Promenade Samuel de Champlain : 400 visites à l’heure, beau temps mauvais temps, pluie pas pluie, hiver comme été, de nuit comme de jour. Impossible. 

Lévis, le 30 mai 2018

Léger

Québec

Madame ou Monsieur,

Le 3 mai 2018, un journaliste du quotidien Le Soleil de Québec, M. François Bourque, dit ceci :

« Le succès de la promenade De Champlain [à Québec] est suffisamment éloquent il me semble sans qu’il soit besoin d’embellir la réalité par des statistiques invraisemblables.

Selon une étude Léger menée pour la CCN [Commission de la Capitale Nationale], il y aurait eu 3,5 millions de visites à la promenade en 2017. Faisons ensemble le calcul : 3 500 000 visites, divisées par 365 jours, divisés par 24 heures. Cela donne 400 visites à l’heure, beau temps mauvais temps, pluie pas pluie, hiver comme été, de nuit comme de jour. Impossible. » (https://www.lesoleil.com/chroniques/francois-bourque/lart-dembellir-la-realite-06f7c54789d278200b60401a5ce1410f)

L’article de M. Bourque s’intitule « L’art d’embellir la réalité ». Si ses affirmations sont exactes, l’article aurait pu s’intituler « L’art de tromper le monde » ou « Comment réussir à dire une bêtise »

Léger voudra sans doute répondre au journaliste.

La présente sera publiée au www.lepasseurdelacote.com; votre réponse sera transportée au même endroit, si vous voulez bien répondre à son auteur.

Bon vent!

Roger Martel, citoyen de Lévis

 


Remarque percutante du maire de Québec, M, Régis Labeaume, destinée à M. François Bourque : « Promenade Samuel de Champlain : 400 visites à l’heure, beau temps mauvais temps, pluie pas pluie, hiver comme été, de nuit comme de jour. Impossible. T’as raison, François. C’est plutôt 1 400 visites à l’heure. »

Intervention du maire de la ville de Lévis, l’Honorable Gilles Lehouillier : « On aura beau dire ce qu’on veut à Québec : le Parcours des anses sera toujours le plus beau et le plus populaire !

Apparition de l’ancien maire de Montréal, M. Jean Drapeau : « Le plus beau joujou au monde, c’est la Ronde de l’Expo ! »

 

 

Ludovica, revue de la Table de concertation des sociétés d’histoire de la ville de Québec

Ludovica

Revue des sociétés d’histoire membres de la Table de concertation des sociétés d’histoire de la ville de Québec, publiée une fois l’an lors du Salon des sociétés d’histoire de la ville de Québec.

Salon des sociétés d’histoire de la ville de Québec

Société d’histoire de Sillery

Centre communautaire Noël-Brulart

1229, avenue du Chanoine-Morel

Québec (Québec) G1S 4X1

Ludovica Vol. 1, Numéro 1 Automne 2017

 

Présentation

Chers lecteurs et lectrices,

C’est avec une grande fierté que la Table de concertation des sociétés d’histoire de la ville de Québec vous présente ce premier numéro de Ludovica. Pour le salon 2017 des sociétés d’histoire de la ville de Québec, nous avons voulu remettre aux visiteurs un exemplaire d’une nouvelle revue qui vous présente ce que nous savons le mieux faire: vous parler d’histoire locale.

 Le numéro que vous avez entre les mains est spécial et exceptionnel pour plusieurs raisons. Il est exceptionnel puisque plusieurs sociétés d’histoire de la région se sont unies pour faire une œuvre d’histoire commune. Cette revue, ce n’est pas le fruit du travail d’une seule société d’histoire, mais bien de plusieurs, d’une majorité ayant les ressources pour le faire. Si l’expérience est évaluée comme positive, nous espérons pouvoir la répéter lors des prochains salons des sociétés d’histoire. Il est aussi spécial puisqu’il reprend, pour chacun de nos territoires, un élément qui nous tient à cœur, soit la naissance de leur territoire, les familles pionnières et même un métier qui a donné naissance à une Nation.

Depuis 5 ans, nous organisons un salon où nous vous présentons nos réalisations par rapport à un thème. Celui de cette année s’est rapidement imposé pour nous comme un incontournable. Le quatrième centenaire de l’arrivée de Louis Hébert, de Marie Rollet et de leur famille nous permet de vous présenter notre vision de notre histoire, de demander à un spécialiste de vous parler de notre vision de l’histoire locale. Ce premier numéro est donc un essai à partir du peu de ressources que nous avons, mais avec tout le cœur que vous nous connaissez. Nous vous demandons d’être indulgents face au défi que porte l’édition d’une telle revue, mais partagez aussi avec nous la fierté que nous avons de cette réalisation. Chacune a son style, chacune a sa façon de voir une même réalité. Mais ensemble, nous avons travaillé à vous faire connaitre un élément important de notre histoire locale.

J.-Louis Vallée,

Coordonnateur de la table de concertation des sociétés d’histoire

Président de la Société d’histoire de Sillery

 

Table des matières
Arrivée en Nouvelle-France du couple Louis Hébert Marie Rollet par Louis Richer (SGQ)……………………………………….. 2
L’apothicaire Louis Hébert: L’Acadie comme premier laboratoire par Julien St-Georges-Tremblay (AARQ) ………………….. 5
Sur les traces de Louis Hébert et de Marie Rollet par Jérôme Ouellet (SHQ) ……………………………………………………….. 7
Les difficultés d’établir une colonie: les débuts du site de Cap-Rouge par Julien St-Georges-Tremblay (SHCR) ……………… 9
Charlesbourg à l’époque de Louis Hébert et Marie Rollet par Marc-André Bluteau (SHC)………………………………………………. 12
Les terres de Sillery à l’époque de Louis Hébert et de Marie Rollet par J.-Louis Vallée (SHS) ……………………………….. 15
Le territoire de Saint-Augustin-de-Desmaures au temps de Louis Hébert par Denis Desroches (SHSAD) ……………………….. 19
Le territoire de l’arrondissement Les Rivières par Michel Fragasso (SHLR)……………………………………………………….. 21
Sage-femme: une pratique indispensable par Mario Lussier (SHHStC) ……………………………………………………….. 23
Des chemins vers ailleurs par Gilles Falardeau (SHL’A.L.) ………………………………………………….. 25

SITE WEB DE LA FÉDÉRATION HISTOIRE QUÉBEC : http://www.histoirequebec.qc.ca/accueil.asp

Modérons nos transports : disons non au lien de trop entre Lévis et Québec !

La faculté de juger étant une des plus éminentes, on pourrait penser que le « réalisme » consiste à porter un jugement réfléchi sur la réalité. Mais manifestement, l’épithète « réaliste » n’est plus chez nous qu’un cliché que l’on sert pour se consoler d’un défaut d’imagination ou de pensée. Tant et si bien qu’on pourrait croire que la société a accouché d’un nouveau slogan tout à fait de notre temps : « Soyons réalistes, ne demandons rien ! »

Une telle attitude conduit pourtant tout un monde à vivre dans des réalités qui, au fond, ne sont plus de notre temps. On s’enfonce ainsi dans l’exubérance d’un monde de plus en plus surréel : bouchons infinis de circulation du matin au soir, cyclistes fauchés, étalement urbain, recul constant de la nature, fatigue, stress.

[…]

L’auto continue de régner chez nous comme si elle était coiffée d’un diadème. Jusqu’où cela peut-il aller ? Au Texas, en 2008, on a doté Houston d’une autoroute de 26 voies, la Katy Freeway. Vous lisez bien : 26 voies. Plus de gens ont dès lors pris l’option de la voiture. Et ce réseau délirant se trouve désormais plus engorgé qu’avant sa construction ! C’est pourquoi le « réalisme » qu’invoque Denis Coderre, avec une assurance plutôt grossière, n’est qu’une manière bien terre à terre de perdre de plus en plus contact avec le monde réel. On chercherait en vain de vrais espoirs dans ce cauchemar urbain nappé de sauce réaliste si personne ne sonnait enfin l’heure du réveil.

(Jean-François Nadeau, Modérer ses transports, Le Devoir, 16 octobre 2017 http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/510455/moderer-ses-transports)

 


En raison de l’enthousiasme délirant des animateurs de radio, l’élection à la mairie de Québec prend les allures d’un référendum sur le « troisième lien ». Il y a si peu d’enjeux de fond dans cette course à trois que la construction d’un pont ou d’un pont-tunnel reliant Lévis à Québec prend une place démesurée dans les discussions.

Le candidat de Québec 21, Jean-François Gosselin, courtise à fond le vote « char », ou encore la « droite-auto » pour reprendre l’expression du chroniqueur François Bourque. Régis Labeaume a évoqué un éventuel projet « structurant » de transport en commun au tracé secret et mystérieux. C’en est assez pour que M. Gosselin l’accuse d’avoir trahi l’esprit de feue la mairesse Andrée Boucher, et par extension les citoyens de Québec. Le maire est devenu pour lui un incontrôlable dépensier.

[…]

Québec est cependant l’une des villes où la dépendance à l’automobile est la plus grande. Les transports collectifs y sont anémiques. Avant de se lancer dans l’aventure d’un troisième lien, le futur maire de Québec serait bien avisé de bonifier l’offre de transports collectifs, avec la participation de Québec et d’Ottawa. Le maire Labeaume semble emprunter cette voie, mais il le fait de manière bien évasive. Au moins, il reste clair quant à l’inutilité d’un troisième lien. Celui-ci aura un effet très limité sur la congestion routière et le développement de l’est de Québec, où il reste peu de terrains à vocation industrielle ou technologique.

L’augmentation de la capacité routière encouragera l’étalement urbain qui contribuera à son tour à la congestion. C’est un cycle sans fin que Québec doit briser afin de poursuivre sur sa lancée.

(Brian Myles, Mairie de Québec: un lien de trop, 16 octobre 2017, Le Devoir, http://www.ledevoir.com/politique/ville-de-quebec/510466/mairie-de-quebec-un-lien-de-tro)p

Un troisième lien entre Lévis et Québec ?

Source : revue Relations,

http://cjf.qc.ca/revue-relations/publication/article/contre-un-troisieme-lien-entre-levis-quebec/

Contre un troisième lien entre Lévis et Québec

Par : Bernard Samson

L’auteur est journaliste

Le gouvernement du Québec jongle avec l’idée d’un tunnel ou d’un autre pont reliant Lévis à Québec. Une mauvaise idée.

Portée par les radios d’opinion de Québec, par la Coalition Avenir Québec, par la Chambre de commerce de Lévis, par la Ville de Lévis, par les députés du secteur et par 83 % de sa population, l’idée d’un tunnel ou d’un pont qui relierait l’est de Lévis à Québec, pour trois ou quatre milliards de dollars, est à l’étude. En effet, Laurent Lessard, ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports du Québec, a doté de 20 millions de dollars le « bureau de projet » chargé d’étudier la faisabilité d’un « troisième lien » entre Québec et Lévis.

Pourtant, ce ne sont pas les raisons qui manquent pour s’opposer à ce projet et pour s’attaquer aux problèmes de congestions routières par d’autres voies. Bien avant celui des coûts, le principal problème de ce « troisième lien », pensé en fonction du développement de la partie est de Lévis, tient au fait qu’il est calqué sur des modèles de lotissement dignes des années 1950… où l’on ne tenait pas compte des notions d’« environnement » et de « pollution ». Mais au fait, les questions environnementales ont-elles été un tant soit peu prises en compte dans l’élaboration de projet ? « Pas du tout », assure Étienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables, de Québec. Business as usual. Et curieusement, aucun journaliste, pas même Vincent Marissal de La Presse, qui a fait un excellent papier sur le sujet (le 21 mai 2017), ne s’est penché sur la protection de l’environnement, la sauvegarde des paysages, la défense des habitats… ou le réchauffement de la planète ! Ce qui intéresse ici, semble-t-il, c’est seulement les « chars », le trafic… et le fric !

Pourtant, tout l’est de Lévis – qui voit le fleuve, l’amorce de l’estuaire, la pointe de Sainte-Pétronille, des pans de l’île d’Orléans, la chute Montmorency et des dizaines d’autres points de vue d’exception – est un joyau à préserver. Idem pour la Côte-de-Bellechasse jusqu’à Montmagny !

On y trouve parmi les plus beaux paysages et certains des plus beaux villages du Québec. Mais tout cela est tellement fragile… « Le charme du village de Beaumont, avec son église de 1739 et ses paysages de Nouvelle-France, n’a pas résisté à l’assaut de ces centaines de maisons neuves », confie Clermont Bourget, l’un des rares spécialistes du patrimoine québécois. Et à moins que l’on ne réglemente et légifère, si le « troisième lien » voit le jour, à l’est, tout le reste y passera…

Car, outre le saccage de terres agricoles parmi les meilleures au Québec, l’autre conséquence du troisième lien sera l’étalement urbain. Ce phénomène accroît l’omniprésence des autos. Il allonge les distances parcourues, augmente les émissions de CO2 – responsables du réchauffement planétaire – de même que les concentrations de particules fines dans l’air à la source de graves problèmes de santé, sans parler du bruit…

Lévis, avec sa population de 146 000 habitants, occupe pratiquement la même superficie que l’île de Montréal, qui passait le cap des 2 millions d’habitants en janvier 2016. Face à ce constat, ne vaudrait-il pas mieux, à Lévis et sur la Côte-de-Bellechasse, concentrer la population dans les secteurs déjà développés, en laissant, ailleurs, la nature la plus intacte possible ? Histoire de pouvoir en profiter !

Par ailleurs, les problèmes de congestion routière ne justifient en rien la réalisation d’un « troisième lien ». En effet, l’achalandage est resté stable depuis 2000 sur le pont de Québec et le pont Pierre-Laporte, selon le ministère des Transports du Québec.

Dans son essai Vers la sobriété heureuse, l’écologiste, agriculteur, écrivain et poète français bien connu Pierre Rabhi nous dit de « mettre l’humain et la nature au cœur de nos préoccupations ». Il ajoute : « Il est navrant et révoltant de voir le patrimoine vital de l’humanité et des innombrables créatures qui partagent son destin être, sans vergogne, subordonné à la vulgarité de la finance. » À bon entendeur, salut.

– – – – –

Lecture proposée: : J.-F. Cliche, Le troisième lien : un moteur de développement économique? Le Soleil, 10 février 2016, p. 11; http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/201702/09/01-5068148-le-troisieme-lien-un-moteur-de-developpement-economique.php

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Le pont Laporte et le pont de Québec le 11 juillet 2016 (photo prise par Roger Martel)

http://cjf.qc.ca/revue-relations/

Fondée en 1941, la Revue Relations est publiée par le Centre justice et foi, un centre d’analyse sociale progressiste fondé et soutenu par les Jésuites du Québec. Depuis plus de 75 ans, elle œuvre à la promotion d’une société juste et solidaire en prenant parti pour les exclus et les plus démunis.

Libre et indépendante, la revue pose un regard critique sur les enjeux sociaux, culturels, économiques, politiques, environnementaux et religieux de notre époque.

Revue Relations  25, rue Jarry Ouest, Montréal, Québec, H2P 1S6  –  Téléphone : 514 387-2541 – Télécopieur : 514 387-0206

Le voilier Amerigo Vespucci à Québec les 5, 6 et 7 juillet 2017. On pourra le visiter.

Voilier Amerigo Vespucci  à Québec 

Photo prise par Roger Martel le 4 juillet 2017

 

L’Amerigo Vespucci sera au quai 21 du port de Québec du 5 au 7 juillet 2017. Il est prêt à recevoir beaucoup de visiteurs.

 

Pour en apprendre beaucoup sur l’Amerigo Vespucci :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Amerigo_Vespucci_(voilier)

 

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À Québec du 18 au 23 juillet 2017 : Rendez-vous 2017 ( rendez-vous de quelque 40 grands voiliers au Port de Québec )

Renseignements :

Téléphone : 418-523-4540

https://www.quebecregion.com/fr/quoi-faire/evenements/rendez-vous-2017/

http://www.rdv2017.com/fr/

Des économistes de l’Université Laval contredisent le maire de Lévis : l’existence d’un troisième pont ou d’un tunnel routier entre Lévis et Québec ne stimulerait pas l’économie.

Le 10 février 2016, dans le quotidien Le Soleil de Québec, le journaliste Jean-François Cliche répond à la question suivante : le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, dit-il vrai quand il affirme que le troisième lien (pont, tunnel…) entre sa ville et Québec serait un facteur de développement économique ?

Le 6 février 2016, le maire Lehouillier avait fait cette affirmation : « Moi, je pense que l’avenir économique de la grande région de Québec et de tout l’Est-du-Québec passe par un nouveau lien entre les deux rives. C’est un incontournable ». Il « réagissait aux propos d’un économiste, Jean-Pierre Lessard, qui laissait entendre que l’appui populaire au fameux troisième lien est artificiellement gonflé par le fait que les sondeurs n’incluent pas les coûts du projet – l’équivalent de 16 $ par passage ou de hausse de 20 % des taxes municipales pendant 25 ans, a-t-il illustré – dans leurs questions. M. Lehouillier a qualifié ces chiffres de «calculs réducteurs» trahissant un «manque d’objectivité» et a appelé à «avoir une vision d’ensemble des choses».

Jean-François Cliche a interrogé six économistes de l’Université Laval. Voici le verdict auquel il aboutit : il est :

« Clairement faux [que le troisième lien serait un moteur de développement économique]. Il fait peu de doute qu’un troisième lien allégerait (pour un temps, du moins) le trafic sur les ponts aux heures de pointe, ce qui favoriserait le développement résidentiel sur la rive sud. Mais ce sont des logements qui se construiront de toute manière, avec ou sans pont supplémentaire – ils iront juste ailleurs dans la région. Et la congestion actuelle n’est pas suffisante pour espérer que ce pont/tunnel ait un effet de désenclavement qui stimulerait l’économie. »

(J.-F. Cliche, Le troisième lien : un moteur de développement économique? Le Soleil, 10 février 2016, p. 11; http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/201702/09/01-5068148-le-troisieme-lien-un-moteur-de-developpement-economique.php)

L’évaluateur-conseil Steve Gilbert était aux côtés de M. Lehouillier quand ce dernier a fait la déclaration mentionnée ci-dessus. La journaliste Patricia Cloutier rapporte qu’il « a plaidé pour que le gouvernement ne prenne pas de décision prématurée dans ce dossier. Selon [M. Gilbert], les habitudes de vie des gens et la technologie auront «une influence énorme» au cours des prochaines années. Il cite à ce propos les horaires variables de travail et d’études, qui commencent à s’implanter, le covoiturage populaire chez les jeunes et le développement de la voiture intelligente (sans pilote). (P. Cloutier, Troisième lien: Lehouillier s’en prend aux «calculs réducteurs» d’un économiste, le Soleil, 6 février 2017, http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/la-capitale/201702/06/01-5066811-troisieme-lien-lehouillier-sen-prend-aux-calculs-reducteurs-dun-economiste.php)

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

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L’autoroute Jean-Lesage, le pont Pierre-Laporte et le pont de Québec vus de la rue des Églises, à Lévis (Charny). (Photo de Roger Martel, 2016)

Tournoi de hockey peewee de Québec – Février 2017

(En 1960 ) OUVERTURE DU PREMIER TOURNOI DE HOCKEY PEE-WEE DE QUÉBEC

Source : Bilan du siècle, http://www.bilan.usherb.ca/bilan/pages/evenements/1343.html

Échelonnée sur huit jours, la première édition du tournoi de hockey pee-wee de Québec connaît des débuts modestes. Au fil des ans, cette compétition accueillera les meilleures équipes du continent, permettant aux amateurs de la Vieille Capitale de voir de futures vedettes du hockey professionnel comme Guy Lafleur , Wayne Gretzky et Mario Lemieux .

Le tournoi de Québec développe même un volet international au cours des années 70 avec la participation de formations européennes et américaines. Les joutes qui se déroulent dans l’enceinte du Colisée de Québec déplacent des foules importantes et permettent à des milliers de jeunes hockeyeurs de vivre une expérience unique.

En référence: Le Soleil, 20 février 1960, p.18.

En complément: Patrice Fontaine, Dictionnaire La Presse des sports du Québec, Montréal, Libre Expression, p.301.

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Photos prises par Roger Martel le 19 février 2017, au Centre Vidéotron

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Sur la patinoire, les peewees… Ailleurs, au Centre Videotron…

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Une spectatrice tourne le dos à la patinoire. Quand elle sera un peu plus âgée, elle fera peut-être partie des joueuses : le tournoi peewee de Québec se féminise.

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LE MOT PEEWEE (PEE-WEE) UTILISÉ AU QUÉBEC

Source : Le grand dictionnaire terminologique (GDT) de l’Office québécois de la langue française, http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=26522569

peewee

Domaine Sport

Auteur Office québécois de la langue française, 2014

Définition Catégorie de joueurs âgés de moins de treize ans, dans une équipe de sport organisé.

Termes jugés adéquats pour désigner le concept à l’intérieur d’un domaine spécialisé, conformes au système linguistique du français ou acceptables en vertu des politiques officielles de l’Office

Termes privilégiés

peewee n. m.

Canada

benjamin n. m.

France

moskito n. m.

Suisse

Le terme peewee est un emprunt intégral à l’anglais qui est utilisé par de nombreuses organisations sportives locales et nationales et qui s’est généralisé dans l’usage au Québec et ailleurs au Canada. Les termes benjamin et moskito sont, quant à eux, uniquement employés en Europe.

Selon les rectifications de l’orthographe, le trait d’union est remplacé par la soudure dans les composés de formation onomatopéique ou dans les mots d’origine étrangère. De plus, comme tous les mots empruntés à d’autres langues, peewee suit la règle générale du singulier et du pluriel des mots français. On écrira donc : des peewees.

Au pluriel, on écrira : des moskitos.

II

Source : Gaston Dulong, Dictionnaire des canadianismes, nouvelle édition revue et augmentée, Québec, Éditions du Septentrion, 1999, p. 377. Première édition : 1989. (Dulong : ancien titulaire au département de linguistique de l’Université Laval)

PEEWEE n .m. (angl. Peewee) 1. Jouer de hockey de onze ou douze ans.Les peewees ont leur tournoi annuel international à Québec depuis 1960. 2. Hockey-peewee : hockey pour jeunes garçons de onze et douze ans.

LE MOT ANGLAIS PEEWEE

Source : A Dictionary of Canadianisms on Historical Principles, p. 554), ouvrage publié sous la direction de Walter S. Avis, Toronto, Gage, © 1991, p. 554

Peewee

  1. A player of the 8-12 age group in organized sports for boys.
  2. Lumbering an undersized log.1965 Western Wonderland April 22/1 :… the nine sorting categories [of logs]… are : hemlock, sawlogs… peewees… and lastly, boomsticks.

ÉTYMOLOGIE DU MOT PEEWEE

Source : http://www.etymonline.com/index.php?term=peewee

peewee (adj.) Look up peewee at Dictionary.com

1877, « small, tiny, for children, » a dialect word, possibly a varied reduplication of wee. Attested earlier (1848) as a noun meaning « a small marble. » (Baseball Hall-of-Famer Harold « Peewee » Reese got his nickname because he was a marbles champion before he became a Dodgers shortstop.) As a type of bird (variously applied on different continents) it is attested from 1886, imitative of a bird cry.

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DES GRANDS ONT ÉTÉ SURNOMMÉS PEE-WEE

Pee-Wee Crayton, grand guitariste (Connie Curtis Crayton)

Pee-Wee Russel, grand clarinettiste (Charles Ellsworth Russell)

Pee-Wee Reese, grand joueur de baseball américain (Harold Henry Reese)