Avoir une religion rend-il meilleur? Pour Platon, la vraie piété passe par une critique des croyances religieuses.

Source : Le Devoir, 17 juin 2017, http://www.ledevoir.com/societe/le-devoir-de-philo/501501/avoir-une-religion-rend-il-meilleur

– François Doyon – L’auteur est professeur de philosophie au cégep de Saint-Jérôme et il a publié «Les philosophes québécois et leur défense des religions» aux Éditions Connaissances et Savoirs (2017). –

EXTRAITS

Dans un Québec où l’on associe encore l’éthique à la culture religieuse, il est pertinent de se rappeler que, pour le philosophe grec Platon, la religion est capable d’inspirer le meilleur comme le pire. Le plus célèbre élève de Socrate écrit que la croyance dans les dieux peut et doit servir à nous rendre meilleurs, mais elle doit auparavant être expurgée de tous ses éléments qui pourraient inciter à commettre l’injustice.

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Pour Platon, la vraie piété passe par une critique des croyances religieuses traditionnelles.

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Le Coran contient un certain nombre de passages susceptibles de justifier théologiquement le djihadisme. Plusieurs passages de l’Ancien Testament sont aussi très violents, de même que certaines déclarations du Jésus des Évangiles, qui dit ne pas être venu apporter la paix, mais le glaive (Matthieu 10, 34). Platon nous dirait qu’il faut améliorer les religions du Livre. Platon voulait purifier la tradition religieuse de son temps. Dans une cité juste, on ne laisse pas « les enfants écouter les premières fables venues, forgées par les premiers venus, et recevoir dans leurs âmes des opinions le plus souvent contraires à celles qu’ils doivent avoir, à notre avis, quand ils seront grands » (La République, 377 b). Il faut au contraire « veiller sur les faiseurs de fables, choisir leurs bonnes compositions et rejeter les mauvaises »(La République, 377b-c). Les jeunes, insiste Platon, doivent être exposés à des modèles de vertu et non pas de débauche ; les premiers modèles qui leur sont donnés laissent des traces permanentes sur leur caractère moral. « Mais qu’on raconte l’histoire d’Héra enchaînée par son fils, d’Héphaïstos précipité du ciel par son père, pour avoir défendu sa mère que celui-ci frappait, et les combats des dieux qu’Homère imagina, voilà ce que nous n’admettons pas dans la cité, que ces fictions soient allégoriques ou non » (La République, 378d). Platon reconnaît que les fables religieuses, y compris celles qu’il faut comprendre au sens figuré, peuvent inspirer des crimes.

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Si le christianisme et l’islam étaient des religions respectant l’exigence de moralité de Platon, leurs adeptes les plus radicaux ne trouveraient pas dans la religion des justifications à leurs crimes. Or nous savons que les extrémistes chrétiens et musulmans peuvent aisément puiser dans la Bible ou le Coran des passages pour justifier des actes abominables. Que les passages soient mal compris par les auteurs de crimes n’est pas une excuse. Un texte sacré ne peut pas se permettre d’être équivoque en ce qui concerne la morale. Refuser d’admettre que les religions inspirent des comportements parfois inacceptables, c’est sombrer dans un angélisme naïf. Il reste plus sage de postuler que certaines religions peuvent inspirer le bien comme le mal. La foi est certes incapable de déplacer des montagnes, mais elle peut aussi lancer des pierres sur une femme sans défense ou jeter un homosexuel du haut d’un édifice.

Tolérance, ou égalité des religions.

TOLÉRANCE, OU ÉGALITÉ DES RELIGIONS – Texte de Mohandas Karamchand Gandhi

INTRODUCTION

« Gandhi (1869 – 1948) Une vie au service de la non-violence

Après toute une vie consacrée à l’émancipation de l’Inde, Gandhi a eu la douleur de voir son pays se déchirer dans des guerres religieuses sanglantes entre hindous et musulmans. Lui-même hindou, il n’a cessé de plaider pour la réconciliation des deux communautés, ce qui lui a valu d’être accusé de trahison par les fanatiques de sa communauté. Gandhi n’en figure pas moins au panthéon des plus grandes personnalités du XXe siècle. » (https://www.herodote.net/Gandhi_1869_1948_-synthese-42.php)

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Texte de Gandhi tiré de ses Lettres à l’âshram (traduction J. Herbert, Albin Michel, 1948)

Je n’aime pas le mot tolérance, mais je n’en trouve pas de meilleur.

La tolérance peut impliquer la supposition, toute gratuite d’ailleurs, que la foi d’un autre est inférieure à la nôtre, tandis que l’ahimsâ nous enseigne à conserver, pour la foi religieuse d’autrui, le même respect que nous accordons à la nôtre — dont nous reconnaissons ainsi l’imperfection.

Cette admission sera facile pour celui qui cherche la Vérité, pour celui qui obéit à la loi de l’Amour.

Si nous étions parvenus à la pleine vision de la Vérité, nous ne serions plus des chercheurs, nous serions devenus un avec Dieu, car la Vérité est Dieu.

Mais, puisque nous n’en sommes encore qu’à chercher, nous poursuivons notre recherche et nous sommes conscients de notre imperfection.

Or, si nous sommes nous-mêmes imparfaits, la religion telle que nous la concevons doit être imparfaite aussi.

Nous n’avons pas réalisé la religion dans sa perfection, de même que nous n’avons pas réalisé Dieu.

Puisque la religion telle que nous la concevons est imparfaite, elle est toujours susceptible d’évolution et de ré-interprétation.

Le progrès vers la Vérité, vers Dieu, n’est possible qu’en raison de cette évolution.

Et si toutes les conceptions religieuses que se représentent les hommes sont imparfaites, il ne peut être question de supériorité ou d’infériorité de l’une par rapport à l’autre.

Toutes les fois constituent des révélations de la Vérité, mais toutes sont imparfaites et faillibles.

Le respect que nous éprouvons pour d’autres Fois ne doit pas nous empêcher d’en voir les défauts.

Nous devons aussi être intensément conscients des défauts de notre propre foi, et pourtant ne pas l’abandonner pour cette raison, mais essayer de triompher de ces défauts.

Si nous considérions sans partialité toutes les religions, non seulement nous n’hésiterions pas à mêler à la nôtre tous les caractères désirables des autres, mais encore nous estimerions que c’est pour nous un devoir.

Alors la question se pose : pourquoi tant de fois différentes ? L’Ame est une, mais les corps qu’Elle anime sont nombreux.

Nous ne pouvons pas réduire le nombre des corps, et pourtant nous reconnaissons l’unité de l’Ame.

De même qu’un arbre n’a qu’un seul tronc, mais beaucoup de branches et de feuilles, de même il n’existe qu’une seule Religion vraie et parfaite, mais elle devient multiple en passant par l’intermédiaire de l’homme.

La Religion unique est au-delà du domaine du langage.

Des hommes imparfaits ne peuvent l’exprimer que dans le langage dont ils disposent, et leurs paroles sont interprétées par d’autres hommes également imparfaits.

Quelle est l’interprétation qu’on doit accepter comme la vraie ? Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n’est pas impossible que tout le monde ait tort.

D’où la nécessité de la tolérance, qui n’est pas de l’indifférence pour sa propre foi, mais un amour plus pur et plus intelligent pour cette foi.

La tolérance nous donne un Pouvoir de pénétration spirituelle qui est aussi éloigné du fanatisme que le pôle Nord du pôle Sud.

La véritable connaissance de la religion fait tomber les barrières entre une foi et l’autre.

En cultivant en nous-mêmes la tolérance pour d’autres conceptions, nous acquerrons de la nôtre une compréhension plus vraie.

Il est clair que la tolérance n’affecte pas la distinction entre le bien et le mal, entre ce qui est juste et ce qui est faux.

Et je n’ai voulu parler ici que des principales conceptions religieuses du monde.

Toutes reposent sur des bases communes.

Toutes ont produit de grands saints.

En feuilletant pour mon propre plaisir les livres sacrés des différentes religions, j’acquis du christianisme, de l’islamisme, du zoroastrisme, du judaïsme et de l’hindouisme une connaissance suffisante pour ce que je voulais en faire. Je peux dire qu’en lisant ces textes, je n’avais absolument aucune partialité, bien qu’à l’époque je n’en fusse peut-être pas conscient.

Quand je me remémore cette époque, je vois que je n’étais pas animé du moindre désir de critiquer aucune de ces religions parce qu’elle n’était pas la mienne, mais que je lisais chaque livre avec respect et que je retrouvais dans chacun d’eux la même moralité fondamentale. Il y a certaines choses que je ne comprenais pas, et que je ne comprends pas encore maintenant, mais l’expérience m’a enseigné que c’est une erreur de croire nécessairement faux ce qu’on ne comprend pas. Certaines choses que je ne comprenais pas alors sont devenues pour moi claires comme le jour. L’impartialité de jugement nous aide à résoudre beaucoup de difficultés, et même lorsque nous critiquons, nous pouvons le faire avec une humilité et une courtoisie qui ne laissent subsister aucune amertume.

Le fait d’accepter la doctrine de l’égalité des religions ne fait pas disparaître la distinction entre religion et irréligion. Nous n’avons pas l’intention d’encourager la tolérance envers l’irréligion. On pourrait soutenir, il est vrai, que, dans certaines conditions, il n’est plus possible de rester impartial, car il incombe alors à chacun de décider pour soi ce qui est religion et ce qui est irréligion.

Si nous obéissons à la loi de l’Amour, nous ne ressentirons aucune haine pour notre frère irréligieux. Nous l’aimerons au contraire et par conséquent ou bien nous l’amènerons à voir son erreur, ou bien il nous fera comprendre la nôtre, ou bien chacun tolérera l’opinion différente de l’autre. Si l’autre n’observe pas la loi de l’Amour, il peut se montrer violent envers nous, mais si nous avons pour lui un amour véritable, notre amour finira par triompher de son animosité.

Tous les obstacles qui sont sur notre route se dissiperont pourvu que nous observions la règle d’or, que nous n’ayons pas d’impatience envers ceux que nous pourrons croire dans l’erreur, et que nous soyons prêt, en cas de besoin, à souffrir personnellement.

NOTE

Une partie du texte ci-dessus a été reproduite au http://oraney.blogspot.ca/2012/01/tolerance-ou-egalite-des-religions.html vu le 14-02-2017, l’autre au https://dictionnairesahajayoga.blogspot.ca/2009/07/sahajayogaluniversalite-des-religions.html. On le trouve aussi dans ce livre : Panorama des idées contemporaines, sous la direction de Gaëtan Picon, Paris, Gallimard 1957, pages 533-534.

Pour prolonger la réflexion

Livre paru en février 2017

Denis Collin, Court traité de la servitude religieuse. Pour une théorie critique du fait religieux

La critique de la religion est pour l’essentiel terminée : voilà ce que Marx écrivait en 1843 (Critique de la philosophie du droit de Hegel). Le début du XXIème siècle semble lui donner tort.

Fondamentalismes, djihadisme, terrorisme : ceux qui pensaient que nous étions définitivement entrés dans un monde matérialiste en sont pour leurs frais. Mais il existe une tradition philosophique pour laquelle vivre sous la conduite de la raison permet de s’émanciper de la servitude religieuse. Il s’agit donc d’en revenir aux principes afin d’examiner ce qu’il en est du fait religieux aujourd’hui.

Éditeur : Paris, L’Harmattan

ISBN : 978-2-343-11318-0 • février 2017 • 90 pages

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=52817

 

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Gandhi

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Le monde regorge de beautés. Le bien de tous les jours, par exemple.

On a pu parler de la « banalité du mal ». Mais l’on pourrait aussi parler de la « banalité du bien », en se représentant les mille et une expressions de solidarité, de prévenance et d’engagement en faveur du bien d’autrui qui jalonnent nos vie quotidiennes et exercent une influence considérable sur la vie sociale. De plus, ceux qui accomplissent ces innombrables actes d’entraide et de sollicitude disent généralement qu’il est bien « normal » d’aider son prochain. Sil est justifié d’évoquer cette notion de banalité, c’est parce qu’elle est en quelque sorte silencieuse : le bien de tous les jours est anonyme; il ne fait pas la une des médias à la manière d’un attentat, d’un crime crapuleux, ou de la libido d’un homme politique. Et, enfin, s’il y a banalité c’est encore le signe que nous sommes tous potentiellement capables de faire du bien autour de nous. 

 

Matthieu Ricard, Plaidoyer pour l’altruisme, La force de la bienveillance, Paris, NiL éditions, 2013, p.110-111

NE RIEN FAIRE C’EST LAISSER FAIRE.

Il ne sert de rien de récriminer contre la corruption des moeurs ou les misères du temps, si on laisse agir en soi et autour de soi les facteurs de cette corruption et de ces misères.

Texte de Gaston Bastide (1901-1969), professeur de philosophie morale

Extrait de Les grands thèmes moraux de la civilisation occidentale, Paris, Bordas, 1958

Dans cette voie donc, qui est celle des valeurs morales, ou bien l’on monte ou bien l’on descend; il ne saurait y avoir de situation de tranquillité stationnaire : qui ne monte pas descend; ne rien faire c’est laisser faire, et nous n’avons d’autre moyen d’éviter la pente des décadences que de faire effort dans le sens d’un progrès. Tout le monde connaît le chant si grave et nostalgique disciplinant l’effort commun des bateliers qui luttent lentement contre l’écoulement du fleuve en marche. L’humanité ressemble à ces haleurs : attelés à la lourde barque de notre destin, nous ne pouvons qu’unir nos forces pour remonter tous vers les sources dont la nostalgie nous travaille mais dont l’espérance nous meut. Que notre effort cesse un instant, et tout descend à la dérive : au chant viril du travail en commun succèdent les vaines clameurs décadentes et catastrophiques, et les anarchiques lamentations d’une humanité qui a perdu le sens de sa destinée. Alors, d’autres hommes viendront qui reprendront la tâche avec courage et qui mettront beaucoup de temps pour retrouver la hauteur qu’ont fait perdre quelques instants de lâcheté.

Il est donc vrai, comme le dit Pascal, que l’homme est « embarqué ». Il n’y a pour lui aucune échappatoire. Il peut bien s’en remettre au déterminisme des choses du soin de régler son existence en tant que chose précisément; mais en tant que personne morale, c’est à lui et à lui seul qu’incombe le soin de l’Humanité. De cela, il faut prendre une conscience vive, au risque d’en éprouver d’abord quelque inquiétude et même quelque angoisse, car on n’est une personne qu’à ce prix. Or, il y a des esprits nombreux et distingués, doués d’une vaste culture, qui s’appuient sur cette culture même pour prononcer l’axiome connu que rien n’est nouveau sous le soleil, que l’histoire est un perpétuel recommencement et qui, en présence de tous les problèmes, affirment d’un air tranquille qu’il en a toujours été ainsi, et qu’il n’en sera jamais autrement. Et ils estiment que cette affirmation leur donne, au regard de leur conscience, le droit de se réfugier dans le monotone ronronnement de la vie quotidienne, loin des problèmes humains qu’ils considèrent comme une vaine agitation.

Oui, certes, l’histoire toujours recommence. Mais ce n’est vrai que dans l’abstrait, et l’abstrait n’a pas d’être ni davantage de valeur. Mais moi, et chacun, et les hommes, nous sommes des réalités concrètes et c’est notre valeur qui est en jeu. Ma vie, votre vie, notre vie, est unique : il ne saurait y en avoir deux, et si elle n’est pas bonne, elle est mauvaise. Il faudrait donc savoir et tenir ferme qu’en ce qui concerne les problèmes humains, aucune échappatoire n’est possible et que, dans ce domaine, ne rien faire, c’est laisser faire ce qu’on n’a pas voulu. Il ne sert de rien de récriminer contre la corruption des moeurs ou les misères du temps, si on laisse agir en soi et autour de soi les facteurs de cette corruption et de ces misères. Ce que les hommes de bonne volonté ne font pas, les hommes de volonté mauvaise se chargent de le faire. Maritain* traduisait quelque part, à sa manière, les désastreux effets de cette abdication : le diable, disait-il, est accroché comme un vampire aux flancs de l’histoire. Il prend part à la marche du monde, principalement, il fait à sa manière qui n’est pas bonne ce que les hommes omettent de faire parce qu’ils dorment; c’est gâté, mais c’est fait. Tant il est vrai que toute abdication de l’Homme laisse la place à l’inhumain.

* Jacques Maritain (1882-1973), philosophe thomiste français

Attentat de Québec, 29 janvier 2017 – Le respect de la vie.

L’affirmation de la vie est l’acte spirituel par lequel l’homme cesse de se laisser vivre et commence à se dévouer avec respect à sa propre vie pour lui donner sa véritable valeur. Affirmer la vie, c’est rendre plus profonde, plus intérieure sa volonté de vivre et c’est aussi l’exalter.

L’homme qui pense éprouve le besoin de témoigner le même respect de la vie à toute volonté de vivre autre que la sienne. Il ressent cette autre vie dans la sienne. Il considère comme bon de conserver la vie et d’élever à sa plus haute valeur toute vie susceptible de développement. Il considère comme mauvais de détruire la vie, de nuire à la vie, d’empêcher de croître une vie susceptible de se développer. Tel est le principe absolu, fondamental de l’éthique, ainsi que le postulat fondamental de la pensée.

[Albert Schweitzer, Ma vie et ma pensée, Paris, Albin Michel, 1960)

Bizarre : le pape François doit commander la compassion aux fidèles de son Église.

Les médias nous apprennent que : « Dans sa traditionnelle homélie de Noël (2016), le pape François a lancé un appel à la compassion pour les enfants qui souffrent de la guerre et de la misère à travers le monde »; ils nous informent que le pape « a également critiqué “l’indifférence” des sociétés consuméristes où les fidèles se donnent “du mal pour les cadeaux” en restant “insensibles à celui qui est exclu”.

Pourquoi le pape croit-il nécessaire de demander aux fidèles de son Église d’être sensibles aux malheurs d’autrui? – La compassion, ça ne se commande pas.

Roger Martel, citoyen de Lévis en pays autrefois très catholique

 


Dans sa traditionnelle homélie de Noël, le pape François a lancé un appel à la compassion pour les enfants qui souffrent de la guerre et de la misère à travers le monde.

L‘évêque de Rome s’exprimait devant une dizaine de milliers de fidèles rassemblés dans la basilique Saint-Pierre de Rome et il a répété sa condamnation de l’avortement.

Le pape François : “Laissons-nous interpeller par les enfants qu’on ne laisse pas naître, par les enfants en pleurs parce que personne n’assouvit leur faim, par ceux qui n’ont pas des jouets, mais des armes entre leurs mains.”

Le souverain Pontife a également critiqué le “l’indifférence” des sociétés consuméristes où les fidèles se donnent “du mal pour les cadeaux” en restant “insensibles à celui qui est exclu.”

Source : http://fr.euronews.com/2016/12/25/noel-le-pape-francois-appel-a-la-compassion-pour-les-enfants vu le 25 décembre 2016

 

COMPASSION, subst. fém. Sentiment qui incline à partager les maux et les souffrances d’autrui.

 

cci25122016

Le Monde des religions, novembre-décembre 2016