POUR ÉCHAPPER À LA CRISE DE NOTRE CIVILISATION : UNE CONVERSION DU COEUR MENANT À UNE ÉTHIQUE DE LA SOLIDARITÉ.

Gregory Baum commente le livre Au péril des idées ; les grandes questions de notre temps, « conversation intelligente et fascinante, dit Baum, entre deux personnages bien connus appartenant à des milieux intellectuels différents ». Ces personnages sont Edgar Morin et Tariq Ramadan.

Editeur : Presses Du Châtelet – Date de parution : 19/03/2014 – Ean : 9782845925519

22.5 x 14 cm, 288 pages  –  Presses Du Châtelet, 2014

« Morin et Ramadan sont des amis. Malgré leur différence en matière de croyance religieuse, ils partagent la conviction profonde que les êtres humains ont une vocation éthique, dont découle l’obligation de fonder des institutions qui servent le bien-être de tous. […]

« Tous les deux sont convaincus que pour échapper à la crise de notre civilisation, il faut plus que la reconstruction des institutions; une conversion du coeur menant à une éthique de la solidarité est aussi nécessaire. Il nous faut, dit Morin, une véritable métamorphose de la culture. […]

« Selon eux, on doit chercher à vivre autrement, tant sur le plan personnel que public. Appelés par l’éthique à la résistance, il faut nous efforcer d’humaniser la vie collective par des gestes de solidarité, et la vie personnelle, par l’amour du prochain. »

[ Gregory Baum (théologien né en 1923, a enseigné collège Saint Michael de l’Université de Toronto et à l’Université McGill de Montréal ), Entre vie et pensées, Montréal, revue Relations, numéro 779, août 2015, p .46 ]

Au péril des idées ; les grandes questions de notre temps

Edgar Morin, Tariq Ramadan

Editeur : Presses Du Châtelet – Date de parution : 19/03/2014 – Ean : 9782845925519

22.5 x 14 cm, 288 pages – 17,95 €

Presses Du Châtelet, 2014, 6,99 € Livre numérique


( source : http://tariqramadan.com/blog/2014/03/06/au-peril-des-idees-edgar-morin-et-tariq-ramadan/ )
Rencontre inattendue : le penseur de la complexité face au philosophe et théologien réformateur.
L’agnostique face au croyant. Le descendant de marranes* face au fils d’exilés égyptiens. Le «  fréquentable » Edgar Morin face à l’« infréquentable » Tariq Ramadan… Loin des clichés attachés à leurs noms, ce sont surtout deux intellectuels ancrés dans leur époque et dans leur culture, deux Européens déclarés qui cherchent ici une « Voie » commune, évoquent leurs années de formation et débattent, avec la complicité de Claude-Henry du Bord, sur l’éducation, les sciences, l’art, la laïcité, les droits des femmes et des minorités, le nouveau Moyen-Orient, le conflit israélo-palestinien, l’antisémitisme et l’islamophobie, la démocratie et le fondamentalisme, la mondialisation et le pardon… Deux conceptions du monde et de la foi, deux philosophies de vie qui ne demandent qu’à s’écouter.
Directeur émérite de recherches au CNRS, Edgar Morin est l’auteur de nombreux ouvrages de sociologie (La Rumeur d’Orléans, 1969), de philosophie (La Méthode, Seuil, 1981-2006), mais aussi de récits autobiographiques (Mon Paris, ma mémoire, Fayard, 2013). Tariq Ramadan est professeur d’études islamiques contemporaines à l’université d’Oxford et directeur du Centre de recherches sur la législation islamique et l’éthique. Il est l’auteur, de Islam, la réforme radicale, Mon intime conviction, L’Islam et le réveil arabe (Presses du Châtelet, 2008 à 2011).
* MARRANE « Juif d’Espagne ou du Portugal converti de force au christianisme et qui pratiquait en secret sa religion. (Persécutés du XIVe au XVIIIe s., les marranes furent nombreux à s’exiler.) (Source : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/marrane/49600

Initiatives de l’ONU et de ses partenaires visant à construire un monde meilleur.

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Accueil – Développement durable.

L’ONU lance un nouveau fonds pour aider à éradiquer la mortalité maternelle et infantile

source : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=35166#.VaULFkuK_6g

New York, 13 juillet 2015

Dans de la cadre de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement à Addis-Abeba, en Ethiopie, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a annoncé lundi le lancement d’un nouveau mécanisme de financement des initiatives visant à mettre fin à la mortalité maternelle et infantile d’ici 2030.

Le Global Financing Facility (GFF ou Mécanisme de financement mondial) permettra de soutenir la Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l’enfant et l’initiative ‘Toutes les femmes, tous les enfants’ lancées par M. Ban en 2010, ainsi que les objectifs de développement durables (ODD) qui seront adoptés en septembre à New York.

« Notre vision est claire : mettre fin à toute les morts maternelles, infantiles et adolescentes susceptibles d’être évitées en seulement une génération et veiller à ce que les femmes, les enfants et les adolescents puissent se développer », a déclaré le chef de l’ONU lors du lancement du nouveau fonds, aux côtés de représentants de la Banque mondiale et des gouvernements du Canada, de la Norvège et des Etats-Unis.

« Mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir le développement et la résilience revient avant tout à assurer la survie, la santé, le bien-être et les opportunités économiques des femmes, des enfants et des adolescents partout dans le monde », a ajouté le Secrétaire général.

« Ils sont notre plus grande ressource inexploitée pour faire avancer le programme transformatif des ODD », a-t-il insisté.

M. Ban a également annoncé que 12 milliards de dollars de financements ont déjà été alloués au GFF pour financer des initiatives d’amélioration de la santé des femmes, des enfants et des adolescents dans quatre pays prioritaires, à savoir la République démocratique du Congo (RDC), l’Ethiopie, le Kenya et la Tanzanie.

Le prochain groupe de huit pays à bénéficier du nouveau mécanisme sera composé du Bangladesh, du Cameroun, de l’Inde, du Libéria, du Mozambique, du Nigéria, du Sénégal et de l’Ouganda, a annoncé le Secrétaire général.

« Investir pour sauver et améliorer la vie des femmes, des enfants et des adolescents correspond non seulement à un impératif moral, mais également à une logique économique », a par ailleurs souligné M. Ban. « Cela réduit la pauvreté ; stimule la productivité et la croissance économique ; et crée des emplois », a-t-il expliqué.

« Mais en dépit de ces preuves irréfutables, le financement public et du secteur privé pour la santé des femmes et des enfants n’a pas été suffisant », a-t-il noté, ajoutant que sans investissements supplémentaires, les nouveaux objectifs de développement durable ne pourront pas être atteints.

Les supplices en Occident, en Orient, hier, aujourd’hui…

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« Les supplices usités par nos ancêtres n’étaient guère moins barbares que tous ceux que les Orientaux ont imaginés. L’Écartèlement de Ravaillac, d’après une gravure du temps. » (La Revue populaire, Montréal, juillet 1927)

François Ravaillac (1577-1610)

« Il [François Ravaillac] se croit investi de la mission de délivrer la France du « tyran » Henri IV, coupable à ses yeux de protéger les protestants et de vouloir faire la guerre au pape. Après plusieurs tentatives infructueuses, il revient à Paris en 1610 dans l’intention d’exécuter son projet, alors qu’Henri IV s’apprête à entrer en guerre contre le Saint Empire. Le 14 mai 1610, profitant d’un encombrement qui immobilise la voiture royale dans la rue de la Ferronnerie, il poignarde le roi, qui expire presque immédiatement. Arrêté et torturé, Ravaillac nie obstinément avoir été l’instrument d’une conspiration ourdie par les jésuites et par l’Espagne. Si son geste semble bien être celui d’un individu isolé, il doit être mis en relation avec la diffusion des thèses légitimant le tyrannicide, développées notamment par les jésuites Mariana (De rege et regis institutione, 1598) et Sâ (Institutions des confesseurs, 1593), et qui influencèrent de nombreux « Ravaillac en puissance » (Roland Mousnier). Au terme d’un procès instruit par le parlement de Paris, Ravaillac est condamné le 27 mai à être écartelé et brûlé. Le même jour, le parlement fait condamner par la Sorbonne les thèses de Mariana, dont l’ouvrage sera brûlé le 8 juin.« 

Source : Larousse, http://www.larousse.fr/archives/histoire_de_france/page/1028

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France a-t-il raison ?

« Ce que les hommes appellent civilisation, c’est l’état actuel des moeurs et ce qu’ils appellent barbarie, ce sont les états antérieurs. Les moeurs présentes, on les appellera barbares quand elles seront des moeurs passées. »

Anatole France – 1844-1924 – Sur la pierre blanche – 1905

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Une fonction publique efficace au service de toute la collectivité, c’est vital pour toute société.

LA NOBLE CAUSE DU SERVICE PUBLIC

Journée pour la fonction publique : l’ONU célèbre la « noble cause » du service public

Source :

Organisation des Nations Unies (ONU), http://static.un.org/french/newscentre/pdf/2015/23062015Fr.pdf

23 juin – A l’occasion de la Journée des Nations Unies pour la fonction publique, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé mardi les jeunes du monde entier à contribuer à la construction d’un futur digne pour tous en se consacrant à la noble cause qu’est le service public.

« Nous célébrons aujourd’hui le dévouement dont font preuve les fonctionnaires du monde entier, qui s’emploient sans relâche à faire en sorte que chacun puisse bénéficier de services efficaces », a déclaré M. Ban dans un message.

La Journée célèbre chaque 23 juin la valeur et la vertu du service public pour la communauté, souligne sa contribution dans le processus de développement, reconnaît le travail des fonctionnaires et encourage les jeunes générations à poursuivre une carrière dans la fonction publique. Pour cette édition 2015, le Forum des Nations Unies sur le service public et la cérémonie de remise de prix de la Journée pour la fonction publique auront lieu à Medellin, en Colombie, du 23 au 26 juin 2015.

À une époque où le monde doit relever des défis sociaux, économiques et environnementaux immenses, le Secrétaire général a jugé « absolument indispensable » de pouvoir compter sur un service public responsable et sur des fonctionnaires à la hauteur de la tâche qui leur est confiée.

Rappelant cette année 2015 sera placée sous le signe d’une action concertée de la communauté internationale, M. Ban a évoqué les conférences des Nations Unies sur le financement du développement et l’adoption de nouveaux objectifs de développement durable qui se tiendront en juillet et en septembre, ainsi que la Conférence de Paris sur les changements climatiques qui aura lieu en décembre.

Le chef de l’ONU a affirmé que ces différents évènements sont susceptibles d’encourager le développement de l’esprit d’initiative dans la fonction publique.

« En effet, alors que les objectifs du Millénaire pour le développement font place aux objectifs de développement durable, tous les gouvernements vont devoir se doter de stratégies novatrices et intégrées promouvant le changement d’orientations, la coordination inter-institutions, la prise de décisions participative et la prestation, dans le respect du principe de responsabilité, de services efficaces, rapides et accessibles à tous », a expliqué M. Ban.

« Cette année, le Prix des Nations Unies pour la fonction publique récompense vingt-deux institutions publiques qui ont fait preuve d’innovation et d’esprit d’initiative », a-t-il déclaré, ajoutant que ces deux éléments permettent de fournir des services de meilleure qualité dans le respect du principe de responsabilité.

C’est notamment le cas, a poursuivi le Secrétaire général, des groupes marginalisés qui assistent à la manifestation organisée à Medellín, en Colombie, pour célébrer cette Journée internationale.

« Je saisis cette occasion pour remercier tous les fonctionnaires des efforts qu’ils déploient au quotidien pour faire oeuvre utile et j’invite les jeunes du monde entier à contribuer à la construction d’un futur digne pour tous en se consacrant à la noble cause qu’est le service public », a dit M. Ban.

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LETTRE

Quand la rigueur devient austère et discriminatoire

Le Devoir, 18 juin 2015 | | Québec

Par Marcel Perron, Neuville, 17 juin 2015

Récemment, M. Coiteux [Ministre du Québec responsable de l’Administration gouvernementale et de la Révision permanente des programmes et Président du Conseil du trésor] reprochait à PKP [Pierre-Karl Péladeau, chef du Parti québécois] d’appuyer les infirmières en revêtant un sarrau.

Il affirmait qu’un gouvernement doit représenter l’ensemble de la population. Pourquoi ce tout inclusif exclut-il les 650 000 employés et employées de l’État ?

Quelle réalité se cache derrière ces offres financières patronales (0 %, 0 %, 1 %, 1 % et 1 %), soit 3 % pour une durée de cinq ans ? De deux choses l’une : ou bien l’austérité va se prolonger pendant cinq ans, ou bien le secteur public va devenir le dindon de la farce de la reprise économique éventuelle.

Au minimum (c’est là où se situe le maximum gouvernemental…), les offres devraient s’aligner sur la projection de l’inflation pour les années à venir.

La CAQ [Coalition Avenir Québec, parti politique] devrait appuyer cette clause d’appauvrissement zéro. M. Legault [chef de la CAQ] clame ce principe d’indexation chaque fois que le gouvernement annonce des hausses de tarifs.

Les services publics sont donnés par des personnes respectables que l’on ne respecte pas dans cette négociation. Nous ne sommes plus dans la rigueur, l’attitude austère de ce gouvernement frôle le harcèlement envers ses employés et employées qui ne méritent pas un tel acharnement.

J’invite donc les Québécois et les Québécoises à revêtir le sarrau des travailleurs de la Santé, à partager la patience et l’engagement des enseignants et enseignantes et à apprécier le professionnalisme de tous ces employés et employées qui travaillent pour le bien-être de l’ensemble la population : oui, le secteur public est inclusif.

(Lettre parue dans le quotidien Le Devoir le 18 juin 2015, p. A6)

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OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT

Les huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) forment un plan approuvé par tous les pays du monde et par toutes les grandes institutions mondiales de développement. Ils ont galvanisé des efforts sans précédent pour répondre aux besoins des plus pauvres dans le monde. L’ONU travaille avec les gouvernements, la société civile et les différents partenaires pour exploiter la dynamique dégagée par les OMD et poursuivre un programme ambitieux pour l’après-2015. (ONU, http://www.un.org/fr/millenniumgoals/)

OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE

Des progrès considérables ont été enregistrés pour atteindre la réalisation des OMD [objectifs du Millénaire pour le développement]. La pauvreté continue de diminuer à travers le monde, les enfants scolarisés en primaire n’ont jamais été aussi nombreux, les décès d’enfants ont diminué de façon spectaculaire, l’accès à l’eau potable a été très élargi et les investissements axés sur la lutte contre le paludisme, le sida et la tuberculose ont sauvé des millions de vies.

Les OMD font une vraie différence dans la vie des gens et avec une responsabilisation et un leadership massifs, ces progrès peuvent être étendus dans la plupart des pays du monde d’ici à l’échéance de 2015. Au-delà de 2015, les efforts engagés pour atteindre un monde de prospérité, d’équité, de liberté, de dignité et de paix seront poursuivis sans relâche.

Avec la conclusion des OMD à la fin de l’année 2015, les dirigeants du monde ont appelé à la mise en place d’un programme ambitieux et de long-terme pour améliorer la vie des populations et protéger la planète pour les générations futures. Ce programme de développement pour l’après-2015 abordera de nombreuses problématiques : mettre fin à la pauvreté et à la faim, améliorer la santé et l’éducation, bâtir des villes plus durables, combattre les changements climatiques et protéger les océans et les forêts.

Les gouvernements sont actuellement en pleines négociations et la société civile, les jeunes, l’industrie et tous les autres prennent part à la conversation mondiale. Les dirigeants mondiaux devraient adopter le programme lors du Sommet spécial sur le développement durable à New York en septembre 2015.

(http://www.un.org/fr/millenniumgoals/beyond2015.shtml)

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