Il serait naturellement souhaitable que les croyantes musulmanes et les croyants musulmans, au Canada, au Québec, soient heureux. Mais jusqu’à quel point est-ce possible?

Lévis, 10 octobre 2020

EN GUISE D’INTRODUCTION

EXTRAIT DE «  Ils ont trahi Allah » ( Editions de l’Observatoire, 2020 ) – L’AUTEUR EST MUSULMAN.

« Pourquoi des croyantes et des croyants s’irritent, crient, dénoncent, jugent, blâment, haïssent bien trop souvent alors même qu’ils possèdent une richesse incommensurable : l’espérance d’une vie éternelle? Ne devraient-ils pas, au contraire, baigner dans la plénitude? Comment expliquer que cette merveilleuse perspective, celle de l’éternité, n’illumine pas leur âme trop souvent occupée à dresser des tribunaux pour demander des comptes à telle fille dont la robe est trop courte, à tel jeune homme écoutant de la musique au lieu de lire le Coran, ou encore à cette dame ne jeûnant pas en période de ramadan? Pourquoi ne jouissent-ils pas – ou si peu – de ce bonheur?

« N’est-ce pas plutôt le non-croyant qui, ruminant une forme de désespérance. aurait matière à se plaindre puisque pour lui, une fois mort la partie s’arrête, le rideau tombe et le spectacle se termine brutalement? Pourtant, lorsqu’on analyse les statistiques, rares sont les violences et autres attentats suicides commis au cri horrifiant de « Dieu n’est pas ». Derrière ces mots, une triste réalité : la foi est plus souvent synonyme d’austérité, de sermonade, voire de brutalité aveugle, que de joie illuminant les visages. »

Malik Bezouh, Ils ont trahi Allah. Blasphème. Homosexualité, masturbation, athéisme... Ces tabous qui tuent la religion musulmane, Paris, Éditions de l’Observatoire/Humensis, © 2020, p. 257-258

UNE SOURCE D’INCONFORT POUR LE MUSULMAN. QUE FAUT-IL POUR QUE L’ISLAM CONDUISE AU BONHEUR?

EXTRAITS DU LIVRE Le Bonheur et les morales des grandes religions. Regards de scientifiques, écrit par Michel Cabanac et Marie-Claude Bonniot-Cabanac, publié à Québec par les Presses de l’Université Laval, 2007, 227 p.

Le Coran est écrit essentiellement pour des hommes et des hommes musulmans, à l’exclusion des non-musulmans et des femmes. Les femmes y sont certes mentionnées de façon répétée, mais comme des personnes mineures, ce qui peut être générateur pour elles d’un certain inconfort.

[…]

Les commandements [donnés aux croyantes et aux croyants dans le Coran] sont assez facilement observables et conduisent donc bien au bonheur tel que défini au chapitre 1 du présent ouvrage.

Une nuance d’importance est néanmoins à apporter. Le Coran est au présent, il est une série de commandements de Dieu hic et nunc [ici et maintenant]. Il ne peut donc être question de les modifier ou de les interpréter. Comme nous l’avons déjà souligné, l’observance d’un bon nombre de commandements peut être malcommode en société sécularisée, car ils impliquent une organisation sociale. Sans même parler de la condamnation à mort des renégats, des amputations en punition des voleurs, ou des punitions corporelles, la simple pratique du Ramadan, ou de la prière plusieurs fois par jour, selon un rite bien défini, peut être incompatible avec certaines fonctions. De même, l’inégalité juridique et sociale entre les sexes et l’acceptation de l’esclavage peuvent entraîner des difficultés en société libérale. Le Coran prévoit le plus souvent des dispenses pour cas d’empêchement, mais on comprend néanmoins que des musulmans pieux à qui le Coran interdit de prendre pour amis des Juifs et des Chrétiens souhaitent vivre dans des sociétés régies par la charia, la loi islamique, car l’islam est à la fois un dogme (din) et une loi (sharia). Cette difficulté peut être source de malheur, tel que défini au chapitre 1, c’est-à-dire l’incapacité à satisfaire les commandements. On peut donc conclure raisonnablement que c’est seulement en société islamique, le dar al islam, que le Coran conduit au bonheur, tel que défini au chapitre 1.

C’est d’ailleurs le message du Coran lui-même :

« Voilà ceux qui suivent une Voie indiquée par leur Seigneur; Voilà ceux qui sont heureux! (S. II, v. 8)

[…]

comme les commandements portent sur tous les domaines de la vie, leur observance stricte implique une organisation de la société incompatible avec les notions occidentales de liberté et d’égalité. Cette incompatibilité peut êtres source d’inconfort pour le musulman.

FIN DES EXTRAITS DU LIVRE Le Bonheur et les morales des grandes religions. Regards de scientifiques

Qu’est-ce qui pourrait bien empêcher la croyante musulmane, le croyant musulman, au Québec, d’être heureux? Ceci, peut-être : l’Arabie saoudite, pays où les musulmans sont fortement majoritaires, interdit aux chrétiens de bâtir des églises. Les croyants musulmans au Québec monteraient certainement sur leurs grands chevaux, ils pousseraient sûrement des hauts cris si le Québec ou le Canada ne les autorisait pas à ouvrir des mosquées ou des salles de prière. Ne voudraient-ils pas tous, ou une partie d’entre eux ne voudraient-ils pas se mettre en quatre pour essayer de convaincre leurs frères musulmans de l’Arabie saoudite de cesser de brimer la liberté de religion des chrétiens? Leur religion les empêche-t-ils de le faire? Ou est-ce que ce sont des pressions familiales ou sociales? S’ils pouvaient aider les chrétiens persécutés en terre musulmane, ne seraient-ils pas heureux?

A-t-elle l’esprit tranquille, est-elle heureuse, la croyante musulmane, a-t-il l’esprit tranquille, est-il heureux, le croyant musulman établi au Québec ou ailleurs au Canada qui croise des concitoyens dans la rue ou dans un centre commercial, qui côtoie des non-musulmans (chrétiens, juifs, athées…) au travail? Pourquoi ne pourrait-il pas l’être, heureux?

Les non-musulmans du Québec qui connaissent peu de choses de l’islam sont nombreux (malheureusement, des musulmans tablent sur leur ignorance pour tenter de les tromper, il serait facile de le démontrer); mais il y en a plus qu’on le pense qui se sont renseignés et qui ont découvert, par exemple, l’existence de deux coquineries que le monde musulman ne condamne pas, pas à haute voix, en tout cas : la taqiya et l’esquive, des coquineries dont l’existence est ou devrait être d’autres causes d’inconfort, de gêne très embarrassante, de grand malaise, pour les adeptes de l’islam.

Qu’est-ce que la TAQIYA?

Réponse de Mohamed Louizi, Libérer l’islam de l’islamisme, publié par la Fondation pour l’innovation politique, janvier 2018, http://www.fondapol.org/etude/liberer-lislam-de-lislamisme/

« La Taqiya est une technique sophistiquée du double discours et de la dissimulation des vraies convictions, des vraies opinions et des vraies intentions. Elle est loin d’être la seule technique de communication utilisée par les islamistes. […] En phase de faiblesse, la Taqiya est utilisée de manière intense. En phase de force, le recours à la Taqiya diminue sensiblement. Le double discours chez les islamistes est surtout une combinaison de deux discours espacés dans le temps : un discours assurément trompeur, adapté à la phase de faiblesse, et un autre discours, le vrai, conçu pour la phase de force et de domination. Sans parler évidemment des canaux linguistiques qui révèlent également un discours dans les prêches en arabe bien différent, à bien des égards, de la traduction faite de ces mêmes prêches en français : une traduction biaisée, sélective, partielle, orientée, idéologique et souvent incomplète à dessein. »

[Mohamed Louizi est l’auteur de Pourquoi j’ai quitté les Frères musulmans : retour éclairé vers un islam apolitique (Michalon, 2016) et de Plaidoyer pour un islam apolitique (Michalon, 2017).]

Qu’est-ce que l’ESQUIVE?

Réponse donnée par Annie Laurent (https://www.atlantico.fr/decryptage/2445946/la-taqiya-ou-le-concept-coranique-qui-permet-aux-musulmans-radicaux-de-dissimuler-leurs-veritables-croyances-annie-laurent) :

« L’esquive consiste à utiliser un vocabulaire qui plaît aux Occidentaux pour décrire l’islam comme une religion inoffensive, apportant « la paix, la tolérance et l’amour ». Certaines personnalités musulmanes profitent de l’ignorance de leurs interlocuteurs non musulmans pour faire passer des messages tronqués quant à l’enseignement véritable de l’islam, en particulier sur certains sujets sensibles (violence, liberté de conscience, droits de l’homme, statut de la femme, respect des non-musulmans, égalité entre les hommes, etc.). Ces personnalités utilisent dans ce but les tribunes qui leur sont ouvertes dans la presse ou même les rencontres de dialogue interreligieux. Il s’agit en fait de rassurer les non-musulmans quant aux valeurs libérales et pacifiques de l’islam, en présentant des comportements moralement inacceptables comme des dérives, des déformations, voire des trahisons de la religion. »

(Annie Laurent est titulaire d’une maîtrise en droit international et docteur d’État en science politique. Elle a vécu cinq ans au Liban, où elle éditait le périodique Libanoscopie (1988-1992). Elle a été nommée par Benoît XVI experte au Synode spécial des évêques pour le Moyen-Orient, qui s’est tenu à Rome en octobre 2010. Elle a fondé en 2009 l’association Clarifier, qui vise à « éclairer sur les réalités de l’Islam, selon une approche pédagogique et respectueuse des personnes qui s’y référent », et à « promouvoir les conditions et les moyens d’une vie commune pacifique ». –

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Annie_Laurent)

Un dieu, que l’on dit compatir à la misère des femmes et des hommes (ses créatures),

mais qui ordonne de tuer,

est-ce concevable?

A-t-elle l’esprit tranquille, est-elle heureuse, la croyante musulmane, a-t-il l’esprit tranquille, est-il heureux, le croyant musulman établi au Québec ou ailleurs au Canada? Une femme, un homme, peuvent-ils être heureux quand leur dieu, quel qu’il soit, leur ordonne de tuer les fidèles d’une autre religion?

DES VERSETS DU CORAN PEUVENT CRÉER UNE AMBIANCE PACIFIQUE ET D’AUTRES

UN CLIMAT TERRIBLE

Paroles de Meir Bar-Asher, auteur de « Les Juifs dans le Coran », Albin Michel

( Islamologue israélien, directeur du Département de langue et littérature arabe de l’Université Hébraïque de Jérusalem, Meir Bar-Asher publie un livre consacré aux juifs dans le Coran. )

( https://www.la-croix.com/Religion/Judaisme/Meir-Bar-Asher-place-juifs-Coran-ambivalente-2019-02-01-1200999495 )

« L’usage du terme « antisémitisme » renvoie à des périodes très spécifiques (le XIXe siècle et les suivants), et à des traditions auxquelles le Coran n’appartient pas. Dans le Coran et les hadiths [recueil de traditions relatives au Prophète], il y a certes des éléments qui peuvent nourrir une pensée antisémite. Ainsi, on cite toujours le hadith des « pierres et des arbres » (« Les rochers et les arbres diront : «  O musulman, ô serviteur de Dieu, il y a un juif derrière moi, viens le tuer! »). C’est un passage enfoui dans une litté­rature tellement immense que l’extraire de son contexte pour se focaliser dessus équivaut à tomber dans la propagande. Travers que j’essaie d’éviter, sans pour autant être naïf – comme je le souligne dans mon livre, les critiques violentes contre les Hébreux de la ­Bible, puis contre les juifs, y occupent une place plus importante que les jugements positifs, tels ces versets du Coran qui témoignent d’admiration pour le peuple juif. Ainsi dit-on d’eux qu’ils sont un peuple élu. »

Source : Meir Bar-Asher : « Quelques versets du Coran peuvent créer une ambiance pacifique et d’autres un climat terrible », Propos recueillis par Nicolas Weill, Le Monde, 5 juin 2019, https://www.lemonde.fr/livres/article/2019/06/05/meir-bar-asher-quelques-versets-du-coran-peuvent-creer-une-ambiance-pacifique-et-d-autres-un-climat-terrible_5471989_3260.html

QU’EST-CE QUI POURRAIT BIEN EMPÊCHER LA CROYANTE MUSULMANE ET LE CROYANT MUSULMAN, AU CANADA, AU QUÉBEC, D’ÊTRE HEUREUX?

Qu’est-ce qui pourrait bien empêcher la croyante musulmane et le croyant musulman au Québec, grand fief chrétien autrefois, aujourd’hui encore terre chrétienne et pays d’un grand nombre de femmes et d’hommes ayant grandi dans une famille catholique, d’être heureux? Ceci, peut-être : son Dieu dresse devant lui un gigantesque obstacle à son bonheur : son livre saint, le Coran (oeuvre de son Dieu, selon la Communauté religieuse musulmane), ordonne de tuer les chrétiens, ordonne de tuer les juifs. (De telles paroles sont contraires à la Charte canadienne des droits et libertés du Canada et au Code criminel du Canada, soit dit en passant.) Cet ordre devrait normalement faire ressentir aux adeptes de l’islam un gigantesque inconfort. Comment le croyant musulman au Québec peut-il être à l’aise quand il se montre au chrétien ou au juif que son Dieu lui ordonne de faire mourir – un chrétien ou un juif qui peut être un voisin, un confrère, un coéquipier dans une course de relais, comment le croyant musulman peut-il être heureux quand le livre saint qu’il lit et apprend par coeur ordonne de tuer les chrétiens et les juifs? Et comment doivent réagir les non-musulmans devant des croyants musulmans convaincus que le Coran est l’oeuvre intouchable de leur Dieu? Le Coran est censé être le livre saint des croyantes musulmanes et des croyants musulmans d’aujourd’hui comme il était celui de leurs prédécesseurs; s’il était destiné seulement aux femmes et aux hommes de l’Arabie qui vivaient au temps de Mahomet (fin du VIe siècle et début du VIIe siècle), pourquoi les femmes et les hommes du XXIe siècle qui vivent dans la principauté de Monaco, à Las Vegas, à Shirakawa-go,à Calcutta, à Rio ou à Saint-Jean-sur-Richelieu, pourraient-ils trouver une raison de lui attacher de l’importance et de le lire, et, surtout, de s’y soumettre?). Au Québec et ailleurs au Canada, les non-musulmanes et les non-musulmans, même celles er ceux qui sont convaincus qu’aujourd’hui la majorité des fervents de Mahomet aspirent d’abord et avant tout à vivre paisiblement dans une société paisible, auraient-ils tort de se demander parfois s’il n’y a pas, parmi leurs concitoyens de confession musulmane, des personnes qui utilisent la technique de la taqiya ou celle de l’esquive pour se faire accepter par les autres, pour ne pas être rejetés par eux?

Qu’est-ce qui pourrait bien empêcher la croyante musulmane et le croyant musulman au Québec d’être heureux? Ceci, certainement: la volonté de l’islam d’obliger ses enfants, dès qu’ils atteignent l’âge de quatre ans, à apprendre par coeur le Coran, toutes les paroles de leur Dieu, à leur faire mémoriser des paroles comme Tuez les chrétiens, tuez les juifs, des paroles comme « Ô vous qui croyez! Ne prenez pas pour amis les Juifs et les Chrétiens (Coran 5, 51; traduction de l’islamologue Denise Masson), des paroles comme… Belle façon de préparer les enfants au vivre-ensemble! Façon aussi de violer la liberté de conscience de ces enfants : le droit de l’enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion est reconnu en vertu de la Convention internationale des droits de l’enfant adoptée par les Nations Unies en 1989; les parents, précise la Convention, ne peuvent guider l’enfant dans l’exercice de ce droit que « d’une manière qui corresponde au développement de ses capacités ».

QU’EST-CE QUI POURRAIT BIEN EMPÊCHER LA CROYANTE MUSULMANE, LE CROYANT MUSULMAN, AU CANADA, AU QUÉBEC, D’ÊTRE HEUREUX? BIEN D’AUTRES CHOSES, HÉLAS! ON EN ÉNUMÈRE QUELQUES-UNES?

UnLe Québec dit non à la loi islamique. – La religion musulmane demandent à ses adeptes de faire tout ce qu’ils peuvent pour que la loi islamique (charia) soit appliquée un jour à tous les êtres humains, y compris bien sûr aux habitants du Canada, du Québec, du Québec dont l’Assemblée nationale a rejeté ladite loi en 2005, À L’UNANIMITÉ! (Imaginez : en 2017, au Québec, à Lévis plus précisément, un organisme communautaire, Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, a joint ses efforts à ceux de la mosquée de Lévis (et de son imam, M. Karim Elabed) pour faire publiquement l’éloge de la charia. À noter que Le Tremplin recevait en 2017 et reçoit toujours des subventions de la Ville de Lévis, du gouvernement du Canada et du gouvernement du Québec. À noter aussi que la personne qui présidait le Conseil d’administration du Tremplin en 2017, M. Elhadji Amadou Diarra, un musulman, s’est établi au Canada avant 2005, l’année où l’Assemblée nationale à très fortement dit non à la charia.) (Mentionnons qu’en 2017 le conseil d’administration du Tremplin comprenait au moins deux musulmans.) (« le monde entier est censé se soumettre tôt ou tard à la charia et les musulmans sont invités à oeuvrer dans ce but », a écrit Annie Laurent dans L’Islam peut-il rendre l’homme heureux, Paris, Éditions Artège, © 2012, p. 38).

Deux – Pour les croyants musulmans, la plupart des juifs et des chrétiens sont des… Laissons le Coran dire ce qu’ils sont : « Vous formez (est-il dit aux croyants musulmans) la meilleure Communauté suscitée pour les hommes : vous ordonnez ce qui est convenable, vous interdisez ce qui est blâmable, vous croyez en Dieu. Si les gens du Livre [les juifs et les chrétiens] croyaient, ce serait meilleur pour eux. Parmi eux se trouvent des croyants, mais la plupart d’entre eux sont des pervers [ils se plaisent à faire le mal]. » (Coran 3, 110; traduction de l’islamologue Dense Masson) [À noter que le Coran, Dieu donc, dit que Dieu n’aime pas les infidèles : « Ceux [les hommes] qui auront accompli des oeuvres bonnes en recueilleront le bénéfice. Ainsi Dieu, par sa grâce, récompensera ceux qui ont cru et qui auront accompli des œuvres bonnes. – Il n’aime pas les incrédules – (Coran, 30, 44-45; traduction de l’islamologue Denise Masson), et il leur imposera de grands châtiments.] Les croyantes musulmanes et les croyants musulmans, au Canada, au Québec, sont-ils vraiment sincères quand ils prônent le vivre-ensemble? Il est raisonnable de leur poser cette question.

Trois – La religion musulmane autorise les croyants musulmans à épouser une non-musulmane; mais elle interdit aux femmes musulmanes d’unir leur destinée à celle d’un non-musulman. À noter que la femme non-musulmane (disons une chrétienne), qui met au monde des enfants dont le père est un croyant musulman doit se soumettre au monde musulman et accepter de ne pas élever ses enfants dans la religion chrétienne, à accepter qu’ils soient musulmans, à accepter qu’ils ne soient pas chrétiens comme elle. On comprend qu’interdire aux croyantes musulmanes d’épouser un non-musulman et qu’autoriser les hommes qui adhèrent à l’islam à épouser une femme non-musulmane, c’est favoriser l’expansion de l’islam (la chrétienne mariée à un musulman n’augmente pas la population des chrétiens, la croyante musulmane met au monde des musulmans et augmente la population des musulmans). [Rappel : il est dit dans le Coran : « Pas de contrainte en religion! » (2, 256;  traduction de l’islamologue Denise Masson) Pourtant, la communauté musulmane impose une grande contrainte aux croyantes musulmanes : leur époux doit obligatoirement être un croyant musulman…] (Les croyants musulmans accepteraient-ils que le Canada rendent illégaux les mariages entre un musulman et une non-musulmane?)

Quatre – La religion musulmane interdit aux musulmans de quitter leur religion [d’apostasier] et se montre ainsi, encore une fois, contraire à la Charte canadienne des droits et libertés) : « Ceux qui, parmi vous, s’écartent de leur religion et qui meurent incrédules : voilà ceux dont les actions seront vaines en ce monde et dans la vie future; voilà ceux qui seront les hôtes du Feu; ils y demeureront immortels » [Coran, 2, 217; traduction de l’islamologue Denise Masson) L’islam impose donc aux croyants musulmans une autre contrainte en matière de religion : il leur interdit d’apostasier. – Espérons que les croyantes musulmanes et les croyants musulmans du Canada, du Québec, comprennent et acceptent que les Canadiennes et les Canadiens de longue date (et d’autres sans doute) déplorent que le Coran soit contraire à la Charte canadienne des droits et libertés et au Code criminel du Canada.

Cinq – Le Coran impose des peines inhumaines aux voleurs : « Tranchez les mains du voleur et de la voleuse, y lit-on : ce sera une rétribution pour ce qu’ils ont commis et un châtiment de Dieu. – Dieu est puissant et juste – » (5, 38; traduction de l’islamologue Denise Masson). Il n’y a certainement pas un seul Québécois de longue date qui approuve des châtiments aussi cruels; je suis convaincu que les musulmans que j’ai côtoyés un peu au Québec se réjouiraient que cette cette sanction disparaisse du Coran.) N’y aurait-il pas moyen de retirer des parties du Coran?

Six – La condition féminine en islam a de quoi scandaliser le Canada, le Québec :

A) « L’émancipation de la femme à l’égard du carcan de coutumes éculées comme à l’égard des injonctions et des pratiques obscurantistes des traditionnaires et des néofondamentalistes demeure l’une des questions les plus ardentes et les plus controversées actuellement dans toutes les sociétés du vaste monde musulman. […] Question capitale en effet, qui renvoie bien évidemment au statut juridique de la femme et à sa place tant dans l’espace domestique que dans l’espace public. Mais plus généralement, elle conditionne immanquablement le moindre processus de démocratisation. Résoudre cette équation, c’est, pour les individus vivant en société, choisir les valeurs morales fondamentales qui organiseront leur existence : opter ou non en faveur de l’instauration d’une véritable justice sociale, et in fine, faire ou non un choix de civilisation.

« Or, que constate-on dans la plupart des pays arabes et musulmans en ce qui concerne le statut des femmes? C’est une situation sociale lamentable et le retour en force d’attitudes misogynes, sexistes, iniques et parfois violentes à leur égard, qui prédominent nonobstant d’incontestables avancées dues aux combats très anciens et ininterrompus livrés par des mouvements féministes. » (Abderrahim Lamchichi*, Le statut de la femme dans les sociétés musulmanes. Une bataille ardente et obstinée, revue Confluences méditerranée publiée à Paris par Harmattan Éditions, 2006/4, no 59 intitulé Femmes et Islamisme 2006, https://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2006-4-page-11.htm) * Abderrahim Lamchichi : maître de conférences de Science politique à l’Université Jules Verne de Picardie, membre du Centre universitaire de recherches administratives et politiques de Picardie (Unité mixte de recherche, Centre national de la recherche scientifique)

B) « … les grandes avancées juridiques des femmes en Europe sont loin d’être acquises dans la majorité des pays arabo-musulmans, où en général la situation juridique des femmes reste très fragile » (Asma Lamrabet, citée par Nadia Lamlili, Islam et femmes: les questions qui fâchent, dernière publication de Asma Lamrabet, http://www.asma-lamrabet.com/articles/islam-et-femmes-les-questions-qui-fachent-derniere-publication-de-asma-lamrabet/). (Asma Lamrabet, croyante musulmane marocaine, est médecin.)

C) « En France, la mentalité des musulmans est encore très traditionnelle. Ce qui me surprend le plus est le nombre de femmes qui se soumettent d’elles-mêmes à l’inégalité et aux interdits de la mixité. » (Pierre Lory, cité in Jeune Afrique, 2007, https://www.jeuneafrique.com/mag/489372/societe/islam-le-temps-des-femmes/) (P. Lory est un professeur et un islamologue français de renom, écrit la revue Jeune Afrique.)

D) Pays du golfe arabo-persique (Iran, Iraq, Koweït, Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis, Bahreïn)

« Très lentement, les législations dans les pays du Golfe se modifient. Mais la violence contre les femmes reste une réalité quotidienne et la combattre demande non seulement un renforcement de l’appareil juridique mais un combat au sein de sociétés conservatrices. […] Les lois relatives à la protection des femmes contre la violence restent sommaires. Elles sont loin d’être en conformité avec la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (Cedaw). […] La loi aux Émirats arabes unis tolère la violence au sein de la famille. L’article 53 du Code pénal autorise « le mari à corriger sa femme. Il autorise les pères à corriger les enfants mineurs » tant que cela se passe « dans les limites de la loi religieuse ». Quant au viol conjugal, il n’est pas considéré comme un crime. En 2010, le tribunal fédéral supérieur a émis une décision, basée sur le Code pénal, permettant aux maris de battre leurs épouses et de recourir à d’autres formes de punition et de contrainte à leur encontre, à la seule condition de ne pas laisser de traces physiques visibles, selon le rapport 2018 de Human Rights Watch. […] Au Koweït, aucune loi ne prohibe la violence domestique ou le viol conjugal. […] Il n’existe pas à Oman de loi sur les violences domestiques et le viol conjugal, les poursuites ne peuvent être engagées dans ces cas que sur la base d’accusations plus générales de violence. Le Code pénal omanais exclut explicitement l’idée qu’il puisse exister un viol conjugal et ne criminalise pas le harcèlement sexuel, constate Human Rights Watch (chapitre Oman). […] Au Qatar, le viol conjugal et les violences domestiques ne sont pas considérés comme des crimes. (Source : Nazeeha Said, Golfe. Ces violences quotidiennes contre les femmes,périodique Orient XXI, 10 janvier 2019,https://orientxxi.info/magazine/golfe-ces-violences-quotidiennes-contre-les-femmes,2846)

E) Récemment, l’Egypte a « [transformé] en délit le harcèlement dont les femmes sont victimes dans la rue ou dans les transports publics – attouchements sexuels, mais aussi viols. Il était temps : d’après une récente étude internationale de Thomson-Reuters, ce pays se classe en dernière position en matière de droits des femmes et plus de 99% s’y disent harcelées. » [Corinne Fortier, anthropologue, citée par Laure Cailloce (journaliste scientifique pour le Centre national de la recherche scientifique, France], Femmes dans le monde arabe : des progrès, mais..., 2014,https://lejournal.cnrs.fr/articles/femmes-dans-le-monde-arabe-des-progres-mais]

F) « … une nouvelle relecture réformiste des textes ainsi qu’une réforme du droit musulman, principale source de discriminations et d’inégalités envers les femmes, sont à ce stade essentiels et prioritaires afin que l’islam puisse accompagner les défis contemporains et être en phase avec son temps.

[…]

« La question des réformes religieuses, notamment celles concernant la thématique des femmes, reste fortement liée à l’exercice d’un véritable pouvoir démocratique et il serait certes illusoire de prétendre analyser la thématique des femmes sans tenir compte de la globalité des problèmes qui minent profondément les sociétés musulmanes. C’est en travaillant sur ces deux volets – démocratie et réformisme religieux – que les transformations sociales peuvent avoir des chances de véritablement se concrétiser au sein d’une réalité sociale où la religion demeure un référentiel incontournable. » (Asma Lamrabet, Les femmes et l’islam : une vision réformiste, publié par la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), Paris, mars 2015, p. 34-35. – Les femmes et l’islam : une vision réformiste fait partie de la série Valeurs d’islam, dont le conseil scientifique est assuré par Éric Geoffroy, islamologue à l’Université de Strasbourg. – « Asma Lamrabet est médecin, écrivaine et directrice du Centre d’études et de recherches féminines en islam (Cerfi) au sein de l’institution Rabita Mohammadia des Oulémas au Maroc » écrit Fondapol).

SeptMohamed Cherif Ferjani, professeur à l’Université de Lyon, écrit que la vie démocratique est absente dans la quasi-totalité des pays musulmans (Culture, magazine de l’Université de Liège, 2018, http://culture.uliege.be/jcms/prod_194968/fr/islam-politique-une-breve-comparaison-avec-la-democratie-chretienne). (M. Ferjani, a notamment écrit ces livres : Islamisme, laïcité et droits de l’Homme, 1992; Le politique et le religieux dans le champ islamique, 2005.)

Ômer Çaha, politologue à la Faculté de Sciences Politiques de l’Université de Fatih-Istanbul, se demande « pourquoi dans la plus grande partie du monde islamique ce sont les régimes despotiques qui se mirent en place au lieu des régimes démocratiques ? Pourquoi les régimes démocratiques ne parviennent-ils pas à s’implanter dans ce monde? » (Ômer Çaha, L’Islam et la démocratie, dans Autres Temps. Cahiers d’éthique sociale et politique, n° 74, 2002, pp. 28-35)

Vida Amirmokri, dans son livre L’islam et les droits de l’homme. L’Islamisme, le droit international et le modernisme islamique (Québec, Les Presses de l’Université Laval, © 2004, p. 164-165), écrit ceci ;

« … tout système politique qui [prétend] à une légitimité divine d’être démocratique » est empêché « d’être démocratique ». « Un tel système donnerait lieu à la création des institutions qui, n’ayant pas à répondre à l’opinion publique, constitueront autant de barricades parfaites pour la résistance à celle-ci. Cette résistance peut être suscitée par le souci de protéger et de préserver nombre de traditions historiques identifiées aux lois divines éternelles sans tenir compte de l’évolution de la société. Elle peut-être simplement le fait de ceux qui cherchent à profiter de ce moyen pour assurer cyniquement leurs propres intérêts, politiques ou autres. Dans tous les cas le problème fondamental est que ces institutions n’auront à répondre à personne. Le rôle de Dieu serait assumé par les hommes siégeant dans les conseils qui décident en son nom. »

L’ISLAM PEUT-IL RENDRE LA FEMME ET L’HOMME HEUREUX?

ON TROUVE LA RÉPONSE (OU UNE RÉPONSE) DANS LE CORAN :

« Ô VOUS QUI CROYEZ! CRAIGNEZ DIEU! RECHERCHEZ LES MOYENS D’ALLER À LUI! COMBATTEZ DANS SON CHEMIN! – PEUT-ÊTRE SEREZ VOUS HEUREUX – » (5, 34).

PEUT-ÊTRE, DIT DIEU… PEUT-ÊTRE…

La plupart des Canadiennes et des Canadiens de longue date souhaitent que toutes les femmes et tous les hommes soient traités avec respect et avec équité, avec bienveillance, ils veulent qu’ils soient bien protégés par leur État, qu’ils ne manquent jamais de nourriture, qu’ils vivent sous un toit agréable, qu’ils ont accès à d’excellents services d’éducation et de santé, qu’ils vivent dans un environnement culturel intéressant, qu’ils puissent s’amuser, se divertir, être heureux, et qu’ils jouissent de la liberté.

Selon un philosophe et professeur de philosophie contemporain africain :

aucun pays ne peut fonctionner de façon durable sans un minimum de confiance entre les individus, sans un minimum de règles admises par tous, sans un minimum de justice et sans un minimum de principes. Ceux du droit.

(Bonaventure Mve Ondo*, Le Gabon en danger de mort, The Conversation, 21-09-2016, https://theconversation.com/le-gabon-en-danger-de-mort-65061) – Bonaventure Mve Ondo, professeur, Université Omar Bongo (Libreville); chercheur associé au LAM (Laboratoire des Afriques dans le monde), Sciences Po Bordeaux

Mise en garde de Louis Massignon (1883-1962), dont on dit qu’il fut un très grand islamologue :

En 1962, après avoir invité les chrétiens, les juifs et les musulmans  à « prier ensemble pour l’avènement de cette Paix tant désirée, qui se fait attendre, » M. Massignon les met en garde : il leur dit qu’il faut absolument que « Toute tentative d’accord sur le terrain économique, et même culturel », soit fondé sur

« UN MOUVEMENT SINCÈRE DES COEURS ».

(cité dans Louis Masssignon, publication dirigée par Jan-François Six, Paris, Éditions de l’Herne, 1970, p. 520)

Il est manifeste que les coeurs ne sont pas tous sincères, au Canada, au Québec, à Lévis.

Roger Martel, citoyen de Lévis (Québec)

La religion la plus simple ne serait-elle pas la meilleure ?

Le texte suivant de Voltaire a été reproduit dans le web par le Groupe de Recherches Islamo-Chrétien, au sein duquel travaillent ensemble des universitaires musulmans et chrétiens.

« Après notre sainte religion [le christianisme], qui, sans doute est la seule bonne [selon l’auteur], quelle serait la moins mauvaise ? Ne serait-ce pas la plus simple ? Ne serait-ce pas celle qui enseignerait beaucoup de morale et très peu de dogmes ? Celle qui tendrait à rendre les hommes justes sans les rendre absurdes ? celle qui n’ordonnerait point de croire des choses impossibles, contradictoires, injurieuses à la Divinité et pernicieuses au genre humain, et qui n’oserait point menacer des peines éternelles quiconque aurait le sens commun ? Ne serait-ce point celle qui ne soutiendrait pas sa créance par des bourreaux, et qui n’inonderait pas la terre de sang pour des sophismes inintelligibles ? Celle dans laquelle une équivoque, un jeu de mots, et deux ou trois chartes supposées ne feraient pas un souverain et un dieu d’un prêtre souvent incestueux, homicide et empoisonneur ? Celle qui ne soumettrait pas les rois à ce prêtre ? CELLE QUI N’ENSEIGNERAIT QUE L’ADORATION D’UN DIEU, LA JUSTICE, LA TOLÉRANCE ET L’HUMANITÉ ? ».

Voltaire (1694-1778), écrivain et philosophe français, représentant de la philosophie des Lumières.

Cité par Abderrazak SAYADI, Entre chrétiens et musulmans, quelles frontières ? – Gric* de Tunis, 21 mars 2008, https://gric-international.org/2008/dossiers/entre-chretiens-et-musulmans-quelles-frontieres/frontieres-entre-islam-et-christianisme/ – GRIC : Groupe de Recherches Islamo-Chrétien – Le GRIC est né en 1977 de l’initiative d’un petit groupe d’universitaires, chrétiens et musulmans.

LE VIVRE ENSEMBLE

« La question du vivre ensemble se pose partout

et dans tous les temps. »

« Toute société est un système d’inégalités que des acteurs en compétition pour la conquête et l’exercice du pouvoir, s’efforcent de réduire avec des succès variables selon les régimes politiques en place. La question du vivre ensemble se pose partout et dans tous les temps. La modernité a ouvert de nouvelles possibilités pour construire un espace de citoyenneté où les critères d’appartenance ethnique, professionnelles, philosophique tendent à s’effacer. Les stratégies centralisatrices et unitaires des États-nations ont limité jusqu’ici les extensions de l’espace citoyen à tous les étrangers qui expriment le désir de s’installer dans les pays de leur choix. Cette tendance à la limitation s’est durcie avec les flux récents de migrants venant de tous les continents. Dans toute la sphère géopolitique et historique nommée Occident, on s’interroge inlassablement sur les possibilités de vivre avec un « islam » perçu comme une force dangereuse de soulèvement des peuples démographiquement prolifique et politiquement mobilisés par l’idéologie de combat depuis 1945. Les pressions grandissantes de l’histoire en cours marquée par les guerres de libération et les efforts de construction nationale, puis la multiplication des guerres civiles, les échecs politiques, sociaux, économiques et culturels des Partis-États postcoloniaux et bien d’autres facteurs encore, font apparaître plus de menaces que de promesses pour un vivre ensemble dans les espaces nationaux et internationaux ».

(Mohammed Arkoun*, ABC de l’islam. Pour sortir des clôtures dogmatiques, Édition revue et augmentée de l’ouvrage paru sous le tire L’Islam chez le même éditeur, Paris, Éditions Grancher, © 2007, p. 325-326)

* Philosophe et historien de l’islam, Mohammed Arkoun, né en 1928 en Algérie, décédé en 2010 à Paris, a été professeur émérite d’histoire de la pensée islamique à la Sorbonne (Paris-III).

Il serait infiniment malheureux

que cette femme et cet enfant

meurent ou souffrent

à cause de leur religion,

ou d’une autre.

Les nouveaux penseurs de l’islam

Les nouveaux penseurs de l’islam

EXTRAIT DU LIVRE SUIVANT :

Rachid benzine, Les nouveaux penseurs de l’islam, Paris, Édition Albin Michel, collection Espaces libres, © 2008 (Première édition : © 2004) (La préface a été reproduite dans la revue La Pensée, numéro 384, 2015/4; on la trouve aussi au https://www.cairn.info/revue-la-pensee-2015-4-page-7.htm#.)

RACHID BENZINE : islamologue et historien, auteur notamment de Des mille et une façons d’être juif ou musulman avec la rabbin Delphine Horvilleur (Seuil) et de Finalement, il y a quoi dans le Coran ? (Journal français La Croix, https://www.la-croix.com/Religion/Islam/Rachid-Benzine-Lurgence-nest-pas-dexpurger-Coran-den-faire-lecture-critique-2018-04-23-1200933990

L’entreprise la plus audacieuse, la plus riche de promesses sans doute mais aussi la plus risquée parce que la moins facile à faire comprendre, en l’état, par les sociétés musulmanes, est tout cet effort de travail sur le texte coranique lui-même. Ainsi, pour Nasr Hamid Abu Zayd, qui concentre ses efforts sur l’analyse littéraire du Coran, si la forme finale du texte coranique reste bien Parole divine, elle n’en est pas moins humanisée, insérée dans l’histoire humaine. Cette Parole divine peut donc être étudiée comme tout objet d’étude historique : « Il s’agit d’un texte historique, affirme-t-il. Cela signifie qu’il a été révélé à une époque spécifique, en un lieu spécifique, en une langue spécifique – l’arabe- en somme dans un contexte culturel. Bien qu’il soit révélé par Dieu, comme nous tous, musulmans, nous le croyons, il est incarné en une langue humaine. » [5] Aussi réclame-t-il de pouvoir traiter le Coran comme un texte ouvert à l’interprétation.

Écouter ces nouvelles voix de l’islam

Tous ces penseurs sont préoccupés de penser la place de la religion dans un monde qui, malgré les apparences, se sécularise chaque jour davantage. Car la modernité a surgi dans les sociétés musulmanes qui n’y étaient pas préparées. Et cette modernité qui maintenant les touches n’est pas le fruit de leur mûrissement interne. Comment concilier ce qui est considéré comme immuable (la religion) avec le changement ? L’affirmation centrale du penseur iranien Abdul Karim Soroush est que toutes les sciences et tous les domaines de connaissances sont dans un état de transformation constante, et que des changements dans un domaine de l’érudition ne peuvent que provoquer des modifications dans les autres domaines, y compris dans la jurisprudence musulmane. Aussi a-t-il élaboré progressivement une « théorie de l’extension et de la contraction de la connaissance religieuse ». Il estime, à partir de celle-ci, que le cadre de développement du fiqh (jurisprudence musulmane) doit s’étendre constamment en prenant en compte les développements qui ont lieu dans d’autres sphères que le religieux.

Pour les nouveaux penseurs de l’islam, seule une nouvelle lecture des textes fondamentaux pourra permettre d’harmoniser les valeurs cardinales de l’islam avec les exigences de la modernité. Seule cette réformation-là permettra l’ouverture de la jurisprudence, l’adhésion véritable de la pensée politique de l’islam à la démocratie aux droits de l’Homme, la réalisation de l’égalité entre les hommes et les femmes, l’émancipation des sociétés musulmanes.

Ces voies nouvelles surgies du monde musulman ces dernières décennies ont beaucoup à nous dire. Leurs questionnements sont ceux d’un grand nombre, parmi les musulmans comme chez les non musulmans. Les réponses qu’ils apportent ne sont pas destinées à faire nécessairement l’unanimité, mais poser de bonnes questions est déjà faire œuvre utile.

(Pages 26-28 de l’édition de 2008)

Note [5] Entretien avec l’auteur, 2002.


Rachid Benzine : « L’URGENCE N’EST PAS D’EXPURGER LE CORAN MAIS D’EN FAIRE UNE LECTURE CRITIQUE »

https://www.la-croix.com/Religion/Islam/Rachid-Benzine-Lurgence-nest-pas-dexpurger-Coran-den-faire-lecture-critique-2018-04-23-1200933990

Plus que d’« épurer » le Coran, il est urgent selon lui [Rachid Benzine] : d’enseigner la « lecture critique » des textes. Une tâche qui incombe selon lui aussi aux responsables religieux musulmans.

Recueilli par Anne-Bénédicte Hoffner, le 23/04/2018

 

Islam/Allah est-Il schizophrène?

Mounia Ait Kabboura est la co-autrice de L’Islam, regards en coin, en collaboration avec Patrice Brodeur et autres, Québec, Presses de l’Université Laval, 2015.

Allah est-Il schizophrène?

Mounia Ait Kabboura, Doctorante au Département de philosophie et chargée de cours à l’UQAM, chercheuse à la Chaire UNESCO d’étude des fondements philosophiques de la justice et de la société démocratique.

Idées

Coups de feu à Ottawa. Meurtre à Saint-Jean-sur-Richelieu. Ces événements dramatiques récemment survenus posent tous pour moi la même question : Allah est-Il schizophrène ? Si Allah nous ordonne à nous, les musulmans, de tuer, pourquoi interdit-Il le meurtre dans le verset 32 de la sourate al-Maida (« La table servie ») du Coran ? « C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la Terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet, nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la Terre. »

Si Allah nous ordonne à nous, musulmans, d’éliminer la diversité et d’unifier l’humanité dans un seul clan, pourquoi affirme-t-Il et recommande-t-Il le respect de la diversité humaine dans le verset 13 de la sourate Al-Hujurat (« Les appartements privés ») ? « Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur. »

Si Allah traite tout croyant en Lui et qui n’est pas forcément musulman de mécréant, comment peut-Il rassurer les humains dans le verset 69 de la sourate al-Maida (« La table servie ») en disant : « ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Sabéens et les Chrétiens, ceux parmi eux qui croient en Allah, au jour dernier, et qui accomplissent les bonnes oeuvres, pas de crainte sur eux, ils ne seront point affligés ».

Si Allah est contraignant, pourquoi interdit-Il dans le verset 256 de la sourate Al-Baqarah (« La vache ») la contrainte ? « Nulle contrainte en religion ! car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. » Et pourquoi traite-t-Il alors les non-croyants d’égarés et non de mécréants ? « Quiconque ne croit pas en Allah, en ses anges, en ses Livres, en ses messagers et au jour dernier s’égare, loin dans l’égarement. »

Si Allah est Un, et s’Il n’est pas schizophrène, quel est ce dieu du Dai’ch (« État islamique ») et des fanatiques ? Est-il un monstre de Frankenstein fait de versets coraniques privés de leur contexte textuel et historique ? Fait sur mesure pour servir les intérêts de certains groupes d’individus ? Pourquoi M. Rouleau est-il allé à la rencontre de ce monstre sur Internet ? Pourquoi a-t-il voulu devenir son martyr ? Qu’est-ce que ce monstre lui a offert que notre société était incapable de lui offrir ? Ces martyrs annoncent-ils la fin de la société postmoderne comme l’a signifié Alain Touraine dans son dernier livre ? Cherchent-ils l’authenticité du soi dans une société atomisée comme l’a expliqué Charles Taylor dans Les sources du moi ? Ou cherchent-ils simplement un idéal moral ?

M. Elhadji Mamadou Diarra, du Tremplin de Lévis, invité à répondre à des questions sur son islam

Lévis, le 27 juillet 2020

Monsieur Elhadji Mamadou Diarra, président du Conseil d’administration

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

Côte du Passage, Lévis (Québec)

Monsieur,

1

Je vous reproche, à vous et au directeur du Tremplin, M. Guillaume Boivin, d’utiliser des fonds publics, de l’argent qui provient des contribuables du Canada, du Québec, de la ville de Lévis, de l’argent qui provient aussi de Centraide Québec Chaudière-Appalaches, pour faire de la propagande en faveur de l’islam, pour présenter aux Québécoises et aux Québécois une image trompeuse de l’islam, de la loi islamique (charia), de la situation des femmes et des hommes dans les pays à majorité musulmane. La mission du Tremplin ne prévoit nullement qu’il peut faire de la propagande religieuse; il est honteux que vous vous écartiez de votre mission; cette seule faute rend les dirigeants du Tremplin indignes de leurs postes.

J’attends votre réplique, Monsieur Diarra.

2

Le Coran, votre livre saint dans lequel parlerait un personnage que vous appelez Allah (dieu), contient des messages tout à fait inacceptables, effroyables. Par exemple, le Coran dit, Allah ordonne : Tuez les chrétiens, tuez les juifs.

Dites-moi, Monsieur Diarra, pourquoi une famille québécoise non-musulmane devrait-elle ouvrir la porte de sa maison à des croyants musulmans si elle n’est pas certaine qu’ils n’ont jamais tuer des chrétiens ou des juifs, que leur tête et leur cœur ne sont pas préparés à tuer des chrétiens ou des juifs aujourd’hui ou demain.

3

Le sort des enfants dans votre Sénégal natal – Lisez ceci, Monsieur Diarra : « Depuis l’adoption, il y a une décennie (en 2005), d’une loi visant à protéger les enfants contre la traite et pratiques assimilées, le Sénégal n’a porté devant la justice qu’un petit nombre d’affaires concernant le trafic et la mise à la mendicité forcée d’élèves d’écoles coraniques par des maîtres abusifs, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch et la Plateforme pour la Promotion et la Protection des Droits de l’Homme (PPDH), une coalition de 40 organisations non gouvernementales internationales et sénégalaises.

« Des dizaines de milliers d’enfants sont exposés au risque de subir des sévices et d’être exploités en dépit de cette loi de 2005, ont ajouté ces organisations. […] plus de 30 000 garçons sont soumis à la pratique de la mendicité forcée dans la seule région de Dakar.

« Au cours de la dernière décennie, des dizaines de milliers d’enfants ont été exploités sous couvert d’éducation, battus par leurs prétendus maîtres et soumis à des conditions de vie déplorables dans des écoles qui ne devraient pas être autorisées à fonctionner », a déclaré Mamadou Wane, coordonateur de la PPDH. « Le signal que donne le gouvernement, en renonçant à enquêter et à traduire en justice les personnes qui commettent ces abus, est que les vies de ces enfants ne valent pas la peine d’être protégées. » https://www.hrw.org/fr/news/2015/04/20/senegal-une-decennie-dabus-dans-des-ecoles-coraniques

Monsieur Diarra, que pensez-vous des abus dont sont victimes de nombreux enfants au Sénégal, pays dont environ 95 % des habitants sont musulmans? L’islam ne devrait-il pas être assez fort pour protéger ces enfants?

4

Le Coran contient de drôles de contradictions. Par exemple, il dit : « Nulle contrainte en religion… » (Sourate 2 : 256); mais il dit aussi : « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier… » (Sourate 9 : 29)… Et un hadith ordonne ceci : « Celui qui change sa religion, tuez-le  ! ».

Aidez les non-musulmans du Québec à comprendre l’islam, Monsieur Diarra.

5

Beaucoup de violence dans le Coran :

« Certes, ceux qui ne croient pas à Nos Versets, Nous les brûlerons bientôt dans le Feu. Chaque fois que leurs peaux auront été consumées, Nous leur donnerons d’autres peaux en échange afin qu’ils goûtent au châtiment. Allah est certes Puissant et Sage ! » (4-56)

« Nous avons préparé pour les infidèles des chaînes, des carcans et une fournaise ardente. » (76-4). 

Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main, en punition de ce qu’ils se sont acquis, et comme châtiment de la part d’Allah. Allah est Puissant et Sage. (5-38)

La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah – si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Et qu’un groupe de croyants assiste à leur punition. (24-2)

Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand ! (4-34)

Pourquoi tant de violence dans le Coran, Monsieur Diarra?

Chrétiens et juifs : des pervers – Le Coran dit : « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes, vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre [les juifs et les chrétiens] croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers. (3-110)

Est-ce ainsi que vous voyez les chrétiens et les juifs du Québec, du Canada, du monde, Monsieur Diarra?

Selon Madame Annie Laurent,

« IL EST ÉVIDENT QUE LES TERRORISTES SE RÉFÈRENT AU CORAN POUR JUSTIFIER LE REJET DE L’AUTRE ET LE RECOURS À LA VIOLENCE. »

Monsieur Diarra, que pensez-vous de l’affirmation de Madame Laurent, docteur d’État en sciences politiques, spécialiste reconnue du Proche-Orient depuis 1980 (L’Islam pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore), Paris, Éditions Artège, © 2017, p. 75)?

Selon Madame Anne-Marie Delcambre, islamologue, docteure en études islamiques, docteure d’État en droit et agrégée d’arabe classique :

. il faut avoir le courage de dire que l’intégrisme n’est pas la maladie de l’Islam. Il est l’intégralité de l’Islam. Il en est la lecture littérale, globale et totale de ses textes fondateurs. L’Islam des intégristes, des islamistes, c’est tout simplement l’Islam juridique qui colle à la norme. (L’Islam des interdits, Anne-Marie Delcambre, éd. Desclée de Brouwer, 2003, p. 11. Cité in https://fr.wikiquote.org/wiki/Anne-Marie_Delcambre)

Monsieur Diarra, que pensez-vous de l’affirmation de Madame Delcambre?

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen du Québec

P.-S. Que pensez-vous, Monsieur Diarra, du texte suivant :

« Ça n’a rien à voir avec l’Islam » ?

Auteur : Lydia GUIROUS

Livre numérique « Ça n’a rien à voir avec l’Islam » ?

Après notamment le succès de Allah est grand, la République aussi, Lydia Guirous bouscule à nouveau l’opinion, et nos compatriotes. Face à l’islamisme, réveillons-nous, réveillez-vous ! clame-t-elle.Au prétendu nom de Dieu, les terroristes assassinent les  » kouffars « , les Occidentaux et les musulmans  » modérés « … et la réaction est toujours la même :  » Ça n’a rien à voir avec l’islam ! «  Cette phrase, Lydia Guirous ne la supporte plus tant elle lui paraît fausse. Elle assume que la religion musulmane – qui est la sienne – soit critiquable car elle porte en elle les germes de  » l’islamisme destructeur et hégémonique qui est à l’origine de tant de malheurs dans le monde « .  » Lorsqu’on tue au nom d’Allah, qu’on vocifère sa haine des mécréants, lorsqu’on s’appuie sur la partie violente du Coran pour légitimer ses crimes : Anéantir les mécréants jusqu’au dernier, cela a un rapport avec l’islam « , dit-elle. Dans cet ouvrage, Lydia Guirous pose les jalons d’une révolution salutaire et appelle à une remise en question des mentalités et comportements d’une partie des musulmans, et alerte contre l’islamisme qui gangrène les sociétés, notamment en embrigadant la jeunesse et les femmes. Il revient, selon elle, aux Français et Occidentaux de confession musulmane de faire des concessions, d’accepter des  » accommodements  » afin de retrouver le chemin de l’unité et de la fraternité. Elle invite à entamer – enfin – un travail critique du Coran, qui empêche l’émergence d’un islam du XXIe siècle compatible avec une vie moderne en Occident, délesté de ses archaïsmes et de ses ambiguïtés. Son ouvrage vif et enflammé va bousculer les bonnes âmes aveuglées comme les idées reçues dépassées. Il est  » temps de résister à la peste verte venue des tréfonds de l’inhumanité et de la barbarie. Ecrasons enfin l’infâme. « 

À propos de Lydia GUIROUS

Femme engagée, née en Algérie, adversaire résolue du communautarisme.

Source : https://banq.pretnumerique.ca/resources/5bc634db23579469bdff570a

Centraide remet un prix à un musulman qui se sert de fonds publics pour vendre la charia au Québec

Lévis, le 27 juillet 2020

Monsieur Bruno Marchand, président-directeur général

Centraide Québec et Chaudière-Appalaches

550, chemin Sainte-Foy Québec (Québec), G1S 2J5 – centraide@centraide-quebec.com

Monsieur,

L’Assemblée nationale du Québec a rejeté la charia à l’unanimité; le reste du Canada n’en veut pas; beaucoup de musulmans voudraient s’en débarrasser. Mais à Lévis, on aime la charia, on aime la loi divine de l’islam! Le maire et les conseillers municipaux de la Ville de Lévis aiment la charia, par exemple, le Patro de Lévis aime la charia, Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles aime la charia, par exemple.

Centraide Québec et Chaudière-Appalaches aime la charia, faut-il croire. En décembre 2019, elle a remis son prix Mérite, prix qui souligne « l’implication exceptionnelle d’un ou une bénévole œuvrant auprès du réseau des organismes qu’il soutient » (Journal de Lévis, 22-12-2019, https://www.journaldelevis.com/1298/%C3%80_la_une_aujourd_hui.html?), elle a attribué ce prix à M. Elhadji Mamadou Diarra qui préside le conseil d’administration du Tremplin et qui utilise Le Tremplin pour faire de la propagande en faveur de sa religion, l’islam, avec des fonds publics, avec de l’argent donné à Centraide. Centraide de Québec et de Chaudière-Appalaches ne mérite pas qu’on la félicite.

Il y a un certain temps, le Tremplin de M. Diarra et de M. Guillaume Boivin (directeur du Tremplin) a présenté, en collaboration avec la mosquée de Lévis et l’imam Karim Elabed, une soirée publique au cours de laquelle l’imam et une Québécoise de longue date convertie à l’islam ont fait l’éloge de la charia; ils devaient savoir que l’Assemblée nationale du Québec avait rejeté la charia à l’unanimité, que le reste du Canada la repousse lui aussi… Parce que la charia n’est pas aussi inoffensive qu’un Je vous salue Marie pleine de grâces, vous êtes bénie entre toutes les femmes, Amen, tout le monde devrait le savoir. Pourtant… Candeur? Angélisme? Ignorance? Mais est-il possible que l’adulte québécois n’ait jamais entendu parler de l’inquiétude, de la peur, que l’islam crée un peu partout dans le monde, ou du rejet de la charia par tous les membres de l’Assemblée nationale du Québec! Se pourrait-il que certains aient intérêt à « protéger » l’islam?

L’activité dont je viens de parler devait servir à présenter l’islam tel qu’il est; il aurait donc fallu que le Tremplin (M. Diarra) et la mosquée (M. Elabed) permettent à des non-musulmans, à des personnes qui ont étudié en profondeur l’islam dans une université respectée, par exemple, de prendre la parole, au lieu de ne faire entendre au public que deux musulmans dont les connaissances sur l’islam semblaient très limitées. Négligence du Tremplin et de la mosquée ou volonté de ne pas présenter l’islam tel qu’il est vraiment?

Il arrive à M. Diarra de publier des textes dans le site web du Tremplin; il dénonce le racisme, par exemple. Mais je ne pense pas qu’il ait déjà critiqué sa religion, l’islam. Il n’a jamais protesté, par exemple, contre la mémorisation du Coran imposée aux enfants, qui doivent dire et redire des paroles aussi inacceptables que Tuez les chrétiens, tuez les juifs (on ne respecte pas la liberté de conscience des enfants chez les musulmans?). M. Diarra dénonce le racisme, mais il ne semble pas connaître celui des musulmans : « Si la mise en esclavage d’Africain·e·s noir·e·s en Libye et dans d’autres régions du monde est pointée du doigt à juste titre, nous ne devons pas pour autant oublier que le racisme et la négrophobie ne sont pas des faits nouveaux au sein des communautés musulmanes » (http://www.lallab.org/la-negrophobie-dans-les-societes-arabo-musulmanes-na-rien-de-nouveau/) « Par leur ampleur et leur durée – du VIIe au XXe siècle -, les « traites orientales » organisées par les négriers musulmans (négrier : personne qui fait la traite des Noirs) constituent sans doute, d’un point de vue quantitatif, la plus importante des trois traites négrières de l’histoire» (revue française L’Histoire, https://www.lhistoire.fr/la-traite-oubli%C3%A9e-des-n%C3%A9griers-musulmans-0).

Monsieur le président-directeur général, vous devez donner des explications à la population de Chaudière-Appalaches, de Lévis, de Québec, vous devez donner des explications à toutes les personnes qui donnent à Centraide l’argent dont elle a besoin (parmi eux il y a toutes les citoyennes et tous les citoyens, contribuables ou non, de Chaudière-Appalaches et de Québec). Des explications insatisfaisantes devraient entraîner le congédiement des responsables de la faute, de la scandaleuse faute.

Je publierai la présente et votre réponse, si vous me répondez, au www.lepasseurdelacote.com.

Pour terminer : QUE FERAIENT LES CROYANTS MUSULMANS DU QUÉBEC SI L’ÉTAT DU QUÉBEC OBLIGEAIT LES ENFANTS QUI FRÉQUENTENT SES ÉCOLES À APPRENDRE PAR CŒUR UN LIVRE DANS LEQUEL IL SERAIT ORDONNÉ DE TUER LES MUSULMANS (TUEZ LES MUSULMANS!)? ILS PROTESTERAIENT AVEC FORCE, ILS EXIGERAIENT LE RETRAIT DU LIVRE, AVEC RAISON. POURQUOI LES ADEPTES DE L’ISLAM DU QUÉBEC TROUVENT-ILS NORMAL DE SE DONNER LE DROIT D’ÉCRIRE ET DE DIRE TUEZ LES CHRÉTIENS, TUEZ LES JUIFS, ET DE VIOLER AINSI LE CODE CRIMINEL DU CANADA, ET DE DÉMONTRER AINSI QU’ILS NE SONT PAS SINCÈRES QUAND ILS PRÊCHENT LE VIVRE-ENSEMBLE.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

Roger Martel

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Membres de plusieurs sociétés d’histoire, autrefois. Principal artisan bénévole de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis. Metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. À partir de 2013, collaborateur bénévole au Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles. (Expulsé cavalièrement du Tremplin pour avoir reproché publiquement à ce dernier d’avoir fait de la propagande en faveur de l’islam, d’avoir fait l’éloge de la charia avec la complicité de l’imam Karim Elabed. Au moment de l’expulsion, au moins deux des membres du petit conseil d’administration du Tremplin étaient musulmans; l’un d’eux, M. Elhadji Mamadou Diarra, présidait le conseil; en 2020, il le préside toujours.) Libre d’antécédents judiciaires.

Le Coran et sa haine des chrétiens et des juifs sous le toit du Patro de Lévis

Lévis, le 27 juillet 2020

À Lévis, on aime beaucoup la charia! Au Patro, par exemple.

Monsieur Pascal Brulotte, directeur général et membre du conseil d’administration

Patro de Lévis

6150, rue Saint-Georges

Lévis, QC G6V 4J8

Monsieur,

L’Assemblée nationale du Québec a rejeté la charia à l’unanimité; le reste du Canada n’en veut pas; beaucoup de musulmans voudraient s’en débarrasser. Mais à Lévis, on aime la charia, on aime la loi divine de l’islam! Le maire et les conseillers municipaux de la Ville de Lévis aiment la charia, par exemple, Centraide Chaudière-Appalaches aime la charia, par exemple.

Le Patro aime la charia ou, du moins, ne trouve rien à redire au Coran, le livre saint de l’islam. Mais comment diable peut-il ne rien trouver à redire au Coran, lui qui veut être un « Milieu de vie où chaque personne est accueillie dans un esprit d’entraide propice à une éducation humaine et chrétienne » (http://www.211quebecregions.ca/record/QBC0621). Comment diable le Patro a-t-il pu accepter que dans ses murs des musulmans (dont des enfants d’âge préscolaire) disent à haute voix pour les mémoriser des paroles comme Tuez les chrétiens, tuez les juifs? Car c’est bien ces paroles violentes et d’autres paroles tout à fait inacceptables qui ont retenti dans le Patro quand la mosquée de Lévis y louait un local pour assurer, a dit l‘imam Karim Elabed au Journal de Lévis, l’« éducation pour les jeunes avec l’apprentissage du Coran et de la religion » (https://journaldelevis.com/1120/Société_.html?id=76788).

La charia n’est pas aussi inoffensive qu’un Je vous salue Marie pleine de grâces, vous êtes bénie entre toutes les femmes, Amen, tout le monde devrait le savoir. Pourtant… Candeur? Angélisme? Ignorance? Mais est-il possible que l’adulte québécois n’ait jamais entendu parler de l’inquiétude, de la peur, que l’islam crée un peu partout dans le monde, ou du rejet de la charia par tous les membres de l’Assemblée nationale du Québec! Se pourrait-il que certains aient intérêt à « protéger » l’islam?

Monsieur le directeur général, vous devez donner des explications à la population de Lévis, vous devez donner des explications à toutes les personnes qui donnent au Patro l’argent dont il a absolument besoin (parmi eux il y a vos donateurs et toutes les citoyennes et tous les citoyens, contribuables ou non, de Lévis). Des explications insatisfaisantes devraient entraîner le congédiement des responsables de la faute, de la scandaleuse faute : je serais surpris que vous déclariez que des êtres humains, dans votre maison, apprennent à d’autres êtres humains à mémoriser des paroles comme Tuez les chrétiens, tuez les juifs; pourquoi le Patro a-t-il permis à des êtres humains de demander à d’autres êtres humains, dont des enfants (dont on brime la liberté de religion), au Patro, de mémoriser des paroles comme Tuez les chrétiens, tuez les juifs?

Je publierai la présente et votre réponse, si vous me répondez, au www.lepasseurdelacote.com.

Pour terminer :

QUE FERAIENT LES CROYANTS MUSULMANS DU QUÉBEC SI L’ÉTAT DU QUÉBEC OBLIGEAIT LES ENFANTS QUI FRÉQUENTENT SES ÉCOLES À APPRENDRE PAR CŒUR UN LIVRE DANS LEQUEL IL SERAIT ORDONNÉ DE TUER LES MUSULMANS (TUEZ LES MUSULMANS!)? ILS PROTESTERAIENT AVEC FORCE, ILS EXIGERAIENT LE RETRAIT DU LIVRE, AVEC RAISON. POURQUOI LES ADEPTES DE L’ISLAM DU QUÉBEC TROUVENT-ILS NORMAL DE SE DONNER LE DROIT D’ÉCRIRE ET DE DIRE TUEZ LES CHRÉTIENS, TUEZ LES JUIFS, ET DE VIOLER AINSI LE CODE CRIMINEL DU CANADA, ET DE DÉMONTRER AINSI QU’ILS NE SONT PAS SINCÈRES QUAND ILS PRÊCHENT LE VIVRE-ENSEMBLE.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

Roger Martel

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007.

Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie.

Membres de plusieurs sociétés d’histoire, autrefois.

Principal artisan bénévole de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves.

À partir de 2013, collaborateur bénévole au Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles. (Expulsé cavalièrement du Tremplin pour avoir reproché publiquement à ce dernier d’avoir fait de la propagande en faveur de l’islam, d’avoir fait l’éloge de la charia avec la complicité de l’imam Karim Elabed. Au moment de l’expulsion, au moins deux des membres du petit conseil d’administration du Tremplin étaient musulmans; l’un d’eux, M. Elhadji Mamadou Diarra, présidait le conseil; en 2020, il le préside toujours.)

Libre d’antécédents judiciaires.

Islam – À Lévis (ville du Québec), on aime beaucoup la charia!

L’Assemblée nationale du Québec a rejeté la charia à l’unanimité;

le reste du Canada n’en veut pas;

beaucoup de musulmans voudraient s’en débarrasser.

Mais à Lévis, on aime la charia, on aime la loi divine de l’islam!

À Lévis (ville du Québec), on aime beaucoup la charia!

Le maire et les conseillers municipaux de la Ville de Lévis aiment la charia. Ils donnent de l’argent à un organisme, Le Tremplin. Le Tremplin utilise cet argent public pour mettre sur pied une activité, en collaboration avec la mosquée locale; au cours de cette activité l’imam Karim Elabed fait l’éloge de la charia devant quelques dizaines de personnes (ça s’est passé dans la chapelle désacralisée du Patro de Lévis). Curieusement, pour montrer l’islam tel qu’il est (c’est le but de l’activité), Le Tremplin et la mosquée ne permettent qu’à deux musulmans de prendre la parole : l’imam Elabed et une Québécoise convertie à l’islam (Le Tremplin s’assure ainsi qu’aucune critique ne visera l’islam et la charia). (Quand l’activité a été conçue le conseil d’administration du Tremplin, formé de cinq ou six personnes, comprenait au moins deux musulmans, dont M. Elhadji Mamadou Diarra, son président). L’argent des contribuables de Lévis (et du reste du Québec et du reste du Canada puisque les gouvernements du Canada et du Québec subventionnent eux aussi Le Tremplin, comme le fait aussi Centraide) a été employé pour faire de la propagande en faveur de l’islam. Honte au maire et aux conseillers municipaux de Lévis, qui ne cessent de subventionner Le Tremplin!

Lévis aime la charia. Le Patro aime la charia ou, du moins, ne trouve rien à redire au Coran, le livre saint de l’islam. Mais comment diable peut-il ne rien trouver à redire au Coran, lui qui veut être un « Milieu de vie où chaque personne est accueillie dans un esprit d’entraide propice à une éducation humaine et chrétienne » (http://www.211quebecregions.ca/record/QBC0621). Comment diable le Patro a-t-il pu accepter que dans ses murs des musulmans (dont des enfants) disent à haute voix pour les mémoriser des paroles comme Tuez les chrétiens, tuez les juifs? Car c’est bien ces paroles violentes et d’autres paroles tout à fait inacceptables qui ont retenti dans le Patro quand la mosquée de Lévis y louait un local pour assurer, a dit l‘imam Karim Elabed au Journal de Lévis, l’« éducation pour les jeunes avec l’apprentissage du Coran et de la religion » (https://journaldelevis.com/1120/Société_.html?id=76788). Honte aux dirigeants du Patro!

Centraide Chaudière-Appalaches aime la charia. En décembre 2019, elle a remis son prix Mérite, prix qui souligne « l’implication exceptionnelle d’un ou une bénévole œuvrant auprès du réseau des organismes qu’il soutient » (Journal de Lévis, 22-12-2019, https://www.journaldelevis.com/1298/%C3%80_la_une_aujourd_hui.html?), elle a attribué ce prix à M. Elhadji Mamadou Diarra qui préside le conseil d’administration du Tremplin et qui, on l’a vu, utilise Le Tremplin pour faire de la propagande en faveur de sa religion, l’islam, avec des fonds publics, et avec de l’argent donné à Centraide. Les dirigeants de Centraide Chaudière-Appalaches méritent qu’on les félicite! Félicitations, Centraide Chaudière-Appalaches!

L’hebdomadaire Le Journal de Lévis aime-t-il la charia? S’il ne l‘aime pas, il ne le dit pas, il ne le dira pas : parce qu’il pense ne pas pouvoir se passer de l’argent que lui procure la vente d’espace publicitaire à la Ville de Lévis, qui, elle, aime la charia. Je conseille vivement au Journal de Lévis de se fendre en quatre pour devenir indépendant!

Lévis aime la charia. Comment se fait-il qu’à Lévis tant de gens semblent trouver la charia aussi inoffensive qu’un Je vous salue Marie pleine de grâces, vous êtes bénie entre toutes les femmes, Amen. Candeur, angélisme? Ignorance (mais est-il possible que l’adulte québécois n’ait jamais entendu parler de l’inquiétude, de la peur, que l’islam crée un peu partout dans le monde, ou du rejet de la charia par tous les membres de l’Assemblée nationale du Québec?). Se pourrait-il que certains aient intérêt à « protéger » l’islam?

Roger Martel, citoyen de Lévis

Islam – Méfions-nous des promoteurs de la charia qui jouent sur les mots. 

Éditorial de

Josée Boileau, Ne charrions pas ! Le Devoir, 14 décembre 2004,

https://www.ledevoir.com/opinion/editoriaux/70700/ne-charrions-pas

Extrait

Chez les experts, on ne cesse de s’en étonner: que les Canadiens sont naïfs face à la mouvance islamiste! Les militants de l’islam ont beau jeu de les embobiner. Il faut pourtant se méfier des promoteurs de la charia qui jouent sur les mots. []

[] le président du Conseil musulman de Montréal, Salam Elmenyawi, se dit mal compris par Le Devoir, alors que nous faisions état samedi de ses démarches auprès du ministre de la Justice, Jacques Dupuis, pour créer un Conseil de la charia au Québec. Il n’est pas question d’un tribunal islamique, dit-il, mais de médiation. Et ce n’est qu’accessoirement qu’il en parlera au ministre, lorsqu’il le verra: il y aura tant d’autres sujets à discuter.

La couleuvre est grosse à avaler. Le Devoir a bien indiqué que le Conseil de la charia aurait deux volets: l’un sur les arbitrages commerciaux, l’autre sur la médiation familiale — notre Code civil empêchant d’avoir un tribunal d’arbitrage islamique en matière familiale. Il s’agit néanmoins de faire en sorte que les «conseils» donnés dans les mosquées — et largement défavorables aux femmes — aient littéralement droit de cité.

[]

Dans les deux provinces [Ontario et Québec], on [des musulmans malintentionnés] tente d’endormir la population en faisant valoir l’existence de tribunaux rabbiniques [juifs]. Comme si on pouvait comparer l’extrême marginalité des juifs ultra-orthodoxes qui ont recours à ces tribunaux avec la demande actuellement sur la table. La communauté musulmane est en pleine expansion au Canada, dans un contexte international où plusieurs de ses membres se radicalisent et sont en mission contre les «impies» [les non-musulmans]. Les musulmans modérés ont beau les dénoncer, des politiciens les écoutent et on voit même des féministes cogiter sur la faisabilité d’une charia à la canadienne…

Le Québec regorge de beautés : Gilles Vigneault et son œuvre gigantesque, par exemple.

24 juin 2020

Bonne Fête nationale, Québécoises ! Bonne Fête nationale, Québécois !

Ici, on chante Gilles Vigneault.

Gilles Vigneault, Yvon Deschamps et Fabienne Thibault, Gens du pays (voix et images)

Gilles Vigneault, J’ai mal à la terre

Gilles Vigneault et Jessica Vigneault, J’ai mal à la terre

Gilles Vigneault, Les Gens de mon pays (voix et images)

Gilles Vigneault, Le doux chagrin (voix et images)

Gilles Vigneault, Les amours, les travaux (voix seulement)

Hart Rouge (Suzanne, Michelle et Paul Campagne) avec Gabriel et Aleksi Campagne, Les amours les travaux (voix et images)

Paroles: Gilles Vigneault – Musique: Gilles Vigneault, Robert Bibeau

Mon pays, chanté par Monique Leyrac (voix et images)

Mon pays, chanté par Vigneault (voix seulement)

Mon pays

Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver
Mon jardin, ce n’est pas un jardin, c’est la plaine
Mon chemin, ce n’est pas un chemin, c’est la neige
Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver

Dans la blanche cérémonie
Où la neige au vent se marie
Dans ce pays de poudrerie
Mon père a fait bâtir maison
Et je m’en vais être fidèle
À sa manière, à son modèle
La chambre d’amis sera telle
Qu’on viendra des autres saisons
Pour se bâtir à côté d’elle

Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver
Mon refrain, ce n’est pas un refrain, c’est rafale
Ma maison, ce n’est pas ma maison, c’est froidure
Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver

De ce grand pays solitaire
Je crie avant que de me taire
À tous les hommes de la terre
Ma maison, c’est votre maison
Entre ses quatre murs de glace
Je mets mon temps et mon espace
À préparer le feu, la place
Pour les humains de l’horizon
Et les humains sont de ma race

Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver
Mon jardin, ce n’est pas un jardin, c’est la plaine
Mon chemin, ce n’est pas un chemin, c’est la neige
Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver

Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’envers
D’un pays qui n’était ni pays ni patrie
Ma chanson, ce n’est pas ma chanson, c’est ma vie
C’est pour toi que je veux posséder mes hivers

Gilles Vigneault, Il me reste un pays (voix seulement)

Gilles Vigneault, Au bout de mon âge (voix et images)

Gilles Vigneault, Disque enregistré en concert à la Comédie-Canadienne à Montréal en1964 (voix seulement)

Tout le monde est malheureux, chanté par les Charbonniers de l’enfer (voix seulement)

Gilles Vigneault, J’ai planté un chêne (voix et images)

La Classe de 4e et 5e secondaire en art-études guitare de l’École Curé-Antoine-Labelle, Laval, Ste-Rose (Québec), sous la direction de Benoît Massicotte, J’ai planté un chêne, G. Vigneault/J.S. Bach, arr. Alexandre Ethier & Mathieu Désy (voix et images)

Gilles Vigneault, John Débardeur (voix seulement)

Vigneault, Disque Pays du fond de moi (1973) (voix seulement)

Gilles Vigneault, On ne sait jamais (voix seulement)

Disque Jacques Labrecque chante Gilles Vigneault (intégral)

Gilles Vigneault, Quand vous mourrez de nos amours (voix seulement)

Petits Chanteurs du Mont-Royal, Le grand cerf-volant (extrait) (voix et images)

Gilles Vigneault et Florent Vollant, Jack Monoloy

https://video.search.yahoo.com/yhs/search;_ylt=AwrEeSVEZfNeNQYAKBoPxQt.;_ylu=X3oDMTEydGhoYTBnBGNvbG8DYmYxBHBvcwMxBHZ0aWQDQzAwOTZfMQRzZWMDc2M-?p=gilles+vigneault+immigrant+song&fr=yhs-pty-pty_extension&hspart=pty&hsimp=yhs-pty_extension#id=5&vid=f5f69ca06111751d36df53a0646dd8af&action=view

Gilles Vigneault, J’ai pour toi un lac (voix seulement)

Gilles Vigneault, Si les bateaux (voix seulement)

Vigneault et Nicole Croisille, Beau voyageur (voix et images)

https://video.search.yahoo.com/yhs/search;_ylt=AwrEfji3WfNetzkAK0MPxQt.;_ylu=X3oDMTEydGhoYTBnBGNvbG8DYmYxBHBvcwMxBHZ0aWQDQzAwOTZfMQRzZWMDc2M-?p=gilles+vigneault+beau+voyageurs&fr=yhs-pty-pty_extension&hspart=pty&hsimp=yhs-pty_extension#id=1&vid=f109630db8325dbc8f013d89fb516047&action=view

1) Gilles Vigneault, La danse à Saint-Dilon, en France (voix et images)

2) La danse à Saint-Dilon (voix et images inattendues)

https://video.search.yahoo.com/yhs/search;_ylt=AwrEfji3WfNetzkAK0MPxQt.;_ylu=X3oDMTEydGhoYTBnBGNvbG8DYmYxBHBvcwMxBHZ0aWQDQzAwOTZfMQRzZWMDc2M-?p=gilles+vigneault+beau+voyageurs&fr=yhs-pty-pty_extension&hspart=pty&hsimp=yhs-pty_extension#id=10&vid=9ee7cfe72b8396db69545fcb7192db2b&action=view

3) La danse à Saint-Dilon (voix et images, et beaucoup-beaucoup de monde)

Pauline Julien chante quelques chansons de Vigneault (voix seulement)

Gilles Vigneault, Ah! que l’hiver… (voix seulement)

Le réel des Béris (musique de Gilles Vigneault)

Gilles Vigneault se raconte 25 févr. 2019 (entretien avec Anne-Marie Dussault)

Une heure avec Gilles Vigneault, Serge Bouchard et Florent Vollant, 6 janvier 2018

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/les-fetes-et-rien-d-autre/segments/entrevue/53604/confessions-gilles-vigneault-serge-bouchard-florent-vollant-franco-nuovo

GILLES VIGNEAULT, AUTEUR, COMPOSITEUR, INTERPRÈTE, CHANTEUR

Bilan du siècle, Université de Sherbrooke, http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/biographies/215.html

Gilles Vigneault (1928-) Auteur, compositeur, interprète

Né en 1928 à Natashquan, il termine un cours classique à Rimouski avant de s’inscrire en lettres à l’Université Laval. Dans les années 50, ce talentueux compositeur écrit quelques textes qui seront popularisés par des interprètes tels que Colette Renard, Pierre Clavé, Claude Léveillée, les Compagnons de la chanson et Monique Leyrac. Sa rencontre avec Jaques Labrecque sera déterminante pour sa carrière puisque le folkloriste lui consacre tout un album, contribuant ainsi à populariser ses premières chansons. Plusieurs de ses premiers textes connaissent beaucoup de succès, notamment «Jos Hébert», «Amenez-en de la pitoune», «Jos Montferrand» et «Jack Monoloy». Sa participation à l’ouverture de la Boîte à chanson de Gérard Thibault, à Québec, lui permet de prendre contact avec le public. Il y rencontre Gaston Rochon qui devient son pianiste et arrangeur. Leur collaboration s’étendra sur près de 20 ans. En 1963, il débute une carrière en France qui prendra de l’ampleur au fil des ans. Au Québec, son succès est instantané. Ses talents de conteur, ses personnages, ses musiques aux teintes folkloriques rejoignent la grande majorité des Québécois, en quête d’identité. Avec la montée du mouvement indépendantiste, au cours des années 70, il est perçu comme celui qui permet de ne pas oublier les racines, celui qui perpétue les traditions. Plusieurs de ses chansons seront adoptées par l’ensemble des Québécois comme de véritables hymnes à la nation: «Gens du pays», «Les gens de mon pays» et «Il me reste un pays». Lors du référendum de 1980, ce chanteur engagé milite activement en faveur du projet souverainiste. Sa carrière se poursuit au Québec comme en France où il se produit sur les plus grandes scènes, accompagné par les plus grands orchestres et les meilleurs musiciens, dont ses proches collaborateurs Gaston Rochon et Robert Bibeau. Au cours des années 80, il écrit plusieurs contes, chansons ou comptines pour enfants dont il affectionne particulièrement la présence. Son parcours est semé de prix et de marques de reconnaissance. Le classique «Mon pays», interprété par Monique Leyrac, reçoit le premier prix de la chanson de Sopot en Pologne (1965). Il recevra également le prix Calixa-Lavallée de la Société Saint-Jean-Baptiste (1966), et le prix Denise-Pelletier, pour l’ensemble de son oeuvre au Québec. Reçu Chevalier de l’Ordre de la Pléiade en France (1977), il est également nommé Chevalier de l’Ordre national du Québec, en 1984. En 1990, il fête ses trente ans de vie artistiques en recevant divers hommage en France comme au Québec. Il continue de s’impliquer auprès de la jeunesse en parcourant le réseau des cégeps et en participant au festival en chansons de Petite Vallée. Son oeuvre est phénoménale. Parmi ses chansons les plus célèbres, soulignons «Mon pays», «Tam ti delam», «Jack Monoloy», «Les gens de mon pays», «Le doux chagrin», «Ah que l’hiver», «Tout l’monde est malheureux», «Gens du pays» et «Il me reste un pays».

En référence:

Robert Thérien, Isabelle D’Amours, Dictionnaire de la musique populaire au Québec 1955-1992, Institut québécois de recherche sur la culture, 1992.

Robert Giroux, Constance Havard, Rock La Palme, Le guide la chanson québécoise, éd. Triptyque, 1991.

Léger, La chanson québécoise en question, Coll. «En question», Montréal, Québec/Amérique, 2003, p.55-57, 60-61.

En complément:

Donald Smith, Gilles Vigneault: conteur et poète, Montréal, Québec/Amérique, 1984, 158 p.

Jean-Paul Sermonte, Gilles Vigneault : le poète qui danse, Monaco, Éditions du Rocher, 1991, 185 p.

Aline Robitaille, Gilles Vigneault, Montréal, Éditions de l’Hexagone, 1968, 148 p.

Robert Fournier, Gilles Vigneault, mon ami, Montréal, La Presse, 1972, 205 p.

L’histoire du mouvement féministe au Québec

https://savoir.media/lhistoire-nous-le-dira/clip/le-mouvement-feministe?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=200308

Droits des femmes

Le mouvement féministe

2018-2019

Durée : 26:35

Laurent Turcot reçoit Rébecca Déraspe pour définir le féminisme en général et retracer l’histoire du mouvement féministe au Québec en particulier.

Animation : Laurent Turcot, Professeur à l’Université du Québec à Trois-Rivières, titulaire de la chaire de recherche du Canada en histoire des loisirs et des divertissements

Une production : Laurent Turcot