Avant d’aller voir le film LA CAGE : L’HISTOIRE DE LA CORRIVEAU d’Alain Vézina, apprenez que…

Avant d’aller voir le film La cage : l’histoire de la Corriveau d’Alain Vézina à l’Anglicane de Lévis ce soir, apprenez que…

Note du Passeur de la Côte écrite le 28 octobre 2016 : Le texte ci-dessous devait être publié le 27 octobre 2016.

Lévis (Québec), 27 octobre 2016

Qui a dit :

« Nous n’aurons jamais la preuve à 100 % que c’est bien elle [la « vraie cage de la Corriveau] ».

La Ville de Lévis parle aujourd’hui, dans son site Internet, de la «  rigoureuse expertise ayant permis [l’] authentification » de « la cage de la Corriveau […] retrouvée [affirme la Ville] dans les réserves d’un musée américain ». Sachez, lectrice ou lecteur, qu’à la fin de la prétendue expertise rigoureuse, deux membres du comité d’examen de l’objet trouvé aux États-Unis ont fait savoir ne qu’ils n’avaient pas acquis la certitude que ledit objet est vraiment la structure ayant servi à montrer à la population le cadavre de M.-J. Corriveau; il s’agit de la conservatrice Sylvie Toupin, qui travaille pour les Musées de la civilisation, et de l’historienne Catherine Ferland. Madame Toupin a dit :

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Madame Toupin emploie le conditionnel : « ce SERAIT effectivement le gibet qui… ». Elle n’est pas certaine.

Madame Ferland, pour sa part, a déclaré à ICI Radio-Canada :

 

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COMME MADAME TOUPIN, L’HISTORIENNE FERLAND N’A PAS LA CERTITUDE QUE L’OBJET AMÉRICAIN EST LA « VRAIE CAGE » : c’est « presque certain », dit-elle. Elle n’est pas certaine.

Pourquoi la Ville de Lévis, les Musées de la civilisation, la Société d’histoire régionale de Lévis [que les élus municipaux de Lévis et les dirigeants de la Caisse Desjardins de Lévis nourrissent d’argent, qui n’est pas le leur] s’entêtent-ils à dire et à écrire que l’objet américain EST la « vraie cage »? Pour trouver une réponse plausible, il semble qu’il faille chercher non pas « la femme » (laissons-la un peu tranquille, en ces temps où le sujet de discussion le plus répandu au Québec semble être la « culture du viol »), mais la « belle argent », l’argent qu’il y a dans les poches des touristes, et les subventions gouvernementales. À ce sujet, lisons ce qu’écrivait Évelyne Fortier en 2013 dans la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis :

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La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), numéro 128, Printemps 2013, p. 13

« La Corriveau, écrit celle qui était alors (est peut-être encore) une employée du Mouvement Desjardins, POURRAIT NON SEULEMENT ENTRAÎNER UN POSSIBLE AVANCEMENT DU PROJET [CRÉATION D’UN CENTRE D’ARCHIVES-MUSÉE], MAIS AUSSI PERMETTRE DE FAIRE DE CE MUSÉE RÉGIONAL UN ATTRAIT MAJEUR DE LA VILLE DE LÉVIS. CELA AIDERAIT GRANDEMENT LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET TOURISTIQUE. EN EFFET, UNE TELLE EXPOSITION AUGMENTERAIT CERTAINEMENT LE NOMBRE DE VISITEURS À LÉVIS… ». Ça créerait aussi des emplois pour les historiens, les archivistes, les guides touristiques…

Utiliser une structure métallique dont on n’a pas la certitude qu’elle est un artefact authentique (c’est-à-dire la « vraie cage de la Corriveau ») pour appâter les touristes, pour les attirer avec leur argent… Est-ce que c’est là un projet moral? Craindrait-on de ne pas attirer beaucoup de touristes si on leur disait franchement et clairement que l’on n’est pas certain que la « cage » trouvée aux USA est l’objet dans lequel le cadavre de la criminelle Corriveau a été exposé ?

Certains semblent s’être dit : « N’attendons pas de savoir si la nouvelle est exacte avant de la crier sur tous les toits ».

En 2013, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) et les Musées de la civilisation n’avaient pas encore créé le comité chargé de déterminer si la « cage » trouvée aux États-Unis était bien celle dans laquelle le cadavre de M.-J. Corriveau avait été montré à la population (le comité sera créé des mois plus tard); ça n’a pas empêché Évelyne Fortier, alors trésorière du conseil d’administration de la SHRL, ça n’a pas empêché un ancien historien de l’entreprise Mouvement Desjardins et ancien président de la Société d’histoire régionale de Lévis (Claude Genest, à qui Desjardins a confié un autre poste depuis), ça n’a pas empêché d’autres dirigeants de la SHRL de déclarer qu’ils étaient CERTAINS que la « cage » trouvée aux États-Unis est la « vraie Cage »! Qu’est-ce qu’il ne faut pas voir!

Dans le numéro 128 (PRINTEMPS 2013) de La Seigneurie de Lauzon, revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), Évelyne Fortier a écrit ceci : « La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. ON PENSAIT CETTE CAGE PERDUE DANS UN INCENDIE IL Y A PLUSIEURS ANNÉES. C’EST ALORS QUE, EN DÉCEMBRE 2011, CLAUDIA MENDEZ, VICE-PRÉSIDENTE DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS (SHRL), AVEC L’AIDE DES ADMINISTRATEURS, A RETROUVÉ SA TRACE AU PEABODY ESSEX MUSEUM, À SALEM AU MASSACHUSETTS. DEPUIS, LA SHRL A PRIS CERTAINES MESURES POUR ENCLENCHER LE PROCESSUS DE RAPATRIEMENT DE CET ARTEFACT. »

Le drôle de « comité scientifique » créé par le Musée de la civilisation de Québec et la Société d’histoire régionale de Lévis

En décembre 2015, j’ai envoyé un courriel à M. Stéphan La Roche, directeur général des Musées de la civilisation; en voici un extrait :

« Est-il exact que le « comité scientifique » comptait neuf membres et que la majorité d’entre eux (cinq sur neuf) appartenaient (ils appartiennent toujours) à la Société d’histoire régionale de Lévis? N’est-il pas vrai que la Société d’histoire régionale de Lévis a affirmé publiquement plusieurs fois, par l’entremise de madame Claudia Mendez Ishii et de monsieur Claude Genest, entre autres, qu’elle avait trouvé par hasard une « cage » et que cette cage était incontestablement celle qui a été utilisée pour exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau? N’est-il pas vrai que la Société d’histoire régionale de Lévis a fait cette affirmation à plusieurs reprises avant même d’avoir vu la « cage » dans le lieu où elle était conservée, avant que des experts aient vu la « cage », avant que des experts aient examiné, ne serait-ce qu’un tout petit peu, la « cage »? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort d’être convaincus que la Société d’histoire régionale de Lévis a montré qu’elle manquait gravement de rigueur intellectuelle en proclamant qu’un objet qu’elle n’avait pas vu de ses yeux et qu’aucun expert n’avait expertisé était incontestablement la structure dans laquelle la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort de dire aux Musées de la civilisation qu’ils ont commis une grave faute, impossible à expliquer, en formant un comité dit scientifique dont plus de la moitié des membres appartenaient (et appartiennent toujours) à une organisation qui a montré ignorer complètement ce qu’est la rigueur? »

Le directeur général des Musées de la civilisation n’a pas essayé de m’éclairer.

Il est utile d’ajouter qu’en octobre 2013 les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (qui depuis des mois et des mois affirmait avoir trouvé la « vraie cage de la Corriveau » sans pouvoir le prouver) se sont retrouvés côte à côte et main dans la main au Musée de la civilisation pour ce qu’ils ont appelé le :

 

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Source : Internet

« La « cage de la Corriveau », la vraie ou une fausse, ce n’est peut-être pas assez pour attirer les touristes », ont peut-être pensé certaines personnes. « Trouvons un autre appât! »

On peut imaginer que c’est pour attirer des touristes à Lévis que la Ville de Lévis et la Société d’histoire régionale de Lévis ont décidé de distribuer un dépliant dans lequel ils osent faire une affirmation qui ne repose sur rien, ils osent dire que des miracles ont eu lieu à Lévis, en 1893, à la chapelle Sainte-Anne (le Vatican n’a jamais reconnu que des miracles se sont produits à Lévis à l’ancienne chapelle Sainte-Anne). La Société d’histoire régionale de Lévis et la Ville de Lévis ont même trouvé la force d’âme nécessaire pour laisser clairement entendre, dans leur dépliant, que le ministère de la Culture et des Communications du Québec joignait sa voix aux leurs. Informé de la chose, LE MINISTÈRE EST INTERVENU AUPRÈS DE LA VILLE DE LÉVIS; RÉSULTAT : LA VILLE S’EST ENGAGÉE À NE PLUS DISTRIBUER LE DÉPLIANT MENSONGER.

MARIE-JOSEPHTE CORRIVEAU EST-ELLE UNE LÉVISIENNE OU UNE VALLIEROISE ?

Marie-Josephte Corriveau, qui n’a peut-être jamais mis les pieds à Lévis, est née et a vécu à Saint-Vallier-de-Bellechasse; c’est à Saint-Vallier qu’elle s’est mariée et qu’elle a mis au monde ses enfants; c’est à Saint-Vallier qu’elle a commis son « crime réel » (ce mot est de l’ethnologue Luc Lacourcière) et que se seraient produits ses « crimes fictifs » (dit encore Lacourcière); ses deux procès se sont déroulés à Québec; c’est à Québec qu’elle a avoué avoir tué son mari; c’est à Québec qu’elle a été pendue. Pourquoi la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) prétend-elle que la « cage de la Corriveau » a marqué l’histoire de Lévis (voir ci-dessous un texte de la SHRL)? Pourquoi la « cage »  « [appartiendrait-elle] à la Rive-Sud (entendre Lévis) et [ferait-elle] encore beaucoup de sens dans cette communauté », selon Mme Évelyne Fortier (voir ci-dessous un texte de la SHRL)? Parce que, uniquement parce que son cadavre a été exposé à Pointe-Lévy? C’est mince, bien mince, trop mince; les affirmations de la SHRL ne tiennent pas debout. Si la SHRL attache autant d’importance à la « cage », c’est, on l’aura deviné, pour qu’elle soit « transplantée » à Lévis, gardée à Lévis et attire à Lévis des touristes et leur argent. S’il y a une municipalité qui peut exiger qu’on lui confie la « cage », c’est Saint-Vallier, bien sûr : « On ne peut évoquer Saint-Vallier sans songer au personnage de La Corriveau qui habitait à cet endroit » écrit la Commission de toponymie du Québec (http://www.toponymie.gouv.qc.ca/CT/toposweb/Fiche.aspx?no_seq=281295).

 

UN MESSAGE TRÈS-TRÈS-TRÈS CLAIR DES MUSÉES DE LA CIVILISATION

En février 2014, le Musée de la civilisation a écrit:

« NOUS N’AURONS JAMAIS A PREUVE À 100 % QUE C’EST BIEN ELLE [LA « VRAIE CAGE »]

CAR NOUS NE POSSÉDONS PAS D’INDICES SCIENTIFIQUES

COMME DES ÉCHANTILLONS D’ADN

(CONTENUS DANS LE SANG, LA PEAU OU DANS LES CHEVEUX) ».

 

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Pour terminer, je signale que le réalisateur du film La cage : l’histoire de la Corriveau, M. Alain Vézina, a réussi à autofinancer la production de son documentaire. Je comprends qu’il n’a pas eu besoin d’emprunter de l’argent à la Banque Royale du Canada, à une Caisse Desjardins ou à Séraphin Poudrier. C’est une information réjouissante. Mais que vaut son film?

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

* Le printemps dernier j’ai soumis à l’ombudsman du Mouvent Desjardins une plainte contre la Caisse Desjardins de Lévis; l’ombudsman n’a m’a pas répondu; quelques mois plus tard, je lui ai écrit de nouveau; j’attends encore sa réponse. J’ai ensuite répété au président de l’entreprise Mouvement Desjardins, M. Guy Cormier, ce que j’avais écrit à son ombudsman; M. Cormier se montre aussi peu bavard que son ombudsman.

 

SUPPLÉMENT

Texte de la SHRL – 1

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Vincent Couture, Rapport du président du conseil d’administration [de la SHRL] pour l’année 2013, La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), numéro 132 (2014)

Texte de la SHRL – 2

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Evelyne Fortier, La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), numéro 128 (printemps 2013), p. 14.

 

Texte de la SHRL – 3

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Evelyne Fortier, La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), numéro 128 (printemps 2013), p. 15.

 

Texte de la SHRL – 4

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Evelyne Fortier, La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), numéro 128 (printemps 2013), p. 15.

 

Texte de la SHRL – 5

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Document de 2013 vu dans le site Internet de la Société d’histoire régionale de Lévis, présidée aujourd’hui par M. Vincent Couture, archiviste.

Texte publié dans le site Internet de la Ville de Lévis – 6

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« Rigoureuse expertise », affirme la Ville de Lévis.

« Rigoureuse expertise » avec plein de gens qui manquent de rigueur intellectuelle…

Courriel des Musées de la civilisation de Québec daté du 3 février 2014 – 7

 

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FIN

Inconduite des élus municipaux de Lévis : le ministère de la Culture et des Communications marque sa désapprobation, puis la Ville fait marche arrière.


Le maire et les élus municipaux de la Ville de Lévis se sont rendus coupables de manquements à des règles de conduite pratiquées dans la société québécoise ainsi qu’au code code d’éthique et de déontologie des membres du conseil de la Ville qui impose aux élus, entre autres, d’ « agir avec honnêteté ».

 

Premier manquement : la Ville a trompé les citoyennes et les citoyens (il importe de bien mesurer la gravité de ce manquement). En effet, la ville a distribué un dépliant qui contient une affirmation qui ne repose sur rien, comme le constatera le ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ) : selon la Ville et la SHRL des miracles ont eu lieu en 1893 dans un ancien lieu de culte du secteur Lauzon de Lévis, la chapelle Sainte-Anne de la rue Saint-Joseph. Or, le Vatican n’a jamais reconnu de miracles qui se seraient produits à cet endroit…

 

Second manquement : la Ville (et la SHRL) ont induit les citoyennes et les citoyens en erreur en laissant entendre que le MCCQ est l’un des auteurs du dépliant (il importe de bien mesurer la gravité de ce manquement). En effet, le dépliant distribué par la Ville de Lévis porte, en plus des signature de la Ville de Lévis et de la SHRL, celle du MCCQ. Or, le MCCQ n’est pas l’un des auteurs du dépliant : « … le Ministère, a écrit la directrice de la Direction de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches du MCCQ, Madame Dominique Malack, collabore au développement culturel du Québec par ses partenariats avec les milieux. Ainsi, le Ministère participe à la réalisation de nombreux projets ayant, entre autres, pour objectif de sensibiliser la population à notre patrimoine culturel, Ce sont toutefois les partenaires du Ministère, notamment les municipalités, qui ont la responsabilité de mettre en oeuvre ces actions et de s’assurer qu’elles répondent aux objectifs convenus initialement » (lettre au soussigné datée du 7 octobre 2016). La présence de la signature du MCCQ rendait le dépliant susceptible d’être cru.

 

Comment comprendre que le conseil municipal de Lévis et les dirigeants de la SHRL aient pu acquérir la certitude que des miracles ont eu lieu dans une chapelle de Lévis en 1893? Comment ne pas craindre que les citoyennes et les citoyens de Lévis, de même que des personnes d’ailleurs qui font du tourisme, n’aient été victimes d’une tricherie, d’une malhonnêteté morale? Comment comprendre que le maire, Gilles Lehouillier, conseiller municipal pendant près de vingt ans à Lévis et dans l’ancienne ville de Lauzon (où s’élève l’ancien lieu de culte « miraculeux »), et représentant de la Ville de Lévis au sein de la Municipalité régionale de comté de Desjardins de 1990 à 2001, et député de la circonscription de Lévis de 2008 à 2012, comment comprendre que cette personne ait pu laisser distribuer un dépliant donnant pour vrai que des interventions divines ont eu lieu dans l’ancienne chapelle Sainte-Anne? Comment comprendre aussi qu’un autre élu municipal expérimenté, Robert Maranda, ne se soit pas opposé à ce que le dépliant mensonger soit répandu? M. Maranda est conseiller municipal depuis 2005, il a présidé l’arrondissement de Desjardins (2005-2009) et la Commission consultative sur la culture, il assume actuellement un mandat concernant l’Association touristique Chaudière-Appalaches, et il représente le quartier dans lequel se trouve l’ancienne chapelle Sainte-Anne. On peut se poser la même question au sujet de la SHRL, dont les dirigeants (un archiviste, un juge de la Cour supérieure, un historien à l’emploi du Mouvement Desjardins, etc.) doivent être un peu forts ou très forts en histoire de Lévis.

 

Grâce à l’intervention du MCCQ auprès de la Ville de Lévis, le dépliant mensonger ne sera plus distribué. Mais le maire et les conseillers municipaux de la Ville de Lévis demeurent aux commandes de la Ville. Parions qu’ils soutiendront qu’ils méritent la confiance des citoyennes et des citoyens.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

LA RÉACTION DU MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS

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LE DÉPLIANT  MENSONGER

 

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La Société d’histoire régionale de Lévis induit encore les gens en erreur !

Lévis, le 21 septembre 2016

Monsieur Vincent Couture, président

Société d’histoire régionale de Lévis

Lévis (Québec)

 

Monsieur,

Il y a peu, à Lévis, au Bureau d’accueil touristique de Tourisme Lévis (une organisation de la Ville de Lévis) situé près de la gare fluviale, j’ai trouvé un feuillet qui porte la « signature » de la Société d’histoire régionale de Lévis, ainsi que celles de la Ville de Lévis et du ministère de la Culture et des Communications du Québec. Selon ce feuillet, deux miracles sont survenus dans la chapelle Sainte-Anne de la rue Saint-Joseph, à Lévis, en 1893.

Le feuillet s’intitule « Une chapelle miraculeuse. La chapelle Sainte-Anne ». On y trouve ces mots :

« Saviez-vous que : Deux miracles ont eu lieu dans cette chapelle

lors de la fête de Sainte-Anne [sic] en 1893? »

On y lit aussi cette autre phrase :

« Saviez-vous que : Suite à ces miracles, cette chapelle est devenue un lieu unique au Québec? »

Je n’avais jamais entendu dire, moi qui suis un citoyen de Lévis depuis plus de trente-cinq ans et qui ai été membre du conseil d’administration d’une société d’histoire lévisienne et principal artisan de la production de la revue de cette société pendant deux ans, que l’Église catholique avait reconnu que deux miracles avaient eu lieu dans la chapelle Saint-Anne. Pour vérifier, j’ai appelé le curé de la paroisse où se trouve la chapelle Sainte-Anne, M. Paolo Maheux; il ne savait rien des prétendus miracles; c’est tout dire! D’ailleurs, si des miracles étaient tombés du Ciel à Lévis il y a 125 ans, toute la ville le saurait depuis longtemps, le reste du Québec aussi, et bien d’autres lieux du monde, et des pèlerinages auraient lieu régulièrement dans le lieu saint, et beaucoup de marchands se seraient installés le plus près possible de la « chapelle miraculeuse », on s’en doute!

Autre chose : la chapelle Sainte-Anne de la rue Saint-Joseph figure dans le Répertoire du patrimoine culturel du Québec; dans l’espace qui lui est consacré dans le site web du ministère de la Culture et des Communications du Québec, à l’adresse suivante : http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=92531&type=bien#.V7ZS50uK_6g, il n’est pas question de miracles. Les responsables de la production du feuillet induisent-ils la population en erreur quand ils affirment que le MCCQ a cosigné le feuillet? 

Pouvez-vous me dire, Monsieur Vincent Couture, sur quoi vous vous basez, vous, M. Clément Samson et les autres membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, pour affirmer que des miracles ont eu lieu dans la chapelle Sainte-Anne de la rue Saint-Joseph, à Lévis, en 1893?

La présente sera publiée au www.lepasseurdelacote.com, comme votre réponse, si vous me répondez.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

P.-S.

« Il n’est pas rare que des chrétiens considèrent comme périmée la notion même de miracle,

et qu’à l’inverse, d’autres se montrent friands de fausses merveilles. »

 

(Vocabulaire de théologie biblique publié sous la direction de Xavier Léon-Dufour et de Jean Duplacy, Augustin George, Pierre Grelot, Jacques Guillet, Marc-François Lacan, Paris, Les Éditions du Cerf, 1962, p .618)

 

Le feuillet :

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La prétendue chapelle miraculeuse de Lévis et le maire de Lévis (Québec), Gilles Lehouillier.

Lévis, le 4 septembre 2016

Monsieur Gilles Lehouillier, maire de Lévis (Québec)

Hôtel de Ville, Lévis

Monsieur,

Le 19 août dernier je vous ai envoyé un courriel. Le 25 août 2016, c’est la conseillère Janet Jones qui m’a écrit en réaction à mon message, un message qui vous était destiné. Malheureusement, il semble qu’elle n’ait pas la compétence requise pour répondre à une demande comme celle que je vous ai envoyée : la plupart des grands élèves du cours primaire auraient compris mon texte; Madame Janet Jones a été incapable de le comprendre (se pourrait-il qu’elle ait fait semblant de ne pas le comprendre?).

Dans mon courriel du 19 août, je soutiens que LA VILLE DE LÉVIS TROMPE LA POPULATION quand elle affirme sans donner de preuves que « Deux miracles ont eu lieu dans cette chapelle [chapelle Sainte-Anne de la rue Saint-Joseph, à Lévis] lors de la fête de Sainte-Anne en 1893 » (cette tromperie se trouve dans un feuillet publicitaire disponible au BUREAU D’INFORMATION TOURISTIQUE TENU PAR LA VILLE situé près de la gare fluviale). Dans mon courriel du 19 août, je dis aussi que j’ai communiqué avec le curé de la paroisse dans laquelle se trouve la chapelle « miraculeuse » et que ce curé n’a pu que me dire qu’il allait devoir se renseigner pour déterminer si des miracles ont eu lieu ou non DANS SA PAROISSE (n’est-il pas curieux, très curieux, que le curé ne sache pas que sa paroisse doit des miracles à une intervention divine?); dans mon courriel du 19 août 2016, je dis également qu’il est incroyable et scandaleux que la ville de Lévis soit l’un des signataires de ce feuillet qui trompe la population; je vous dis aussi, Monsieur le maire, que vous devez prendre des mesures pour que la diffusion du feuillet cesse et que vous devez rétablir publiquement la vérité ainsi que présenter des excuses à la population.

Dans mon courriel du 19 août 2016, vous avez pu lire cet autre passage, Monsieur Lehouillier :

« J’ai déjà soutenu qu’il faudrait que vous démissionniez, vous et les conseillers municipaux qui vous appuient. Vous comprendrez que l’affaire de la « chapelle miraculeuse » ne me fait pas changer d’idée. »

Comme vous le voyez, j’ai dit beaucoup de choses dans mon courriel du 19 août 2016. QUELLE A ÉTÉ LA RÉPONSE SIGNÉE PAR LA CONSEILLÈRE JANET JONES? SA RÉPONSE TIENT EN QUATRE MOTS : « MERCI POUR VIS COMMENTAIRES » (Madame Jones n’a pas réussi à écrire quatre mots sans commettre une faute).

La « réponse » de la conseillère Janet Jones (votre porte-parole), membre de votre prétendu parti politique, Lévis Force 10, est inqualifiable.

La « réponse » de la conseillère Janet Jones est aussi la vôtre, Monsieur Gilles Lehouillier (vous n’auriez pas laissé la conseillère m’écrire librement, on s’en doute). Votre « réponse », monsieur le maire, n’est pas conforme aux règles morales de notre société; votre « réponse » est indigne d’un maire. Vous ne méritez pas de continuer de remplir la fonction de maire. Les conseillers municipaux qui vous appuient ne méritent pas de siéger au conseil municipal.

Le seul fait que vous ayez autorisé la conseillère Janet Jones à répondre à mon courriel du 19 août 2016 de la façon dont elle l’a fait vous disqualifie, monsieur Gilles Lehouillier.

Dans votre courriel signé par la conseillère Janet Jones, Monsieur Gilles Lehouillier, VOUS NE RÉPONDEZ À AUCUN ÉLÉMENT DE MON COURRIEL DU 19 AOÛT. Votre « réponse » est celle d’un homme qui est parfaitement conscient qu’il est incapable de prouver son innocence, qui sait être coupable d’avoir trompé ses concitoyennes et ses concitoyens. La situation est claire.

En pièce jointe vous trouverez le feuillet mensonger signé par la Société d’histoire régionale de Lévis, le ministère de la Culture et des Communications du Québec et la ville de Lévis.

Ce message et votre réponse (si vous me répondez) seront publiés au www.lepasseurdelacote.com.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

CITOYENNES ET CITOYENS DE LÉVIS, DITES CE QUE VOUS PENSEZ AUX ÉLUS MUNICIPAUX.

Le conseil municipal de Lévis compte 16 membres : 

Un maire élu au suffrage universel 

15 conseillers et conseillères représentant autant de districts électoraux

 

Maire – Gilles Lehouillier gilles.lehouillier@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 1, Saint-Étienne – Mario Fortier mfortier@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 2, Saint-Nicolas – Clément Genest clement.genest@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 3, Villieu – René Fortin rfortin@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 4, Saint-Rédempteur – Réjean Lamontagne rlamontagne@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 5, Charny – Michel Patry michel.patry@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 6, Breakeyville – Michel Turner mturner@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 7, Saint-Jean – Guy Dumoulin gdumoulin@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 8, Taniata – Jean-Pierre Bazinet jpbazinet@ville.levis.qc.ca

Conseillère district 9, Saint-Romuald – Brigitte Duchesneau bduchesneau@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 10, Notre-Dame – Pierre Lainesse plainesse@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 11, Saint-David – Serge Côté scote@ville.levis.qc.ca

Conseillère district 12, Christ-Roi – Janet Jones jjones@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 13, Bienville – Robert Maranda rmaranda@ville.levis.qc.ca

Conseillère district 14, Lauzon – Fleur Paradis fparadis@ville.levis.qc.ca

Conseillère district 15, Pintendre – Ann Jeffrey ajeffrey@ville.levis.qc.ca

 

LE FEUILLET MENSONGER

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Monique F. Leroux devient le premier être humain à recevoir le titre de Citoyenneté d’honneur de la Ville de Lévis.

Lévis (Québec), 6 juin 2016

Je viens de recevoir un communiqué de la ville de Lévis; il commence ainsi :

« Lévis, le 6 juin 2016. – C’est en présence de nombreux dignitaires que le maire de Lévis, monsieur Gilles Lehouillier, a décerné le premier titre de Citoyenneté d’honneur de la Ville de Lévis à madame Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins de 2008 à 2016. »

Je me réjouis beaucoup que madame Monique F. Leroux, présidente et cheffe de la direction du Mouvement Desjardins de 2008 à 2016, soit le premier être humain à recevoir le titre de Citoyenneté d’honneur de la Ville de Lévis. Elle mérite cet honneur aussi bien en tant qu’ancienne présidente qu’à titre d’ancienne cheffe de la direction, aucun des dignitaires susmentionnés ne criera ni même ne murmurera le contraire, c’est peu dire. Elle est gentille, madame Leroux. Sa gentillesse est si incommensurable qu’elle s’est refusée à gronder l’un des petits dont elle était la gardienne entre 2008 et 2016, la grosse Caisse Desjardins de Lévis, qui n’est pas toujours sage, malheureusement, malgré qu’elle soit l’aînée de la famille. Parmi les fredaines qu’elle a faites, la grosse Caisse, elle a accepté d’être la partenaire et semble toujours jouir d’être la partenaire de la Société d’histoire régionale de Lévis qui depuis 2013 induit en erreur les Lévisiennes et les Lévisiens au sujet d’un objet qu’elle a trouvé aux États-Unis et qu’elle veut à tout prix, mais alors là, vraiment à tout prix! depuis ce temps-là, qu’il soit la « cage de la Corriveau », attrait touristique et générateur de bidous pour les restaurants et hôtels et commerces et guide touristiques et machines banquières, alouette. La population de Lévis est reconnaissante à madame Monique F. Leroux d’avoir honoré leur ville en acceptant de recevoir le premier titre de Citoyenneté d’honneur qu’elle décerne. Les Lévisiens et les Lévisiennes l’accueilleront à bras ouverts si jamais elle succède à son jeune successeur.

Lévis sait faire.

Le maire de Lévis n’a rien à craindre de ses adversaires de papier : Renouveau Lévis, Gaston Cadrin et Nicolas Geraghty.

Lévis (Québec), le 5 juin 2016

Le nom du Lévisien Gaston Cadrin figure aujourd’hui dans le journal Le Soleil (M. Cadrin élève la voix pour tenter d’empêcher la démolition de trois maisons centenaires de Lévis). Le nom de son parti municipal, Renouveau Lévis, s’y trouve aussi.

Je croyais en vacances depuis longtemps, sur une autre planète, M. Cadrin et le chef de Renouveau Lévis, M. Nicolas Geraghty. Pourquoi? Parce qu’on ne les entend pas critiquer leurs grands adversaires politiques, c’est-à-dire le maire et les conseillers municipaux de Lévis, tous membres, sauf un, du parti Lévis Force 10. Les critiquer, les attaquer, parce qu’ils trompent tous la population, parce qu’ils ont subventionné et appuient et subventionnent et chérissent toujours la Société d’histoire régionale de Lévis qui a induit en erreur ses membres et les Lévisiens au sujet d’un objet trouvé aux États-Unis que ses dirigeants ont déclaré être, avant même de l’avoir vu, la « cage de la Corriveau » (leur intelligence était fatiguée). MM. Cadrin et Geraghty ont-ils peur de se tenir debout devant la Société d’histoire régionale de Lévis ou devant un ou plusieurs de ses partenaires : le Musée de la civilisation de Québec (dont un ministre du gouvernement libéral est responsable), ou la Commission de la Capitale nationale, ou la Caisse Desjardins de Lévis (principal partenaire de la Société d’histoire régionale de Lévis pour la présentation à Lévis en 2013 de deux expositions sur la « cage de la Corriveau »), ou…. (J’ai soumis une plainte à l’ombudsman du Mouvement Desjardins concernant la conduite de la Caisse Desjardins de Lévis dans l’affaire de la « cage de la Corriveau ». L’ombudsman tarde à m’envoyer un accusé de réception.)

Les citoyens et les citoyennes de la ville de Lévis seront appelés aux urnes en 2017. M. Nicolas Geraghty a déclaré qu’il n’aspire pas à devenir le maire de Lévis (bizarre!). Y aura-t-il quelqu’un, au sein de Renouveau Lévis, qui voudra tenir les rênes de la ville? Quant à M. Cadrin… Demandons-lui pourquoi il a cru que c’était une bonne idée de prier la Société d’histoire régionale de Lévis, l’hiver dernier, de l’aider à vendre un livre qu’il venait de mettre sur le marché.

M. Gilles Lehouillier et Lévis Force 10 peuvent dormir tranquilles : Renouveau Lévis ne les fera pas tomber.

(J’inviterai MM. Gaston Cadrin et Nicolas Geraghty à utiliser mon blogue pour répliquer au présent texte.)

Roger Martel, citoyen de Lévis

Plainte contre la Caisse Desjardins de Lévis présentée à l’ombudsman du Mouvement Desjardins.

Lévis, le 18 mai 2016

Madame Danielle Savoie, ombudsman

Bureau de l’Ombudsman du Mouvement Desjardins

Case postale 7, succursale Desjardins. Montréal (Québec) H5B 1B2

Objet : Plainte contre la Caisse Desjardins de Lévis.

Madame l’ombudsman,

Je désire porter plainte contre la Caisse Desjardins de Lévis.

En 2013, la Caisse Desjardins de Lévis, dont le conseil d’administration est présidé par M. René Bégin, a accepté d’être le partenaire principal d’une petite organisation, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), pour la préparation et la présentation de deux expositions consacrées à un objet communément appelé « cage de la Corriveau » (c’est la SHRL elle-même qui affirme que la Caisse Desjardins de Lévis a été son partenaire principal, vous le verrez, Madame l’ombudsman, dans l’un des documents joints à la présente lettre). Au cours de ces expositions, offertes à Lévis, la SHRL a diffusé une très importante affirmation infondée (infondée parce qu’elle ne repose sur aucune preuve), une affirmation trompeuse qui a induit en erreur les citoyens de Lévis, du Québec et des autres parties du Canada [l’affirmation a été transmise par plusieurs médias, notamment par le journal Le Soleil de Québec à cette adresse :

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201309/29/01-4694530-la-cage-de-la-corriveau-de-retour-au-quebec.php consulté le 13 décembre 2015, et la Canadian Broadcasting Corporation au http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/cage-of-la-corriveau-on-display-in-lévis-1.1913940 consulté le 13 décembre 2015.

L’affirmation infondée est la suivante : La Société d’histoire régionale de Lévis a découvert la « cage de la Corriveau », c’est-à-dire la structure métallique ayant servi en 1763 à montrer en public une femme, Marie-Josephte Corriveau, reconnue coupable d’un meurtre et condamnée à la pendaison (voyez la note ci-dessous). La SHRL a fait publiquement son affirmation infondée après avoir découvert dans le Web, par hasard, dit-elle, une image; elle n’a pas attendu d’avoir vu la « cage » à l’endroit où elle se trouvait, aux États-Unis, encore moins que des experts l’aient examinée, pour affirmer catégoriquement que cet objet était la structure utilisée pour exposer la dépouille de Madame Corriveau (la lecture des documents ci-joints devrait vous convaincre, Madame l’ombudsman, de la véracité de mon affirmation). De toute évidence, les citoyens sont en droit de reprocher à la SHRL, à tout le moins, d’avoir gravement et étrangement manqué de rigueur intellectuelle. La SHRL, par son affirmation infondée, a induit la population en erreur. La Caisse Desjardins de Lévis a commis une erreur grave et incompréhensible en acceptant de jouer le rôle de partenaire de la SHRL pour la présentation des deux expositions susmentionnées.

 

NOTE Madame Claudia Mendez Ishii raconte comment elle a découvert la « cage », l’objet qu’elle a tout de suite pensé et dit être l’authentique « cage de la Corriveau », à l’époque où elle était la vice-présidente de la SHRL et guide touristique.

« C’est au mois d’octobre 2011, dans le cadre de mon travail de rédactrice de La Seigneurie de Lauzon [revue de la Société d’histoire régionale de Lévis], que j’ai fait une recherche d’images afin d’illustrer un texte poétique qui portait sur La Corriveau. Je faisais une recherche d’images approfondie sur internet lorsque j’ai vu une photo très intrigante. Elle se trouvait sur le site de Vicky Lapointe qui fait la promotion de l’histoire et du patrimoine québécois et qui, dans cette section en particulier, nous informe que la New York Public Library avait de très belles photos anciennes en ligne. J’ai donc suivi le lien et en effet, on y trouve une magnifique collection d’images anciennes de provenances diverses et plusieurs de notre région. C’est là qu’on trouve cette photo avec sa description. En quelques jours seulement, avec l’aide de deux autres administrateurs*, nous avons retrouvé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. » (Source : http://www.erudit.org/culture/hq1056841/hq01043/70711ac.html?vue=resume&mode=restriction vu le 17 mai 2014. On trouve à peu près le même texte dans le numéro 124 (automne 2012) de la revue La Seigneurie de Lauzon, p. 14.) – * L’un de ces administrateurs, Madame Manon Pelletier, était et est peut-être encore guide touristique et propriétaire, avec Madame Mendez Ishii, de l’entreprise Tours Suivez le guide.)

LA CAISSE DESJARDINS DE LÉVIS A COMMIS UNE FAUTE SI ELLE A ACCEPTÉ D’ÊTRE LA PARTENAIRE DE LA SHRL SANS AVOIR AU PRÉALABLE MESURÉ LE SÉRIEUX DU TRAVAIL DE CETTE DERNIÈRE ET SANS S’ÊTRE ENQUISE DES MESSAGES QU’ELLE ALLAIT VÉHICULER; ELLE A COMMIS UNE FAUTE BEAUCOUP PLUS GRAVE SI ELLE A ACCEPTÉ D’ÊTRE LA PARTENAIRE DE LA SHRL APRÈS AVOIR MESURÉ LE SÉRIEUX DU TRAVAIL DE CETTE DERNIÈRE ET APRÈS S’ÊTRE ENQUISE DES MESSAGES QU’ELLE ALLAIT VÉHICULER. DANS L’UN OU L’AUTRE CAS, LA CAISSE DESJARDINS DE LÉVIS, QUICONQUE PEUT EN AVOIR L’INTIME CONVICTION, EST COUPABLE D’UNE ACTION RÉPRÉHENSIBLE.

En plus de reprocher à la Caisse Desjardins de Lévis d’avoir fait une action répréhensible en acceptant d’être la partenaire de la SHRL pour la préparation et la présentation de deux expositions consacrées à la « cage de la Corriveau », je lui reproche de n’avoir jamais tenté de démontrer que les faits que je lui exposais dans des communications écrites étaient inexacts ou que les affirmations que je lui faisais dans des communications écrites étaient mensongères, un silence qui l’expose évidemment au risque d’être jugée incapable de démontrer que je me trompais ou mentais. De plus, parce qu’elle ignore les demandes et les questions de l’un de ses clients, parce qu’elle fait fi de ses communications, la Caisse Desjardins de Lévis mérite un autre reproche, celui d’enfreindre le Code de déontologie du Mouvement Desjardins, qui stipule que « les dirigeants et les employés de Desjardins s’engagent à : traiter chaque personne avec respect et courtoisie » (https://www.desjardins.com/fr/a_propos/profil/difference/codethi2.pdf).

Je résume : La Société d’histoire régionale de Lévis, qu’aide entre autres la Caisse Desjardins de Lévis, répand facilement une affirmation qu’aucun esprit le moindrement critique ne peut trouver fondée parce que son auteur n’apporte aucune preuve établissant la vérité de ce qu’il présente; des journalistes répètent les dires de la société d’histoire sans demander à cette dernière, semble-t-il, d’indiquer sur quoi repose son affirmation; d’autres journalistes mentionnent que l’objet sur lequel porte l’affirmation de la société d’histoire sera soumis à une expertise qui permettra peut-être de déterminer avec certitude s’il est authentique ou non; pendant ce temps-là, la Caisse Desjardins de Lévis, principal partenaire de la SHRL, refuse de répondre à des questions légitimes, agit comme si la confusion était acceptable, comme si la coexistence d’affirmations contradictoires, incompatibles, était possible, comme si elle ne participait pas elle-même à la tromperie.

Madame l’ombudsman, permettez-moi de mentionner ici, à l’intention des personnes étrangères à votre service qui prendront connaissance de ma plainte, que votre employeur A) définit votre rôle en ces termes : « Offrir une voie d’appel indépendante pour examiner les problèmes non résolus après que les étapes prévues dans le traitement des plaintes dans le Mouvement Desjardins ont été suivies. Écouter les deux parties et analyser la documentation mise à sa disposition en toute impartialité. Présenter des recommandations pour améliorer les produits et services dans le Mouvement Desjardins. » B) précise que « L’ombudsman jouit d’une indépendance absolue à l’égard de la direction du Mouvement pour qu’il puisse exercer son rôle en toute impartialité. » (Source : https://www.desjardins.com/nous-joindre/commentaires-suggestions-plaintes/ vu le 13-12-2015)

Vous trouverez ci-dessous des documents destinés à éclairer votre lanterne.

Je vous prie, Madame, d’agréer mes sincères salutations.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Membres de plusieurs sociétés d’histoire. Principal artisan bénévole de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis. Metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Collaborateur bénévole depuis 2013 du Tremplin, organisation de Lévis qui aide les personnes étrangères arrivées récemment au Québec à s’installer dans leur nouveau pays et à s’intégrer à leur nouvelle collectivité. Client de la Caisse Desjardins de Lévis.

DOCUMENTS ÉCLAIRANTS

PREMIER DOCUMENT

La première des deux expositions de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) consacrées à la « cage de la Corriveau » a été présentée à l’ancienne gare intermodale de Lévis du 21 juin au 29 septembre 2013, la seconde a pu être vue au Centre de congrès et d’expositions de Lévis du 3 au 6 octobre 2013.

La SHRL a répété publiquement son affirmation infondée, plus d’une fois, avant la tenue de la première exposition.

Le 31 juillet 2012, par exemple, elle a publié le texte suivant dans le Web :

« La cage de la Corriveau retrouvée. Voulez-vous contribuer à son rapatriement ?

SHRL Nouvelles juillet 31, 2012

« Comme vous le savez, dans le dernier numéro (124) de La Seigneurie de Lauzon, Claudia Méndez a publié un article sur la découverte, aux États-Unis, de la cage de la Corriveau.

« Cette information a maintenant quitté les frontières de Lévis grâce à l’article de Diane Tremblay dans le Journal de Québec paru le 31 juillet 2012. Vous pouvez le lire en cliquant sur le lien au bas.

« Tel que demandé à notre dernière assemblée générale annuelle, nous sommes à la recherche de bénévoles pour faire avancer le dossier de rapatriement de cet artéfact d’une grande valeur symbolique. L’an prochain on commémorera le 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau… »

Sur les lieux de la première exposition, les visiteurs pouvaient lire ceci :

« … à l’automne 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis, avec l’aide des administrateurs a retrouvé la trace de la cage en fer (exosquelette) ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau en effectuant une recherche sur Internet. Depuis, la Société a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact, témoin significatif de l’histoire, du patrimoine et de l’imaginaire de la région et du Québec. » (Texte présenté aux visiteurs de l’exposition à l’ancienne gare intermodale de Lévis en 2013.)

La Corriveau_Expo Gare intermodale Levis 2013-07_authenticite certaine

Document intitulé Une découverte inattendue présenté aux visiteurs de l’exposition tenue à l’ancienne gare intermodale de Lévis en juillet 2013

La SHRL a répété publiquement son affirmation infondée, plus d’une fois, peu avant la tenue de la seconde exposition.

Le 7 septembre 2013, par exemple, la SHRL publiait le message suivant dans le web : 

« La Société d’histoire régionale de Lévis vous convie aux activités commémoratives du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau à Lévis. Pour cette occasion deux activités exceptionnelles et uniques se tiendront entre le 3 et le 6 octobre prochains [2013].

« Dans un premier temps, en collaboration avec les Musées de la civilisation de Québec nous présentons l’exposition «  La Corriveau, au-delà de la légende », en présence de l’artéfact [sic] original. Cette exposition, une première canadienne, sera l’unique occasion de voir cet objet légendaire et de prendre la mesure des tragiques événements survenus en 1763. » (Source : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/la-cage-de-la-corriveau-a-levis/ consulté le 13 décembre 2015 et le 21 avril 2016)

Peu après la seconde exposition, plus précisément le 27 novembre 2013, M. Claude Genest, alors titulaire d’un poste d’historien au Mouvement Desjardins, ancien président de la SHRL et aujourd’hui membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un hebdomadaire de Lévis :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24. Cet article a aussi été présenté aux lecteurs de la revue de la SHRL, La Seigneurie de Lauzon, numéro 130.)

DEUXIÈME DOCUMENT

L’affirmation infondée de la Société d’histoire régionale de Lévis a été répandue par des médias. Voici quelques extraits d’articles :

A

« Les Lévisiens peuvent maintenant voir de leurs propres yeux la fameuse cage de la Corriveau alors que l’exposition La Corriveau : Au-delà de la légende prend son envol aujourd’hui au Centre de congrès et d’expositions de Lévis. » (Raphaël Lavoie, La cage de la Corriveau présentée au public, Le Journal de Lévis, 3 octobre 2013, vu dans le Web le 13 décembre 2015 au: http://www.journaldelevis.com/1068/8627/La_cage_de_la_Corriveau_presentee_au_public.journaldelevis)

B

« C’est elle aussi [l’auteure parle de madame Claudia Mendez Ishii] qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. «Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » Elle a imaginé la femme de cinq pieds, pendue et accrochée à un carrefour pendant 40 jours, pour un meurtre qu’elle n’a probablement pas commis.

« Mais Lévis ne peut pas rapatrier la cage tant qu’elle n’a pas de musée digne de ce nom. C’est le Musée de la civilisation qui sert d’entremetteur. Claudia ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de musée, ni de centre d’archives à Lévis. » (Mylène Moisan, En face, c’est Lévis, il n’y a rien…, Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php vu le 24 avril 2015)

C

La cage ayant servi à exhiber le corps de «la Corriveau» est à Salem. La SHRL [Société d’histoire régionale de Lévis] a trouvé la cage en fer ayant servi à exhiber le corps de «la Corriveau», en 1763. Si tout va bien, l’artefact, qui est en excellente condition, sera rapatrié au Québec juste à temps pour commémorer le 250e anniversaire de sa pendaison, l’an prochain.

[…]

À la Société d’histoire régionale de Lévis, on n’hésite pas à parler d’une «découverte majeure».

«Nous avions cru la cage de la Corriveau disparue à jamais, détruite probablement par le feu aux États-Unis», a expliqué Claudia Méndez, vice-présidente de l’organisme.

En décembre dernier, Mme Méndez s’est rendue au Peabody Essex Museum, à Salem, en compagnie d’un autre membre de la société d’histoire, pour constater que la cage, dont on avait perdu la trace depuis 1839, existe toujours.

[…]

Au Peabody Essex, la cage n’est pas présentée au public. […]

Au cours des prochaines semaines, la société d’histoire compte créer un comité pour entreprendre des démarches formelles de rapatriement. (Diane Tremblay, La cage de «la Corriveau» retrouvée. TVA, 31 juillet 2012, http://www.tvanouvelles.ca/2012/07/31/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee vu le 14 décembre 2015)

D

« The infamous 1763 execution of Mary-Josephte Corriveau revisited after historians find artifact

« Some 250 years ago, Mary-Josephte Corriveau was hanged on the Plains of Abraham in Quebec City, her body left to rot in a cage in the public square of nearby Lévis.

« That cage, recently rediscovered, is on display at the Lévis convention centre this weekend.

‘The body of la Corriveau, as she came to be known, was held in the body-shaped iron cage — a gibbet — for 40 days. » (CBC News Montreal, Cage of la Corriveau on display in Lévis, http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/cage-of-la-corriveau-on-display-in-l%C3%A9vis-1.1913940 vu le 04-02-2014)

TROISIÈME DOCUMENT

S’il y a eu des journalistes qui n’ont fait que répéter les dires de la SHRL, d’autres ont exercé leur métier d’une manière rigoureuse. Voici des extraits d’articles de ces journalistes :

A

Le 1er août 2012, le quotidien Le Devoir écrit :

« Malgré l’engouement que suscite déjà la découverte parmi les historiens de la Nouvelle-France et du Québec, nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau. (Le Devoir 1 août 2012 | Raphaël Dallaire Ferland | Actualités culturelles http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee#reactions vu le 15-09-2014)

B

Le 1er octobre 2013, Radio-Canada écrit :

« Le Musée de la civilisation tentera d’authentifier la pièce qui pourrait être la « cage » dans laquelle le corps de Marie-Josepthe Corriveau, dite « la Corriveau », fût exhibé, à Lévis, après sa pendaison en 1763.

« L’institution muséale américaine le Peabody Essex Museum, située à Salem au Massachusetts, a accepté de prêter cet objet de sa collection au Musée de la civilisation afin que des expertises et des recherches sur son authenticité puissent être menées d’ici 2015.

[…]

« Le Musée de la civilisation réunira notamment des chercheurs au niveau historique de même que des experts en métaux afin de monter un dossier de preuves et d’archives qui pourra être présenté au musée Peabody pour une demande éventuelle de rapatriement de l’objet.

[…] (Radio-Canada, La « cage » de la Corriveau à l’examen, Radio Canada, 1 oct. 2013, https://fr-ca.actualites.yahoo.com/la-cage-la-corriveau-%C3%A0-lexamen-180107039.html vu le 14-11-2014)

C

Le 4 octobre 2013, l’hebdomadaire Le Peuple Lévis écrit :

« Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013. Cet article a été reproduit au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis)

D

Le 2 octobre 2013, le journal Le Devoir écrit :

« le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité .

« C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur », raconte la conservatrice Sylvie Toupin. » (Louise-Maude Rioux Soucy, L’esprit de la Corriveau refait surface, Le Devoir, 2 octobre 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface)

QUATRIÈME DOCUMENT

LA CAISSE DESJARDINS DE LÉVIS, SON INDIFFÉRENCE APPARENTE

ET SON ÉLOQUENT SILENCE

Une société d’histoire répand une affirmation qu’aucun esprit critique ne peut trouver fondée parce que son auteur n’apporte aucune preuve établissant la véracité de ce qu’il présente. Des médias répètent les dires de la société d’histoire sans demander à cette dernière, semble-t-il, de préciser sur quoi repose son affirmation. D’autres médias mentionnent que l’objet sur lequel porte l’affirmation de la société d’histoire sera soumis à une expertise qui permettra peut-être de déterminer avec certitude s’il est authentique ou non. Pendant ce temps-là, la Caisse Desjardins de Lévis, principal partenaire de la SHRL, reste muette, refuse de répondre à des questions légitimes, agit comme si la confusion était acceptable, comme si la coexistence d’affirmations contradictoires, incompatibles, était possible.

Entre le 10 juin 2015 et le 11 décembre 2015, j’ai écrit plusieurs fois au président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, M. René Bégin. Il ne m’a jamais répondu.

VOICI LE MESSAGE QUE J’AI ENVOYÉ À M. RENÉ BÉGIN LE 10 JUIN 2015 :

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins, Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

Je suis heureux de m’adresser à vous, qui exercez le métier de comptable. Pourquoi, vous demandez-vous probablement ? Parce que votre travail exige constamment de la rigueur, parce que je crois que votre appartenance à l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec peut m’assurer que vous saurez mesurer de manière précise la place qu’a occupé la rigueur dans le déroulement de l’affaire de la cage de la Corriveau, qui m’amène à vous écrire.

Permettez-moi de vous présenter des faits que vous trouverez certainement utile de connaître et que vous pourrez vérifier facilement et rapidement.

I

À compter de 2012 (peut-être même avant), la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a commencé à répandre une affirmation infondée concernant une structure métallique qui aurait été découverte par hasard, sur la Toile, par la personne qui était, à l’époque, la vice-présidente de la SHRL (il s’agit de Mme Claudia Mendez Ishii). La SHRL a affirmé catégoriquement que cette structure était la « cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau (le personnage de la très célèbre légende québécoise) a été montrée en public après sa pendaison en 1763. [Note ajoutée par le plaignant en avril 2016 : L’affirmation de la SHRL a été faite longtemps avant que la « cage » ne soit expertisée.)

Dans le numéro 124 (hiver 2012) de La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), Mme Mendez Ishii a écrit ceci :

« … avec l’aide de Vincent Couture [membre du conseil d’administration de la SHRL] et de Manon Pelletier [membre du conseil d’administration de la SHRL et organisatrice de visites touristiques avec Mme Mendez Ishii, du moins à l’époque], nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. […] en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, Manon Pelletier et moi-même, sommes allées rendre visite à la cage de la Corriveau. […] Ce n’est pas une cage à proprement parler, mais plutôt un exosquelette en fer noir, ajusté au corps par des bandes trouées comme des lanières en fer forgé et qui épousent parfaitement les formes du corps d’une très petite femme. […] On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule avec une grande finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau…»

Le 31 juillet 2013, le quotidien Le Soleil a publié un article consacré à Mme Mendez Ishii; en voici un extrait :

« C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php).

M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un article publié dans un hebdomadaire de Lévis en novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

II

L’affirmation de la SHRL, de Mme Mendez Ishii, de M. Genest, est contredite :

Les Musées de la civilisation à Québec montrent que l’affirmation de la SHRL est infondée :

a) ils confient à un « comité scientifique » la tâche de déterminer l’authenticité de l’objet (une journaliste du quotidien Le Devoir écrit :  » le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité  » (http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface);

b) l’une de leurs conservatrices, Madame Sylvie Toupin, précise, à propos de ladite tâche : « C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur ». (Nous sommes en juin 2015, le « comité scientifique » des Musées de la civilisation de Québec n’a pas encore remis son rapport.)

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau, publié en 2014, contredisent Claudia Mendez Ishii et Claude Genest. Ces auteurs, l’historienne Catherine Ferland et Dave Corriveau, écrivent ceci : « Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, a écrit ceci le 4 octobre 2013 : « Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

Le 1er août 2013 on a pu lire dans Le Devoir : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau » (Le Devoir, 1er août 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee).

III

La Caisse Desjardins de Lévis a été le principal partenaire de la SHRL pour la « commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau » et, par conséquent, pour les activités principales de cette commémoration, c’est-à-dire la présentation à Lévis, en 2013, de deux expositions grandement publicisées de la SHRL au cours desquelles la « cage » américaine a été exposée, deux expositions au cours desquelles l’affirmation infondée de la SHRL a été diffusée et a induit en erreur la population et les médias.

Le président du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis,

a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

Nous remercions notre partenaire principal la Caisse Desjardins de Lévis…

(Source : site de la SHRL sur la Toile, une page que l’on trouvait encore le 22 mai 2015 :

http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/)

IV

Les membres du conseil d’administration de la SHRL aujourd’hui et hier

Au moins trois des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL ont ou ont eu des liens directs avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) depuis les années 1990 ou 1980.

2 – Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et aspirant malheureux à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008. (M. Samson est devenu membre du conseil d’administration de la SHRL en 2014.)

3 – Pierre-Olivier Maheux, historien, qui est à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) ou, s’il ne l’est pas aujourd’hui, l’a été dans un passé récent.

Au moins deux membres des conseils d’administration de la SHRL antérieurs au conseil actuel remplissaient leur fonction d’administrateur à l’époque où la SHRL diffusait déjà son affirmation infondée concernant la « cage » de la Corriveau et avaient des liens directs ou indirects avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL et ancienne rédactrice en chef de la revue de la SHRL, qui est la compagne de vie d’un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins.

2 – Évelyne Fortier, qui était à l’emploi de la Maison historique Alphonse Desjardins et membre du conseil d’administration de la SHRL quand elle a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » (Article paru dans La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

V

Le dossier de la « cage » de la Corriveau aurait dû être mené avec sérieux, avec rigueur, étant donné que, le président de la SHRL l’a dit lui-même,  » c’est l’année [2012-2013] la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL. En effet, la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) est […] le dossier le plus important de l’histoire de la SHRL » [Vincent Couture, in La Seigneurie de Lauzon (revue de la Société d’histoire régionale de Lévis), numéro 129, été 2013].

J’apprécierais de connaître votre réaction au présent exposé de faits, Monsieur Bégin. Pour ma part, je n’hésite pas à affirmer que la Caisse Desjardins de Lévis a commis une faute très grave en fournissant à la Société d’histoire régionale de Lévis des moyens qui, ajoutés à ceux d’autres organisations, ont rendu possible deux expositions pendant lesquelles une affirmation infondée a été répandue. Avant d’accepter d’accorder son aide à la petite société d’histoire, la Caisse aurait dû mesurer le sérieux de son travail et s’enquérir des messages qu’elle allait véhiculer. Il est évident que la Caisse a été négligente et que sa négligence a eu une conséquence très fâcheuse : la diffusion d’une affirmation qui ne repose sur aucune preuve et qui, transmise partout au Canada par les médias, a trompé non seulement les Lévisiens mais aussi les autres citoyens du Québec et ceux des autres parties du Canada. À mon avis, 1) la Caisse Desjardins de Lévis doit s’assurer, par une déclaration publique, que la population cesse de l’associer à la déclaration infondée de la Société d’histoire régionale de Lévis; 2) la diffusion d’une affirmation infondée par la Société d’histoire régionale de Lévis doit amener la Caisse Desjardins de Lévis à cesser de jouer le rôle de partenaire auprès de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Je vous prierais de bien vouloir transmettre ce courriel à Madame Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins (malheureusement, je ne trouve pas l’adresse courriel de son bureau).

Je compte beaucoup sur votre rigueur, Monsieur Bégin.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente dans le blogue lepasseurdelacote.com. Je compte publier votre réponse au même endroit, Monsieur Bégin. Vous comprenez, j’en suis sûr, qu’il faut que la réaction de la Caisse Desjardins de Lévis soit rendue publique : l’affaire de la cage de la Corriveau est publique, elle ne peut pas être privée parce que la Ville de Lévis et le gouvernement du Québec y jouent un rôle; l’affaire de la cage de la Corriveau concerne toute la population de Lévis, son dénouement doit être public.

En novembre 2015, les Musées de la civilisation, dont le directeur général est M. Stéphan La Roche, et la Société d’histoire régionale de Lévis, présidée par M. Vincent Couture, ont annoncé que le « comité scientifique » créé pour qu’il soit tenté de prouver que la « cage » trouvée aux États-Unis a été l’objet utilisé pour exposer la dépouille de Mme Corriveau avait terminé son travail et fait connaître sa conclusion.

CINQUIÈME DOCUMENT

Voici le message que j’ai envoyé au président du Conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, M. René Bégin, le 11 décembre 2015 :

Monsieur René Bégin, président

Conseil d’administration

Caisse Desjardins de Lévis

Lévis (Québec)

Monsieur le président,

Je vous informe ou rappelle que :

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi du Musée de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. » (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

 « Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ». (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml

Madame Ferland est limpide elle aussi, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

Je vous transmets les informations ci-dessus, monsieur Bégin, parce que la Caisse Desjardins de Lévis appuie la Société d’histoire régionale de Lévis depuis qu’elle existe, je crois (la SHRL a été fondée en 1976) et qu’elle a été l’un des partenaires qui l’ont aidé à préparer et à présenter en 2013 deux expositions sur la « cage de la Corriveau ».

Depuis la fin de 2011, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) dit être convaincue qu’elle a trouvé la « cage » qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau il y a plus de 250 ans. Et on apprend à la fin de 2015 qu’une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne qui a publié en 2014 un livre sur madame Corriveau et la « cage de la Corriveau » ne pensent pas du tout comme la SHRL, elles disent qu’elles n’ont pas la certitude que la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans le Web est la structure dans laquelle la dépouille de Madame Corriveau a été exposée.

Il faut savoir aussi que la SHRL et ses amateurs d’histoire ont acquis la certitude que l’objet qu’ils avaient trouvé était la « cage de la Corriveau » avant d’avoir vu l’objet en question ailleurs que sur un écran d’ordinateur, avant d’être allé le voir là où il était, avant que l’objet n’ait été examiné le moindrement par des experts. Vous devez pensez comme moi, monsieur Bégin, que les amateurs d’histoire de la Société d’histoire régionale de Lévis ont gravement péché par manque de rigueur intellectuelle; dans les écoles primaires, bien des enfants usent mieux de leur raison. (Pourtant, monsieur Claude Genest, membre honoraire de la SHRL, a un diplôme universitaire en histoire, monsieur Clément Samson, membre du conseil d’administration de la SHRL, doit être passé par une université puisqu’il est juge, monsieur Vincent Couture, président de la SHRL, est un archiviste, etc.)

Mesdames Sylvie Toupin et Catherine Ferland ont été plus sages : leurs avis, reproduits ci-dessus, ont été formulés après la fin du travail du « comité scientifique » chargé de s’occuper de l’expertise de l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis, un comité dont elles ont fait partie.

Je m’attends, monsieur le président, à ce que la Caisse Desjardins de Lévis désavoue et blâme publiquement la Société d’histoire régionale de Lévis.

Veuillez croire, Monsieur le président, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

SIXIÈME DOCUMENT

Pourquoi la Caisse Desjardins de Lévis refuse-t-elle de répondre au plaignant?

Si la Caisse Desjardins de Lévis était capable de prouver que la Société d’histoire régionale de Lévis avait les preuves qu’il lui fallait pour affirmer catégoriquement en 2012 et en 2013 que l’image d’une « cage » que Madame Claudia Mendez Ishii avait découvert par hasard dans le Web (selon ce que dit la SHRL) représentait la structure métallique dans laquelle la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population en 1763, elle afficherait ces preuves sur tous les murs de ses immeubles, elle aurait répondu prestement au plaignant. Comme elle ne les a pas, ces preuves, elle se réfugie dans le silence. Qui voit une autre explication?

____________________________

 

LES MUSÉES DE LA CIVILISATION N’ONT PAS CRU QUE

L’AFFIRMATION DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS

ÉTAIT FONDÉE.

La preuve en est qu’ils ont décidé de créé un comité dont la tâche consistait à essayer de déterminer si la « cage » de Salem

est vraiment celle qui a été utilisée en 1763 sur le territoire actuel de Lévis.

SEPTIÈME DOCUMENT

Que s’est-il passé quand la Caisse Desjardins de Lévis s’est demandée si elle devait accepter d’être la partenaire de la Société d’histoire régionale de Lévis, puis quand elle a décidé d’aider la SHRL? Hypothèses envisageables :

1 – la Caisse Desjardins de Lévis a accepté d’être la partenaire de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour la préparation et la présentation de deux expositions en 2013 sans savoir quel allait être le contenu des expositions, et elle s’est ainsi montrée irresponsable (elle a agi d’une manière irréfléchie, inconsidérée);

2 – la Caisse Desjardins de Lévis a accepté d’être la partenaire de la SHRL en sachant que l’affirmation selon laquelle la « cage de la Corriveau » avait été trouvée aux États-Unis par la SHRL allait être répandue pendant les expositions, elle a agi d’une manière irréfléchie, inconsidérée, en ne s’assurant pas que ladite information était incontestablement fondée;

3 – la Caisse Desjardins de Lévis a accepté d’être la partenaire de la SHRL en sachant que l’affirmation selon laquelle la « cage de la Corriveau » avait été trouvée aux États-Unis par la SHRL était infondée et qu’elle allait être répandue pendant les expositions, et elle a agi d’une manière qui mérite le déshonneur.

HUITIÈME DOCUMENT

L’AFFAIRE DE LA « CAGE DE LA CORRIVEAU ».

AUTRES CHOSES QU’IL EST NÉCESSAIRE DE CONNAÎTRE.

8.1

Pour préparer et présenter ses deux expositions en 2013, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), modeste organisation composée de simples amateurs d’histoire (l’un de ses membres a bien un diplôme en histoire et était, il n’y a pas longtemps encore, historien au Mouvement Desjardins (son employeur l’a nommé à un autre poste), la SHRL, dis-je, a pu compter, pour préparer et présenter ses deux expositions, sur l’aide d’un nombre particulièrement élevé de partenaires qui ne sont pas les derniers venus : Commission de la capitale nationale du Québec, Musée de la civilisation, Musée canadien de l’histoire, conseil municipal de Lévis, Musée du Royal 22e Régiment (en français : Musée du 22e Régiment royal), Tourisme Lévis, l’ancien député Christian Dubé, en plus de la Caisse Desjardins de Lévis. Évidemment, les trois hypothèses formulées plus haut pour le cas de la Caisse Desjardins de Lévis peuvent être formulées pour chacun des autres partenaires de la SHRL.

8.2

Pour examiner l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), le Musée de la civilisation et la SHRL ont créé un comité qu’ils ont appelé « comité scientifique ». Parlons de ses membres.

Le comité scientifique « se composait de : Claudia Mendez, France Desjardins, Vincent Couture, Clément Samson et Claude Genest de la SHRL et de Philippe Antoine Hamel et de Sylvie Toupin du Musée de la civilisation, de l’historienne Catherine Ferland et de l’archéologue Paul-Gaston L’Anglais » (source : La Seigneurie de Lauzon, revue de la SHRL, hiver 2016, numéro 139). Cinq des membres, soit plus de la moitié (la majorité, autrement dit), étaient donc membres (ils le sont toujours, à ma connaissance) de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Comment peut-on inviter à faire partie d’un comité dit scientifique cinq personnes dont le manque de rigueur intellectuelle est connu : ne faut-il pas manquer drôlement de rigueur intellectuelle, en effet, pour acquérir la certitude qu’un objet que montre une image vue dans le Web au 21e siècle est incontestablement l’objet qui a été utilisé pour telle raison, telle année, à tel endroit? D’autant plus que nos ancêtres n’ont laissé aucune description complète et sûre de la « cage de la Corriveau». [Louis Fréchette a donné une description dans un texte des années 1880, dans lequel il affirme avoir vu la « cage », environ trente-cinq ans plus tôt, pendant qu’on la déterrait à Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy en 1849 ou 1850, mais il est impossible de vérifier s’il dit vrai, lui qui, selon le docteur ès lettres et professeur Michel Dassonville, était « avide de réussite et de gloire » et « dominé par son admiration pour ce qui est excessif, extraordinaire, cyclopéen », lui, Fréchette, dont le journaliste et avocat Laurent-Olivier David a pu dire ceci : « l’homme de sentiment et d’imagination l’emportait (en lui) sur l’homme de principes et de volonté »; mentionnons aussi qu’en 1849 ou 1850 Fréchette était un gamin de 9 ou 10 ans. (Les paroles de Dassonville se trouvent dans son livre, Fréchette, paru dans la collection Classiques canadiens des Éditions Fides, de même que celles de David). On peut ajouter que la « cage » est passée entre les mains de l’homme de cirque Phineas Taylor Barnum (1810-1891), un personnage bien connu pour ses tromperies, des tromperies si bien connues que le psychologue américain Paul Meehl (1920-2003) a utilisé son patronyme pour nommer un biais cognitif et une technique de manipulation : l‘effet Barnum (source : http://www.toupie.org/Biais/Effet_barnum.htm).

Comment expliquer que le Musée de la civilisation ait commis l’erreur, pour ne pas dire la bêtise, d’accepter que cinq membres de la SHRL dont le manque de rigueur intellectuelle était connu fassent partie d’un comité qui se voulait scientifique?

8.3

LE 3 FÉVRIER 2014, LE MUSÉE DE LA CIVILISATION A ÉCRIT LUI-MÊME QU’IL N’AURA JAMAIS LA PREUVE QUE L’OBJET TROUVÉ PAR LA SHRL EST LA STRUCTURE DANS LAQUELLE MARIE-JOSEPHTE CORRIVEAU A ÉTÉ EXPOSÉE.

Cette affirmation a été faite par le service des relations de presse du Musée de la civilisation (les services des relations de presse présentent les idées, les opinions, les décisions de l’organisation dont ils font partie). Voici ce que le service m’a écrit :

« Il sera sans doute possible d’identifier l’année de fabrication en faisant des analyses pointues sur le métal et sur la façon dont la dite cage a été conçue.

« Si les dates correspondent aux indices historiques recueillis par Mme Mendez, cela pourrait tendre vers une affirmation que la cage est celle de la Corriveau.

  « Cependant, nous n’aurons jamais la preuve à 100% que c’est bien elle car nous ne possédons pas d’indices scientifiques comme des échantillons d’ADN (contenus dans le sang, la peau  ou dans les cheveux). »

8.4

Une opinion de Michel Pleau

Source : La Corriveau : un fait divers, une légende – Université du Québec à Montréal (UQAM), http://chairerenemalo.uqam.ca/upload/files/Textes_PDF/mp_textefinal.pdf

« Par la suite, la symbolique de la cage s’est transformée; elle s’est muée au gré des circonvolutions de la société qui lui a donné naissance. […]

« Pourtant, en réalité, personne ne sait à quoi ressemblait véritablement cette cage. Le tribunal anglais n’avait pas de directives claires sur la forme et la dimension que devaient prendre les cages utilisées pour les châtiments. Comme le modèle de la cage était laissé à la discrétion de l’artisan, il est impossible de savoir précisément quel aspect celle-ci pouvait avoir. D’autant plus qu’après sa disparition, personne n’a jamais vraiment revu la cage de la Corriveau. Selon Louis Fréchette, dans La relique, elle fut enterrée dans un cimetière situé derrière l’église du village. En 1840, lors de l’agrandissement du cimetière, on a retrouvé la cage avec quelques ossements. Elle fut par la suite vendue à l’impresario Barnum, de New York, qui l’exposa comme curiosité pendant plusieurs années avec, au-dessus une « pancarte » ou il était inscrit from Québec.

« Mais, comme tout le reste, il est impossible de savoir si Louis Fréchette a tiré cet épisode de faits réels ou de son imagination. »

8.5

LA « CAGE » AMÉRICAINE SUREXCITE UN CERTAIN NOMBRE DE PERSONNES PHYSIQUES ET MORALES. POURQUOI?

Parce que l’exposition en public à Lévis de la « vraie » cage de La Corriveau augmenterait certainement le nombre de visiteurs à Lévis, parce que le rapatriement de la cage à Lévis pourrait accélérer la création du musée régional dont certains rêvent, ce qui aiderait grandement le développement économique et touristique. Le saviez-vous? Les personnes que surexcite la cage américaine le savent; à preuve : les idées exprimées dans les lignes précédentes de ce paragraphe sont exposées dans un article qu’a écrit Mme Évelyne Fortier quand elle était membre du conseil d’administration de la SHRL. (Voyez la note ci-dessous.) (Au moins deux membres du conseil d’administration de la SHRL connaissaient assez bien ou très bien l’industrie touristique : ils y travaillaient, ils y gagnent peut-être encore de l’argent.)

Des personnes, à cause de leur surexcitation, dans des rêves fous voient-elles s’élever à Lévis, grâce à l’argent des citoyens, un musée dont les principaux attraits ou appâts sont Marie-Josephte Corriveau et la cage dite de La Corriveau, c’est-à-dire un personnage et un objet que les historiens auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière et de l’Histoire de la Côte-du-Sud mentionnent à peine? Si un tel rêve devenait réalité, ne pourrait-on pas accuser Lévis de malhonnêteté intellectuelle? Le désir légitime de faire entrer de l’argent à Lévis, de l’argent des Lévisiennes ou des Lévisiens et de touristes, ne doit pas faire oublier que la fin ne justifie pas les moyens.

NOTE Texte d’Évelyne Fortier

« […] le rapatriement de la cage de la corriveau pourrait non seulement entraîner un possible avancement du projet [création d’un musée à Lévis], mais aussi permettre de faire de ce musée régional un attrait majeur de la ville de Lévis. Cela aiderait grandement le développement économique et touristique. en effet une telle exposition augmenterait certainement le nombre de visiteurs à Lévis […]. » (Source : Évelyne Fortier, Le rapatriement de la cage de la corriveau en lien avec le patrimoine et le développement durable à la ville de Lévis, article paru dans la revue de la société d’histoire régionale de Lévis, numéro 128, printemps 2013)

Rappel – Paroles du président de la Société d’histoire régionale de Lévis : « au nom du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, j’aimerais remercier nos commanditaires et partenaires pour leur généreuse contribution financière et leur collaboration dans le cadre de la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau. Nous remercions notre partenaire principal la Caisse Desjardins de Lévis ». (http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/ )

8.6

Dans le numéro 128 (printemps 2013, p. 15) de La Seigneurie de Lauzon, Évelyne Fortier écrit : « La société d’histoire régionale de Lévis veut faire une demande de rapatriement de la cage de la Corriveau afin d’en faire bénéficier la population de Lévis. Pour elle, cet artefact appartient à la Rive-Sud et fait encore beaucoup de sens dans cette communauté. » L’auteur oublie de nous dire pourquoi la « cage » appartiendrait plus à Lévis qu’à Saint-Vallier-de-Bellechasse… Le drame de Marie-Josephte-Corriveau n’ « appartiendrait »-t-il pas plutôt à Saint-Vallier? C’est à Saint-Vallier qu’est née et a vécu Marie-Josephte-Corriveau; c’est à Saint-Vallier que Marie-Josephte-Corriveau a commis le crime qui lui a valu d’être pendue; la victime du crime était un citoyen de Saint-Vallier; c’est à Saint-Vallier que Marie-Josephte-Corriveau a été arrêtée; ce n’est pas à Lévis que son procès s’est déroulé; ce n’est pas à Lévis qu’elle a été pendue. Lévis n’a été que le lieu où la dépouille de la criminelle a été montrée en public. Il tombe sous le sens que c’est à la municipalité de Saint-Vallier-de-Bellechasse que la « cage » dite de la Corriveau devrait être remise, si on avait la certitude que l’objet trouvé par Madame Mendez Ishii est la structure métallique dans laquelle la dépouille de Madame Corriveau a été exposée (cette certitude n’a pas été acquise). Évidemment, si on désire que la « cage » génère des revenus pour l’industrie touristique de Lévis, c’est à Lévis que la « cage » doit être installée en permanence…

8.7

Une énorme contradiction des Musées de la civilisation à Québec, impressionnant motif de défiance.

En novembre 2015, dans un communiqué, les Musées de la civilisation écrivent :

« Ainsi, tous ces indices, juxtaposés et liés les uns aux autres, ont convaincu les membres du comité scientifique de la véracité de la cage, malgré l’inexistence de substances pouvant révéler l’ADN de la Corriveau. »

Corriveau expertises concluantes TOUPIN - V 2_R-Canada 9 nov15

Le 3 février 2014, les Musées de la civilisation avaient pourtant affirmé le contraire de ce qui précède:

« nous n’aurons jamais la preuve à 100% que c'[l’objet trouvé par la SHRL] est bien elle [la structure dans laquelle la dépouille de M.-J. Corriveau a été montrée à la population] car nous ne possédons pas d’indices scientifiques comme des échantillons d’ADN (contenus dans le sang, la peau ou dans les cheveux) ».

Corriveau cage_Jamais la preuve_mcq Dufour_03-02-2014_v2

8.8

LES DIRIGEANTS DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS ONT L’AIR FOU. Tantôt ils affirment une chose, tantôt ils affirment son contraire.

Printemps 2013 : Dans le numéro 128 de La Seigneurie de Lauzon, revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), Évelyne Fortier, alors trésorière du conseil d’administration de la SHRL et employée du Mouvement Desjardins, écrit ceci : « La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. »

Le 31 juillet 2013, Claudia Mendez Ishii, alors vice-présidente de la SHRL, affirme qu’une image qu’elle dit avoir découverte par hasard dans le web représente la « cage » dans laquelle la dépouille de la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population en 1763. Lisons : « C’est elle [Claudia Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto [Manon Pelletier était propriétaire de l’entreprise Tours suivez le guide avec Claudia Mendez Ishii, guide touristique comme Madame Pelletier, à l’époque]. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (En face, c’est Lévis, il n’y a rien…, article de Madame Mylène Moisan, Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php)

Ce n’est pas tout.

Le 27 novembre 2013, M. Claude Genest, ancien président de la SHRL devenu membre honoraire de la SHRL, conjoint de Madame Claudia Mendez Ishii et, à l’époque, historien au Mouvement Desjardins (aujourd’hui, M. Genest ne travaille plus comme historien chez Desjardins), écrit les phrases suivantes dans un hebdomadaire de Lévis : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est [sic] un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis. J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

Surprise : le 16 juillet 2013, un document officiel diffusé par le Service des collections, des archives et de la bibliothèque des Musées de la civilisation CONTREDIT clairement Évelyne Fortier, Claudia Mendez Ishii et Claude Genest ainsi que tous les personnages de la SHRL et de ses partenaires qui affirment que l’image de l’objet découverte dans le web par hasard, selon la SHRL, est celui de la « cage » dans laquelle la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population. Le document officiel dit en effet ceci : « THE HISTORIC DATA AVAILABLE AT THIS POINT IS INSUFFICIENT TO CONFIRM WHETHER THE GIBBET IS THE ONE IN WHICH MARIE-JOSEPHTE CORRIVAUX’S BODY WAS EXPOSED ». (Le document, remis au soussigné par les Musées de la civilisation, est en anglais.)

On a vu que le texte de M. Claude Genest cité ci-dessus est daté du 27 novembre 2013 et que celui de Madame Claudia Mendez Ishii, reproduit ci-dessus lui aussi, porte la date du 31 juillet 2013. Avez-vous remarqué que le document officiel des Musées de la civilisation, qui a été remis au soussigné en janvier 2016 au Musée de la civilisation, est daté du 16 juillet 2013. M. Genest et Madame Mendez Ishii, dans leurs textes écrits après le 16 juillet 2013, expriment une opinion contraire à celle qui est présentée dans le document officiel des Musées de la civilisation, ils disent clairement que la SHRL a découvert la « cage de la Corriveau », la « vraie », la « vraie de vrai » ! Lectrice, lecteur, la chose doit vous surprendre beaucoup. Attendez ! une autre surprise énorme vous attend : le document officiel dont je viens de parler porte la signature de deux auteurs : les Musés de la civilisation et… oui, c’est bien ça : L’AUTRE AUTEUR EST L’AMUSANTE SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS.

Ce n’est pas tout.

En effet, le 1er octobre 2013, les Musées de la civilisation ont publié un communiqué dans lequel ils disent ceci : « Au cours des prochains mois, les Musées de la civilisation à Québec, par le biais de son [sic] Centre national de conservation et d’étude des collections, se pencheront sur une pièce qui pourrait se révéler être la cage dans laquelle le corps de Marie-Josephte Corriveau fût [sic] exhibé, à Lévis en 1763, après sa pendaison. » Vous avez compris ? Les Musées disent « une pièce qui pourrait se révéler être la cage »; ils n’affirment pas que la « cage » trouvée par la SHRL est celle qui a servi à montrer la criminelle à la population; ils annoncent qu’ils chercheront à établir si ladite « cage » est incontestablement celle que la SHRL dit être. L’ancien historien du Mouvement Desjardins ne l’a pas compris, semble-t-il : le 27 novembre 2013, près de deux mois après la diffusion du communiqué mentionné ci-haut, et longtemps avant la fin de l’expertise menée par les Musées de la civilisation, M. Claude Genest écrit ceci : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique», comme on l’a vu ci-dessus.

Ce n’est pas tout.

L’expertise demandée par les Musées de la Civilisation (et la Société d’histoire régionale de Lévis…) est maintenant terminée.

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi des Musées de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015 :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

Corriveau expertises concluantes TOUPIN - V 2_R-Canada 9 nov15

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

Corriveau expertises concluantes c Ferland  2_9nov15

Madame Ferland est claire, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

(Les déclarations de Mesdames Toupin et Ferland sont publiées dans une page Web de Radio-Canada datée du 9  novembre 2015; cette page se trouve à l’adresse suivante : http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml.)

Les opinions de Sylvie Toupin et de Catherine Ferland n’ont pas pesé lourd : les Musées de la civilisation et leur directeur général, monsieur Stéphan La Roche, de même que la Société d’histoire régionale de Lévis, contredisent Mesdames Toupin et Ferland et prétendent que la certitude recherchée a été acquise, ils déclarent que la « cage » trouvée par hasard par la Société d’histoire régionale de Lévis est la structure utilisée pour montrer à la population la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. [Déclaration exacte des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis datée du 9 novembre 2015 : « Les résultats de l’expertise, juxtaposées les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification ». Authentifier, c’est prouver. Le Trésor de la langue française informatisé donne cet exemple de l’emploi du verte authentifier : « Il a authentifié ce Géricault : il a prouvé que cette toile était due au pinceau du maître ». Un expert peut bien établir que Marie-Josephte Corriveau a été pendue en 1763 à Québec, un autre déclaré que la « cage » découverte au 21e siècle a été construite au 18e siècle, un troisième avoir trouvé des documents qui prouvent que l’on pendait des criminels « dans les chaînes » en Angleterre au 18e siècle, on aura beau « juxtaposer » ces « résultats » de toutes les manières, on n’aura jamais la preuve que la « cage » examinée à Québec est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. (La page citée du TLFI se trouve au http://www.cnrtl.fr/definition/authentifier.)]

Plus de la moitié des membres du « comité scientifique » (c’est ainsi que ses créateurs l’appellent) mis sur pied par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis appartenaient à la Société d’histoire régionale de Lévis, selon un document des Musées de la civilisation. Madame et Monsieur tout le monde sont en droit de se poser des questions au sujet de cette domination de la Société d’histoire régionale de Lévis, dont les dirigeants avaient fait preuve d’un incroyable manque de rigueur intellectuelle, avant la formation du « comités scientifique », en affirmant qu’un objet découvert par la SHRL était la « cage de la Corriveau », et ce, avant même d’avoir vu et avoir pu examiner le moindrement cet objet.

La Caisse Desjardins de Lévis, la Ville de Lévis, les Musées de la civilisation à Québec, la Commission de la capitale nationale du Québec, le Musée canadien de l’histoire et l’ancien député Christian Dubé ont été des partenaires de la SHRL pour la réalisation par cette dernière de deux expositions sur la « cage de la Corriveau » en 2013. Il faudrait qu’ils justifient leur décision d’aider la SHRL et qu’ils essaient de démontrer, aujourd’hui, qu’ils ont toutes les raisons d’être heureux et fiers d’avoir pris cette décision.

8.9

LES DIRIGEANTS DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS ONT L’AIR FOU. PARTIE 2.

Les dirigeants de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) ne savaient pas sur quel pied danser, devant la « cage »… L’un disait que le jour éclairait le ciel, l’autre soutenait que la nuit était avancée… Il faisait beau, selon l’un d’eux, mais un autre était certain qu’il pleuvait à seaux… Il arrivait même qu’un dirigeant affirme une chose dans un texte et son contraire dans le même texte… Les uns étaient-ils en bisbille avec les autres? Levons le rideau, que la comédie commence!

UN

EN OCTOBRE 2013… A) LA SHRL DIT QUELLE N’EST PAS CERTAINE

La SHRL dit qu’elle n’est pas certaine que la « cage » qu’elle a trouvée aux États-Unis est celle qui a reçue la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Voyez ce qu’elle écrit dans le web :

« … le conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a le plaisir de vous annoncer que la cage qui pourrait se révéler être celle de la Corriveau sera exposée en exclusivité au Centre de congrès et d’expositions de Lévis du 3 au 6 octobre prochain [2013] ».

TOUJOURS EN OCTOBRE 2013… B) LA SHRL DIT QUELLE EST CERTAINE

La SHRL dit qu’elle est certaine que la « cage » qu’elle a trouvée aux est celle qui a reçue la dépouille de Madame Corriveau. Voyez ce qu’elle écrit dans le web, dans le même texte que celui cité ci-dessus :« L’événement [l’exposition au Centre de congrès et d’expositions] n’est pas banal car la cage sera de retour sur notre territoire et ce, après plus de 160 ans d’absence. Outre la cage et l’histoire de Marie-Josephte, vous aurez l’occasion de voir aussi sur place plusieurs objets… »

Corriveau Expo centre congres 2013_authenticite incertaine - Version 7

DEUX

EN 2014, le président de la SHRL, M. Vincent Couture, présente son rapport annuel.

En 2014, le président de la SHRL, M. Vincent Couture, accole l’adjectif présumé à l’expression « cage de la Corriveau » dans le premier paragraphe de son rapport annuel concernant l’année 2013 (numéro 132 de la revue de la SHRL, La Seigneurie de Lauzon). Voici ce qu’il écrit :  « L’année administrative 2013 fut la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL grâce à l’exposition de la « présumée » cage (ou gibet) de Marie-Josephte Corriveau… ». (présumer, c’est donner quelque chose comme probable, lit-on dans un dictionnaire Larousse au http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/Donner%20quelque%20chose%20comme%20probable; probable, pas certain!)

SHRL LSDL no 132 Mot du pres. Couture_ - 041 - Version 2

La Seigneurie de Lauzon, numéro 132

TOUJOURS EN 2014, le président de la SHRL, Vincent Couture, présente son rapport annuel et dit dans le deuxième paragraphe le contraire de ce qu’il avait dit dans le premier.

Vincent Couture, après dit un mot de la « présumée » « cage de la Corriveau », parle de la même cage, mais la présente, cette fois, comme la « vraie » structure ayant servi à montrer à la population la dépouille de Marie-Josephte Corriveau : « Grâce à la collaboration des Musées de la civilisation, nous avons pu exposer la cage à Lévis. En effet, sans leur implication [sic], nous n’aurions jamais pu présenter cet objet historique qui a marqué notre histoire locale et l’imaginaire du folklore québécois [sic]. Combien d’historiens et de spécialistes auraient souhaité la voir en personne de leur vivant [sic]. Je pense à Pierre-Georges Roy, Philippe Aubert de Gaspé, Luc Lacourcière et bien d’autres qui en ont tant parlé dans leurs écrits et qui n’ont jamais pu la voir de leur vivant. »

SHRL LSDL no 132 Mot du pres. Couture_ - 041 - Version 3

La Seigneurie de Lauzon, numéro 132

[ C’est vrai que Luc Lacourcière, ethnographe, folkloriste et universitaire, a consacré beaucoup d’heures de travail à Marie-Joseph Corriveau, comme le mentionne Vincent Couture ci-dessus); il a notamment écrit ceci :

« Ainsi reforgée par [Louis] Fréchette, d’après ses souvenirs d’enfance, cette cage est avant tout romantique. Amplifiant les données essentielles de Philippe Aubert de Gaspé, le poète y a d’abord encerclé sa propre redondance et sa manie des grandeurs!

« Aucune des références au Musée Barnum de New-York, ni au Musée de Boston, n’a pu être vérifiée. Nous ne savons plus ce qu’est devenue la vraie cage de la Corriveau. Il se peut que la ferraille trouvée dans le cimetière de Saint-Joseph-de-Lévis, autour de 1850, ait bien été cette cage (encore qu’on puisse entretenir un doute). Mais les ossements qu’elle contenait, et qu’on a dû inhumer de nouveau, n’ont fait l’objet d’aucun acte officiel consigné dans les registres de Saint-Joseph, de Saint-Vallier ou d’ailleurs. Enfin l’on ne sait pas avec certitude où les restes de Marie-Josephte Corriveau ont pu trouver leur dernier repos. Cet endroit demeure aussi mystérieux que le tombeau de… Champlain. » (Luc Lacourcière, Le triple destin de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763), Les Cahiers des Dix, numéro 33, 1968, p. 213-242, http://www.er.uqam.ca/nobel/sodix1/?q=node/92/) ]

TROIS

En juillet 2013, Claudia Mendez Ishii apprend aux lectrices et lecteurs du quotidien Le Soleil qu’il lui a suffi de voir sur l’écran d’un ordinateur, à Lévis, une image d’une « cage », une simple image, pour acquérir la certitude que l’objet montré par cette image était celui dans lequel le cadavre de Marie-Josephte Corriveau avait été exposé en 1763 : « C’est elle aussi [C. Mendez Ishii], écrit dans un article médiocre la chroniqueuse Mylène Moisan, qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (« En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php) Mais en 2016, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) ne dit pas la même chose que Mme Mendez Ishii; pourquoi sa version est-elle différente? Ment-elle? Voyons voir.

En 2016, dans le numéro 139 de sa revue, la SHRL écrit ceci :

« En 2011, la cage n’existait plus. Tout le monde était d’accord pour dire qu’elle avait disparu dans un incendie en 1947. Le numéro 123 [de la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis] allait provoquer un enchaînement de découvertes incroyables. La marque de la sorcière était le titre d’un article que Claudia Mendez cherchait à illustrer. Ses recherches sur Internet débouchèrent rapidement sur différentes photos de la cage. Une image réelle [?] provenant du Peabody Essex Museum (PEM) attira son attention. Le responsable de la revue communique alors avec ce musée pour obtenir l’autorisation de publier cette photo. Une surprise de taille attend notre rédactrice : le musée a non seulement une image, mais la cage réelle [?]. Le conservateur parle d’une madame Dodier, il encourage à faire des démarches […].

C’est un véritable choc pour la SHRL [Société d’histoire régionale de Lévis] : la cage de la Corriveau est une pièce très importante de l’histoire de la région. L’histoire de cette femme pendue et exposée à Lauzon a marqué des générations d’habitants de la rive sud de Québec. Le conseil d’administration de la SHRL rédige donc une lettre formelle au PEM. Le 5 décembre 2011, quelques membres font le voyage de Salem pour voir de près la cage. Ils prennent alors connaissance de la fiche descriptive qui indique que ce gibet canadien est un don fait en 1899 par David Kimball. […] Claudia Mendez, Manon Pelletier et les autres membres de la SHRL sont alors convaincus que cette cage est la vraie, qu’elle a contenu les restes de La Corriveau. »

[Pierrot Métrailler, Compte-rendu [sic ]de la conférence du 10 novembre 2015 à l’Anglicane de Lévis, in La Seigneurie de Lauzon, revue de la SHRL), numéro 139, hiver 2016]

En 2013, Mme Mendez Ishii a dit à un journal : « Quand j’ai compris qu’elle [la « cage »] était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto » [pour aller à Salem, aux États-Unis, où se trouvait la « cage » vue dans une image]. En 2016, la SHRL affirme plutôt que c’est à Salem que « Claudia Mendez, Manon Pelletier et les autres membres de la SHRL sont alors [c’est-à-dire une fois rendus à Salem] convaincus que cette cage est la vraie, qu’elle a contenu les restes de La Corriveau ». On peut penser que la SHRL a voulu effacer la stupidité de Mme Mendez Ishii : il n’avait pas été brillant de sa part, en effet, de s’être contentée de voir une image d’une « cage » dans un document du Web pour acquérir la certitude que la « cage » montrée était l’objet employé pour exposer la dépouille de Mme Corriveau. Mais en 2016, la SHRL ne retrouvera pas sa crédibilité en affirmant que c’est à Salem, après avoir vu la « cage » de leurs yeux pour la première fois, que « Claudia Mendez, Manon Pelletier et les autres membres de la SHRL » ont acquis la conviction « que cette cage est la vraie, qu’elle a contenu les restes de La Corriveau »… En 2014, la SHRL créera, avec les Musées de la civilisation à Québec (MCQ), un comité dont la mission consistera à essayer de déterminer si la « cage » de Salem est celle dans laquelle la dépouille de Mme Corriveau a été mise. Les MCQ ont convaincu la SHRL que les gens trouveraient bizarre que la « cage » ne soit pas examinée davantage avant qu’on la déclare authentique.

Rappel – Paroles du président de la Société d’histoire régionale de Lévis : « au nom du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, j’aimerais remercier nos commanditaires et partenaires pour leur généreuse contribution financière et leur collaboration dans le cadre de la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau. Nous remercions notre partenaire principal la Caisse Desjardins de Lévis ». (http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/ )

NEUVIÈME DOCUMENT

COURRIEL ENVOYÉ PAR LE PLAIGNANT À M. STÉPHAN LA ROCHE, DIRECTEUR DES MUSÉES DE LA CIVILISATION À QUÉBEC, LE 11 MARS 2016.

(M. Stéphan la Roche n’a pas répondu.)

Lévis, le 11 mars 2016

Monsieur Stéphan La Roche, directeur

Musées de la civilisation à Québec, Québec

Monsieur, 

Le texte ci-dessous a été publié aujourd’hui au lepasseurdelacote.com. J’aimerais savoir ce que vous en pensez.

Recevez, Monsieur, mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

On rit aux Musées de la civilisation à Québec. De qui?

Voici deux affirmations des Musées de la civilisation à Québec :

I Affirmation faite par les Musées de la civilisation dans un communiqué diffusé le 9 novembre 2015 et intitulé La cage de la Corriveau entre dans la collection nationale des Musées de la civilisation à Québec :

« Ainsi, tous ces indices, juxtaposés et liés les uns aux autres, ONT CONVAINCU LES MEMBRES DU COMITÉ SCIENTIFIQUE DE LA VÉRACITÉ DE LA CAGE, MALGRÉ L’INEXISTENCE DE SUBSTANCES POUVANT RÉVÉLER L’ADN DE LA CORRIVEAU. »

II Affirmation des Musées de la civilisation à Québec transmise par leur service des relations avec la presse le 3 février 2014 :

« NOUS N’AURONS JAMAIS LA PREUVE À 100% QUE C’EST BIEN ELLE [LA « CAGE » DE M.-J. CORRIVEAU] CAR NOUS NE POSSÉDONS PAS D’INDICES SCIENTIFIQUES COMME DES ÉCHANTILLONS D’ADN… »

Quelle est l’affirmation vraie?

Quelle est l’affirmation fausse?

Un jour, les Musées de la civilisation disent qu’ils peuvent prouver l’authenticité de la « cage » MALGRÉ L’INEXISTENCE DE SUBSTANCES POUVANT RÉVÉLER L’ADN DE LA CORRIVEAU; un autre jour, ils disent qu’ils ne pourront pas acquérir la certitude que la cage est authentique parce qu’ils « NE [POSSÈDENT] PAS D’INDICES SCIENTIFIQUES COMME DES ÉCHANTILLONS D’ADN ».

Roger Martel, citoyen de Lévis

DIXIÈME DOCUMENT

COURRIEL QUE LE PLAIGNANT A ENVOYÉ À MADAME LINDA GOUPIL, MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA CAISSE DESJARDINS DE LÉVIS, EN 9 MARS 2016.

(Madame Linda Goupil n’a pas répondu.)

Lévis, le 9 mars 2016

Madame Linda Goupil

700, route du Président Kennedy,

Lévis (Québec), G6C 1E2

Madame,

Je ne m’adresse pas à vous parce que vous êtes avocate ni parce que vous avez été ministre de la Justice du Québec de décembre 1998 à mars 2001; je vous écris parce que vous êtes membre du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, selon le site web de cette dernière consulté aujourd’hui.

J’ai écrit plusieurs fois au président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, M. René Bégin. Malheureusement, ce dernier fait peu de cas de moi, je dirais même qu’il se conduit comme si je n’existais pas (pourtant, il y a de l’argent qui m’appartient dans les coffres de sa Caisse, de l’argent que M. Bégin, comptable professionnel, ne doit pas dédaigner).

[…]

Serait-ce trop vous demander que d’essayer de convaincre le conseil d’administration de la Caisse de répondre aux deux dernières communications que j’ai transmises à M. René Bégin et que je reproduis ci-dessous? Vous conviendrez avec moi qu’il est inacceptable que le conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis ignore mes communications, ne serait-ce que pour la raison suivante : le code d’éthique du Mouvement Desjardins prévoit certainement que les dirigeants, gestionnaires et employés ne doivent pas traiter les clients d’une manière inconvenante.

Le silence de M. Bégin, c’est aussi celui des autres membres du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis.

Recevez, Madame, l’expression de mes sentiments distingués.

Roger Martel

6364, rue Fraser, Lévis, G6V 3S3

CETTE COMMUNICATION ET LES RÉPONSES AUXQUELLES ELLE DONNERA LIEU SERONT PUBLIÉES AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

ONZIÈME DOCUMENT

Quand une auréole de mystère pare des comités dont font partie des membres de la Société d’histoire régionale de Lévis, que la Caisse Desjardins de Lévis appuie régulièrement en achetant des espaces publicitaires dans sa revue, et dont elle est même, parfois, un partenaire.

I

La « cage de la Corriveau »

Lévis, 16 mai 2016

Monsieur Stéphan La Roche, directeur général

Musée de la civilisation, 85, rue Dalhousie; C. P. 155, succursale B, Québec, G1K 8R2

Monsieur,

Le 21 février 2016, je vous ai écrit ceci :

Madame Sylviane Morrier, secrétaire générale adjointe et affaires juridiques, Secrétariat général, Musées de la civilisation, m’a répété aujourd’hui que le comité de la cage de la Corriveau (appelons-le comme ça) a tenu trois réunions au cours de son existence et qu’il n’a pas établi de procès-verbaux.

Pourriez-vous me dire si c’est la règle, aux Musées de la civilisation, de créer des conseils, des commissions, des comités, et de leur dire qu’il est inutile de rédiger et de soumettre à Pierre, Jean ou Jacques des comptes rendus de leurs discussions, délibérations, décisions, réunions? S’il arrive que les Musées de la civilisation obligent leurs conseils, commissions et comités à présenter des procès-verbaux, pourquoi a-t-on permis au comité de la cage de la Corriveau de ne pas en présenter? Vous ne faisiez pas partie du comité de la cage de la Corriveau, Monsieur LaRoche; comment avez-vous fait pour savoir ce qui a été dit et fait pendant ses réunions? Vous avez demandé à chacun des nombreux membres du comité de vous faire un compte rendu oral des réunions? Votre vie professionnelle vous a-t-elle appris que cette façon de faire donne d’excellents résultats et permet facilement de consulter, au besoin, les informations transmises par la voix et envolées?

Comment feront les historiens, demain, pour savoir quelle contribution a été apportée aux travaux du comité par ses membres : Claudia Mendez, Claude Genest, Clément Samson…

Dans quels cas les procès-verbaux sont-ils utiles et faut-il en rédiger, dans quels cas sont-ils inutiles et ne doit-on pas perdre son temps à en rédiger?

Vous ne m’avez pas répondu, Monsieur La Roche.

 

Une autre étrangeté pare d’une énième auréole de mystère le comité dit scientifique formé par la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) et les Musée de la civilisation à Québec pour tenter de déterminer si la « cage » trouvée par Madame Claudia Mendez Ishii est bien la structure dans laquelle le cadavre de la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montré à la population : ledit comité, qui n’a pas établi le compte rendu officiel et écrit des délibérations d’aucune des trois réunions qu’il est censé avoir tenues, n’a pas rédigé non plus de rapport de mission, n’a pas soumis aux Musées de la civilisation, aux membres de la SHRL, aux citoyennes et citoyens de Lévis et du reste du Québec, un rapport officiel et écrit dans lequel il aurait rendu compte du résultat de son travail. Monsieur La Roche, vous n’avez pas demandé au comité de vous présenter un rapport écrit et officiel dans lequel il aurait rendu compte du résultat de son travail ? Votre vie professionnelle ne vous a-t-elle pas appris que cette façon de faire n’est pas recommandable? Il s’impose que vous réagissiez à mon questionnement, Monsieur le directeur général.

Roger Martel, citoyen de Lévis

II

La fresque Desjardins de Lévis

Le texte ci-dessous a été publié en août 2015 dans le site web du plaignant.

(https://lepasseurdelacote.com/2015/08/17/voici-pourquoi-la-credibilite-de-la-societe-dhistoire-regionale-de-levis-a-encore-chute-quand-un-ancien-president-du-c-a-de-la-caisse-desjardins-de-levis-est-devenu-membre-de-son-c-a/)

[] c’est à l’époque où M. [Clément] Samson présidait le C.A. de la Caisse Desjardins de Lévis que le contenu de la Fresque Desjardins de Lévis a été déterminé par un comité dit scientifique (au sein duquel la Société historique Desjardins, élément du Mouvement Desjardins, était représentée), que la Fresque [Desjardins de Lévis] a été élaborée, composée et peinte par les artistes, puis inaugurée en présence de M. Clément Samson []. Or, la Fresque Desjardins de Lévis déforme la réalité historique. Par exemple, la place destinée dans la Fresque au premier colon de Lévis, Guillaume Couture, est ridiculement petite.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le comité dit scientifique avait oublié, a-t-il été raconté, l’existence d’un personnage de la Nouvelle-France, Guillaume Couture, qui « [a exercé] tour à tour ou [cumulé] les charges les plus importantes de la seigneurie [de Lauzon] », qui « aurait fait aussi office de notaire », que l’ « on sent [avoir été] l’âme de la seigneurie naissante » (les trois citations proviennent d’un texte de Raymond Douville publié dans le Dictionnaire biographique du Canada / Dictionary of Canadian Biography, un ouvrage réalisé par l’Université Laval et l’Université de Toronto. Pour lire le texte, allez au http://www.biographi.ca/fr/bio/couture_guillaume_1701_2F.html); c’est un ancien président de la Société d’histoire régionale de Lévis qui l’a affirmé. Pour réparer l’oubli, on a transformé un personnage dont la présence avait été prévue sur la Fresque; ce personnage était un Amérindien; il figurait en compagnie d’autres Amérindiens, dans un campement; on a modifié son apparence, il est devenu Guillaume Couture. (Le petit campement se trouve à l’extrémité gauche de la Fresque.) Couture a été un personnage exceptionnel de la seigneurie de Lauzon et de la Nouvelle-France; colon, il a aussi joué d’autres rôles. Comparez la place qu’il occupe dans la Fresque à celles qui ont été réservées à Dorimène Desjardins, à Alphonse Desjardins, fondateur de la Caisse Desjardins de Lévis, et au trio formé de la Maison Alphonse-Desjardins, de l’Édifice Desjardins 1 et de l’Édifice Desjardins II.

Fresque-Desjardins-de-Lévis 18-05-2016 e

Partie de la Fresque Desjardins de Lévis – Alphonse Desjardins, qui saute aux yeux, est à l’extrême droite, derrière un personnage : Mgr Joseph-David Déziel (Dorimène Desjardins, qu’on ne voit pas, n’est pas loin, derrière son mari; tous ces personnages se dressent fièrement à peu près au centre de la fresque); l’humble Guillaume Couture, qu’il faut chercher, est assis, à l’extrême gauche. (Photo prise par Roger Martel le 18 mai 2016, rue Monseigneur-Gosselin, Lévis, devant la Fresque.)

Les membres du comité de la Fresque Desjardins de Lévis. Comment expliquer que toutes ces personnes aient oublié l’existence de Guillaume Couture (selon un membre de la SHRL)? Elles ont été interrogées à ce sujet; elles n’ont pas répondu.

Levis Fresque Desjardins de Levis LSDL no 104 - Version 2

Article publié dans le numéro 104 de la revue de la SHRL. Texte de Roger Martel.

Autres jugements sur Guillaume Couture

« Voilà donc […] la vie improbable d’un être exceptionnel, celle de Guillaume Couture, le menuisier normand, le père de la lignée de tous les Couture d’Amérique, le passeur de cultures, Couture le Ouendat, Couture l’Iroquois, l’ambassadeur auprès des Algonquiens, l’alter ego de Des Groseilliers, de Nicolas Perrot, le grand explorateur de la forêt boréale, le coureur des bois et le colon, l’entrepreneur, l’exemple parfait de l’homme du Nouveau Monde, qui eût pu être vraiment un monde nouveau si la France précieuse avait mieux apprécié la valeur de ceux et celles qui tentèrent sans compromis l’aventure américaine. » (Serge Bouchard, Un homme du Nouveau Monde, in L’Actualité.com, http://www.lactualite.com/20081027_112415_25820, 27 octobre 2008)

« Guillaume Couture, le bon Guillaume, comme l’appellent toujours les vieux récits, fut un des plus remarquables voyageurs-interprètes des premiers temps. Il se voua au service de sa religion et de son roi. Compagnon du martyr Jogues, camarade de René Goupil et de Lalande, ll est l’émule de Nicolet, et les Sauvages lui décernèrent ce nom.

« Et si Québec s’enorgueillit de la probité et du dévouement d’hommes de bien comme Hébert et Couillard, ses premiers habitants, une des plus vieilles paroisses du pays, celle de la Pointe de Lévy, est heureuse de pouvoir mettre en pleine lumière le nom de Guillaume Couture, son premier colon, premier juge sénéchal et premier capitaine de milice. »

(Joseph-Edmond Roy, Le premier colon de Lévis, Guillaume Couture, Lévis, Mercier & Cie, Libraires-Imprimeurs, 1884, p. 11.)

« ON PEUT AFFIRMER QUE GUILLAUME COUTURE, CE «SEIGNEUR» DE LA TERRE, FUT PENDANT 50 ANS L’ÂME DE LA SEIGNEURIE DE LAUZON. » (Abbé Georges-Étienne Proulx, Guillaume Couture, Le pionnier, in La Seigneurie de Lauzon, numéro spécial 65-66, printemps-été 1997)


Pour résumer, Madame l’ombudsman, je reproche à la Caisse Desjardins de Lévis d’avoir commis une faute grave en acceptant d’être la partenaire de la Société d’histoire régionale de Lévis pour la préparation et la présentation de deux expositions consacrées à la « cage de la Corriveau » au cours desquelles a été diffusée une importante affirmation infondée (infondée parce qu’elle ne repose sur aucune preuve), une affirmation trompeuse qui a induit en erreur les citoyens de Lévis, du Québec et des autres parties du Canada. Je reproche aussi à la Caisse Desjardins de Lévis de n’avoir jamais tenté de démontrer que les faits que je lui exposais dans des communications écrites étaient inexacts, que mes affirmations, dans des communications écrites, étaient mensongères. La Caisse Desjardins de Lévis mérite un autre reproche, celui d’avoir enfreint le Code de déontologie du Mouvement Desjardins, qui stipule que « les dirigeants et les employés de Desjardins s’engagent à : traiter chaque personne avec respect et courtoisie ».

Je vous prie, Madame l’ombudsman, d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Membre de plusieurs sociétés d’histoire. Principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis. Metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Collaborateur bénévole depuis 2013 du Tremplin, organisation de Lévis qui aide les personnes étrangères arrivées récemment au Québec à s’installer dans leur nouveau pays et à s’intégrer à leur nouvelle collectivité. Client de la Caisse Desjardins de Lévis.

lepasseurdelacote.com

P.-S. CETTE PLAINTE ET LA RÉPONSE DE L’OMBUDSMAN DU MOUVEMENT DESJARDINS SERONT PUBLIÉES AU LEPASSEURDELACOTE.COM

corriveau-cage Museum de Boston Museum