Les musulmans et les non-musulmans du Québec et d’ailleurs, le carré et le cercle

 

Lévis, le 19 novembre 2018

La semaine dernière je m’assois devant un grand écran pour regarder le film Le Grand Bain, auquel le journal français Le Monde a donné ce «sous-titre : Le ballet aquatique des bras cassés ».

Au début du film, un personnage qui n’est pas visible à l’écran dit qu’un carré n’entrera jamais dans un cercle. À la fin du film, on entend une voix hors-champ soutenir que « Pour peu qu’on en ait envie, un cercle peut entrer dans un carré. » C’est à ce moment-là que j’ai pensé à la cohabitation des musulmans et des non-musulmans dans mon pays, puis dans le monde entier.

Fou?

Roger Martel, citoyen de Lévis (Québec)

 

À Lévis (Québec), il est plus facile d’obtenir un rendez-vous avec l’archange Gabriel qu’avec son médecin du Centre médical Lévis-Lauzon

C’est Mahomet lui-même qui me l’a dit : « Il est plus facile d’obtenir un rendez-vous avec l’archange Gabriel qu’avec son médecin du Centre médical Lévis-Lauzon ».

 

Lévis, le 16 novembre 2018

Madame Anne-Édith Desrosiers, médecin

Centre médical Lévis-Lauzon

6750, boul. Guillaume-Couture, bureau 301, Lévis (Québec), G6V 9H4

 

Madame,

8 novembre 2018, vers 10h; je téléphone à votre clinique, le Centre médical Lévis-Lauzon, pour prendre rendez-vous avec mon « médecin de famille », Mme Anne-Edith Desrosiers. Une employée me répond; elle me demande de rappeler le 13 novembre pour essayer d’obtenir un rendez-vous le 20 novembre, parce qu’elle sait, je suppose, que Mme Desrosiers travaillera ce jour-là et que son carnet de rendez-vous, pour ce jour-là, n’est pas encore rempli.

Permettez-moi de suggérer aux médecins de votre Centre d’utiliser une procédure de prise de rendez-vous plus simple, qui leur permettrait de mieux servir leurs clients, je dirais même que cette procédure serait plus respectueuse des clients.

Donc, le 8 novembre, j’ai parlé à l’une des employées du Centre. Au lieu de m’informer qu’il lui était impossible de me fixer un rendez-vous ce jour-là, le 8 novembre, et de me dire comment faire pour pouvoir consulter mon médecin, elle aurait pu, me semble-t-il, me fixer un rendez-vous sur-le-champ : elle ouvre (c’est rapide) le carnet de rendez-vous informatisé de Mme Desrosiers, à la date du 20 novembre; elle voit (rapidement) à quelle heure Mme Desrosiers pourrait me recevoir le 20 novembre, puis elle me dit : j’ai une place à 15 h, disons; j’accepte cette heure, l’employée enfonce quelques touches de son clavier (ça ne prend pas de temps), l’opération est terminée, elle a été faite promptement.

La procédure qu’utilise actuellement le Centre médical Lévis-Lauzon oblige les clients à participer à une course très désagréable qui consiste à appeler le Centre le plus tôt possible pour essayer d’obtenir un rendez-vous avec leur médecin. Dans mon cas, le 13 novembre, il aurait fallu que je me lève avant 6 h parce que c’est à compter de 6 h que j’aurais pu commencer à tenter d’essayer d’obtenir le rendez-vous désiré. À compter de 6 heures si…

À compter de 6 heures si je possède l’appareil requis pour accéder à la centrale de rendez-vous en ligne du Centre. Faute d’avoir l’appareil approprié, les clients doivent attendre que sonne 8 h 30 pour communiquer par téléphone avec le Centre; ils sont grandement désavantagés par rapport aux clients en mesure de commencer à tenter leur chance dès 6 h, soit deux heures et demi plus tôt. N’est-ce pas inacceptable, Madame? On peut s’étonner qu’aucun des dix-neuf médecins de la clinique ne se soit rendu compte que la procédure de prise de rendez-vous de leur Centre est inacceptable.

On la trouve encore plus inacceptable après avoir appris, grâce au Journal de Québec (édition du 31 octobre 2018), que :

À la Clinique médicale des Promenades (Beauport), l’inscription pour un rendez-vous le lendemain se fait à 17 h (« 90 lignes s’ouvrent à 17 h pour couvrir l’ensemble des rendez-vous du lendemain »).

Au Centre médical Le Mesnil (Québec), on peut s’inscrire entre 22 h et 23 h pour le lendemain et à partir de 9 h le jour même.

À MaClinique Lebourgneuf (Québec), on se présente à la clinique, où une infirmière effectue le triage.

À la Clinique médicale Saint-Louis (Québec), on peut commencer à s’inscrire à compter de 20 h la veille ou au www.cliniquestlouis.com; on peut aussi se présenter directement à la clinique dans la journée.

J’espère qu’il sera plus simple de prendre rendez-vous avec un médecin du Centre médical Lévis-Lauzon, bientôt.

Veuillez, Madame, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

Je publierai la présente et votre réponse (si vous me répondez) au www.lepasseurdelacote.com.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. 1. Dans son site web, le Centre médical Lévis-Lauzon transmet cette information : « L’historique des rendez-vous vous permet d’avoir une vue d’ensemble sur votre dossier médical et la fréquence de vos visites ». Je pensais trouver mon historique dans le site web du Centre; je ne l’ai pas vu; aurait-il dû y être? –

P.-S. 2. Que signifie la présence, dans le site web du Centre, de la phrase suivante : « Malheureusement, il n’y a aucune disponibilité dans l’horaire de votre médecin de famille après le 8 mai 2018. » (8 mai 2018 est bien la date écrite dans la phrase, dans le site web du Centre consulté le 15 novembre 2018.)

La Ville de Lévis doit cesser de subventionner un organisme qui collabore avec la Mosquée locale qui vante la CHARIA.

Message destiné au maire de Lévis (Québec), Monsieur Gilles Lehouillier,

ainsi qu’aux membres du conseil municipal. 

 

Monsieur Gilles Lehouillier, maire

Lévis (Québec)

Lévis, le 9 octobre 2018

La présente et la réponse du destinataire seront publiées au www.lepasseurdelacote.com

La Charia consacre l’inégalité entre hommes et femmes et, dans biens des cas, elle accorde des droits réduits aux enfants. Elle n’est appliquée dans aucun autre état d’Europe [l’exception est la Grèce qui permet son application, pour ses citoyens musulmans, dans la région de la Thrace], pas même dans les pays qui ont émergé après la dissolution de l’empire ottoman et qui ont des populations musulmanes compactes, y compris la Turquie, où la Charia est abolie depuis 1926. Aucun autre pays européen ne permet que la loi sacrée d’aucune confession se substitue à son droit laïque ni que le pouvoir judiciaire soit l’apanage d’un représentant de l’ordre religieux.

(Parlement européen, Questions parlementaires, 18 janvier 2010, E-0009/10, Question écrite posée par Michail Tremopoulos (Verts/ALE) à la Commission, http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+WQ+E-2010-0009+0+DOC+XML+V0//FR)

Monsieur Gilles Lehouillier, maire

Ville de Lévis (Québec)

Monsieur,

La Ville de Lévis donne de l’argent au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles. Sait-elle, savez-vous, Monsieur Lehouillier, ce que le Tremplin fait de cet argent?

Récemment, après avoir constaté que les États financiers du Tremplin ne figuraient ni dans les derniers Rapports annuels de l’organisme ni dans son site web, j’ai demandé par écrit au Tremplin de me transmettre les trois ou quatre derniers Rapports (j’ai formulé ma demande à deux reprises); le directeur du Tremplin, M. Guillaume Boivin, et le président du conseil d’administration du Tremplin, M. Elhadji Mamadou Diarra, ont ignoré mes demandes, ils ne m’ont pas répondu. Je leur avais écrit à titre de contribuable de Lévis (Centraide, le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration du Canada, le ministère québécois de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, l’entreprise Mouvement Desjardins , etc,, donnent eux aussi de l’argent au Tremplin; savent-ils ce que le Tremplin fait de leur argent?).

Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles a-t-il fait connaître ses États financiers à la Ville de Lévis, chaque année, depuis que cette dernière est l’un de ses partenaires financiers? La Ville de Lévis devrait insister auprès du Tremplin pour qu’il rende accessible ses États financiers dans son site web et dans les autres outils qu’il utilise dans le web, et pour qu’il les publie dans ses rapports annuels.

Que fait le Tremplin de l’argent que ses partenaires financiers lui donnent? Pour démontrer qu’il n’emploie pas toujours cet argent d’une manière acceptable, je reproduis ici le courriel que j’ai envoyé le 16 août 2018 à M. Elhadji Mamadou Diarra, président du conseil d’administration du Tremplin, et à M. Guillaume Boivin, directeur du Tremplin (ils ne m’ont pas répondu) :

Lévis, le 16 août 2018

Messieurs,

Une activité appelée « Vivre ensemble : Soirée d’échange avec la communauté musulmane » a été organisée et offerte aux gens de Lévis [le 18 mai 2017] par Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles et la Mosquée de Lévis. Au cours de cette soirée, un marchand et imam, M. Karim Elabed, a vanté la charia. Or :

 

a) LA CHARIA EST INCOMPATIBLE AVEC LES DROITS DE L’HOMME, ÉCRIT LE CENTRE EUROPÉEN POUR LE DROIT ET LA JUSTICE, QUI EST TITULAIRE DU STATUT CONSULTATIF SPÉCIAL AUPRÈS DES NATIONS UNIES / CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL : « La charia est-elle compatible avec les droits de l’homme ? C’est une question concrète qui se pose de plus en plus en Europe […] et à laquelle l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a décidé de chercher à répondre. En effet, au sein de la grande Europe, il est des territoires où la charia (ou « loi islamique ») est appliquée. Cela pose un problème au regard des droits de l’homme dans la mesure où ces États sont parties à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et en même temps appliquent ou respectent une JUSTICE ISLAMIQUE CONTRAIRE À LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME (DUDH) ET À LA CEDH [CONVENTION EUROPÉENNE DES DROITS DE L’HOMME]». (Source : https://eclj.org/religious-freedom/pace/la-charia-est-elle-compatible-avec-les-droits-de-lhomme-?lng=fr)

b) « EN MATIÈRE PÉNALE, LES PEINES CRUELLES, INHUMAINES ET DÉGRADANTES SONT AUTORISÉES PAR LA CHARIA [C’EST LA COMMISSION DES QUESTIONS JURIDIQUES ET DES DROITS DE L’HOMME DU CONSEIL DE L’EUROPE QUI L’AFFIRME], comme par exemple la lapidation à mort, la mort par décapitation ou pendaison, l’amputation d’un membre, la flagellation [la liste n’est pas complète]. De plus, l’apostasie [renonciation publique à une religion] de l’islam a pour effet d’une part, la mort civile de l’apostat ayant pour effet d’ouvrir sa succession, et d’autre part, sa mise à mort, s’il ne se rétracte pas. Enfin, les non-musulmans ne se voient pas reconnaître les mêmes droits que les musulmans en matière civile et pénale, ce qui constitue une discrimination fondée sur la religion, au sens de l’article 14 de la Convention » [Convention européenne des droits de l’homme]. (Source : http://www.assembly.coe.int/Committee/JUR/fjdoc282016.pdf)

Les gens du Québec apprécieraient, Monsieur Diarra, Monsieur Boivin, que vous leur expliquiez pourquoi Le Tremplin et la Mosquée de Lévis ont tenté de leur faire enfourcher l’idée que la charia est désirable. N’oubliez pas que vous avez des comptes à rendre à ceux qui vous donnent de l’argent : Ville de Lévis, Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’inclusion, Mouvement Desjardins, Centraide, etc.

Je publierai la présente au www.lepasseurdelacote.com.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Au cours de l’activité « Vivre ensemble » seuls deux musulmans se sont adressés au public. Pour éviter d’être soupçonné d’avoir fait de la propagande en faveur de l’islam, le Tremplin pourrait donner la parole à des universitaires rigoureux ferrés sur les religions, sur l’islam, que pourrait accompagner, pourquoi pas? une personne comme Mme Louise Arbour, autrefois juge à la Cour suprême du Canada et Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme; ces personnes instruiraient des Lévisiennes et des Lévisiens sur les droits fondamentaux des êtres humains, sur le droit islamique. En 2008, MME ARBOUR A DÉCLARÉ QUE LA CHARTE ARABE DES DROITS FONDAMENTAUX ÉTAIT « INCOMPATIBLE AVEC LES NORMES INTERNATIONALES » (source : https://news.un.org/fr/story/2008/01/124852-hcdh-la-charte-arabe-des-droits-fondamentaux-incompatible-avec-les-normes#.V8A9SWX89Gg); il serait intéressant de l’écouter.

 

Le 17 août 2017, j’ai transmis le courriel suivant à l’imam de Lévis, M. Karim Elabed (M. Elabed ne m’a pas répondu) :

Lévis, le 17 août 2018

Monsieur,

Vous trouverez ci-dessous la lettre que j’ai envoyée le 16 août 2018 au président du conseil d’administration du Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles (Lévis) et au directeur dudit Tremplin.

Auriez-vous la bonté de me dire si vous êtes d’accord avec les affirmations suivantes que contient la lettre mentionnée ci-dessus:

1) La charia est incompatible avec les droits de l’homme;

2) En matière pénale, les peines cruelles, inhumaines et dégradantes sont autorisées par la charia.

Pourriez-vous me dire également pourquoi les Québécoises et les Québécois devraient se réjouir que vous leur ayez présenté la charia sous un très beau jour?

Je serais heureux de vous donner la parole au www.lepasseurdelacote.com, où paraîtra la présente.

Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Vous n’avez pas répondu aux messages que je vous ai envoyés dans le passé. Un oubli, certainement.



DES ORGANISATIONS ET DES PERSONNES D’ORIGINES DIVERSES

CRITIQUENT LA CHARIA, LA REMETTENT EN CAUSE

1

Arrêt du 31 juillet 2001 de la Cour européenne des Droits de l’Homme concernant l’affaire Refah Partisi c. Turquie [archive]), cité au https://fr.wikipedia.org/wiki/Charia

« Les abondants travaux sur les rapports entre Charia (prise comme application de sa composante juridique, fiqh inclus) et droits de l’Homme concluent en général à l’incompatibilité entre les deux. La Cour européenne des droits de l’homme, dans un arrêt du 31 juillet 2001 Refah Partisi c. Turquie, fait observer l’incompatibilité du régime démocratique avec les règles de la charia.

« À l’instar de la Cour constitutionnelle, la Cour reconnaît que la charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques. La Cour relève que, lues conjointement, les déclarations en question qui contiennent des références explicites à l’instauration de la charia sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention, comprise comme un tout. Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’Homme, et de soutenir un régime fondé sur la charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique, et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses. »

2

En 2003, M. Khémaïs Chammari, ancien vice-président et chargé de mission de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme, membre honoraire du Réseau Euro Med des droits de l’homme (REMDH), co-fondateur de la Fondation Euro Med de soutien aux défenseurs des droits de l’homme (FEMDH), Prix International de la Commission Consultative Française des droits de l’Homme (1990), Prix International des droits de l’Homme de la ville de Nuremberg (Allemagne, 1997), a écrit ceci :

« Un grand nombre de pays où l’Islam est démographiquement majoritaire ont […] fini par signer et par ratifier un bon nombre d’instruments juridiques internationaux en émettant des réserves fondées sur la Charia. Ces réserves sont destinées, comme nous le constatons quotidiennement, à vider de leur contenu ces instruments pour la protection des principes d’égalité et de non discrimination. Mais il y a plus préoccupant. Le 5 août 1990, la 49ème conférence islamique des ministres des affaires étrangères a adopté au Caire une « Déclaration des droits de l’Homme en Islam » dont l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) qui regroupe 47 pays a fait un thème majeur de sa stratégie d’intervention au sein des instances internationales de promotion et de protection des droits de l’Homme. Il s’agit d’un texte proprement ahurissant. […] La lecture de cette déclaration suffit pour comprendre à quel point c’est tout l’édifice des instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’Homme qui peut être remis en cause par la référence à une telle déclaration. Tout ceci, bien sûr, au nom d’un particularisme culturel et cultuel détourné de son objet. »

Source : https://www.fidh.org/fr/plaidoyer-international/nations-unies/archives-un/Diversite-Culturelle/LES-DROITS-DE-L-HOMME-ET-LA – La FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme) est une ONG internationale de défense des droits humains. Elle regroupe 184 organisations nationales de défense des droits humains dans 112 pays. Depuis 1922, la FIDH est engagée dans la défense de tous les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels tels que définis dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme. (https://www.fidh.org/fr/qui-sommes-nous/le-mouvement-mondial-des-droits-humains/)

3

Un imam Français déclare : « Si vous êtes pour la charia, partez ! »

[La Libre Belgique (quotidien belge), http://www.lalibre.be/actu/international/imam-de-drancy-si-vous-etes-pour-la-charia-partez-51b8fdbde4b0de6db9cac59e, 7 juin 2013]

Hassem Chalghoumi, imam de la mosquée de Drancy, en banlieue de Paris, est « connu pour son hostilité à l’intégrisme et sa volonté d’apaiser les tensions entre musulmans et Juifs » (revue Le Monde des religions, 20-06-2012, http://www.lemondedesreligions.fr/actualite/des-musulmans-appellent-a-la-demission-de-hassen-chalghoumi-20-06-2012-2548_118.php. – Entretien à France 24 : https://www.france24.com/fr/20100914-drancy-mosquee-imam-freres-musulmans-france

4

François Jourdan, prêtre eudiste, islamologue, docteur en théologie, en histoire des religions et en anthropologie religieuse, a déclaré ceci en 2016 :

« On entretient la confusion qui arrange tout le monde: les musulmans et les non-musulmans. C’est du pacifisme: on masque les réalités de nos différences qui sont bien plus conséquentes que ce qu’on n’ose en dire, et tout cela par peur de nos différences. On croit à bon compte que nous sommes proches et que donc on peut vivre en paix, alors qu’en fait on n’a pas besoin d’avoir des choses en commun pour être en dialogue. Ce forcing est l’expression inavouée d’une peur de l’inconnu de l’autre (et du retard inavoué de connaissance que nous avons de lui et de son chemin). Par exemple, la liberté religieuse, droit de l’homme fondamental, devra remettre en cause la charia (organisation islamique de la vie, notamment en société). Il va bien falloir en parler un jour entre nous. On en a peur: ce n’est pas «politiquement correct». Donc ça risque de se résoudre par le rapport de force démographique… et la violence future dans la société française. Bien sûr on n’est plus dans cette période ancienne, mais la charia est coranique, et l’islam doit supplanter toutes les autres religions (Coran 48,28; 3,19.85; et 2,286 récité dans les jardins du Vatican devant le Pape François et Shimon Pérès en juin 2014). D’ailleurs Boumédienne, Kadhafi, et Erdogan l’ont déclaré sans ambages.

(François Jourdan, Le Figaro, 22/01/2016, http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2016/01/22/31004-20160122ARTFIG00344-islam-et-christianisme-les-impasses-du-dialogue-interreligieux.php) – Le père François Jourdan a enseigné la mystique islamique à l’Institut Pontifical d’Études Arabes et islamiques de Rome (1994-1998), et l’islamologie pendant 15 ans à l’Institut Catholique de Paris, et 10 ans à l’École Cathédrale. Il a été délégué du diocèse de Paris pour les relations avec l’islam (1998-2008).

5

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charia

Quelques pays appliquant la charia ont refusé de ratifier le pacte international relatif aux droits civils et politiques ou ne l’ont signé qu’avec des réserves 59,60,61,62, notamment concernant les articles 18 prévoyant la liberté de changer de religion et 23 posant le principe de l’égalité entre époux 63,64. Toutefois, même les États arabo-musulmans ayant adhéré à la Charte des droits de l’homme et au pacte international sans réserves privant ceux-ci de leur substance éprouvent des difficultés à retranscrire ces principes dans leur système juridique, en raison de la prégnance plus ou moins grande de la Charia dans leurs sources de droit 63,60. Pour les mêmes raisons, très peu d’entre eux ont adhéré à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes 63.

59 (en) Lorenz Langer, Religious Offence and Human Rights: The Implications of Defamation of Religions, Cambridge University Press, 2014 (lire en ligne [archive]), p. 365 – 60 a et b (en) Nisrine Abiad, Sharia, Muslim States and Interna-tional Human Rights Treaty Obligations: A Comparative Study, BIICL, 2008 (lire en ligne [archive]), p. 66

61 (en) Ioana Cismas, Religious Actors and International Law, Oxford University Press, 2014 (lire en ligne [archive]), p. 266

62 Concernant les pays appliquant la Charia, de nombreuses objections ont été émises contre les réserves faites sur l’article 18 relatif à la Droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, ainsi qu’à la liberté de manifester sa religion. – Une liste détaillée de ces réserves et objections est présentée sur « Nations Unies Collection des Traités » [archive] (consulté le 24 janvier 2015)Nations unies – Collection des traités [archive] – 63 a, b et c Jahel 2012, p. 39, 41 – 64 (en) Peri Bearman et Rudolph Peters, The Ashgate Research Companion to Islamic Law, Ashgate Publishing, 2014 (lire en ligne [archive]), p. 284

6

Mme Fatima Houda-Pepin, députée, Assemblée nationale du Québec, Journal des débats, http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/assemblee-nationale/37-1/journal-debats/20050526/2773.html, jeudi 26 mai 2005 – Vol. 38 N° 156

« … la Charte canadienne stipule clairement que «la loi ne fait acception de personne et s’applique également à tous, et tous ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi». […] L’implantation des tribunaux dits islamiques au Canada n’est pas une affaire de liberté religieuse ni d’accommodement raisonnable. Les musulmans sont des citoyens à part entière, qui jouissent des mêmes droits et des mêmes obligations que l’ensemble des Canadiens. Ils ont le loisir de bâtir leurs mosquées et gérer leurs écoles musulmanes, dont certaines sont financées à même les fonds publics. […] Peut-on justifier l’application de la charia au Canada quand, dans les pays musulmans, les groupes de la société civile réclament son abrogation pour en finir avec la discrimination faite aux femmes? Réclamer l’application de la charia au Canada est un véritable coup de force qui vise à saper l’une des assises fondamentales de notre démocratie: notre système de justice. Elle divise et fragilise une communauté musulmane déjà durement éprouvée par les aléas de l’actualité internationale. »

 

Autre voix entendue à l’Assemblée nationale de Québec : « … nous ne devrions pas revenir en arrière en appliquant la charia ». (Sylvie Roy, députée, Journal des débats, http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-

parlementaires/assemblee-nationale/37-1/journal-debats/20050526/2773.html, jeudi 26 mai 2005 – Vol. 38 N° 156)

MOTION ADOPTÉE PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC

« Mme Houda-Pepin: Merci, M. le Président. M. le Président, je sollicite le consentement de cette Assemblée pour débattre d’une motion présentée conjointement avec mes collègues les députées de Terrebonne et de Lotbinière. Elle se lit comme suit:

«Que l’Assemblée nationale du Québec s’oppose à l’implantation des tribunaux dits islamiques

au Québec et au Canada.»

 

La motion a été adoptée par l’Assemblée nationale de Québec le 26 mai 2005.

(Journal des débats, http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/assemblee-nationale/37-1/journal-debats/20050526/2773.html, 26 mai 2005 – Vol. 38 N° 156)

7

Dans un livre de 2011, Sami Aoun, originaire du Liban, professeur à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke, auteur entre autres des livres Aujourd’hui l’Islam Fractures, intégrisme et modernité et L’islam entre tradition et modernité, écrit ceci :

« En ce qui concerne l’islam, les divergences entre ses groupes et courants peuvent atteindre le degré de la violence sectaire. Le cas le plus illustre est celui de l’Irak où, sur la toile du chaos, se dessine le conflit religieux entre sunnites et chiites [deux branches de l’islam]. L’histoire de la rancune y devient plus présente et est exacerbée par l’idéologisation du religieux. En outre les conflits entre l’interprétation de la charia et les droits de l’homme sont multiples. La charia n’a pas permis d’abolir carrément et expressément l’esclavage, même si ses règles font de la libération d’un esclave converti un acte méritoire et récompensé. Les châtiments corporels (hudûd) vont à l’encontre des droits de l’homme, mais sont prescrits explicitement par la charia. Peu de pays – l’Arabie saoudite et l’Afghanistan sous les talibans en font partie – les considère dans leur règle de droit puisqu’ils ne correspondent plus à la morale de la majorité des musulmans d’aujourd’hui. Plus encore, en 2005, l’islamiste et islamologue Tariq Ramadan, dans un célèbre moratoire, a appelé à la suspension des châtiments corporels pour être plus « fidèle au message de l’islam à l’époque contemporaine » (https://tariqramadan.com/appel-international-a-un-moratoire-sur-les-chatiments-corporels-la-lapidation-et-la-peine-de-mort-dans-le-monde-musulman/).

« La liberté de culte est également problématique dans ce contexte. En effet, le verset coranique édictant qu’il n’y a point de contrainte dans la religion ne peut pas faire oublier d’autres prescriptions coraniques discriminantes envers ceux considérés comme apostats, tel : « Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’en faire un grand carnage. Et serrez les entraves des captifs que vous aurez faits. » (Coran 47 : 4). Il en va de même de la situation de la femme qui comprend la légitimité religieuse du port du voile. Ce dernier est sujet de débat jusqu’à aujourd’hui entre une mouvance majoritaire soucieuse de préserver le voile de la femme comme un ordre divin, et une autre, religieuse aussi, mais dissidente, qui le rejette expressément. La polygamie perçue comme une injustice par la Déclaration des droits de l’homme de 1948, reste une pratique sauvegardée par les dispositions de la charia et perpétuée par le droit interne des pays de l’espace musulman. La même perception s’applique à la procédure du divorce par l’homme et la demande du divorce par la femme, ainsi qu’à la question de l’héritage où la charia a institué un droit de la femme à hériter la moitié de la part du garçon.

« En conclusion, il faut noter que les sujets de controverse, aussi bien du côté chrétien que du côté musulman, constituent un blocage sérieux pour le dialogue islamo-chrétien, qui exige de respecter la liberté de conscience de l’interlocuteur. Ce dialogue est appelé à englober les droits de l’homme, seul garant du « vivre ensemble ».

Sami Aoun, Le Retour turbulent de Dieu. Politique, religion et laïcité, Médiaspaul, © 2011, p. 109-111



Au cours de la Soirée d’échanges, l’imam de la Mosquée de Lévis, M. Karim Elabed, a fait l’éloge de la Loi islamique, aussi appelée Charia. Deux ou trois personnes présentes dans l’auditoire ont protesté : le Canada, le Québec, sont des pays laïques, ont-ils dit à l’imam, il est impensable d’y appliquer une loi religieuse :

Érik Deschênes, Le Journal de Lévis, 19 mai 2017

 

Donc, Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles et la Mosquée de Lévis ont voulu, disent-ils, faire découvrir le « vrai » Islam aux Lévisiens; en mai 2017, pour atteindre cet objectif, ils ont invité les gens de Lévis à écouter deux musulmans : une personne originaire de l’étranger qui aurait été nommée imam après son arrivée au Québec, et une ancienne non-musulmane née au Québec et convertie à l’Islam (on ne sait pas quelles études théologiques ces deux personnes ont faites, si elles ont déjà fréquenté une vraie faculté de théologie).

Vouloir démystifier l’islam auprès de non-musulmans, vouloir éclairer des non-musulmans sur l’islam, vouloir faire découvrir l’Islam à des non-musulmans… Oui, mais comment? En demandant à deux musulmans de parler de l’Islam à ces non-musulmans? Vous, Monsieur Lehouillier, vous baseriez-vous seulement sur la parole de promoteurs pour déterminer si la Ville de Lévis doit accepter de les aider à réaliser un projet, de les subventionner, par exemple ? Non, bien sûr. Un étudiant qui rédige un mémoire sur les relations tendues entre le bouddhisme et une autre religion en Inde peut-il se contenter d’interroger seulement des bouddhistes? Non, bien sûr. Au collège, à l’université, au travail, la rigueur s’impose; dans les organismes communautaires subventionnés par la Ville de Lévis aussi! La Soirée d’échange de mai 2017 organisée par le Tremplin et la Mosquée de Lévis, c’était de la propagande religieuse!

Après la Soirée d’échange de mai 2017, j’ai suggéré au Tremplin de donner la possibilité, à des personnes plus impartiales qu’un imam et une musulmane qui adorent l’Islam et vénèrent le Coran, de renseigner les Lévisiennes et les Lévisiens sur l’Islam. À ma connaissance, ma suggestion n’a pas été retenue; portant, depuis mai 2017, le Tremplin aurait eu amplement le temps de faire entendre aux gens de Lévis des universitaires ferrés sur l’islam, et rigoureux et honnêtes.

La Soirée du 18 mai 2017 a eu lieu à l’époque où aussi au moins deux des membres du conseil d’administration du Tremplin étaient musulmans (il est pertinent de signaler ici).

Un bénévole du Tremplin a été expulsé parce qu’il a critiqué la Soirée d’échanges de mai 2017. Savez-vous quoi? LE BÉNÉVOLE A ÉTÉ EXPULSÉ SANS QU’ELHADJI MAMADOU DIARRA, GUILLAUME BOIVIN ET LE TREMPLIN CENTRE POUR PERSONNES IMMIGRANTES ET LEURS FAMILLES LUI OFFRENT LA POSSIBILITÉ DE DONNER SA VERSION DES FAITS DEVANT LES MEMBRES RÉUNIS EN ASSEMBLÉE OU DEVANT LE CONSEIL D’ADMINISTRATION. LE BÉNÉVOLE A ÉTÉ BÂILLONNÉ. (Le bénévole expulsé dialoguerait volontiers, accompagné d’un spécialiste, avec les membres et les bénévoles du Tremplin.)

Monsieur Lehouillier, ne trouvez-vous pas scandaleux [est scandaleux, ce « qui paraît incompréhensible et qui, par conséquent, pose problème à la conscience, déroute la raison », lit-on au http://www.cnrtl.fr/lexicographie/scandale], ne trouvez-vous pas scandaleux que le Tremplin, le Conseil d’administration du Tremplin n’ait pas donné la possibilité au bénévole expulsé de s’adresser aux membres du Tremplin dans le cadre d’une assemblée générale extraordinaire, avant qu’il ne soit expulsé?

Monsieur Lehouillier, ne trouvez-vous pas scandaleux que le Conseil d’administration du Tremplin n’ait pas donné la possibilité au bénévole expulsé de s’adresser à lui dans le cadre d’une réunion ordinaire ou extraordinaire?

Que signifie, selon vous, Monsieur Lehouillier, le fait que le Tremplin, le président du conseil d’administration du Tremplin, M. Elhadji Mamadou Diarra, et le directeur du Tremplin, M. Guillaume Boivin, n’aient pas compris que c’était agir d’une manière non conforme à la justice de ne pas permettre au bénévole expulsé de présenter son point de vue, sa version des faits, au conseil d’administration du Tremplin, aux membres du Tremplin ou à la fois au conseil d’administration du Tremplin et aux membres du Tremplin?

Pour terminer, je vous invite à demander au Tremplin de faire parvenir à la Ville de Lévis tous ses États financiers, s’il ne l’a pas fait.

Vous connaissez les convenances qui régissent la vie en société; je ne doute pas que vous agirez en conséquence.

Naturellement, Monsieur le maire, il serait incompréhensible que la Ville de Lévis ne cesse pas immédiatement de subventionner le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles.

Je vous prie, Monsieur Lehouillier, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles depuis 2013. Libre d’antécédents judiciaires.



Le Tremplin, Rapport annuel 2017-2018

Site web du Tremplin consulté le 3 octobre 2018

Le conseil d’administration :

Elhadji Mamadou Diarra, président – presidence@letremplinlevis.com 

Normand Deschênes, vice-président

Julien Crozet, trésorier

Louise Paquet, secrétaire

Marie-Josée Gagné, administratrice

Audrée Perron, administratrice

François Provost, administrateur

FIN



DERNIÈRE HEURE

8 OCTOBRE 2018

EN BELGIQUE UN PARTI POLITIQUE VEUT APPLIQUER LA CHARIA

« Les principaux partis belges souhaitent interdire ce parti

qu’ils jugent liberticide » (il tue les libertés de tout le monde) .

Fin

À la recherche des États financiers du Tremplin. Lettre à M. Boivin.

 

Lévis, le 11 septembre 2018

Monsieur Guillaume Boivin, directeur

Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

52, Côte du Passage, Lévis (Québec), G6V 5S7

Monsieur,

Je vous prie d’abord de bien vouloir lire le courriel que je viens d’envoyer au président du conseil d’administration du Tremplin, M. Elhadji Mamadou Diarra; vous trouverez ledit courriel ci-dessous.

Auriez-vous la gentillesse de me transmettre rapidement les États financiers de l’exercice financier 2017-2018 du Tremplin ainsi que ceux des trois ou quatre exercices financiers précédents?

La présente et votre réponse seront publiées au http://www.lepasseurdelacote.com. Je serai heureux de publier aussi, au même endroit, les États financiers du Tremplin que vous m’aurez envoyés, Monsieur Boivin (bien des citoyennes et citoyens de Lévis – leur Ville donne de l’argent au Tremplin, les examineront avec intérêt). Comme ces États financiers sont dans votre ordinateur, vous devriez être capable de me les transmettre cet après-midi.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles de 2013 à 2018.

COURRIEL DESTINÉ AU PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DU TREMPLIN, M. ELHADJI MAMADOU DIARRA

Lévis, le 11 septembre 2018

Monsieur Elhadji Mamadou Diarra, président du conseil d’administration

Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

52, Côte du Passage, Lévis (Québec), G6V 5S7

Monsieur,

Auriez-vous la gentillesse de me dire où les citoyennes et citoyens de Lévis peuvent trouver les États financiers du Tremplin? Je ne les vois pas dans le site web du Tremplin; je ne les vois pas dans le Rapport annuel 2017-2018 du Tremplin. Le Tremplin reçoit beaucoup d’argent des citoyennes et citoyens de Lévis; ils prendront connaissance avec intérêt de ses États financiers.

Je viens de consulter deux autres rapports annuels du Tremplin : ils ne disent pas un mot des États financiers du Tremplin.

Je vais demander au directeur du Tremplin, M. Guillaume Boivin, de m’envoyer rapidement les derniers États financiers du Tremplin et ceux des trois ou quatre derniers exercices financiers.

La présente et votre réponse seront publiées au http://www.lepasseurdelacote.com. Je serai heureux de publier aussi, au même endroit, les États financiers du Tremplin que m’aura transmis M. Boivin.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles de 2013 à 2018.

À la recherche des États financiers du Tremplin. Lettre à M. Diarra.

 

Lévis, le 11 septembre 2018

Monsieur Elhadji Mamadou Diarra, président du conseil d’administration

Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

52, Côte du Passage, Lévis (Québec), G6V 5S7

Monsieur,

Auriez-vous la gentillesse de me dire où les citoyennes et citoyens de Lévis peuvent trouver les États financiers du Tremplin? Je ne les vois pas dans le site web du Tremplin; je ne les vois pas dans le Rapport annuel 2017-2018 du Tremplin. Le Tremplin reçoit beaucoup d’argent des citoyennes et citoyens de Lévis; ils prendront connaissance avec intérêt de ses États financiers.

Je viens de consulter deux autres rapports annuels du Tremplin : ils ne disent pas un mot des États financiers du Tremplin.

Je vais demander au directeur du Tremplin, M. Guillaume Boivin, de m’envoyer rapidement les derniers États financiers du Tremplin et ceux des trois ou quatre derniers exercices financiers.

La présente et votre réponse seront publiées au www.lepasseurdelacote.com. Je serai heureux de publier aussi, au même endroit, les États financiers du Tremplin que m’aura transmis M. Boivin.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles de 2013 à 2018.

À Québec, au Montmartre, une conférence sur la prétendue similitude entre les musulmans et les chrétiens

Lévis, le 10 septembre 2018

Père Édouard Shatov

Le Montmartre, Centre de culture et de foi

1679, chemin St-Louis, Québec (Québec), G1S 1G5

culture-foi@lemontmartre.ca

Monsieur,

Auriez-vous l’amabilité de transmettre la présente à la direction du Montmartre?

Le 18 mars 2018, Monsieur Mohamed Labidi, président du Centre culturel islamique de Québec, a prononcé une conférence au Montmartre canadien. Selon le journaliste Philippe Vaillancourt, M. Labidi a dit à son auditoire : « Vous allez voir que nous sommes très proches » (le pronom nous désigne ici les musulmans et les chrétiens). (http://presence-info.ca/article/pour-une-relance-du-dialogue-islamo-chretien-a-quebec)

Avant d’accepter que M. Labidi s’adresse à des chrétiens et peut-être aussi à des non-chrétiens dans son enceinte, le Montmartre s’était-il assuré que M. Labidi avait les qualités requises pour traiter du sujet qu’il semble avoir choisi lui-même : la similitude, réelle ou non, entre les musulmans et les chrétiens. Pour parler d’un tel sujet, je suppose qu’il faut avoir de bonnes connaissances en théologie chrétienne et en théologie musulmane. M. Labidi en a-t-il? M. Labidi est présenté comme un homme d’affaires qui aurait été aussi fonctionnaire (on ne sait pas quel poste il occupait, quel métier il exerçait dans la fonction publique).

Dans l’auditoire de M. Labidi, y avait-il une ou plusieurs personnes en mesure de discuter de la question de la similitude, réelle ou non, entre les musulmans et les chrétiens? Ces personnes ont-elles pu interroger, dialoguer avec M. Labidi? Quelle formation avaient-elles?

Le Montmartre a-t-il écrit et publié un compte rendu de la conférence de M. Labidi?

Le Montmartre loue des salles. M. Labidi ou le Centre culturel islamique de Québec, présidé par M. Labidi, aurait-il loué une salle au Montmartre pour traiter de la similitude, réelle ou non, entre les musulmans et les chrétiens?

Je demanderais à la direction du Montmartre de lire le texte reproduit ci-dessous, que j’ai écrit et publié au http://www.lepasseurdelacote.

Je vous remercie de votre aide, M. Shatov, et vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan, après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie.

6364, rue Fraser, Lévis, G6V 3S3


LETTRE À M. MOHAMED LABIDI, PRÉSIDENT

CENTRE CULTUREL ISLAMIQUE DE QUÉBEC

Introduction

Depuis 2017, le spectacle La Perle est présenté aux Émirats arabes unis, à Dubai. Une soixantaine d’artistes provenant de plus de vingt pays y déploient leurs talents. Chacun a son bagage culturel; un certain nombre pratiquent une religion : islam, catholicisme… d’autres sont incroyants; dans les coulisses, on parle plusieurs langues. Leur spectacle est magnifique, dit-on. Leurs différences les ont-ils empêché de le créer? Non. Ensemble, ne forment-ils pas un instrument dont la justesse est bien réglée? On nous dit que oui. Plusieurs fois par semaine, ne parviennent-ils pas à ravir les spectatrices et les spectateurs? On nous dit que oui. La grande Terre des humains, immensément riche de beautés créées par ses habitants, pourrait être une plus belle scène, vous en conviendrez; les humains pourraient y jouer un plus beau spectacle, vous en conviendrez. Ces temps-ci, je parle de religions, surtout de l’islam et du christianisme; c’est parce que je compte sur les filles, c’est parce que je compte sur les gars, comme a dit le poète Paul Fort (Si tous les gars du monde, poème).

Roger Martel, citoyen de Lévis (Québec), août 2018

 

Lévis, le 30 août 2018

Monsieur Mohamed Labidi, président

Centre culturel islamique de Québec

Québec

Monsieur,

Le 18 mars 2018, vous avez prononcé une conférence au Montmartre canadien, propriété du Diocèse catholique de Québec que dirige le cardinal Gérald Cyprien Lacroix. Vous avez dit à votre auditoire : « Vous allez voir que nous sommes très proches » (le pronom nous désigne ici les musulmans et les chrétiens). (Philippe Vaillancourt, journaliste, http://presence-info.ca/article/pour-une-relance-du-dialogue-islamo-chretien-a-quebec)

Je ne comprends pas, pour une, deux ou trois raisons, comment vous pouvez affirmer que les musulmans et les chrétiens sont très proches. Je ne comprends pas que vous puissiez affirmer que les musulmans et les chrétiens sont très proches quand le Centre que vous présidez affirme que Jésus n’était pas le fils de Dieu, que Jésus n’a pas été crucifié, que Jésus est monté vivant au ciel et que Judas Iscariote a été crucifié à sa place (Le Vatican en panique…, http://cciq.org/2014/05/22/le-vatican-en-panique-levangile-de-barnabe-annoncait-la-venue-de-mohammed-monotheisme-tolerant/). Avez-vous dit aux chrétiennes et aux chrétiens venus vous entendre au Montmartre canadien que le Centre que vous présidez soutient que Jésus n’était pas le fils de Dieu, que Jésus n’a pas été crucifié, que Jésus est monté vivant au ciel et que Judas Iscariote a été crucifié à sa place? Leur avez-vous dit que l’apôtre Paul est un imposteur selon la « bible » que l’on dit avoir été trouvée en Turquie et dont parle le Centre dans son texte Le Vatican en panique? Si Paul est un imposteur, l’Église abuse-t-elle autrui par des mensonges, de fausses promesses (voyez la définition du mot imposteur)?

AFFIRMER QUE JÉSUS N’A PAS ÉTÉ CRUCIFIÉ ET QU’IL EST MONTÉ VIVANT AU CIEL, DONC QU’IL N’A JAMAIS RESSUSCITÉ, CE N’EST PAS BANAL, OH QUE NON  :

« LA RÉSURRECTION DU CHRIST EST AU CŒUR DE LA FOI CHRÉTIENNE. SANS RÉSURRECTION, DIT SAINT PAUL (1 CO 15, 17), LA FOI EST VAINE : RIEN DU CHRISTIANISME N’EXISTERAIT. »

(Théo, L’encyclopédie catholique pour tous, Paris, Éditions Droguet-Ardant\Fayard, dépôt légal mai 1993, imprimatur Paris le 6 février 1989, M. Vidal, vicaire épiscopal, p. 678)

Je ne comprends pas comment vous pouvez affirmer que les musulmans et les chrétiens sont très proches parce que : « Les pierres d’achoppement entre la religion musulmane et la religion catholique sont nombreuses. Qu’il s’agisse de la personne de Jésus, du dogme de La  Trinité, du concept de Révélation, de la liberté religieuse, de la prière, du statut de la femme etc. À la racine de toutes ces divergences, un rapport différent à nos « Écritures » respectives. » (Alain Feuvrier, jésuite et spécialiste de l’islam, Quelles différences entre l’islam et le christianisme? https://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Islam/Quelles-differences-entre-l-islam-et-le-christianisme, 13 janvier 2015)

Je ne comprends pas, Monsieur Labidi, comment vous pouvez affirmer que les musulmans et les chrétiens sont très proches parce que : (François Jourdan, islamologue et théologien eudiste, est l’auteur de Islam et Christianisme, comprendre les différences de fond publié en 2015; il répond ici à cette question de la journaliste Eléonore de Vulpillières : « Une fois que le concile Vatican II a « ouvert les portes de l’altérité et du dialogue », écrivez-vous « on s’est installé dans le dialogue superficiel, le dialogue de salon, faussement consensuel ». Comment se manifeste ce consensualisme sur l’islam? ») (Réponse  de F. Jourdan 🙂 « Par l’ignorance, ou par les connaissances vues de loin et à bon compte: c’est la facilité. Alors on fait accréditer que l’islam est « abrahamique », que « nous avons la même foi », que nous sommes les religions « du Livre », et que nous avons le « même » Dieu, que l’on peut prier avec les « mêmes » mots, que le chrétien lui aussi doit reconnaître que Muhammad est « prophète » et au sens fort « comme les prophètes bibliques » et que le Coran est « révélé » pour lui au sens fort « comme la Bible » alors qu’il [le Coran] fait pourtant tomber 4/5e de la doctrine chrétienne… Et nous nous découvrons, par ce forcing déshonnête, que « nous avons beaucoup de points communs »! C’est indéfendable. » (Islam et christianisme : les impasses du dialogue interreligieux, http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2016/01/22/31004-20160122ARTFIG00344-islam-et-christianisme-les-impasses-du-dialogue-interreligieux.php, 22/01/2016)

Je ne comprends pas comment vous pouvez affirmer que les musulmans et les chrétiens sont très proches parce que : « la charia est coranique, et l’islam doit supplanter toutes les autres religions (Coran 48,28; 3,19.85; et 2,286 récité dans les jardins du Vatican devant le Pape François et Shimon Pérès en juin 2014). D’ailleurs Boumédienne (président de l’Algérie (1932-1978), « il instaure un régime militaire qui provoque une opposition interne, réduite au silence (1967-1968) », écrit Larousse,) Kadhafi (Homme d’État libyen, 1942-2011) et Erdogan (homme d’état turc né en 1954), l’ont déclaré sans ambages ». (François Jourdan, islamologue et théologien eudiste, cité par la journaliste Eléonore de Vulpillières, http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2016/01/22/31004-20160122ARTFIG00344-islam-et-christianisme-les-impasses-du-dialogue-interreligieux.ph,p, 22/01/2016)

Je ne comprends pas comment vous pouvez affirmer que les musulmans et les chrétiens sont très proches parce que : « L’un des plus douloureux malentendus concerne [] la personne de Jésus. Musulmans et chrétiens le revendiquent. Mais peut-on affirmer qu’il s’agit de la même personne ? En islam, Jésus (Aïssa) est l’un des nombreux prophètes musulmans envoyés par Dieu pour rappeler le pacte primordial entre Dieu et sa création. À l’instar des nombreux prophètes musulmans des temps passés (Adam, Abraham, Noé, Moïse etc.), Jésus (Aïssa) est lui aussi un grand prophète musulman, mais juste en dessous de Mohammed. Comme ce dernier, Jésus est prophète-envoyé : il a apporté un livre, l’Évangile (al-Indjîl), dont les chrétiens se réclament, mais qu’ils ont falsifié ; cette terrible accusation induit que, pour connaître l’authentique figure de Jésus, on doit recourir au Coran, seule révélation crédible. » (Alain Feuvrier, 13 janvier 2015)

Je ne comprends pas, Monsieur Labidi, comment vous pouvez affirmer que les musulmans et les chrétiens sont très proches parce que : « Enfin, le malentendu est redoublé puisque le Coran est, pour tout musulman, l’ultime Écriture donnée à Mohammed, sceau de toute prophétie. Or, il est impossible aux chrétiens de reconnaître Mohammed comme prophète, ni même comme l’exemple de toute fidélité à Dieu. Tout au plus peuvent-ils le voir comme un personnage des premiers âges de l’Ancien Testament, avant que la parole de Dieu n’ait policé les mœurs. Sur ce point, la distance entre chrétiens et musulmans est immense. Quant à Jésus, il est, entre chrétiens et musulmans, à la fois un lien très fort et « comme une pomme de discorde », écrit le penseur musulman Mohammed Talbi, qui poursuit : « L’islam le revendique et le glorifie. Mais, de ce fait, corollaire inévitable, Jésus est aussi un point focal des divergences qui opposent chrétiens et musulmans. Honnêtement, reconnaissons que nos divergences sont insurmontables. » (Alain Feuvrier, 13 janvier 2015)

Je ne comprends pas comment vous pouvez affirmer que les musulmans et les chrétiens sont très proches parce que : « De cette relation radicalement (au sens de « racine ») différente à leurs Écritures respectives découle, entre chrétiens et musulmans, le malentendu concernant le dogme chrétien de la Trinité. […] Ne nous arrêtons pas aux polémiques, bien présentes dans le Coran, concernant la « triade » chrétienne (un dieu « père », un dieu « fils » et Marie) (Coran 5, 116). Force est de constater que c’est là un point d’achoppement majeur. Les musulmans s’estiment en effet les seuls monothéistes authentiques. Puisque le Coran interdit formellement d’« associer » à Dieu d’autres dieux, les chrétiens sont taxés, en toute bonne foi, de polythéistes. Et le polythéisme est, en islam, le seul péché impardonnable ! » (Alain Feuvrier, 13 janvier 2015)

Je ne comprends pas comment vous pouvez affirmer que les musulmans et les chrétiens sont très proches parce que : « Pour les musulmans : Dieu ne peut pas être un en trois personnes (mystère chrétien de la Trinité). Par conséquent, Jésus ne peut pas être Dieu (mystère chrétien de l’Incarnation). Mais il est Verbe de Dieu, né de la Vierge Marie, Messie. Il n’est pas mort, on lui a substitué un sosie, il reviendra à la fin des temps. Dès lors, pas de salut en Jésus-Christ (mystère chrétien de la Rédemption); la notion de faute universelle et donc de Rédemption est d’ailleurs étrangère à l’islam; chacun sera jugé par Dieu selon ses oeuvres. Le Coran est l’expression définitive de la Révélation, la « récapitulation » et le « sceau » de toute prophétie; la Torah de Moïse  et l’Évangile de Jésus ne sont que l’expression de Révélations partielles, par surcroît déformées par les juifs et les chrétiens. » (Théo, L’Encyclopédie catholique pour tous, Paris, Éditions Droguet/Ardant, © 1992, Imprimatur Paris le 6 février 1989, p. 142)

Je ne comprends pas comment vous pouvez affirmer que les musulmans et les chrétiens sont très proches. Je ne comprends pas parce « c’est […] avec la chrétienté latine, sous l’égide de Rome, que l’islam aura eu ses démêlés les plus durs et, hélas, les plus sanglants. » (Youakim Moubarac, Islam et arabité. Le dialogue islamo-chrétien. Les questions que le catholicisme se pose au sujet de l’islam*, http://youakimmoubarac.org/textes/12_-_YM_-_Les_questions_que_le_catholicisme_se_pose_au_sujet_de_l%27islam%5B,%20dossier%20h,%20p%20221.pdf – Y. Moubarac était un prêtre maronite libanais; il a écrit Les Musulmans : consultation islamo-chrétienne, paru en 1971)

Je ne comprends pas comment vous pouvez affirmer que les musulmans et les chrétiens sont très proches parce que : « L’islam peut être […] considéré comme la plus grande tourmente qui se soit jamais abattue sur l’histoire de l’Église. » (Youakim Moubarac, La Pentalogie islamo-chrétienne, T. III, L’islam et le dialogue islamo-chrétien, Beyrouth, Cénacle libanais, 1972-73)

Je ne comprends pas, Monsieur Labidi, comment vous pouvez affirmer que les musulmans et les chrétiens sont très proches parce que : « Nigeria : montée des tensions entre chrétiens et musulmans. Après des attentats qui ont visé les chrétiens le soir de Noël et qui ont fait 50 morts, les tensions au Nigeria entre chrétiens et musulmans semblent plus fortes que jamais. En ce mardi 3 janvier, les islamistes de la secte Boko Haram viennent d’ailleurs de poser un ultimatum aux chrétiens du nord du pays. Analyse de la situation avec Daniel Bach, directeur de recherche au CNRS et spécialiste du Nigeria.

Que se passe-t-il entre chrétiens et musulmans aujourd’hui au Nigeria ?

Les sources de conflits potentiels entre chrétiens et musulmans ont toujours été nombreuses au Nigeria, qu’il s’agisse des débats autour du champ d’application de la loi islamique (sharia), de la création de nouveaux Etats ou du statut des populations dites ‘non indigènes’. (propos recueillis par Matthieu Mégevand – publié le 03/01/2012, http://www.lemondedesreligions.fr/actualite/nigeria-montee-des-tensions-entre-chretiens-et-musulmans-03-01-2012-2159_118.php)

Je ne comprends pas comment vous pouvez affirmer que les musulmans et les chrétiens sont très proches parce que : « Chrétiens en terre d’Islam : l’impossible cohabitation ? Flambées de violence au Nigeria, expulsions au Maroc, fusillades en Égypte, exode en Irak… Les conflits interreligieux et les persécutions contre les minorités chrétiennes se multiplient dans les pays musulmans. Enquête sur un phénomène planétaire inquiétant. (Elise Collette, revue Jeune Afrique, http://www.jeuneafrique.com/197831/societe/chr-tiens-en-terre-d-islam-l-impossible-cohabitation/, 30 mars 2010)

Je ne comprends pas, Monsieur Labidi, comment vous pouvez affirmer que les musulmans et les chrétiens sont très proches, je ne comprends pas parce que :  « Les relations entre les chrétiens et les juifs d’un côté, les musulmans de l’autre, traversent au Moyen Orient une phase critique et décisive. Critique parce que les tensions semblent s’intensifier. Les attaques meurtrières sont de plus en plus violentes, elles sont perpétrées au nom même d’une appartenance religieuse. Critique, mais aussi décisive en raison de la présence des chrétiens de plus en plus timide. Timide à cause des vexations et des dangers au quotidien. Timide également et surtout suite à la diminution numérique notable dans plusieurs pays. Dès qu’ils peuvent, les chrétiens quittent leur pays natal, pour trouver refuge dans des lieux plus sûrs, au moins sur le plan sécuritaire. C’est un des constats majeurs du synode spécial pour les chrétiens d’Orient qui souligne avec force cette réalité. » (Michel Younès, maître de conférences à l’université catholique de Lyon, Présence Mariste, N° 267, avril 2011,

http://www.presence-mariste.fr/Les-relations-des-chretiens-avec-les-Juifs-et-les-musulmans.html)

Les musulmans et les chrétiens ne sont pas très proches les uns des autres; on vient de le voir. Les musulmans eux-mêmes ne sont pas très proches les uns des autres. « Les musulmans sont divisés, en fait très divisés, écrit Jean Daniel (essayiste et créateur du magazine d’actualité Le Nouvel Observateur). On ne voit pas, a priori, comment, depuis leur sein, surgirait l’imagination d’une grande réforme qui entraînerait une fraternité réelle. En fait, comme il s’agit de ce fameux « vivre ensemble » à partager entre chrétiens, juifs et musulmans, la question ne peut échapper aux querelles théologales : dans quelle mesure les croyants des trois religions monothéistes pourraient-ils conclure des accords sans aggraver leurs propres désaccords ? C’est là un obstacle majeur, car mille difficultés peuvent surgir dès qu’il s’agit de sexe, d’héritage, ou de projets matrimoniaux. »  (Jean Daniel, A propos du débat avec l’islam : il faut savoir vivre ensemble, https://www.nouvelobs.com/edito/20180424.OBS5681/a-propos-du-debat-avec-l-islam-il-faut-savoir-vivre-ensemble.html, 25 avril 2018)

DERNIERS MOTS

Les musulmans refusent une religion réduite au for intérieur, ils refusent l’affirmation des droits de l’homme au détriment des droits de Dieu

« Ainsi ce qui distingue et oppose Christianisme et Islam, c’est d’abord l’affirmation de l’unicité divine et le refus de la divinité du Christ; le christianisme est sapé à sa base. C’est ensuite le refus des évolutions anthropologiques survenues en Occident, tant le refus d’une religion réduite au for intérieur, inimaginable en Islam, que le refus de l’humanisme. Ce qu’accepte l’Islam, c’est « une Déclaration de l’Homme musulman » d’après le Coran, mais certainement pas une Déclaration des Droits de l’homme à l’occidentale. De plus, dans le cas de l’Islam laïcité et sécularisation ne peuvent s’envisager sous la forme qu’elles ont revêtues contre l’Eglise catholique : l’Islam n’a pas de clergé sur lequel agir en le réduisant à des fonctions sans écho réel dans la société civile. Et s’il peut s’envisager des liens entre Christianisme et Islam, c’est peut-être, ou certainement, dans la direction de la spiritualité qu’on peut les établir – à condition que l’on n’insiste pas d’abord sur la spécificité de la mystique chrétienne. Ces diverses formes d’opposition entre les deux religions ne sont pas près d’être surmontées. »

(Bernard Chédozeau, Formes successives des conflits théologiques entre christianisme et islam, Académie des sciences et lettres de Montpellier, Séance du 21/06/2004, Conférence n° 3871. – Bernard Chédozeau est professeur d’université, agrégé de lettres, docteur ès lettres; il est l’auteur de La Bible et la liturgie en français : l’Eglise tridentine et les traductions bibliques et liturgiques, 1600-1789, Paris, Éditions du Cerf, 1990, 296 p.)

Les musulmans refusent une religion réduite au for intérieur, ils refusent l’affirmation des droits de l’homme au détriment des droits de Dieu. Cette situation présentera-t-elle un jour une issue favorable? Que répondez-vous, Monsieur Labidi?

Veuillez, Monsieur, agréer mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis (Québec)

À propos, encore une fois, de la Soirée d’échange avec la communauté musulmane tenue à Lévis (Québec)

Lévis (Québec), le 27 juillet 2018

Monsieur Elhadji Mamadou Diarra

Président du conseil d’administration

Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

Lévis (Québec)

Monsieur,

Permettez-moi de vous inviter à lire cette déclaration :

Pour le bien des citoyennes et des citoyens du Québec et du « pays » qu’ils forment, il est essentiel de dénoncer les faux dialogues entre les musulmanes et les musulmans, d’une part, et les non-musulmanes et les non-musulmans, d’autre part, de même que les affirmations inexactes, approximatives, inacceptables faites dans le cadre de ces dialogues ou dans d’autres contextes. Faux dialogues, demi-vérités et mensonges mènent à un cul-de-sac. La mauvaise foi n’est pas le fait d’amis.

Le 18 mai 2017, à Lévis, des citoyennes et des citoyens ont participé à une activité appelée « Vivre ensemble : Soirée d’échange avec la communauté musulmane », organisée par la Mosquée de Lévis et Le Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles. L’imam de la Mosquée locale, M. Karim Elabed, et la porte-parole de la communauté musulmane de Québec, Mme Marie-Josée Coulombe (qui a dit être une Québécoise de souche convertie à l’islam), ont été les principaux protagonistes de cette soirée. Je vous ai déjà écrit au sujet de cette soirée.

Je vous ai rappelé que l’activité « Vivre-ensemble : Soirée d’échange avec la communauté musulmane » devait servir à M. Elabed et à Mme Coulombe, selon Le Tremplin, à atteindre le but suivant : « démystifier la religion musulmane et la culture islamique, faisant le rapprochement entre les valeurs islamiques et les valeurs de la société québécoise ».

Je vous ai dit que Le Tremplin et son conseil d’administration avaient commis une erreur en faisant appel uniquement à des musulmans pour « démystifier » l’islam et la culture des musulmanes et des musulmans (comme si l’islam était pratiqué de la même façon partout, comme si la culture des adeptes de l’islam français était identique à celle des musulmanes et des musulmans de l’Arabie saoudite), et ce, devant un auditoire qui ne pouvait pas savoir si ces musulmans avaient la formation requise pour remplir leur mission convenablement (que savaient ces musulmans de la théologie musulmane et de la théologie catholique, par exemple?), sans savoir s’ils étaient capables de faire l’examen du christianisme et des valeurs québécoises, et de faire l’examen de leur religion et de leurs valeurs, qu’ils vénèrent sans doute, sans les embellir, devant un auditoire probablement composé surtout de catholiques ou de personnes ayant grandi auprès de parents catholiques, des personnes, faut-il ajouter, qui n’avaient peut-être jamais tenu un exemplaire du Coran entre leurs mains, jamais lu un livre sur l’islam, et qui peuvent difficilement trouver quelque chose à redire à des musulmanes ou à des musulmans qui leur parlent, du haut d’une estrade, de points de doctrine, de dogmes, de droits humains islamiques, de la loi islamique (charia) présentée sous un très beau jour, le 18 mai 2017, par l’imam Elabed qui devait pourtant : savoir que la charia est la « Loi canonique islamique régissant la vie religieuse, POLITIQUE, SOCIALE et individuelle, appliquée de manière stricte dans certains États musulmans », écrit Larousse (https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/charia/14756); M. Elabed devait pourtant savoir que la charia est la traduction juridique du Coran (Mohammed Arkoun, professeur d’histoire de la pensée islamique à la Sorbonne, ABC de l’islam, Paris, Éditions Grancher, © 2007, p. 86); M. Elabed devait pourtant savoir que, en 2014, « La Tunisie tourne le dos à la charia », lit-on dans Le Monde, au https://www.lemonde.fr/international/article/2014/01/07/la-tunisie-officialise-le-renoncement-a-la-charia_4343892_3210.html, « La Tunisie s’affranchit de la charia », lit-on au https://www.lesechos.fr/08/01/2014/LesEchos/21600-030-ECH_la-tunisie-s-affranchit-de-la-charia.htm, « La Tunisie rejette la charia », lit-on dans le quotidien montréalais La Presse, au http://www.lapresse.ca/international/afrique/201401/04/01-4725613-constitution-la-tunisie-rejette-la-charia.phà.

– NOTE importante : « La grande majorité des Tunisiens sont des musulmans sunnites », écrit l’Observatoire de la liberté religieuse, au http://www.liberte-religieuse.org/tunisie/.

Servirait-il à quelque chose que nous dialoguions, vous et moi? Je pense que oui. Mais pas en tête-à-tête entre quatre murs, bien sûr; il y a beaucoup mieux à faire : je vous propose que nous nous exprimions tous les deux par écrit, que nous échangions des lettres, et que toutes nos paroles soient rendues publiques dans le site web du Tremplin ainsi que dans mon blogue, www.lepasseurdelacote.com; de cette façon, nos dires parviendraient à un certain nombre de nos concitoyennes et concitoyens (et à d’autres personnes, le web étant ce qu’il est), et ils pourraient leur être utiles; ils seraient beaucoup plus utiles que si nous les gardions pour nous deux. Qu’en pensez-vous?

Cette lettre et votre réponse, si vous me répondez, seront publiées au WWW.LEPASSEURDELACOTE.COM.

Recevez, Monsieur, mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis (Québec)

P.-S. Ce message sera transmis à des employés du Tremplin.