Un patriote québécois : Jacques Couture

20 mai 2013 :

Journée nationale des patriotes, au Québec

Pour souligner la Journée nationale des patriotes, le Passeur de la Côte propose aux Québécois de lire un texte sur le patriote Jacques Couture, qui peut faire naître chez eux de belles idées, de beaux sentiments, des projets.

Le texte suivant a été publié dans le Prions en Église du 28 avril 2013.

Source : http://www.cjf.qc.ca/userfiles/file/Accueil_CJF/Avril_2013/Jacques_Couture_Prions-en-Eglise_Avril2013.pdf

VISAGE : JACQUES COUTURE

Par Marco Veilleux

Jacques Couture est né à Québec en 1929. Issu d’une famille bourgeoise, il est frappé par la pauvreté des quartiers de la

basse-ville de Québec. Il entre dans la Compagnie de Jésus et est ordonné prêtre en 1964. Conscient d’être un privilégié, il se fait alors un devoir de servir son prochain, au nom de l’Évangile et de la justice.

Engagement social et politique

Après son ordination, il s’installe dans le quartier populaire de Saint-Henri (Montréal), où il s’engage dans l’action citoyenne et l’organisation communautaire. Il est à l’origine des premiers camps familiaux, du Groupement familial ouvrier, du journal Opinion ouvrière, de comités de citoyens et du CLSC de Saint-Henri. Lors des émeutes du défilé de la Saint-Jean-Baptiste, à Montréal, en 1968, il est arrêté et incarcéré sans motif pendant quelques heures. Cette expérience fera naître en lui une solidarité durable avec les personnes dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés. Il dira : « Tous ceux qui sont ainsi traités sont le Christ que l’on bafoue. »

Au milieu des années 1970, Jacques Couture prend la tête du mouvement de contestation du maire de Montréal de l’époque, Jean Drapeau. Il dénonce, chez ce dernier, « des projets de grandeurs ne profitant qu’à une classe privilégiée ». Il participe à la fondation du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) et devient, avec la permission de ses supérieurs, candidat à la mairie. À l’élection municipale de 1974, il arrive bon deuxième.

Impressionné par sa performance, René Lévesque, chef du Parti québécois, le convainc de se présenter à l’élection provinciale suivante. Le 15 novembre 1976, il est élu député de la circonscription de Saint-Henri à l’Assemblée nationale du Québec. En tant que politicien, il doit quitter la Compagnie de Jésus.

Nommé ministre du Travail et de l’Immigration, il est un des membres les plus progressistes du gouvernement Lévesque. Il fait adopter deux hausses significatives du salaire minimum, ouvre les portes du Québec aux réfugiés et met en place des mesures de francisation des nouveaux arrivants. Il facilite également la régularisation du statut de plus de 4000 Haïtiens et mobilise la population québécoise en faveur des boat people. En 1978, il signe une entente historique avec le gouvernement fédéral qui accorde plus de pouvoir au Québec en matière de sélection des immigrants (Entente Cullen-Couture).

Missionnaire à Madagascar

En janvier 1981, il quitte la vie politique et demande sa réintégration dans la Compagnie de Jésus. En 1982, à 52 ans, il est envoyé en mission dans un des quartiers les plus pauvres de la capitale malgache. Il y fonde un conseil de développement qui organise l’entraide, l’éducation, les soins de santé et la réinsertion des jeunes de la rue, ainsi qu’une coopérative de production qui génère des emplois. Cette ONG donne aux 35 000 résidants du quartier un véritable pouvoir sur leur développement. Jacques Couture devient vite l’étranger le plus connu et admiré de Madagascar. Mais sa santé décline et il est rapatrié, en 1995, à l’infirmerie des Jésuites à Saint-Jérôme où il meurt le 10 août.

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Journée nationale des patriotes

Source : http://www.journeedespatriotes.qc.ca/

« Ce jour férié soulignera la lutte des patriotes de 1837-1838 pour la reconnaissance nationale de notre peuple, pour sa liberté politique et pour l’obtention d’un système de gouvernement démocratique. »

C’est en ces termes que le Gouvernement du Québec créait en 2002 la Journée nationale des patriotes, le lundi précédant le 25 mai de chaque année (décret no 1322- 2002). C’est dire combien ce rendez-vous est l’occasion de commémorer la conquête de nos droits civils et de donner corps à la devise du Québec : Je me souviens.

Née en 1791, la démocratie québécoise est l’une des plus anciennes du monde. Elle a cependant connu un sérieux accroc de 1837 à 1841, alors que les institutions démocratiques et les droits de la personne sont abolis suite au Rapport Durham et en réponse à la lutte menée par les patriotes. Occasion de célébrer, la Journée nationale des patriotes rappelle aussi ce devoir de vigilance pour la sauvegarde de nos principes de démocratie en prenant exemple sur la lutte menée par nos ancêtres. Car c’est bien aux patriotes qu’on doit la naissance d’une presse libre au Canada (1806), du premier parti démocratique (1827), du réseau scolaire francophone laïc (1829). On leur doit également une fête et une Société Saint-Jean-Baptiste (1834) et la conquête pour nous du gouvernement responsable (1849). Bien plus tard, leurs héritiers tiendront haut le flambeau du libéralisme et du patriotisme jusqu’aux portes de la Révolution tranquille.

Célébrée au mois de mai, la Journée nationale des patriotes souligne en particulier la tenue, au printemps de 1837, de vastes assemblées publiques, partout au Québec, dénonçant les autorités coloniales et revendiquant la souveraineté du peuple. La lutte patriote fut donc aussi un vaste exercice de prise de parole pour des milliers d’agriculteurs, d’ouvriers et de notables, lésés dans leurs droits civils et nationaux, et qui ont alors senti de leur devoir d’affirmer haut et fort ce qu’ils souhaitaient pour eux et pour leur collectivité. À l’heure où il est beaucoup question de corruption, d’éthique, du respect des institution et du désintéressement envers la chose publique, la Journée nationale des patriotes est un moment privilégié pour rappeler la ténacité de Québécois d’hier et d’aujourd’hui dans la défense de nos droits collectifs dont l’épisode patriote constitue le jalon essentiel. La lutte patriote montre également que la défense des droits démocratiques est parfaitement compatible avec la promotion d’une identité culturelle distincte en Amérique; que l’avancement des droits de la majorité peut s’inscrire dans le respect des différences.

La Journée nationale des patriotes, c’est enfin la fête de toute l’histoire du Québec, à l’heure où l’histoire nationale occupe de moins en moins de place à l’école. Elle offre ainsi l’opportunité de rapprocher le public de son histoire par le biais de conférences, d’expositions et d’événements festifs. Cette année encore, pour sa dixième édition, nous souhaitons que la Journée nationale des patriotes soit soulignée dans toutes les régions du Québec par divers événements culturels auxquels toute la population est invitée à se joindre.

Olivier Jacques, marbrier de Lévis (Québec)

OLIVIER JACQUES, MARBRIER (1854-1936)

Par Henriette Martel

Jacques Olivier Marbrier de Lévis - 01

Certes, la Préhistoire a eu ses tailleurs de pierre qui façonnaient les outils de tous les jours, les dolmens et les menhirs; certes, l’Antiquité et ses grands artistes tailleurs et sculpteurs de marbre nous ont laissé, entre autres, les sept merveilles du monde; certes, le Moyen Âge et la Renaissance ont foisonné de bâtisseurs de cathédrales, de palais, d’hôtels de ville que nous admirons encore aujourd’hui; cependant, l’Époque moderne n’est pas en reste : elle a eu et a toujours ses amoureux de la pierre aux gestes précis dans le maniement des outils, ses sculpteurs, garants de la beauté de la pierre. À Lévis, plusieurs membres d’une même famille se sont adonnés à la taille de la pierre pendant près de 80 ans; il s’agit de la famille Jacques qui a tenu boutique sur la rue Shaw, aujourd’hui la rue Dorimène-Desjardins.

Arrivée en Nouvelle-France vers la fin du XVIIe siècle, la famille Jacques, originaire de Picardie, s’installe à Charlesbourg, première paroisse limitrophe de Québec érigée vers 1668. Le premier ancêtre au pays, Louis Jacques, n’était pas marbrier; il faut attendre la septième génération avant de rencontrer le premier tailleur de pierre, Frédéric (1829-1901), qui vivra d’abord à Québec, puis à Deschambault et plus tard à Lévis à compter de 1868. Notons qu’à cette époque, le métier de tailleur de pierre nécessitait de nombreux voyages; l’artisan devait se déplacer pour aller réaliser son travail sur place, pour s’approvisionner en pierre ou tout simplement pour être là où il y avait de l’ouvrage.

Frédéric eut un fils Olivier, né à Québec en 1854. Ce dernier apprend le métier de son père dans les carrières de Saint-Marc et dès l’âge de quatorze ans, il part avec lui : à Saint-Arsène dans le Témiscouata, ils taillent la pierre pour l’église; dans la Baie des Chaleurs, ils travaillent à la construction du chemin de fer Intercolonial; quelques années plus tard, en 1870 et 1871, à Deschambault, ils taillent la pierre qui servira à la construction du Bureau de Poste de Québec. Frédéric Jacques est le contremaître.

En 1873, ne trouvant pas de travail dans la région, la famille se dirige vers l’Ontario, à Little Rideau, où Frédéric et Olivier taillent de la pierre tout l’hiver, dans les carrières de Robert Ross, pour le canal de Carillon.

De 1875 à 1878, Olivier doit s’exiler pour vivre. Il rejoint ses oncles au Kansas (États-Unis) et taille de la pierre de sable à Independence, puis à Sedan pour le Palais de Justice. De retour au pays en 1876, il s’engage à Lachute pour le CPR et revient finalement à Québec travailler avec son père, au Parlement, pour les tailleurs de pierre Châteauvert & Bocage et au pont de la rivière Saint-Maurice, à Trois-Rivières. À la fin d’août 1877, il part avec deux amis tailler de la pierre à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, où ils resteront quelques mois.

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Dans le document ci-dessus, Olivier Jacques facture entre autres des travaux relatifs au monument Painchaud de La Pocatière. Le 12 mai 1892, Antoine Gauvreau, curé de Lévis et membre du «comité Painchaud», écrit ceci : « […] une magnifique palissade en fer reposant sur des bases en pierre de taille entoure le bâtiment. ». (Archives de la Côte-du-Sud et du Collège de Sainte-Anne)

C’est en 1878 qu’Olivier tente un premier établissement à Lévis. Il s’engage à Saint-Joseph de Lévis chez un marbrier français du nom de Wingender avant de tenir une boutique de pierre et de marbre, en société avec son cousin Ovilda Maisonneuve (ce dernier mourra un an plus tard à l’âge de 21 ans), chez Geo. & Ed. Couture dans la Côte du Passage. Le travail étant rare, il doit chercher ailleurs : il ira travailler à Saint-Alban, aujourd’hui Saint-Marc, au service de Châteauvert & Bocage pour le bassin de radoub de Québec et, plus tard, au service des entrepreneurs Morin & Audet dont il avait obtenu le contrat pour la construction de l’église de Saint-Lazare.

De 1883 à 1886, nouvel exil. Il part avec sa famille pour un séjour à Independence (Kansas) où d’autres membres de sa famille sont aussi retournés en 1881. Il travaillera à la construction d’une église catholique et, avec son père et ses frères, il taillera la pierre pour la tour de l’aqueduc. À son retour, en mai 1886, il obtient, du curé Antoine Gauvreau, le contrat de l’entourage du carré Déziel pour la somme de 400 $; il réalisera ce contrat avec son frère Michel. L’année suivante, avec un nommé Jean Turgeon, il construit le perron en pierre, en face de l’église paroissiale à Lévis. Bientôt, les cimetières de toutes les paroisses environnantes sont ornés de ses monuments funéraires de bon goût et encore bien solides aujourd’hui.

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En 1886, Olivier Jacques revient au Canada. Dans son journal, il écrit : : «Le premier ouvrage que j’entreprends est l’entourage du carré Déziel. Le révérend Antoine Gauvreau me donne $400.00 pour ce contrat. » La statue de Mgr Déziel a été inaugurée en 1885.

En 1891, Olivier fournit la pierre de taille pour le monument Painchaud à Sainte-Anne-de-la-Pocatière; il obtient 875 $ pour ce travail et 550 $ pour la clôture qui entoure le monument.

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 Monument Painchaud, à La Pocatière, le 10 août 2006 (photo signée Roger Martel)

Au printemps et à l’été 1901, il travaille à Sainte-Anne-de-Beaupré, sous la conduite du Père Allard, rédemptoriste, à la construction du perron de l’ancienne église; il doit se rendre à Proctor, dans le Vermont, y chercher un char de marbre pour le dessus du perron et pour chaque bout. Il ira ensuite à Terrebonne chercher ce qu’il faut pour les marches. Dix ans plus tard, en 1911, il obtient un autre contrat à Sainte-Anne-de-Beaupré pour construire un mur et le perron du presbytère en pierre de taille. Il reçoit 2 000 $ pour cet ouvrage.

En juillet 1912, il réalise le piédestal, en pierre de taille, du monument de Saint-Georges, en face de l’église à Saint-Georges de Beauce; cet ouvrage lui rapporte 1 500 $. Détail intéressant : la statue de Saint-Georges est l’œuvre de Louis Jobin, statuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré. Olivier va ensuite à Saint-Ferdinand de Mégantic, poser un monument en granit avec entourage en pierre de taille pour une statue du Sacré-Cœur de Jésus; c’est un contrat de 500 $. En septembre de la même année, il érige à Sainte-Flavie et à Cedar Hall deux marbres funéraires : un, pour Monseigneur Bossé et l’autre, pour le révérend père Brillant, curé pendant plusieurs années à Cedar Hall. Nombre d’autres travaux sont exécutés par lui ou sur sa surveillance au fil des ans.

Sa dernière grande réalisation est l’installation du chemin de croix dans la partie nord du cimetière Mont-Marie. Ce chemin de croix, un don de mademoiselle Caroline Lagueux, remplace le vieux en bois, érigé dans l’allée principale du cimetière. Chaque station est gravée sur une élégante plaque en cuivre encastrée dans un bloc de granit blanc, avec le nom du donateur empreint sur le granit. Le chemin de croix sera béni le 7 octobre 1928.

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Station VII du chemin de croix du cimetière Mont-Marie installé par Olivier Jacques en 1928. (Inscription sur la plaque :  » Don de Mesdemoiselles Ernestine et Marie-Louise Marmet et M. Albert Marmet à la mémoire de leur père et mère M. et Madame Siméon Marmet. « ) (Photo signée Roger Martel)

Après le décès d’Olivier Jacques en 1936, ses fils Joseph et André continuent activement l’œuvre de leur père.

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Maison d’Olivier Jacques, rue Shaw (maintenant appelée Dorimène-Desjardins), à Lévis. Extrait du journal d’Olivier Jacques : « Le 15 mai 1886, ma femme, Marie-Anna, mon frère Michel et moi-même revenons au Canada […] nous venons demeurer à Lévis dans une maison appartenant à M. Napoléon Lavoie, rue Shaw. »

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N.B. Les renseignements donnés dans cet article ont été fournis par la petite-fille d’Olivier Jacques, Sœur Rollande Jacques, s.c.q., qui a produit un document familial renfermant, entre autres, le journal personnel de son grand-père.

Georges Martel, autre membre d’une grande « famille » de pharmaciens du Québec

GEORGES MARTEL,

PHARMACIEN (1911-1983)

Par Roger Martel

L’auteur de ce texte est le fils de Georges Martel.

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Georges Martel, le jour de l’inauguration de sa pharmacie,

à Baie-Saint-Paul en 1956

Georges Martel est né le 13 décembre 1911 à Québec. Il est l’enfant de Jean-Baptiste Martel (capitaine au sein du régiment des Voltigeurs de Québec et, dans le civil, commis-marchand) et d’Alexandrine Poitras. Son frère, Adjutor, et sa soeur, Alexandrine, sont morts en bas âge à Québec.

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Georges Martel, né le 13 décembre 1911

Georges Martel a étudié au Petit Séminaire de Québec, à l’Institut Thomas et à l’École de Pharmacie de l’Université Laval.

Le 1er mars 1934, le journal L’Événement annonce que Georges Martel, élève de l’Institut Thomas, a passé avec succès son brevet d’admission à l’étude de la pharmacie.

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« MM. Georges Martel et Arthur Frenette, tous deux élèves de l’Institut Thomas de cette ville, viennent de passer avec succès leurs brevets d’admission à l’étude de la Pharmacie. » (L’Événement, 1er mars 1934. L’Événement était un quotidien de la ville de Québec.)

Pendant un certain temps, Georges Martel aurait travaillé comme photographe dans un studio de Québec. Aurait-il mené de front études et travail ? Il était adolescent quand son père est décédé; sa famille ne nageait pas dans l’argent.

 

Le Soleil annonce que Georges Martel a été élu par acclamation vice-président du groupe des Étudiants de l’École de Pharmacie de l’Université Laval.

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« Comme le « Soleil » l’annonçait hier, les Étudiants de l’école de pharmacie de l’Université Laval ont choisi mardi soir, les officiers de leur groupe pour la prochaine année académique. Les heureux élus sont représentés ci-haut, dans l’ordre suivant : de gauche à droite : M. Alfred Tourigny, porté à la présidence,; M. Georges Martel, élu par acclamation à la vice-présidence; et M. Jean-Marie Paradis choisi comme secrétaire à l’unanimité des étudiants. » (Le Soleil, quotidien de Québec, vers 1935)

Le 7 octobre 1934, Georges Martel épouse Alma Deladurantaye, née en 1907 à Cap-Saint-Ignace, sur la magnifique Côte-du-Sud; le mariage est célébré dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste, à Québec. Le couple aura quatre enfants : Maurice (qui embrassera la carrière de pharmacien), Georgette, Lucien (dont l’un des enfants deviendra pharmacien) et Roger.

 

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Georges Martel et Alma Deladurantaye, très heureux  de leur voyage de noces, semble-t-il.

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Alma Deladurantaye

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Georges Martel

Martel Georges Univ Laval 1937

École de pharmacie de l’Université Laval, année 1936-1937

président, abbé A. Vachon

directeur, J. A. Marquis, B. PH.

recteur, Mgr Camille Roy

sec. général, Abbé A. Maheu

professeur, J. V. Demers, B. Ph.

professeur, Abbé A. Gagné

professer, docteur R. Gingras

diplômé, Georges Martel

diplômé, A. Tourigny

diplômé, G. Vézina

diplômé, Chs. Desrochers

diplômé, G. Guay

diplômé, A. Laberge

diplômé, C. Paquet

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En 1956, Georges devient le premier pharmacien à ouvrir une pharmacie à Baie-Saint-Paul. L’aventure n’a pas duré très longtemps. À l’époque, il était particulièrement difficile d’emprunter de l’argent auprès des banques; de plus,  M. Martel devait subir la concurrence des médecins qui, dans ces années-là, avaient le droit, à l’extérieur des grandes villes, de vendre des médicaments (dont une partie leur était offerte gratuitement par les fabricants).

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Baie Saint-Paul. La pharmacie Martel était située en face de l’église.

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L’église de Baie-Saint-Paul, détruite par le feu en 1962.

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La pharmacie de Georges Martel, à Baie-Saint-Paul.

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Inauguration de la pharmacie Martel de Baie-Saint-Paul. De gauche à droite : les soeurs Simone et Alma Deladurantaye, le couple Simone Talbot et Adrien Poitras.

Après leur séjour dans Charlevoix, Georges Martel et les siens s’établiront en Montérégie.

Georges Martel vivra ses dernières années à Sorel, où il décédera le 13 mars 1983.

Georges Martel dans ses lieux de travail

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Une photo un peu spéciale :

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 1918 : Georges Martel, indiqué par la flèche, participe à la célébration de la fin de la Seconde Guerre mondiale dans les rues de Québec.

Et une autre :

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Année scolaire 1922-1923 dans le quartier Saint-Jean-Baptiste de Québec. Les petits-cousins Edgar et Georges Martel sont dans la même classe. Le premier aura une fille, l’autre un garçon, fille et garçon qui uniront leurs destinées longtemps, longtemps plus tard.

Edgar Martel, pharmacien à Québec et à Lévis des années 1930 aux années 1980

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EDGAR MARTEL (1910-1998)

photographié vers 1985

LA PHARMACIE DE M. EDGAR MARTEL

PLUS DE 30 ANS À LÉVIS, DANS LA CÔTE DU PASSAGE

Par Roger Martel

M. Edgar Martel était le petit-cousin du père de l’auteur du présent article, M. Georges Martel. L’auteur est le mari de l’une de ses filles.

Ce texte a été publié dans la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis,  La Seigneurie de Lauzon, numéro 106, été 2007, p. 6-8.

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M. Edgar Martel devant le premier local de sa pharmacie, à l’intersection de la côte du Passage et de la rue Bégin, au début des années 194o.

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La pharmacie Martel, 72, côte du passage, 1972

M. Edgar Martel est né le 21 septembre 1910 à Québec, dans la paroisse Saint-Roch. Comme son père, M. Ludger-Edgar Martel (pharmacien à Québec, 1876-1949), comme son grand-père, M. Jean-Baptiste Martel (pharmacien à Québec et à Saint-Romuald, 1836-1915), il est attiré part les sciences pharmaceutiques. Bachelier en pharmacie depuis 1934, l’Université Laval lui décerne sa licence de pharmacien le 21 septembre 1936. Après avoir travaillé pour des confrères à Québec, il s’établit à son compte à Lévis.

C’est en 1940 que M. Edgar Martel débarque sur la rive sud du Saint-Laurent, marié depuis le 26 novembre 1938 à Madame Lucie (Lucille) Morrisson (née à Cabano en 1912, décédée à Lévis en 2000), avec qui il aura deux enfants. La pharmacie ouvre ses portes le 5 février 1940, dans le bâtiment sis au 59, Côte-du-Passage (une voie de circulation importante, écrit l’évaluateur Georges Parent1).

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M. Edgar Martel et son épouse, Madame Lucie (Lucille) Morrisson, devant leur première maison, rue Saint-Étienne, Lévis, années 1940.

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M. Edgar Martel dans sa pharmacie située à l’intersection de la côte du Passage et de la rue Bégin, années 1940.

Le 1er mai 1943, M. Edgar Martel achète l’immeuble portant les numéros civiques 70, 72 et 74, Côte du Passage (lots 623-5, 623-8, 619-3 et 623-3 du cadastre officiel révisé du quartier Notre-Dame); jusqu’en 1972, il y pratiquera la pharmacie comme pharmacien propriétaire.

Le nouvel immeuble du jeune pharmacien comportait quatre niveaux, dont un sous-sol. Le dernier étage était « aménagé de façon à recevoir un locataire seulement ». Le premier étage était formé de « deux logements de qualité moyenne ». Le sous-sol servait « à des fins d’entreposage de stock de marchandise périssable ou non périssable ». Le rez-de-chaussée est décrit ainsi par l’évaluateur Parent : « au niveau de l’élévation principale l’on y trouve un vaste espace pour l’étalage et la vente d’articles pharmaceutiques. Au niveau de l’élévation arrière, l’on y trouve un espace pour l’entreposage de stock divers et un espace pour servir de garage ou d’entrepôt ».

Cet immeuble aurait été construit aux alentours de 1880, croit l’évaluateur Parent, qui ajoute ceci : « avec les améliorations constantes dont il fut l’objet, j’estime son âge effectif comme étant 1945 ». Combien valait-il en 1971 ? « Compte tenu du facteur temps, j’estime qu’en date du 31 décembre 1971, la valeur de cette propriété s’établissait à $ 38,144.54 soit $ 4,000.00 pour le terrain et $ 34,144.54 pour le bâtiment. »

La «section réservée au commerce» était décrite comme suit en 1972 : a) «Le plancher fait entièrement en bois franc est recouvert de prélart dans la section arrière du comptoir de service tandis que l’on y trouve de la tuile dans l’espace réservé à l’étalage et dans celui comprenant l’office.» b) «La finition des murs intérieurs sont en panneaux de masonite troués, ce qui favorise l’étalage des produits vendus. Lorsqu’il y a absence de ces matériaux, les murs sont en gyproc [placoplâtre]. En ce qui concerne le plafond, ce dernier est complètement fini en gyproc.» c) «Tout l’éclairage de l’espace commercial est diffusé par des néons.»

Des réparations majeures sont apportées à la pharmacie en 1948 ainsi qu’en 1958. En 1960, M. Edgar Martel acquiert le magasin Châtelet des cosmétiques, marchandises et ameublement, un voisin qui lui fait un peu concurrence en vendant des produits comme du chocolat. Enfin, le 9 novembre 1972, M. Martel, âgé de 62 ans, vend son entreprise à un autre pharmacien, M. Christian Veilleux, qui la fermera bientôt toutefois. Par la suite, pendant quelques années, il travaillera occasionnellement à titre d’employé, toujours à Lévis.

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M » Edgar Martel et Madame Lucie (Lucille) Morissson devant leur seconde maison lévisienne, rue Plante, dans les années 1950

En plus d’exercer son métier de pharmacien propriétaire, M. Martel a rempli la fonction d’administrateur chez un grossiste en produits pharmaceutiques (Sorex) ainsi que celles de vice-président et de président de l’Association des pharmaciens de Québec et de Lévis. Son intérêt pour la vie pharmaceutique l’a amené, en 1948, à participer au premier congrès panaméricain de pharmacie, tenu à Cuba. M . Martel a également agi comme représentant du Collège des pharmaciens de la province de Québec (aujourd’hui appelé Ordre des pharmaciens du Québec) aux examens du baccalauréat en pharmacie de l’École de pharmacie de l’Université Laval. Le 3 juillet 1964, le président du Collège des pharmaciens de la province de Québec,      M. Jean Dicaire, lui annonce «que le Conseil des gouverneurs de [son] Collège, à sa dernière séance tenue le 30 juin [1964], [l‘] a choisi comme membre de notre Bureau de discipline»; M. Dicaire ajoute ceci : «Cette marque de confiance des gouverneurs du Collège est tout à votre honneur et est la preuve de la considération dont vous jouissez au sein de la profession.» M. Martel sera réélu membre du Bureau de discipline du Collège des pharmaciens de la province de Québec en 1965, 1966, 1967, 1968 et 1969. Mentionnons enfin que M. Edgar Martel a présidé la Chambre de commerce de Lévis.

LAsssociation des pharmaciens de Québec et de Lévis, que M. Edgar Martel présidera.

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« Une soirée des pharmaciens de Québec et de Lévis : Les membres de l’Asociation des Pharmaciens de Québec et de Lévis et leurs épouses se sont réunis samedi soir au Manoir Saint-Castin. On remarque à cette fête, de gauche à droite, première rangée, M. L.-P. DEMERS, secrétaire de l’Association, et Madame L.-P. Demers; M. EUGÈNE CAOUETTE, président de l’Association, et Madame Eugène Caouette; M. EDGAR MARTEL, premier vie-président de l’Association, et Madame Edgar Martel. On reconnaît aussi dans le groupe M. ROGER BEAULIEU, assistant-secrétaire, et Madame Beaulieu; M. OSCAR PELLETIER, président-fondateur; M. L.-G. AUDETTE, ex-président, et Madame Audette; MM. GÉRARD DUPUIS, CLAUDE CARON, RAYMOND MARTEL, FRANÇOIS GAGNON ET M. NORMAND, directeurs, tous accompagnés de leurs épouses. » (Journal Le Soleil, 7 juin 1955)

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« L’HON. YVES PRÉVOST CHEZ LES PHARMACIENS : L’Association des pharmaciens des villes de Québec et de Lévis recevait, hier soir, à l’occasdion don son dîner mensuel au restaurant « À la Porte Saint-Jean », l’hon. Yves Prévost, C.R., M.A.T. On reconnaît sur cette photo, de gauche à droite: M. EDGAR MARTEL, vice-président de l’Association des pharmaciens des villes de Québec et de Lévis; M. PAUL SOUCY, président du Collège des Pharmaciens de la Province de Québec; l’hon. YVES PRÉVOST qui entretient les convives sur les « Grandeurs et misères de l’homme public »; M. EUGÈNE CAOUETTE, président de l’Association des Pharmaciens; M. L.-P. DEMERS et M. BEAULIEU. » (Journal Le Soleil)

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M. Edgar Martel élu président de l’Association des pharmaciens de Québec et de Lévis. Un parent du pharmacien lévisien, M. Raymond Martel, de Loretteville, a été élu directeur de l’Association. M. Raymond Martel est le petit-fils d’un autre pharmacien Martel, M. Joseph Martel.

En 1982, âgé de 71 ans, M. Martel quitte l’Ordre des pharmaciens. Il décède à Lévis le 20 juillet 1998.

Note

1. Georges Parent, E. A., Rapport d’évaluation relatif à une propriété commerciale sise aux numéros civiques 70, 72, 74 Côte du Passage, ville de Lévis, P. Q., 7 septembre 1972. D’autres passages de ce rapport sont reproduits dans cet article.

Martel Edgar 2e choix pour le web - 2

L’année  scolaire 1922-1923 dans un établissement d’enseignement des Frères des écoles chrétiennes, dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste, à Québec.

Les petits-cousins Edgar Martel, né en 1910, et Georges Martel, né en 1911, sont dans la même classe.

Participation de M. Edgar Martel au premier congrès panaméricain de pharmacie à La Havane (Cuba), en 1948.

Martel Edgar Choix pour le web - 07

Primer Congresso Panamericano de Farmacia, La Habana, 1 al 8 de Diciembre 1948

Premier congrès panaméricain de pharmacie, La Havane (Cuba), 1948

   Martel Edgar 3e choix pour le web - 3

Martel Edgar Choix pour le web - 10

M. Edgar Martel  à La Havane en 1948

Voyage en Italie

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M. Edgar Martel et Madame Lucie Morrissson à Venise.

En 1947, la région de Lévis et de Lauzon célèbre le tricentenaire de l’arrivée de Guillaume Couture, colon exceptionnel, dans la seigneurie de Lauzon.

M. Edgar Martel souligne lui aussi cet anniversaire important.

Martel Edgar Choix pour le web - 14

Martel Edgar Choix pour le web - 01

MESSAGES PUBLICITAIRES  DE LA PHARMACIE DE M. EDGAR MARTEL

Martel Edgar 3e choix pour le web - 4

Martel Edgar 3e choix pour le web - 5

Un homme, trois époques

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Martel Edgar Choix pour le web - 31

Martel Edgar Choix pour le web - 32

Un grand-père et un arrière-grand-père

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M. Edgar Martel et l’un de ses arrières-petits-enfants en août 1997

Jean-Baptiste Martel (1836-1915), pharmacien remarquable de Québec et de Saint-Romuald

JEAN-BAPTISTE MARTEL (1836-1915),

pharmacien de Québec et de Saint-Romuald

Par Roger Martel

Ce texte a été publié en 2006 dans la revue de la Société d’histoire de Saint-Romuald, La Carvelle, et, en 2010, dans la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis, La Seigneurie de Lauzon (numéro 116). Il a été augmenté de quelques renseignements et photos.

Le père de l’auteur, Georges Martel, pharmacien, était le neveu de Jean-Baptiste Martel.

Martel J.-B. phcien _Pour le web 2013 - 01

J.-B. Martel et sa pharmacie de Saint-Romuald dans les années 1870

C’est à l’époque où le parlement du Québec a adopté pour la première fois une loi destinée à régir spécifiquement l’exercice de la pharmacie que Jean-Baptiste Martel a fondé la première pharmacie de Saint-Romuald; c’était dans les années 18701. M. Martel est mort en 1915, mais son entreprise, transformée par la force des choses, lui a survécu pendant environ soixante ans.

Jean-Baptiste Martel a vu le jour en 1836 à La-Jeune-Lorette (aujourd’hui Loretteville). Il appartenait à une famille de cultivateurs comptant de nombreux enfants. Le 14 février 1865, il a épousé Mathilde Chartré (décédée en 1927), fille d’une famille agricole nombreuse de La Misère (ce toponyme désignait le rang Saint-Jacques de La-Jeune-Lorette).

Martel J-B, phcien, et Mathilde Chartre

Jean-Baptiste Martel et son épouse, Mathilde Chartré

Avant 1874, J.-B. Martel et sa femme se sont établis à Québec, à l’intersection des rues Saint-Jean et d’Youville (ce coin, baptisé Place d’Youville, est communément appelé Carré d’Youville). Le bâtiment portait cette adresse : 4, rue Saint-Jean; les Martel y ont habité, le pharmacien y a tenu sa première pharmacie [son frère Joseph (1854-1938) deviendra son associé après avoir travaillé pour lui comme stagiaire].

Liste des pharmaciens de Québec, dans un annuaire paru avant que Jean-Baptiste Martel ne déménage de Québec à Saint-Romuald dans les années 1870 :

Martel J.-B. phcien _Pour le web 2013 - 12

On ne sait pas quand exactement la pharmacie de la rue Saint-Jean a été fondée ni quand elle a cessé d’exister, mais selon un article du journal Le Soleil de Québec, J.-B. Martel a « tenu son commerce pendant plusieurs années à Québec »2. Pourquoi J.-B. Martel a-t-il quitté Québec, pourquoi Joseph a-t-il fait de même ? Joseph a ouvert une pharmacie à Loretteville en 1874. Pour ce qui est de Jean-Baptiste, la réponse se trouve peut-être dans un document écrit à partir de notes biographiques rédigées par l’une des filles de ce dernier : Marie-Louise Emma (Sœur Sainte-Mathilde) : « D’année en année, le foyer des Martel s’enrichissait d’enfants, mais par contre leur résidence devenait exiguë. C’est alors que l’on chercha un endroit où la demeure serait spacieuse et la pharmacie prospère. À Saint-Romuald, non loin du grand fleuve, l’on trouva l’espace et le toit rêvés. En 1878, monsieur Martel y transporta sa petite famille. »3

À Saint-Romuald, les Martel s’installent rue Commerciale (aujourd’hui, l’adresse de la propriété est 2233-2235, chemin du Fleuve); ils habitent à cet endroit, la pharmacie y est installée; le bâtiment appartiendra à la famille jusqu’en 1988.

Martel J.-B. phcien _Pour le web 2013 - 03

Jean-Baptiste Martel et sa pharmacie de Saint-Romuald

Quelle formation professionnelle M. Martel avait-il reçu ? Dans les années 1850, nous a appris le professeur Gilles Barbeau, « l’exercice de la pharmacie n’était pas réglementé et l’enseignement de la pharmacie n’était pas organisé au Québec »; la profession de pharmacien « assurait sa continuité par un système d’apprentissage interne »4, avant que la Loi de pharmacie, créée en 1874, ne détermine les études à faire pour obtenir le droit de préparer et de vendre des médicaments. Il suffisait en effet de faire un stage de trois ans auprès d’un pharmacien pour devenir pharmacien. « Ceux qui le désiraient, dit encore M. Barbeau, allaient suivre des cours de matière médicale et de chimie avec les étudiants en médecine. Leur permis de pratique leur était octroyé par le Collège des médecins. » J.-B. Martel, à qui on donne le titre de pharmacien-chimiste dans plusieurs documents non officiels, a-t-il fréquenté l’Université Laval ? Fort probablement : dans les annuaires de 1862-1863 et de 1863-1864 de l’Université, il est fait mention d’un dénommé Jean Martel, « étudiant en pharmacie ».

Jean-Baptiste et Mathilde auront treize enfants. Ils arrivent à Saint-Romuald avec une progéniture importante : Mathilde (1866-1954), Marie-Louise Emma (1871-1956), Georgiana (1873-1958), Joseph (1874-1946) et Ludger-Edgar (1876-1949). Leurs autres enfants ont été : Ulric (1879-1926), Alphonse (1884-1959), Lucien (décédé en 1918), Jean-Baptiste (1881-1951) (quatre autres sont morts en bas âge : Marie-Eugénie, Eugénie, Jean-Baptiste et Marie-Alice). Marie-Louise Emma entrera dans une compagnie de religieuses : la Congrégation Notre-Dame de Montréal; Ulric sera prêtre; Alphonse sera pharmacien aux États-Unis pendant un temps, puis prêtre; Ludger-Edgar embrassera la carrière de pharmacien.

Martel J.-B. phcien _Pour le web 2013 - 09

La famille de  Mathilde Chartré et de Jean-Baptiste Martel

Personnes assisses, de gauche à droite : Alphonse, Mathilde Chartré (épouse de Jean-Baptiste Martel père; décédée en 1927), Jean-Baptiste Martel père, Marie-Louise Emma (soeur Sainte-Mathilde), Ulric. Personnes debout, de gauche à droite : Jean-Baptiste fils, Ludger-Edgar, Georgiana, Joseph, Mathilde, Lucien.

Dans sa pharmacie, J.-B. Martel vendait des préparations pharmaceutiques et d’autres médicaments, bien sûr (notons en passant que ses tablettes recevaient aussi des produits qui n’avaient aucun lien avec la santé humaine, dont des remèdes pour les animaux5). Après son décès, survenu à Saint-Romuald le 21 décembre 1915, sa famille chercha-t-elle un pharmacien pour le remplacer, ou ferma-t-elle le commerce? Elle ne fit ni l’une ni l’autre action. L’entreprise survécut, mais transformée étant donné que l’absence d’un pharmacien l’empêchait, par exemple, de composer des préparations prescrites par les médecins (sirops, toniques, purgatifs, etc.). Mais le nouveau commerce vendra des médicaments secrets (comme avant).6

Le nouveau commerce, qui s’appelait J.B. Martel Enrg, d’après une photo (une photo plus ancienne fait voir Jean-Baptiste Martel devant sa pharmacie de même que l’enseigne « Pharmacie J.B. Martel »), le nouveau commerce, disons-nous, vendait, outre des médicaments secrets, le fameux chocolat des Trappistines de Saint-Romuald, des cosmétiques, des livres; c’était aussi une papeterie : les enfants allaient y acheter des articles et des fournitures d’école.

Martel J.-B. phcien _Pour le web 2013 - 04

Noces d’or de Mathilde Chartré et de Jean-Baptiste Martel, Saint-Romuald d’Etchemin, 15 février 1915

Mathilde Chartré, la veuve de J.-B. Martel, tint le commerce de 1915 à 1927, année de sa mort. Sa fille Georgiana (1873-1958) la remplaça jusqu’à 1937. Joseph Martel père (1874-1946), enfant lui aussi de Jean-Baptiste Martel, acquit le commerce et s’en occupa tant qu’il vécut. À compter de 1946, c’est sa fille Jeanne (1909-1997) qui mena la barque [sa sœur Alice (1912-1998) l’épaulait]. L’entreprise ferma ses portes vers 1975; l’espace qu’elle occupait fut transformé en salle de séjour, dont purent jouir Jeanne et ses soeurs Germaine (1904-2000) et Alice jusqu’en 1988 (cette année-là, les trois célibataires vendirent leur maison et emménagèrent dans une résidence pour personnes âgées, à Québec).

La Société d’histoire de Saint-Romuald, en 2006, et la Société d’histoire régionale de Lévis, en 2010, ont voulu rendre hommage à Jean-Baptiste Martel, fondateur de la première pharmacie de Saint-Romuald; en 1999, la faculté de pharmacie de l’Université Laval a fait de même : dans le cadre des Fêtes du 75e anniversaire de la Faculté, elle a en effet honoré la famille des pharmaciens Martel. Parce que Jean-Baptiste Martel est à l’origine d’une « lignée » de pharmaciens, et que de son frère Joseph d’autres pharmaciens sont issus. La lignée de Jean-Baptiste comprend son fils Alphonse (1889-1959), qui a pratiqué la pharmacie aux États-Unis pour un temps avant de se tourner vers la prêtrise, son fils Ludger-Edgar (1876-1949), qui a exercé sa profession à Québec; et l’un des fils de ce dernier : Edgar (1910-1998), qui a exploité une pharmacie à Lévis de 1940 à 1972.7

Martel J.-B. phcien _Pour le web 2013 - 14

Alice Martel, fille de Joseph Martel, pharmacien de Loretteville.

À Papineauville, avec Joseph-Émilien Bélisle, Alice Martel aura plusieurs enfants, dont Louis-Philippe (né en 1907), radiologiste qui écrira les paroles et composera la musique d’une oeuvre qu’il aurait bien aimé voir devenir l’hymne national du Québec.

Notes

1. La Loi de pharmacie a été adoptée en 1875. – On ne sait pas quand J.-B. Martel a fondé sa pharmacie de Saint-Romuald. Selon la source 1, ce serait en 1878; dans la source 2, on dit que M. Martel a transporté sa famille à Saint-Romuald en 1878; selon la légende de la photo reproduite dans la source 3, la pharmacie existait en 1874; selon la source 4, les portes de la pharmacie étaient ouvertes en 1876.

2. Cet article est consacré à un fils de J.-B. Martel : Alphonse Martel; il est intituléMgr Martel revient des États-Unis après des années de réalisation; il n’a pu être publié que dans les années 1950 (la coupure gardée par la famille n’est pas datée).

3. Imprimé de la Congrégation Notre-Dame de Montréal, écrit « À la mémoire de notre chère Soeur Sainte-Mathilde (ex-assistante générale), Marie-Louise Martel [fille de Jean-Baptiste Martel], décédée le 25 avril 1956 ».

4. Johanne Collin et Denis Béliveau, Histoire de la pharmacie au Québec, Musée de la pharmacie, Montréal, © 1994, p. 157.

5. Dans la vitrine de la pharmacie de J.-B. Martel, on pouvait voir (une photo le prouve) un petit cheval blanc sculpté, qui servait à indiquer que le commerce vendait des remèdes pour les animaux, ainsi qu’une cruche de vin, qui était destinée à faire savoir que le commerce vendait du vin « ferré ».

6. Dans la deuxième moitié du 19e siècle, une nouvelle industrie vit le jour, celle des médicaments secrets, qui étaient censés lutter contre les maux chroniques, durables ou douloureux, et qui concurrençaient les préparations des pharmaciens (pour les désigner, on employait aussi le terme médicament breveté (en anglais patent medicine), qui signifie aujourd’hui « Médicament pour lequel un fabricant possède un droit exclusif d’exploitation qui empêche tout concurrent de le copier pendant une période de vingt ans. » (Grand Dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française). On pouvait les acheter sans ordonnance dans les pharmacies, mais aussi chez les marchands généraux et dans les épiceries (même s’ils n’étaient pas inoffensifs). Ils étaient « omniprésents à travers la publicité dans les journaux à partir des années 1870. En 1899, certains experts avanceront d’ailleurs que leur nombre s’élève à plusieurs milliers sur le marché québécois.» (Johanne Collin, « Entre discours et pratiques, les médecins montréalais face à la thérapeutique, 1869-1890 », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 53, n° 1, été 1999)

7. De Joseph Martel sont issues deux « lignées » de pharmaciens. L’une d’elles, grâce à laquelle la pharmacie bâtie par Joseph a existé jusqu’en décembre 2007 (après la mort de Joseph, l’entreprise a été maintenue en vie par la famille, mais a cessé d’être un local où un pharmacien vendait et préparait des médicaments jusqu’à ce qu’un petit-fils de Joseph devienne pharmacien), comprend Raymond Martel (né en 1927), petit-fils de Joseph, et Claude Martel (né en 1953), fils de Raymond (Claude a dirigé la pharmacie, après son père, puis l’a vendue en 2007). L’autre lignée se compose de : Georges Martel (1911-1987), petit-fils de Joseph; Maurice Martel (né en 1936), fils de Georges; Alexandre Martel (né en 1973), fils de Maurice; Marie-Claude Martel (née en 1969), petite-fille de Georges. – Fait remarquable, tous les pharmaciens Martel, sauf Alphonse, ont été ou sont propriétaires d’au moins une pharmacie.

Sources

1. L’Abbé Benj. Demers, Monographie, La paroisse de St-Romuald d’Etchemin, avant et depuis son érection, 1906, J.-A. K.-Laflamme, Imprimeur, Québec

2. « À la mémoire de notre chère Soeur Sainte-Mathilde (ex-assistante générale), Marie-Louise Martel [fille de Jean-Baptiste Martel], décédée le 25 avril 1956 » [document de la congrégation de Notre-Dame de Montréal, sans éditeur, sans date (année de publication probable : 1956)]

3. St-Romuald… il y a une centaine d’années [« cahier de vieilles photos » publié par la Caisse populaire Les Etchemins de Saint-Romuald, sans éditeur, sans date (année de publication probable : 1977)]

4. Document manuscrit établi (probablement dans les années 1980) par M. Edgar Martel, petit-fils de J.-B. Martel.

5. Généalogie de Sieur J. E. Ernest Martel, prêtre, compilée par l’Institut généalogique Drouin, Montréal, © 1943, 633 p.

6. Hebert, Donald J., History of St. Anthony Parish, Eunice, Louisiana, 1902-1983 : including a history of St. Edmund School, 1911-1983. Eunice, La. : Hebert Publications, 1983

7. Johanne Collin et Denis Béliveau, Histoire de la pharmacie au Québec, Musée de la pharmacie, Montréal, © 1994

8. Johanne Collin, « Entre discours et pratiques, les médecins montréalais face à la thérapeutique, 1869-1890 », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 53, n° 1, été 1999

9. Mgr [Alphonse] Martel revient des États-Unis après des années de réalisation, article publié dans le quotidien Le Soleil de Québec, probablement en 1956 (année du retour au Québec d’Alphonse Martel)

Remerciements

L’auteur remercie les personnes suivantes : M. Joseph Martel, petit-fils de Jean-Baptiste Martel; Mme Henriette Martel, arrière-petite fille de Jean-Baptiste Martel, et M. Raymond Martel, pharmacien de Loretteville et petit-fils de Joseph Martel (ce dernier, comme on l’a vu, était le frère de Jean-Baptiste Martel), qui lui ont donné des renseignements et prêté des documents; M. Gilles Barbeau, pharmacien et professeur retraité de l’Université Laval, qui l’a mis en possession de connaissances sur Jean-Baptiste Martel et sur l’histoire de la pharmacie au Québec.

Martel J.-B. phcien _Pour le web 2013 - 11

Carte postale publicitaire utilisée  par J. B. Martel, Enr.

Les funérailles militaires de Jean-Baptiste Martel à Québec, en 1923

DÉCÈS ET FUNÉRAILLES MILITAIRES DE

JEAN-BAPTISTE MARTEL ( 1879 – 1923 )

Jean-Baptiste Martel, militaire, était l’époux d’Alexandrine Poitras ( leur mariage a été célébré le 3 octobre 1904 dans l’église de Beauport ). Le couple a eu trois enfants : Alexandrine ( née en 1913; décédée le 29 juin 1925 à l’âge de 11 ans et 10 mois et demi ), Adjutor ( né en 1905; décédé à Québec le 21 décembre 1926 à l’âge de 20 ans et 7 mois ) et Georges ( né le 11 décembre 1911 et décédé le 13 mars 1983 à l’âge de 71 ans ).

Jean-Baptiste Martel et Alexandrine Poitras seront les grands-parents de Maurice, Georgette, Lucien et Roger Martel.

Martel Jean-Baptiste, militaire

Jean-Baptiste Martel

Le texte suivant a été publié en juin 1923, probablement dans le quotidien L’Action catholique de Québec.

ASSEMBLÉE DES OFFICIERS DES VOLTIGEURS DE QUÉBEC,

TENUE AU MANÈGE MILITAIRE LE 28 JUIN 1923

Assemblée des Officiers des Voltigeurs de Québec, tenue au Manège Militaire, le 28 juin 1923

Présents :

Colonel C.-Aug. Chauveau, O. C. Lt.-Col. J.-A. Beaubien, Second C. Majors Donat Gendron, Léo. Bouchard, Alex, Laliberté, Philippe Ouellet, J.-L. Gilbert, O. M., Capitaines Gaston Pratte, L.-O. Pratte, L.-O. Lambert, Payeur, J.-A. Ross, Jos. Matte, J.-A. Martineau, Julien Chouinard, Lieutenants J.-M. Côté, Quartier-Maître, Guy Baillargeon, Geo.-H. Duquet, Gérard Larue, Arthur Savard, Guy Taché, Henri Shehyn, Charles Chauveau, J.-R. Painchaud, Jean Hudon, Ulric Tessier, Paul Gendron, Jean Gendron, Paul Brunet, Ernest Lavoie, Lorenzo Grenon, F. Tremblay, Ernest Aubry.

L’Ordre du jour suivant est unanimement adopté et inscrit au procès-verbal des délibérations des officiers du régiment :

Les officiers du régiment ont appris avec peine le décès du capitaine J.-B. Martel.

Durant les nombreuses années qu’il a appartenu au 9e régiment et aux Voltigeurs de Québec comme soldat, sous-officier et officier, le capitaine Martel s’est toujours distingué par un dévouement remarquable aux intérêts du régiment et par son exemple et ses sacrifices personnels, a contribué beaucoup à assurer au régiment, les succès obtenus; doué d’aptitudes spéciales pour la mousqueterie et le tir à la carabine, le capitaine Martel, comme officier de l’Association de tir du régiment et par les succès qu’il a remportés personnellement dans tous les concours de tir à Lévis et ailleurs, s’est distingué d’une manière toute spéciale.

Les officiers du régiment offrent à madame Martel et à ses enfants le témoignage de leurs plus sincères condoléances dans le deuil qui les frappe et ils assisteront tous à ses funérailles.

Le texte suivant a été publié en 1923 dans le quotidien L’Action catholique de Québec le 29 juin 1923.

DÉCÉDÉ

FEU J.-B. MARTEL

À une assemblée régulière de la Chorale du St-Coeur de Marie, tenue le 27 courant, le R. P. de la Catardière, chapelain, a communiqué aux membres la nouvelle de la mort de leur confrère, feu J.-B. Martel.

À cette occasion la proposition suivante a été faite par le président et secondé à l’unanimité :

1. Que tous les membres avaient appris avec le plus profond regret la mort de leur confrère;

2. Qu’ils prennent une large art de le malheur qui vient de frapper sa famille, à laquelle ils désirent témoigner en cette circonstance douloureuse leurs plus sincères sympathies;                                                         

3. Que copie de la présente soit inscrite au procès-verbal de la dernière assemblée et transmise à la famille ainsi qu’aux journaux.

Martel Jean-Baptiste, militaire Carte mortuaire

Le texte suivant a été publié en 1923 dans le quotidien L’Action catholique de Québec.

FUNÉRAILLES MILITAIRES DU CAPT. MARTEL

ELLES ONT EU LIEU SAMEDI À SAINT- CŒUR DE MARIE – OBSÈQUES IMPOSANTES

Samedi dernier, avaient lieu dans l’église Saint Coeur de Marie, à Québec, les funérailles militaires du Capitaine J.-B. Martel, des Voltigeurs de Québec, époux bien-aimé de Dame Alexandrine Poitras.

À huit heures et trente minutes, le cortège militaire quittait la résidence mortuaire, numéro 36, rue Crémazie. Une fanfare ouvrait la marche, suivie d’un détachement de soldats du 22ème.

Venait ensuite un officier à cheval, suivi d’un canon qui portait le cercueil enveloppé du drapeau anglais, surmonté de deux superbes couronnes de fleurs, que traînaient quatre chevaux. Le cops des Officiers au complet suivait la dépouille mortelle qu’accompagnaient les parents et les amis de la famille, parmi lesquels nous avons remarqué ceux dont voici les noms :

Ses fils : Adjutor et Georges Martel; son père : M. Joseph Martel, pharmacien de Loretteville; ses frères : E. Alexandre Martel, employé civil; l’abbé Edgar-Ernest Martel, ptre [prêtre] de l’archevêché de Québec; et Léopold Martel; ses beaux-frères : MM. J.-A. Bussières, Édouard Poitras, J.-B. Poitras, J.-E. Bélisle,; son grand-oncle : M. J.-B. Pelletier; ses neveux : MM. Ernest Bussières, Léopold Pocotte; ses cousins : MM. Eugène Poitras, Jos. Poitras, Raphaël Déry, Octave Pelletier, L.-E. Martel, Jos. Martel, J.B. Martel, Docteur Jos. De Varennes, A. Robitaille, St-Georges Lespinay, Gaston Lespinay, Paul, Edgar et Antonio Martel, Félix Lespinay, Lorenzo Déry, etc.

Venaient ensuite :

Hon. Brigadier Général R. P. Landry. Colonel C.-A. Chauveau, O. C. Lt-Col. P.-A. Piuze, Lt.-Col. J. -A. Beaubien, Major Donat Gendron, Major L. Bouchard, Major A. Laliberté, Major Ph. Ouellet, Major J.-L. Gilbert, O. M. Capitaines Gaston Pratte, L.-O. Lambert, J.-A. Ross, Jos. Matte, J.-A. Martineau, Julien Chouinard. Lieutenants J.-M. Côté, Quartier-Maître, Guy Baillargeon, G.-H. Duquet. G. LaRue. Arthur Savard, Guy Taché, H. Shehyn, Chs. Chauveau, J.-R. Painchaud, Jean Hudon, Ulric Tessier, Paul Gendron, Jean Gendron, Jean Hamel, Paul Brunet, Ernest Lavoie, Lorenzo Grenon, F. Tremblay, E. Aubry, MM. Le Docteur Vaillancourt, Major Théo Paquet, Ph. Turgeon, J.-F.-A. Paquet, P. Plamondon, Jos. Lévesque, Jos. Gauvin jr., S.-J. Myrand, J.-S. Moreau, C.-E. Sirois, V. Simard, H. Petitclerc, J.-E. Vermette, F. Grenier, Jos. Lévesque, J.-E. Vermette jr., Et. Fiset, R. Delisle, S. Méthot, Geo. Matte, A. Potvin, A. Laforce, Chs. Montminy, Alf. Morisset, J.-A. Delisle, J.-A. Boivin, A. Bédard, E. Racette, J. Thomas, J. Sansfaçon, J.-E. Royer, P.-F. Delâge, Chs. Chauveau, Major J.-A. Fecteau, Colonel L.-G. Chabot. Notaire J.-E. Paradis, J. Fournier de Belleval, Lt.-Col. Rinfret, Rosaire Lemay, H.-O. Lachance, L.-Eug. Amyot, L. J. Lachance, Couillard O’Neil, T.-D. Dubuc, R. Roy, Z. Gingras, Chs. Côté, S. Martineau, A. Nadeau, Alph. Papillon, J. Delisle, Émile Caron, J.-A. Bouchard, Jos. Lacroix, Sergent E. Chabot, Chs. Pageau, Henri Gauvin, Geo. Roy, Arthur Deschesnes, J.-A. Dussault, U. Desroches, le Commandeur Col. Rouleau, des Zouaves pontificaux, MM. Alfred Verret, maire de Loretteville, , Chs. Pageau, Olivier Beaulieu, Em. Bolduc, P.-A. Picard, Henri Pageau, Alphonse Boivin, Ludger Bastien, Ernest Bastien, John Létourneau, Hector L’Heureux, Lt.-Col. Rinfret, A. Laplante, J.-N. Delâge, Jos. Côté, Michel Dussault, Adrien Desautels, Émile Gingras, F.-R. Genest, J.-Em. Martel, J. L’Heureux, Major L’Heureux, Georges Roy, Chs.-Edouard Lessard, Sergent L’Heureux, Chs. Letarte, P.-H. Goulet, A. Tremblay, A. Roy, Le Bourbon, G. Gendron. Alex. Lemoine, Cél. Côté, Edgar Bussières, J.-G. Guay, J.-S. Mercier, S.-J. Nestor, Aug. DeChamplain, Em. Lévesque, Em. Hudon, Chs. Gagnon, Le Saillant, ??? F. Trudel, L. Houde, Sergent H. Chabot, J.-E. Pelletier, Théo. Dussault, Adj. Dussault, Léon Dussault, X. Trépanier, A. Hutchison, J.-B. Martel.

Pendant le trajet, la fanfare militaire exécuta des marches funèbres et fit la haie en présentant les armes à l’entrée, à l’église, de la dépouille mortelle portée sur les épaules de 6 officiers : les Capitaines Jos. Matte, J.-A. Ross, Julien Chouinard,, H. Mackay, Willy Turpin et G. Vallerand, des Voltigeurs.

La levée du corps fut faite par Mgr J.C. Arsenault, P. D., et le service fut chanté par M. le Chanoine J, Vaillancourt, accompagné de M. l’abbé Odilon Gauthier, du Séminaire, comme Diacre, et l’abbé Ludger Arteau, comme sous-diacre.

Des messes basses furent dites par M. l’abbé Edg.-Ernest Martel, ptre, de l’archevêché de Québec, frère du défunt, et par M. l’abbé B. Pelletier, confrère du défunt.

Parmi les personnes présentes au choeur, nous avons remarqué : Mgr J.-C. Arsenault, M. le Chanoine J. Vaillancourt, M. le Chanoine U. Perron, , le Rév. Père Vincent, Eudiste, le Rév. Père de la Cotardière, Eudiste, l’abbé Edg.-Ernest Martel, M. l’abbé A.-E. Maguire, curé de Sillery, le Rév. Père G. Labrecque, S. S. S. , l’abbé L.-Em. Côté, le Rév. Père Chaussende, M’ss du S. Coeur, les abbés Delisle, de St-Frs d’Assise; Ludger Arteau, de N.-D. De Lévis; Ulric Turcotte, de N.-D. De Québec; Odilon Gauthier, du Séminaire de Québec; Albert Fortier, de St-Frs d’Assise; B. Pelletier, visiteur eccl. des Écoles; Adalbert Leclerc, de Cap-St-Ignace; L. Paquet, de St-Jean-Baptiste de Québec; C.-O. Garant, du Séminaire de Québec; André Germain, de Loretteville;; J. Turcotte, de Loretteville; D. Moreau, de St-Jean-Baptiste de Québec; R. Lefebvre, du Séminaire de Québec; Laliberté, Séminariste; les Rév. FF. Hervey, Judes, Camille, Laurent, Antonin, Gustave et Germain, de St-Coeur de Marie.

M. Georges Chouinard touchait l’orgue.Et la chorale de la paroisse, dont le défunt était membre, exécuta avec succès la Messe harmonisée de Perrault. MM. Le Dr. Jos. DeVarennes, S. Martineau et Aug. DeChamplain rendirent respectivement « Pie Jesu », « O Salutaris » et « Arrête ici passant ».

Après le service, le cortège militaire escorta la dépouille mortelle, au son d’une marche funèbre, jusqu’au Parc des Champs de Bataille, où les clairons sonnèrent le dernier appel, et les soldats exécutèrent trois foi le feu de salve.

L’Inhumation eut lieu au cimetière Belmont, où un grand nombre de parents et d’amis accompagnèrent la dépouille mortelle.

Un grand nombre de témoignages de sympathie ont été reçus par la famille.

Martel Jean-Baptiste, militaire 1914-1918

Les parties suivantes, Messes et Sympathies, n’ont peut-être pas été publiées dans les journaux de Québec.

Messes

Les Voltigeurs de Québec

Joseph Martel

M. et Mde J.-A. Bussières

Delles Bélisle

Delle L. Poitras

M. et Mde L. Eug. Courtois

Maison T. D. Dubuc

M. et Mde Léopold Martel

Famille J. B. Pelletier

M. et Mde Léopold Poitras

Mesdames Tétreau

M. et Mde W. Turcotte

Famille L. E. Martel

L’abbé Domicile Moreau

L’abbé C. O. Garant

M. et Mde E.-Alex. Martel

M. et Mde J. M. Poitras

L’abbé André Germain

Delle Ph. Déry

Société.S. S. Baptiste de Loretteville

L’abbé J.-Alexandre Rochette

M. et Mde Sosthène Picard

Jos. Martel

M. et Mde B. Hurst

M. et Mde E. Bussières

Famille Lassonde

M. et Mme J. Em. Martel

Mde A. Poitras

L’abbé Alph. Pelletier

L’abbé E. H. Martineau

Ph. DeVarennes, Notaire

M. et Mde A. Marticotte

Mde Joachim Blais

Mde L. A. Laplante

M. et Mde J. E. Bélisle

Raphaël Déry

Lorenzo Déry

Emilia Chartré

J. N. Delâge

Gustave Fournier

Dr et Mde A. Boucher

L’abbé Rosaire Lefebvre

M. et Mde J. A. Ross

Mde J. B. Martel

M. et Mde Dom. Dussault

Famille Edouard Poitras

M. et Mde N. I. Bélisle

L’abbé Paul Bouillé

M. et Mme Pomerleau

Sympathies

Mde Et. Dussault

R. Père P. A. Martel

Lieut. Jean Hamel

Lieut. Jean Hudon

Mde F. Hamel

Miss Hearn

Delle Rivard

Delle Marguerite Matte

Charles Martel

Arth. Savard

Delle Blanche Lacroix

L. J. Lachance

Médard Guay

Léon Boulanger

J. S. Moreau

Mde Ls. Lefaivre

M. et Mde H. O. Lachance

J. B. Poitras

M. et Mde Eug. Poitras

D. Laliberté

Mde Vve U. Petit

M. et Mde Jos. Chartré

M. Jos. Côté

M. et Mde O. E. Pelletier

Mde G. Bédard

Dlle J. Déry

Delle Laura Poitras

Delle A. Déry

M. et Mde Chollet

Delle A. Bédard

Jos. Sansfaçon

M. et Mde J. R. Watters

Le Chanoine U. Perron

Le Chanoine J. Laberge

Mde Vve St-Pierre

Delle H. Provost

Jos. Côté

Delle Gingras

Delle Rose-A. Roy

Delles Aubé

Mde Leclerc

Camille Bernier

A. Lagacé

Mde J. F. Lafond

Delle W. Roy

Alph. Papillon

Jos. Lévesque

Rosaire Paquin

Delle B. Lacroix

Mde H. Chassé

Delles H. Chassé

Colonel C. A. Chauveau

Rév. Sr St-Victor

Rév. Sr. St-Pierre-Claver

Rév. Père P.-A. Martel

Couronnes de fleurs présentées par le Commandant et les Officiers du Régiment des Voltigeurs de Québec et par les Employés de la Banque Nationale (Succursale de la Grande-Allée).

LE RÉGIMENT DES VOLTIGEURS DE QUÉBEC

Martel Jean-Baptiste, militaire 30-08-1914_1

Martel Jean-Baptste, militaire - Version 2

Voltigeurs Martel Jean-Baptiste_objet militaire - 2

Ce dossier a été créé en 2013 par le Passeur de la Côte ( Roger Martel ).

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« Arrête ici, passant, contemple cette tombe,
Riches, grands et petits,
A la mort tous succombent,
Regarde bien, comme la mort m’a mis,
Et m’a fait tout quitter, biens, parents et amis. »