Je ne puis savourer les fruits de la modernité en toute quiétude si je ne suis pas sûr que les générations à venir pourront les savourer tout autant.

Extrait du livre Le Dérèglement du monde écrit par Amin Maalouf.

(Le Dérèglement du monde, essai, Paris, Éditions Grasset & Fasquelle, © 2009; édition de mars 2018, p. 12-14)

QUI EST AMIN MAALOUF

Amin Maalouf est né au Liban en 1949. Il est l’auteur de romans (il a reçu le Prix Goncourt pouLe Rocher de Tanios, le Prix France-Liban pour Léon l’Africain, et plusieurs autres prix); il a aussi écrit des essais : Les Identités meurtrières, 1998; Origines, 2004; Un fauteuil sur la Seine : Quatre siècles d’histoire de France, 2016; Le Naufrage des civilisations, 2019. Journaliste, Amin Maalouf a été le rédacteur en chef du périodique Jeune Afrique. Enfin, Amin Maalouf est docteur honoris causa de plusieurs universités et a été élu à l’Académie française en 2011.

 

« Mon inquiétude […] est celle d’un adepte des Lumières, qui les voit vaciller, faiblir et, en certains pays, sur le point de s’éteindre; c’est celle d’un passionné de la liberté, qui la croyait en passe de s’étendre sur l’ensemble de la planète et qui voit à présent se dessiner un monde où elle n’aurait plus sa place; c’est celle d’un partisan de la diversité harmonieuse, qui se voit contraint d’assister, impuissant, à la montée du fanatisme, de la violence, de l’exclusion et du désespoir; et c’est d’abord, tout simplement, celle d’un amoureux de la vie, qui ne veut pas se résigner à l’anéantissement qui guette.

[…] je ne puis savourer les fruits de la modernité en toute quiétude si je ne suis pas sûr que les générations à venir pourront les savourer tout autant. […] le navire sur lequel nous sommes embarqués est désormais à la dérive, sans cap, sans destination, sans visibilité, sans boussole, sur une mer houleuse, et […] il faudrait un sursaut, d’urgence, pour éviter le naufrage. […] Le temps n’est plus notre allié, c’est notre juge, et nous sommes déjà en sursis.

[…] l’humanité est confrontée [aujourd’hui] à de nouveaux périls, sans équivalents dans l’Histoire, et qui exigent des solutions globales inédites; si celles-ci n’étaient pas trouvées dans un proche avenir, rien de ce qui fait la grandeur et la beauté de notre civilisation ne pourra être préservé; […] bien des signes donnent […] à penser que le dérèglement du monde est déjà à un stade avancé, et il […] sera difficile d’empêcher une régression.

 

En 2019, Amin Maalouf a dit :

Quel lien de cause à effet faites-vous entre le « naufrage » actuel du Levant (Proche-Orient) et celui des autres civilisations ?

Je suis persuadé que mon Levant natal avait vocation à offrir au reste de l’humanité un modèle de coexistence harmonieuse, de prospérité et de progrès. Cette région, où sont nées les trois grandes religions monothéistes et où se sont côtoyées pendant des siècles des populations venues d’Orient et d’Occident, était en quelque sorte une préfiguration de ce qu’aurait pu constituer l’humanité mondialisée d’aujourd’hui. La désintégration de ces sociétés plurielles a causé une dégradation morale qui affecte à présent toutes les sociétés humaines, et qui déchaîne sur notre monde des barbaries insoupçonnées.

Amin Maalouf, propos rapportés par Chantal Cabé, “L’humanité a les moyens d’avancer vers la liberté, mais elle fait l’opposé”, La Vie (périodique français membre du groupe auquel appartient aussi le prestigieux quotidien Le Monde, 23/04/2019, http://www.lavie.fr/medias/cartes/amin-maalouf-l-humanite-a-les-moyens-d-avancer-vers-la-liberte-mais-elle-fait-l-oppose-17-04-2019-97746_534.php

 

Que sont les Lumières ?

Le mouvement des Lumières tire son nom de la volonté des philosophes européens du xviiie siècle de combattre les ténèbres de l’ignorance par la diffusion du savoir. L’Encyclopédie, dirigée par Diderot et d’Alembert, est le meilleur symbole de cette volonté de rassembler toutes les connaissances disponibles et de les répandre auprès du public – d’un public éclairé.

[…]

Confiants en la capacité de l’homme de se déterminer par la raison, les philosophes des Lumières exaltent aussi la référence à la nature et témoignent d’un optimisme envers l’histoire, fondé sur la croyance dans le progrès de l’humanité. L’affirmation de ces valeurs les conduit à combattre l’intolérance religieuse et l’absolutisme politique.

(Larousse, https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/si%C3%A8cle_des_Lumi%C3%A8res/130660 )

La pensée du siècle des Lumières se développe autour de deux thèmes majeurs : le retour à la nature, la recherche du bonheur. Les philosophes dénoncent dans les religions et les pouvoirs tyranniques des forces obscurantistes responsables de l’apparition du mal, dans un monde où l’homme aurait dû être heureux. Ils réhabilitent donc la nature humaine, qui n’est plus entachée par un péché originel ou une tare ontologique ; ils substituent à la recherche chrétienne du salut dans l’au-delà la quête ici-bas du bonheur individuel. À la condamnation des passions succède leur apologie : l’homme doit les satisfaire, à condition qu’elles ne s’opposent pas au bonheur d’autrui.

(Larousse, https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/si%C3%A8cle_des_Lumi%C3%A8res/130660)

Sortir l’islam de l’impasse. Appel aux musulmans.

Le Monde des religions, http://www.lemondedesreligions.fr/chroniques/editorial/mauvaise-foi-07-01-2019-7704_161.php

La revue française LE MONDE DES RELIGIONS appartient au même groupe que le prestigieux quotidien français LE MONDE.

« Rédactrice en chef du magazine Le Monde des religions (groupe Le Monde), Virginie Larousse est spécialiste des religions, de la laïcité et de la spiritualité. Elle est diplômée de l’université Paris 4-Sorbonne et de l’École du Louvre. » (https://expertes.fr/expertes/67697-virginie-larousse).

Madame Larousse est l’auteure du livre La théologie chrétienne publié par les Éditions Garnier en 2013.

L’ÉDITO Mauvaise foi (extraits)

Virginie Larousse – publié le 07/01/2019

Il avait fui les talibans d’Afghanistan il y a une quinzaine d’années pour venir chercher une vie paisible en France. C’est pourtant sous les balles d’un islamiste que Kamal Naghchband est tombé lors de l’attentat de Strasbourg (…) Nous n’en avons pas encore terminé avec ce mal, cette mauvaise foi qui conduit certains individus à se prendre pour Dieu. Pour un Dieu vengeur et rageur, en l’occurrence.

(…) C’est précisément pour endiguer la diffusion d’idéologies religieuses violentes que le président Macron a annoncé vouloir réformer l’organisation de l’islam. (…) L’État ne peut dédiaboliser Dieu, extirper les pulsions meurtrières des fanatiques de cette « mauvaise foi » en un Dieu cruel et sanguinaire. Ce travail revient à tout un chacun – théologiens, philosophes, citoyens. Il revient surtout aux musulmans eux-mêmes.

J’ai la chance de côtoyer, au quotidien, des musulmans d’exception. Des musulmans ouverts à l’altérité, totalement acquis à la libre conscience, qui cultivent la beauté, l’intelligence sous toutes ses formes, qui donnent beaucoup d’eux-mêmes, avec courage, pour sortir l’islam de l’impasse. Lors d’un débat organisé au Monde en octobre dernier, l’écrivain Kamel Daoud avait eu ces mots à leur adresse. « L’espoir c’est vous, ici [en Europe, ndlr]. Si vous réussissez à humaniser, à universaliser, à relativiser une pratique, une approche du texte, vous pouvez être en Occident les vecteurs d’un possible changement, d’une réforme de l’autre côté [de la Méditerranée]. Vous serez l’incarnation de cette possibilité. Mais si vous échouez ici, la catastrophe sera immense de l’autre côté. » À l’aube de 2019, osons espérer, mais surtout oeuvrer, pour que la lumière parvienne à percer l’obscurité.

La tragédie occultée des chrétiens en pays musulmans

La tragédie occultée

des chrétiens

en pays musulmans

Par Jean Mohsen Fahmy, 2010

Jean Mohsen Fahmy est l’auteur de Chrétiens d’Orient : le courage et la foi, essai, Médiaspaul, Montréal, 2015, 192 pages. Il est né au Caire, en Égypte, en 1942, il habite aujourd’hui en Ontario. Il a obtenu une licence en lettres de l’Université du Caire, un brevet en psychopédagogie de l’Université du Québec à Montréal, une maîtrise en lettres françaises de l’Université de Montréal et un doctorat en littérature et linguistique de l’Université McGill.

Sources :

1. Association des auteures et des auteurs de l’Ontario français (AAOF), https://aaof.ca/membres/repertoire/jean-mohsen-fahmy/

2. VLB Éditeur, http://www.edvlb.com/jean-mohsen-fahmy/auteur/fahm1000



Le Devoir (quotidien de Montréal), https://www.ledevoir.com/opinion/idees/285020/la-tragedie-occultee-des-chretiens-en-pays-musulmans

La tragédie occultée des chrétiens en pays musulmans

Jean Mohsen Fahmy – Écrivain 16 mars 2010

Au cours des derniers mois, un certain nombre d’incidents survenus dans des pays à majorité musulmane ont retenu l’attention. Rappelons certains d’entre eux:

– En août 2009, sept membres d’une famille chrétienne pakistanaise — dont deux jeunes enfants — sont enfermés par des islamistes dans leur maison et brûlés vifs.

– Le 6 janvier 2010, des chrétiens coptes égyptiens, sortant de la messe de minuit de Noël dans la ville de Nagaa Hamadi, sont mitraillés par des islamistes circulant en voiture. Bilan: six morts.

– Le 23 février dernier, dans la ville de Mossoul, au nord de l’Irak, un commando islamiste fait irruption dans la maison d’une famille chrétienne irakienne et tue le père et ses deux fils, sous les yeux horrifiés de sa femme et de sa fille. Ce massacre couronnait une semaine où huit chrétiens de cette ville avaient été assassinés.

Traitement des chrétiens

Cette sinistre litanie peut être poursuivie à l’infini. Si l’on élargit la zone d’investigation et si l’on recule de quelques décennies, le portrait se précise et s’étoffe: partout, des islamistes s’attaquent aux chrétiens, dont l’écrasante majorité est autochtone. En Algérie, sept moines trappistes, vivant dans le désert, ont été froidement assassinés à Tibhirine. En Égypte, les Coptes sont régulièrement mitraillés, leurs maisons et leurs commerces brûlés, leurs filles kidnappées et mariées de force à des musulmans.

Des musulmans égyptiens, convertis au christianisme, sont menacés de mort et dépouillés par l’État de tout statut légal. En Palestine et Israël, les chrétiens arabes sont laminés entre l’extrémisme musulman et l’extrémisme juif. Ils représentaient 25 % de la population au début du siècle dernier, ils n’en représentent plus que 2 % aujourd’hui.

Au Liban, 40 % des chrétiens ont quitté le pays. En Irak, 400 000 chrétiens irakiens (sur un million) ont dû fuir le pays à la suite des menaces et des assassinats (dont ceux de certains évêques et de nombreux prêtres) et végètent dans des camps de réfugiés. Au Pakistan, une «Loi du Blasphème» inique permet de condamner à tour de bras des membres de l’infime minorité chrétienne pakistanaise. En Malaisie, une loi récente durcit le traitement des chrétiens.

Indifférence

Le plus tragique dans tout cela est que cette persécution se fait dans la passivité presque totale des gouvernements de ces pays et dans l’indifférence ennuyée de la grande majorité des musulmans de ces pays — ou avec l’approbation active de certains d’entre eux.

Une conclusion s’impose, qui a d’ailleurs été déjà tirée par de nombreux observateurs: un rejet des chrétiens, quelquefois subtil, d’autres fois violent, est en train de s’opérer dans le monde musulman. On y accepte de plus en plus difficilement la présence de ceux que l’on juge «infidèles», même si ce sont des citoyens à plein titre, même si leurs communautés sont enracinées dans ces terres depuis des millénaires.

Pourquoi ce drame est-il ignoré, et pourquoi devrait-il nous intéresser, ici au Québec, ici au Canada? Pour plusieurs raisons:

a) Le silence général des médias (surtout anglophones) et de l’opinion publique sur cette tragédie est assourdissant. Si un traitement pareil était réservé à tout autre groupe religieux, juif, musulman, bouddhiste, on s’en émouvrait, on le dénoncerait — et à juste titre, car toute atteinte aux droits humains est intolérable. Mais on semble perplexe quand il s’agit de chrétiens, surtout de chrétiens aussi exotiques que des chrétiens «coptes» ou «irakiens» ou «arabes» ou «pakistanais».

b) Partout en Occident, et très particulièrement au Québec, on trouve incongru de parler de persécution des chrétiens. Pour certains milieux québécois, dès qu’on dit le mot «chrétien», on évoque des images négatives, on rappelle une Église qui a longtemps été puissante, on a presque une réaction allergique. On a une extrême difficulté à imaginer des chrétiens en situation minoritaire, menacés, frappés d’ostracisme, persécutés. On ignore donc le problème.

c) Nos concitoyens musulmans, qui demandent, à juste titre, le respect de tous leurs droits de citoyens canadiens, n’auraient-ils pas un message à transmettre à ceux des leurs qui sont restés dans leurs pays d’origine? N’auraient-ils pas un rôle à jouer pour que cesse cette tragédie?

Nettoyage religieux

Si l’on est un défenseur des droits de la personne, la tragédie des chrétiens dans les pays à majorité musulmane, pour peu spectaculaire, ou plutôt, pour peu médiatisée qu’elle soit, est aussi digne d’intérêt et de compassion que celle des minorités opprimées ailleurs.

Si, enfin, l’on souhaite que la paix règne dans le monde, si l’on veut éviter la confrontation entre blocs religieux ou entre les «civilisations» dont l’Américain Samuel Huntington s’est fait le théoricien, on voudra voir les gens de différentes confessions coexister pacifiquement, et l’on refusera la logique de ségrégation et d’homogénéité religieuse qui ne peut que nous ramener aux pires aberrations de l’histoire.

Notre temps a inventé l’expression «nettoyage ethnique». Un «nettoyage religieux» qui s’étend dans l’étouffante et insidieuse durée, qui se réalise grâce à un impitoyable laminage quotidien, avec de soudaines flambées de violence meurtrière, n’est ni moins terrible ni moins condamnable.

Jean Mohsen Fahmy – Écrivain

Islamophobie : l’intimidation de la population à propos d’une croyance religieuse fait le jeu de ses fidèles les plus sectaires.

Rassemblez des gens, envoyez-les crier dans les rues de Québec et de Montréal que les Québécois bafouent les droits des musulmans et qu’ils briment la liberté des musulmans, et vous réussirez à jeter des jeunes et des moins jeunes dans les bras des djihadistes ou des terroristes, même si votre cri est mensonger.

Tout un chacun a le droit de critiquer l’islam, le christianisme, le judaïsme, le Parti Républicain de Donald Trump, mère Teresa, le roi Pelé, le maire de sa ville, et de dire qu’il aime plus la Fanfare de Saint-Tite que celle de Maubeuge…

« … la religion n’est pas une personne et encore moins une race. Nous devrions pouvoir sans crainte, dans un pays libre, l’examiner, la critiquer, la dénoncer si besoin, la tourner en dérision et même l’insulter : aboli en France dès la Révolution, le blasphème est un droit démocratique élémentaire, constitutif et inséparable de la liberté d’expression, garanti par la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Vouloir intimider ou museler la population à propos d’une croyance religieuse, c’est faire le jeu de ses fidèles les plus sectaires et orthodoxes, au détriment de ceux et celles qui ont une pratique du culte beaucoup plus libérale. C’est aussi nous dire que l’héritage des Lumières mérite d’être abandonné. Si nous étions au XVIIIe siècle, les mêmes auraient cloué Voltaire, qui dénonçait l’intolérance religieuse et les crimes commis en son nom, au pilori. »

Alban Ketelbuters, Le concept d’islamophobie nous ramène deux siècles et demi en arrière, Le Monde des religions, 13/11/2019, http://www.lemondedesreligions.fr/une/le-concept-d-islamophobie-nous-ramene-deux-siecles-et-demi-en-arriere-13-11-2019-8375_115.php

( Alban Ketelbuters est coauteur de l’essai L’islamophobie (Dialogue Nord-Sud, 2016. De 2012 à 2017, il a publié des textes engagés relatifs à l’égalité des sexes, l’homosexualité et la laïcité, notamment dans Le Monde, Libération, Marianne, L’Humanité ou Le Devoir. Titulaire d’un master « Lettres, Arts et Pensée contemporaine » de l’Université Paris-Diderot – Paris VII, il prépare actuellement un doctorat en littérature et études féministes. – Source : Le Monde des religions, 13/11/2019 )

Pour Alban Ketelbuters*, l’intimidation de la population à propos d’une croyance religieuse fait le jeu de ses fidèles les plus sectaires.

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, expulse le corps de l’un de ses membres. Pourquoi? Lettre au président du CA.

Lévis, le 27 novembre 2019

Monsieur Elhadjid Mamadou Diarra, président, Conseil d’administration

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

52, côte du Passage, Lévis (Québec)

Monsieur,

J’ai été mis à la porte de votre Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles. Qui, au juste, a pris cette décision? Vous et M. Guillaume Boivin, directeur ou coordonnateur du Tremplin ? Vous seul, Monsieur Diarra ? Vous et le conseil d’administration de votre Tremplin que vous présidiez avant 2017, en 2017, en 2018, et présidez toujours ? A qui avez-vous fait savoir, Monsieur Diarra, que mon corps avait été expulsé de votre Tremplin ? À qui ? Pour le savoir, j’ai fouillé dans le web; j’ai consulté des procès-verbaux et des rapports annuels de votre Tremplin; je n’ai pas vu un seul mot sur mon expulsion, pas un ! Votre conseil d’administration doit bien créer des documents, des procès-verbaux de ses réunions, par exemple; y en a-t-il un qui parle de l’expulsion de mon corps de votre Tremplin, Monsieur Diarra ? Envoyez-moi donc les documents de votre Tremplin qui ont trait à la décision d’expulser mon corps de votre Tremplin, s’il en existe. Il ne serait pas normal qu’il n’en existe pas !

Je publierai la présente et votre réponse au www.lepasseurdelacote.com. Si vous ne me répondez pas, je le ferai savoir au même endroit.

J’aimerais aussi faire savoir à tout le monde pour quelle raison votre Tremplin, Monsieur Diarra, a expulsé mon corps. Dites-moi par écrit quelle est cette raison (je vous demande de bien vouloir utiliser le service Courrier recommandé de Postes Canada). (Bien sûr, je connais la raison de mon expulsion; mais il me faut vous entendre la donner.)

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

P-S. Votre Tremplin a expulsé mon corps. Mon esprit ne l’a pas quitté.

Valeurs québécoises : Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, ne respecte pas son engagement.

 

Lévis, le 26 novembre 2019

Monsieur Elhadjid Mamadou Diarra, président, Conseil d’administration

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

52, côte du Passage, Lévis (Québec)

Monsieur,

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, écrit, dans le procès-verbal de son assemblée générale annuelle tenue le 21 juin 2016, que je lui ai demandé de bien vouloir publier dans son site web la Déclaration sur les valeurs communes de la société québécoise (https://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/publications/fr/dcs/A-0520-VF.pdf); il ajoute ceci : « Ce document sera publié sur notre site web ». Trois ans plus tard, nous sommes en novembre 2019, le document n’a toujours pas été publié, malgré votre engagement, Monsieur Diarra.

Tremplin Valeurs comnunes societe quebecoise_demande de RM - Version 2

Extrait du procès-verbal de l’assemblée générale annuelle tenue le 21 juin 2016 par Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

Le 20 juin 2019, je vous ai envoyé, à vous et à M. Guillaume Boivin, directeur ou coordonnateur du Tremplin, un document dans lequel je demande de nouveau la publication dans le site web du Tremplin de la Déclaration sur les valeurs communes de la société québécoise, ainsi que celle d’autres documents, dont la Charte des droits et libertés de la personne (http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/showdoc/cs/C-12) et le dépliant Connaître, respecter, partager les valeurs communes de la société québécoise (http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/publications/fr/valeurs-communes/Depliant-Valeurs-Communes-Fr.pdf). Vous ne m’avez pas répondu.

On peut trouver étrange que vous refusiez, messieurs Diarra et Boivin, de déployer plus de moyens pour aider les immigrés à découvrir quels sont leurs droits et libertés au Canada, à les faire leur, à les intégrer; après tout, la mission du Tremplin consiste principalement, c’est écrit dans son site web, à « Favoriser l’accueil et l’intégration des personnes immigrantes » (http://www.letremplinlevis.com/organisme/mission-et-vision). Il faut aider le mieux possible les immigrés, en particulier ceux qui sont issus de pays très différents du Canada, à découvrir que leur nouveau lieu de vie possède des lois qu’ils doivent respecter comme les autres citoyennes et citoyens, y compris les lois qui contredisent une ou plusieurs de leurs valeurs ou même certains de leurs préceptes religieux. (Je sais : à l’impossible nul n’est tenu : si le Canada recrute des travailleurs dans un pays où sept femmes sur dix sont en faveur de l’excision des fillettes, les Canadiennes et les Canadiens doivent s’attendre à que le nombre des fillettes dont le clitoris sera coupé augmentera près de chez eux. En passant, pourquoi le Tremplin ne mènerait-il pas une campagne permanente de lutte contre la barbare excision, une autre contre la violation de la liberté religieuse, une autre contre… ? Les causes ne manquent pas.)

Je vous demande de respecter votre engagement à publier dans le site web du Tremplin la Déclaration sur les valeurs communes de la société québécoise.

Pourquoi n’avez-vous pas respecter votre engagement à publier dans le site web du Tremplin la Déclaration sur les valeurs communes de la société québécoise?

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, jette un voile sur un certain éloge de la charia

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, jette un voile sur un certain éloge de la charia prononcé pendant l’une de ses activités

Lévis, le 21 novembre 2019

Monsieur Elhadjid Mamadou Diarra, président, Conseil d’administration

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

52, côte du Passage, Lévis

Monsieur,

Dans le site web de votre Tremplin, vous avez publié en 2017 des petits textes relatifs à la « soirée d’échanges » organisée par le Tremplin et la Mosquée de Lévis (et son imam, M. Karim Elabed), soirée tenue en mai 2017. Au cours de cette soirée publique, l’imam de Lévis a fait l’éloge de la charia, ce qui a amené des personnes présentes dans l’auditoire à apprendre à M. Elabed que le Canada et le Québec sont des sociétés laïques et qu’il ne saurait être question qu’une loi dite divine soit mise en œuvre chez elles, ne serait-ce que pour une partie de la population.

Le Journal de Lévis a publié un article sur la « soirée d’échanges; voici un extrait de cet article :

Pourriez-vous dire aux gens de Lévis pourquoi votre Tremplin a choisi de ne pas joindre aux petits arti

cles qu’il a publiés sur la « soirée d’échanges » un texte sur le clou de ladite soirée : l’éloge de la charia par l’imam de Lévis.

Je répète :

Pourriez-vous dire aux gens de Lévis pourquoi votre Tremplin a choisi de ne pas joindre aux petits articles qu’il a publiés sur la « soirée d’échanges » un texte sur le clou de ladite soirée : l’éloge de la charia par l’imam de Lévis.

Il serait bon que vous répondiez pour éviter que des personnes croient que vous avez voulu cacher quelque chose aux Lévisiennes et aux Lévisiens, aux autres Canadiens et Québécois qui vous donnent de l’argent à titre de contribuables, et à vos fournisseurs d’argent (la Ville de Lévis, par exemple).

Bien à vous,

Roger Martel