L’objet publicitaire du maire de Lévis, Gilles Lehouillier. L’élu répondra-il ? La greffière trouvera-t-elle les documents?

L’honorable Gilles Lehouillier, maire de Lévis

Qui a fabriqué cet objet publicitaire?

Combien a-t-il coûté?

Où sont les documents créés en raison de son acquisition?

Où est la facture présentée à la Ville par le fournisseur?

 

Lévis, le 3 décembre 2018

 

Gens de Lévis,

Allez assister à une séance du conseil municipal de votre ville, vous aurez le bonheur de voir votre maire, l’honorable Gilles Lehouillier, ainsi que ses chauds partisans, les conseillers municipaux qui l’appuient tous.

 

LA PROCHAINE SÉANCE AURA LIEU LE 10 DÉCEMBRE 2018 à l’Hôtel de Ville (2175, chemin du Fleuve, SECTEUR SAINT-ROMUALD); ELLE DÉBUTERA À 18 H 30.

 

L’honorable Lehouillier n’a pas encore répondu à la lettre suivante datée du 29 novembre 2018  (si vous le voyez de près, demandez-lui pourquoi il préfère  se taire et ne pas respecter pas le code de déontologie des élus de la Ville) (est-ce qu’il arrive qu’il réponde à ses concitoyens? Non, si j’en juge par mon expérience).

Lévis, le 29 novembre 2018

Honorable Gilles Lehouillier, maire de Lévis (Québec) et ancien membre de l’Assemblée nationale du Québec

Hôtel de Ville, Lévis (Québec)

Monsieur,

La ville de Lévis, sous votre administration, a fait payer aux contribuables un objet publicitaire montrant votre visage et ne portant que ces mots qui ne constituent nullement un message d’intérêt public : « Gilles Lehouillier un homme engagé dans son milieu ». J’ai soumis une demande d’accès aux documents relatifs à l’objet publicitaire; la réponse donnée ce mois-ci par votre employée Anne Bernier, avocate, assistante-greffière et responsable de l’accès aux documents, est la suivante :

« Ainsi, à la suite de l’information obtenue des différentes directions concernées, aucun document n’est détenu par notre service et visé par votre demande d’accès»

Doit-on comprendre, Monsieur, que l’objet publicitaire n’existe pas, pour la Ville? Il y a pourtant des centaines de personnes, des milliers peut-être, qui l’ont vu lors du Festival de jazz de 2016 et peut-être ailleurs, dans d’autres contextes : une promenade en vélo avec vous, par exemple, ou une épluchette de blé d’Inde en votre compagnie, ou lors d’un bal. Le fabricant ou fournisseur de l’objet publicitaire vous a remis une facture, cela va de soi; où est cette facture? Vous l’avez réglée, la facture; des documents l’attestent; où sont ces documents? Le vent a-t-il emportée la facture et le reste, ou est-ce un geste de mauvaise humeur qui a causé leur perte? Où est la facture? Où sont les autres documents? La recherche effectuée a-t-elle été incomplète? Je suis sûr que vous désirez le savoir plus que moi. J’attends votre réponse.

N’oubliez pas ce passage de la Loi sur les cités et villes :  « Le maire exerce le droit de surveillance, d’investigation et de contrôle sur tous les départements et les fonctionnaires ou employés de la municipalité, à l’exception du vérificateur général, et voit spécialement à ce que les revenus de la municipalité soient perçus et dépensés suivant la loi, et à ce que les dispositions de la loi, les règlements et les ordonnances du conseil soient fidèlement et impartialement mis à exécution. »(Article 52, http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cs/C-19)

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole auTremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles depuis 2013. Libre d’antécédents judiciaires.

Confession de l’auteur : Je suis peut-être trop impatient, je devrais donner plus de temps au maire pour me répondre. Mais si j’en juge pas mon expérience…

 

S’empêtrer avec le 3e lien entre Lévis et Québec, 29-11-2018

Par Karine Gagnon, Journal de Québec, 29-11-2018, https://www.journaldequebec.com/2018/11/29/sempetrer-avec-le-3e-lien

À peine élu, François Legault peine déjà à justifier le projet sans queue ni tête qu’il a placé au cœur de ses priorités pour la région de Québec, celui d’un troisième lien.

[…]

Devenu premier ministre, il en a remis mercredi, dans son discours inaugural, en déclarant le plus sérieusement du monde son intention d’en faire un projet de développement durable.

On ne sait plus comment justifier un projet érigé en dogme, sans même avoir étudié le besoin ni les impacts. Après Jean-François Gosselin qui en avait fait un «attrait touristique du patrimoine», c’est le bouquet! Ça prend du toupet pour oser prétendre à un projet de développement durable avec un lien routier qui aurait pour effet pernicieux de stimuler l’utilisation de l’automobile et d’encourager l’étalement urbain. Tout cela sans pour autant réduire la congestion routière, de l’avis unanime des experts.

Un objet publicitaire vantant le maire de Lévis (Québec). Pas de traces de l’acquisition de cet objet à la Ville !

Qui a fabriqué cet objet publicitaire? Combien a-t-il coûté?

Où sont les documents créés en raison de son acquisition?

Où est la facture présentée à la Ville par le fournisseur?

 

Lévis, le 29 novembre 2018

Honorable Gilles Lehouillier, maire de Lévis (Québec) et ancien membre de l’Assemblée nationale du Québec

Hôtel de Ville, Lévis (Québec)

Monsieur,

La ville de Lévis, sous votre administration, a fait payer aux contribuables un objet publicitaire montrant votre visage et ne portant que ces mots qui ne constituent nullement un message d’intérêt public : « Gilles Lehouillier un homme engagé dans son milieu ». J’ai soumis une demande d’accès aux documents relatifs à l’objet publicitaire; la réponse donnée ce mois-ci par votre employée Anne Bernier, avocate, assistante-greffière et responsable de l’accès aux documents, est la suivante :

« Ainsi, à la suite de l’information obtenue des différentes directions concernées, aucun document n’est détenu par notre service et visé par votre demande d’accès. »

Doit-on comprendre, Monsieur, que l’objet publicitaire n’existe pas, pour la Ville? Il y a pourtant des centaines de personnes, des milliers peut-être, qui l’ont vu lors du Festival de jazz de 2016 et peut-être ailleurs, dans d’autres contextes : une promenade en vélo avec vous, par exemple, ou une épluchette de blé d’Inde en votre compagnie. Le fabricant ou fournisseur de l’objet publicitaire vous a remis une facture, cela va de soi; où est cette facture? Vous l’avez réglée, la facture; des documents l’attestent; où sont ces documents? Le vent a-t-il emportée la facture et le reste, ou est-ce un geste de mauvaise humeur qui a causé leur perte? Où est la facture? Où sont les autres documents? La recherche effectuée a-t-elle été incomplète? Je suis sûr que vous désirez le savoir plus que moi. J’attends votre réponse.

N’oubliez pas ce passage de la Loi sur les cités et villes :  « Le maire exerce le droit de surveillance, d’investigation et de contrôle sur tous les départements et les fonctionnaires ou employés de la municipalité, à l’exception du vérificateur général, et voit spécialement à ce que les revenus de la municipalité soient perçus et dépensés suivant la loi, et à ce que les dispositions de la loi, les règlements et les ordonnances du conseil soient fidèlement et impartialement mis à exécution. » (Article 52, http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cs/C-19)

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles depuis 2013. Libre d’antécédents judiciaires.

Lévis (Qc). Documents disparus à l’Hôtel de Ville. Appel au vérificateur général.

Lévis, le 29 novembre 2018

Monsieur Yves Denis, vérificateur général

Ville de Lévis (Québec)

Monsieur,

La ville de Lévis, sous l’administration du maire actuel, M. Gilles Lehouillier, a fait payer aux contribuables un objet publicitaire montrant le visage du maire et ne portant que ces mots qui ne constituent nullement un message d’intérêt public : « Gilles Lehouillier un homme engagé dans son milieu ». J’ai soumis une demande d’accès aux documents de la Ville relatifs à l’objet publicitaire; la réponse donnée ce mois-ci par l’employée municipale Anne Bernier, avocate, assistante-greffière et responsable de l’accès aux documents, est la suivante :

« Ainsi, à la suite de l’information obtenue des différentes directions concernées, aucun document n’est détenu par notre service et visé par votre demande d’accès. »

Doit-on comprendre que l’objet publicitaire n’existe pas, pour la Ville? Il y a pourtant des centaines de personnes, peut-être des milliers, qui l’ont vu lors du Festival de jazz de 2016 et peut-être ailleurs, dans d’autres contextes : une promenade en vélo avec M. Lehouillier, maire, par exemple, ou une épluchette de blé d’Inde en compagnie de M. Lehouillier, maire. Le fabricant ou fournisseur a certainement remis une facture à la Ville; vous me comprendrez si je vous demande d’essayer de trouver cette facture. La facture a certainement été réglée; des documents l’attestent certainement; vous me comprendrez si je vous demande d’essayer de trouver ces documents? Le maire serait heureux de savoir où ils sont; les citoyennes et les citoyens de Lévis aussi.

Permettez-moi de bifurquer un peu, Monsieur Denis, pour dire quelques mots sur l’indépendance des vérificateurs généraux des villes au Québec.

La Loi sur les cités et villes prévoit ceci :

« Le conseil nomme par résolution les fonctionnaires et employés qu’il juge nécessaires à l’administration de la municipalité, et fixe leur traitement.

Un vote à la majorité absolue des voix des membres du conseil est requis pour que ce dernier puisse destituer, suspendre sans traitement ou réduire le traitement d’un fonctionnaire ou employé qui n’est pas un salarié au sens du Code du travail (chapitre C-27) et qui, depuis au moins six mois, occupe son poste ou a occupé, au sein de la municipalité, un poste dont le titulaire n’est pas un tel salarié. Toutefois, dans le cas du vérificateur général, un vote à la majorité des deux tiers des voix des membres est requis. » (Loi sur les cités et villes, article 71, http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cs/C-19)

Si je comprends bien le législateur, l’importance des ressources publiques confiées au bureau des vérificateurs généraux varie selon la Loi sur les cités et villes ainsi qu’en fonction des décisions des membres des conseils municipaux. Le conseil municipal qui décide de donner moins de ressources au vérificateur général de la Ville peut rendre plus difficile, voire beaucoup plus difficile la tâche de son important employé, et réduire l’efficacité du bureau de ce dernier (un subalterne du vérificateur général pourrait devoir être congédié, par exemple). Une diminution des ressources pourrait avoir aussi pour conséquence la baisse de la rémunération du vérificateur général. La Loi des cités et villes n’assurerait donc pas l’indépendance des vérificateurs généraux. C’est un gros problème; les vérificateurs généraux des villes se fendent-ils en quatre pour le régler?

La présente sera publiée au www.lepasseurdelacote.com, comme votre réponse.

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles depuis 2013. Libre d’antécédents judiciaires.

À Lévis (Québec), éloge de la charia, expulsion d’un bénévole du Tremplin. Qu’en pense un ancien membre musulman du conseil d’administration du Tremplin?

Lévis, le 28 novembre 2018

Madame Nawel Bahria, ancien membre du conseil d’administration du Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

Aux bons soins de Monsieur Guillaume Boivin, directeur du Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

Côte du Passage, Lévis (Québec)

Madame,

(Vous vous rappelez? Lors de notre dernière rencontre, je vous ai dit que je vous écrirais, que je publierais mon texte au www.lepasseurdelacote.com, que je demanderais à M. Guillaume Boivin, directeur du Tremplin, de vous transmettre mon texte. Il est fait, mon texte.)

Quand le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles a pris la décision d’organiser une Soirée publique « pour démystifier l’islam », en collaboration avec la Mosquée de Lévis, vous étiez membre du conseil d’administration du Tremplin. La Soirée a eu lieu le 18 mai 2017 dans une ancienne chapelle catholique; j’y suis allé en compagnie d’autres personnes. Après, j’ai reproché au Tremplin, vous le savez certainement, de n’avoir donné la parole, lors de la Soirée, qu’à deux musulmans, faisant ainsi de ladite Soirée une activité de propagande religieuse [l’islam est la meilleure religion et elle doit supplanter toutes les autres religions, dit le Coran (48,28; 3,19.85; 2,286…); l’imam et la québécoise convertie qui l’accompagnait auraient eu tort de se gêner…]. J’ai aussi fait savoir au Tremplin (à M. Guillaume Boivin, son directeur, et à M. Elhadji Mamadou Diarra, président de son conseil d’administration) que je n’ai pas apprécié entendre l’imam de Lévis (marchand à Québec), lors de ladite Soirée, déclarer son amour incommensurable pour la charia (loi islamique), la charia dont la Cour européenne des droits de l’homme a dit ceci :

« Les abondants travaux sur les rapports entre Charia (prise comme application de sa composante juridique, fiqh inclus) et droits de l’Homme concluent en général à l’incompatibilité entre les deux. La Cour européenne des droits de l’homme, dans un arrêt du 31 juillet 2001 Refah Partisi c. Turquie, fait observer l’incompatibilité du régime démocratique avec les règles de la charia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Charia).

la charia dont un musulman bien connu, professeur émérite à l’Université de Tunis, historien, penseur et islamologue, auteur d’une trentaine d’ouvrages, je parle de Mohamed Talbi (1921-2017), a dit ceci : « Il n’y a que le Coran qui m’oblige », écrivait-il dans Penseur libre en islam (Albin Michel, 2002). « Je ne crois qu’au Coran et pas à la charia », déclarait-il à Jeune Afrique en 2015. Le premier est l’œuvre de Dieu, la seconde n’est qu’une « production humaine » qui « n’a rien à voir avec l’islam » et dont les musulmans « doivent se délivrer », affirmait-il au Monde dès 2006. »

(Frédéric Bobin, Mohamed Talbi, l’éclaireur du Coran, Le Monde, 5 mai 2017 , https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/05/mohamed-talbi-l-eclaireur-du-coran_5123219_3212.html)

la charia dont on se défie : « Une défiance similaire est aussi perceptible également parmi les personnes et les intellectuels de culture musulmane elles-mêmes. Ainsi Michel Hîlal Renard, cofondateur de la revue Islam de France (la seule revue intellectuelle musulmane pluraliste de la décennie 90, aujourd’hui disparue), pointait-il l’impossible conciliation entre les lois de l’islam et celles de la République [3], et la sociologue Leïla Babès enseignante au sein de la Faculté catholique de Lille présentait la sharî’a comme étant fondée sur le rejet des valeurs occidentales [4]. « Tout le monde éprouve un malaise dès lors qu’il s’agit de la sharî’a [charia], écrivait à son tour, l’imam et jurisconsulte Tariq Oubrou [recteur de la mosquée de Bordeaux]. Les musulmans eux-mêmes sont gênés lorsqu’ils parlent de cet aspect normatif de l’islam. On accepterait bien un islam débarrassé de la sharî’a : un islam sécularisé, proposeront d’autres ! » [5].

(Je pourrais reproduire ici des milliers d’autres textes sur la charia.)

Êtes-vous heureuse, Madame Nawel, que le Tremplin ait organisé, avec la Mosquée de Lévis, une activité publique au cours de laquelle l’imam Karim Elabed a vanté la charia?

Seriez-vous heureuse qu’une charia soit mise en œuvre au Canada pour toute la population ou pour les adeptes de l’islam? Si une personne ou un groupe répond oui, je veux une charia! il est essentiel qu’elle ou il précise sans tarder aux Canadiennes et aux Canadiens ce qu’elle contiendrait, cette charia, en quoi elle consisterait?

Une autre question, Madame Nawel.

Le conseil d’administration du Tremplin, conseil toujours présidé par Elhadji Mamadou Diarra, m’a mis à la porte du Tremplin (peut-être avec l’accord du directeur et employé du Tremplin, M. Guillaume Boivin), il m’a mis à la porte d’une manière qui ignore les valeurs et les usages d’une société comme celle du Québec : avant de décider de m’expulser, les administrateurs du Tremplin ne m’ont pas informé qu’ils envisageaient de le faire, ils ne m’ont pas invité à présenter mon point de vue devant le conseil d’administration, ils ne m’ont pas donné la possibilité de m’adresser aux membres du Tremplin, il ne semble pas qu’ils aient fait connaître leur décision de m’expulser aux membres du Tremplin. (On ne procède probablement pas comme ça dans le pays musulman d’où vient M. Diarra, le Sénégal, qu’un homme de bien m’a fait connaître un peu dans ma jeunesse, M. Leopold Senghor, président de la République du Sénégal de 1960 à 1980, écrivain, premier Africain admis à l’Académie française.) M. Diarra m’a proposé d’aller le voir au Tremplin, entre quatre murs; je lui ai proposé que nous nous échangions quelques lettres qui auraient été publiées dans mon blogue (www.lepasseurdelacote.com) (le site web du Tremplin aurait pu les reproduire lui aussi). M. Diarra a rejeté ma proposition (tant pis pour la transparence!).

Madame Nawel, vous qui avez déjà été membre du conseil d’administration du Tremplin (aux côtés de M. Diarra), approuvez-vous la décision dudit conseil d’administration et de M. Diarra de me mettre à la porte du Tremplin? Trouvez-vous qu’ils avaient raison de m’expulser de la manière qu’ils l’ont fait? Dans votre pays d’origine, l’Algérie, est-il correct d’expulser un membre, un employé, un bénévole comme le conseil d’administration du Tremplin l’a fait avec moi? J’en doute, j’espère que la réponse est non. Me répondrez-vous?

Veuillez, Madame, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Est-ce que les musulmanes et les musulmans ont le droit de critiquer leur imam ou tout autre imam? Les musulmans et les musulmanes ont-ils l’habitude d’écrire la mention CONFIDENTIEL dans les lettres qu’ils écrivent? Vos réponses me permettront peut-être de comprendre le comportement de l’un de nos concitoyens.



Image tirée de la revue Jeune Afrique.

 

Pour Mohamed Talbi, « l’islam est compatible avec la démocratie, les musulmans doivent se délivrer de la charia, la liberté prime… »

(Florence Beaugé, Mohamed Talbi, libre penseur de l’islam, quotidien français Le Monde, 22 septembre 2006, https://www.lemonde.fr/europe/article/2006/09/22/mohamed-talbi-libre-penseur-de-l-islam_815801_3214.html)

 

Mohamed Talbi [1921-2017] était un historien, penseur et islamologue tunisien. Professeur émérite à l’université de Tunis, Mohamed Talbi a consacré une grande partie de sa vie au dialogue entre les religions et les cultures.

(https://www.franceculture.fr/emissions/questions-dislam/kalthoum-saafi-et-ghaleb-bencheikh-rendent-hommage-mohamed-talbi)

 

À Lévis (Québec), il est plus facile d’obtenir un rendez-vous avec l’archange Gabriel qu’avec son médecin du Centre médical Lévis-Lauzon

C’est Mahomet lui-même qui me l’a dit : « Il est plus facile d’obtenir un rendez-vous avec l’archange Gabriel qu’avec son médecin du Centre médical Lévis-Lauzon ».

 

Lévis, le 16 novembre 2018

Madame Anne-Édith Desrosiers, médecin

Centre médical Lévis-Lauzon

6750, boul. Guillaume-Couture, bureau 301, Lévis (Québec), G6V 9H4

 

Madame,

8 novembre 2018, vers 10h; je téléphone à votre clinique, le Centre médical Lévis-Lauzon, pour prendre rendez-vous avec mon « médecin de famille », Mme Anne-Edith Desrosiers. Une employée me répond; elle me demande de rappeler le 13 novembre pour essayer d’obtenir un rendez-vous le 20 novembre, parce qu’elle sait, je suppose, que Mme Desrosiers travaillera ce jour-là et que son carnet de rendez-vous, pour ce jour-là, n’est pas encore rempli.

Permettez-moi de suggérer aux médecins de votre Centre d’utiliser une procédure de prise de rendez-vous plus simple, qui leur permettrait de mieux servir leurs clients, je dirais même que cette procédure serait plus respectueuse des clients.

Donc, le 8 novembre, j’ai parlé à l’une des employées du Centre. Au lieu de m’informer qu’il lui était impossible de me fixer un rendez-vous ce jour-là, le 8 novembre, et de me dire comment faire pour pouvoir consulter mon médecin, elle aurait pu, me semble-t-il, me fixer un rendez-vous sur-le-champ : elle ouvre (c’est rapide) le carnet de rendez-vous informatisé de Mme Desrosiers, à la date du 20 novembre; elle voit (rapidement) à quelle heure Mme Desrosiers pourrait me recevoir le 20 novembre, puis elle me dit : j’ai une place à 15 h, disons; j’accepte cette heure, l’employée enfonce quelques touches de son clavier (ça ne prend pas de temps), l’opération est terminée, elle a été faite promptement.

La procédure qu’utilise actuellement le Centre médical Lévis-Lauzon oblige les clients à participer à une course très désagréable qui consiste à appeler le Centre le plus tôt possible pour essayer d’obtenir un rendez-vous avec leur médecin. Dans mon cas, le 13 novembre, il aurait fallu que je me lève avant 6 h parce que c’est à compter de 6 h que j’aurais pu commencer à tenter d’essayer d’obtenir le rendez-vous désiré. À compter de 6 heures si…

À compter de 6 heures si je possède l’appareil requis pour accéder à la centrale de rendez-vous en ligne du Centre. Faute d’avoir l’appareil approprié, les clients doivent attendre que sonne 8 h 30 pour communiquer par téléphone avec le Centre; ils sont grandement désavantagés par rapport aux clients en mesure de commencer à tenter leur chance dès 6 h, soit deux heures et demi plus tôt. N’est-ce pas inacceptable, Madame? On peut s’étonner qu’aucun des dix-neuf médecins de la clinique ne se soit rendu compte que la procédure de prise de rendez-vous de leur Centre est inacceptable.

On la trouve encore plus inacceptable après avoir appris, grâce au Journal de Québec (édition du 31 octobre 2018), que :

À la Clinique médicale des Promenades (Beauport), l’inscription pour un rendez-vous le lendemain se fait à 17 h (« 90 lignes s’ouvrent à 17 h pour couvrir l’ensemble des rendez-vous du lendemain »).

Au Centre médical Le Mesnil (Québec), on peut s’inscrire entre 22 h et 23 h pour le lendemain et à partir de 9 h le jour même.

À MaClinique Lebourgneuf (Québec), on se présente à la clinique, où une infirmière effectue le triage.

À la Clinique médicale Saint-Louis (Québec), on peut commencer à s’inscrire à compter de 20 h la veille ou au www.cliniquestlouis.com; on peut aussi se présenter directement à la clinique dans la journée.

J’espère qu’il sera plus simple de prendre rendez-vous avec un médecin du Centre médical Lévis-Lauzon, bientôt.

Veuillez, Madame, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

Je publierai la présente et votre réponse (si vous me répondez) au www.lepasseurdelacote.com.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. 1. Dans son site web, le Centre médical Lévis-Lauzon transmet cette information : « L’historique des rendez-vous vous permet d’avoir une vue d’ensemble sur votre dossier médical et la fréquence de vos visites ». Je pensais trouver mon historique dans le site web du Centre; je ne l’ai pas vu; aurait-il dû y être? –

P.-S. 2. Que signifie la présence, dans le site web du Centre, de la phrase suivante : « Malheureusement, il n’y a aucune disponibilité dans l’horaire de votre médecin de famille après le 8 mai 2018. » (8 mai 2018 est bien la date écrite dans la phrase, dans le site web du Centre consulté le 15 novembre 2018.)

La première Fête de la Diversité à Lévis (Québec), 21-10-2018

 

 

Lévis, le 22 octobre 2018

Différences culturelles : parlons aussi des idées et des valeurs inadmissibles de l’Autre

Le 21 octobre 2018 la Ville de Lévis a présenté sa Fête annuelle de la diversité culturelle, « un grand événement populaire annuel, dit-elle avec Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, visant à échanger et à mettre en lumière l’apport exceptionnel des personnes immigrantes à notre communauté ». Le 16 octobre 2018 le journal Le Devoir a publié Éloge des différences. Bon nombre des personnes qui crient Vive les différences! n’ignorent pas que les valeurs et les idées ne sont pas toutes admissibles; mais les entend-on s’inquiéter publiquement des valeurs ou des idées d’un groupe (des adeptes d’une religion, par exemple) qui s’opposent aux idées ou valeurs de la majorité de leurs concitoyens, quand les entend-on condamner les idées ou valeurs qui sont contraires aux lois du pays, qui ne respectent pas les droits humains et les libertés fondamentales, ou qui violent la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle, selon laquelle LA DÉFENSE DE LA DIVERSITÉ CULTURELLE « IMPLIQUE L’ENGAGEMENT DE RESPECTER LES DROITS DE L’HOMME ET LES LIBERTÉS FONDAMENTALES » (article 4). On ne dit rien de ces idées et valeurs insoutenables dans l’article Éloge des différences, qui mentionne toutefois qu’il y a au Québec des « Mouvances d’extrême droite anti-migratoires », qu’il y a eu au Canada des « criminels internats de l’assimilation forcée des autochtones », que « l’intégration à l’emploi des nouveaux arrivants » au Québec est un échec… Au Canada, l’Autre serait-il irréprochable? Au Canada, n’y a-t-il que les citoyens appartenant aux familles des nations Algonquiennes et Iroquoises ou à des familles très anciennes originaires de France, d’Angleterre, d’Irlande, d’Allemagne, qui prêtent à la critique?

Roger Martel, citoyen de Lévis d’accord avec cette affirmation de la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle : «  La défense de la diversité culturelle est un impératif éthique, inséparable du respect de la dignité de la personne humaine ».

 

 

 

 

 

 

 

Lévisiennes originaires de la Kabylie (Algérie)