cela leur fait du mal.

10. Contact avec les parents à l’étranger

Lorsqu’un enfant ne vit pas dans le même pays que ses parents, les gouvernements doivent laisser l’enfant et ses parents voyager afin qu’ils puissent rester en contact et être ensemble.

11. Protection contre les enlèvements

Les gouvernements doivent empêcher qu’un enfant soit emmené en dehors du pays si cela est contre la loi. Cela peut arriver par exemple en cas d’enlèvement ou lorsque l’un des deux parents retient un enfant dans un autre pays contre la volonté de l’autre parent.

12. Respect de l’avis des enfants

Les enfants ont le droit de donner librement leur avis sur les questions qui les concernent. Les adultes doivent les écouter avec attention et les prendre au sérieux.

13. Libre partage des idées

Les enfants ont le droit de partager librement ce qu’ils apprennent, pensent et ressentent, que ce soit en parlant, en dessinant, en écrivant ou de toute autre manière, sauf si cela fait du mal à d’autres personnes.

14. Liberté de pensée et de religion

Les enfants ont le droit d’avoir leurs propres pensées, opinions et religion, mais cela ne doit pas empêcher d’autres personnes de profiter de leurs droits. Les parents peuvent guider les enfants et leur apprendre à utiliser correctement ce droit en grandissant.

15. Créer ou rejoindre des groupes

Les enfants peuvent rejoindre ou créer des groupes ou des associations et se réunir avec d’autres personnes, du moment que cela ne fait de mal à personne.

16. Protection de la vie privée

Chaque enfant a le droit à une vie privée. La loi doit protéger les enfants contre toute attaque à leur vie privée, à leur famille, à leur foyer, à leurs communications et à leur réputation.

17. Accès aux informations

Les enfants ont le droit de recevoir de l’information sur Internet, à la radio, à la télévision, dans les journaux, les livres et d’autres sources. Les adultes doivent faire attention à ce que ces informations ne soient pas dangereuses pour les enfants. Les gouvernements doivent encourager les médias à partager des informations provenant de différentes sources, dans des langues que tous les enfants peuvent comprendre.

18. Responsabilité des parents

Élever les enfants est principalement la responsabilité des parents. Lorsqu’un enfant n’a pas de parents, la responsabilité de l’élever doit être donnée à un autre adulte qu’on appelle un « représentant légal ». Les parents et les représentants légaux doivent toujours tenir compte de ce qui est mieux pour l’enfant. Le gouvernement du pays doit les aider. Lorsqu’un enfant a ses deux parents, ils sont tous les deux responsables de l’élever.

19. Protection contre la violence

Les gouvernements doivent protéger les enfants contre la violence, les mauvais traitements et le manque de soins et d’attention de la part de toutes les personnes qui s’occupent d’eux.

20. Enfants privés de famille

Tout enfant qui ne peut pas être élevé par sa propre famille a le droit d’être élevé correctement par des personnes qui respectent sa religion, sa culture, sa langue et tout autre aspect de sa vie.

21. Enfants adoptés

Lorsqu’un enfant est adopté, le plus important est de faire ce qui est le mieux pour lui ou pour elle. Si l’enfant ne peut pas être élevé correctement dans son propre pays – en vivant avec une autre famille, par exemple – il peut être adopté dans un autre pays.

22. Enfants réfugiés

Les enfants qui quittent leur pays pour s’installer dans un autre pays en tant que réfugiés (parce qu’ils n’étaient pas en sécurité chez eux) doivent recevoir une protection et de l’aide, et avoir les mêmes droits que les enfants nés dans le pays dans lequel ils sont arrivés.

23. Enfants en situation de handicap

Tout enfant en situation de handicap doit avoir la meilleure vie possible dans la société. Les gouvernements doivent supprimer tous les obstacles qui empêchent les enfants en situation de handicap de devenir indépendants et de participer activement à la vie de la communauté

24. Santé, eau, nourriture, environnement

Les enfants ont le droit d’avoir les meilleurs soins de santé possible, de l’eau potable, de la nourriture saine et de vivre dans un environnement propre et sûr. Tous les adultes et les enfants doivent être informés de la manière de rester en sécurité et en bonne santé.

25. Revoir le placement de l’enfant

Lorsqu’un enfant est placé pour habiter dans un autre endroit que chez lui, que ce soit pour des raisons de soins, de protection ou de santé, sa situation doit être suivie souvent afin de vérifier que tout va bien et qu’il se trouve toujours dans l’endroit qui est le meilleur pour lui.

26. Aide des gouvernements

Les gouvernements doivent fournir de l’argent ou d’autres types de soutien afin d’aider les enfants des familles pauvres.

27. Nourriture, vêtements et logement sûr

Les enfants ont le droit d’être nourris et habillés et de vivre dans un lieu sûr afin de pouvoir s’épanouir le mieux possible. Les gouvernements doivent aider les familles et les enfants qui n’ont pas les moyens de payer pour tout cela.

28. Accès à l’éducation

Chaque enfant a droit à une éducation. L’école primaire doit être gratuite. Chaque enfant doit avoir accès à l’éducation secondaire et à l’éducation supérieure. Les enfants doivent être encouragés à atteindre le niveau d’éducation le plus élevé possible. La discipline à l’école doit respecter les droits de l’enfant et ne doit jamais utiliser de la violence.

29. Objectifs de l’éducation

L’éducation des enfants doit les aider à développer pleinement leur personnalité, leurs talents et leurs capacités. Elle doit leur enseigner à comprendre leurs droits et à respecter les droits et la culture des autres, ainsi que leurs différences. Elle doit les aider à vivre en paix et à protéger l’environnement.

30. Culture, langue et religion différentes

Chaque enfant a le droit de parler sa propre langue, et de pratiquer sa propre culture et sa propre religion, même si la plupart des personnes du pays dans lequel il vit ont une langue, une culture ou une religion différentes.

31. Repos, jeu, culture et arts

Chaque enfant a le droit de se reposer, de se détendre, de jouer et de participer à des activités culturelles et créatives.

32. Protection contre le travail dangereux

Les enfants ont le droit d’être protégés de tout travail dangereux ou mauvais pour leur éducation, leur santé ou leur développement. S’ils travaillent, ils ont le droit d’être en sécurité et d’être payés comme il faut.

33. Protection contre les drogues

Les gouvernements doivent protéger les enfants des drogues dangereuses et doivent faire attention à ce qu’ils n’en prennent pas, n’en fabriquent pas, n’en transportent pas et n’en vendent pas.

34. Protection contre les violences sexuelles

Les gouvernements doivent protéger les enfants de l’exploitation sexuelle et des violences sexuelles, par exemple contre des personnes qui forcent les enfants à avoir des relations sexuelles contre de l’argent ou à faire des photos ou des films sexuels.

35. Prévention de la vente et de la traite

Les gouvernements doivent faire attention à ce que les enfants ne soient pas enlevés ou vendus et à ce qu’ils ne soient pas emmenés dans d’autres pays ou endroits pour y être exploités (c’est-à-dire que l’on profite d’eux).

36. Protection contre l’exploitation

Les enfants ont le droit d’être protégés contre toute autre forme d’exploitation (c’est-à-dire que l’on profite d’eux), même si elle n’est pas spécifiquement mentionnée dans cette convention.

37. Enfants emprisonnés

Les enfants accusés de ne pas respecter la loi ne doivent pas être tués, torturés, traités cruellement, ni emprisonnés pour toute la vie ou avec des adultes. La prison doit toujours être la dernière possibilité choisie et pour une durée aussi courte que possible. Les enfants emprisonnés doivent être aidés par un avocat ou d’autres personnes qui connaissent la loi et doivent pouvoir rester en contact avec leur famille.

38. Protection en temps de guerre

Les enfants ont le droit d’être protégés en temps de guerre. Aucun enfant de moins de 15 ans ne peut faire partie de l’armée ou participer à des combats.

39. Rétablissement et réintégration

Les enfants blessés ou victimes de mauvais traitements, de négligence ou de la guerre ont le droit d’obtenir de l’aide pour pouvoir se rétablir et retrouver leur dignité.

40. Enfants ayant désobéi à la loi

Les enfants accusés de ne pas respecter la loi ont le droit de recevoir un traitement juste et une aide de personnes qui connaissent la loi. Un grand nombre de solutions doivent être disponibles pour aider ces enfants à devenir de bons membres de la communauté. La prison doit toujours être la dernière possibilité choisie.

41. Application des meilleures lois

Si un pays a des lois qui protègent mieux les droits de l’enfant que cette convention, ces lois doivent être appliquées.

42. Connaissance des droits de l’enfant

Les gouvernements doivent activement faire connaître cette convention aux enfants et aux adultes afin que tout le monde soit informé des droits de l’enfant.

43 à 54. Fonctionnement de la convention

Ces articles expliquent les efforts des gouvernements, de l’Organisation des Nations Unies (par exemple le Comité des droits de l’enfant et l’UNICEF), ainsi que d’autres organisations, pour que tous les enfants puissent profiter de chacun de leurs droits.

Au Liban, les femmes réclament leurs droits (novembre 2019)

« Je suis née et j’ai vécu toute ma vie ici, au Liban, c’est mon identité. Pourtant je n’ai pas les papiers libanais, car ma mère est libanaise et la femme ne peut pas transmettre la nationalité. Je suis officiellement syrienne, par mon père, mais je n’ai plus aucun lien avec ce pays. C’est injuste : pourquoi la femme est-elle considérée comme une citoyenne de second rang ? »

https://www.mediapart.fr/journal/international/141119/au-liban-les-femmes-reclament-leurs-droits?utm_source=20191114&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-%5BQUOTIDIENNE%5D-20191114&M_BT=3898047948