Le monde regorge de beautés. Il y en a beaucoup au Jardin Roger-Van den Hende, à Québec.

Jardin botanique Roger-Van den Hende

2480, boulevard Hochelaga, Québec, QC G1V 0A6

Téléphone : (418) 656-2046

jardin@fsaa.ulaval.ca

Ouvert de 8 h à 20 h

Entrée gratuite

 

Photos prises par Roger Martel le 16 juillet 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Jardin universitaire Roger-Van den Hende est situé à l’angle du boulevard Hochelaga et de l’autoroute Robert-Bourassa. Il est accessible aux autocars et aux personnes à mobilité réduite.

Source : http://www.jardin.ulaval.ca/

Que vous soyez connaisseurs, amateurs ou néophytes le Jardin universitaire Roger-Van den Hende saura vous éblouir et vous initier à la culture des découvertes.

L’entrée gratuite sur le site du Jardin vous permet de profiter de cet oasis de calme tout au long de l’année. Étant tout d’abord un lieu d’enseignement et recherche, l’une des missions principales du Jardin est le transfert des connaissances. Il est donc possible de participer à plusieurs activités de formation, à des visites guidées ainsi qu’à des événements divers tout au long de l’année.

 

 

Usine de production d’eau potable Desjardins de la Ville de Lévis : demande au conseiller municipal Robert Maranda.

Lévis, le 13 juillet 2017
Monsieur Robert Maranda
Conseiller municipal (district 13, Bienville)
Vice-président du comité exécutif
Ville de Lévis
rmaranda@ville.levis.qc.ca

Monsieur,

Quand le conseil de la Ville de Lévis s’est réuni en séance spéciale le 9 juillet 2007 en présence d’ « Environ [sic] 3 personnes » constituant l’assistance et qu’il a pris, lors de cette séance, des décisions extrêmement importantes concernant l’énorme projet d’agrandissement et de modernisation de l’usine de production d’eau potable Desjardins (projet auquel le vérificateur général de la Ville de Lévis consacrera un long rapport d’audit en 2017), vous étiez présent.

Voici un extrait du procès-verbal de la séance spéciale du 9 juillet 2007 :

Attribution du contrat pour la fourniture de services professionnels en ingénierie pour les travaux de mise à niveau et d’augmentation de la capacité de production de l’usine de traitement d’eau potable et de la station de pompage d’eau brute du secteur Desjardins et financement afférent Réf. : EI-TE-2007-011

ATTENDU l’appel d’offres public ;

En conséquence, Il est proposé par le conseiller Jean-Luc Daigle

Appuyé par le conseiller Robert Maranda

D’accorder le contrat au consortium SNC-Lavalin, Roche [rebaptisé Norda Stelo], Genivar [rebaptisé WSP Global] pour les activités « travaux préparatoires » et « relevés, plans et devis préliminaires » dans le cadre du mandat pour la fourniture de services professionnels en ingénierie pour les travaux de mise à niveau et d’augmentation de capacité de production de l’usine de traitement d’eau potable et de la station de pompage d’eau brute du secteur Desjardins, au montant de 546 700 $ (avant taxes) conformément à sa soumission et aux documents d’appel d’offres, une partie de cette dépense au montant de 300 000 $, plus taxes, étant déjà financée par le règlement d’emprunt RV-2005-03-44 et le solde au montant de 246 700$, plus taxes, à financer à même le surplus accumulé non affecté à être renfloué à la suite de l’entrée en vigueur du règlement décrétant une dépense et un emprunt de 34 250 000 $ pour l’exécution de travaux permanents pour le traitement des eaux.

D’accorder le contrat au consortium SNC-Lavalin, Roche, Genivar pour les activités « Plans et devis définitifs », « Surveillance bureau » et « Surveillance chantier» dans le cadre du mandat pour la fourniture de services professionnels en ingénierie pour les travaux de mise à niveau et d’augmentation de capacité de production de l’usine de traitement d’eau potable et de la station de pompage d’eau brute du secteur Desjardins, au montant de 1 352 300 $ (avant taxes) conformément à sa soumission et aux documents d’appel d’offres, à la condition de l’entrée en vigueur du règlement décrétant une dépense et un emprunt de 34 250 000 $ pour l’exécution de travaux permanents pour le traitement des eaux.

Adoptée à l’unanimité 

(Source : site Internet de la Ville de Lévis, https://www.ville.levis.qc.ca/la-ville/conseil-municipal/proces-verbaux/, consulté le 6 juillet 2017)

En mars 2017, le vérificateur général de la Ville de Lévis, M. Yves Denis, a présenté au conseil municipal un document intitulé « Usine de production d’eau potable Desjardins Rapport d’audit – Mars 2017 ». Ce rapport accablant est très étonnant; en voici des extraits :

En juillet 2007, le conseil municipal de la Ville de Lévis (le conseil) autorisait le financement afin d’agrandir et de moderniser l’usine de production d’eau potable Desjardins (UPE Desjardins). Le montant du financement était justifié par les estimations financières et les hypothèses formulées en mars 2007, dans une étude d’avant-projet. L’ensemble du projet prévoyait les ouvrages requis pour accroître la capacité de traitement de l’UPE Desjardins, l’agrandissement et la modernisation du poste de pompage Saint-Laurent (poste de pompage), la construction d’une nouvelle prise d’eau au fleuve Saint-Laurent (prise d’eau) ainsi que la réalisation de divers travaux sur le réseau d’aqueduc. Toutefois, au stade d’avant-projet, cette étude n’avait pas pour objectif d’effectuer une estimation précise du coût de construction des différents ouvrages. Cette estimation était donc trop préliminaire pour étayer le coût du projet et pour soutenir la décision du conseil d’autoriser deux emprunts totalisant 54,2 millions pour son financement.

La construction des ouvrages a coûté environ deux fois plus que l’estimé d’avant-projet; en novembre 2016, le coût total du projet est de 100,5 millions.

[…]

L’audit démontre qu’au moment d’entreprendre ce projet, la Ville était mal préparée pour réaliser un chantier d’une telle envergure, n’ayant ni les ressources, ni l’expertise nécessaires pour assurer la gouvernance d’un projet semblable. L’imprécision dans la définition, par la Ville, des besoins relatifs aux composantes des ouvrages a fait en sorte que différents acteurs ont dû revoir le projet au fur et à mesure de sa définition, rendant difficile une démonstration objective et suffisante des coûts. Cette imprécision, combinée à l’absence de ressources destinées à la gouvernance du projet, fait en sorte que celui-ci est devenu tributaire des aléas rencontrés, entraînant une augmentation substantielle des coûts.

Il était donc difficile pour la Ville d’effectuer une gestion proactive du projet avec tout le souci d’économie attendu. Nos travaux font ressortir des conséquences majeures lors de la construction du poste de pompage. D’abord, des retards dans la construction de cet ouvrage ont fait en sorte que sans un apport additionnel en eau brute, la Ville n’a pu bénéficier pleinement de ses nouvelles installations que trois ans plus tard que prévu. Deuxièmement, la Ville a dû débourser 1,9 million pour acquérir un terrain et relocaliser une entreprise en exploitation; seulement 20 p. cent du prix de cette acquisition visait à répondre au besoin d’agrandissement du poste de pompage. Troisièmement, aux fins de l’obtention d’une aide financière, la Ville n’avait pas de données fiables sur les coûts de construction du poste de pompage, la privant ainsi d’une subvention possible de 1,9 million. Finalement, la gestion de deux lots de construction plutôt qu’un seul, tel que prévu initialement, a entraîné des dépenses supplémentaires de l’ordre de 300 000 dollars.

Je vous demanderais, Monsieur Maranda, de bien vouloir expliquer aux Lévisiens et Lévisiennes comment il se fait que les conseillers municipaux de la Ville de Lévis aient autorisé deux emprunts totalisant 54,2 millions $ pour le financement d’un projet alors que l’estimation sur laquelle ils s’appuyaient pour prendre leur décision était, selon le vérificateur général, « trop préliminaire pour étayer le coût du projet et pour soutenir la décision du conseil d’autoriser deux emprunts ». Je vous prierais aussi de bien vouloir expliquer à la population de Lévis, ainsi qu’aux autres Canadiens (les gouvernements du Québec et du Canada ont payé une part importante des travaux), comment il se fait que les conseillers municipaux de la Ville de Lévis aient autorisé la réalisation du projet alors que la Ville de Lévis, selon le vérificateur général, « était mal préparée pour réaliser un chantier d’une telle envergure, n’ayant ni les ressources, ni l’expertise nécessaires pour assurer la gouvernance d’un projet semblable ».

Les Lévisiens et Lévisiennes apprécieraient beaucoup, Monsieur Maranda, que vous leur fassiez connaître les raisons, les arguments, qui ont convaincu les conseillers municipaux de prendre les décisions mentionnées précédemment,

Étant donné que vous détenez une maîtrise en administration publique décernée par l’École nationale d’administration publique et que vous « [avez] occupé des postes d’importance au sein de la fonction publique québécoise et du réseau universitaire », étant donné que vous « [êtes] membre du Comité exécutif [de la Ville de Lévis] depuis 2009 », étant donné que « La gestion rigoureuse des finances municipales » est l’un des « principaux éléments qui [vous] [ont motivé] pour solliciter un troisième mandat » (source : site web du parti Lévis Force 10, http://www.lf10.net/?section=equipe&eid=10), vous êtes fort probablement le conseiller le plus apte à répondre à la présente demande.

Cette communication et votre réponse seront publiées au www.lepasseurdelacote.com.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, Lévisien

 

Université du Québec à Rimouski, campus de Lévis.

(Photo prise par Roger Martel le 13 juillet 2017)

Simone Veil est morte. Il ne faut pas déformer sa pensée, qu’on soit d’accord ou non avec elle.

Extrait d’un article de la revue française La Vie publié le 3 juillet 2017 :

PROPOS RECUEILLIS PAR MARIE CHAUDEY publié le 03/07/2017

Après le vote de la loi qui porte son nom, Simone Veil n’a eu de cesse de rappeler l’esprit qu’elle avait voulu insuffler à ce projet législatif en 1975. Dressant un bilan de cette loi dans La Vie en 1993, elle en rappelait les objectifs : « Mettre fin aux avortements clandestins et développer la prévention par une meilleure information sur la contraception ».

La Vie : Quel bilan faites-vous de [l’]application [de votre loi] ?

Simone Veil : Je crois que la loi répond largement aux objectifs qu’elle s’était fixés, et notamment à celui d’éviter les situations de détresse que l’on a connues jusqu’en 1975. Il ne s’agissait pas, en effet, comme certains l’ont cru, d’apporter une caution morale à l’avortement. Il fallait offrir une autre solution aux femmes que l’avortement clandestin. Car il entraînait, dans le meilleur des cas, une intervention médicale d’urgence et, dans le pire, des centaines de morts chaque année, les principales victimes étant souvent les femmes les moins informées et les plus marginalisées. Il était de la responsabilité de l’État d’intervenir et de mettre fin à l’hypocrisie qui régnait en ce domaine depuis trop longtemps.

Source : http://www.lavie.fr/actualite/societe/il-ne-s-agissait-pas-d-apporter-une-caution-morale-a-l-ivg-quand-simone-veil-revenait-sur-sa-loi-03-07-2017-83361_7.php

Usine de production d’eau potable Desjardins : le maire pourrait-il répondre à la place du directeur général ?

Lévis, le 4 juillet 2017

Monsieur Gilles Lehouillier, maire

Hôtel de Ville, Lévis (Québec)

Monsieur. 

Le 9 mai 2017 j’ai envoyé un courriel au directeur général de la Ville de Lévis, M. Simon Rousseau. Comme ce dernier semble être dans l’impossibilité de répondre, pourriez-vous le faire à sa place, du mieux que vous pouvez.  Le message que j’ai transmis à M. Rousseau est reproduit ci-dessous.

Ma demande et votre réponse seront publiées au www.lepasseurdelacote.com.

Veuillez, Monsieur le maire, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

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Message destiné à M. Simon Rousseau, directeur général

Ville de Lévis

Lévis, le 9 mai 2017

Monsieur Simon Rousseau


Directeur général


Ville de Lévis (Québec)

Monsieur le directeur général,

En vertu de la Loi sur les cités et villes [Loi], vous êtes, comme directeur général, « le fonctionnaire principal » de la Ville de Lévis; vous « [avez] autorité sur tous les autres fonctionnaires et employés de la municipalité, sauf sur le vérificateur général qui relève directement du conseil ». Conformément à la Loi, vous travaillez « Sous l’autorité du conseil ou du comité exécutif » et vous « [êtes] responsable de l’administration de la municipalité », vous êtes l’employé qui « planifie, organise, dirige et contrôle les activités de la municipalité ». La Loi vous attribue beaucoup de fonctions, dont les suivantes : « [préparer] le budget et le programme d’immobilisations de la municipalité et les plans, les programmes et les projets destinés à assurer son bon fonctionnement, avec la collaboration des directeurs de services et des autres fonctionnaires ou employés de la municipalité »; « [faire] rapport au conseil, au comité exécutif ou à une commission, selon le cas, sur tout sujet qu’il croit devoir porter à sa connaissance en vue de la saine administration des deniers publics, du progrès de la municipalité et du bien-être des citoyens, pourvu que ce rapport ne soit pas, de l’avis du directeur du service de police, de nature à révéler le contenu d’un dossier concernant une enquête policière ».

Dans l’édition du 28 mars 2017 du quotidien Le Soleil (page 5), la journaliste Patricia Cloutier, à qui vous avez parlé, Monsieur Rousseau, écrit : « Aucun fonctionnaire ne sera blâmé pour ces mauvaises pratiques [utilisées pour préparer et réaliser les projets relatifs à l’usine de production d’eau potable Desjardins], mais de la formation sera donnée »; Madame Cloutier enchaîne en vous citant : « C’est pas la faute d’individus. C’est l’organisation de travail à l’interne qui est en cause ».

Il y a sans doute des citoyennes et citoyens de Lévis qui aimeraient que vous éclairiez leur lanterne.

Le vérificateur général de la Ville de Lévis, M. Yves Denis, dans son rapport rendu public en mars 2017 (Usine de production d’eau potable Desjardins. Rapport d’audit), écrit : « au moment d’entreprendre ce projet, la Ville était mal préparée pour réaliser un chantier d’une telle envergure, n’ayant ni les ressources, ni l’expertise nécessaires pour assurer la gouvernance d’un projet semblable » [le projet était l’agrandissement et la modernisation de l’usine de production d’eau potable Desjardins]. Les Lévisiennes et Lévisiens doivent-ils comprendre, de votre déclaration, qu’aucun dirigeant de la Ville de Lévis, ou élu, n’était en mesure de se rendre compte que la Ville était incapable d’assurer la gouvernance du projet ? Et en quoi l’ « organisation de travail à l’interne » aurait-elle pu empêcher le trésorier (percepteur et dépositaire de tous les deniers de la municipalité, chargé de « tenir des livres de comptes dans lesquels il inscrit, par ordre de date, les recettes et les dépenses », selon la Loi sur les cités et villes) de constater que quelque chose n’allait pas et de donner l’alerte? Et en quoi l’ « organisation de travail à l’interne » aurait-elle pu empêcher le vérificateur général (chargé d’effectuer la vérification des comptes et affaires de la Ville et des personnes morales visées dans la Loi sur les cités et villes) de constater que quelque chose clochait et de donner l’alerte?

En juillet 2007, les conseillers municipaux (et la maire ?) ont autorisé le financement de la construction de l’usine de production d’eau potable Desjardins et d’ouvrages connexes (deux emprunts totalisant 54,2 M$) malgré le fait que « les estimations [financières formulées en 2007] étaient […] trop préliminaires pour étayer [leur] décision », selon le Rapport d’audit rendu public en mars 2017 par vérificateur général de la Ville de Lévis (Usine de production d’eau potable Desjardins. Rapport d’audit. Mars 2017). Les Lévisiennes et Lévisiens doivent-ils comprendre que les conseillers n’ont commis aucune erreur ou faute en approuvant le financement d’ouvrages même s’ils ne pouvaient pas baser leur décision sur des renseignements et données solides? En quoi l’ « organisation de travail à l’interne » aurait-elle pu empêcher les conseillers de se rendre compte que les renseignements et données dont ils disposaient n’avaient pas les qualités requises pour qu’ils puissent prendre une décision éclairée?

Le vérificateur général Denis écrit, dans son rapport d’audit de mars 2017 : « comme la rémunération des firmes est indexée par rapport aux coûts réels des travaux, ceci entraîne un risque de conflit entre leurs intérêts financiers et les besoins du client pour la réalisation d’ouvrages; plus les projets sont d’envergure, plus les honoraires augmentent. Puisque les coûts de certains ouvrages ont pratiquement doublé, leurs honoraires ont également augmenté dans la même proportion, et ce, sans que des efforts supplémentaires pour réaliser les travaux d’ingénierie n’aient été justifiés. Notons que cette méthode de rémunération a été choisie par la Ville. » Les Lévisiennes et Lévisiens doivent-ils comprendre que les fonctionnaires qui ont choisi la méthode de rémunération décrite par M. Denis ont été victimes de l’ « organisation de travail à l’interne », et qu’ils ne sont pas responsables d’avoir choisi la méthode que n’approuve pas le vérificateur général Denis?

Le vérificateur général Denis écrit, dans son rapport d’audit de mars 2017 : « En raison de l’absence d’une documentation suffisante des besoins et des coûts estimés des différentes composantes des ouvrages, l’audit ne permet pas de conclure si la Ville a obtenu un juste prix par rapport à ses besoins. » Reprocheriez-vous aux gens de Lévis, Monsieur Rousseau, de ne pas comprendre comment il se fait qu’aucun membre du personnel de la Ville, ou élu, ne s’est rendu compte que la « documentation des besoins et des coûts estimés des différentes composantes des ouvrage » n’était pas suffisante? Comment cette lacune peut-elle être attribuée à l’ « organisation de travail à l’interne »?

Vous, Monsieur Rousseau, fonctionnaire principal de la Ville, l’« organisation de travail à l’interne » a-t-elle déjà nui à l’accomplissement de vos tâches, a-t-elle nui au travail des directeurs généraux qui vous ont précédés, les directeurs généraux municipaux peuvent-ils être empêchés par l’« organisation de travail à l’interne » de leur employeur de se conformer à l’obligation suivante que leur impose le Code d’éthique proposé par l’Association des directeurs généraux des municipalités du Québec : « [soumettre] au conseil municipal les politiques administratives les plus saines » ?

Vous comprenez que vous rendriez service à vos concitoyennes et concitoyens en éclairant leur lanterne.

Je vous prie, Monsieur le directeur général, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

P.-S. Cette lettre et votre réponse seront publiées au www.lepasseurdelacote.com.

 

Le voilier Amerigo Vespucci à Québec les 5, 6 et 7 juillet 2017. On pourra le visiter.

Voilier Amerigo Vespucci  à Québec 

Photo prise par Roger Martel le 4 juillet 2017

 

L’Amerigo Vespucci sera au quai 21 du port de Québec du 5 au 7 juillet 2017. Il est prêt à recevoir beaucoup de visiteurs.

 

Pour en apprendre beaucoup sur l’Amerigo Vespucci :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Amerigo_Vespucci_(voilier)

 

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À Québec du 18 au 23 juillet 2017 : Rendez-vous 2017 ( rendez-vous de quelque 40 grands voiliers au Port de Québec )

Renseignements :

Téléphone : 418-523-4540

https://www.quebecregion.com/fr/quoi-faire/evenements/rendez-vous-2017/

http://www.rdv2017.com/fr/

Les musulmans et la condamnation de l’utilisation de l’islam pour justifier des actes de violence.

(Les textes suivants vous aideront peut-être à vous forger une opinion, si ce n’est pas déjà fait.)

1 Déclaration du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, le 22 juin 2017

« M. Couillard a appelé les leaders des communautés musulmanes à désavouer sans équivoque toute instrumentalisation de l’islam à des fins violentes. La lutte contre le terrorisme constitue une « responsabilité partagée de la société », a-t-il insisté en marge d’une allocution au Domaine Cataraqui en vue de la fête nationale.

« Il y a une responsabilité, bien sûr, d’inclusion pour la société, de sécurité et de prévention, mais il y a également une responsabilité pour la communauté musulmane — partout, pas seulement chez nous, mais ailleurs également — de dénoncer la perversion de la religion que certains utilisent pour commettre des actes inexcusables, impardonnables, soi-disant au nom d’une religion qu’ils ont déformée d’une façon perverse », a-t-il affirmé à la presse. »

(journaliste Marco Bélair-Cirino. Couillard appelle la communauté musulmane à l’action, Le Devoir, 23 juin 2017, http://www.ledevoir.com/politique/quebec/501881/lutte-au-terrorisme-les-musulmans-ont-leur-part-de-responsabilite-dit-couillard)

2 Réaction d’un imam à la déclaration de Philippe Couillard, le 22 juin 2017

« M. Guillet [imam Hassan Guillet] est tombé des nues en lisant les comptes rendus de la mêlée de presse de M. Couillard.

« Ce que ces gens [les terroristes] font ne correspond pas aux enseignements de notre prophète. Ni au texte du Coran ni à l’esprit du Coran. Ils font plus de tort à l’islam que n’importe qui à travers l’Histoire. Je ne sais pas comment on peut être plus clair que ça », martèle-t-il à l’autre bout du fil. « Quand on s’adresse aux fidèles dans les mosquées, on le dit. Quand on est en famille, on le dit. […] Est-ce que tout le monde nous écoute ? Ça, c’est une autre chose. »

(journaliste Marco Bélair-Cirino. Couillard appelle la communauté musulmane à l’action, Le Devoir, 23 juin 2017, http://www.ledevoir.com/politique/quebec/501881/lutte-au-terrorisme-les-musulmans-ont-leur-part-de-responsabilite-dit-couillard)

3 Réaction d’un citoyen de Québec à la déclaration de Philippe Couillard, le 26 juin 2017

« L’approche essentialiste du premier ministre fait des musulmans des terroristes en puissance et en devenir. Il y a de quoi se sentir dépouillé d’une bonne partie de ce qui reste de citoyenneté, déjà fortement érodée par l’ostracisme et le rejet qui accompagnent régulièrement les poussées de fièvre identitaire savamment entretenue par la classe politique soutenue par des médias : ADQ [Action démocratique du Québec, ancien parti politique disparu en 2012] pour l’accommodement raisonnable de nature religieuse; PQ [Parti québécois] avec sa Charte des valeurs québécoises; PLQ [Parti libéral du Québec] et la déclaration de son chef à la veille des célébrations de la Saint-Jean, fête nationale d’où les Québécois musulmans se sentent ainsi exclus.

« Rien de mieux pour pousser ces derniers vers le ghetto… »

[] Les pouvoirs publics ont contribué par leur silence à la banalisation d’une islamophobie rampante qui a fini par se manifester au grand jour, dans le sang et dans les larmes le 29 janvier dernier. »

(Touhami Rachid Raffa, citoyen de Québec, Sommes-nous coupables d’être musulmans? Le Soleil, 26 juin 2017, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201706/26/01-5110974-sommes-nous-coupables-detre-musulmans.php)

4 Réaction d’un islamologue musulman à la déclaration de Philippe Couillard, le 28 juin 2017

« … les propos du premier ministre n’ont rien de faux. Il a dit tout simplement tout haut ce qu’une majorité de musulmans pensent tout bas. Il a dit ce que disent la plupart des intellectuels réformistes musulmans depuis des décennies, c’est-à-dire depuis que l’islamisme s’est imposé comme acteur sociopolitique dans toutes les vies politiques des pays musulmans, mais aussi en Occident.

« Ces intellectuels sont des musulmans eux-mêmes. Serait-il logique de les accuser de faire la promotion de leur propre stigmatisation ou de leur propre haine ? Monsieur Couillard n’a pas attaqué l’islam, ni en tant que dogme, ni en tant qu’expérience spirituelle, ni en tant que pratique individuelle. Il a tout simplement fait ce que nous faisions depuis des années. Il a appelé les musulmans d’ici et d’ailleurs à assumer leurs responsabilités pour lutter contre le détournement de leur dogme et de leur spiritualité pour justifier des actes de violence contre des innocents. En tant que musulman et en tant qu’islamologue, je souscris parfaitement et sans réserve à cet appel. Suis-je donc islamophobe ? Est-ce que je me déteste moi-même ?

« Dans une intervention très nuancée, Philippe Couillard a fait clairement la différence entre islam et dérives islamistes. Il a toujours mis en garde contre le danger de stigmatisation de l’ensemble des musulmans. Que peut-on reprocher à notre premier ministre quand il appelle les musulmans à prendre leurs responsabilités dans la critique de l’idéologie islamiste ?

« Or, monsieur Couillard a raison. Les actes de violence qu’il dénonçait sont effectivement faits au nom de l’islam. Il y a toute une industrie qui produit l’idéologie islamiste et qui s’exprime dans les mosquées et les autres institutions de transmission de la culture islamique dont les salafistes djihadistes ont pris le contrôle partout dans le monde. Il revient à nous, les musulmans, de contester et de combattre cette idéologie qui se propage dans nos pays d’origine et dans nos diasporas en situation d’immigration, plutôt que de rester dans le déni et de jouer la carte de la victimisation. Il faut se sortir la tête du sable et affronter la réalité de notre monde moderne. 

[] « L’islam a aujourd’hui besoin d’être réformé. »

(Noomane Raboudi, islamologue et politologue, Université d’Ottawa, Couillard dit tout haut ce qu’une majorité de musulmans pensent tout bas, Le Devoir, 28 juin 2017, http://www.ledevoir.com/politique/quebec/502204/philippe-couillard-a-dit-tout-haut-ce-qu-une-majorite-de-musulmans-pensent-tout-bas)

5 Réaction d’un éditorialiste à la déclaration de Philippe Couillard, le 29 juin 2017

« Mais, à l’instar de bien des Québécois de confession musulmane, l’universitaire s’insurge contre ce concept de communauté musulmane. Les immigrants musulmans viennent du Maghreb, de l’Iran, de l’Indonésie ; ils peuvent être d’obédience chiite ou sunnite ou encore sans obédience du tout, trop heureux de pouvoir vivre leur foi, ou encore leur non-croyance, en toute liberté dans un État démocratique. D’aucuns parmi eux sont outrés de découvrir dans la société d’accueil une « “communauté musulmane” aux relents islamistes, aussi glauques et étouffants que celle qu’ils avaient fuie », comme le soulignait dans Le Devoir Mahmoud Mezhoud.

« De fait, en s’adressant à cette prétendue communauté musulmane, Philippe Couillard fait le jeu des islamistes qui tentent justement de constituer au Québec une communauté qui pourrait soumettre à sa férule les musulmans. []

« Philippe Couillard est imprégné d’une vision communautariste de la société. []

« Or, nombre de musulmans de toutes origines établis au Québec veulent avant tout être considérés, au même titre que tous les Québécois, comme des citoyens à part entière représentés par leurs élus politiques. Non pas par des imams ou encore des porte-parole autoproclamés aux penchants islamistes. Mais c’est peut-être une vision un peu trop laïque au goût de Philippe Couillard.

(éditorialiste Robert Dutrisac, Couillard et la «communauté» musulmane, Le Devoir, 29 juin 2017, http://www.ledevoir.com/politique/quebec/502315/la-communaute-musulmane)


De belles épervières à Lévis.

(Photo prise par Roger Martel le 26 juin 2017)