La première Fête de la Diversité à Lévis (Québec), 21-10-2018

 

 

Lévis, le 22 octobre 2018

Différences culturelles : parlons aussi des idées et des valeurs inadmissibles de l’Autre

Le 21 octobre 2018 la Ville de Lévis a présenté sa Fête annuelle de la diversité culturelle, « un grand événement populaire annuel, dit-elle avec Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, visant à échanger et à mettre en lumière l’apport exceptionnel des personnes immigrantes à notre communauté ». Le 16 octobre 2018 le journal Le Devoir a publié Éloge des différences. Bon nombre des personnes qui crient Vive les différences! n’ignorent pas que les valeurs et les idées ne sont pas toutes admissibles; mais les entend-on s’inquiéter publiquement des valeurs ou des idées d’un groupe (des adeptes d’une religion, par exemple) qui s’opposent aux idées ou valeurs de la majorité de leurs concitoyens, quand les entend-on condamner les idées ou valeurs qui sont contraires aux lois du pays, qui ne respectent pas les droits humains et les libertés fondamentales, ou qui violent la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle, selon laquelle LA DÉFENSE DE LA DIVERSITÉ CULTURELLE « IMPLIQUE L’ENGAGEMENT DE RESPECTER LES DROITS DE L’HOMME ET LES LIBERTÉS FONDAMENTALES » (article 4). On ne dit rien de ces idées et valeurs insoutenables dans l’article Éloge des différences, qui mentionne toutefois qu’il y a au Québec des « Mouvances d’extrême droite anti-migratoires », qu’il y a eu au Canada des « criminels internats de l’assimilation forcée des autochtones », que « l’intégration à l’emploi des nouveaux arrivants » au Québec est un échec… Au Canada, l’Autre serait-il irréprochable? Au Canada, n’y a-t-il que les citoyens appartenant aux familles des nations Algonquiennes et Iroquoises ou à des familles très anciennes originaires de France, d’Angleterre, d’Irlande, d’Allemagne, qui prêtent à la critique?

Roger Martel, citoyen de Lévis d’accord avec cette affirmation de la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle : «  La défense de la diversité culturelle est un impératif éthique, inséparable du respect de la dignité de la personne humaine ».

 

 

 

 

 

 

 

Lévisiennes originaires de la Kabylie (Algérie)

 

 

 

 

 

Un objet publicitaire consacré au maire de Lévis et payé par les contribuables de Lévis

Lévis, le 21 octobre 2018

Ville de Lévis

Direction du greffe

Me Marlyne Turgeon

Courriel : levis@ville.levis.qc.ca

Madame,

Je vous demanderais de bien vouloir m’envoyer ou me donner autrement la possibilité de consulter les documents sur lesquels les élus et le personnel de la Ville de Lévis se sont basés pour que soit prise la décision de permettre l’utilisation de fonds de la Ville de Lévis pour régler la ou les factures concernant l’objet publicitaire qui a été fabriqué pour la Ville de Lévis et dont la photo se trouve ci-dessous.

 

 

Veuillez, Madame, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen et contribuable de Lévis

Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, organisme subventionné par la Ville de Lévis

Lévis, le 21 octobre 2018

Ville de Lévis

Direction du greffe

Me Marlyne Turgeon

Courriel : levis@ville.levis.qc.ca

Madame,

Je vous demanderais de bien vouloir m’envoyer ou me donner autrement la possibilité de consulter les documents que les élus et le personnel de la Ville de Lévis ont pu examiner dans le passé pour déterminer s’il serait correct et acceptable que la Ville de Lévis subventionne l’organisme Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, et ce, depuis que la Ville de Lévis subventionne cet organisme.

Veuillez, Madame, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen et contribuable de Lévis

 

Le Mouvement Desjardins, partenaire financier du Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, et ses employés. Plus la charia.

Lévis, le 4 octobre 2018

La présente et la réponse du destinataire seront publiées au www.lepasseurdelacote.com

Monsieur Guy Cormier, président et chef de la direction

Entreprise Mouvement Desjardins, Lévis (Québec)

Monsieur,

Le Mouvement Desjardins donne de l’argent au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles. Savez-vous ce que le Tremplin fait de cet argent?

Récemment, après avoir constaté que les États financiers du Tremplin ne figuraient ni dans les derniers Rapports annuels de l’organisme ni dans son site web, j’ai demandé par écrit au Tremplin de me transmettre les trois ou quatre derniers Rapports (j’ai formulé ma demande à deux reprises); le directeur du Tremplin, M. Guillaume Boivin, et le président du conseil d’administration du Tremplin, M. Elhadji Mamadou Diarra, ont ignoré mes demandes, ils ne m’ont pas répondu. Je leur avais écrit à titre de contribuable de Lévis : la Ville de Lévis donne elle aussi de l’argent au Tremplin, comme le font par exemple Centraide, le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration du Canada, le ministère québécois de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (comme vous voyez, Monsieur Cormier, une partie l’argent que reçoit le Tremplin provient de vos poches de contribuable canadien, de votre porte-monnaie de contribuable québécois, de votre bourse de contribuable de Lévis si vous possédez une propriété à Lévis et peut-être même de votre aumônière si vous fréquentez l’église de la paroisse Saint-Joseph-de-Lévis).

Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles a-t-il fait connaître ses États financiers à l’entreprise Mouvement Desjardins, chaque année, depuis que cette dernière est l’un de ses partenaires financiers? Le Mouvement Desjardins devrait insister auprès du Tremplin pour qu’il rende accessible ses États financiers dans son site web et dans les autres outils qu’il utilise dans le web, et pour qu’il les publie dans ses rapports annuels.

Que fait le Tremplin de l’argent que ses partenaires financiers lui donnent? Pour démontrer qu’il n’emploie pas toujours cet argent d’une manière acceptable, je reproduis ici le courriel que j’ai envoyé le 16 août 2018 à M. Elhadji Mamadou Diarra, président du conseil d’administration du Tremplin, et à M. Guillaume Boivin, directeur du Tremplin (ils ne m’ont pas répondu) :

Lévis, le 16 août 2018

Messieurs,

Une activité appelée « Vivre ensemble : Soirée d’échange avec la communauté musulmane » a été organisée et offerte aux gens de Lévis [le 18 mai 2017] par Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles et la Mosquée de Lévis. Au cours de cette soirée, un marchand et imam, M. Karim Elabed, a vanté la charia. Or :

a) La charia est incompatible avec les droits de l’homme, écrit le Centre européen pour le droit et la justice, qui est titulaire du statut consultatif spécial auprès des Nations Unies / Conseil économique et social : « La charia est-elle compatible avec les droits de l’homme ? C’est une question concrète qui se pose de plus en plus en Europe […] et à laquelle l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a décidé de chercher à répondre. En effet, au sein de la grande Europe, il est des territoires où la charia (ou « loi islamique ») est appliquée. Cela pose un problème au regard des droits de l’homme dans la mesure où ces États sont parties à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et en même temps appliquent ou respectent une justice islamique contraire à la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) et à la CEDH [Convention européenne des droits de l’homme]». (Source : https://eclj.org/religious-freedom/pace/la-charia-est-elle-compatible-avec-les-droits-de-lhomme-?lng=fr)

b) « En matière pénale, les peines cruelles, inhumaines et dégradantes sont autorisées par la charia [c’est la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme du Conseil de l’Europe qui l’affirme], comme par exemple la lapidation à mort, la mort par décapitation ou pendaison, l’amputation d’un membre, la flagellation [la liste n’est pas complète]. De plus, l’apostasie [renonciation publique à une religion] de l’islam a pour effet d’une part, la mort civile de l’apostat ayant pour effet d’ouvrir sa succession, et d’autre part, sa mise à mort, s’il ne se rétracte pas. Enfin, les non-musulmans ne se voient pas reconnaître les mêmes droits que les musulmans en matière civile et pénale, ce qui constitue une discrimination fondée sur la religion, au sens de l’article 14 de la Convention » [Convention européenne des droits de l’homme]. (Source : http://www.assembly.coe.int/Committee/JUR/fjdoc282016.pdf)

Les gens du Québec apprécieraient, Monsieur Diarra, Monsieur Boivin, que vous leur expliquiez pourquoi Le Tremplin et la Mosquée de Lévis ont tenté de leur faire enfourcher l’idée que la charia est désirable. N’oubliez pas que vous avez des comptes à rendre à ceux qui vous donnent de l’argent : Ville de Lévis, Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’inclusion, Mouvement Desjardins, Centraide, etc.

Je publierai la présente au www.lepasseurdelacote.com.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Au cours de l’activité « Vivre ensemble » seuls deux musulmans se sont adressés au public. Pour éviter d’être soupçonné d’avoir fait de la propagande en faveur de l’islam, le Tremplin pourrait donner la parole à des universitaires rigoureux ferrés sur les religions, sur l’islam, que pourrait accompagner, pourquoi pas? une personne comme Mme Louise Arbour, autrefois juge à la Cour suprême du Canada et Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme; ces personnes instruiraient des Lévisiennes et des Lévisiens sur les droits fondamentaux des êtres humains, sur le droit islamique. En 2008, Mme Arbour a déclaré que la Charte arabe des droits fondamentaux était « incompatible avec les normes internationales » (source : https://news.un.org/fr/story/2008/01/124852-hcdh-la-charte-arabe-des-droits-fondamentaux-incompatible-avec-les-normes#.V8A9SWX89Gg); il serait intéressant de l’écouter.

Le 17 août 2017, j’ai transmis le courriel suivant à l’imam de Lévis, M. Karim Elabed (M. Elabed ne m’a pas répondu) :

Lévis, le 17 août 2018

Monsieur,

Vous trouverez ci-dessous la lettre que j’ai envoyée le 16 août 2018 au président du conseil d’administration du Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles (Lévis) et au directeur dudit Tremplin.

Auriez-vous la bonté de me dire si vous êtes d’accord avec les affirmations suivantes que contient la lettre mentionnée ci-dessus:

1) La charia est incompatible avec les droits de l’homme;

2) En matière pénale, les peines cruelles, inhumaines et dégradantes sont autorisées par la charia.

Pourriez-vous me dire également pourquoi les Québécoises et les Québécois devraient se réjouir que vous leur ayez présenté la charia sous un très beau jour?

Je serais heureux de vous donner la parole au www.lepasseurdelacote.com, où paraîtra la présente.

Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Vous n’avez pas répondu aux messages que je vous ai envoyés dans le passé. Un oubli, certainement.

DES ORGANISATIONS ET DES PERSONNES D’ORIGINES DIVERSES CRITIQUENT LA CHARIA, LA REMETTENT EN CAUSE. Exemples :

1

Arrêt du 31 juillet 2001 de la Cour européenne des Droits de l’Homme concernant l’affaire Refah Partisi c. Turquie [archive]), cité au https://fr.wikipedia.org/wiki/Charia

« Les abondants travaux sur les rapports entre Charia (prise comme application de sa composante juridique, fiqh inclus) et droits de l’Homme concluent en général à l’incompatibilité entre les deux. La Cour européenne des droits de l’homme, dans un arrêt du 31 juillet 2001 Refah Partisi c. Turquie, fait observer l’incompatibilité du régime démocratique avec les règles de la charia.

« À l’instar de la Cour constitutionnelle, la Cour reconnaît que la charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques. La Cour relève que, lues conjointement, les déclarations en question qui contiennent des références explicites à l’instauration de la charia sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention, comprise comme un tout. Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’Homme, et de soutenir un régime fondé sur la charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique, et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses. »

2

En 2003, M. Khémaïs Chammari, ancien vice-président et chargé de mission de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme, membre honoraire du Réseau Euro Med des droits de l’homme (REMDH), co-fondateur de la Fondation Euro Med de soutien aux défenseurs des droits de l’homme (FEMDH), Prix International de la Commission Consultative Française des droits de l’Homme (1990), Prix International des droits de l’Homme de la ville de Nuremberg (Allemagne, 1997), a écrit ceci :

« Un grand nombre de pays où l’Islam est démographiquement majoritaire ont […] fini par signer et par ratifier un bon nombre d’instruments juridiques internationaux en émettant des réserves fondées sur la Charia. Ces réserves sont destinées, comme nous le constatons quotidiennement, à vider de leur contenu ces instruments pour la protection des principes d’égalité et de non discrimination. Mais il y a plus préoccupant. Le 5 août 1990, la 49ème conférence islamique des ministres des affaires étrangères a adopté au Caire une « Déclaration des droits de l’Homme en Islam » dont l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) qui regroupe 47 pays a fait un thème majeur de sa stratégie d’intervention au sein des instances internationales de promotion et de protection des droits de l’Homme. Il s’agit d’un texte proprement ahurissant. […] La lecture de cette déclaration suffit pour comprendre à quel point c’est tout l’édifice des instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’Homme qui peut être remis en cause par la référence à une telle déclaration. Tout ceci, bien sûr, au nom d’un particularisme culturel et cultuel détourné de son objet. »

Source : https://www.fidh.org/fr/plaidoyer-international/nations-unies/archives-un/Diversite-Culturelle/LES-DROITS-DE-L-HOMME-ET-LA – La FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme) est une ONG internationale de défense des droits humains. Elle regroupe 184 organisations nationales de défense des droits humains dans 112 pays. Depuis 1922, la FIDH est engagée dans la défense de tous les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels tels que définis dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme. (https://www.fidh.org/fr/qui-sommes-nous/le-mouvement-mondial-des-droits-humains/)

3

Un imam Français déclare : « Si vous êtes pour la charia, partez ! »

[La Libre Belgique (quotidien belge), http://www.lalibre.be/actu/international/imam-de-drancy-si-vous-etes-pour-la-charia-partez-51b8fdbde4b0de6db9cac59e, 7 juin 2013]

Hassem Chalghoumi, imam de la mosquée de Drancy, en banlieue de Paris, est « connu pour son hostilité à l’intégrisme et sa volonté d’apaiser les tensions entre musulmans et Juifs » (revue Le Monde des religions, 20-06-2012, http://www.lemondedesreligions.fr/actualite/des-musulmans-appellent-a-la-demission-de-hassen-chalghoumi-20-06-2012-2548_118.php. – Entretien à France 24 : https://www.france24.com/fr/20100914-drancy-mosquee-imam-freres-musulmans-france

4

François Jourdan, prêtre eudiste, islamologue, docteur en théologie, en histoire des religions et en anthropologie religieuse, a déclaré ceci en 2016 :

« On entretient la confusion qui arrange tout le monde: les musulmans et les non-musulmans. C’est du pacifisme: on masque les réalités de nos différences qui sont bien plus conséquentes que ce qu’on n’ose en dire, et tout cela par peur de nos différences. On croit à bon compte que nous sommes proches et que donc on peut vivre en paix, alors qu’en fait on n’a pas besoin d’avoir des choses en commun pour être en dialogue. Ce forcing est l’expression inavouée d’une peur de l’inconnu de l’autre (et du retard inavoué de connaissance que nous avons de lui et de son chemin). Par exemple, la liberté religieuse, droit de l’homme fondamental, devra remettre en cause la charia (organisation islamique de la vie, notamment en société). Il va bien falloir en parler un jour entre nous. On en a peur: ce n’est pas «politiquement correct». Donc ça risque de se résoudre par le rapport de force démographique… et la violence future dans la société française. Bien sûr on n’est plus dans cette période ancienne, mais la charia est coranique, et l’islam doit supplanter toutes les autres religions (Coran 48,28; 3,19.85; et 2,286 récité dans les jardins du Vatican devant le Pape François et Shimon Pérès en juin 2014). D’ailleurs Boumédienne, Kadhafi, et Erdogan l’ont déclaré sans ambages.

(François Jourdan, Le Figaro, 22/01/2016, http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2016/01/22/31004-20160122ARTFIG00344-islam-et-christianisme-les-impasses-du-dialogue-interreligieux.php) – Le père François Jourdan a enseigné la mystique islamique à l’Institut Pontifical d’Études Arabes et islamiques de Rome (1994-1998), et l’islamologie pendant 15 ans à l’Institut Catholique de Paris, et 10 ans à l’École Cathédrale. Il a été délégué du diocèse de Paris pour les relations avec l’islam (1998-2008).

5

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charia

Quelques pays appliquant la charia ont refusé de ratifier le pacte international relatif aux droits civils et politiques ou ne l’ont signé qu’avec des réserves 59,60,61,62, notamment concernant les articles 18 prévoyant la liberté de changer de religion et 23 posant le principe de l’égalité entre époux 63,64. Toutefois, même les États arabo-musulmans ayant adhéré à la Charte des droits de l’homme et au pacte international sans réserves privant ceux-ci de leur substance éprouvent des difficultés à retranscrire ces principes dans leur système juridique, en raison de la prégnance plus ou moins grande de la Charia dans leurs sources de droit 63,60. Pour les mêmes raisons, très peu d’entre eux ont adhéré à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes 63.

59 (en) Lorenz Langer, Religious Offence and Human Rights: The Implications of Defamation of Religions, Cambridge University Press, 2014 (lire en ligne [archive]), p. 365

60 a et b (en) Nisrine Abiad, Sharia, Muslim States and International Human Rights Treaty Obligations: A Comparative Study, BIICL, 2008 (lire en ligne [archive]), p. 66

61 (en) Ioana Cismas, Religious Actors and International Law, Oxford University Press, 2014 (lire en ligne [archive]), p. 266

62 Concernant les pays appliquant la Charia, de nombreuses objections ont été émises contre les réserves faites sur l’article 18 relatif à la Droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, ainsi qu’à la liberté de manifester sa religion. – Une liste détaillée de ces réserves et objections est présentée sur « Nations Unies Collection des Traités » [archive] (consulté le 24 janvier 2015)Nations unies – Collection des traités [archive]

63 a, b et c Jahel 2012, p. 39, 41

64 (en) Peri Bearman et Rudolph Peters, The Ashgate Research Companion to Islamic Law, Ashgate Publishing, 2014 (lire en ligne [archive]), p. 284

6

Mme Fatima Houda-Pepin, députée, Assemblée nationale du Québec, Journal des débats, http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/assemblee-nationale/37-1/journal-debats/20050526/2773.html, jeudi 26 mai 2005 – Vol. 38 N° 156

« … la Charte canadienne stipule clairement que «la loi ne fait acception de personne et s’applique également à tous, et tous ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi». […] L’implantation des tribunaux dits islamiques au Canada n’est pas une affaire de liberté religieuse ni d’accommodement raisonnable. Les musulmans sont des citoyens à part entière, qui jouissent des mêmes droits et des mêmes obligations que l’ensemble des Canadiens. Ils ont le loisir de bâtir leurs mosquées et gérer leurs écoles musulmanes, dont certaines sont financées à même les fonds publics. […] Peut-on justifier l’application de la charia au Canada quand, dans les pays musulmans, les groupes de la société civile réclament son abrogation pour en finir avec la discrimination faite aux femmes? Réclamer l’application de la charia au Canada est un véritable coup de force qui vise à saper l’une des assises fondamentales de notre démocratie: notre système de justice. Elle divise et fragilise une communauté musulmane déjà durement éprouvée par les aléas de l’actualité internationale. »

Autre voix entendue à l’Assemblée nationale de Québec : « … nous ne devrions pas revenir en arrière en appliquant la charia ». (Sylvie Roy, députée, Journal des débats, http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-

parlementaires/assemblee-nationale/37-1/journal-debats/20050526/2773.html, jeudi 26 mai 2005 – Vol. 38 N° 156)

MOTION ADOPTÉE PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC

« Mme Houda-Pepin: Merci, M. le Président. M. le Président, je sollicite le consentement de cette Assemblée pour débattre d’une motion présentée conjointement avec mes collègues les députées de Terrebonne et de Lotbinière. Elle se lit comme suit:

«Que l’Assemblée nationale du Québec s’oppose à l’implantation des tribunaux dits islamiques au Québec et au Canada.»

La motion a été adoptée par l’Assemblée nationale de Québec le 26 mai 2005.

(Journal des débats, http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/assemblee-nationale/37-1/journal-debats/20050526/2773.html, 26 mai 2005 – Vol. 38 N° 156)

7

Dans un livre de 2011, Sami Aoun, originaire du Liban, professeur à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke, auteur entre autres des livres Aujourd’hui l’Islam Fractures, intégrisme et modernité et L’islam entre tradition et modernité, écrit ceci :

« En ce qui concerne l’islam, les divergences entre ses groupes et courants peuvent atteindre le degré de la violence sectaire. Le cas le plus illustre est celui de l’Irak où, sur la toile du chaos, se dessine le conflit religieux entre sunnites et chiites [deux branches de l’islam]. L’histoire de la rancune y devient plus présente et est exacerbée par l’idéologisation du religieux. En outre les conflits entre l’interprétation de la charia et les droits de l’homme sont multiples. La charia n’a pas permis d’abolir carrément et expressément l’esclavage, même si ses règles font de la libération d’un esclave converti un acte méritoire et récompensé. Les châtiments corporels (hudûd) vont à l’encontre des droits de l’homme, mais sont prescrits explicitement par la charia. Peu de pays – l’Arabie saoudite et l’Afghanistan sous les talibans en font partie – les considère dans leur règle de droit puisqu’ils ne correspondent plus à la morale de la majorité des musulmans d’aujourd’hui. Plus encore, en 2005, l’islamiste et islamologue Tariq Ramadan, dans un célèbre moratoire, a appelé à la suspension des châtiments corporels pour être plus « fidèle au message de l’islam à l’époque contemporaine » (https://tariqramadan.com/appel-international-a-un-moratoire-sur-les-chatiments-corporels-la-lapidation-et-la-peine-de-mort-dans-le-monde-musulman/).

« La liberté de culte est également problématique dans ce contexte. En effet, le verset coranique édictant qu’il n’y a point de contrainte dans la religion ne peut pas faire oublier d’autres prescriptions coraniques discriminantes envers ceux considérés comme apostats, tel : « Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’en faire un grand carnage. Et serrez les entraves des captifs que vous aurez faits. » (Coran 47 : 4). Il en va de même de la situation de la femme qui comprend la légitimité religieuse du port du voile. Ce dernier est sujet de débat jusqu’à aujourd’hui entre une mouvance majoritaire soucieuse de préserver le voile de la femme comme un ordre divin, et une autre, religieuse aussi, mais dissidente, qui le rejette expressément. La polygamie perçue comme une injustice par la Déclaration des droits de l’homme de 1948, reste une pratique sauvegardée par les dispositions de la charia et perpétuée par le droit interne des pays de l’espace musulman. La même perception s’applique à la procédure du divorce par l’homme et la demande du divorce par la femme, ainsi qu’à la question de l’héritage où la charia a institué un droit de la femme à hériter la moitié de la part du garçon.

« En conclusion, il faut noter que les sujets de controverse, aussi bien du côté chrétien que du côté musulman, constituent un blocage sérieux pour le dialogue islamo-chrétien, qui exige de respecter la liberté de conscience de l’interlocuteur. Ce dialogue est appelé à englober les droits de l’homme, seul garant du « vivre ensemble ».

Sami Aoun, Le Retour turbulent de Dieu. Politique, religion et laïcité, Médiaspaul, © 2011, p. 109-111



Monsieur Cormier, la présente communication ne devrait pas intéresser le Mouvement Desjardins seulement parce que ce dernier est un partenaire financier du Tremplin; le Mouvement Desjardins devrait aussi se sentir très concerné par le fait que, il n’y a pas longtemps,

trois des sept membres du conseil d’administration du Tremplin étaient des employés du Mouvement Desjardins : M. Elhadji Mamadou Diarra, Mme Nawel Bahria, M. Julien Crozet;

un des autres membres du conseil d’administration du Tremplin était un membre du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis; il s’agit de M. Normand Deschênes (fiscaliste et conseiller en gestion de risques, M. Deschênes est peut-être un ancien employé du Mouvement Desjardins).

Donc, quatre des sept membres du conseil d’administration du Tremplin, la majorité des membres du conseil d’administration du Tremplin étaient des employés du Mouvement Desjardins ou étaient liés au Mouvement Desjardins.

Les autres membres du conseil d’administration étaient Mme Sarah Martel (agente de recherche et de planification socioéconomique), Audrée Perron (avocate) et Louise Paquet (infirmière retraitée). Je ne sais pas si ces personnes avaient ou ont des liens avec le Mouvement Desjardins.

Il me faut ajouter ceci :

Je ne crois pas me tromper en disant que le conseil d’administration composé des personnes nommées ci-dessus (M. Elhadji Mamadou Diarra, Mme Nawel Bahria, M. Julien Crozet, M. Normand Deschênes, Mme Sarah Martel, Mme Audrée Perron, Mme Louise Paquet) est celui qui a approuvé la participation du Tremplin à l’organisation, avec la Mosquée de Lévis, de la Soirée d’échanges publique entre musulmans et non-musulmans qui a eu lieu au Patro de Lévis le 18 mai 2017 (selon une source, le Tremplin était l’organisateur principal de cette Soirée).

Au cours de la Soirée d’échanges, l’imam de la Mosquée de Lévis, M. Karim Elabed, a fait l’éloge de la Loi islamique, aussi appelée Charia. Deux ou trois personnes présentes dans l’auditoire ont protesté : le Canada, le Québec, sont des pays laïques, ont-ils dit à l’imam, il est impensable d’y appliquer une loi religieuse :

Érik Deschênes, Le Journal de Lévis, 19 mai 2017

Donc, Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles et la Mosquée de Lévis ont voulu, disent-ils, faire découvrir le « vrai » Islam aux Lévisiens; en mai 2017, pour atteindre cet objectif, ils ont invité les gens de Lévis à écouter deux musulmans : une personne originaire de l’étranger qui aurait été nommée imam après son arrivée au Québec, et une ancienne non-musulmane née au Québec et convertie à l’Islam (on ne sait pas quelles études théologiques ces deux personnes ont faites, si elles ont déjà fréquenté une vraie faculté de théologie).

Vouloir démystifier l’islam auprès de non-musulmans, vouloir éclairer des non-musulmans sur l’islam, vouloir faire découvrir l’Islam à des non-musulmans… Oui, mais comment? En demandant à deux musulmans de parler de l’Islam à ces non-musulmans? Vous, Monsieur Cormier, vous baseriez-vous seulement sur la parole de promoteurs pour déterminer si votre entreprise doit accepter de leur prêter de l’argent? Non, bien sûr. Un étudiant qui rédige un mémoire sur les relations tendues entre le bouddhisme et une autre religion en Inde peut-il se contenter d’interroger seulement des bouddhistes? Non, bien sûr. Au collège, à l’université, au travail, la rigueur s’impose; dans les organismes communautaires subventionnés par la ville ou Desjardins aussi! La Soirée d’échange de mai 2017 organisée par le Tremplin et la Mosquée de Lévis, c’était de la propagande religieuse!

Après la Soirée d’échange de mai 2017, j’ai suggéré au Tremplin de donner la possibilité, à des personnes plus impartiales qu’un imam et une musulmane qui adorent l’Islam et vénèrent le Coran, de renseigner les Lévisiennes et les Lévisiens sur l’Islam. À ma connaissance, ma suggestion n’a pas été retenue; portant, depuis mai 2017, le Tremplin aurait eu amplement le temps de faire entendre aux gens de Lévis des universitaires ferrés sur l’islam, et rigoureux et honnêtes.

La Soirée du 18 mai 2017 a eu lieu à l’époque où le conseil d’administration du Tremplin comptaient deux employés du Mouvement Desjardins, plus un membre du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis. Il est pertinent de signaler aussi qu’au moins deux des membres du conseil d’administration du Tremplin de l’époque étaient musulmans.

Elhadji Mamadou Diarra est-il un bon président de conseil d’administration? Ne répondez pas tout de suite, Monsieur Cormier.

Un bénévole du Tremplin a été expulsé parce qu’il a critiqué la Soirée d’échanges de mai 2017. Savez-vous quoi? Le bénévole a été expulsé sans qu’Elhadji Mamadou Diarra, Guillaume Boivin et le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles lui offrent la possibilité de donner sa version des faits devant les membres réunis en assemblée extraordinaire ou devant le conseil d’administration. Le bénévole a été bâillonné. (Aujourd’hui, le bénévole expulsé refuserait de donner sa version des faits devant le conseil d’administration seul; pourquoi? parce qu’il lui est impossible de faire confiance au conseil après ce qui s’est passé. Mais il dialoguerait volontiers, accompagné d’un spécialiste, avec les membres et les bénévoles du Tremplin.)

Monsieur Cormier, ne trouvez-vous pas scandaleux [est scandaleux, ce « qui paraît incompréhensible et qui, par conséquent, pose problème à la conscience, déroute la raison », lit-on au http://www.cnrtl.fr/lexicographie/scandale], ne trouvez-vous pas scandaleux que le Tremplin, le Conseil d’administration du Tremplin n’ait pas donné la possibilité au bénévole expulsé de s’adresser aux membres du Tremplin dans le cadre d’une assemblée générale extraordinaire, avant qu’il ne soit expulsé?

Monsieur Cormier, ne trouvez-vous pas scandaleux que le Conseil d’administration du Tremplin n’ait pas donné la possibilité au bénévole expulsé de s’adresser à lui dans le cadre d’une réunion ordinaire ou extraordinaire? Chez Desjardins, comment congédie-t-on un employé?

Que signifie, selon vous, Monsieur Cormier, le fait que le Tremplin, le président du conseil d’administration du Tremplin, M. Elhadji Mamadou Diarra, et le directeur du Tremplin, M. Guillaume Boivin, n’aient pas compris que c’était agir d’une manière non conforme à la justice de ne pas permettre au bénévole expulsé de présenter son point de vue, sa version des faits, au conseil d’administration du Tremplin, aux membres du Tremplin ou à la fois au conseil d’administration du Tremplin et aux membres du Tremplin? On agit ainsi dans les ou des pays où la charia est appliquée, mais pas au Canada!

Pour terminer, je vous invite à demander au Tremplin de vous faire parvenir tous ses États financiers, s’il ne l’a pas fait. À mon avis, il serait nécessaire aussi que vous rappeliez régulièrement à vos employés de se comporter impeccablement quand, en-dehors de leurs heures de travail, ils affichent qu’ils sont vos employés (vous pouvez aussi leur interdire de mentionner qu’ils sont à l’emploi du Mouvement Desjardins quand, par exemple, ils jouent le rôle de bénévole dans un organisme, que cet organisme touche ou non de l’argent public pris dans les poches des citoyens).

Vous connaissez les convenances qui régissent la vie en société; je ne doute pas que vous agirez en conséquence.

 

Le Tremplin, Rapport annuel 2017-2018

Site web du Tremplin consulté le 3 octobre 2018

Le conseil d’administration :

 Elhadji Mamadou Diarra, président – presidence@letremplinlevis.com 

Normand Deschênes, vice-président

Julien Crozet, trésorier

Louise Paquet, secrétaire

Marie-Josée Gagné, administratrice

Audrée Perron, administratrice

François Provost, administrateur

 

Je vous prie, Monsieur Cormier, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles depuis 2013. Libre d’antécédents judiciaires.

La Ville de Lévis doit cesser de subventionner un organisme qui collabore avec la Mosquée locale qui vante la CHARIA.

Message destiné au maire de Lévis (Québec), Monsieur Gilles Lehouillier,

ainsi qu’aux membres du conseil municipal. 

 

Monsieur Gilles Lehouillier, maire

Lévis (Québec)

Lévis, le 9 octobre 2018

La présente et la réponse du destinataire seront publiées au www.lepasseurdelacote.com

La Charia consacre l’inégalité entre hommes et femmes et, dans biens des cas, elle accorde des droits réduits aux enfants. Elle n’est appliquée dans aucun autre état d’Europe [l’exception est la Grèce qui permet son application, pour ses citoyens musulmans, dans la région de la Thrace], pas même dans les pays qui ont émergé après la dissolution de l’empire ottoman et qui ont des populations musulmanes compactes, y compris la Turquie, où la Charia est abolie depuis 1926. Aucun autre pays européen ne permet que la loi sacrée d’aucune confession se substitue à son droit laïque ni que le pouvoir judiciaire soit l’apanage d’un représentant de l’ordre religieux.

(Parlement européen, Questions parlementaires, 18 janvier 2010, E-0009/10, Question écrite posée par Michail Tremopoulos (Verts/ALE) à la Commission, http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+WQ+E-2010-0009+0+DOC+XML+V0//FR)

Monsieur Gilles Lehouillier, maire

Ville de Lévis (Québec)

Monsieur,

La Ville de Lévis donne de l’argent au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles. Sait-elle, savez-vous, Monsieur Lehouillier, ce que le Tremplin fait de cet argent?

Récemment, après avoir constaté que les États financiers du Tremplin ne figuraient ni dans les derniers Rapports annuels de l’organisme ni dans son site web, j’ai demandé par écrit au Tremplin de me transmettre les trois ou quatre derniers Rapports (j’ai formulé ma demande à deux reprises); le directeur du Tremplin, M. Guillaume Boivin, et le président du conseil d’administration du Tremplin, M. Elhadji Mamadou Diarra, ont ignoré mes demandes, ils ne m’ont pas répondu. Je leur avais écrit à titre de contribuable de Lévis (Centraide, le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration du Canada, le ministère québécois de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, l’entreprise Mouvement Desjardins , etc,, donnent eux aussi de l’argent au Tremplin; savent-ils ce que le Tremplin fait de leur argent?).

Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles a-t-il fait connaître ses États financiers à la Ville de Lévis, chaque année, depuis que cette dernière est l’un de ses partenaires financiers? La Ville de Lévis devrait insister auprès du Tremplin pour qu’il rende accessible ses États financiers dans son site web et dans les autres outils qu’il utilise dans le web, et pour qu’il les publie dans ses rapports annuels.

Que fait le Tremplin de l’argent que ses partenaires financiers lui donnent? Pour démontrer qu’il n’emploie pas toujours cet argent d’une manière acceptable, je reproduis ici le courriel que j’ai envoyé le 16 août 2018 à M. Elhadji Mamadou Diarra, président du conseil d’administration du Tremplin, et à M. Guillaume Boivin, directeur du Tremplin (ils ne m’ont pas répondu) :

Lévis, le 16 août 2018

Messieurs,

Une activité appelée « Vivre ensemble : Soirée d’échange avec la communauté musulmane » a été organisée et offerte aux gens de Lévis [le 18 mai 2017] par Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles et la Mosquée de Lévis. Au cours de cette soirée, un marchand et imam, M. Karim Elabed, a vanté la charia. Or :

 

a) LA CHARIA EST INCOMPATIBLE AVEC LES DROITS DE L’HOMME, ÉCRIT LE CENTRE EUROPÉEN POUR LE DROIT ET LA JUSTICE, QUI EST TITULAIRE DU STATUT CONSULTATIF SPÉCIAL AUPRÈS DES NATIONS UNIES / CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL : « La charia est-elle compatible avec les droits de l’homme ? C’est une question concrète qui se pose de plus en plus en Europe […] et à laquelle l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a décidé de chercher à répondre. En effet, au sein de la grande Europe, il est des territoires où la charia (ou « loi islamique ») est appliquée. Cela pose un problème au regard des droits de l’homme dans la mesure où ces États sont parties à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et en même temps appliquent ou respectent une JUSTICE ISLAMIQUE CONTRAIRE À LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME (DUDH) ET À LA CEDH [CONVENTION EUROPÉENNE DES DROITS DE L’HOMME]». (Source : https://eclj.org/religious-freedom/pace/la-charia-est-elle-compatible-avec-les-droits-de-lhomme-?lng=fr)

b) « EN MATIÈRE PÉNALE, LES PEINES CRUELLES, INHUMAINES ET DÉGRADANTES SONT AUTORISÉES PAR LA CHARIA [C’EST LA COMMISSION DES QUESTIONS JURIDIQUES ET DES DROITS DE L’HOMME DU CONSEIL DE L’EUROPE QUI L’AFFIRME], comme par exemple la lapidation à mort, la mort par décapitation ou pendaison, l’amputation d’un membre, la flagellation [la liste n’est pas complète]. De plus, l’apostasie [renonciation publique à une religion] de l’islam a pour effet d’une part, la mort civile de l’apostat ayant pour effet d’ouvrir sa succession, et d’autre part, sa mise à mort, s’il ne se rétracte pas. Enfin, les non-musulmans ne se voient pas reconnaître les mêmes droits que les musulmans en matière civile et pénale, ce qui constitue une discrimination fondée sur la religion, au sens de l’article 14 de la Convention » [Convention européenne des droits de l’homme]. (Source : http://www.assembly.coe.int/Committee/JUR/fjdoc282016.pdf)

Les gens du Québec apprécieraient, Monsieur Diarra, Monsieur Boivin, que vous leur expliquiez pourquoi Le Tremplin et la Mosquée de Lévis ont tenté de leur faire enfourcher l’idée que la charia est désirable. N’oubliez pas que vous avez des comptes à rendre à ceux qui vous donnent de l’argent : Ville de Lévis, Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’inclusion, Mouvement Desjardins, Centraide, etc.

Je publierai la présente au www.lepasseurdelacote.com.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Au cours de l’activité « Vivre ensemble » seuls deux musulmans se sont adressés au public. Pour éviter d’être soupçonné d’avoir fait de la propagande en faveur de l’islam, le Tremplin pourrait donner la parole à des universitaires rigoureux ferrés sur les religions, sur l’islam, que pourrait accompagner, pourquoi pas? une personne comme Mme Louise Arbour, autrefois juge à la Cour suprême du Canada et Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme; ces personnes instruiraient des Lévisiennes et des Lévisiens sur les droits fondamentaux des êtres humains, sur le droit islamique. En 2008, MME ARBOUR A DÉCLARÉ QUE LA CHARTE ARABE DES DROITS FONDAMENTAUX ÉTAIT « INCOMPATIBLE AVEC LES NORMES INTERNATIONALES » (source : https://news.un.org/fr/story/2008/01/124852-hcdh-la-charte-arabe-des-droits-fondamentaux-incompatible-avec-les-normes#.V8A9SWX89Gg); il serait intéressant de l’écouter.

 

Le 17 août 2017, j’ai transmis le courriel suivant à l’imam de Lévis, M. Karim Elabed (M. Elabed ne m’a pas répondu) :

Lévis, le 17 août 2018

Monsieur,

Vous trouverez ci-dessous la lettre que j’ai envoyée le 16 août 2018 au président du conseil d’administration du Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles (Lévis) et au directeur dudit Tremplin.

Auriez-vous la bonté de me dire si vous êtes d’accord avec les affirmations suivantes que contient la lettre mentionnée ci-dessus:

1) La charia est incompatible avec les droits de l’homme;

2) En matière pénale, les peines cruelles, inhumaines et dégradantes sont autorisées par la charia.

Pourriez-vous me dire également pourquoi les Québécoises et les Québécois devraient se réjouir que vous leur ayez présenté la charia sous un très beau jour?

Je serais heureux de vous donner la parole au www.lepasseurdelacote.com, où paraîtra la présente.

Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Vous n’avez pas répondu aux messages que je vous ai envoyés dans le passé. Un oubli, certainement.



DES ORGANISATIONS ET DES PERSONNES D’ORIGINES DIVERSES

CRITIQUENT LA CHARIA, LA REMETTENT EN CAUSE

1

Arrêt du 31 juillet 2001 de la Cour européenne des Droits de l’Homme concernant l’affaire Refah Partisi c. Turquie [archive]), cité au https://fr.wikipedia.org/wiki/Charia

« Les abondants travaux sur les rapports entre Charia (prise comme application de sa composante juridique, fiqh inclus) et droits de l’Homme concluent en général à l’incompatibilité entre les deux. La Cour européenne des droits de l’homme, dans un arrêt du 31 juillet 2001 Refah Partisi c. Turquie, fait observer l’incompatibilité du régime démocratique avec les règles de la charia.

« À l’instar de la Cour constitutionnelle, la Cour reconnaît que la charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques. La Cour relève que, lues conjointement, les déclarations en question qui contiennent des références explicites à l’instauration de la charia sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention, comprise comme un tout. Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’Homme, et de soutenir un régime fondé sur la charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique, et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses. »

2

En 2003, M. Khémaïs Chammari, ancien vice-président et chargé de mission de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme, membre honoraire du Réseau Euro Med des droits de l’homme (REMDH), co-fondateur de la Fondation Euro Med de soutien aux défenseurs des droits de l’homme (FEMDH), Prix International de la Commission Consultative Française des droits de l’Homme (1990), Prix International des droits de l’Homme de la ville de Nuremberg (Allemagne, 1997), a écrit ceci :

« Un grand nombre de pays où l’Islam est démographiquement majoritaire ont […] fini par signer et par ratifier un bon nombre d’instruments juridiques internationaux en émettant des réserves fondées sur la Charia. Ces réserves sont destinées, comme nous le constatons quotidiennement, à vider de leur contenu ces instruments pour la protection des principes d’égalité et de non discrimination. Mais il y a plus préoccupant. Le 5 août 1990, la 49ème conférence islamique des ministres des affaires étrangères a adopté au Caire une « Déclaration des droits de l’Homme en Islam » dont l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) qui regroupe 47 pays a fait un thème majeur de sa stratégie d’intervention au sein des instances internationales de promotion et de protection des droits de l’Homme. Il s’agit d’un texte proprement ahurissant. […] La lecture de cette déclaration suffit pour comprendre à quel point c’est tout l’édifice des instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’Homme qui peut être remis en cause par la référence à une telle déclaration. Tout ceci, bien sûr, au nom d’un particularisme culturel et cultuel détourné de son objet. »

Source : https://www.fidh.org/fr/plaidoyer-international/nations-unies/archives-un/Diversite-Culturelle/LES-DROITS-DE-L-HOMME-ET-LA – La FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme) est une ONG internationale de défense des droits humains. Elle regroupe 184 organisations nationales de défense des droits humains dans 112 pays. Depuis 1922, la FIDH est engagée dans la défense de tous les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels tels que définis dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme. (https://www.fidh.org/fr/qui-sommes-nous/le-mouvement-mondial-des-droits-humains/)

3

Un imam Français déclare : « Si vous êtes pour la charia, partez ! »

[La Libre Belgique (quotidien belge), http://www.lalibre.be/actu/international/imam-de-drancy-si-vous-etes-pour-la-charia-partez-51b8fdbde4b0de6db9cac59e, 7 juin 2013]

Hassem Chalghoumi, imam de la mosquée de Drancy, en banlieue de Paris, est « connu pour son hostilité à l’intégrisme et sa volonté d’apaiser les tensions entre musulmans et Juifs » (revue Le Monde des religions, 20-06-2012, http://www.lemondedesreligions.fr/actualite/des-musulmans-appellent-a-la-demission-de-hassen-chalghoumi-20-06-2012-2548_118.php. – Entretien à France 24 : https://www.france24.com/fr/20100914-drancy-mosquee-imam-freres-musulmans-france

4

François Jourdan, prêtre eudiste, islamologue, docteur en théologie, en histoire des religions et en anthropologie religieuse, a déclaré ceci en 2016 :

« On entretient la confusion qui arrange tout le monde: les musulmans et les non-musulmans. C’est du pacifisme: on masque les réalités de nos différences qui sont bien plus conséquentes que ce qu’on n’ose en dire, et tout cela par peur de nos différences. On croit à bon compte que nous sommes proches et que donc on peut vivre en paix, alors qu’en fait on n’a pas besoin d’avoir des choses en commun pour être en dialogue. Ce forcing est l’expression inavouée d’une peur de l’inconnu de l’autre (et du retard inavoué de connaissance que nous avons de lui et de son chemin). Par exemple, la liberté religieuse, droit de l’homme fondamental, devra remettre en cause la charia (organisation islamique de la vie, notamment en société). Il va bien falloir en parler un jour entre nous. On en a peur: ce n’est pas «politiquement correct». Donc ça risque de se résoudre par le rapport de force démographique… et la violence future dans la société française. Bien sûr on n’est plus dans cette période ancienne, mais la charia est coranique, et l’islam doit supplanter toutes les autres religions (Coran 48,28; 3,19.85; et 2,286 récité dans les jardins du Vatican devant le Pape François et Shimon Pérès en juin 2014). D’ailleurs Boumédienne, Kadhafi, et Erdogan l’ont déclaré sans ambages.

(François Jourdan, Le Figaro, 22/01/2016, http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2016/01/22/31004-20160122ARTFIG00344-islam-et-christianisme-les-impasses-du-dialogue-interreligieux.php) – Le père François Jourdan a enseigné la mystique islamique à l’Institut Pontifical d’Études Arabes et islamiques de Rome (1994-1998), et l’islamologie pendant 15 ans à l’Institut Catholique de Paris, et 10 ans à l’École Cathédrale. Il a été délégué du diocèse de Paris pour les relations avec l’islam (1998-2008).

5

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charia

Quelques pays appliquant la charia ont refusé de ratifier le pacte international relatif aux droits civils et politiques ou ne l’ont signé qu’avec des réserves 59,60,61,62, notamment concernant les articles 18 prévoyant la liberté de changer de religion et 23 posant le principe de l’égalité entre époux 63,64. Toutefois, même les États arabo-musulmans ayant adhéré à la Charte des droits de l’homme et au pacte international sans réserves privant ceux-ci de leur substance éprouvent des difficultés à retranscrire ces principes dans leur système juridique, en raison de la prégnance plus ou moins grande de la Charia dans leurs sources de droit 63,60. Pour les mêmes raisons, très peu d’entre eux ont adhéré à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes 63.

59 (en) Lorenz Langer, Religious Offence and Human Rights: The Implications of Defamation of Religions, Cambridge University Press, 2014 (lire en ligne [archive]), p. 365 – 60 a et b (en) Nisrine Abiad, Sharia, Muslim States and Interna-tional Human Rights Treaty Obligations: A Comparative Study, BIICL, 2008 (lire en ligne [archive]), p. 66

61 (en) Ioana Cismas, Religious Actors and International Law, Oxford University Press, 2014 (lire en ligne [archive]), p. 266

62 Concernant les pays appliquant la Charia, de nombreuses objections ont été émises contre les réserves faites sur l’article 18 relatif à la Droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, ainsi qu’à la liberté de manifester sa religion. – Une liste détaillée de ces réserves et objections est présentée sur « Nations Unies Collection des Traités » [archive] (consulté le 24 janvier 2015)Nations unies – Collection des traités [archive] – 63 a, b et c Jahel 2012, p. 39, 41 – 64 (en) Peri Bearman et Rudolph Peters, The Ashgate Research Companion to Islamic Law, Ashgate Publishing, 2014 (lire en ligne [archive]), p. 284

6

Mme Fatima Houda-Pepin, députée, Assemblée nationale du Québec, Journal des débats, http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/assemblee-nationale/37-1/journal-debats/20050526/2773.html, jeudi 26 mai 2005 – Vol. 38 N° 156

« … la Charte canadienne stipule clairement que «la loi ne fait acception de personne et s’applique également à tous, et tous ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi». […] L’implantation des tribunaux dits islamiques au Canada n’est pas une affaire de liberté religieuse ni d’accommodement raisonnable. Les musulmans sont des citoyens à part entière, qui jouissent des mêmes droits et des mêmes obligations que l’ensemble des Canadiens. Ils ont le loisir de bâtir leurs mosquées et gérer leurs écoles musulmanes, dont certaines sont financées à même les fonds publics. […] Peut-on justifier l’application de la charia au Canada quand, dans les pays musulmans, les groupes de la société civile réclament son abrogation pour en finir avec la discrimination faite aux femmes? Réclamer l’application de la charia au Canada est un véritable coup de force qui vise à saper l’une des assises fondamentales de notre démocratie: notre système de justice. Elle divise et fragilise une communauté musulmane déjà durement éprouvée par les aléas de l’actualité internationale. »

 

Autre voix entendue à l’Assemblée nationale de Québec : « … nous ne devrions pas revenir en arrière en appliquant la charia ». (Sylvie Roy, députée, Journal des débats, http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-

parlementaires/assemblee-nationale/37-1/journal-debats/20050526/2773.html, jeudi 26 mai 2005 – Vol. 38 N° 156)

MOTION ADOPTÉE PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC

« Mme Houda-Pepin: Merci, M. le Président. M. le Président, je sollicite le consentement de cette Assemblée pour débattre d’une motion présentée conjointement avec mes collègues les députées de Terrebonne et de Lotbinière. Elle se lit comme suit:

«Que l’Assemblée nationale du Québec s’oppose à l’implantation des tribunaux dits islamiques

au Québec et au Canada.»

 

La motion a été adoptée par l’Assemblée nationale de Québec le 26 mai 2005.

(Journal des débats, http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/assemblee-nationale/37-1/journal-debats/20050526/2773.html, 26 mai 2005 – Vol. 38 N° 156)

7

Dans un livre de 2011, Sami Aoun, originaire du Liban, professeur à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke, auteur entre autres des livres Aujourd’hui l’Islam Fractures, intégrisme et modernité et L’islam entre tradition et modernité, écrit ceci :

« En ce qui concerne l’islam, les divergences entre ses groupes et courants peuvent atteindre le degré de la violence sectaire. Le cas le plus illustre est celui de l’Irak où, sur la toile du chaos, se dessine le conflit religieux entre sunnites et chiites [deux branches de l’islam]. L’histoire de la rancune y devient plus présente et est exacerbée par l’idéologisation du religieux. En outre les conflits entre l’interprétation de la charia et les droits de l’homme sont multiples. La charia n’a pas permis d’abolir carrément et expressément l’esclavage, même si ses règles font de la libération d’un esclave converti un acte méritoire et récompensé. Les châtiments corporels (hudûd) vont à l’encontre des droits de l’homme, mais sont prescrits explicitement par la charia. Peu de pays – l’Arabie saoudite et l’Afghanistan sous les talibans en font partie – les considère dans leur règle de droit puisqu’ils ne correspondent plus à la morale de la majorité des musulmans d’aujourd’hui. Plus encore, en 2005, l’islamiste et islamologue Tariq Ramadan, dans un célèbre moratoire, a appelé à la suspension des châtiments corporels pour être plus « fidèle au message de l’islam à l’époque contemporaine » (https://tariqramadan.com/appel-international-a-un-moratoire-sur-les-chatiments-corporels-la-lapidation-et-la-peine-de-mort-dans-le-monde-musulman/).

« La liberté de culte est également problématique dans ce contexte. En effet, le verset coranique édictant qu’il n’y a point de contrainte dans la religion ne peut pas faire oublier d’autres prescriptions coraniques discriminantes envers ceux considérés comme apostats, tel : « Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’en faire un grand carnage. Et serrez les entraves des captifs que vous aurez faits. » (Coran 47 : 4). Il en va de même de la situation de la femme qui comprend la légitimité religieuse du port du voile. Ce dernier est sujet de débat jusqu’à aujourd’hui entre une mouvance majoritaire soucieuse de préserver le voile de la femme comme un ordre divin, et une autre, religieuse aussi, mais dissidente, qui le rejette expressément. La polygamie perçue comme une injustice par la Déclaration des droits de l’homme de 1948, reste une pratique sauvegardée par les dispositions de la charia et perpétuée par le droit interne des pays de l’espace musulman. La même perception s’applique à la procédure du divorce par l’homme et la demande du divorce par la femme, ainsi qu’à la question de l’héritage où la charia a institué un droit de la femme à hériter la moitié de la part du garçon.

« En conclusion, il faut noter que les sujets de controverse, aussi bien du côté chrétien que du côté musulman, constituent un blocage sérieux pour le dialogue islamo-chrétien, qui exige de respecter la liberté de conscience de l’interlocuteur. Ce dialogue est appelé à englober les droits de l’homme, seul garant du « vivre ensemble ».

Sami Aoun, Le Retour turbulent de Dieu. Politique, religion et laïcité, Médiaspaul, © 2011, p. 109-111



Au cours de la Soirée d’échanges, l’imam de la Mosquée de Lévis, M. Karim Elabed, a fait l’éloge de la Loi islamique, aussi appelée Charia. Deux ou trois personnes présentes dans l’auditoire ont protesté : le Canada, le Québec, sont des pays laïques, ont-ils dit à l’imam, il est impensable d’y appliquer une loi religieuse :

Érik Deschênes, Le Journal de Lévis, 19 mai 2017

 

Donc, Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles et la Mosquée de Lévis ont voulu, disent-ils, faire découvrir le « vrai » Islam aux Lévisiens; en mai 2017, pour atteindre cet objectif, ils ont invité les gens de Lévis à écouter deux musulmans : une personne originaire de l’étranger qui aurait été nommée imam après son arrivée au Québec, et une ancienne non-musulmane née au Québec et convertie à l’Islam (on ne sait pas quelles études théologiques ces deux personnes ont faites, si elles ont déjà fréquenté une vraie faculté de théologie).

Vouloir démystifier l’islam auprès de non-musulmans, vouloir éclairer des non-musulmans sur l’islam, vouloir faire découvrir l’Islam à des non-musulmans… Oui, mais comment? En demandant à deux musulmans de parler de l’Islam à ces non-musulmans? Vous, Monsieur Lehouillier, vous baseriez-vous seulement sur la parole de promoteurs pour déterminer si la Ville de Lévis doit accepter de les aider à réaliser un projet, de les subventionner, par exemple ? Non, bien sûr. Un étudiant qui rédige un mémoire sur les relations tendues entre le bouddhisme et une autre religion en Inde peut-il se contenter d’interroger seulement des bouddhistes? Non, bien sûr. Au collège, à l’université, au travail, la rigueur s’impose; dans les organismes communautaires subventionnés par la Ville de Lévis aussi! La Soirée d’échange de mai 2017 organisée par le Tremplin et la Mosquée de Lévis, c’était de la propagande religieuse!

Après la Soirée d’échange de mai 2017, j’ai suggéré au Tremplin de donner la possibilité, à des personnes plus impartiales qu’un imam et une musulmane qui adorent l’Islam et vénèrent le Coran, de renseigner les Lévisiennes et les Lévisiens sur l’Islam. À ma connaissance, ma suggestion n’a pas été retenue; portant, depuis mai 2017, le Tremplin aurait eu amplement le temps de faire entendre aux gens de Lévis des universitaires ferrés sur l’islam, et rigoureux et honnêtes.

La Soirée du 18 mai 2017 a eu lieu à l’époque où aussi au moins deux des membres du conseil d’administration du Tremplin étaient musulmans (il est pertinent de signaler ici).

Un bénévole du Tremplin a été expulsé parce qu’il a critiqué la Soirée d’échanges de mai 2017. Savez-vous quoi? LE BÉNÉVOLE A ÉTÉ EXPULSÉ SANS QU’ELHADJI MAMADOU DIARRA, GUILLAUME BOIVIN ET LE TREMPLIN CENTRE POUR PERSONNES IMMIGRANTES ET LEURS FAMILLES LUI OFFRENT LA POSSIBILITÉ DE DONNER SA VERSION DES FAITS DEVANT LES MEMBRES RÉUNIS EN ASSEMBLÉE OU DEVANT LE CONSEIL D’ADMINISTRATION. LE BÉNÉVOLE A ÉTÉ BÂILLONNÉ. (Le bénévole expulsé dialoguerait volontiers, accompagné d’un spécialiste, avec les membres et les bénévoles du Tremplin.)

Monsieur Lehouillier, ne trouvez-vous pas scandaleux [est scandaleux, ce « qui paraît incompréhensible et qui, par conséquent, pose problème à la conscience, déroute la raison », lit-on au http://www.cnrtl.fr/lexicographie/scandale], ne trouvez-vous pas scandaleux que le Tremplin, le Conseil d’administration du Tremplin n’ait pas donné la possibilité au bénévole expulsé de s’adresser aux membres du Tremplin dans le cadre d’une assemblée générale extraordinaire, avant qu’il ne soit expulsé?

Monsieur Lehouillier, ne trouvez-vous pas scandaleux que le Conseil d’administration du Tremplin n’ait pas donné la possibilité au bénévole expulsé de s’adresser à lui dans le cadre d’une réunion ordinaire ou extraordinaire?

Que signifie, selon vous, Monsieur Lehouillier, le fait que le Tremplin, le président du conseil d’administration du Tremplin, M. Elhadji Mamadou Diarra, et le directeur du Tremplin, M. Guillaume Boivin, n’aient pas compris que c’était agir d’une manière non conforme à la justice de ne pas permettre au bénévole expulsé de présenter son point de vue, sa version des faits, au conseil d’administration du Tremplin, aux membres du Tremplin ou à la fois au conseil d’administration du Tremplin et aux membres du Tremplin?

Pour terminer, je vous invite à demander au Tremplin de faire parvenir à la Ville de Lévis tous ses États financiers, s’il ne l’a pas fait.

Vous connaissez les convenances qui régissent la vie en société; je ne doute pas que vous agirez en conséquence.

Naturellement, Monsieur le maire, il serait incompréhensible que la Ville de Lévis ne cesse pas immédiatement de subventionner le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles.

Je vous prie, Monsieur Lehouillier, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles depuis 2013. Libre d’antécédents judiciaires.



Le Tremplin, Rapport annuel 2017-2018

Site web du Tremplin consulté le 3 octobre 2018

Le conseil d’administration :

Elhadji Mamadou Diarra, président – presidence@letremplinlevis.com 

Normand Deschênes, vice-président

Julien Crozet, trésorier

Louise Paquet, secrétaire

Marie-Josée Gagné, administratrice

Audrée Perron, administratrice

François Provost, administrateur

FIN



DERNIÈRE HEURE

8 OCTOBRE 2018

EN BELGIQUE UN PARTI POLITIQUE VEUT APPLIQUER LA CHARIA

« Les principaux partis belges souhaitent interdire ce parti

qu’ils jugent liberticide » (il tue les libertés de tout le monde) .

Fin

À quoi ressemble la très aimée charia vantée par l’imam de Lévis (Québec), M. Karim Elabed? À celle des Maldives?

Lévis, le 24 septembre 2018

Le 18 mai 2017, à Lévis, dans une chapelle catholique dépouillée de son caractère sacré, l’imam de Lévis, M. Karim Elabed, a déclaré aimer énormément la charia, sans la décrire. Il était, ce jour-là, le principal acteur d’une activité publique organisée par le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles et par la Mosquée de Lévis. (Le Tremplin est un organisme subventionné par laVille de Lévis, le Mouvement Desjardins et Centraide; son directeur est M. Guillaume Boivin; c’est M. Elhadji Mamadou Diarra, musulman comme M. Elabed, qui en préside le conseil d’administration.)

Aujourd’hui, beaucoup de personnes aimeraient bien que M. Elabed dise aux Lévisiennes, aux Lévisiens, à toute la population du Québec, si la charia qu’il vante ressemble à celle de la République des Maldives, un pays qui attire beaucoup de touristes (ils ne connaissent pas le sort – ou s’en moquent, des Maldiviennes et des Maldiviens qui « sont soumis à la stricte Charia » et dont « le gouvernement […] a réactivé la peine de mort pour les mineurs âgés d’au moins 7 ans » (sept ans, vous avez bien lu!). ( https://information.tv5monde.com/info/maldives-le-soleil-le-sable-et-le-sang-84192).

Dans la République des Maldives, la charia est appliquée, je le répète.

Il y a beaucoup de citoyennes et de citoyens Musulmans aux Maldives; ce n’est pas étonnant : « L’isolat culturel et religieux [aux Maldives] est […] un fondement de la Constitution qui prescrit que seuls les musulmans peuvent être citoyens du pays ». (Fréderic Bobin, Les Maldives entre tourisme et Coran, LE MONDE | 03.03.2012, https://www.lemonde.fr/international/article/2012/03/03/les-maldives-entre-tourisme-et-coran_1651061_3210.html

PARLANT DES MALDIVES, UN COMITÉ DES NATIONS UNIES (COMITÉ POUR L’ÉLIMINATION DE LA DISCRIMINATION À L’ÉGARD DES FEMMES), ÉCRIT EN 2015 :

Qu’il « est […] préoccupé par l’émergence de cas de mutilations génitales féminines dans l’État partie, en dépit des interdictions législatives ». *

Qu’il « est […] préoccupé par le pourcentage élevé de femmes, qui exercent une activité indépendante ou travaillent dans le secteur informel, dépourvues de protections juridique et sociale; par le taux de chômage élevé chez les femmes et par les écarts salariaux entre les sexes dans les secteurs public et privé. Le Comité s’inquiète également des conditions de travail abusives des migrantes employées de maison. *

Qu’il « note avec une vive inquiétude que les relations sexuelles consenties hors mariage sont toujours punies par des peines de flagellation, ce qui touche les femmes et les filles de manière disproportionnée et les dissuade de dénoncer les actes sexuels délictueux. »  *

* (Observations finales du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes concernant les quatrième et cinquième rapports périodiques présentés en un seul document : Maldives*, https://ww.ohchr.org/fr/countries/asiaregion/pages/mvindex.aspx).

PARLANT DES MALDIVES, UN COMITÉ DES NATIONS UNIES (COMITÉ DES DROITS DE L’ENFANT) ÉCRIT EN 2015 :

Qu’il « note avec préoccupation que, alors que le tourisme est le principal pilier de l’économie de l’État partie et que des enfants seraient livrés à la prostitution dans le contexte touristique des plages, des bateaux de croisière (« safari boats ») et des maisons d’hôtes, l’État partie n’a toujours pas adopté de mesures pour protéger les enfants des violations de leurs droits qui peuvent naître des activités touristiques, notamment le tourisme pédophile. » **

Qu’il est préoccupé par la : « contradiction entre l’article 20 de la Constitution, qui consacre l’égalité de tous les citoyens, et l’article 9 b), qui impose aux Maldiviens d’être musulmans et dispose que les non-musulmans ne peuvent pas obtenir la nationalité maldivienne ». **

Qu’il est préoccupé par « Le fait que les filles restent victimes de discrimination, en droit et en pratique, notamment qu’elles sont assujetties à la volonté des personnes exerçant sur elles une tutelle paternelle, en vertu de la loi relative à la famille, et n’ont pas le droit d’hériter ». **

** Comité des droits de l’enfant Observations finales concernant le rapport des Maldives valant quatrième et cinquièmes rapports périodiques, https://www.ohchr.org/fr/countries/asiaregion/pages/mvindex.aspx

Je pourrais énumérer bien d’autres passages de rapports de l’ONU sur les Maldives, mais je pense que ceux qui précèdent donnent une bonne idée de ce qu’est la charia et la vie en République islamique des Maldives. On aimerait savoir ce qu’en pense M. Elabed ?

La prochaine fois que je croiserai l’imam de Lévis, je luis dirai : « Me permettrez-vous de vous présenter une demande que vous jugerez certainement raisonnable. J’aimerais que les musulmanes et les musulmans s’entendent pour retirer rapidement du Coran un passage qui fait peur à beaucoup de gens au Canada et ailleurs; il s’agit du passage où dieu ordonne de tuer les chrétiens et les juifs. Il ne faut pas réfléchir longtemps pour établir qu’il n’est pas sage de garder ce message dans le Coran, vous en conviendrez, vous qui accueillez volontiers des chrétiens et des juifs dans votre commerce. »

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles depuis 2013. Libre d’antécédents judiciaires.

P.-S. Voltaire (philosophe et écrivain français1694 – 1778) s’est demandé qu’elle serait la moins mauvaise religion; sa réponse se termine ainsi : ne serait-ce pas celle « qui n’enseignerait que l’adoration d’un Dieu, la justice, la tolérance et l’humanité ? »

Note 1 –

J’enverrais bien ce texte à M. Elabed; mais comme il ne me répond jamais… Il y a un certain temps, j’ai invité M. Elhadji Mamadou Diarra, président du conseil d’administration du Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, à tenir avec moi un « dialogue » public sur la religion, l’islam, le christianisme, sur l’activité publique organisée en 2017 par le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles et par la Mosquée de Lévis; nous aurions échangé des lettres, ces lettres auraient été publiées dans le web; M. Diarra préférait que nous nous parlions entre quatre murs. J’ai écrit au président du Centre culturel islamique de Québec, M. Mohamed Labidi; mes critiques auraient dû le faire régir; j’attends encore quelques mots de lui.

Note 2 –

À retenir : « Certains principes énoncés dans la loi islamique [charia] contreviennent aux principes ayant qualité de droits de l’homme, au premier rang desquels la liberté religieuse. Selon la charia, un musulman n’a pas le droit de quitter sa religion pour une autre ou pour l’athéisme. Il s’agit d’un acte d’apostasie qui engendre sa mort civile (ouverture de sa succession) et qui mérite la peine de mort.

« La Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme a eu l’occasion de donner un élément de réponse à cette question de compatibilité en 2003 : Celle-ci « partage l’analyse effectuée par la chambre quant à l’incompatibilité de la charia avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention »[1].

Source : ECLJ, https://eclj.org/religious-freedom/pace/la-charia-est-elle-compatible-avec-les-droits-de-lhomme-?lng=fr (Selon son site web, « L’ECLJ est une organisation internationale non gouvernementale fondée en 1998 et dédiée à la promotion et la protection des droits de l’homme en Europe et dans le monde. L’ECLJ est titulaire du statut consultatif spécial auprès des Nations Unies / ECOSOC depuis 2007 ».) 

Note 3 – Extraits de Sami Aoun, Le Retour turbulent de Dieu. Politique, religion et laïcité, Médiaspaul, © 2011

« … les conflits entre l’interprétation de la charia et les droits de l’homme sont multiples. La charia n’a pas permis d’abolir carrément et expressément l’esclavage, même si ses règles font de la libération d’un esclave converti un acte méritoire et récompensé. Les châtiments corporels (hudûd) vont à l’encontre des droits de l’homme, mais sont prescrits explicitement par la charia.

[]

« La liberté de culte est également problématique dans ce contexte. En effet, le verset coranique édictant qu’il n’y a point de contrainte dans la religion ne peut pas faire oublier d’autres prescriptions coraniques discriminantes envers ceux considérés comme apostats, tel : « Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’en faire un grand carnage. Et serrez les entraves des captifs que vous aurez faits. » (Coran 47 : 4). Il en va de même de la situation de la femme qui comprend la légitimité religieuse du port du voile. Ce dernier est sujet de débat jusqu’à aujourd’hui,hui entre une mouvance majoritaire soucieuse de préserver le voile de la femme comme un ordre divin, et une autre, religieuse aussi, mais dissidente, qui le rejette expressément. La polygamie perçue comme une injustice par la Déclaration des droits de l’homme de 1948, reste une pratique sauvegardée par les dispositions de la charia et perpétuée par le droit interne des pays de l’espace musulman. La même perception s’applique à la procédure du divorce par l’homme et la demande du divorce par la femme, ainsi qu’à la question de l’héritage où la charia a institué un droit de la femme à hériter la moitié de la part du garçon.

« En conclusion, il faut noter que les sujets de controverse, aussi bien du côté chrétien que du côté musulman, constituent un blocage sérieux pour le dialogue islamo-chrétien, qui exige de respecter la liberté de conscience de l’interlocuteur. Ce dialogue est appelé à englober les droits de l’homme, seul garant du « vivre ensemble ».

Sami Aoun, Le Retour turbulent de Dieu. Politique, religion et laïcité, Médiaspaul, © 2011, p. 109-111 –

Politologue, spécialiste du Moyen-Orient, M. Aoun est professeur titulaire à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke (Québec). Il a écrit plusieurs livres : Aujourd’hui l’Islam Fractures, intégrisme et modernité;  L’Islam entre tradition et modernité; Mots-clés de l’islam; etc.

La mosquée est au rez-de-chaussée.

Photo prise par Roger Martel

On cherche encore les États financiers du Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, à Lévis (Québec)

Lévis, le 20 septembre 2018

Monsieur Guillaume Boivin, directeur

Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

52, Côte du Passage, Lévis (Québec), G6V 5S7

Monsieur,

Le 11 septembre 2018, je vous ai envoyé le message suivant :

AURIEZ-VOUS LA GENTILLESSE DE ME TRANSMETTRE RAPIDEMENT LES ÉTATS FINANCIERS DE L’EXERCICE FINANCIER 2017-2018 DU TREMPLIN AINSI QUE CEUX DES TROIS OU QUATRE EXERCICES FINANCIERS PRÉCÉDENTS?

LA PRÉSENTE ET VOTRE RÉPONSE SERONT PUBLIÉES AU WWW.LEPASSEURDELACOTE.COM. JE SERAI HEUREUX DE PUBLIER AUSSI, AU MÊME ENDROIT, LES ÉTATS FINANCIERS DU TREMPLIN QUE VOUS M’AUREZ ENVOYÉS, MONSIEUR BOIVIN (BIEN DES CITOYENNES ET CITOYENS DE LÉVIS – LEUR VILLE DONNE DE L’ARGENT AU TREMPLIN, LES EXAMINERONT AVEC INTÉRÊT). COMME CES ÉTATS FINANCIERS SONT DANS VOTRE ORDINATEUR, VOUS DEVRIEZ ÊTRE CAPABLE DE ME LES TRANSMETTRE CET APRÈS-MIDI.

BIEN À VOUS,

ROGER MARTEL, CITOYEN DE LÉVIS

Nous sommes le 20 septembre 2018; j’attends encore votre réponse. À titre de contribuable de Lévis, je veux savoir ce que Le Tremplin fait de l’argent que le conseil municipal lui donne et qu’il prend dans les poches des contribuables. Les Lévisiennes et les Lévisiens ont le droit de savoir ce que le Tremplin fait de leur argent, tout comme les membres des autres partenaires financiers du Tremplin : Mouvement Desjardins, Centraide, etc., ont le droit de savoir ce que le Tremplin fait de l’argent que lui donnent le Mouvement Desjardins, Centraide, etc.

La présente et votre réponse seront publiées au www.lepasseurdelacote.com.

Bien à vous,

Roger Martel

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles depuis 2013. Libre d’antécédents judiciaires.