Modérons nos transports : disons non au lien de trop entre Lévis et Québec !

La faculté de juger étant une des plus éminentes, on pourrait penser que le « réalisme » consiste à porter un jugement réfléchi sur la réalité. Mais manifestement, l’épithète « réaliste » n’est plus chez nous qu’un cliché que l’on sert pour se consoler d’un défaut d’imagination ou de pensée. Tant et si bien qu’on pourrait croire que la société a accouché d’un nouveau slogan tout à fait de notre temps : « Soyons réalistes, ne demandons rien ! »

Une telle attitude conduit pourtant tout un monde à vivre dans des réalités qui, au fond, ne sont plus de notre temps. On s’enfonce ainsi dans l’exubérance d’un monde de plus en plus surréel : bouchons infinis de circulation du matin au soir, cyclistes fauchés, étalement urbain, recul constant de la nature, fatigue, stress.

[…]

L’auto continue de régner chez nous comme si elle était coiffée d’un diadème. Jusqu’où cela peut-il aller ? Au Texas, en 2008, on a doté Houston d’une autoroute de 26 voies, la Katy Freeway. Vous lisez bien : 26 voies. Plus de gens ont dès lors pris l’option de la voiture. Et ce réseau délirant se trouve désormais plus engorgé qu’avant sa construction ! C’est pourquoi le « réalisme » qu’invoque Denis Coderre, avec une assurance plutôt grossière, n’est qu’une manière bien terre à terre de perdre de plus en plus contact avec le monde réel. On chercherait en vain de vrais espoirs dans ce cauchemar urbain nappé de sauce réaliste si personne ne sonnait enfin l’heure du réveil.

(Jean-François Nadeau, Modérer ses transports, Le Devoir, 16 octobre 2017 http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/510455/moderer-ses-transports)

 


En raison de l’enthousiasme délirant des animateurs de radio, l’élection à la mairie de Québec prend les allures d’un référendum sur le « troisième lien ». Il y a si peu d’enjeux de fond dans cette course à trois que la construction d’un pont ou d’un pont-tunnel reliant Lévis à Québec prend une place démesurée dans les discussions.

Le candidat de Québec 21, Jean-François Gosselin, courtise à fond le vote « char », ou encore la « droite-auto » pour reprendre l’expression du chroniqueur François Bourque. Régis Labeaume a évoqué un éventuel projet « structurant » de transport en commun au tracé secret et mystérieux. C’en est assez pour que M. Gosselin l’accuse d’avoir trahi l’esprit de feue la mairesse Andrée Boucher, et par extension les citoyens de Québec. Le maire est devenu pour lui un incontrôlable dépensier.

[…]

Québec est cependant l’une des villes où la dépendance à l’automobile est la plus grande. Les transports collectifs y sont anémiques. Avant de se lancer dans l’aventure d’un troisième lien, le futur maire de Québec serait bien avisé de bonifier l’offre de transports collectifs, avec la participation de Québec et d’Ottawa. Le maire Labeaume semble emprunter cette voie, mais il le fait de manière bien évasive. Au moins, il reste clair quant à l’inutilité d’un troisième lien. Celui-ci aura un effet très limité sur la congestion routière et le développement de l’est de Québec, où il reste peu de terrains à vocation industrielle ou technologique.

L’augmentation de la capacité routière encouragera l’étalement urbain qui contribuera à son tour à la congestion. C’est un cycle sans fin que Québec doit briser afin de poursuivre sur sa lancée.

(Brian Myles, Mairie de Québec: un lien de trop, 16 octobre 2017, Le Devoir, http://www.ledevoir.com/politique/ville-de-quebec/510466/mairie-de-quebec-un-lien-de-tro)p

Un troisième lien entre Lévis et Québec ?

Source : revue Relations,

http://cjf.qc.ca/revue-relations/publication/article/contre-un-troisieme-lien-entre-levis-quebec/

Contre un troisième lien entre Lévis et Québec

Par : Bernard Samson

L’auteur est journaliste

Le gouvernement du Québec jongle avec l’idée d’un tunnel ou d’un autre pont reliant Lévis à Québec. Une mauvaise idée.

Portée par les radios d’opinion de Québec, par la Coalition Avenir Québec, par la Chambre de commerce de Lévis, par la Ville de Lévis, par les députés du secteur et par 83 % de sa population, l’idée d’un tunnel ou d’un pont qui relierait l’est de Lévis à Québec, pour trois ou quatre milliards de dollars, est à l’étude. En effet, Laurent Lessard, ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports du Québec, a doté de 20 millions de dollars le « bureau de projet » chargé d’étudier la faisabilité d’un « troisième lien » entre Québec et Lévis.

Pourtant, ce ne sont pas les raisons qui manquent pour s’opposer à ce projet et pour s’attaquer aux problèmes de congestions routières par d’autres voies. Bien avant celui des coûts, le principal problème de ce « troisième lien », pensé en fonction du développement de la partie est de Lévis, tient au fait qu’il est calqué sur des modèles de lotissement dignes des années 1950… où l’on ne tenait pas compte des notions d’« environnement » et de « pollution ». Mais au fait, les questions environnementales ont-elles été un tant soit peu prises en compte dans l’élaboration de projet ? « Pas du tout », assure Étienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables, de Québec. Business as usual. Et curieusement, aucun journaliste, pas même Vincent Marissal de La Presse, qui a fait un excellent papier sur le sujet (le 21 mai 2017), ne s’est penché sur la protection de l’environnement, la sauvegarde des paysages, la défense des habitats… ou le réchauffement de la planète ! Ce qui intéresse ici, semble-t-il, c’est seulement les « chars », le trafic… et le fric !

Pourtant, tout l’est de Lévis – qui voit le fleuve, l’amorce de l’estuaire, la pointe de Sainte-Pétronille, des pans de l’île d’Orléans, la chute Montmorency et des dizaines d’autres points de vue d’exception – est un joyau à préserver. Idem pour la Côte-de-Bellechasse jusqu’à Montmagny !

On y trouve parmi les plus beaux paysages et certains des plus beaux villages du Québec. Mais tout cela est tellement fragile… « Le charme du village de Beaumont, avec son église de 1739 et ses paysages de Nouvelle-France, n’a pas résisté à l’assaut de ces centaines de maisons neuves », confie Clermont Bourget, l’un des rares spécialistes du patrimoine québécois. Et à moins que l’on ne réglemente et légifère, si le « troisième lien » voit le jour, à l’est, tout le reste y passera…

Car, outre le saccage de terres agricoles parmi les meilleures au Québec, l’autre conséquence du troisième lien sera l’étalement urbain. Ce phénomène accroît l’omniprésence des autos. Il allonge les distances parcourues, augmente les émissions de CO2 – responsables du réchauffement planétaire – de même que les concentrations de particules fines dans l’air à la source de graves problèmes de santé, sans parler du bruit…

Lévis, avec sa population de 146 000 habitants, occupe pratiquement la même superficie que l’île de Montréal, qui passait le cap des 2 millions d’habitants en janvier 2016. Face à ce constat, ne vaudrait-il pas mieux, à Lévis et sur la Côte-de-Bellechasse, concentrer la population dans les secteurs déjà développés, en laissant, ailleurs, la nature la plus intacte possible ? Histoire de pouvoir en profiter !

Par ailleurs, les problèmes de congestion routière ne justifient en rien la réalisation d’un « troisième lien ». En effet, l’achalandage est resté stable depuis 2000 sur le pont de Québec et le pont Pierre-Laporte, selon le ministère des Transports du Québec.

Dans son essai Vers la sobriété heureuse, l’écologiste, agriculteur, écrivain et poète français bien connu Pierre Rabhi nous dit de « mettre l’humain et la nature au cœur de nos préoccupations ». Il ajoute : « Il est navrant et révoltant de voir le patrimoine vital de l’humanité et des innombrables créatures qui partagent son destin être, sans vergogne, subordonné à la vulgarité de la finance. » À bon entendeur, salut.

– – – – –

Lecture proposée: : J.-F. Cliche, Le troisième lien : un moteur de développement économique? Le Soleil, 10 février 2016, p. 11; http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/201702/09/01-5068148-le-troisieme-lien-un-moteur-de-developpement-economique.php

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Le pont Laporte et le pont de Québec le 11 juillet 2016 (photo prise par Roger Martel)

http://cjf.qc.ca/revue-relations/

Fondée en 1941, la Revue Relations est publiée par le Centre justice et foi, un centre d’analyse sociale progressiste fondé et soutenu par les Jésuites du Québec. Depuis plus de 75 ans, elle œuvre à la promotion d’une société juste et solidaire en prenant parti pour les exclus et les plus démunis.

Libre et indépendante, la revue pose un regard critique sur les enjeux sociaux, culturels, économiques, politiques, environnementaux et religieux de notre époque.

Revue Relations  25, rue Jarry Ouest, Montréal, Québec, H2P 1S6  –  Téléphone : 514 387-2541 – Télécopieur : 514 387-0206

Le voilier Amerigo Vespucci à Québec les 5, 6 et 7 juillet 2017. On pourra le visiter.

Voilier Amerigo Vespucci  à Québec 

Photo prise par Roger Martel le 4 juillet 2017

 

L’Amerigo Vespucci sera au quai 21 du port de Québec du 5 au 7 juillet 2017. Il est prêt à recevoir beaucoup de visiteurs.

 

Pour en apprendre beaucoup sur l’Amerigo Vespucci :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Amerigo_Vespucci_(voilier)

 

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À Québec du 18 au 23 juillet 2017 : Rendez-vous 2017 ( rendez-vous de quelque 40 grands voiliers au Port de Québec )

Renseignements :

Téléphone : 418-523-4540

https://www.quebecregion.com/fr/quoi-faire/evenements/rendez-vous-2017/

http://www.rdv2017.com/fr/

Des économistes de l’Université Laval contredisent le maire de Lévis : l’existence d’un troisième pont ou d’un tunnel routier entre Lévis et Québec ne stimulerait pas l’économie.

Le 10 février 2016, dans le quotidien Le Soleil de Québec, le journaliste Jean-François Cliche répond à la question suivante : le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, dit-il vrai quand il affirme que le troisième lien (pont, tunnel…) entre sa ville et Québec serait un facteur de développement économique ?

Le 6 février 2016, le maire Lehouillier avait fait cette affirmation : « Moi, je pense que l’avenir économique de la grande région de Québec et de tout l’Est-du-Québec passe par un nouveau lien entre les deux rives. C’est un incontournable ». Il « réagissait aux propos d’un économiste, Jean-Pierre Lessard, qui laissait entendre que l’appui populaire au fameux troisième lien est artificiellement gonflé par le fait que les sondeurs n’incluent pas les coûts du projet – l’équivalent de 16 $ par passage ou de hausse de 20 % des taxes municipales pendant 25 ans, a-t-il illustré – dans leurs questions. M. Lehouillier a qualifié ces chiffres de «calculs réducteurs» trahissant un «manque d’objectivité» et a appelé à «avoir une vision d’ensemble des choses».

Jean-François Cliche a interrogé six économistes de l’Université Laval. Voici le verdict auquel il aboutit : il est :

« Clairement faux [que le troisième lien serait un moteur de développement économique]. Il fait peu de doute qu’un troisième lien allégerait (pour un temps, du moins) le trafic sur les ponts aux heures de pointe, ce qui favoriserait le développement résidentiel sur la rive sud. Mais ce sont des logements qui se construiront de toute manière, avec ou sans pont supplémentaire – ils iront juste ailleurs dans la région. Et la congestion actuelle n’est pas suffisante pour espérer que ce pont/tunnel ait un effet de désenclavement qui stimulerait l’économie. »

(J.-F. Cliche, Le troisième lien : un moteur de développement économique? Le Soleil, 10 février 2016, p. 11; http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/201702/09/01-5068148-le-troisieme-lien-un-moteur-de-developpement-economique.php)

L’évaluateur-conseil Steve Gilbert était aux côtés de M. Lehouillier quand ce dernier a fait la déclaration mentionnée ci-dessus. La journaliste Patricia Cloutier rapporte qu’il « a plaidé pour que le gouvernement ne prenne pas de décision prématurée dans ce dossier. Selon [M. Gilbert], les habitudes de vie des gens et la technologie auront «une influence énorme» au cours des prochaines années. Il cite à ce propos les horaires variables de travail et d’études, qui commencent à s’implanter, le covoiturage populaire chez les jeunes et le développement de la voiture intelligente (sans pilote). (P. Cloutier, Troisième lien: Lehouillier s’en prend aux «calculs réducteurs» d’un économiste, le Soleil, 6 février 2017, http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/la-capitale/201702/06/01-5066811-troisieme-lien-lehouillier-sen-prend-aux-calculs-reducteurs-dun-economiste.php)

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

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L’autoroute Jean-Lesage, le pont Pierre-Laporte et le pont de Québec vus de la rue des Églises, à Lévis (Charny). (Photo de Roger Martel, 2016)

Tournoi de hockey peewee de Québec – Février 2017

(En 1960 ) OUVERTURE DU PREMIER TOURNOI DE HOCKEY PEE-WEE DE QUÉBEC

Source : Bilan du siècle, http://www.bilan.usherb.ca/bilan/pages/evenements/1343.html

Échelonnée sur huit jours, la première édition du tournoi de hockey pee-wee de Québec connaît des débuts modestes. Au fil des ans, cette compétition accueillera les meilleures équipes du continent, permettant aux amateurs de la Vieille Capitale de voir de futures vedettes du hockey professionnel comme Guy Lafleur , Wayne Gretzky et Mario Lemieux .

Le tournoi de Québec développe même un volet international au cours des années 70 avec la participation de formations européennes et américaines. Les joutes qui se déroulent dans l’enceinte du Colisée de Québec déplacent des foules importantes et permettent à des milliers de jeunes hockeyeurs de vivre une expérience unique.

En référence: Le Soleil, 20 février 1960, p.18.

En complément: Patrice Fontaine, Dictionnaire La Presse des sports du Québec, Montréal, Libre Expression, p.301.

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Photos prises par Roger Martel le 19 février 2017, au Centre Vidéotron

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Sur la patinoire, les peewees… Ailleurs, au Centre Videotron…

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Une spectatrice tourne le dos à la patinoire. Quand elle sera un peu plus âgée, elle fera peut-être partie des joueuses : le tournoi peewee de Québec se féminise.

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LE MOT PEEWEE (PEE-WEE) UTILISÉ AU QUÉBEC

Source : Le grand dictionnaire terminologique (GDT) de l’Office québécois de la langue française, http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=26522569

peewee

Domaine Sport

Auteur Office québécois de la langue française, 2014

Définition Catégorie de joueurs âgés de moins de treize ans, dans une équipe de sport organisé.

Termes jugés adéquats pour désigner le concept à l’intérieur d’un domaine spécialisé, conformes au système linguistique du français ou acceptables en vertu des politiques officielles de l’Office

Termes privilégiés

peewee n. m.

Canada

benjamin n. m.

France

moskito n. m.

Suisse

Le terme peewee est un emprunt intégral à l’anglais qui est utilisé par de nombreuses organisations sportives locales et nationales et qui s’est généralisé dans l’usage au Québec et ailleurs au Canada. Les termes benjamin et moskito sont, quant à eux, uniquement employés en Europe.

Selon les rectifications de l’orthographe, le trait d’union est remplacé par la soudure dans les composés de formation onomatopéique ou dans les mots d’origine étrangère. De plus, comme tous les mots empruntés à d’autres langues, peewee suit la règle générale du singulier et du pluriel des mots français. On écrira donc : des peewees.

Au pluriel, on écrira : des moskitos.

II

Source : Gaston Dulong, Dictionnaire des canadianismes, nouvelle édition revue et augmentée, Québec, Éditions du Septentrion, 1999, p. 377. Première édition : 1989. (Dulong : ancien titulaire au département de linguistique de l’Université Laval)

PEEWEE n .m. (angl. Peewee) 1. Jouer de hockey de onze ou douze ans.Les peewees ont leur tournoi annuel international à Québec depuis 1960. 2. Hockey-peewee : hockey pour jeunes garçons de onze et douze ans.

LE MOT ANGLAIS PEEWEE

Source : A Dictionary of Canadianisms on Historical Principles, p. 554), ouvrage publié sous la direction de Walter S. Avis, Toronto, Gage, © 1991, p. 554

Peewee

  1. A player of the 8-12 age group in organized sports for boys.
  2. Lumbering an undersized log.1965 Western Wonderland April 22/1 :… the nine sorting categories [of logs]… are : hemlock, sawlogs… peewees… and lastly, boomsticks.

ÉTYMOLOGIE DU MOT PEEWEE

Source : http://www.etymonline.com/index.php?term=peewee

peewee (adj.) Look up peewee at Dictionary.com

1877, « small, tiny, for children, » a dialect word, possibly a varied reduplication of wee. Attested earlier (1848) as a noun meaning « a small marble. » (Baseball Hall-of-Famer Harold « Peewee » Reese got his nickname because he was a marbles champion before he became a Dodgers shortstop.) As a type of bird (variously applied on different continents) it is attested from 1886, imitative of a bird cry.

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DES GRANDS ONT ÉTÉ SURNOMMÉS PEE-WEE

Pee-Wee Crayton, grand guitariste (Connie Curtis Crayton)

Pee-Wee Russel, grand clarinettiste (Charles Ellsworth Russell)

Pee-Wee Reese, grand joueur de baseball américain (Harold Henry Reese)

Que les Musées de la civilisation à Québec s’expliquent ! Missive à son directeur général, Stéphan LaRoche.

Lévis, le 21 février 2016

Monsieur Stéphan LaRoche, directeur général

Musée de la civilisation

85, rue Dalhousie; C. P. 155, succursale B

Québec, G1K 8R2

Monsieur,

Il semble que vous ayez oublié de répondre à la communication suivante :

Lévis, le 22 janvier 2016

Monsieur Stéphan LaRoche, directeur général

Musée de la civilisation

Québec

Monsieur,

Madame Sylviane Morrier, secrétaire générale adjointe et affaires juridiques, Secrétariat général, Musées de la civilisation, m’a répété aujourd’hui que le comité de la cage de la Corriveau (appelons-le comme ça) a tenu trois réunions au cours de son existence et qu’il n’a pas établi de procès-verbaux.

Pourriez-vous me dire si c’est la règle, aux Musées de la civilisation, de créer des conseils, des commissions, des comités, et de leur dire qu’il est inutile de rédiger et de soumettre à Pierre, Jean ou Jacques des comptes rendus de leurs discussions, délibérations, décisions, réunions? S’il arrive que les Musées de la civilisation obligent leurs conseils, commissions et comités à présenter des procès-verbaux, pourquoi a-t-on permis au comité de la cage de la Corriveau de ne pas en présenter? Vous ne faisiez pas partie du comité de la cage de la Corriveau, Monsieur LaRoche; comment avez-vous fait pour savoir ce qui a été dit et fait pendant ses réunions? Vous avez demandé à chacun des nombreux membres du comité de vous faire un compte rendu oral des réunions? Votre vie professionnelle vous a-t-elle appris que cette façon de faire donne d’excellents résultats et permet facilement de consulter, au besoin, les informations transmises par la voix et envolées?

Comment feront les historiens, demain, pour savoir quelle contribution a été apportée aux travaux du comité par ses membres : Claudia Mendez, Claude Genest, Clément Samson…

Dans quels cas les procès-verbaux sont-ils utiles et faut-il en rédiger, dans quels cas sont-ils inutiles et ne doit-on pas perdre son temps à en rédiger?

Recevez, Monsieur, mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Ce courriel et votre réponse seront publiés au http://www.lepasseurdelacote.com.

J’apprécierais que vous répondiez à cette communication.

Il semble que vous ayez oublié de répondre à la communication suivante :

Lévis, le 9 décembre 2015

Monsieur Stéphan LaRoche, directeur général

Musées de la civilisation

Québec

Objet : « Cage de la Corriveau » : le comité dit scientifique n’a pas prouvé…

Monsieur le directeur général,

Puis-je me permettre de vous rappeler que :

Les résultats du travail du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » ne permettent pas à au moins deux membres du comité d’avoir la certitude que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi des Musées de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent en effet le conditionnel dans des déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

MADAME SYLVIE TOUPIN, CONSERVATRICE

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. »

Madame Toupin, on le voit, n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. À Lévis aussi, en novembre dernier, devant les personnes qui remplissaient la salle L’Anglicane, elle a déclaré qu’elle n’avait pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet dans lequel la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été exposée (elle répondait à une question que je lui avais posée).

MADAME CATHERINE FERLAND, HISTORIENNE :

« Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ».

Madame Ferland est aussi limpide que Mme Toupin, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau aux habitants. Relisez sa déclaration, s’il le faut.

(Les déclarations de mesdames Toupin et Corriveau se trouvent dans une page Web de Radio-Canada datée du 9 novembre 2015; voici l’adresse de cette page : http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml.)

Comme vous le savez, Monsieur LaRoche, les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis contredisent mesdames Toupin et Ferland et prétendent que la certitude recherchée a été acquise, ils déclarent que la « cage » trouvée par hasard par la Société d’histoire régionale de Lévis est la structure dans laquelle Marie-Josephte Corriveau à été montrée à la population. (Voici la déclaration exacte des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis datée du 9 novembre 2015 : « Les résultats de l’expertise, juxtaposées les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification ».)

Je ne vous appendrai rien, Monsieur LaRoche, en vous disant qu’authentifier, c’est prouver. Le Trésor de la langue française informatisé donne cet exemple de l’emploi du verte authentifier : « Il a authentifié ce Géricault : il a prouvé que cette toile était due au pinceau du maître » (http://www.cnrtl.fr/definition/authentifier consulté le 7 décembre 2015). Le dictionnaire Lexis, de son côté, définit ainsi le mot authentique : « Dont la réalité, la vérité ou l’origine indiquée ne peut être contestée »; il illustre sa définition par la phrase suivante : « Le tableau authentique est au Louvre; celui-ci n’est qu’une copie » (Larousse de la langue française – Lexis, ©1977, page 130).

Pourrais-je vous demander, Monsieur LaRoche, d’étoffer la phrase suivante écrite par vous, les Musées de la civilisation, et par la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) présidée par M. Vincent Couture : « Les résultats de l’expertise, juxtaposés les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification [authentification de la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans le Web]». Pourriez-vous dire quels sont très exactement les résultats de l’expertise? Il serait plus qu’utile que vous le fassiez, vous en conviendrez.

Un expert peut bien établir que Marie-Josephte Corriveau a été trouvée coupable d’un meurtre commis peu après la « conquête » de la Nouvelle-France par les Anglais, un autre prouver que M.-J. Corriveau été pendue en 1763 à Québec, un autre déclarer que la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard au 21e siècle a été fabriquée au 18e siècle, un quatrième affirmer qu’il existe des documents qui prouvent que l’on montrait des criminels dans une « cage » en Angleterre au 18e siècle, on aura beau « juxtaposer » ces « résultats » de toutes les manières que l’on voudra, ça ne nous donnera jamais la preuve que la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été exposée dans l’objet que la SHRL dit avoir trouvé par hasard dans Internet.

[ Note ajoutée par Roger Martel le 19 février 2016 :

Parlant des témoignages d’experts devant les tribunaux, M. Sébastien Grenier, chercheur en psychologie à l’Université de Montréal, déclare : « C’est un peu comme une pièce de théâtre, les avocats trient les témoins selon leurs intérêts, et finalement le débat entre les experts n’est pas un débat scientifique. C’est l’expert qui parle le mieux et qui vulgarise le plus qui va [convaincre le jury].» Dans le cas du comité dit scientifique formé par les Musées de la civilisation à Québec (MCQ) et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), tous les experts appelés à émettre une opinion ont été choisis par les MCQ et la SHRL, et leurs opinions n’ont pas été confrontées avec celles d’autres experts. (M. Grenier est cité par le journaliste Jean-François Cliche : Lumière sur le «magasinage» d’experts, Le Soleil, 30 novembre 2015 à 22h25 | Mis à jour le 01 décembre 2015 à 08h00, http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201511/30/01-4926486-lumiere-sur-le-magasinage-dexperts.php.) ]

Pour terminer, je me permettrais de vous prier, Monsieur le directeur général, de bien vouloir me dire ce que vous pensez des déclarations de Mesdames Toupin et Ferland, membres du « comité scientifique » susmentionné, déclarations que vous avez pu lire ci-haut. J’aimerais aussi savoir si vous arrivez à concilier les déclarations de mesdames Toupin et Ferland concernant l’authenticité de la « cage » expertisée sous l’oeil des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), et l’avis définitif des Musées de la civilisation et de la SHRL concernant la même question, deux déclarations et un avis qui se contredisent et qui ne peuvent pas coexister harmonieusement. Enfin, puisqu’il y a deux membres du « comité scientifique » (Mesdames Toupin et Ferland) qui ne sont pas d’accord avec les autres membres ou une partie des autres membres du « comité scientifique », pourriez-vous me dire, Monsieur LaRoche, si les Québécoises et les Québécois ont raison de penser qu’il suffisait que la moitié plus un des membres du comité déclarent le contraire de Mesdames Toupin et Ferland pour que les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis fassent savoir à la population, par une déclaration solennelle et publique, que la « cage » trouvée par hasard dans le Web par la Société d’histoire régionale de Lévis est incontestablement la structure qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau?

J’ajouterais d’autres questions, si vous me le permettez, Monsieur LaRoche :

Est-il exact que le « comité scientifique » comptait neuf membres et que la majorité d’entre eux (cinq sur neuf) appartenaient (ils appartiennent toujours) à la Société d’histoire régionale de Lévis? N’est-il pas vrai que la Société d’histoire régionale de Lévis a affirmé publiquement plusieurs fois, par l’entremise de Mme Claudia Mendez Ishii et de M. Claude Genest, entre autres – avant même d’avoir vu la « cage » dans le lieu où elle était conservée, avant que des experts aient vu la « cage », avant que des experts aient examiné, ne serait-ce qu’un tout petit peu, la « cage » – qu’elle avait trouvé par hasard une « cage » et que cette cage était incontestablement celle qui a été utilisée pour exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort d’être convaincus que la Société d’histoire régionale de Lévis a montré qu’elle manquait gravement de rigueur intellectuelle en proclamant qu’un objet qu’elle n’avait pas vu de ses yeux et qu’aucun expert n’avait expertisé était incontestablement la structure dans laquelle la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort de dire aux Musées de la civilisation qu’ils ont commis une grave faute, impossible à expliquer, en formant un comité dit scientifique dont plus de la moitié des membres appartenaient (et appartiennent toujours) à une organisation qui a montré ignorer complètement ce qu’est la rigueur? Est-ce mentir que de dire que la « cage » a été dévoilée officiellement au Musée de la civilisation le 1er octobre 2013, soit avant qu’elle n’ait été expertisée, en présence de la Société d’histoire régionale de Lévis qui avait fait preuve d’un grave manque de rigueur en affirmant à plusieurs reprises avoir trouvé la « vraie » « cage de la Corriveau » et qui le 2 octobre 2013, avant que la « cage » ne soit expertisée, invitera les gens à aller au Centre de congrès et d’expositions de Lévis « pour voir la cage de la Corriveau » (cette invitation est reproduite ci-dessous), et qui associera clairement les Musées de la civilisation à son affirmation infondée dans un écrit public (cet écrit est reproduit ci-dessous), qui laissera entendre clairement que les Musées de la civilisation sont convaincus comme elle que la « cage » américaine est celle qui a servi à montrer à la population la dépouille de M.-J. Corriveau en 1763? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort d’accuser les Musées de la civilisation d’avoir commis une faute grave en décidant d’être l’un des partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour la préparation et la présentation par la SHRL, en 2013, de deux expositions sur la « cage de la Corriveau », d’avoir commis une autre faute grave en ne protestant pas quand la SHRL les associait à son affirmation infondée?

cage Corriveau SHRL MCQ 2-10-2013

Il est honteux que la Société d’histoire régionale de Lévis ait publié le message ci-dessus le 2 octobre 2013 et que les Musées de la civilisation aient laissé faire.

Je suis sûr, Monsieur le directeur général, que vous aurez à coeur de répondre à chacune des questions qui vous sont posées dans la présente.

Je vous prie de croire, Monsieur le directeur général, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan bénévole de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

J’apprécierais que vous répondiez à cette communication.

Me permettrez-vous d’ajouter la demande suivante, Monsieur LaRoche : auriez-vous la bonté d’expliquer aux citoyens et aux citoyennes du Québec comment il se fait que dans la liste des membres du comité de la cage de la Corriveau qui m’a été remise le 20 janvier dernier par Mme Sylviane Morrier, secrétaire générale adjointe du Secrétariat général des Musées de la civilisation, figurent les noms de trois membres de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), et que, selon une autre liste, il y avait cinq membres de la SHRL (cinq sur neuf) au sein du comité de la cage de la Corriveau (les trois susmentionnés plus le président de la SHRL,Vincent Couture, et France Desjardins)? Quelle liste est la bonne? La composition du comité a-t-elle été modifiée en cours de route? Si elle a été modifiée en cours de route, combien de fois l’a-t-elle été? Qui sont les personnes qui ont fait partie du comité à un moment ou l’autre de son existence? Pourquoi des personnes ont-elles cessé d’être membres du comité?

Pour terminer, Monsieur, je vous rappelle ce qu’ont dit les Musées de la civilisation, par l’entremise de leur service des relations avec la presse : « nous n’aurons jamais la preuve à 100% que c'[l’objet trouvé par la SHRL] est bien elle [la structure dans laquelle la dépouille de M.-J. Corriveau a été montrée à la population] car nous ne possédons pas d’indices scientifiques comme des échantillons d’ADN (contenus dans le sang, la peau ou dans les cheveux) ».

Corriveau cage_Jamais la preuve_mcq Dufour_03-02-2014_v2

Roger Martel, citoyen de Lévis.

Membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Membres de plusieurs sociétés d’histoire. Principal artisan bénévole de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis. Metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Collaborateur bénévole depuis 2013 d’une organisation qui aide les personnes étrangères arrivées récemment au Québec à s’installer dans leur nouveau pays et à s’intégrer à leur nouvelle collectivité.

Note Une copie de la présente communication sera envoyée notamment à Mme Hélène David, ministre de la culture et des Communications et ministre responsable des Musés de la civilisation, à Mme Margaret F. Delisle, présidente du conseil d’administration du Musée de la civilisation, à M. Gilles Lehouillier, maire de Lévis.

P.-S. CETTE COMMUNICATION ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉES AU WWW.LEPASSEURDELACOTE.COM.

Hockey : Tournoi international Pee-Wee de Québec 2016

Demandons au Tournoi international Pee-Wee de Québec et au Centre Vidéotron de dire Applaudissez chaleureusement les joueurs des deux équipes! au lieu de Donnez une bonne main d’applaudissements aux joueurs des deux équipes!  (Autre texte ci-dessous.)

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Tournoi international Pee-Wee de Québec

Quelques images de l’édition de 2016

 

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Pour faire un Centre vidéotron, il faut de l’argent.

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Tout reluit !

Quand le Centre Vidéotron ne reluira plus, où trouvera-t-on de l’argent pour le remplacer?

Photos prises par Roger Martel le 19 février 2016

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Une expression fautive employée depuis beaucoup trop longtemps au Québec (et que le Centre Vidéotron a fait entendre aux spectateurs le 19 février 2016)

Demandons au Tournoi International Pee-Wee de Québec et au Centre Vidéotron de dire Applaudissez chaleureusement les joueurs des deux équipes! au lieu de Donnez une bonne main d’applaudissements aux joueurs des deux équipes!

Avis de l’Office québécois de la langue française

Donner une bonne main d’applaudissements

L’expression donner une bonne main d’applaudissements, ainsi que ses variantes, est calquée sur l’anglais to give a (good, big) hand (of applause). Cet emprunt ne comble aucune lacune, puisque le français possède déjà des expressions imagées pour exprimer l’idée d’« applaudissements vifs et assourdissants ». Selon le contexte, on pourra recourir à applaudir chaleureusement, soulever un tonnerre d’applaudissements, offrir une salve d’applaudissements, susciter une tempête d’applaudissements, éclater en applaudissements, couvrir d’applaudissements, faire un ban à quelqu’un, faire une ovation à quelqu’un, etc.

Exemples fautifs :

– Donnez une bonne main d’applaudissements à nos lauréats de cette année.

– Les partisans ont offert une chaude main d’applaudissements aux nouveaux élus.

– La première ministre a reçu une bonne main d’applaudissements à la fin de son discours.

– La foule en délire a donné une chaude main d’applaudissements au groupe rock.

On dira plutôt :

– Applaudissez chaleureusement nos lauréats de cette année.

– Les partisans ont éclaté en applaudissements devant les nouveaux élus.

– La première ministre a reçu un tonnerre d’applaudissements à la fin de son discours.

– La foule en délire a couvert le groupe rock d’applaudissements.

Source: Office québécois de la langue française, http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=5188

Pour écrire au Tournoi International Pee-Wee de Québec, allez au http://www.tournoipee-wee.qc.ca/fr/contact.html.

Pour écrire au Centre Vidéotron, allez au http://www.lecentrevideotron.ca/fr/contactez-nous.