Le Reine Elizabeth de Montréal, le maire de Québec et un ami du maire de Québec.

Montreal Fermeture 1 an hotel Reine-Elizabeth

Le Soleil, 30 octobre 2015

Le maire de Québec, Régis Labeaume, apprend que l’hôtel Reine Elizabeth de Montréal sera rénové et fermé pendant un an. Il se réjouit : « Maudite bonne affaire pour les hôtels de Québec, s’écrit-il en lui-même. Il appelle son meilleur ami, un hôtelier de Québec.

Le maire : Salut, Farci! T’as appris la bonne nouvelle?

L’hôtelier : Le retour des Nordiques?

Le maire : Laisse-moi en paix avec les Nordiques, maudit. Je te parle du Reine Elizabeth. On va le rénover, il sera fermé pendant un an. Un an ! T’imagine! La manne va tomber sur la tête des hôteliers de Québec!

L’hôtelier : Tu penses?

Le maire : Puisque je te le dis! Profitez-en, maudit. Faites de la pub en masse. Le Reine ferme à la fin du mois; grouillez-vous!

Une semaine plus plus tard l’hôtelier ami de Labeaume appelle son ami le maire.

L’hôtelier : Tu te rappelles ce que tu m’as dit l’autre jour au sujet du Reine Elizabeth? Je t’ai écouté, Régis. Je vas faire la piastre pendant que le Reine Elizabeth sera fermé, tu vas voir ! J’ai déjà appelé une agence de publicité. Mieux que ça : je vais renouveler toutes mes chambres, toutes! Le contrat est signé! Des gros travaux! On va être fermé pendant un an!

Le maire : Maudit tarla!

Le passeurde la côte (Roger Martel)

Note : Un tarla est un cave, un imbécile.

Un médicament vendu dans un boîte en forme de cercueil.

Guipsine Leprince_boite en forme de cercueil

« La guipsine Leprince était une préparation à base de gui, présente fous forme pilulaire et en solution injectable. Elle était proposée pour l’hypertension. La date de mise en marché de cette spécialité peut être située entre la publication de l’étude de Maurice Leprince en 1907 et sa parution au Formulaire des spécialités pharmaceutiques en 1908. » (Laetitia Métreau, Leprince, le gui : la pharmacie et l’industrie, in Pharmacopolis (revue de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, 2015/2, p. 41)

 Société québécoise d’histoire de la pharmacie

http://www.sqhp.pha.ulaval.ca

 

La photo du « cercueil » provient de :
http://medicapyxiphiliste.over-blog.com/article-ces-boites-qui-nous-font-dire-qu-on-nous-cache-quelque-chose-71595035.html

Hé ! vous ! dans le train des maris ! Soyez prudents : écoutez l’docteur !

Le bon docteur Charles Burlureaux vous conseille :

Se rappeler aussi qu’une saison au bord de la mer constitue un véritable traitement minéral. Il faut donc au moins un mois pour obtenir des effets sérieux; et, par conséquent, il n’est pas raisonnable d’aller à la mer pour huit jours; c’est s’exposer à la fatigue du voyage et de l’acclimatation sans aucun profit. A fortiori, ne doit-on pas prendre un bain de mer accidentel, comme le font les maris qui, par train spécial, arrivent toutes les semaines aux plages voisines de Paris, et se croient obligés de prendre le bain traditionnel du dimanche. Ils ont contre eux la fatigue du voyage, fait dans des conditions plutôt fâcheuses, l’influence du changement brusque de milieu, les trop douces émotions du revoir conjugal, et le bain de mer achève de leur soutirer une réserve d’influx nerveux. Le tout se solde, parfois, par un état subaigu, au retour, qui reçoit le nom d’embarras gastrique, et auquel se joignent souvent des douleurs rhumatismales.

Charles Burlureaux, La lutte pour la santé. Essai de pathologie générale, Paris, 1908

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Le texte suivant, tiré d’un dictionnaire de 1921, contient deux erreurs (l’une d’elles vous fera peut-être sourire); cherchez-les.

docteur Charles Burlureaux_train des maris

« Je déclare être active au lit. »

ex-juge en chef Kovachich Le Soleil 06-03-2015_b - Version 2

 

Le Soleil (quotidien de Québec), 6 mars 2015

 

 » Ma femme tricote, ma femme consulte sa tablette, ma femme s’étire les jambes, elle jongle même.

Elle est donc admissible au programme de fécondation in vitro. Ouf ! Je peux dormir en paix. »

.

Note de la rédaction : Vérification faite, l’incendie à l’Hôtel Delta Québec n’est pas attribuable à la présence dans une chambre d’une femme trop ardente.

 

Le Passeur de la Côte (Roger Martel)

 

 

 

Le photographe, sa pierre et ses deux coups

Bonjour, les amis, bonjour.

 

Aujourd’hui je suis allé prendre des photos sur le terrain du grand magasin Rona le Régional de Lévis; j’en ai profité pour acheter un robinet de cuisine. Hier, j’ai passé une heure vingt sur le terrain de la SAQ pour photographier les clients avant leur entrée dans le magasin et après leur entrée dans le magasin; j’en ai profité pour acheter un cognac. Lundi dernier, j’ai photographié la tuyauterie de la raffinerie Jean-Gauvin; j’en ai profité pour faire le plein. Demain, je vais prendre des images au cimetière de la rue du Mont-Marie.

 

Bonne fin de journée. Et à demain !

 

Le Passeur de la Côte (Roger Martel)

 

 

Lévis vu du magasin Rona de la rue Métivier Desjardins 27-10-2014

À droite, le grand nouveau- né de la Cité Desjardins, à gauche un immeuble dans lequel vivent des clients de diverses institutions financières.

 

 

Lévis vu du magasin Rona rue Métivier 27-10-2014

Le Club Textile. On y vend notamment des textiles artificiels fabriqués en partant de produits naturels à composition macromoléculaire. Les consommateurs ne le savent pas, mais ils en achètent quand même.

 

 

Lévis vu du magasin Rona rue Métivier Super C 27-10-2014
Le supermarché Super C. Ce que j’aime de Super C, c’est qu’il ne nous inflige pas des annonces à la télé.

 

Lévis vu du magasin Rona rue Métivier Gal Chagnon 27-10-2014

Les Galeries Chagnon.

 

Lévis vu du magasin Rona rue Métivier UQAR 27-10-2014

L’Université du Québec à Rimouski (UQAR), campus de Lévis. Des comptables sortent de cet établissement pour aller travailler aux Galeries Chagnon judicieusement montrées ci-dessus.

Le mariage, c’est l’union de deux têtes?

Québec_Vieux-Québec_Nouveaux mariés_07-06-2014

Mariage : union de deux têtes, semble dire la photo.
Lieu : terrasse Dufferin, à Québec. Date : juin 2014.
Photo de Roger Martel

Félicitations à la photographe en rouge!

Robe de mariée, costume de marié : variété de vêtements de travail. (Roger Martel)

 

Hier, la mariée gardait sa robe de mariée, le marié son costume de marié, en souvenir. Aujourd’hui, on les garde encore : parce qu’ils pourraient resservir! (Roger Martel)

 

Le mariage est une condamnation de drap commun. (Alexandre Breffort)

Une policière de Québec, fière de son uniforme…

Débat sur l’avenir des régimes de retraite, au Québec

 

policière de Qc sans son uniforme 2014-08-16

 

Une policière de Québec, fière de son uniforme (qu’elle espère quand même être temporaire), a été surprise en train d’ajuster sa casquette, le 16 août 2014.

Photo de Roger Martel

 

 

 

La casquette de la policière porte ce message : Libre négo.

Pour comprendre :

http://www.scfp.qc.ca/nouvelles/2874/La-Coalition-syndicale-lance-l-operation-autocollants—On-n-a-rien-vole–?langue=fr

http://www.ledevoir.com/politique/villes-et-regions/415716/retraites-les-syndicats-attaquent-couillard-et-sa-commission-bidon

 

BLAGUES DOMINICALES, dimanche, 29 juin 2014. En vedette : la Société d’histoire de Léry.

DÉCOUVERTE DE 12 SQUELETTES À LÉRY

 

« On a découvert 12 squelettes au haut de la côte du Côteau du Bas, à Léry, sur l’emplacement d’une ancienne ferme. » (Le Québécois dépendant, 1914)

 

En 1914, il y a cent ans donc, le jour même de l’attentat de Sarajevo, une catastrophe a failli se produire à Léry et bouleverser le monde. Quelle catastrophe? Imaginez qu’un personnage important de la Société d’histoire de Léry (SHL) a failli mettre cette dernière dans l’embarras et même provoquer sa disparition. Heureusement, une petite personne a surpris une conversation entre ce personnage et d’autres membres de la SHL, et c’est l’intervention de cette petite personne qui a fait avorter une bêtise qui aurait pu être mortelle pour ses auteurs et pour la SHL.

 

Le personnage important mentionné ci-dessus avait découvert des squelettes sur l’emplacement d’un ancien bâtiment de ferme ayant appartenu à M. P.-P.-P. Oura-Beaulieu et il jurait avoir reconnu celui d’Alphonso Desjardins. C’est au moment où ledit personnage et d’autres membres de la SHL mettait la dernière main à un article sur la découverte du squelette d’Alphonso Desjardins que la petite personne, qui passait tout près de la fenêtre ouverte du local de la SHL, les a entendus prononcer les mots « squelette d’Alphonso Desjardins ». Sur le bout des pieds, la petite personne leur a dit : « Alphonso Desjardins, c’est mon grand-papa; ce matin, on a compté des sous ensemble, il n’est pas mort ». Et la petite personne a continué son chemin vers son Centre de la petite enfance.

 

Il va sans dire que le personnage important était tout piteux. Pour le consoler, la SHL l’a nommé membre honoraire.

 

Tout est bien qui finit bien.

 

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

 

 


 

L’été, l’été, c’est-y pas le temps des vacances. Et des hôtels!

 

 

En Espagne

Dans un grand hôtel de Madrid, un voyageur, récemment débarqué, s’approche du majordome dont le caractère apathique fuyait le moindre effort.

– Venez voir dans ma chambre, dit le voyageur, il y a deux rats qui y galopent.

– Quelle chambre occupez-vous? demande sans se troubler le majordome.

– Le numéro 33.

– Combien payez-vous?

– 5 francs.

– Et que voulez-vous de mieux?… Vous ne prétendez pas avoir pour ce prix une course de taureaux?

 

Coriace!

– Y a-t-il un cordonnier dans l’hôtel?

– Je ne sais pas, Monsieur, je vais voir.

– Demandez-lui s’il a mon bifteck… Moi, j’ai sa semelle.

 

Ambiguité

Un voyageur qui avait passé la nuit dans un hôtel pas très confortable se plaignait le lendemain matin au commis qu’il n’avait pas trouvé de savon et de serviette pour faire sa toilette.

Le commis. – Ces choses-là arrivent, vous savez, mais vous avez une langue, je suppose.

Lev voyageur (furieux). – Certainement que j’en ai une, mais me prenez-vous pour un chat?

 

(Blagues tirées de Récréons-nous, recueil du Frère Jean-Ferdinand, Éditions FM (Frères maristes), 1950)

 


Tell the truth,

and so puzzle and confound

your adversaries.

 

(Henry Wotton, diplomate anglais, 17e siècle)


 

La pharmacienne Julie Boulet exerce un métier qui exigeait autrefois une grande dextérité des doigts.

 

L’Honorable Julie Boulet, députée québécoise, est aussi pharmacienne (c’est l’une des choses dont elle s’est souvenue quand elle témoignait devant la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction). Hier (26 mai 2014), quand j’ai appris qu’elle avait fait un doigt d’honneur à un autre député, en pleine Assemblée nationale, je me suis rappelé qu’autrefois les pharmaciens devaient parfois se plier à l’obligation d’entrer en contact direct avec des parties intimes de leurs patients, notamment quand il était de bon goût chez les notables de se faire injecter un liquide dans le gros intestin par l’anus, même en public ! pour se débarrasser de leurs matières fécales.

 

En ces temps pas si lointains, il fallait, a dit un apothicaire qui savait de quoi il parlait, « avoir fait un bon noviciat avant d’arriver à la perfection dans ce difficile ministère. Tantôt la main peu exercée tremble et cherche sans pouvoir trouver… tantôt elle dévie, s’égare, et fait fausse route… Quelquefois, elle est trop vive, trop impétueuse. Dans d’autres cas, elle est trop timide, trop lente, et tourne autour de la place sans oser l’attaquer. D’autre fois, la température du liquide est trop élevée, en sorte qu’arrivé au port, l’opérateur est obligé de battre en retraite. Le piston doit avoir des mouvements doux et faciles, afin que le liquide se répande comme une légère et bienfaisante rosée, et non comme une pluie battante ».

 

Hier, en administrant un doigt d’honneur à un député, la pharmacienne Boulet a seulement voulu faire savoir qu’elle avait la nostalgie de l’époque où les apothicaires administraient des lavements, la plupart du temps avec dextérité de la main et des doigts.

 

 

Roger Martel (le Passeur de la Côte)