Sans culpabilité aucune, exerçons-nous à pratiquer la belle vertu d’eutrapélie.

Source : Une petite vertu à redécouvrir en vacances…, revue La Vie, 28/06/2017, http://www.lavie.fr/debats/idees/une-petite-vertu-a-redecouvrir-en-vacances-28-06-2017-83233_679.php

Par Denis moreau, professeur de philosophie

Extrait :

L’eutrapélie est une vertu, c’est-à-dire une capacité à bien agir. Pour Thomas d’Aquin, une vertu est toujours un moyen terme entre ces deux extrêmes que sont une exagération et un manque (de là vient la locution latine In medio stat virtus, « La vertu se tient au milieu »). Ce moyen terme ne signifie pas une moyenne statistique ou une sorte de compromis médiocre, mais un optimum, la meilleure façon d’exercer nos capacités : par exemple, la vertu de courage est le juste milieu entre les deux « vices » que sont la couardise et la témérité, la vertu de générosité est le juste milieu entre avarice et prodigalité, etc.

L’eutrapélie est, quant à elle, une « petite vertu », c’est-à-dire un cas particulier de cette grande vertu « cardinale » qu’est la tempérance, conçue comme la capacité à être modéré, à user sur le mode du ni trop ni trop peu des bonnes choses de la vie (la boisson, la nourriture, le sexe, le rire, etc.). Mais ce n’est pas parce qu’une vertu est dérivée d’une autre qu’elle est sans importance. L’eutrapélie, explique Thomas, est tout à fait essentielle : c’est le juste milieu entre la paresse et l’hyperactivité ou l’agitation permanente, et elle consiste donc à savoir accorder à l’esprit crispé, fatigué par le travail, la légitime détente qui lui permet de ne pas se briser sous la tension accumulée.

Les médecins du Québec. Des docteurs Frankenstein?

Source : Docteur Frankenstein | Le Devoir

Le projet de loi 92 qui vise à accroître les pouvoirs de la Régie d’assurance maladie est inutile puisque la fraude est un phénomène marginal chez les médecins, soutient la Fédération des omnipraticiens. Le pire est qu’elle a probablement raison : les médecins sont tout à fait capables de s’assurer des revenus scandaleusement élevés en toute légalité.

En revanche, la FMOQ a tort de penser que le projet de loi nuira à l’image des médecins en laissant croire à la population que des sanctions légales sont nécessaires pour les maintenir dans le droit chemin : ils n’ont besoin de personne pour ternir leur image.

(Michel David, Docteur Frankenstein, Le Devoir, 30 avril 2016, p. A3, http://www.ledevoir.com/politique/quebec/469610/docteur-frankenstein?utm_source=infolettre-2016-04-30&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne)


Message à mon médecin

Les médecins du Québec, des docteurs Frankenstein? Vous n’êtes pas l’un d’eux, croyez bien que j’en suis convaincu, ma très chère docteure!

R. M.

La santé au Québec : repenser en profondeur un système et une culture. Une invitation du Centre justice et foi.

Source : Activités publiques, Centre justice et foi

Une soirée de la revue Relations avec Jacques Dufresne (philsophe, éditeur de l’Encyclopédie de L’Agora), Isabelle Leblanc (médecin, présidente de Médecins québécois pour le régime public) et Jean-Claude Saint-Onge (auteur du livre L’Envers de la pilule, Les dessous de l’industrie pharmaceutique)

Où : à Québec, au Centre culture et environnement Frédéric-Back (870, avenue de Salaberry, salle 322-324 – téléphone : 418-524-2744)

Quand : le mercredi 27 avril 2016 de 19 h à 21 h30

 

 

 

Les plantes médicinales de l’apothicairesse de l’Hôtel-Dieu de Québec. Brunch-conférence de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie le dimanche 21 février 2016, à Québec.

Brunch-conférence de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie le 21 février 2016, à Québec.

 

Invitation

Vous êtes cordialement invités à un brunch suivi d’une conférence donnée par Ariane Blanchet-Robitaille, conservatrice au Musée des Augustines. Elle fera un retour dans la petite histoire du jardin de l’apothicairesse du Monastère des Augustines.

À mettre à votre agenda.

Coordonnées

Dimanche 21 février de 10:30 jusqu’à 13:30

Lieu : Université Laval, Pavillon Desjardins au Cercle ( 4e étage)

Stationnement gratuit sous le pavillon Desjardins

Tarifs:

Membres de la SQHP : 25 $

Autres: 30$

LE BRUNCH DE FÉVRIER

Le jardin des plantes médicinales de l’apothicairesse de l’Hôtel-Dieu de Québec

Le sujet

Au temps de la colonie , les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec soignaient les premiers colons et les membres des Premières Nations avec les plantes médicinales qui poussaient dans le jardin du monastère. L’apothicairesse maîtrisait la connaissance des plantes qui guérissent et elle savait les faire pousser en Nouvelle-France , ne pouvant compter que sur un apport annuel des essences et plantes de la mère patrie. Ariane Blanchet-Robitaille partagera avec nous la petite histoire du jardin de l’apothicairesse . Elle nous fera connaître le rôle important de ces herboristes qui devaient voir à un approvisionnement en remèdes pour les besoins croissants de la colonie. Quelles étaient les plantes essentielles à la pharmacopée de l’époque ? Comment se préparaient les remèdes ? Qu’est-ce que l’on recevait de la France pour se soigner à Québec ? Quels étaient les secrets de cette culture de plantes médicinales ?

Notre conférencière

Ariane Blanchet-Robitaille est titulaire d’un baccalauréat intégré en sciences historiques et études patrimoniales ainsi que d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en muséologie de l’Université Laval. Elle a collaboré à différents projets d’exposition et est impliquée dans le projet du Monastère des Augustines depuis 2011.

Inscription

Réservation obligatoire.

On peut payer sur place.

Par courriel à la SQHP au

sqhp@pha.ulaval.ca d’ici le 17 février 2016.

Pour en savoir plus sur le brunch-conférence de la SQHP, allez au :

http://www.sqhp.pha.ulaval.ca/activites/programmation-annuelle-des/21-fevrier-2015-jardin-de.html

Site web de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie :

http://www.sqhp.pha.ulaval.ca

 

Augustines Hotel-Dieu Québec plantes-medicinales

Au temps de la colonie, les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec soignaient les premiers colons et les membres des Premières Nations avec les plantes médicinales qui poussaient dans le jardin du monastère.

Les laboratoires pharmaceutiques en accusation (octobre 2015).

Par Paul Scheffer (Le Monde diplomatique, octobre 2015) // Ces derniers mois, deux livres d’exception ont secoué le monde de la santé. (…)

Source : Les laboratoires pharmaceutiques en accusation, par Paul Scheffer (Le Monde diplomatique, octobre 2015)

Extrait :

Ces derniers mois, deux livres d’exception ont secoué le monde de la santé. Le professeur Peter C. Gøtzsche, spécialiste de médecine interne, directeur du centre Cochrane nordique, un groupe d’experts indépendants, décrit minutieusement l’influence systémique et particulièrement efficace de l’industrie pharmaceutique (1). Selon lui, celle-ci serait à l’origine de centaines de milliers de morts dans le monde chaque année, ce qui en ferait la troisième cause de décès après le cancer et les maladies cardio-vasculaires. Il estime que les connaissances accumulées sur les stratégies d’influence de ce lobby — le « Big Pharma » — pour augmenter ses profits permettent de le comparer au crime organisé et à la Mafia. Dans leurs préfaces, Richard Smith, ancien rédacteur en chef du British Medical Journal, et Drummond Rennie, éditorialiste au Journal of the American Medical Association, deux publications où l’on trouve la fine fleur de la recherche médicale mondiale, confirment la gravité des faits. Ce soutien de poids constitue sans doute une première, à la hauteur des enjeux et des dénonciations du livre.

Soins à domicile: l’ère du ministre du rationnement | Le blogue de Jean-François Lisée

La Protectrice du citoyen a mené l’enquête. Elle est formelle. Le gouvernement Couillard ne donne pas suffisamment de ressources au système de santé pour couvrir les besoins en soins en domicile. En fait, c’est au point où les soins sont rationnés.

Source : Soins à domicile: l’ère du ministre du rationnement | Le blogue de Jean-François Lisée

Attention : Les dessous troublants du « Viagra rose ».

L’agence américaine du médicament autorise la commercialisation d’un produit supposé raviver le désir féminin, au terme d’une intense campagne de lobbying.

Source : journal Le Monde, Les dessous troublants du « Viagra rose »

La troisième tentative aura été la bonne pour la flibansérine, que le laboratoire américain Sprout commercialisera aux Etats-Unis à partir du 17 octobre sous le nom d’Addyi dans l’indication « traitement du trouble du désir sexuel hypoactif généralisé [HSDD, dans la terminologie psychiatrique américaine] chez la femme avant la ménopause ». L’autorisation de mise sur le marché (AMM) accordée le 18 août par la Food and Drug Administration (FDA) américaine fait en effet suite à deux rejets en 2010 et 2013, en raison d’une efficacité limitée et surtout d’effets secondaires sérieux (« baisse sévère de la tension artérielle » et syncopes).
Cette balance bénéfices/risques n’a pas changé. Pourtant, soumise au lobbying intense de Sprout et accusée par une partie des organisations féministes d’avoir précédemment refusé d’accorder son feu vert par sexisme, la FDA a fini par céder. Elle révèle ainsi sa « vulnérabilité », comme le titre un éditorial de Nature du 27 août. Comment expliquer ce revirement, synonyme de jackpot pour le laboratoire Sprout ?