Brûlons vite ce drapeau du Québec !

Vite, brûlons le fleurdelisé de ce magasin de Lévis de la Société des Alcools du Québec !

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Mise au rebut du drapeau du Québec (aussi appelé fleurdelisé)

Si un drapeau est souillé ou lacéré, il doit être brûlé et non pas jeté.

(Source : Gouvernement du Québec, http://www.drapeau.gouv.qc.ca/drapeau/utilisation/utilisation.html)

 

 

Le fleudelisé arboré par un magasin de la Société des Alcools du Québec, à Lévis.

La Société des Alcools du Québec appartient à l’État du Québec.

Photo prise le 11 mars 2017.


Les peuples utilisent différents symboles pour affirmer leur identité : drapeaux, armoiries, emblèmes, sceaux, etc. Le drapeau figure d’emblée au premier rang pour ce qui est du pouvoir évocateur, ce qui explique que dans tous les pays on lui accorde égards et honneurs.

Ce pouvoir évocateur repose largement sur la capacité qu’il acquiert au fil du temps de rassembler une communauté autour d’aspirations communes et de symboliser l’identité même de cette communauté.

Vous trouverez dans cette section une présentation de l’histoire du drapeau du Québec, les grands principes à observer pour son déploiement de même que les spécifications techniques en vue de sa reproduction. Vous pourrez également télécharger des images du drapeau en divers formats.

(Source : http://www.drapeau.gouv.qc.ca/drapeau/drapeau.html)


Le drapeau du Québec, aussi connu ou désigné sous l’appellation « fleurdelisé », est un symbole ou emblème national comme le sont les armoiries, la devise (Je me souviens), la fleur de lys ainsi que les emblèmes floral (iris versicolore), aviaire (harfang des neiges) et forestier (bouleau jaune).

 


 

Conférence Les revues et les journaux canadiens-français face aux droites radicales européennes, 1918-1945, le mercredi 25 janvier 2017 à Ottawa

Université d’Ottawa | Faculté des arts

Les Rendez-vous du Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF) (https://arts.uottawa.ca/crccf/)

Conférence de Hugues Théorêt

Les revues et les journaux canadiens-français face aux droites radicales européennes, 1918-1945

le mercredi 25 janvier 2017

12 h à 13 h 30

Université d’Ottawa, Pavillon Simard 60, rue Université, salle 129

Qu’est-ce que les revues, les journaux d’opinion et les grands quotidiens du Canada français des années 1920 à 1940 avaient à dire sur les principales droites radicales de l’Europe de l’entre-deux-guerres, incarnées par Mussolini en Italie, Charles Maurras et l’Action française en France, Hitler en Allemagne, Franco en Espagne et Salazar au Portugal ? À quels types d’éditoriaux, de couverture de presse et de propagande le lectorat canadien-français était-il exposé dans ces publications qui avaient, pour la plupart, un parti pris affiché envers les droites radicales européennes ? Voilà autant de questions auxquelles le conférencier répondra en s’appuyant sur l’examen de vingt publications canadiennes-françaises qui reflètent l’ensemble du spectre idéologique du Canada français de l’entre-deux-guerres, de l’extrême gauche jusqu’à l’extrême droite.

L’analyse des textes, éditoriaux et articles de presse, montre que la culture religieuse, fortement implantée au Canada français durant l’entre-deux-guerres, a constitué un rempart idéologique contre l’intrusion des droites radicales européennes au Québec. Cependant, l’analyse a aussi révélé que la majorité des publications étudiées ont affiché des sympathies – à des degrés divers et selon les époques – pour Mussolini, Franco et Salazar, principalement en raison de leur proximité avec l’Église catholique, leur appui au corporatisme et leur anticommunisme, et ce, jusqu’à la veille du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Les opinions favorables à l’égard des programmes politiques, économiques et sociaux de Mussolini, de Franco et de Salazar se sont progressivement estompées lorsque le Canada s’est engagé aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne pour vaincre les forces de l’Axe de 1939 à 1945.

Hugues Théorêt

Né en 1969 à Salaberry-de-Valleyfield, Hugues Théorêt est titulaire d’un doctorat et d’une maîtrise en histoire. Chargé de cours et chercheur en histoire, il a aussi travaillé sur des séries documentaires télévisées portant sur l’histoire du Canada. En 2014, il a été lauréat du Prix du Canada en sciences sociales de la Fédération des sciences humaines pour son livre Les chemises bleues : Adrien Arcand, journaliste antisémite canadien-français, publié aux Éditions du Septentrion.

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Le monde regorge de beautés. L’une d’elles, québécoise, s’appelle Domaine Joly-De Lotbinière.

Le Domaine Joly-De Lotbinière, site historique

http://www.domainejoly.com/fr/accueil/

 

Le Domaine Joly-De Lotbinière, une entreprise engagée

Témoin remarquable d’une autre époque, le Domaine Joly-De Lotbinière est le principal acteur patrimonial et culturel de la MRC de Lotbinière (près de 400 000 visiteurs depuis seize ans). Il est aussi le deuxième attrait culturel d’importance de la région de la Chaudière-Appalaches et une destination touristique incontournable de la grande région de Québec.

Le Domaine Joly-De Lotbinière, c’est beaucoup plus qu’une entreprise touristique florissante. C’est une entreprise d’économie sociale engagée qui a à cœur le développement de sa région, de sa communauté, de sa culture et de son environnement. Le Domaine s’enracine dans son milieu d’une manière très particulière et souhaite partager avec le public les valeurs qui l’orientent. C’est pourquoi tout est mis en œuvre pour faire avancer les causes que nous défendons. Nos engagements et notre implication au niveau économique, culturel, social et environnemental démontrent un souci et une détermination à toute épreuve.

Le Domaine emploie annuellement 20 personnes, dont 4 personnes à temps complet, et 16 sur une base saisonnière. En partenariat avec le CRDI (Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement) de Chaudière-Appalaches, le Domaine offre depuis plusieurs années un milieu de travail à un jeune homme afin qu’il développe ses compétences et ses intérêts. Il soutient aussi à l’occasion des activités dont plusieurs personnes peuvent bénéficier, favorisant ainsi leur intégration dans la société et dans les milieux de travail. C’est avec passion que tous les membres de l’équipe de la Fondation s’efforcent de faire apprécier aux visiteurs les richesses de ce lieu privilégié d’éducation, d’interprétation et de découvertes pour tous les membres de la famille, tout en les sensibilisant au développement durable et à l’importance de la protection de l’environnement.

(http://www.domainejoly.com/fr/soutenez-le-domaine/le-domaine/ vu le 27 août 2016)

 

De 1846 à 1998

C’est en 1846 que Pierre-Gustave Joly achète les terres de la Pointe Platon. Il fait construire la résidence d’été « Maple House » en 1851, laquelle répond aux exigences architecturales et esthétiques du mouvement pittoresque alors en vogue. D’année en année, le Domaine prend de l’expansion et plusieurs autres bâtiments sont construits autour de la Maison : le Cottage des serviteurs en 1852, puis la Remise à voitures et le Poulailler et enfin, le Laboratoire.

De 1860 à 1967, le Domaine est la propriété des descendants de Pierre-Gustave : sir Henri-Gustave Joly de Lotbinière, Edmond-Gustave Joly de Lotbinière, Alain Joly de Lotbinière et finalement, Edmond Joly de Lotbinière.

En 1967, désireux d’étendre son administration sur la seigneurie et le Domaine, le gouvernement du Québec en acquiert les titres de propriété par expropriation. Ce passage des terres seigneuriales à la propriété publique met fin à un régime en vigueur depuis près de trois cents ans. Cette acquisition par le gouvernement québécois met fin à la gestion de l’une des dernières seigneuries du Québec.

À partir de 1984, les gens du milieu animent la Maison de Pointe Platon. Trois organismes se succéderont pour offrir les activités d’animation aux visiteurs sur le site : il s’agit de la Société du Domaine Joly-De Lotbinière (1984-1989), de la Société linnéenne du Québec (1990-1991) et finalement, du Conseil des monuments et sites du Québec, aujourd’hui Action Patrimoineexternal link, de 1992 à 1997.

En 1997, le gouvernement du Québec manifeste le souhait de se départir du Domaine et encourage les gens de la région à le prendre en charge. Une trentaine de personnes décident donc de se regrouper afin de créer un organisme à but non lucratif, la Fondation du Domaine Joly-De Lotbinière.

Le 30 mars 1998, la Fondation devient propriétaire du Domaine. Fière de cet héritage à partager, la Fondation du Domaine Joly-De Lotbinière poursuit depuis sa mission de préservation, d’éducation et de mise en valeur, afin d’assurer la pérennité de ce joyau du patrimoine national pour le bénéfice de la population actuelle et des générations futures.

(http://www.domainejoly.com/fr/soutenez-le-domaine/le-domaine/historique-du-projet/ vu le 27 août 2016)

 

Aperçu des beautés du Domaine Joly-De Lotbinière

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ste-croix Domaine Joly-de- Lotbiniere 09-07-2011

 

Photos prises par Roger Martel le 20 août 2016, sauf les deux dernières, prises le 9 juillet 2011.

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Le monde regorge de beautés. Il faut en prendre soin.

 

 

Un arrêt s’impose au Domaine Pointe-de-Saint-Vallier, pour visiter son manoir et arpenter ses terres. Où est-il ? À Saint-Vallier, dans Bellechasse, sur la Côte-du-Sud, au Québec.

st-vallier Domaine Pointe-St-Vallier 30-07-2016_2 - Version 3

source : http://www.pointedesaintvallier.com/#!nous-joindre/cjqu vu le 30-07-2016

Domaine Pointe-de-Saint-Vallier –

116, Chemin Lemieux, Saint-Vallier, G0R4J0

INFORMATION GÉNÉRALE

Heures d’ouverture

De 11h à 17 h

Du vendredi au lundi

Du 17 juin au 5 septembre (en septembre, selon les activités)

Prix d’entrée sur le site

5$ adulte

Gratuit pour les enfants 12 ans et moins, les membres et les résidents de Saint-Vallier

 

Les fins de semaine, des activités sont offertes au public, activités qui touchent les volets des arts, de la musique, de la littérature, des sciences naturelles et des sciences humaines. Consultez le site web du Domaine : http://www.pointedesaintvallier.com.

 

VISITE DU MANOIR 

En dehors des heures d’ouverture et sur réservation, nous pouvons organiser des activités, des visites du site et du manoir pour des groupres restreints.

Teléphone : 418 884-4081.

 CONSEIL : Assurez-vous auprès du Domaine que le Manoir sera ouvert  lors de votre visite. Téléphone : 418 884-4081.

 

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 Le Manoir

 

Le domaine est accessible de 11h à 17 h

Du vendredi au lundi

Du 17 juin au 5 septembre (en septembre, selon les activités)

116, Chemin Lemieux, Saint-Vallier (Bellechasse)

Denise Roy, présidente

http://www.pointedesaintvallier.com

https://www.facebook.com/pointedesaintvallier

 

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En 1996, le Domaine a été cédé à deux fondations privées de protection du patrimoine (L’Héritage canadien du Québec, pour les terres et bâtiments) et de la nature (Conservation de la nature Canada, pour les lots de grève et la gestion des terres).

(Source : Yves Guillet, La Pointe de Saint-Vallier – une histoire de 300 ans, 2012, 80 pages)

La corporation du Domaine Pointe-de-Saint-Vallier a la responsabilité de l’intendance et de la programmation.

Sur l’autoroute 20 en direction est, prenez la sortie Saint-Vallier. Le Domaine Pointe de Saint-Vallier est situé à l’est de la sortie du village de St-Vallier sur la route 132. Après la fromagerie, la route se divise en deux. Prendre le Chemin Lemieux à gauche et continuer jusqu’à la courbe. L’entrée du Domaine est à gauche.

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Un habitant du Domaine. Le connaissez-vous ? 

Photos prises le 30 juillet 2016 par Roger Martel.

Fête du Canada – 1er juillet: Pourquoi la fête est-elle si triste ? | Le blogue de Jean-François Lisée

Source : 1er juillet: Pourquoi la fête est-elle si triste ? | Le blogue de Jean-François Lisée

 

1er juillet: Pourquoi la fête est-elle si triste ?

Publié le 01/07/2014 par Jean-François Lisée

( Fidèle aux traditions, je republie ce billet, d’abord écrit en 2010, chaque 1er juillet depuis. Il est un des plus populaires de ce blogue. )

Pour tout étranger établi au Québec, l’étonnement est annuel. La Fête nationale du Québec, le 24 juin, est un événement majeur.

La Fête du Canada, le premier juillet, est largement ignorée. Comment a-t-on pu en arriver à cette situation, impensable dans toute nation normalement constituée (je pèse mes mots) ?

C’est qu’il y a un vice de conception. Le premier juillet 1867, date de fondation du pays, fut un jour chômé et les autorités organisèrent plusieurs manifestations. Le haut clergé était très favorable à la confédération, se sachant maître des compétences léguées à la nouvelle province, notamment l’éducation, outil de son autoperpétuation.

Les Québécois, alors appelés Canayens – les autres étaient Les Anglais — se sentaient évidemment concernés. Dans l’intense débat du moment, les leaders du projet, dont le conservateur George-Étienne Cartier, avaient même promis de tenir un référendum sur le sujet. Mais ayant testé la méthode au Nouveau-Brunswick, et s’étant fait dire non, ils ont renoncé à tenir parole.

Des élections ont eu lieu d’août à septembre 1867, faisant office d’élection référendaire. Le Parti rouge — dont le PLQ est le lointain héritier — s’opposait à la confédération, préférant que le Québec reste une province autonome dans l’empire britannique — une souveraineté-partenariat avant la lettre.

Cette élection fut une des plus divertissantes de l’histoire politique. D’abord, ce qui était normal à l’époque, le vote n’était pas secret: les électeurs signaient leur nom dans un grand livre ouvert. Seuls les hommes de plus de 21 ans détenant une richesse minimale avaient le droit de vote, ce qui réduisait l’électorat à une fraction du nombre d’adultes.

Ensuite, le clergé a annoncé que voter pour le Parti rouge serait un « péché mortel », qui conduirait, pour l’éternité, aux flammes de l’enfer. Les prédécesseurs de Mgr Ouellet ont averti que les prêtres refuseraient même de donner l’absolution aux fautifs, assurant ainsi leur damnation. (L’historien Marcel Bellavance a montré qu’effectivement, moitié moins d’absolutions furent consenties aux Pâques suivantes qu’aux précédentes.) Par mesure préventive, des curés refusaient aussi l’absolution, en confession, aux ouailles qui avouaient lire les journaux de l’opposition.

Résultat : 40% des électeurs ne se sont pas présentés, refusant de commettre ce péché, réduisant d’autant le bassin électoral. D’autres techniques furent mises en œuvre :

L’escamotage : Pour être candidat, il fallait être présent, au jour et à l’heure dits, pour un « appel nominal » des candidatures. Pourquoi ne pas kidnapper le candidat adverse –on disait escamoter — le temps de la procédure ? Cela est arrivé dans trois comtés, au profit des conservateurs.

L’achat : Ailleurs, le candidat conservateur, parfois avec l’assistance du curé, proposait au candidat libéral une somme d’argent ou une nomination (les nominations devaient être approuvées par le clergé). En échange, le libéral retirait sa candidature au moment de l’appel nominal, ce qui avait pour effet de faire élire sur-le-champ le conservateur. Ce fut le cas dans deux comtés.

Le défranchisage : Les officiers chargés de l’appel nominal, souvent conservateurs, avaient le pouvoir de «défranchiser» une paroisse, c’est-à-dire d’y annuler l’élection, sous divers prétextes. Les quartiers libéraux du comté de L’Islet -la moitié des électeurs- furent ainsi «défranchisés», comme trois paroisses libérales de Kamouraska, donnant dans les deux cas une courte victoire aux conservateurs.

Dans cette élection, la plus frauduleuse de l’histoire du Québec, même au regard des standards de l’époque, 45 % des électeurs (donc une majorité de francophones, car les anglos votaient conservateur) ont quand même bravé les interdits pour voter contre la fédération. L’adhésion du Québec au Canada a donc été décidée par moins de 10 % des adultes, moins de 20 % des hommes adultes. Les Canayens de l’époque savaient et les historiens d’aujourd’hui savent, que s’il s’était agi d’un vote libre, l’électorat aurait très majoritairement refusé l’entrée au Canada.

Ces faits sont évidemment perdus dans la mémoire collective. Mais ils aident à comprendre pourquoi la date du premier juillet 1867 n’a jamais constitué, pour les francophones du Québec, un moment fort. Voilà pourquoi on ne s’est pas transmis, de génération en génération, le goût de célébrer… une fraude.

Et encore…

Certains accusent les « séparatistes » d’avoir voulu nuire au Canada en faisant du premier juillet, la date légale de la fin des baux, plutôt que le premier mai comme c’était le cas auparavant. En fait, le changement fut décidé par le ministre libéral de la justice, Jérôme Choquette, grand pourfendeur de séparatiste en 1971. La raison : ne pas perturber l’année scolaire des enfants affectés dans les déménagements.

Enterrez-moi dans un pays libre.

Enterrez-moi dans un pays libre

 

Poème de Frances Ellen Watkins Harper (traduit par Roger Garaudy)

Creusez mon tombeau où vous le voudrez, qu’importe!

Au bas-fond d’une plaine ou au sommet d’un mont,

Parmi les tombes les plus humbles de la terre,

Mais pas dans un pays où vivent des esclaves.

Je ne pourrais dormir si, autour de ma tombe,

On entendant les pas d’un esclave tremblant.

Son ombre silencieuse au-dessus de ma tombe

Emplirait mon caveau d’effroyables ténèbres.

Je ne pourrais dormir si j’entendais les pas

D’esclaves en convois qu’on mène à l’abattoir,

Et le cri de la mère au désespoir sauvage

Élevant sa malédiction dans l’air tremblant.

Je ne pourrais dormir si je vois le fouet

Boire son sang de chaque épouvantable plaie;

Si je vois ses enfants arrachés à son sein

Comme colombes prises au nid de leurs parents.

Je frémirais, me lèverais, à l’aboiement

Des chiens sanglants s’emparant de leurs proies humaines.

J’entendrais le captif qui supplierait en vain

Quand on lui riverait la torture des chaînes.

Je ne veux nul monument vaniteux et grand

Attirant le regard de ceux qui passeront.

Tout ce que je désire, et que mon cœur appelle,

C’est n’avoir pas ma tombe en un pays d’esclaves.

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Bury Me In A Free Land

 

Poem by Frances Ellen Watkins Harper

 

Make me a grave where’er you will,

In a lowly plain, or a lofty hill;

Make it among earth’s humblest graves,

But not in a land where men are slaves.

I could not rest if around my grave

I heard the steps of a trembling slave;

His shadow above my silent tomb

Would make it a place of fearful gloom.

I could not rest if I heard the tread

Of a coffle gang to the shambles led,

And the mother’s shriek of wild despair

Rise like a curse on the trembling air.

I could not sleep if I saw the lash

Drinking her blood at each fearful gash,

And I saw her babes torn from her breast,

Like trembling doves from their parent nest.

I’d shudder and start if I heard the bay

Of bloodhounds seizing their human prey,

And I heard the captive plead in vain

As they bound afresh his galling chain.

If I saw young girls from their mother’s arms

Bartered and sold for their youthful charms,

My eye would flash with a mournful flame,

My death-paled cheek grow red with shame.

I would sleep, dear friends, where bloated might

Can rob no man of his dearest right;

My rest shall be calm in any grave

Where none can call his brother a slave.

I ask no monument, proud and high,

To arrest the gaze of the passers-by;

All that my yearning spirit craves,

Is bury me not in a land of slaves.

 

HARPER Frances Ellen Watkins (1825-1911) Née de parents libres à Baltimore. Poétesse, conférencière, active abolitionniste. Auteur de plaquettes de poésie : Forest Leaves, Moses-a story of the Nile, sketches of Southern Live (Nathan Irvin Huggins, L’Odyssée noire, © 1979 pour l’édition française Éditions J.A. – Paris, page 220)

 

Sources :

I http://www.poemhunter.com/poem/bury-me-in-a-free-land-2/, pour le texte original.

II Nathan Irvin Huggins, L’Odyssée noire, © 1979 pour l’édition française Éditions J.A. – Paris, page 129, pour la traduction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I http://www.poemhunter.com/poem/bury-me-in-a-free-land-2/, pour le texte original.

II Nathan Irvin Huggins, L’Odyssée noire, © 1979 pour l’édition française Éditions J.A. – Paris, page 129, pour la traduction.

Publications en libre accès du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture (CRILCQ).

Si vous aimez l’histoire du Québec, suivez Vicky Lapointe : elle sait organiser de merveilleux voyages !

Roger Martel

Voyez où Madame Lapointe nous propose d’aller aujourd’hui :

Par Vicky Lapointe Le plus récent bulletin du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal (LHPM) nous informe que le Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la cu…

Source : Publications en libre accès du CRILCQ – Patrimoine, Histoire et Multimédia