Gaza est une poudrière

Gaza est une poudrière, prévient l’envoyé de l’ONU au Moyen-Orient

26 avril 2018

L’envoyé de l’ONU au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a mis en garde jeudi le Conseil de sécurité sur les risques d’explosion à Gaza et l’impact que cela aurait sur le reste de la région.

« Gaza se délite alors que nous parlons, sous la pression d’une combinaison explosive de facteurs humanitaires, sécuritaires et politiques négatifs », a prévenu M. Mladenov, Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient. « Si un autre conflit entre le Hamas et Israël éclatait, cela aurait des conséquences dévastatrices pour les Palestiniens de Gaza. Cela pourrait compromettre la relative stabilité de la Cisjordanie et avoir des répercussions sur Israël et la région ».

Source : ONU, https://news.un.org/fr/story/2018/04/1012292?utm_source=UN+News+-+French&utm_campaign=d353d4bb65-EMAIL_CAMPAIGN_2018_04_27&utm_medium=email&utm_term=0_0264da9d8f-d353d4bb65-105582661

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Des experts onusiens condamnent les meurtres de Palestiniens près de la barrière de Gaza par les forces de sécurité israéliennes

17 avril 2018

Six experts des droits de l’homme des Nations Unies se sont déclarés mardi « gravement préoccupés » par l’usage de la force par les forces de sécurité israéliennes lors des manifestations palestiniennes le long de la barrière de Gaza.

Dans un communiqué, ils ont notamment condamné l’usage d’armes à feu avec des balles en caoutchouc qui ont à ce jour tué au moins 28 Palestiniens non-armés, dont trois enfants et un journaliste, et blessé 1.600 autres.

Les experts s’inquiètent notamment de la continuation de ces violences malgré l’engagement d’Israël à enquêter sur les événements des dernières semaines.

Source : ONU, https://news.un.org/fr/story/2018/04/1011332

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Parution du numéro de mars-avril 2018 de la revue québécoise Relations. Décoder les temps présents.

http://cjf.qc.ca/revue-relations/publication/article/tumultes-politiques-decoder-les-temps-presents/

 

Revue québécoise Relations, numéro 795, mars-avril 2018   (Relations est publiée par le Centre Justice et Foi)

 

Tumultes politiques : décoder les temps présents

EXTRAIT

Par : Jean-Claude Ravet

 

Depuis un certain temps, un phénomène se répète à l’échelle du globe : l’élection de gouvernements autoritaires et populistes défendant un nationalisme ethnoculturel intolérant à l’égard des femmes, des minorités et des migrants. Pensons aux gouvernements de Narendra Modi en Inde, de Rodrigo Duterte aux Philippines, de Recep Tayyip Erdoğan en Turquie, de Viktor Orbán en Hongrie, de Beata Szydło en Pologne, de Vladimir Poutine en Russie et de Donald Trump aux États-Unis, pour ne nommer que ceux-là. Sans parler de la montée, un peu partout, de mouvements et de partis d’extrême droite.

On ne peut dissocier cette reconfiguration politique des effets radicalement déstructurants entraînés par les politiques néolibérales menées depuis les années 1980 au sein des sociétés happées par la globalisation capitaliste. Imposées comme incontournables, mais soi-disant porteuses de promesses de richesse et de bien-être collectifs, ces politiques – axées sur la privatisation des services publics, le démantèlement de l’État social, la délocalisation des entreprises, la fiscalité au profit des riches, la financiarisation de l’économie – et l’atomisation concomitante du tissu social ont dans les faits creusé les inégalités et sapé la souveraineté économique et politique des États, les transformant en de véritables vassaux au service des organisations financières et des multinationales. Et quand un parti de gauche arrive au pouvoir, que fait-il sinon appliquer servilement la marche à suivre dictée par une élite financière toujours plus gourmande et prédatrice, indifférente au sort de la société, dont elle ne se sent aucunement redevable ? Cette élite financière et libérale a toutefois su habilement récupérer et désamorcer les revendications émancipatoires des mouvements sociaux en faveur des femmes et des minorités sexuelles pour les mettre au service de l’atomisation de la société et d’une conception capitaliste du progrès, déconnectée de toute considération collective et éthique. Comment s’étonner dans ces conditions que, dans bien des pays, une bonne partie de la population – désœuvrée, dépossédée et abandonnée par les pouvoirs politiques – en vienne à se tourner vers une droite autoritaire qui lui promet de la défendre contre l’oligarchie, et de redonner à la nation sa grandeur perdue ? Carburant naturellement au ressentiment, à la colère et au cynisme, cette droite, comme le fascisme des années 1930, est habile à canaliser ces passions tristes contre des boucs émissaires tout désignés, lui permettant de continuer à servir en sous-main l’élite financière qu’elle prend pourtant pour cible…

ON TROUVE LE TEXTE EN ENTIER AU

HTTP://CJF.QC.CA/REVUE-RELATIONS/PUBLICATION/ARTICLE/TUMULTES-POLITIQUES-DECODER-LES-TEMPS-PRESENTS/.

SOMMAIRE DU NUMÉRO D’AVRIL 2018 :

http://cjf.qc.ca/revue-relations/publications/mars-avril-2018/

Yémen : « Notre vie, c’est souffrir ».

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/yemen/document-france-2-yemen-notre-vie-c-est-souffrir-plongee-dans-la-pire-crise-humanitaire-au-monde_2658652.html

DOCUMENT FRANCE 2. « Notre vie, c’est souffrir » : au Yémen, plongée dans la pire crise humanitaire au monde

Une équipe de France 2 a pu se rendre au Yémen. Elle a mis un an à obtenir les autorisations pour avoir le droit de filmer de l’intérieur ce pays en guerre depuis trois ans.

Jérusalem, capitale d’Israël… Ce grand retour du spirituel dans la politique internationale porte un nom : la guerre.

EXTRAITS de Dieu est-il diplomate ? Texte de Laurent Joffrin publié le 7 décembre 2017 dans le journal français Libération, http://www.liberation.fr/politiques/2017/12/07/dieu-est-il-diplomate_1615129?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

 

Ce matin sur France Inter. Nicolas Demorand interroge Aliza Bin-Noun, ambassadrice d’Israël en France, sur le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem décidé par Donald Trump. «Mais Jérusalem est notre capitale depuis trois mille ans !», s’écrie l’ambassadrice […] Ainsi donc, trois mille ans… C’est la tradition juive, en effet, très respectable comme tant de traditions. C’est écrit dans la Bible, aucun doute : l’Eternel offre aux Hébreux la Terre promise dont Jérusalem est la ville symbole. C’est là que l’incroyant prosaïque, tout de même, tique un peu. La Bible devient-elle pour les diplomates… parole d’Evangile ? […]

 

Difficile, dira-t-on, de ne pas prendre en compte le facteur religieux quand on parle de Jérusalem. Certes. Mais la Bible est-elle vraiment un manuel de géopolitique contemporaine, un guide de diplomatie moderne ? Rappelons tout de même, sans jouer au rationaliste à front bas, que la Bible n’est pas un livre d’histoire. Les spécialistes, par exemple, Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, archéologues israéliens, considèrent que tous les événements rapportés dans la Bible antérieurs à 600 avant JC, comme la captivité en Egypte, l’exode, le retour vers Canaan, sont légendaires. […] Jérusalem capitale depuis trois mille ans ? C’est une légende. […]

 

Tous les peuples ont besoin de mythes. Mais les mythes sont-ils des repères légitimes pour organiser une politique raisonnable, ici et maintenant ? Il en va de même côté musulman. L’attachement à Jérusalem tient au «voyage nocturne» du Prophète, qui serait ensuite monté au ciel guidé par l’ange Gabriel. La vérité historique de cet épisode n’étant pas tout à fait établie, peut-on s’y fier pour discuter du statut de Jérusalem, autrement que pour évoquer une autre tradition, elle aussi respectable, mais d’une solidité factuelle un peu friable ? C’est là qu’on passe du scepticisme à l’inquiétude. Si la mystique tient lieu de politique, comme le suggère l’ambassadrice dans son cri du cœur, quelle est la place pour le compromis ? Peut-on négocier avec Dieu ? S’arranger avec les écritures saintes ? Passer un compromis avec l’Eternel ou avec Allah ? Ce grand retour du spirituel dans la politique internationale porte un nom, commun aux deux univers : la guerre.

 

LECTURE PROPOSÉE :

http://www.lemonde.fr/international/visuel/2017/12/13/jerusalem-capitale-impossible_5229152_3210.html

L’islamisme radical et nos pudeurs de gazelle.

Christian Rioux, Nos «pudeurs de gazelles», Le Devoir, 26 mai 2017, p. 3, http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/499657/nos-pudeurs-de-gazelles

[Après l’attentat de Manchester commis le 22 mai 2017]

EXTRAITS

Vingt-quatre heures avant le drame, Donald Trump prononçait un discours sur l’islam devant les représentants d’une cinquantaine de pays musulmans. À Riyad, ce président capable de toutes les excentricités et de toutes les vulgarités n’a pas eu deux mots pour mettre l’Arabie saoudite devant ses responsabilités. Elle qui propage à coups de milliards un islam barbare et rétrograde qui sert de terreau au terrorisme. L’angélisme d’Obama céderait-il la place au silence de Trump ?

Ailleurs domine ce que Jean-Luc Mélenchon appellerait des « pudeurs de gazelles ». Le leader de l’extrême gauche française désignait ainsi cette attitude qui consiste à refuser de nommer ce que tout le monde voit et qui nous saute aux yeux. Devant l’horreur de Manchester, on regarde ailleurs en se réfugiant derrière la sempiternelle « lutte contre LE terrorisme ». Comme si LE terrorisme était une bête inodore, incolore et sans saveur. Comme s’il ne s’agissait pas de combattre le terrorisme islamique. Un terrorisme qui ne pourrait pas se perpétuer s’il ne reposait pas sur une idéologie totalitaire et barbare ouvertement prêchée depuis des décennies un peu partout dans le monde.

Car pour que ce terrorisme puisse agir aussi impunément, il ne suffit pas de recruter quelques têtes brûlées. Il faut d’abord une idéologie, celle de l’islamisme radical formulée depuis des décennies et largement diffusée par une armée de disciples. Il faut ensuite un terreau de fidèles capable de produire sans cesse de nouveaux combattants, de les soutenir ou simplement de les tolérer. La lutte contre Daesh ne saurait donc s’exonérer du combat contre cette idéologie et ce terreau. Sans eux, pas de terrorisme.

On a évidemment raison de ne pas assimiler aux islamistes ces millions de musulmans qui pratiquent leur religion pacifiquement (ou qui ne la pratiquent pas). Mais la peur de l’« amalgame » ne peut justifier le silence ni le refus de questionner l’islam. Comment combattre en effet un ennemi qu’on ne nomme pas ?

[…]

S’il fallait tirer une leçon de ce dernier attentat, c’est qu’il montre bien que le terrorisme islamique n’est en aucun cas le résultat de la misère des banlieues, de l’islamophobie, et encore moins de la laïcité, comme tant de bonnes âmes font mine de le croire. Au contraire, malgré de rares excès, nos sociétés ne peuvent que se féliciter d’avoir su résister à toute forme de vengeance et de persécution à l’égard des musulmans. Cette fois, la terreur frappe d’ailleurs dans un pays qui pratique depuis toujours le communautarisme et où l’on tolère même l’existence de tribunaux islamiques, comme ceux que l’on voulait créer en Ontario. Preuve que les barbares ne font pas ces distinctions.

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Photo de Shirley Baker Hulme (1932-2014), 1965

Manchester Art Gallery

Friday 19 May 2017 – Monday 28 August 2017

Source : http://manchesterartgallery.org/exhibitions-and-events/exhibition/shirley-baker/

« Baker’s photography documented the poverty and resilience of communities under siege while conveying her compassionate affection, empathy and indignation for the plight of her subjects. Pioneering British photographer Shirley Baker (1932-2014) is thought to be the only woman practicing street photography in Britain during the post-war era. Baker’s humanist documentary work received little attention throughout her sixty-five years career. This exhibition includes previously unseen colour photographs by Baker alongside black and white images and ephemera such as magazine spreads, contact sheets and various sketches. It specifically focuses on her depictions of the urban clearance programmes of inner city Manchester and Salford. This intense period of study, spanning from 1961 – 1981, documents what Baker saw as the needless destruction of working class communities. »

Pour en savoir plus sur Shirley Baker Hulme (et voir un certain nombre de ses photos) :

http://www.bbc.com/news/in-pictures-29410300

Manifestation contre le Partenariat transpacifique (PTP) le lundi 6 juin 2016 à Montréal – ATTAC-Québec

Appel à l’action : nous ne voulons pas du PTP ! L’Honorable Chrystia Freeland organise une « Assemblée générale » sur le Partenariat transpacifique (…)

Source : Manifestation contre le Partenariat transpacifique (PTP) le lundi 6 juin à Montréal – ATTAC-Québec

Écrivez au roi Salman pour la libération de Raif Badawi et Waleed Abu Al-Khair.

Tous les enfants ont besoin de leur père. Écrivez un mot au Roi Salman pour la libération de Raif Badawi et Waleed Abu Al-Khair

Source : Écrivez à Raif Badawi et Waleed Abu Al-Khair

Raif Badawi, blogueur saoudien, a été condamné à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet pour avoir critiqué l’Arabie saoudite.
Waleed Abu Al-Khair, avocat, a été condamné à 15 ans de prison pour avoir défendu des gens comme Raif Badawi.
Raif Badawi a trois enfants qui vivent avec leur mère, Ensaf Haidar, à Sherbrooke. Najwa, Doodi et Miryam qui n’auront pas vu leur papa depuis près de 4 ans.
Waleed Abu Al-Khair n’a jamais vécu avec sa petite fille Joud, née alors qu’il était déjà emprisonné.
Demandez au Roi Salman de les libérer pour la fête des pères. Les enfants ressentent cruellement l’absence de leur père.
Écrivez avec courtoisie un petit mot au Roi Salman et nous lui ferons parvenir par le biais de l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Ottawa.
Chaque message sera validé avant la publication.