Il serait naturellement souhaitable que les croyantes musulmanes et les croyants musulmans, au Canada, au Québec, soient heureux. Mais jusqu’à quel point est-ce possible?

Lévis, 10 octobre 2020

EN GUISE D’INTRODUCTION

EXTRAIT DE «  Ils ont trahi Allah » ( Editions de l’Observatoire, 2020 ) – L’AUTEUR EST MUSULMAN.

« Pourquoi des croyantes et des croyants s’irritent, crient, dénoncent, jugent, blâment, haïssent bien trop souvent alors même qu’ils possèdent une richesse incommensurable : l’espérance d’une vie éternelle? Ne devraient-ils pas, au contraire, baigner dans la plénitude? Comment expliquer que cette merveilleuse perspective, celle de l’éternité, n’illumine pas leur âme trop souvent occupée à dresser des tribunaux pour demander des comptes à telle fille dont la robe est trop courte, à tel jeune homme écoutant de la musique au lieu de lire le Coran, ou encore à cette dame ne jeûnant pas en période de ramadan? Pourquoi ne jouissent-ils pas – ou si peu – de ce bonheur?

« N’est-ce pas plutôt le non-croyant qui, ruminant une forme de désespérance. aurait matière à se plaindre puisque pour lui, une fois mort la partie s’arrête, le rideau tombe et le spectacle se termine brutalement? Pourtant, lorsqu’on analyse les statistiques, rares sont les violences et autres attentats suicides commis au cri horrifiant de « Dieu n’est pas ». Derrière ces mots, une triste réalité : la foi est plus souvent synonyme d’austérité, de sermonade, voire de brutalité aveugle, que de joie illuminant les visages. »

Malik Bezouh, Ils ont trahi Allah. Blasphème. Homosexualité, masturbation, athéisme... Ces tabous qui tuent la religion musulmane, Paris, Éditions de l’Observatoire/Humensis, © 2020, p. 257-258

UNE SOURCE D’INCONFORT POUR LE MUSULMAN. QUE FAUT-IL POUR QUE L’ISLAM CONDUISE AU BONHEUR?

EXTRAITS DU LIVRE Le Bonheur et les morales des grandes religions. Regards de scientifiques, écrit par Michel Cabanac et Marie-Claude Bonniot-Cabanac, publié à Québec par les Presses de l’Université Laval, 2007, 227 p.

Le Coran est écrit essentiellement pour des hommes et des hommes musulmans, à l’exclusion des non-musulmans et des femmes. Les femmes y sont certes mentionnées de façon répétée, mais comme des personnes mineures, ce qui peut être générateur pour elles d’un certain inconfort.

[…]

Les commandements [donnés aux croyantes et aux croyants dans le Coran] sont assez facilement observables et conduisent donc bien au bonheur tel que défini au chapitre 1 du présent ouvrage.

Une nuance d’importance est néanmoins à apporter. Le Coran est au présent, il est une série de commandements de Dieu hic et nunc [ici et maintenant]. Il ne peut donc être question de les modifier ou de les interpréter. Comme nous l’avons déjà souligné, l’observance d’un bon nombre de commandements peut être malcommode en société sécularisée, car ils impliquent une organisation sociale. Sans même parler de la condamnation à mort des renégats, des amputations en punition des voleurs, ou des punitions corporelles, la simple pratique du Ramadan, ou de la prière plusieurs fois par jour, selon un rite bien défini, peut être incompatible avec certaines fonctions. De même, l’inégalité juridique et sociale entre les sexes et l’acceptation de l’esclavage peuvent entraîner des difficultés en société libérale. Le Coran prévoit le plus souvent des dispenses pour cas d’empêchement, mais on comprend néanmoins que des musulmans pieux à qui le Coran interdit de prendre pour amis des Juifs et des Chrétiens souhaitent vivre dans des sociétés régies par la charia, la loi islamique, car l’islam est à la fois un dogme (din) et une loi (sharia). Cette difficulté peut être source de malheur, tel que défini au chapitre 1, c’est-à-dire l’incapacité à satisfaire les commandements. On peut donc conclure raisonnablement que c’est seulement en société islamique, le dar al islam, que le Coran conduit au bonheur, tel que défini au chapitre 1.

C’est d’ailleurs le message du Coran lui-même :

« Voilà ceux qui suivent une Voie indiquée par leur Seigneur; Voilà ceux qui sont heureux! (S. II, v. 8)

[…]

comme les commandements portent sur tous les domaines de la vie, leur observance stricte implique une organisation de la société incompatible avec les notions occidentales de liberté et d’égalité. Cette incompatibilité peut êtres source d’inconfort pour le musulman.

FIN DES EXTRAITS DU LIVRE Le Bonheur et les morales des grandes religions. Regards de scientifiques

Qu’est-ce qui pourrait bien empêcher la croyante musulmane, le croyant musulman, au Québec, d’être heureux? Ceci, peut-être : l’Arabie saoudite, pays où les musulmans sont fortement majoritaires, interdit aux chrétiens de bâtir des églises. Les croyants musulmans au Québec monteraient certainement sur leurs grands chevaux, ils pousseraient sûrement des hauts cris si le Québec ou le Canada ne les autorisait pas à ouvrir des mosquées ou des salles de prière. Ne voudraient-ils pas tous, ou une partie d’entre eux ne voudraient-ils pas se mettre en quatre pour essayer de convaincre leurs frères musulmans de l’Arabie saoudite de cesser de brimer la liberté de religion des chrétiens? Leur religion les empêche-t-ils de le faire? Ou est-ce que ce sont des pressions familiales ou sociales? S’ils pouvaient aider les chrétiens persécutés en terre musulmane, ne seraient-ils pas heureux?

A-t-elle l’esprit tranquille, est-elle heureuse, la croyante musulmane, a-t-il l’esprit tranquille, est-il heureux, le croyant musulman établi au Québec ou ailleurs au Canada qui croise des concitoyens dans la rue ou dans un centre commercial, qui côtoie des non-musulmans (chrétiens, juifs, athées…) au travail? Pourquoi ne pourrait-il pas l’être, heureux?

Les non-musulmans du Québec qui connaissent peu de choses de l’islam sont nombreux (malheureusement, des musulmans tablent sur leur ignorance pour tenter de les tromper, il serait facile de le démontrer); mais il y en a plus qu’on le pense qui se sont renseignés et qui ont découvert, par exemple, l’existence de deux coquineries que le monde musulman ne condamne pas, pas à haute voix, en tout cas : la taqiya et l’esquive, des coquineries dont l’existence est ou devrait être d’autres causes d’inconfort, de gêne très embarrassante, de grand malaise, pour les adeptes de l’islam.

Qu’est-ce que la TAQIYA?

Réponse de Mohamed Louizi, Libérer l’islam de l’islamisme, publié par la Fondation pour l’innovation politique, janvier 2018, http://www.fondapol.org/etude/liberer-lislam-de-lislamisme/

« La Taqiya est une technique sophistiquée du double discours et de la dissimulation des vraies convictions, des vraies opinions et des vraies intentions. Elle est loin d’être la seule technique de communication utilisée par les islamistes. […] En phase de faiblesse, la Taqiya est utilisée de manière intense. En phase de force, le recours à la Taqiya diminue sensiblement. Le double discours chez les islamistes est surtout une combinaison de deux discours espacés dans le temps : un discours assurément trompeur, adapté à la phase de faiblesse, et un autre discours, le vrai, conçu pour la phase de force et de domination. Sans parler évidemment des canaux linguistiques qui révèlent également un discours dans les prêches en arabe bien différent, à bien des égards, de la traduction faite de ces mêmes prêches en français : une traduction biaisée, sélective, partielle, orientée, idéologique et souvent incomplète à dessein. »

[Mohamed Louizi est l’auteur de Pourquoi j’ai quitté les Frères musulmans : retour éclairé vers un islam apolitique (Michalon, 2016) et de Plaidoyer pour un islam apolitique (Michalon, 2017).]

Qu’est-ce que l’ESQUIVE?

Réponse donnée par Annie Laurent (https://www.atlantico.fr/decryptage/2445946/la-taqiya-ou-le-concept-coranique-qui-permet-aux-musulmans-radicaux-de-dissimuler-leurs-veritables-croyances-annie-laurent) :

« L’esquive consiste à utiliser un vocabulaire qui plaît aux Occidentaux pour décrire l’islam comme une religion inoffensive, apportant « la paix, la tolérance et l’amour ». Certaines personnalités musulmanes profitent de l’ignorance de leurs interlocuteurs non musulmans pour faire passer des messages tronqués quant à l’enseignement véritable de l’islam, en particulier sur certains sujets sensibles (violence, liberté de conscience, droits de l’homme, statut de la femme, respect des non-musulmans, égalité entre les hommes, etc.). Ces personnalités utilisent dans ce but les tribunes qui leur sont ouvertes dans la presse ou même les rencontres de dialogue interreligieux. Il s’agit en fait de rassurer les non-musulmans quant aux valeurs libérales et pacifiques de l’islam, en présentant des comportements moralement inacceptables comme des dérives, des déformations, voire des trahisons de la religion. »

(Annie Laurent est titulaire d’une maîtrise en droit international et docteur d’État en science politique. Elle a vécu cinq ans au Liban, où elle éditait le périodique Libanoscopie (1988-1992). Elle a été nommée par Benoît XVI experte au Synode spécial des évêques pour le Moyen-Orient, qui s’est tenu à Rome en octobre 2010. Elle a fondé en 2009 l’association Clarifier, qui vise à « éclairer sur les réalités de l’Islam, selon une approche pédagogique et respectueuse des personnes qui s’y référent », et à « promouvoir les conditions et les moyens d’une vie commune pacifique ». –

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Annie_Laurent)

Un dieu, que l’on dit compatir à la misère des femmes et des hommes (ses créatures),

mais qui ordonne de tuer,

est-ce concevable?

A-t-elle l’esprit tranquille, est-elle heureuse, la croyante musulmane, a-t-il l’esprit tranquille, est-il heureux, le croyant musulman établi au Québec ou ailleurs au Canada? Une femme, un homme, peuvent-ils être heureux quand leur dieu, quel qu’il soit, leur ordonne de tuer les fidèles d’une autre religion?

DES VERSETS DU CORAN PEUVENT CRÉER UNE AMBIANCE PACIFIQUE ET D’AUTRES

UN CLIMAT TERRIBLE

Paroles de Meir Bar-Asher, auteur de « Les Juifs dans le Coran », Albin Michel

( Islamologue israélien, directeur du Département de langue et littérature arabe de l’Université Hébraïque de Jérusalem, Meir Bar-Asher publie un livre consacré aux juifs dans le Coran. )

( https://www.la-croix.com/Religion/Judaisme/Meir-Bar-Asher-place-juifs-Coran-ambivalente-2019-02-01-1200999495 )

« L’usage du terme « antisémitisme » renvoie à des périodes très spécifiques (le XIXe siècle et les suivants), et à des traditions auxquelles le Coran n’appartient pas. Dans le Coran et les hadiths [recueil de traditions relatives au Prophète], il y a certes des éléments qui peuvent nourrir une pensée antisémite. Ainsi, on cite toujours le hadith des « pierres et des arbres » (« Les rochers et les arbres diront : «  O musulman, ô serviteur de Dieu, il y a un juif derrière moi, viens le tuer! »). C’est un passage enfoui dans une litté­rature tellement immense que l’extraire de son contexte pour se focaliser dessus équivaut à tomber dans la propagande. Travers que j’essaie d’éviter, sans pour autant être naïf – comme je le souligne dans mon livre, les critiques violentes contre les Hébreux de la ­Bible, puis contre les juifs, y occupent une place plus importante que les jugements positifs, tels ces versets du Coran qui témoignent d’admiration pour le peuple juif. Ainsi dit-on d’eux qu’ils sont un peuple élu. »

Source : Meir Bar-Asher : « Quelques versets du Coran peuvent créer une ambiance pacifique et d’autres un climat terrible », Propos recueillis par Nicolas Weill, Le Monde, 5 juin 2019, https://www.lemonde.fr/livres/article/2019/06/05/meir-bar-asher-quelques-versets-du-coran-peuvent-creer-une-ambiance-pacifique-et-d-autres-un-climat-terrible_5471989_3260.html

QU’EST-CE QUI POURRAIT BIEN EMPÊCHER LA CROYANTE MUSULMANE ET LE CROYANT MUSULMAN, AU CANADA, AU QUÉBEC, D’ÊTRE HEUREUX?

Qu’est-ce qui pourrait bien empêcher la croyante musulmane et le croyant musulman au Québec, grand fief chrétien autrefois, aujourd’hui encore terre chrétienne et pays d’un grand nombre de femmes et d’hommes ayant grandi dans une famille catholique, d’être heureux? Ceci, peut-être : son Dieu dresse devant lui un gigantesque obstacle à son bonheur : son livre saint, le Coran (oeuvre de son Dieu, selon la Communauté religieuse musulmane), ordonne de tuer les chrétiens, ordonne de tuer les juifs. (De telles paroles sont contraires à la Charte canadienne des droits et libertés du Canada et au Code criminel du Canada, soit dit en passant.) Cet ordre devrait normalement faire ressentir aux adeptes de l’islam un gigantesque inconfort. Comment le croyant musulman au Québec peut-il être à l’aise quand il se montre au chrétien ou au juif que son Dieu lui ordonne de faire mourir – un chrétien ou un juif qui peut être un voisin, un confrère, un coéquipier dans une course de relais, comment le croyant musulman peut-il être heureux quand le livre saint qu’il lit et apprend par coeur ordonne de tuer les chrétiens et les juifs? Et comment doivent réagir les non-musulmans devant des croyants musulmans convaincus que le Coran est l’oeuvre intouchable de leur Dieu? Le Coran est censé être le livre saint des croyantes musulmanes et des croyants musulmans d’aujourd’hui comme il était celui de leurs prédécesseurs; s’il était destiné seulement aux femmes et aux hommes de l’Arabie qui vivaient au temps de Mahomet (fin du VIe siècle et début du VIIe siècle), pourquoi les femmes et les hommes du XXIe siècle qui vivent dans la principauté de Monaco, à Las Vegas, à Shirakawa-go,à Calcutta, à Rio ou à Saint-Jean-sur-Richelieu, pourraient-ils trouver une raison de lui attacher de l’importance et de le lire, et, surtout, de s’y soumettre?). Au Québec et ailleurs au Canada, les non-musulmanes et les non-musulmans, même celles er ceux qui sont convaincus qu’aujourd’hui la majorité des fervents de Mahomet aspirent d’abord et avant tout à vivre paisiblement dans une société paisible, auraient-ils tort de se demander parfois s’il n’y a pas, parmi leurs concitoyens de confession musulmane, des personnes qui utilisent la technique de la taqiya ou celle de l’esquive pour se faire accepter par les autres, pour ne pas être rejetés par eux?

Qu’est-ce qui pourrait bien empêcher la croyante musulmane et le croyant musulman au Québec d’être heureux? Ceci, certainement: la volonté de l’islam d’obliger ses enfants, dès qu’ils atteignent l’âge de quatre ans, à apprendre par coeur le Coran, toutes les paroles de leur Dieu, à leur faire mémoriser des paroles comme Tuez les chrétiens, tuez les juifs, des paroles comme « Ô vous qui croyez! Ne prenez pas pour amis les Juifs et les Chrétiens (Coran 5, 51; traduction de l’islamologue Denise Masson), des paroles comme… Belle façon de préparer les enfants au vivre-ensemble! Façon aussi de violer la liberté de conscience de ces enfants : le droit de l’enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion est reconnu en vertu de la Convention internationale des droits de l’enfant adoptée par les Nations Unies en 1989; les parents, précise la Convention, ne peuvent guider l’enfant dans l’exercice de ce droit que « d’une manière qui corresponde au développement de ses capacités ».

QU’EST-CE QUI POURRAIT BIEN EMPÊCHER LA CROYANTE MUSULMANE, LE CROYANT MUSULMAN, AU CANADA, AU QUÉBEC, D’ÊTRE HEUREUX? BIEN D’AUTRES CHOSES, HÉLAS! ON EN ÉNUMÈRE QUELQUES-UNES?

UnLe Québec dit non à la loi islamique. – La religion musulmane demandent à ses adeptes de faire tout ce qu’ils peuvent pour que la loi islamique (charia) soit appliquée un jour à tous les êtres humains, y compris bien sûr aux habitants du Canada, du Québec, du Québec dont l’Assemblée nationale a rejeté ladite loi en 2005, À L’UNANIMITÉ! (Imaginez : en 2017, au Québec, à Lévis plus précisément, un organisme communautaire, Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, a joint ses efforts à ceux de la mosquée de Lévis (et de son imam, M. Karim Elabed) pour faire publiquement l’éloge de la charia. À noter que Le Tremplin recevait en 2017 et reçoit toujours des subventions de la Ville de Lévis, du gouvernement du Canada et du gouvernement du Québec. À noter aussi que la personne qui présidait le Conseil d’administration du Tremplin en 2017, M. Elhadji Amadou Diarra, un musulman, s’est établi au Canada avant 2005, l’année où l’Assemblée nationale à très fortement dit non à la charia.) (Mentionnons qu’en 2017 le conseil d’administration du Tremplin comprenait au moins deux musulmans.) (« le monde entier est censé se soumettre tôt ou tard à la charia et les musulmans sont invités à oeuvrer dans ce but », a écrit Annie Laurent dans L’Islam peut-il rendre l’homme heureux, Paris, Éditions Artège, © 2012, p. 38).

Deux – Pour les croyants musulmans, la plupart des juifs et des chrétiens sont des… Laissons le Coran dire ce qu’ils sont : « Vous formez (est-il dit aux croyants musulmans) la meilleure Communauté suscitée pour les hommes : vous ordonnez ce qui est convenable, vous interdisez ce qui est blâmable, vous croyez en Dieu. Si les gens du Livre [les juifs et les chrétiens] croyaient, ce serait meilleur pour eux. Parmi eux se trouvent des croyants, mais la plupart d’entre eux sont des pervers [ils se plaisent à faire le mal]. » (Coran 3, 110; traduction de l’islamologue Dense Masson) [À noter que le Coran, Dieu donc, dit que Dieu n’aime pas les infidèles : « Ceux [les hommes] qui auront accompli des oeuvres bonnes en recueilleront le bénéfice. Ainsi Dieu, par sa grâce, récompensera ceux qui ont cru et qui auront accompli des œuvres bonnes. – Il n’aime pas les incrédules – (Coran, 30, 44-45; traduction de l’islamologue Denise Masson), et il leur imposera de grands châtiments.] Les croyantes musulmanes et les croyants musulmans, au Canada, au Québec, sont-ils vraiment sincères quand ils prônent le vivre-ensemble? Il est raisonnable de leur poser cette question.

Trois – La religion musulmane autorise les croyants musulmans à épouser une non-musulmane; mais elle interdit aux femmes musulmanes d’unir leur destinée à celle d’un non-musulman. À noter que la femme non-musulmane (disons une chrétienne), qui met au monde des enfants dont le père est un croyant musulman doit se soumettre au monde musulman et accepter de ne pas élever ses enfants dans la religion chrétienne, à accepter qu’ils soient musulmans, à accepter qu’ils ne soient pas chrétiens comme elle. On comprend qu’interdire aux croyantes musulmanes d’épouser un non-musulman et qu’autoriser les hommes qui adhèrent à l’islam à épouser une femme non-musulmane, c’est favoriser l’expansion de l’islam (la chrétienne mariée à un musulman n’augmente pas la population des chrétiens, la croyante musulmane met au monde des musulmans et augmente la population des musulmans). [Rappel : il est dit dans le Coran : « Pas de contrainte en religion! » (2, 256;  traduction de l’islamologue Denise Masson) Pourtant, la communauté musulmane impose une grande contrainte aux croyantes musulmanes : leur époux doit obligatoirement être un croyant musulman…] (Les croyants musulmans accepteraient-ils que le Canada rendent illégaux les mariages entre un musulman et une non-musulmane?)

Quatre – La religion musulmane interdit aux musulmans de quitter leur religion [d’apostasier] et se montre ainsi, encore une fois, contraire à la Charte canadienne des droits et libertés) : « Ceux qui, parmi vous, s’écartent de leur religion et qui meurent incrédules : voilà ceux dont les actions seront vaines en ce monde et dans la vie future; voilà ceux qui seront les hôtes du Feu; ils y demeureront immortels » [Coran, 2, 217; traduction de l’islamologue Denise Masson) L’islam impose donc aux croyants musulmans une autre contrainte en matière de religion : il leur interdit d’apostasier. – Espérons que les croyantes musulmanes et les croyants musulmans du Canada, du Québec, comprennent et acceptent que les Canadiennes et les Canadiens de longue date (et d’autres sans doute) déplorent que le Coran soit contraire à la Charte canadienne des droits et libertés et au Code criminel du Canada.

Cinq – Le Coran impose des peines inhumaines aux voleurs : « Tranchez les mains du voleur et de la voleuse, y lit-on : ce sera une rétribution pour ce qu’ils ont commis et un châtiment de Dieu. – Dieu est puissant et juste – » (5, 38; traduction de l’islamologue Denise Masson). Il n’y a certainement pas un seul Québécois de longue date qui approuve des châtiments aussi cruels; je suis convaincu que les musulmans que j’ai côtoyés un peu au Québec se réjouiraient que cette cette sanction disparaisse du Coran.) N’y aurait-il pas moyen de retirer des parties du Coran?

Six – La condition féminine en islam a de quoi scandaliser le Canada, le Québec :

A) « L’émancipation de la femme à l’égard du carcan de coutumes éculées comme à l’égard des injonctions et des pratiques obscurantistes des traditionnaires et des néofondamentalistes demeure l’une des questions les plus ardentes et les plus controversées actuellement dans toutes les sociétés du vaste monde musulman. […] Question capitale en effet, qui renvoie bien évidemment au statut juridique de la femme et à sa place tant dans l’espace domestique que dans l’espace public. Mais plus généralement, elle conditionne immanquablement le moindre processus de démocratisation. Résoudre cette équation, c’est, pour les individus vivant en société, choisir les valeurs morales fondamentales qui organiseront leur existence : opter ou non en faveur de l’instauration d’une véritable justice sociale, et in fine, faire ou non un choix de civilisation.

« Or, que constate-on dans la plupart des pays arabes et musulmans en ce qui concerne le statut des femmes? C’est une situation sociale lamentable et le retour en force d’attitudes misogynes, sexistes, iniques et parfois violentes à leur égard, qui prédominent nonobstant d’incontestables avancées dues aux combats très anciens et ininterrompus livrés par des mouvements féministes. » (Abderrahim Lamchichi*, Le statut de la femme dans les sociétés musulmanes. Une bataille ardente et obstinée, revue Confluences méditerranée publiée à Paris par Harmattan Éditions, 2006/4, no 59 intitulé Femmes et Islamisme 2006, https://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2006-4-page-11.htm) * Abderrahim Lamchichi : maître de conférences de Science politique à l’Université Jules Verne de Picardie, membre du Centre universitaire de recherches administratives et politiques de Picardie (Unité mixte de recherche, Centre national de la recherche scientifique)

B) « … les grandes avancées juridiques des femmes en Europe sont loin d’être acquises dans la majorité des pays arabo-musulmans, où en général la situation juridique des femmes reste très fragile » (Asma Lamrabet, citée par Nadia Lamlili, Islam et femmes: les questions qui fâchent, dernière publication de Asma Lamrabet, http://www.asma-lamrabet.com/articles/islam-et-femmes-les-questions-qui-fachent-derniere-publication-de-asma-lamrabet/). (Asma Lamrabet, croyante musulmane marocaine, est médecin.)

C) « En France, la mentalité des musulmans est encore très traditionnelle. Ce qui me surprend le plus est le nombre de femmes qui se soumettent d’elles-mêmes à l’inégalité et aux interdits de la mixité. » (Pierre Lory, cité in Jeune Afrique, 2007, https://www.jeuneafrique.com/mag/489372/societe/islam-le-temps-des-femmes/) (P. Lory est un professeur et un islamologue français de renom, écrit la revue Jeune Afrique.)

D) Pays du golfe arabo-persique (Iran, Iraq, Koweït, Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis, Bahreïn)

« Très lentement, les législations dans les pays du Golfe se modifient. Mais la violence contre les femmes reste une réalité quotidienne et la combattre demande non seulement un renforcement de l’appareil juridique mais un combat au sein de sociétés conservatrices. […] Les lois relatives à la protection des femmes contre la violence restent sommaires. Elles sont loin d’être en conformité avec la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (Cedaw). […] La loi aux Émirats arabes unis tolère la violence au sein de la famille. L’article 53 du Code pénal autorise « le mari à corriger sa femme. Il autorise les pères à corriger les enfants mineurs » tant que cela se passe « dans les limites de la loi religieuse ». Quant au viol conjugal, il n’est pas considéré comme un crime. En 2010, le tribunal fédéral supérieur a émis une décision, basée sur le Code pénal, permettant aux maris de battre leurs épouses et de recourir à d’autres formes de punition et de contrainte à leur encontre, à la seule condition de ne pas laisser de traces physiques visibles, selon le rapport 2018 de Human Rights Watch. […] Au Koweït, aucune loi ne prohibe la violence domestique ou le viol conjugal. […] Il n’existe pas à Oman de loi sur les violences domestiques et le viol conjugal, les poursuites ne peuvent être engagées dans ces cas que sur la base d’accusations plus générales de violence. Le Code pénal omanais exclut explicitement l’idée qu’il puisse exister un viol conjugal et ne criminalise pas le harcèlement sexuel, constate Human Rights Watch (chapitre Oman). […] Au Qatar, le viol conjugal et les violences domestiques ne sont pas considérés comme des crimes. (Source : Nazeeha Said, Golfe. Ces violences quotidiennes contre les femmes,périodique Orient XXI, 10 janvier 2019,https://orientxxi.info/magazine/golfe-ces-violences-quotidiennes-contre-les-femmes,2846)

E) Récemment, l’Egypte a « [transformé] en délit le harcèlement dont les femmes sont victimes dans la rue ou dans les transports publics – attouchements sexuels, mais aussi viols. Il était temps : d’après une récente étude internationale de Thomson-Reuters, ce pays se classe en dernière position en matière de droits des femmes et plus de 99% s’y disent harcelées. » [Corinne Fortier, anthropologue, citée par Laure Cailloce (journaliste scientifique pour le Centre national de la recherche scientifique, France], Femmes dans le monde arabe : des progrès, mais..., 2014,https://lejournal.cnrs.fr/articles/femmes-dans-le-monde-arabe-des-progres-mais]

F) « … une nouvelle relecture réformiste des textes ainsi qu’une réforme du droit musulman, principale source de discriminations et d’inégalités envers les femmes, sont à ce stade essentiels et prioritaires afin que l’islam puisse accompagner les défis contemporains et être en phase avec son temps.

[…]

« La question des réformes religieuses, notamment celles concernant la thématique des femmes, reste fortement liée à l’exercice d’un véritable pouvoir démocratique et il serait certes illusoire de prétendre analyser la thématique des femmes sans tenir compte de la globalité des problèmes qui minent profondément les sociétés musulmanes. C’est en travaillant sur ces deux volets – démocratie et réformisme religieux – que les transformations sociales peuvent avoir des chances de véritablement se concrétiser au sein d’une réalité sociale où la religion demeure un référentiel incontournable. » (Asma Lamrabet, Les femmes et l’islam : une vision réformiste, publié par la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), Paris, mars 2015, p. 34-35. – Les femmes et l’islam : une vision réformiste fait partie de la série Valeurs d’islam, dont le conseil scientifique est assuré par Éric Geoffroy, islamologue à l’Université de Strasbourg. – « Asma Lamrabet est médecin, écrivaine et directrice du Centre d’études et de recherches féminines en islam (Cerfi) au sein de l’institution Rabita Mohammadia des Oulémas au Maroc » écrit Fondapol).

SeptMohamed Cherif Ferjani, professeur à l’Université de Lyon, écrit que la vie démocratique est absente dans la quasi-totalité des pays musulmans (Culture, magazine de l’Université de Liège, 2018, http://culture.uliege.be/jcms/prod_194968/fr/islam-politique-une-breve-comparaison-avec-la-democratie-chretienne). (M. Ferjani, a notamment écrit ces livres : Islamisme, laïcité et droits de l’Homme, 1992; Le politique et le religieux dans le champ islamique, 2005.)

Ômer Çaha, politologue à la Faculté de Sciences Politiques de l’Université de Fatih-Istanbul, se demande « pourquoi dans la plus grande partie du monde islamique ce sont les régimes despotiques qui se mirent en place au lieu des régimes démocratiques ? Pourquoi les régimes démocratiques ne parviennent-ils pas à s’implanter dans ce monde? » (Ômer Çaha, L’Islam et la démocratie, dans Autres Temps. Cahiers d’éthique sociale et politique, n° 74, 2002, pp. 28-35)

Vida Amirmokri, dans son livre L’islam et les droits de l’homme. L’Islamisme, le droit international et le modernisme islamique (Québec, Les Presses de l’Université Laval, © 2004, p. 164-165), écrit ceci ;

« … tout système politique qui [prétend] à une légitimité divine d’être démocratique » est empêché « d’être démocratique ». « Un tel système donnerait lieu à la création des institutions qui, n’ayant pas à répondre à l’opinion publique, constitueront autant de barricades parfaites pour la résistance à celle-ci. Cette résistance peut être suscitée par le souci de protéger et de préserver nombre de traditions historiques identifiées aux lois divines éternelles sans tenir compte de l’évolution de la société. Elle peut-être simplement le fait de ceux qui cherchent à profiter de ce moyen pour assurer cyniquement leurs propres intérêts, politiques ou autres. Dans tous les cas le problème fondamental est que ces institutions n’auront à répondre à personne. Le rôle de Dieu serait assumé par les hommes siégeant dans les conseils qui décident en son nom. »

L’ISLAM PEUT-IL RENDRE LA FEMME ET L’HOMME HEUREUX?

ON TROUVE LA RÉPONSE (OU UNE RÉPONSE) DANS LE CORAN :

« Ô VOUS QUI CROYEZ! CRAIGNEZ DIEU! RECHERCHEZ LES MOYENS D’ALLER À LUI! COMBATTEZ DANS SON CHEMIN! – PEUT-ÊTRE SEREZ VOUS HEUREUX – » (5, 34).

PEUT-ÊTRE, DIT DIEU… PEUT-ÊTRE…

La plupart des Canadiennes et des Canadiens de longue date souhaitent que toutes les femmes et tous les hommes soient traités avec respect et avec équité, avec bienveillance, ils veulent qu’ils soient bien protégés par leur État, qu’ils ne manquent jamais de nourriture, qu’ils vivent sous un toit agréable, qu’ils ont accès à d’excellents services d’éducation et de santé, qu’ils vivent dans un environnement culturel intéressant, qu’ils puissent s’amuser, se divertir, être heureux, et qu’ils jouissent de la liberté.

Selon un philosophe et professeur de philosophie contemporain africain :

aucun pays ne peut fonctionner de façon durable sans un minimum de confiance entre les individus, sans un minimum de règles admises par tous, sans un minimum de justice et sans un minimum de principes. Ceux du droit.

(Bonaventure Mve Ondo*, Le Gabon en danger de mort, The Conversation, 21-09-2016, https://theconversation.com/le-gabon-en-danger-de-mort-65061) – Bonaventure Mve Ondo, professeur, Université Omar Bongo (Libreville); chercheur associé au LAM (Laboratoire des Afriques dans le monde), Sciences Po Bordeaux

Mise en garde de Louis Massignon (1883-1962), dont on dit qu’il fut un très grand islamologue :

En 1962, après avoir invité les chrétiens, les juifs et les musulmans  à « prier ensemble pour l’avènement de cette Paix tant désirée, qui se fait attendre, » M. Massignon les met en garde : il leur dit qu’il faut absolument que « Toute tentative d’accord sur le terrain économique, et même culturel », soit fondé sur

« UN MOUVEMENT SINCÈRE DES COEURS ».

(cité dans Louis Masssignon, publication dirigée par Jan-François Six, Paris, Éditions de l’Herne, 1970, p. 520)

Il est manifeste que les coeurs ne sont pas tous sincères, au Canada, au Québec, à Lévis.

Roger Martel, citoyen de Lévis (Québec)

La religion la plus simple ne serait-elle pas la meilleure ?

Le texte suivant de Voltaire a été reproduit dans le web par le Groupe de Recherches Islamo-Chrétien, au sein duquel travaillent ensemble des universitaires musulmans et chrétiens.

« Après notre sainte religion [le christianisme], qui, sans doute est la seule bonne [selon l’auteur], quelle serait la moins mauvaise ? Ne serait-ce pas la plus simple ? Ne serait-ce pas celle qui enseignerait beaucoup de morale et très peu de dogmes ? Celle qui tendrait à rendre les hommes justes sans les rendre absurdes ? celle qui n’ordonnerait point de croire des choses impossibles, contradictoires, injurieuses à la Divinité et pernicieuses au genre humain, et qui n’oserait point menacer des peines éternelles quiconque aurait le sens commun ? Ne serait-ce point celle qui ne soutiendrait pas sa créance par des bourreaux, et qui n’inonderait pas la terre de sang pour des sophismes inintelligibles ? Celle dans laquelle une équivoque, un jeu de mots, et deux ou trois chartes supposées ne feraient pas un souverain et un dieu d’un prêtre souvent incestueux, homicide et empoisonneur ? Celle qui ne soumettrait pas les rois à ce prêtre ? CELLE QUI N’ENSEIGNERAIT QUE L’ADORATION D’UN DIEU, LA JUSTICE, LA TOLÉRANCE ET L’HUMANITÉ ? ».

Voltaire (1694-1778), écrivain et philosophe français, représentant de la philosophie des Lumières.

Cité par Abderrazak SAYADI, Entre chrétiens et musulmans, quelles frontières ? – Gric* de Tunis, 21 mars 2008, https://gric-international.org/2008/dossiers/entre-chretiens-et-musulmans-quelles-frontieres/frontieres-entre-islam-et-christianisme/ – GRIC : Groupe de Recherches Islamo-Chrétien – Le GRIC est né en 1977 de l’initiative d’un petit groupe d’universitaires, chrétiens et musulmans.

LE VIVRE ENSEMBLE

« La question du vivre ensemble se pose partout

et dans tous les temps. »

« Toute société est un système d’inégalités que des acteurs en compétition pour la conquête et l’exercice du pouvoir, s’efforcent de réduire avec des succès variables selon les régimes politiques en place. La question du vivre ensemble se pose partout et dans tous les temps. La modernité a ouvert de nouvelles possibilités pour construire un espace de citoyenneté où les critères d’appartenance ethnique, professionnelles, philosophique tendent à s’effacer. Les stratégies centralisatrices et unitaires des États-nations ont limité jusqu’ici les extensions de l’espace citoyen à tous les étrangers qui expriment le désir de s’installer dans les pays de leur choix. Cette tendance à la limitation s’est durcie avec les flux récents de migrants venant de tous les continents. Dans toute la sphère géopolitique et historique nommée Occident, on s’interroge inlassablement sur les possibilités de vivre avec un « islam » perçu comme une force dangereuse de soulèvement des peuples démographiquement prolifique et politiquement mobilisés par l’idéologie de combat depuis 1945. Les pressions grandissantes de l’histoire en cours marquée par les guerres de libération et les efforts de construction nationale, puis la multiplication des guerres civiles, les échecs politiques, sociaux, économiques et culturels des Partis-États postcoloniaux et bien d’autres facteurs encore, font apparaître plus de menaces que de promesses pour un vivre ensemble dans les espaces nationaux et internationaux ».

(Mohammed Arkoun*, ABC de l’islam. Pour sortir des clôtures dogmatiques, Édition revue et augmentée de l’ouvrage paru sous le tire L’Islam chez le même éditeur, Paris, Éditions Grancher, © 2007, p. 325-326)

* Philosophe et historien de l’islam, Mohammed Arkoun, né en 1928 en Algérie, décédé en 2010 à Paris, a été professeur émérite d’histoire de la pensée islamique à la Sorbonne (Paris-III).

Il serait infiniment malheureux

que cette femme et cet enfant

meurent ou souffrent

à cause de leur religion,

ou d’une autre.

M. Elhadji Mamadou Diarra, du Tremplin de Lévis, invité à répondre à des questions sur son islam

Lévis, le 27 juillet 2020

Monsieur Elhadji Mamadou Diarra, président du Conseil d’administration

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

Côte du Passage, Lévis (Québec)

Monsieur,

1

Je vous reproche, à vous et au directeur du Tremplin, M. Guillaume Boivin, d’utiliser des fonds publics, de l’argent qui provient des contribuables du Canada, du Québec, de la ville de Lévis, de l’argent qui provient aussi de Centraide Québec Chaudière-Appalaches, pour faire de la propagande en faveur de l’islam, pour présenter aux Québécoises et aux Québécois une image trompeuse de l’islam, de la loi islamique (charia), de la situation des femmes et des hommes dans les pays à majorité musulmane. La mission du Tremplin ne prévoit nullement qu’il peut faire de la propagande religieuse; il est honteux que vous vous écartiez de votre mission; cette seule faute rend les dirigeants du Tremplin indignes de leurs postes.

J’attends votre réplique, Monsieur Diarra.

2

Le Coran, votre livre saint dans lequel parlerait un personnage que vous appelez Allah (dieu), contient des messages tout à fait inacceptables, effroyables. Par exemple, le Coran dit, Allah ordonne : Tuez les chrétiens, tuez les juifs.

Dites-moi, Monsieur Diarra, pourquoi une famille québécoise non-musulmane devrait-elle ouvrir la porte de sa maison à des croyants musulmans si elle n’est pas certaine qu’ils n’ont jamais tuer des chrétiens ou des juifs, que leur tête et leur cœur ne sont pas préparés à tuer des chrétiens ou des juifs aujourd’hui ou demain.

3

Le sort des enfants dans votre Sénégal natal – Lisez ceci, Monsieur Diarra : « Depuis l’adoption, il y a une décennie (en 2005), d’une loi visant à protéger les enfants contre la traite et pratiques assimilées, le Sénégal n’a porté devant la justice qu’un petit nombre d’affaires concernant le trafic et la mise à la mendicité forcée d’élèves d’écoles coraniques par des maîtres abusifs, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch et la Plateforme pour la Promotion et la Protection des Droits de l’Homme (PPDH), une coalition de 40 organisations non gouvernementales internationales et sénégalaises.

« Des dizaines de milliers d’enfants sont exposés au risque de subir des sévices et d’être exploités en dépit de cette loi de 2005, ont ajouté ces organisations. […] plus de 30 000 garçons sont soumis à la pratique de la mendicité forcée dans la seule région de Dakar.

« Au cours de la dernière décennie, des dizaines de milliers d’enfants ont été exploités sous couvert d’éducation, battus par leurs prétendus maîtres et soumis à des conditions de vie déplorables dans des écoles qui ne devraient pas être autorisées à fonctionner », a déclaré Mamadou Wane, coordonateur de la PPDH. « Le signal que donne le gouvernement, en renonçant à enquêter et à traduire en justice les personnes qui commettent ces abus, est que les vies de ces enfants ne valent pas la peine d’être protégées. » https://www.hrw.org/fr/news/2015/04/20/senegal-une-decennie-dabus-dans-des-ecoles-coraniques

Monsieur Diarra, que pensez-vous des abus dont sont victimes de nombreux enfants au Sénégal, pays dont environ 95 % des habitants sont musulmans? L’islam ne devrait-il pas être assez fort pour protéger ces enfants?

4

Le Coran contient de drôles de contradictions. Par exemple, il dit : « Nulle contrainte en religion… » (Sourate 2 : 256); mais il dit aussi : « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier… » (Sourate 9 : 29)… Et un hadith ordonne ceci : « Celui qui change sa religion, tuez-le  ! ».

Aidez les non-musulmans du Québec à comprendre l’islam, Monsieur Diarra.

5

Beaucoup de violence dans le Coran :

« Certes, ceux qui ne croient pas à Nos Versets, Nous les brûlerons bientôt dans le Feu. Chaque fois que leurs peaux auront été consumées, Nous leur donnerons d’autres peaux en échange afin qu’ils goûtent au châtiment. Allah est certes Puissant et Sage ! » (4-56)

« Nous avons préparé pour les infidèles des chaînes, des carcans et une fournaise ardente. » (76-4). 

Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main, en punition de ce qu’ils se sont acquis, et comme châtiment de la part d’Allah. Allah est Puissant et Sage. (5-38)

La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah – si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Et qu’un groupe de croyants assiste à leur punition. (24-2)

Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand ! (4-34)

Pourquoi tant de violence dans le Coran, Monsieur Diarra?

Chrétiens et juifs : des pervers – Le Coran dit : « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes, vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre [les juifs et les chrétiens] croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers. (3-110)

Est-ce ainsi que vous voyez les chrétiens et les juifs du Québec, du Canada, du monde, Monsieur Diarra?

Selon Madame Annie Laurent,

« IL EST ÉVIDENT QUE LES TERRORISTES SE RÉFÈRENT AU CORAN POUR JUSTIFIER LE REJET DE L’AUTRE ET LE RECOURS À LA VIOLENCE. »

Monsieur Diarra, que pensez-vous de l’affirmation de Madame Laurent, docteur d’État en sciences politiques, spécialiste reconnue du Proche-Orient depuis 1980 (L’Islam pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore), Paris, Éditions Artège, © 2017, p. 75)?

Selon Madame Anne-Marie Delcambre, islamologue, docteure en études islamiques, docteure d’État en droit et agrégée d’arabe classique :

. il faut avoir le courage de dire que l’intégrisme n’est pas la maladie de l’Islam. Il est l’intégralité de l’Islam. Il en est la lecture littérale, globale et totale de ses textes fondateurs. L’Islam des intégristes, des islamistes, c’est tout simplement l’Islam juridique qui colle à la norme. (L’Islam des interdits, Anne-Marie Delcambre, éd. Desclée de Brouwer, 2003, p. 11. Cité in https://fr.wikiquote.org/wiki/Anne-Marie_Delcambre)

Monsieur Diarra, que pensez-vous de l’affirmation de Madame Delcambre?

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen du Québec

P.-S. Que pensez-vous, Monsieur Diarra, du texte suivant :

« Ça n’a rien à voir avec l’Islam » ?

Auteur : Lydia GUIROUS

Livre numérique « Ça n’a rien à voir avec l’Islam » ?

Après notamment le succès de Allah est grand, la République aussi, Lydia Guirous bouscule à nouveau l’opinion, et nos compatriotes. Face à l’islamisme, réveillons-nous, réveillez-vous ! clame-t-elle.Au prétendu nom de Dieu, les terroristes assassinent les  » kouffars « , les Occidentaux et les musulmans  » modérés « … et la réaction est toujours la même :  » Ça n’a rien à voir avec l’islam ! «  Cette phrase, Lydia Guirous ne la supporte plus tant elle lui paraît fausse. Elle assume que la religion musulmane – qui est la sienne – soit critiquable car elle porte en elle les germes de  » l’islamisme destructeur et hégémonique qui est à l’origine de tant de malheurs dans le monde « .  » Lorsqu’on tue au nom d’Allah, qu’on vocifère sa haine des mécréants, lorsqu’on s’appuie sur la partie violente du Coran pour légitimer ses crimes : Anéantir les mécréants jusqu’au dernier, cela a un rapport avec l’islam « , dit-elle. Dans cet ouvrage, Lydia Guirous pose les jalons d’une révolution salutaire et appelle à une remise en question des mentalités et comportements d’une partie des musulmans, et alerte contre l’islamisme qui gangrène les sociétés, notamment en embrigadant la jeunesse et les femmes. Il revient, selon elle, aux Français et Occidentaux de confession musulmane de faire des concessions, d’accepter des  » accommodements  » afin de retrouver le chemin de l’unité et de la fraternité. Elle invite à entamer – enfin – un travail critique du Coran, qui empêche l’émergence d’un islam du XXIe siècle compatible avec une vie moderne en Occident, délesté de ses archaïsmes et de ses ambiguïtés. Son ouvrage vif et enflammé va bousculer les bonnes âmes aveuglées comme les idées reçues dépassées. Il est  » temps de résister à la peste verte venue des tréfonds de l’inhumanité et de la barbarie. Ecrasons enfin l’infâme. « 

À propos de Lydia GUIROUS

Femme engagée, née en Algérie, adversaire résolue du communautarisme.

Source : https://banq.pretnumerique.ca/resources/5bc634db23579469bdff570a

Centraide remet un prix à un musulman qui se sert de fonds publics pour vendre la charia au Québec

Lévis, le 27 juillet 2020

Monsieur Bruno Marchand, président-directeur général

Centraide Québec et Chaudière-Appalaches

550, chemin Sainte-Foy Québec (Québec), G1S 2J5 – centraide@centraide-quebec.com

Monsieur,

L’Assemblée nationale du Québec a rejeté la charia à l’unanimité; le reste du Canada n’en veut pas; beaucoup de musulmans voudraient s’en débarrasser. Mais à Lévis, on aime la charia, on aime la loi divine de l’islam! Le maire et les conseillers municipaux de la Ville de Lévis aiment la charia, par exemple, le Patro de Lévis aime la charia, Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles aime la charia, par exemple.

Centraide Québec et Chaudière-Appalaches aime la charia, faut-il croire. En décembre 2019, elle a remis son prix Mérite, prix qui souligne « l’implication exceptionnelle d’un ou une bénévole œuvrant auprès du réseau des organismes qu’il soutient » (Journal de Lévis, 22-12-2019, https://www.journaldelevis.com/1298/%C3%80_la_une_aujourd_hui.html?), elle a attribué ce prix à M. Elhadji Mamadou Diarra qui préside le conseil d’administration du Tremplin et qui utilise Le Tremplin pour faire de la propagande en faveur de sa religion, l’islam, avec des fonds publics, avec de l’argent donné à Centraide. Centraide de Québec et de Chaudière-Appalaches ne mérite pas qu’on la félicite.

Il y a un certain temps, le Tremplin de M. Diarra et de M. Guillaume Boivin (directeur du Tremplin) a présenté, en collaboration avec la mosquée de Lévis et l’imam Karim Elabed, une soirée publique au cours de laquelle l’imam et une Québécoise de longue date convertie à l’islam ont fait l’éloge de la charia; ils devaient savoir que l’Assemblée nationale du Québec avait rejeté la charia à l’unanimité, que le reste du Canada la repousse lui aussi… Parce que la charia n’est pas aussi inoffensive qu’un Je vous salue Marie pleine de grâces, vous êtes bénie entre toutes les femmes, Amen, tout le monde devrait le savoir. Pourtant… Candeur? Angélisme? Ignorance? Mais est-il possible que l’adulte québécois n’ait jamais entendu parler de l’inquiétude, de la peur, que l’islam crée un peu partout dans le monde, ou du rejet de la charia par tous les membres de l’Assemblée nationale du Québec! Se pourrait-il que certains aient intérêt à « protéger » l’islam?

L’activité dont je viens de parler devait servir à présenter l’islam tel qu’il est; il aurait donc fallu que le Tremplin (M. Diarra) et la mosquée (M. Elabed) permettent à des non-musulmans, à des personnes qui ont étudié en profondeur l’islam dans une université respectée, par exemple, de prendre la parole, au lieu de ne faire entendre au public que deux musulmans dont les connaissances sur l’islam semblaient très limitées. Négligence du Tremplin et de la mosquée ou volonté de ne pas présenter l’islam tel qu’il est vraiment?

Il arrive à M. Diarra de publier des textes dans le site web du Tremplin; il dénonce le racisme, par exemple. Mais je ne pense pas qu’il ait déjà critiqué sa religion, l’islam. Il n’a jamais protesté, par exemple, contre la mémorisation du Coran imposée aux enfants, qui doivent dire et redire des paroles aussi inacceptables que Tuez les chrétiens, tuez les juifs (on ne respecte pas la liberté de conscience des enfants chez les musulmans?). M. Diarra dénonce le racisme, mais il ne semble pas connaître celui des musulmans : « Si la mise en esclavage d’Africain·e·s noir·e·s en Libye et dans d’autres régions du monde est pointée du doigt à juste titre, nous ne devons pas pour autant oublier que le racisme et la négrophobie ne sont pas des faits nouveaux au sein des communautés musulmanes » (http://www.lallab.org/la-negrophobie-dans-les-societes-arabo-musulmanes-na-rien-de-nouveau/) « Par leur ampleur et leur durée – du VIIe au XXe siècle -, les « traites orientales » organisées par les négriers musulmans (négrier : personne qui fait la traite des Noirs) constituent sans doute, d’un point de vue quantitatif, la plus importante des trois traites négrières de l’histoire» (revue française L’Histoire, https://www.lhistoire.fr/la-traite-oubli%C3%A9e-des-n%C3%A9griers-musulmans-0).

Monsieur le président-directeur général, vous devez donner des explications à la population de Chaudière-Appalaches, de Lévis, de Québec, vous devez donner des explications à toutes les personnes qui donnent à Centraide l’argent dont elle a besoin (parmi eux il y a toutes les citoyennes et tous les citoyens, contribuables ou non, de Chaudière-Appalaches et de Québec). Des explications insatisfaisantes devraient entraîner le congédiement des responsables de la faute, de la scandaleuse faute.

Je publierai la présente et votre réponse, si vous me répondez, au www.lepasseurdelacote.com.

Pour terminer : QUE FERAIENT LES CROYANTS MUSULMANS DU QUÉBEC SI L’ÉTAT DU QUÉBEC OBLIGEAIT LES ENFANTS QUI FRÉQUENTENT SES ÉCOLES À APPRENDRE PAR CŒUR UN LIVRE DANS LEQUEL IL SERAIT ORDONNÉ DE TUER LES MUSULMANS (TUEZ LES MUSULMANS!)? ILS PROTESTERAIENT AVEC FORCE, ILS EXIGERAIENT LE RETRAIT DU LIVRE, AVEC RAISON. POURQUOI LES ADEPTES DE L’ISLAM DU QUÉBEC TROUVENT-ILS NORMAL DE SE DONNER LE DROIT D’ÉCRIRE ET DE DIRE TUEZ LES CHRÉTIENS, TUEZ LES JUIFS, ET DE VIOLER AINSI LE CODE CRIMINEL DU CANADA, ET DE DÉMONTRER AINSI QU’ILS NE SONT PAS SINCÈRES QUAND ILS PRÊCHENT LE VIVRE-ENSEMBLE.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

Roger Martel

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Membres de plusieurs sociétés d’histoire, autrefois. Principal artisan bénévole de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis. Metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. À partir de 2013, collaborateur bénévole au Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles. (Expulsé cavalièrement du Tremplin pour avoir reproché publiquement à ce dernier d’avoir fait de la propagande en faveur de l’islam, d’avoir fait l’éloge de la charia avec la complicité de l’imam Karim Elabed. Au moment de l’expulsion, au moins deux des membres du petit conseil d’administration du Tremplin étaient musulmans; l’un d’eux, M. Elhadji Mamadou Diarra, présidait le conseil; en 2020, il le préside toujours.) Libre d’antécédents judiciaires.

Le Coran et sa haine des chrétiens et des juifs sous le toit du Patro de Lévis

Lévis, le 27 juillet 2020

À Lévis, on aime beaucoup la charia! Au Patro, par exemple.

Monsieur Pascal Brulotte, directeur général et membre du conseil d’administration

Patro de Lévis

6150, rue Saint-Georges

Lévis, QC G6V 4J8

Monsieur,

L’Assemblée nationale du Québec a rejeté la charia à l’unanimité; le reste du Canada n’en veut pas; beaucoup de musulmans voudraient s’en débarrasser. Mais à Lévis, on aime la charia, on aime la loi divine de l’islam! Le maire et les conseillers municipaux de la Ville de Lévis aiment la charia, par exemple, Centraide Chaudière-Appalaches aime la charia, par exemple.

Le Patro aime la charia ou, du moins, ne trouve rien à redire au Coran, le livre saint de l’islam. Mais comment diable peut-il ne rien trouver à redire au Coran, lui qui veut être un « Milieu de vie où chaque personne est accueillie dans un esprit d’entraide propice à une éducation humaine et chrétienne » (http://www.211quebecregions.ca/record/QBC0621). Comment diable le Patro a-t-il pu accepter que dans ses murs des musulmans (dont des enfants d’âge préscolaire) disent à haute voix pour les mémoriser des paroles comme Tuez les chrétiens, tuez les juifs? Car c’est bien ces paroles violentes et d’autres paroles tout à fait inacceptables qui ont retenti dans le Patro quand la mosquée de Lévis y louait un local pour assurer, a dit l‘imam Karim Elabed au Journal de Lévis, l’« éducation pour les jeunes avec l’apprentissage du Coran et de la religion » (https://journaldelevis.com/1120/Société_.html?id=76788).

La charia n’est pas aussi inoffensive qu’un Je vous salue Marie pleine de grâces, vous êtes bénie entre toutes les femmes, Amen, tout le monde devrait le savoir. Pourtant… Candeur? Angélisme? Ignorance? Mais est-il possible que l’adulte québécois n’ait jamais entendu parler de l’inquiétude, de la peur, que l’islam crée un peu partout dans le monde, ou du rejet de la charia par tous les membres de l’Assemblée nationale du Québec! Se pourrait-il que certains aient intérêt à « protéger » l’islam?

Monsieur le directeur général, vous devez donner des explications à la population de Lévis, vous devez donner des explications à toutes les personnes qui donnent au Patro l’argent dont il a absolument besoin (parmi eux il y a vos donateurs et toutes les citoyennes et tous les citoyens, contribuables ou non, de Lévis). Des explications insatisfaisantes devraient entraîner le congédiement des responsables de la faute, de la scandaleuse faute : je serais surpris que vous déclariez que des êtres humains, dans votre maison, apprennent à d’autres êtres humains à mémoriser des paroles comme Tuez les chrétiens, tuez les juifs; pourquoi le Patro a-t-il permis à des êtres humains de demander à d’autres êtres humains, dont des enfants (dont on brime la liberté de religion), au Patro, de mémoriser des paroles comme Tuez les chrétiens, tuez les juifs?

Je publierai la présente et votre réponse, si vous me répondez, au www.lepasseurdelacote.com.

Pour terminer :

QUE FERAIENT LES CROYANTS MUSULMANS DU QUÉBEC SI L’ÉTAT DU QUÉBEC OBLIGEAIT LES ENFANTS QUI FRÉQUENTENT SES ÉCOLES À APPRENDRE PAR CŒUR UN LIVRE DANS LEQUEL IL SERAIT ORDONNÉ DE TUER LES MUSULMANS (TUEZ LES MUSULMANS!)? ILS PROTESTERAIENT AVEC FORCE, ILS EXIGERAIENT LE RETRAIT DU LIVRE, AVEC RAISON. POURQUOI LES ADEPTES DE L’ISLAM DU QUÉBEC TROUVENT-ILS NORMAL DE SE DONNER LE DROIT D’ÉCRIRE ET DE DIRE TUEZ LES CHRÉTIENS, TUEZ LES JUIFS, ET DE VIOLER AINSI LE CODE CRIMINEL DU CANADA, ET DE DÉMONTRER AINSI QU’ILS NE SONT PAS SINCÈRES QUAND ILS PRÊCHENT LE VIVRE-ENSEMBLE.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

Roger Martel

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007.

Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie.

Membres de plusieurs sociétés d’histoire, autrefois.

Principal artisan bénévole de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves.

À partir de 2013, collaborateur bénévole au Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles. (Expulsé cavalièrement du Tremplin pour avoir reproché publiquement à ce dernier d’avoir fait de la propagande en faveur de l’islam, d’avoir fait l’éloge de la charia avec la complicité de l’imam Karim Elabed. Au moment de l’expulsion, au moins deux des membres du petit conseil d’administration du Tremplin étaient musulmans; l’un d’eux, M. Elhadji Mamadou Diarra, présidait le conseil; en 2020, il le préside toujours.)

Libre d’antécédents judiciaires.

Il est inacceptable que la Ville de Lévis subventionne l’organisme Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles.

Courriel envoyé à la majorité des conseillères et des conseillers municipaux de Lévis et au maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier, le 6 juillet 2020

– – – – – – –

Lévis, le 6 juillet 2020

Monsieur… conseiller municipal, Lévis

Monsieur le conseiller municipal,

Ce soir vous allez côtoyer M. Gilles Lehouillier, notre maire, pendant toute une séance du conseil municipal.

Ce soir, pourriez-vous tenter, vous et les autres conseillers, de convaincre le maire qu’il est inacceptable que la Ville subventionne l’organisme Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles.

C’est inacceptable parce que Le Tremplin fait de la propagande en faveur d’une religion, l’islam (comme par hasard, c’est la religion de l’homme qui préside le conseil d’administration du Tremplin depuis 2017, M. Elhadjid Mamadou Diarra). (Le directeur du Tremplin, M. Guillaume Boivin, semble être d’accord pour que le Tremplin favorise l’expansion de l’islam et proclame la grandeur de la charia, la charia rejetée par l’assemblée nationale du Québec, rejetée à l’unanimité! rejetée aussi par le reste du Canada!

Vous n’avez pas oublié qu’en 2017 Le Tremplin a organisé, avec la Mosquée de Lévis et son imam, M. Karim Elabed, une activité baptisée par eux « Soirée d’échange avec la communauté musulmane » et qui devait, selon eux, montrer l’islam tel qu’il est. Or, pour montrer l’islam tel qu’il est, Le Tremplin et la Mosquée n’avaient invité que deux personnes : l’Imam Elabed et une Québécoise convertie à l’islam, elle et lui très admiratifs de la charia, évidemment. Un imam « débutant » et une jeune convertie, rien de mieux pour montrer l’islam tel qu’il est, n’est-ce pas? La Mosquée et Le Tremplin ont pris les Lévisiens pour des gnochons, et continuent de le faire.

Avez-vous déjà vu ou entendu Le Tremplin dénoncer la christianophobie dans le monde? Pas moi. Mais Le Tremplin met la main à la pâte pour écraser le racisme, il faut sous-entendre : surtout le racisme au Québec, surtout le racisme dont sont victimes des musulmans. Des christianophobes, il y en a en Arabie saoudite, pays musulman qui interdit aux chrétiens de construire des églises; avez-vous déjà entendu Le Tremplin et les musulmans du Québec, de Lévis, protester contre la christianophobie des musulmans de l’Arabie saoudite (ou contre les persécutions musulmanes contre les chrétiens, en général)? Et ce n’est pas Le Tremplin qui va apprendre aux Lévisiens que les musulmans s’y connaissent depuis des siècles en matière, par exemple, de négrophobie : 1) « La négrophobie des pays arabo-musulmans s’étend dans d’autres pays d’Afrique du Nord, que ce soit en Algérie, au Maroc, en Tunisie, mais aussi dans les pays du Golfe, dans lesquels les attaques négrophobes se multiplient contre les migrant·e·s » (Lallab, http://www.lallab.org/la-negrophobie-dans-les-societes-arabo-musulmanes-na-rien-de-nouveau/); 2) « l’anthropologue et économiste franco-sénégalais Tidiane N’Diaye revient sur ce phénomène. Africain, musulman, il a dénoncé en 2008 treize siècles de traite arabo-musulmane sur le continent noir dans son essai Le Génocide voilé (Gallimard), réédité en poche en mars 2017 » (quotidien Le Monde, https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/02/sur-l-esclavage-moderne-la-prise-de-conscience-est-faible-et-derisoire_5223711_3212.html#03phA7AlfEjEwLjD.99).

Je ne vous retiendrai pas davantage, j’en ai assez dit, je pense, pour vous convaincre que Le Tremplin triche : il n’a pas pour mission de faire de la propagande en faveur d’une religion, mais il l’ « oublie »; il trompe les Lévisiennes et les Lévisiens en les renseignant très mal sur l’islam, il utilise à mauvais escient l’argent que lui donnent la Ville de Lévis, le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada, entre autres. Des fonds publics ne doivent plus se retrouver dans les poches du Tremplin! Jamais plus! À vous d’agir, Monsieur le conseiller!

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Ce courriel sera publié au http://www.lepasseurdelacote,.com, votre réponse aussi si vous me répondez.

Islam – À Lévis (ville du Québec), on aime beaucoup la charia!

L’Assemblée nationale du Québec a rejeté la charia à l’unanimité;

le reste du Canada n’en veut pas;

beaucoup de musulmans voudraient s’en débarrasser.

Mais à Lévis, on aime la charia, on aime la loi divine de l’islam!

À Lévis (ville du Québec), on aime beaucoup la charia!

Le maire et les conseillers municipaux de la Ville de Lévis aiment la charia. Ils donnent de l’argent à un organisme, Le Tremplin. Le Tremplin utilise cet argent public pour mettre sur pied une activité, en collaboration avec la mosquée locale; au cours de cette activité l’imam Karim Elabed fait l’éloge de la charia devant quelques dizaines de personnes (ça s’est passé dans la chapelle désacralisée du Patro de Lévis). Curieusement, pour montrer l’islam tel qu’il est (c’est le but de l’activité), Le Tremplin et la mosquée ne permettent qu’à deux musulmans de prendre la parole : l’imam Elabed et une Québécoise convertie à l’islam (Le Tremplin s’assure ainsi qu’aucune critique ne visera l’islam et la charia). (Quand l’activité a été conçue le conseil d’administration du Tremplin, formé de cinq ou six personnes, comprenait au moins deux musulmans, dont M. Elhadji Mamadou Diarra, son président). L’argent des contribuables de Lévis (et du reste du Québec et du reste du Canada puisque les gouvernements du Canada et du Québec subventionnent eux aussi Le Tremplin, comme le fait aussi Centraide) a été employé pour faire de la propagande en faveur de l’islam. Honte au maire et aux conseillers municipaux de Lévis, qui ne cessent de subventionner Le Tremplin!

Lévis aime la charia. Le Patro aime la charia ou, du moins, ne trouve rien à redire au Coran, le livre saint de l’islam. Mais comment diable peut-il ne rien trouver à redire au Coran, lui qui veut être un « Milieu de vie où chaque personne est accueillie dans un esprit d’entraide propice à une éducation humaine et chrétienne » (http://www.211quebecregions.ca/record/QBC0621). Comment diable le Patro a-t-il pu accepter que dans ses murs des musulmans (dont des enfants) disent à haute voix pour les mémoriser des paroles comme Tuez les chrétiens, tuez les juifs? Car c’est bien ces paroles violentes et d’autres paroles tout à fait inacceptables qui ont retenti dans le Patro quand la mosquée de Lévis y louait un local pour assurer, a dit l‘imam Karim Elabed au Journal de Lévis, l’« éducation pour les jeunes avec l’apprentissage du Coran et de la religion » (https://journaldelevis.com/1120/Société_.html?id=76788). Honte aux dirigeants du Patro!

Centraide Chaudière-Appalaches aime la charia. En décembre 2019, elle a remis son prix Mérite, prix qui souligne « l’implication exceptionnelle d’un ou une bénévole œuvrant auprès du réseau des organismes qu’il soutient » (Journal de Lévis, 22-12-2019, https://www.journaldelevis.com/1298/%C3%80_la_une_aujourd_hui.html?), elle a attribué ce prix à M. Elhadji Mamadou Diarra qui préside le conseil d’administration du Tremplin et qui, on l’a vu, utilise Le Tremplin pour faire de la propagande en faveur de sa religion, l’islam, avec des fonds publics, et avec de l’argent donné à Centraide. Les dirigeants de Centraide Chaudière-Appalaches méritent qu’on les félicite! Félicitations, Centraide Chaudière-Appalaches!

L’hebdomadaire Le Journal de Lévis aime-t-il la charia? S’il ne l‘aime pas, il ne le dit pas, il ne le dira pas : parce qu’il pense ne pas pouvoir se passer de l’argent que lui procure la vente d’espace publicitaire à la Ville de Lévis, qui, elle, aime la charia. Je conseille vivement au Journal de Lévis de se fendre en quatre pour devenir indépendant!

Lévis aime la charia. Comment se fait-il qu’à Lévis tant de gens semblent trouver la charia aussi inoffensive qu’un Je vous salue Marie pleine de grâces, vous êtes bénie entre toutes les femmes, Amen. Candeur, angélisme? Ignorance (mais est-il possible que l’adulte québécois n’ait jamais entendu parler de l’inquiétude, de la peur, que l’islam crée un peu partout dans le monde, ou du rejet de la charia par tous les membres de l’Assemblée nationale du Québec?). Se pourrait-il que certains aient intérêt à « protéger » l’islam?

Roger Martel, citoyen de Lévis

Dangereux, les diplômes frauduleux.

Lévis, le 14 janvier 2020

Monsieur Guillaume Boivin, directeur

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

52, côte du Passage, Lévis (Québec)

Monsieur,

Un document que Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles a publié dans son son site web le 27 février 2018, contient ce passage :

« Après des études universitaires de 3e cycle en littérature française et une expérience de 7 années comme professeur de lettres dans son pays, le Sénégal, Aliou Gueye débarque à Montréal le 5 avril 2011 avec l’ambition d’y poursuivre sa carrière. Rapidement confronté à l’impossibilité de faire reconnaître ses diplômes et à la difficulté de travailler, malgré son trilinguisme, il tente sa chance en dehors de la Métropole et s’établit à Lévis à l’été 2012 avec l’idée de reprendre ses études. Il y trouve rapidement un emploi bien rémunéré [dans une usine – note du soussigné] et s’inscrit à l’université. » (http://www.letremplinlevis.com/actualite-le-tremplin/evenements/bibliotheque-vivante-raconte-moi-ton-histoire-un-succes-sur-toute-la-ligne)

À Lévis, s’il y a un organisme qui devrait comprendre pourquoi les pays qui accueillent des immigrants mettent parfois beaucoup de temps à déterminer s’ils peuvent reconnaître les diplômes présentés par des étrangers, c’est bien Le Tremplin. Parce que le Tremplin sait que les connaissances exigées aux examens dans les écoles ou facultés de Chine, du Congo ou du Venezuela, par exemple, peuvent ne pas être tout à fait les mêmes que celles des facultés du Canada, par exemple, et les agents de l’État, au Québec et ailleurs, doivent donc comparer les programmes d’études. Le Tremplin n’ignore pas non plus que les faux diplômes produits à l’étranger (peut-être même au Canada) se comptent par millions. Il s’en crée énormément en Chine : [Source : https://www.refworld.org/docid/527a38d74.html (Le document provient de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada.)]

Malheureusement, le Sénégal produit lui aussi des diplômes frauduleux (l’ambassade du Canada au Sénégal a fait un signalement à ce sujet en 2014) :

https://www.leral.net/Trafic-de-faux-diplomes-Une-dizaine-d-etudiants-de-l-Ucad-en-garde-a-vue-a-la-Dic_a131465.html

On aurait tort de laisser entendre que les fonctionnaires du Québec se traînent les pieds. Les vérifications qu’ils effectuent sont souvent difficiles et laborieuses. Il faut qu’ils les fassent pour protéger tout le monde, au Québec. Évidemment, il ne faut pas exclure que des éléments québécois soient malheureusement plus intéressés par la défense de leurs intérêts égoïstes que par la recherche du bien commun, du mieux-être de la société.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Le Tremplin écrit que M. Aliou Gueye a fait des études universitaires de troisième cycle (hors du Canada), il écrit que l’État du Québec n’a pas reconnu les diplômes de M. Aliou Gueye. Le Tremplin pourrait suggérer à ce dernier de rendre public le diplôme qui a couronné ses études universitaires en littérature française. Le Tremplin pourrait aussi conseiller à M. Gueye de publier son mémoire ou sa thèse (dans le site web du Tremplin, peut-être).

La tragédie occultée des chrétiens en pays musulmans

La tragédie occultée

des chrétiens

en pays musulmans

Par Jean Mohsen Fahmy, 2010

Jean Mohsen Fahmy est l’auteur de Chrétiens d’Orient : le courage et la foi, essai, Médiaspaul, Montréal, 2015, 192 pages. Il est né au Caire, en Égypte, en 1942, il habite aujourd’hui en Ontario. Il a obtenu une licence en lettres de l’Université du Caire, un brevet en psychopédagogie de l’Université du Québec à Montréal, une maîtrise en lettres françaises de l’Université de Montréal et un doctorat en littérature et linguistique de l’Université McGill.

Sources :

1. Association des auteures et des auteurs de l’Ontario français (AAOF), https://aaof.ca/membres/repertoire/jean-mohsen-fahmy/

2. VLB Éditeur, http://www.edvlb.com/jean-mohsen-fahmy/auteur/fahm1000



Le Devoir (quotidien de Montréal), https://www.ledevoir.com/opinion/idees/285020/la-tragedie-occultee-des-chretiens-en-pays-musulmans

La tragédie occultée des chrétiens en pays musulmans

Jean Mohsen Fahmy – Écrivain 16 mars 2010

Au cours des derniers mois, un certain nombre d’incidents survenus dans des pays à majorité musulmane ont retenu l’attention. Rappelons certains d’entre eux:

– En août 2009, sept membres d’une famille chrétienne pakistanaise — dont deux jeunes enfants — sont enfermés par des islamistes dans leur maison et brûlés vifs.

– Le 6 janvier 2010, des chrétiens coptes égyptiens, sortant de la messe de minuit de Noël dans la ville de Nagaa Hamadi, sont mitraillés par des islamistes circulant en voiture. Bilan: six morts.

– Le 23 février dernier, dans la ville de Mossoul, au nord de l’Irak, un commando islamiste fait irruption dans la maison d’une famille chrétienne irakienne et tue le père et ses deux fils, sous les yeux horrifiés de sa femme et de sa fille. Ce massacre couronnait une semaine où huit chrétiens de cette ville avaient été assassinés.

Traitement des chrétiens

Cette sinistre litanie peut être poursuivie à l’infini. Si l’on élargit la zone d’investigation et si l’on recule de quelques décennies, le portrait se précise et s’étoffe: partout, des islamistes s’attaquent aux chrétiens, dont l’écrasante majorité est autochtone. En Algérie, sept moines trappistes, vivant dans le désert, ont été froidement assassinés à Tibhirine. En Égypte, les Coptes sont régulièrement mitraillés, leurs maisons et leurs commerces brûlés, leurs filles kidnappées et mariées de force à des musulmans.

Des musulmans égyptiens, convertis au christianisme, sont menacés de mort et dépouillés par l’État de tout statut légal. En Palestine et Israël, les chrétiens arabes sont laminés entre l’extrémisme musulman et l’extrémisme juif. Ils représentaient 25 % de la population au début du siècle dernier, ils n’en représentent plus que 2 % aujourd’hui.

Au Liban, 40 % des chrétiens ont quitté le pays. En Irak, 400 000 chrétiens irakiens (sur un million) ont dû fuir le pays à la suite des menaces et des assassinats (dont ceux de certains évêques et de nombreux prêtres) et végètent dans des camps de réfugiés. Au Pakistan, une «Loi du Blasphème» inique permet de condamner à tour de bras des membres de l’infime minorité chrétienne pakistanaise. En Malaisie, une loi récente durcit le traitement des chrétiens.

Indifférence

Le plus tragique dans tout cela est que cette persécution se fait dans la passivité presque totale des gouvernements de ces pays et dans l’indifférence ennuyée de la grande majorité des musulmans de ces pays — ou avec l’approbation active de certains d’entre eux.

Une conclusion s’impose, qui a d’ailleurs été déjà tirée par de nombreux observateurs: un rejet des chrétiens, quelquefois subtil, d’autres fois violent, est en train de s’opérer dans le monde musulman. On y accepte de plus en plus difficilement la présence de ceux que l’on juge «infidèles», même si ce sont des citoyens à plein titre, même si leurs communautés sont enracinées dans ces terres depuis des millénaires.

Pourquoi ce drame est-il ignoré, et pourquoi devrait-il nous intéresser, ici au Québec, ici au Canada? Pour plusieurs raisons:

a) Le silence général des médias (surtout anglophones) et de l’opinion publique sur cette tragédie est assourdissant. Si un traitement pareil était réservé à tout autre groupe religieux, juif, musulman, bouddhiste, on s’en émouvrait, on le dénoncerait — et à juste titre, car toute atteinte aux droits humains est intolérable. Mais on semble perplexe quand il s’agit de chrétiens, surtout de chrétiens aussi exotiques que des chrétiens «coptes» ou «irakiens» ou «arabes» ou «pakistanais».

b) Partout en Occident, et très particulièrement au Québec, on trouve incongru de parler de persécution des chrétiens. Pour certains milieux québécois, dès qu’on dit le mot «chrétien», on évoque des images négatives, on rappelle une Église qui a longtemps été puissante, on a presque une réaction allergique. On a une extrême difficulté à imaginer des chrétiens en situation minoritaire, menacés, frappés d’ostracisme, persécutés. On ignore donc le problème.

c) Nos concitoyens musulmans, qui demandent, à juste titre, le respect de tous leurs droits de citoyens canadiens, n’auraient-ils pas un message à transmettre à ceux des leurs qui sont restés dans leurs pays d’origine? N’auraient-ils pas un rôle à jouer pour que cesse cette tragédie?

Nettoyage religieux

Si l’on est un défenseur des droits de la personne, la tragédie des chrétiens dans les pays à majorité musulmane, pour peu spectaculaire, ou plutôt, pour peu médiatisée qu’elle soit, est aussi digne d’intérêt et de compassion que celle des minorités opprimées ailleurs.

Si, enfin, l’on souhaite que la paix règne dans le monde, si l’on veut éviter la confrontation entre blocs religieux ou entre les «civilisations» dont l’Américain Samuel Huntington s’est fait le théoricien, on voudra voir les gens de différentes confessions coexister pacifiquement, et l’on refusera la logique de ségrégation et d’homogénéité religieuse qui ne peut que nous ramener aux pires aberrations de l’histoire.

Notre temps a inventé l’expression «nettoyage ethnique». Un «nettoyage religieux» qui s’étend dans l’étouffante et insidieuse durée, qui se réalise grâce à un impitoyable laminage quotidien, avec de soudaines flambées de violence meurtrière, n’est ni moins terrible ni moins condamnable.

Jean Mohsen Fahmy – Écrivain

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, expulse le corps de l’un de ses membres. Pourquoi? Lettre au président du CA.

Lévis, le 27 novembre 2019

Monsieur Elhadjid Mamadou Diarra, président, Conseil d’administration

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

52, côte du Passage, Lévis (Québec)

Monsieur,

J’ai été mis à la porte de votre Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles. Qui, au juste, a pris cette décision? Vous et M. Guillaume Boivin, directeur ou coordonnateur du Tremplin ? Vous seul, Monsieur Diarra ? Vous et le conseil d’administration de votre Tremplin que vous présidiez avant 2017, en 2017, en 2018, et présidez toujours ? A qui avez-vous fait savoir, Monsieur Diarra, que mon corps avait été expulsé de votre Tremplin ? À qui ? Pour le savoir, j’ai fouillé dans le web; j’ai consulté des procès-verbaux et des rapports annuels de votre Tremplin; je n’ai pas vu un seul mot sur mon expulsion, pas un ! Votre conseil d’administration doit bien créer des documents, des procès-verbaux de ses réunions, par exemple; y en a-t-il un qui parle de l’expulsion de mon corps de votre Tremplin, Monsieur Diarra ? Envoyez-moi donc les documents de votre Tremplin qui ont trait à la décision d’expulser mon corps de votre Tremplin, s’il en existe. Il ne serait pas normal qu’il n’en existe pas !

Je publierai la présente et votre réponse au www.lepasseurdelacote.com. Si vous ne me répondez pas, je le ferai savoir au même endroit.

J’aimerais aussi faire savoir à tout le monde pour quelle raison votre Tremplin, Monsieur Diarra, a expulsé mon corps. Dites-moi par écrit quelle est cette raison (je vous demande de bien vouloir utiliser le service Courrier recommandé de Postes Canada). (Bien sûr, je connais la raison de mon expulsion; mais il me faut vous entendre la donner.)

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

P-S. Votre Tremplin a expulsé mon corps. Mon esprit ne l’a pas quitté.

Valeurs québécoises : Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, ne respecte pas son engagement.

 

Lévis, le 26 novembre 2019

Monsieur Elhadjid Mamadou Diarra, président, Conseil d’administration

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

52, côte du Passage, Lévis (Québec)

Monsieur,

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, écrit, dans le procès-verbal de son assemblée générale annuelle tenue le 21 juin 2016, que je lui ai demandé de bien vouloir publier dans son site web la Déclaration sur les valeurs communes de la société québécoise (https://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/publications/fr/dcs/A-0520-VF.pdf); il ajoute ceci : « Ce document sera publié sur notre site web ». Trois ans plus tard, nous sommes en novembre 2019, le document n’a toujours pas été publié, malgré votre engagement, Monsieur Diarra.

Tremplin Valeurs comnunes societe quebecoise_demande de RM - Version 2

Extrait du procès-verbal de l’assemblée générale annuelle tenue le 21 juin 2016 par Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

Le 20 juin 2019, je vous ai envoyé, à vous et à M. Guillaume Boivin, directeur ou coordonnateur du Tremplin, un document dans lequel je demande de nouveau la publication dans le site web du Tremplin de la Déclaration sur les valeurs communes de la société québécoise, ainsi que celle d’autres documents, dont la Charte des droits et libertés de la personne (http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/showdoc/cs/C-12) et le dépliant Connaître, respecter, partager les valeurs communes de la société québécoise (http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/publications/fr/valeurs-communes/Depliant-Valeurs-Communes-Fr.pdf). Vous ne m’avez pas répondu.

On peut trouver étrange que vous refusiez, messieurs Diarra et Boivin, de déployer plus de moyens pour aider les immigrés à découvrir quels sont leurs droits et libertés au Canada, à les faire leur, à les intégrer; après tout, la mission du Tremplin consiste principalement, c’est écrit dans son site web, à « Favoriser l’accueil et l’intégration des personnes immigrantes » (http://www.letremplinlevis.com/organisme/mission-et-vision). Il faut aider le mieux possible les immigrés, en particulier ceux qui sont issus de pays très différents du Canada, à découvrir que leur nouveau lieu de vie possède des lois qu’ils doivent respecter comme les autres citoyennes et citoyens, y compris les lois qui contredisent une ou plusieurs de leurs valeurs ou même certains de leurs préceptes religieux. (Je sais : à l’impossible nul n’est tenu : si le Canada recrute des travailleurs dans un pays où sept femmes sur dix sont en faveur de l’excision des fillettes, les Canadiennes et les Canadiens doivent s’attendre à que le nombre des fillettes dont le clitoris sera coupé augmentera près de chez eux. En passant, pourquoi le Tremplin ne mènerait-il pas une campagne permanente de lutte contre la barbare excision, une autre contre la violation de la liberté religieuse, une autre contre… ? Les causes ne manquent pas.)

Je vous demande de respecter votre engagement à publier dans le site web du Tremplin la Déclaration sur les valeurs communes de la société québécoise.

Pourquoi n’avez-vous pas respecter votre engagement à publier dans le site web du Tremplin la Déclaration sur les valeurs communes de la société québécoise?

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis