Les religions, outils de paix ou de guerre ?

I

Mathieu Ricard, docteur et ancien chercheur en génétique cellulaire, adepte du bouddhisme :

« Les religions […] doivent faire des efforts particuliers en faveur de la paix. Historiquement, elles n’ont guère été les instruments de paix que leurs idéaux prônent pourtant. Elles sont devenues des ferments de division et non d’union. »

(Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l’altruisme. La force de la bienveillance, Paris, NIL éditions, © 2013, page 517) (Docteur et ancien chercheur en génétique cellulaire, Mathieu Ricard est devenu un adepte du bouddhisme.)

II

Jean-Claude Breton, doyen de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal :

Toutes les religions, à ma connaissance, se disent en faveur de la paix. Mais cela n’empêchent pas, dans les faits, les guerres et les conflits de se multiplier au nom même des appartenances religieuses. Il semble donc y avoir une contradiction entre ce que les religions veulent faire en principe et ce qu’elles réalisent dans les faits. Comment cela se fait-il? Est-ce parce que les religions sont hypocrites, menteuses ou tout simplement pas très préoccupées par la question de la paix? Est-ce qu’elles ne parviennent pas à contrôler leurs membres ou est-ce qu’elles s’en servent à des fins cachées et inavouables? Ou est-ce parce que les religions ne s’entendent pas sur le sens du mot paix.

[…]

C’est bien beau de dire que la paix veut favoriser la bonne entente, l’harmonie et le progrès, ou que je crois que la bonne entente, l’harmonie et le progrès sont des facteurs de paix. Encore faut-il s’entendre sur quelques principes; sur ce qu’on appelle souvent les valeurs. Les religions ont en effet des convictions et même des propositions de foi sur lesquelles elles ne sont pas toutes d’accord et surtout qui leur apparaissent non négociables. Il y a déjà là une première occasion de conflits et on sait que dans l’histoire ces conflits ont souvent pris le chemin de la guerre ou de la persécution. Pensons ici aux conflits entre juifs et chrétiens, mais aussi avec les musulmans et même entre chrétiens. C’est un premier cas de guerres de religions, mais pas toujours le plus sanglant, même s’il y a eu parfois pas mal de carnage.

Mais quand on pense aujourd’hui aux conflits favorisés ou entretenus par les religions, on a moins en tête les querelles doctrinales que je viens d’évoquer. Ce qui nous frappe surtout, ce sont les conflits entre pays ou entre parties de pays au nom de l’appartenance religieuse. Les exemples ne manquent pas autour de nous et dans un passé pas si lointain. En Irak, on observe des conflits entre chiites et sunnites deux groupes différents de musulmans. Au Pakistan, en Indes, des groupes se font aussi la guerre au nom de leur appartenance religieuse. Au Liban, les religions ont amené des conflits internes et externes au cours des dernières décennies. Je passe par-dessus le conflit apparemment permanent entre Israël et la Palestine, qui dévoile une autre situation, et je reviendrai sur ce qu’on appelait la guerre d’Irlande du Nord. Souvent en effet, on parle de guerres de religions pour identifier des conflits qui sont d’abord d’origine politique, historique ou économique, mais où la religion ne joue qu’un second rôle. Par exemple, le sionisme à l’origine de l’état d’Israël a été soutenu et défendu par des juifs incroyants, qui peuvent difficilement se faire les artisans d’une guerre religieuse. Il ne faut jamais oublier qu’il est parfois facile d’utiliser les religions pour légitimer des conflits qui n’ont pas grand-chose de religieux. Mais comme on dit chez nous; «La religion a le dos large!»

Je pourrais résumer mes propos comme ceci. La paix apparaît comme un bien hautement recherché par à peu près tout le monde. Mais la paix est aussi un bien fragile, qui est exposé aux règles que les religions se donnent et veulent observer à tout prix. Quand je parle de règles ici, je pense aux explications, aux interdits, aux condamnations qui naissent de l’existence des conflits et que les religions viennent couvrir ensuite de la volonté de Dieu. Enfin, la paix ne pèse pas lourd aux yeux de certains leaders qui ne se gênent pas pour utiliser la religion pour légitimer ou entretenir des conflits qui satisfont leurs ambitions. Alors est-ce que les religions sont pour la paix ou pour la guerre?

[…]

Si les religions, qui sont en faveur de la paix, ont souvent servi à entretenir des guerres, c’est en raison de l’utilisation qu’on a fait d’elles. En soi, appartenir à une religion devrait plutôt rendre pacifiste, mais il arrive qu’on assiste à un mouvement contraire et que les membres d’une religion deviennent belliqueux. Pourquoi?

[…]

Enfin, il faut aussi dire que les religions ont eu tendance à régler les rapports de leurs membres avec le monde. Si on regarde comment cela s’est vécu dans notre propre tradition, on voit que les choses ont bien changé à travers les siècles et qu’elles peuvent donc changer encore. […] Les intérêts politiques et surtout économiques, sans oublier les coutumes rattachées aux convictions religieuses (je pense ici à des pratiques alimentaires, mais aussi à des visions du monde), font souvent manquer les occasions de rapprochement et les transforment plutôt en lieux de conflits et parfois même de guerre, surtout quand le pétrole entre en jeu!

On voit donc par ces brèves évocations, que la vocation même des religions les expose à devenir facteurs de paix ou de guerre selon la façon dont on gère cette vocation. Ces considérations sont par ailleurs très générales et pourront donner des conséquences bien différentes selon la façon dont une religion établira ses priorités, mais aussi selon les pratiques des individus au coeur de l’une ou l’autre religion. Dans le premier cas, il est facile de constater que toutes les religions ne vivent pas le même équilibre, ni les mêmes objectifs dans les rapports qu’elles proposent avec Dieu, entre leurs membres et à l’égard du monde. La place de la foi et la qualité des oeuvres ne sont pas comprises de la même manière dans toutes les religions. Ces différences sont encore multipliées par les attitudes personnelles des membres. Dans ce cas-ci, on devine que la dynamique psychologique des personnes, leur éducation personnelle et les contextes culturels dans lesquels elles se sont développées influent profondément leur manière d’appartenir à leur religion et de la pratiquer. Comment imaginer qu’on va réussir à orienter les religions à bon escient et à en faire des artisans de paix? Comment y voir clair et ajuster les moyens aux objectifs poursuivis?

(Jean-Claude Breton, doyen de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal, Religions pour la paix ou la guerre ? Conférences Notre-Dame. Basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec, 4 mars 2012)

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Conquête musulmane

« Dans les siècles qui ont suivi la prédication de Mahomet, le monde musulman s’est d’abord constitué par la conquête militaire. »

(Encyclopédie Larousse, http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/islam/62732#Fi3cRbYXATZeW8sR.99)

 

Croisades chrétiennes

« Une fois les villes conquises, les troupes chrétiennes et leurs chefs, se livraient à des atrocités qui faisaient frémir les chroniqueurs chrétiens qui en avaient été les témoins, certains se plaisaient à pratiquer le cannibalisme. »

(Histoire-France, http://www.histoire-france.net/moyen/croisades)

23 mai 2016, au Québec : Journée nationale des patriotes.

Source : Mouvement national des Québécois, http://mnq.quebec/fierte-page/journee-nationale-des-patriotes/

Journée nationale des patriotes

Cela fait près de dix ans maintenant que la mémoire des Patriotes s’est inscrite dans le calendrier commémoratif québécois. Peu à peu, d’une année à l’autre, la Journée nationale des patriotes s’est imposée à nous à la manière d’un rappel d’un moment important de notre parcours collectif, appelé à devenir un point de référence de la conscience historique québécoise. Dans le tableau des commémorations québécoises, elle a aussi une place à part : elle suggère une interprétation de l’histoire du Québec qui correspond à celle de la plupart des Québécois, celle d’un peuple qui n’a jamais renoncé à s’affirmer, à faire valoir ses droits à la pleine existence politique.

Fier coordonnateur de cette journée, le Mouvement national des Québécois est fier de s’associer à une journée de commémoration qui est celle de tous les Québécois et qui représente bien la charge universelle de notre expérience historique. Car y a-t-il quelque chose de plus universel qu’un peuple qui lutte pour exister en son nom propre, pour conserver son identité, pour vivre libre, en honorant l’idéal de la liberté démocratique ?

Journée-des-Patriotes_2014

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À propos du Mouvement national des Québécois

Source : http://mnq.quebec/mission/mission-generale/

Quand la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste, ancêtre du MNQ, voit le jour en 1947, c’est d’abord pour veiller aux intérêts culturels et linguistiques du Québec. Au fil des ans et des transformations sociales, le Mouvement diversifie ses activités et participe activement aux débats sur les questions d’ordre politique et économique de la société.

D’une fédération d’abord axée sur la survivance d’une langue et d’une culture, on passe à un organisme cherchant à préserver et à développer l’autonomie du Québec.

Aujourd’hui, la mission du MNQ se résume ainsi :

Le MNQ est un mouvement issu de la société civile, indépendant des partis politiques, fédérant des Sociétés membres partout au Québec. Sa mission est de défendre et promouvoir l’identité québécoise, prioritairement sa langue, son histoire, sa culture et son patrimoine, et de faire du Québec un pays français et démocratique.

En prenant part aux débats dans la société civile, en organisant des colloques et en publiant des études entre autres, le MNQ participe activement à la définition de l’identité nationale contemporaine.

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Source : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/471495/la-demarche-independantiste-selon-les-patriotes

IDÉES

La démarche indépendantiste selon les patriotes

Le Devoir, 21 mai 2016

Par Gilles Laporte – Historien et enseignant au cégep du Vieux-Montréal

C’est d’abord pour permettre aux francophones de poursuivre leur épanouissement qu’on milite de nos jours en faveur de l’accession à l’indépendance du seul État français d’Amérique.

Tandis que les candidats à la direction du Parti québécois débattent d’échéance référendaire, la Journée nationale des patriotes offre l’occasion de se demander comment leurs pères putatifs, les patriotes de 1837, envisageaient pour leur part le mode d’accession à l’indépendance.

Pour cela, il faut prendre un peu de hauteur et rappeler que c’est d’abord pour permettre aux francophones de poursuivre leur épanouissement qu’on milite de nos jours en faveur de l’accession à l’indépendance du seul État français d’Amérique.

Pour Papineau et ses suivants, l’urgence consistait plutôt à réunir les conditions politiques et sociales devant présider à la naissance du nouvel État et non à tout bonnement faire coïncider un État avec une nation. Les patriotes luttaient d’abord pour que soient reconnus des droits fondamentaux tels que la liberté d’expression, une fonction publique honnête, des juges impartiaux, des ministres responsables et pour que l’État bas-canadien soit enfin mis au service de l’économie locale. L’idéal d’indépendance découle tout naturellement de la conquête de ces droits, un État bas-canadien redevable devant sa population plutôt que devant le Parlement impérial se retrouvant de facto souverain. Lord Durham avait d’ailleurs prédit dans son rapport qu’accorder la démocratie au Bas-Canada mènerait à la création d’un État français en Amérique.

Les 92 résolutions patriotes ne réclament donc nulle part l’indépendance nationale en soi, mais bien celle des institutions, et au premier chef celle du Parlement bas-canadien : « Les privilèges de cette Chambre ne doivent ni être mis en question ni définis par le secrétaire colonial [résolution 49]. Que cette Chambre, comme représentant le peuple de cette province, possède […] les mêmes pouvoirs, privilèges et immunités réclamés et possédés par la Chambre des Communes du parlement, dans le Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et l’Irlande [résolution 79] ». Un Parlement souverain pourrait d’ailleurs bien mieux que la métropole voir aux affaires de la province : « La législature provinciale aurait été tout à fait compétente à passer des lois, pour permettre le rachat de ces charges, d’une manière qui s’harmonisât avec les intérêts de toutes les parties […] Le parlement du Royaume-Uni, bien moins à portée de statuer d’une manière équitable sur un sujet aussi compliqué, n’a pu avoir lieu que dans des vues de spéculation illégale, et de bouleversement dans les lois du pays [résolution 58]. »

La voie élective

L’indépendance politique passe donc par celle des institutions représentatives, qui pourront ensuite assurer la transition pacifique du statut de colonie à celui d’État souverain : « Que le parlement du Royaume-Uni conserve des relations amicales avec cette province comme colonie, tant que durera notre liaison, et comme alliée, si la suite des temps amenait des relations nouvelles [résolution 21]. […] Dans l’intervalle, un changement dans notre constitution, s’il en faut, doit-il être en vue de cette considération ? Et est-il criminel de le demander ? [JALBC, 24 février 1834] »

Quant à consulter le peuple à propos de son avenir, cela passe pour les patriotes par des élections ; des élections qu’ils remportent régulièrement, la dernière fois en raflant 77 des 88 sièges en jeu en octobre 1834. Le devoir de chaque élu patriote aura dès lors consisté à poser des gestes de rupture avec la métropole en vue d’étendre le principe électif à tout le gouvernement et d’accroître l’indépendance des institutions. La souveraineté sera ainsi devenue l’issue inéluctable d’une lutte menée tout entière au nom de la démocratie, de la justice et de la liberté.

Une mosquée et l’islam à Lévis (Québec). Les religions et la violence.

(Cette page n’a pas été créée par un adepte de l’islam.)

 

al-Qaida, Daech, État islamique, des noms familiers de nos jours, des noms synonymes de violence; des noms que le commun des mortels associe malheureusement à une religion, l’islam.

Sont-ils appelés à la violence par leur religion les quatorze millions de juifs, les cinq cent millions de bouddhistes, le milliard d’hindouistes, le milliard et demi de musulmans, les deux milliard deux cent millions de chrétiens?

 

LES RELIGIONS APPELLENT-ELLES LEURS ADEPTES À LA VIOLENCE?

 

« À regarder les actuelles zones de conflit, on serait tenté de déduire que la plupart sont de nature religieuse. Les faits sont cependant plus complexes. Les religions ne constituent souvent qu’un des facteurs de ces conflits : politique, montée des nationalismes et interventions étrangères représentent également des facettes importantes, voire primordiales, dans les zones d’affrontement. « Toutes les religions sont susceptibles d’être violentes dans un contexte national, régional ou local particulier », explique le sociologue des religions Jean-Louis Schlegel.

Aujourd’hui, les projecteurs sont braqués sur l’islam, en particulier sur les atrocité commises par des groupes terroristes comme Daech et Al-Qaïda. Pour autant, les autres religions ne sont pas en reste. En Israël, les juifs extrémistes qui colonisent les Territoires palestiniens pour reconstituer le « Grand Israel » biblique marquent clairement le conflit territorial israélo-palestinien du sceau religieux. Et même les traditions a priori les plus pacifistes peuvent faire preuve de violence, à l’instar de certains moines bouddhistes birmans qui s’attaquent à la minorité musulmane Rohingya. Depuis une trentaine d’années, l’Inde est le théâtre de violents affrontements entre hindous et minorités religieuses. Chrétiens et musulmans sont régulièrement la cible d’attaques, voire de lynchages. L’accession au pouvoir du nationaliste hindou Narendra Modi – surnommé « la terreur des musulmans «  après avoir laissé cours à des émeutes dans lesquelles 2 000 personnes, majoritairement des musulmans, ont péri en 2002 – a renforcé les inquiétudes des minorités. » (Louise Gamichon, Ils tuent au nom de leur foi, article publié dans Le Monde des religions, janvier-mars 2016, numéro 75 intitulé Le Mal au nom de Dieu. Les religions sont-elles violentes, p. 36)

On le voit : les pratiquants des religions peuvent faire preuve de violence. Y compris les adeptes du christianisme : « .. au nom de la défense de son dogme ou en manipulant ses Écritures, le christianisme a nourri la haine du juif, brûlé des hérétiques sous l’Inquisition, saccagé des villes, tué des hommes lors des croisades, des conquêtes évangélisatrices et coloniales. (…) Elle [l’église romaine] a déclaré la guerre aux idées libérales, aux développement de la science, de la liberté, de la démocratie. » (Henri Tincq, Les religions incitent-elles à la violence. Lectures sauvages, article publié dans Le Monde des religions, janvier-mars 2016, numéro 75 intitulé Le Mal au nom de Dieu. Les religions sont-elles violentes, p. 30)

 

Pourtant…

Pourtant, selon la Thora juive (dont le christianisme s’est inspiré), Dieu a donné ce commandement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Pourtant, selon un principe des Hindous, « Le monde entier est une famille unique ».

Pourtant, selon le Coran, livre sacré des musulmans, Dieu a dit  : «  Ô vous qui croyez, entrez tous dans la paix ».

 

POURQUOI ARRIVE-T-IL QUE DES ÊTRES HUMAINS DEVIENNENT VIOLENTS AU NOM DE DIEU?

 

« Parce que toute religion a ses contradictions. Toutes les religions sont traversées par un idéal de paix. Mais toutes peuvent être porteuses de violence. […] Les religions? Elles sont ce qu’en font leurs adeptes à une certaine époque et à un endroit donné. Et ces derniers sont loin d’être toujours d’accord, notamment sur la façon de comprendre et d’interpréter les textes sacrés. Aujourd’hui, une petite minorité de musulmans en France et dans le monde justifie par le Coran son intolérance envers les « non-musulmans » ou même les « mauvais musulmans ». Le Coran, en effet, comme d’ailleurs la Bible, contient aux côtés de multiples paroles de paix, des passages guerriers. Mais selon de nombreux penseurs musulmans, il faut remettre ces passages dans le contexte où ils ont été écrits : Mohammed, le prophète fondateur de l’islam, qui vécut au Ve et VIe siècle de notre ère, était aussi un chef politique et militaire. » (Pourquoi tant de violences au nom de Dieu? Dossier publié dans Okapi, revue éditée par Bayard Presse et destinée à la jeunesse , numéro 1001, 1er mai 2015, p. 12)

 

« Parce que la religion souffre de ses fanatiques. Toutes les religions ont leurs partisans d’une application ultra-stricte de leurs principes. Quand ces « fondamentalistes » sont prêts à imposer LEUR vérité par la violence, ils deviennent des « fanatiques ». Le fanatisme prolifère sur le terrain de la misère, de la frustration, de l’ignorance… Comme chez nous, lorsque des jeunes gens désorientés basculent dans un islam radical tes les auteurs des attentats de janvier [2015] à Paris contre le journal Charlie Hebdo […] Comme en Syrie et en Irak, lorsqu’au nom d’une soi-disant « guerre sainte » les combattants de l’organisation terroristes Daesh commettent des crimes affreux. Mais l’islam n’est pas la seule religion à devoir faire face au fanatisme : le christianisme, le judaïsme et même le bouddhisme et l’hindouisme y sont confrontés! » (Pourquoi tant de violences au nom de Dieu? Dossier publié dans Okapi, revue éditée par Bayard Presse et destinée à la jeunesse, numéro 1001, 1er mai 2015, p. 12-13)

 

« Parce que la religion aggrave certains conflits. La guerre est rarement uniquement religieuse… mais elle l’est souvent un peu. Une fois la discorde installée, la religion peut venir la « sacraliser » et l’envenimer. […] L’homme, contrairement à l’animal, ne se bat pas seulement pour obtenir quelque chose. Il combat aussi par fierté, par désir d’héroïsme ou de vengeance, pour défendre son honneur et celui des siens. C’est pourquoi elles sont utilisées comme un instrument de pouvoir, un levier. Rien de tel pour un dirigeant qui veut entraîner son pays dans une folie guerrière collective que de le convaincre qu’il se bat au nom de Dieu! » (Pourquoi tant de violences au nom de Dieu? Dossier publié dans Okapi, revue éditée par Bayard Presse et destinée à la jeunesse, numéro 1001, 1er mai 2015, p. 14)

 

« Parce que la religion sert souvent de prétexte. Si la religion se mêle à de nombreux conflits, beaucoup ont, en réalité, d’autres origines : enjeux de pouvoir, problèmes de frontières, questions de richesses, luttes ethniques… […] En 2012, un chercheur américain a publié une étude affirmant que seules 123 des 1 763 guerres déclarées sur Terre depuis 3 500 ans avaient la religion comme point de départ. » (Pourquoi tant de violences au nom de Dieu? Dossier publié dans Okapi, revue éditée par Bayard Presse et destinée à la jeunesse, numéro 1001, 1er mai 2015, p. 15)

 

« Pourtant… le dialogue interreligieux existe. Heureusement, certains responsables religieux, tout comme de simples croyants, oeuvrent pour la paix. […] Suite aux récents attentats de février [2015] à Copenhague, au Danemark, où des juifs ont été attaqués par un fanatique musulman, un millier de musulmans et de juifs de sont rassemblés pour former une chaîne humaine autour d’une synagogue… Ces gestes symboliques comptent : les religions ne peuvent semer la paix que si leurs adeptes acceptent de ne pas être seuls à détenir la vérité. Et laissent les autres prier tranquillement le Dieu qu’ils veulent. Ou même ne pas prier du tout. » (Pourquoi tant de violences au nom de Dieu? Dossier publié dans Okapi, revue éditée par Bayard Presse et destinée à la jeunesse, numéro 1001, 1er mai 2015, p. 15)

 

NOTES

Les auteurs du dossier Pourquoi tant de violences au nom de Dieu? ont tenu à remercier M. Philippe Gaudin, directeur adjoint de l’Institut européen en sciences des religions et auteur de La Violence, ce qu’en disent les religions (Éditions de l’Atelier)

Bayard Presse est un groupe de presse catholique; ses principaux associés sont la Congrégation de l’Assomption, S.A. Saint-Loup, Association Notre-Dame de Salut.

Bayard jeunesse Canada propose plus de 40 magazines et livres numériques pour les enfants de 1 à 18 ans. Site web : https://bayardjeunesse.ca.

Le créateur de cette page web remercie infiniment ses indispensables sources.

 

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Les deux documents suivants ont aussi été publiés dans le site web du Passeur de la Côte.

 

Une mosquée et l’islam à Lévis (Québec). Les valeurs de l’islam.

Extrait de Soumission à la paix, texte de Tahar Ben Jelloun publié dans le livre 20 clés pour comprendre l’islam, Paris, Éditions Albin Michel, 2013 (format de poche), p. 147 (première édition : Hors-série numéro 4 du Monde des religions, Malesherbes Publications)

« Les valeurs essentielles de l’islam sont celles-là mêmes propagées par les deux autres monothéismes, avec cependant quelques variantes plus ou moins importantes. Allah dans le Coran demande aux croyants de reconnaître et de respecter les prophètes qui ont précédé Mohamed, comme il insiste sur la diversité et les différences entre les peuples, les incite à se connaître et à échanger leurs savoirs.

« L’islam bien compris a permis au monde arable de connaître son âge d’or entre le IXe et le XIIe siècle. Le Coran fait l’éloge de la raison, de la modération et de la patience. Mais tout texte religieux se prête à de multiples interprétations. Tout dépend du niveau de développement intellectuel de celui qui l’interprète. Il fut un temps où l’islam était la principales source d’inspiration de grands poètes, les soufis notamment. Aujourd’hui, il est malmené par des gens dont la principale caractéristique est l’ignorance, doublée de confusion, ce qui arrange bien leurs affaires. »

( Tahar Ben Jelloun, écrivain marocain d’expression française, a écrit L’islam expliqué aux enfants, publié par Le Seuil en 2002. )

Une mosquée et l’islam à Lévis (Québec). Des artisans de paix. 

« Selon le spécialiste Christian Mellon, «  à tort ou à raison, bien des croyants pensent que leur tradition religieuse interdit la violence, même pour de justes causes ». C’est pourquoi tant « d’acteurs non-violents trouvent leur inspiration dans ces traditions ». Ainsi, « c’est du jaïnisme, confession indienne très minoritaire, que Gandhi a reçu son concept clé, l’ahimsa (litt. « non-nuisance ») ».

« Autre racine de la non-violence, le bouddhisme […]

« Et l’islam dira-t-on? Bien que moins connus, ses artisans de paix existent aussi. Du côté du soufisme tout d’abord, de certains grands maîtres médiévaux – Al Allaj et Ibn Arabi, par exemple – au chef de la résistance algérienne face à la conquête française, l’émir Abd el-Kader (1808-1883), qui devint une star (honorée à la fois par le pape et les francs-maçons!) pour avoir protégé, au péril de sa vie, les chrétiens persécutés à Damas en 1860. Et plus près de nous, le célèbre (en Inde) Abdul Ghaffar Khan (1890-1988), ami et disciple de Mahatma Gandhi; ou le théologien démocrate Mahmoud M. Taha (1909-1985), « le Gandhi soudanais », qui relativisait les extraits coraniques violents et infériorisant les femmes ou les « infidèles ». Les Balkans ont également « leur » Gandhi, avec l’écrivain non-violent Ibrahim Rugova (1944-2006), le premier président du Kosovo. »

(Éric Vinson, Quand les religions font (aussi) la paix, article paru dans la revue Le Monde des religions, janvier-février 2016, numéro 75, p. 53)

Christian Mellon a écrit La non-violence (Presses Universitaires de France, 1994) en collaboration avec Jacques Semelin.

 

Plainte contre la Caisse Desjardins de Lévis présentée à l’ombudsman du Mouvement Desjardins.

Lévis, le 18 mai 2016

Madame Danielle Savoie, ombudsman

Bureau de l’Ombudsman du Mouvement Desjardins

Case postale 7, succursale Desjardins. Montréal (Québec) H5B 1B2

Objet : Plainte contre la Caisse Desjardins de Lévis.

Madame l’ombudsman,

Je désire porter plainte contre la Caisse Desjardins de Lévis.

En 2013, la Caisse Desjardins de Lévis, dont le conseil d’administration est présidé par M. René Bégin, a accepté d’être le partenaire principal d’une petite organisation, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), pour la préparation et la présentation de deux expositions consacrées à un objet communément appelé « cage de la Corriveau » (c’est la SHRL elle-même qui affirme que la Caisse Desjardins de Lévis a été son partenaire principal, vous le verrez, Madame l’ombudsman, dans l’un des documents joints à la présente lettre). Au cours de ces expositions, offertes à Lévis, la SHRL a diffusé une très importante affirmation infondée (infondée parce qu’elle ne repose sur aucune preuve), une affirmation trompeuse qui a induit en erreur les citoyens de Lévis, du Québec et des autres parties du Canada [l’affirmation a été transmise par plusieurs médias, notamment par le journal Le Soleil de Québec à cette adresse :

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201309/29/01-4694530-la-cage-de-la-corriveau-de-retour-au-quebec.php consulté le 13 décembre 2015, et la Canadian Broadcasting Corporation au http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/cage-of-la-corriveau-on-display-in-lévis-1.1913940 consulté le 13 décembre 2015.

L’affirmation infondée est la suivante : La Société d’histoire régionale de Lévis a découvert la « cage de la Corriveau », c’est-à-dire la structure métallique ayant servi en 1763 à montrer en public une femme, Marie-Josephte Corriveau, reconnue coupable d’un meurtre et condamnée à la pendaison (voyez la note ci-dessous). La SHRL a fait publiquement son affirmation infondée après avoir découvert dans le Web, par hasard, dit-elle, une image; elle n’a pas attendu d’avoir vu la « cage » à l’endroit où elle se trouvait, aux États-Unis, encore moins que des experts l’aient examinée, pour affirmer catégoriquement que cet objet était la structure utilisée pour exposer la dépouille de Madame Corriveau (la lecture des documents ci-joints devrait vous convaincre, Madame l’ombudsman, de la véracité de mon affirmation). De toute évidence, les citoyens sont en droit de reprocher à la SHRL, à tout le moins, d’avoir gravement et étrangement manqué de rigueur intellectuelle. La SHRL, par son affirmation infondée, a induit la population en erreur. La Caisse Desjardins de Lévis a commis une erreur grave et incompréhensible en acceptant de jouer le rôle de partenaire de la SHRL pour la présentation des deux expositions susmentionnées.

 

NOTE Madame Claudia Mendez Ishii raconte comment elle a découvert la « cage », l’objet qu’elle a tout de suite pensé et dit être l’authentique « cage de la Corriveau », à l’époque où elle était la vice-présidente de la SHRL et guide touristique.

« C’est au mois d’octobre 2011, dans le cadre de mon travail de rédactrice de La Seigneurie de Lauzon [revue de la Société d’histoire régionale de Lévis], que j’ai fait une recherche d’images afin d’illustrer un texte poétique qui portait sur La Corriveau. Je faisais une recherche d’images approfondie sur internet lorsque j’ai vu une photo très intrigante. Elle se trouvait sur le site de Vicky Lapointe qui fait la promotion de l’histoire et du patrimoine québécois et qui, dans cette section en particulier, nous informe que la New York Public Library avait de très belles photos anciennes en ligne. J’ai donc suivi le lien et en effet, on y trouve une magnifique collection d’images anciennes de provenances diverses et plusieurs de notre région. C’est là qu’on trouve cette photo avec sa description. En quelques jours seulement, avec l’aide de deux autres administrateurs*, nous avons retrouvé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. » (Source : http://www.erudit.org/culture/hq1056841/hq01043/70711ac.html?vue=resume&mode=restriction vu le 17 mai 2014. On trouve à peu près le même texte dans le numéro 124 (automne 2012) de la revue La Seigneurie de Lauzon, p. 14.) – * L’un de ces administrateurs, Madame Manon Pelletier, était et est peut-être encore guide touristique et propriétaire, avec Madame Mendez Ishii, de l’entreprise Tours Suivez le guide.)

LA CAISSE DESJARDINS DE LÉVIS A COMMIS UNE FAUTE SI ELLE A ACCEPTÉ D’ÊTRE LA PARTENAIRE DE LA SHRL SANS AVOIR AU PRÉALABLE MESURÉ LE SÉRIEUX DU TRAVAIL DE CETTE DERNIÈRE ET SANS S’ÊTRE ENQUISE DES MESSAGES QU’ELLE ALLAIT VÉHICULER; ELLE A COMMIS UNE FAUTE BEAUCOUP PLUS GRAVE SI ELLE A ACCEPTÉ D’ÊTRE LA PARTENAIRE DE LA SHRL APRÈS AVOIR MESURÉ LE SÉRIEUX DU TRAVAIL DE CETTE DERNIÈRE ET APRÈS S’ÊTRE ENQUISE DES MESSAGES QU’ELLE ALLAIT VÉHICULER. DANS L’UN OU L’AUTRE CAS, LA CAISSE DESJARDINS DE LÉVIS, QUICONQUE PEUT EN AVOIR L’INTIME CONVICTION, EST COUPABLE D’UNE ACTION RÉPRÉHENSIBLE.

En plus de reprocher à la Caisse Desjardins de Lévis d’avoir fait une action répréhensible en acceptant d’être la partenaire de la SHRL pour la préparation et la présentation de deux expositions consacrées à la « cage de la Corriveau », je lui reproche de n’avoir jamais tenté de démontrer que les faits que je lui exposais dans des communications écrites étaient inexacts ou que les affirmations que je lui faisais dans des communications écrites étaient mensongères, un silence qui l’expose évidemment au risque d’être jugée incapable de démontrer que je me trompais ou mentais. De plus, parce qu’elle ignore les demandes et les questions de l’un de ses clients, parce qu’elle fait fi de ses communications, la Caisse Desjardins de Lévis mérite un autre reproche, celui d’enfreindre le Code de déontologie du Mouvement Desjardins, qui stipule que « les dirigeants et les employés de Desjardins s’engagent à : traiter chaque personne avec respect et courtoisie » (https://www.desjardins.com/fr/a_propos/profil/difference/codethi2.pdf).

Je résume : La Société d’histoire régionale de Lévis, qu’aide entre autres la Caisse Desjardins de Lévis, répand facilement une affirmation qu’aucun esprit le moindrement critique ne peut trouver fondée parce que son auteur n’apporte aucune preuve établissant la vérité de ce qu’il présente; des journalistes répètent les dires de la société d’histoire sans demander à cette dernière, semble-t-il, d’indiquer sur quoi repose son affirmation; d’autres journalistes mentionnent que l’objet sur lequel porte l’affirmation de la société d’histoire sera soumis à une expertise qui permettra peut-être de déterminer avec certitude s’il est authentique ou non; pendant ce temps-là, la Caisse Desjardins de Lévis, principal partenaire de la SHRL, refuse de répondre à des questions légitimes, agit comme si la confusion était acceptable, comme si la coexistence d’affirmations contradictoires, incompatibles, était possible, comme si elle ne participait pas elle-même à la tromperie.

Madame l’ombudsman, permettez-moi de mentionner ici, à l’intention des personnes étrangères à votre service qui prendront connaissance de ma plainte, que votre employeur A) définit votre rôle en ces termes : « Offrir une voie d’appel indépendante pour examiner les problèmes non résolus après que les étapes prévues dans le traitement des plaintes dans le Mouvement Desjardins ont été suivies. Écouter les deux parties et analyser la documentation mise à sa disposition en toute impartialité. Présenter des recommandations pour améliorer les produits et services dans le Mouvement Desjardins. » B) précise que « L’ombudsman jouit d’une indépendance absolue à l’égard de la direction du Mouvement pour qu’il puisse exercer son rôle en toute impartialité. » (Source : https://www.desjardins.com/nous-joindre/commentaires-suggestions-plaintes/ vu le 13-12-2015)

Vous trouverez ci-dessous des documents destinés à éclairer votre lanterne.

Je vous prie, Madame, d’agréer mes sincères salutations.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Membres de plusieurs sociétés d’histoire. Principal artisan bénévole de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis. Metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Collaborateur bénévole depuis 2013 du Tremplin, organisation de Lévis qui aide les personnes étrangères arrivées récemment au Québec à s’installer dans leur nouveau pays et à s’intégrer à leur nouvelle collectivité. Client de la Caisse Desjardins de Lévis.

DOCUMENTS ÉCLAIRANTS

PREMIER DOCUMENT

La première des deux expositions de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) consacrées à la « cage de la Corriveau » a été présentée à l’ancienne gare intermodale de Lévis du 21 juin au 29 septembre 2013, la seconde a pu être vue au Centre de congrès et d’expositions de Lévis du 3 au 6 octobre 2013.

La SHRL a répété publiquement son affirmation infondée, plus d’une fois, avant la tenue de la première exposition.

Le 31 juillet 2012, par exemple, elle a publié le texte suivant dans le Web :

« La cage de la Corriveau retrouvée. Voulez-vous contribuer à son rapatriement ?

SHRL Nouvelles juillet 31, 2012

« Comme vous le savez, dans le dernier numéro (124) de La Seigneurie de Lauzon, Claudia Méndez a publié un article sur la découverte, aux États-Unis, de la cage de la Corriveau.

« Cette information a maintenant quitté les frontières de Lévis grâce à l’article de Diane Tremblay dans le Journal de Québec paru le 31 juillet 2012. Vous pouvez le lire en cliquant sur le lien au bas.

« Tel que demandé à notre dernière assemblée générale annuelle, nous sommes à la recherche de bénévoles pour faire avancer le dossier de rapatriement de cet artéfact d’une grande valeur symbolique. L’an prochain on commémorera le 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau… »

Sur les lieux de la première exposition, les visiteurs pouvaient lire ceci :

« … à l’automne 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis, avec l’aide des administrateurs a retrouvé la trace de la cage en fer (exosquelette) ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau en effectuant une recherche sur Internet. Depuis, la Société a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact, témoin significatif de l’histoire, du patrimoine et de l’imaginaire de la région et du Québec. » (Texte présenté aux visiteurs de l’exposition à l’ancienne gare intermodale de Lévis en 2013.)

La Corriveau_Expo Gare intermodale Levis 2013-07_authenticite certaine

Document intitulé Une découverte inattendue présenté aux visiteurs de l’exposition tenue à l’ancienne gare intermodale de Lévis en juillet 2013

La SHRL a répété publiquement son affirmation infondée, plus d’une fois, peu avant la tenue de la seconde exposition.

Le 7 septembre 2013, par exemple, la SHRL publiait le message suivant dans le web : 

« La Société d’histoire régionale de Lévis vous convie aux activités commémoratives du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau à Lévis. Pour cette occasion deux activités exceptionnelles et uniques se tiendront entre le 3 et le 6 octobre prochains [2013].

« Dans un premier temps, en collaboration avec les Musées de la civilisation de Québec nous présentons l’exposition «  La Corriveau, au-delà de la légende », en présence de l’artéfact [sic] original. Cette exposition, une première canadienne, sera l’unique occasion de voir cet objet légendaire et de prendre la mesure des tragiques événements survenus en 1763. » (Source : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/la-cage-de-la-corriveau-a-levis/ consulté le 13 décembre 2015 et le 21 avril 2016)

Peu après la seconde exposition, plus précisément le 27 novembre 2013, M. Claude Genest, alors titulaire d’un poste d’historien au Mouvement Desjardins, ancien président de la SHRL et aujourd’hui membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un hebdomadaire de Lévis :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24. Cet article a aussi été présenté aux lecteurs de la revue de la SHRL, La Seigneurie de Lauzon, numéro 130.)

DEUXIÈME DOCUMENT

L’affirmation infondée de la Société d’histoire régionale de Lévis a été répandue par des médias. Voici quelques extraits d’articles :

A

« Les Lévisiens peuvent maintenant voir de leurs propres yeux la fameuse cage de la Corriveau alors que l’exposition La Corriveau : Au-delà de la légende prend son envol aujourd’hui au Centre de congrès et d’expositions de Lévis. » (Raphaël Lavoie, La cage de la Corriveau présentée au public, Le Journal de Lévis, 3 octobre 2013, vu dans le Web le 13 décembre 2015 au: http://www.journaldelevis.com/1068/8627/La_cage_de_la_Corriveau_presentee_au_public.journaldelevis)

B

« C’est elle aussi [l’auteure parle de madame Claudia Mendez Ishii] qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. «Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » Elle a imaginé la femme de cinq pieds, pendue et accrochée à un carrefour pendant 40 jours, pour un meurtre qu’elle n’a probablement pas commis.

« Mais Lévis ne peut pas rapatrier la cage tant qu’elle n’a pas de musée digne de ce nom. C’est le Musée de la civilisation qui sert d’entremetteur. Claudia ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de musée, ni de centre d’archives à Lévis. » (Mylène Moisan, En face, c’est Lévis, il n’y a rien…, Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php vu le 24 avril 2015)

C

La cage ayant servi à exhiber le corps de «la Corriveau» est à Salem. La SHRL [Société d’histoire régionale de Lévis] a trouvé la cage en fer ayant servi à exhiber le corps de «la Corriveau», en 1763. Si tout va bien, l’artefact, qui est en excellente condition, sera rapatrié au Québec juste à temps pour commémorer le 250e anniversaire de sa pendaison, l’an prochain.

[…]

À la Société d’histoire régionale de Lévis, on n’hésite pas à parler d’une «découverte majeure».

«Nous avions cru la cage de la Corriveau disparue à jamais, détruite probablement par le feu aux États-Unis», a expliqué Claudia Méndez, vice-présidente de l’organisme.

En décembre dernier, Mme Méndez s’est rendue au Peabody Essex Museum, à Salem, en compagnie d’un autre membre de la société d’histoire, pour constater que la cage, dont on avait perdu la trace depuis 1839, existe toujours.

[…]

Au Peabody Essex, la cage n’est pas présentée au public. […]

Au cours des prochaines semaines, la société d’histoire compte créer un comité pour entreprendre des démarches formelles de rapatriement. (Diane Tremblay, La cage de «la Corriveau» retrouvée. TVA, 31 juillet 2012, http://www.tvanouvelles.ca/2012/07/31/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee vu le 14 décembre 2015)

D

« The infamous 1763 execution of Mary-Josephte Corriveau revisited after historians find artifact

« Some 250 years ago, Mary-Josephte Corriveau was hanged on the Plains of Abraham in Quebec City, her body left to rot in a cage in the public square of nearby Lévis.

« That cage, recently rediscovered, is on display at the Lévis convention centre this weekend.

‘The body of la Corriveau, as she came to be known, was held in the body-shaped iron cage — a gibbet — for 40 days. » (CBC News Montreal, Cage of la Corriveau on display in Lévis, http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/cage-of-la-corriveau-on-display-in-l%C3%A9vis-1.1913940 vu le 04-02-2014)

TROISIÈME DOCUMENT

S’il y a eu des journalistes qui n’ont fait que répéter les dires de la SHRL, d’autres ont exercé leur métier d’une manière rigoureuse. Voici des extraits d’articles de ces journalistes :

A

Le 1er août 2012, le quotidien Le Devoir écrit :

« Malgré l’engouement que suscite déjà la découverte parmi les historiens de la Nouvelle-France et du Québec, nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau. (Le Devoir 1 août 2012 | Raphaël Dallaire Ferland | Actualités culturelles http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee#reactions vu le 15-09-2014)

B

Le 1er octobre 2013, Radio-Canada écrit :

« Le Musée de la civilisation tentera d’authentifier la pièce qui pourrait être la « cage » dans laquelle le corps de Marie-Josepthe Corriveau, dite « la Corriveau », fût exhibé, à Lévis, après sa pendaison en 1763.

« L’institution muséale américaine le Peabody Essex Museum, située à Salem au Massachusetts, a accepté de prêter cet objet de sa collection au Musée de la civilisation afin que des expertises et des recherches sur son authenticité puissent être menées d’ici 2015.

[…]

« Le Musée de la civilisation réunira notamment des chercheurs au niveau historique de même que des experts en métaux afin de monter un dossier de preuves et d’archives qui pourra être présenté au musée Peabody pour une demande éventuelle de rapatriement de l’objet.

[…] (Radio-Canada, La « cage » de la Corriveau à l’examen, Radio Canada, 1 oct. 2013, https://fr-ca.actualites.yahoo.com/la-cage-la-corriveau-%C3%A0-lexamen-180107039.html vu le 14-11-2014)

C

Le 4 octobre 2013, l’hebdomadaire Le Peuple Lévis écrit :

« Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013. Cet article a été reproduit au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis)

D

Le 2 octobre 2013, le journal Le Devoir écrit :

« le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité .

« C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur », raconte la conservatrice Sylvie Toupin. » (Louise-Maude Rioux Soucy, L’esprit de la Corriveau refait surface, Le Devoir, 2 octobre 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface)

QUATRIÈME DOCUMENT

LA CAISSE DESJARDINS DE LÉVIS, SON INDIFFÉRENCE APPARENTE

ET SON ÉLOQUENT SILENCE

Une société d’histoire répand une affirmation qu’aucun esprit critique ne peut trouver fondée parce que son auteur n’apporte aucune preuve établissant la véracité de ce qu’il présente. Des médias répètent les dires de la société d’histoire sans demander à cette dernière, semble-t-il, de préciser sur quoi repose son affirmation. D’autres médias mentionnent que l’objet sur lequel porte l’affirmation de la société d’histoire sera soumis à une expertise qui permettra peut-être de déterminer avec certitude s’il est authentique ou non. Pendant ce temps-là, la Caisse Desjardins de Lévis, principal partenaire de la SHRL, reste muette, refuse de répondre à des questions légitimes, agit comme si la confusion était acceptable, comme si la coexistence d’affirmations contradictoires, incompatibles, était possible.

Entre le 10 juin 2015 et le 11 décembre 2015, j’ai écrit plusieurs fois au président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, M. René Bégin. Il ne m’a jamais répondu.

VOICI LE MESSAGE QUE J’AI ENVOYÉ À M. RENÉ BÉGIN LE 10 JUIN 2015 :

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins, Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

Je suis heureux de m’adresser à vous, qui exercez le métier de comptable. Pourquoi, vous demandez-vous probablement ? Parce que votre travail exige constamment de la rigueur, parce que je crois que votre appartenance à l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec peut m’assurer que vous saurez mesurer de manière précise la place qu’a occupé la rigueur dans le déroulement de l’affaire de la cage de la Corriveau, qui m’amène à vous écrire.

Permettez-moi de vous présenter des faits que vous trouverez certainement utile de connaître et que vous pourrez vérifier facilement et rapidement.

I

À compter de 2012 (peut-être même avant), la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a commencé à répandre une affirmation infondée concernant une structure métallique qui aurait été découverte par hasard, sur la Toile, par la personne qui était, à l’époque, la vice-présidente de la SHRL (il s’agit de Mme Claudia Mendez Ishii). La SHRL a affirmé catégoriquement que cette structure était la « cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau (le personnage de la très célèbre légende québécoise) a été montrée en public après sa pendaison en 1763. [Note ajoutée par le plaignant en avril 2016 : L’affirmation de la SHRL a été faite longtemps avant que la « cage » ne soit expertisée.)

Dans le numéro 124 (hiver 2012) de La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), Mme Mendez Ishii a écrit ceci :

« … avec l’aide de Vincent Couture [membre du conseil d’administration de la SHRL] et de Manon Pelletier [membre du conseil d’administration de la SHRL et organisatrice de visites touristiques avec Mme Mendez Ishii, du moins à l’époque], nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. […] en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, Manon Pelletier et moi-même, sommes allées rendre visite à la cage de la Corriveau. […] Ce n’est pas une cage à proprement parler, mais plutôt un exosquelette en fer noir, ajusté au corps par des bandes trouées comme des lanières en fer forgé et qui épousent parfaitement les formes du corps d’une très petite femme. […] On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule avec une grande finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau…»

Le 31 juillet 2013, le quotidien Le Soleil a publié un article consacré à Mme Mendez Ishii; en voici un extrait :

« C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php).

M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un article publié dans un hebdomadaire de Lévis en novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

II

L’affirmation de la SHRL, de Mme Mendez Ishii, de M. Genest, est contredite :

Les Musées de la civilisation à Québec montrent que l’affirmation de la SHRL est infondée :

a) ils confient à un « comité scientifique » la tâche de déterminer l’authenticité de l’objet (une journaliste du quotidien Le Devoir écrit :  » le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité  » (http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface);

b) l’une de leurs conservatrices, Madame Sylvie Toupin, précise, à propos de ladite tâche : « C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur ». (Nous sommes en juin 2015, le « comité scientifique » des Musées de la civilisation de Québec n’a pas encore remis son rapport.)

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau, publié en 2014, contredisent Claudia Mendez Ishii et Claude Genest. Ces auteurs, l’historienne Catherine Ferland et Dave Corriveau, écrivent ceci : « Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, a écrit ceci le 4 octobre 2013 : « Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

Le 1er août 2013 on a pu lire dans Le Devoir : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau » (Le Devoir, 1er août 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee).

III

La Caisse Desjardins de Lévis a été le principal partenaire de la SHRL pour la « commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau » et, par conséquent, pour les activités principales de cette commémoration, c’est-à-dire la présentation à Lévis, en 2013, de deux expositions grandement publicisées de la SHRL au cours desquelles la « cage » américaine a été exposée, deux expositions au cours desquelles l’affirmation infondée de la SHRL a été diffusée et a induit en erreur la population et les médias.

Le président du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis,

a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

Nous remercions notre partenaire principal la Caisse Desjardins de Lévis…

(Source : site de la SHRL sur la Toile, une page que l’on trouvait encore le 22 mai 2015 :

http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/)

IV

Les membres du conseil d’administration de la SHRL aujourd’hui et hier

Au moins trois des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL ont ou ont eu des liens directs avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) depuis les années 1990 ou 1980.

2 – Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et aspirant malheureux à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008. (M. Samson est devenu membre du conseil d’administration de la SHRL en 2014.)

3 – Pierre-Olivier Maheux, historien, qui est à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) ou, s’il ne l’est pas aujourd’hui, l’a été dans un passé récent.

Au moins deux membres des conseils d’administration de la SHRL antérieurs au conseil actuel remplissaient leur fonction d’administrateur à l’époque où la SHRL diffusait déjà son affirmation infondée concernant la « cage » de la Corriveau et avaient des liens directs ou indirects avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL et ancienne rédactrice en chef de la revue de la SHRL, qui est la compagne de vie d’un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins.

2 – Évelyne Fortier, qui était à l’emploi de la Maison historique Alphonse Desjardins et membre du conseil d’administration de la SHRL quand elle a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » (Article paru dans La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

V

Le dossier de la « cage » de la Corriveau aurait dû être mené avec sérieux, avec rigueur, étant donné que, le président de la SHRL l’a dit lui-même,  » c’est l’année [2012-2013] la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL. En effet, la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) est […] le dossier le plus important de l’histoire de la SHRL » [Vincent Couture, in La Seigneurie de Lauzon (revue de la Société d’histoire régionale de Lévis), numéro 129, été 2013].

J’apprécierais de connaître votre réaction au présent exposé de faits, Monsieur Bégin. Pour ma part, je n’hésite pas à affirmer que la Caisse Desjardins de Lévis a commis une faute très grave en fournissant à la Société d’histoire régionale de Lévis des moyens qui, ajoutés à ceux d’autres organisations, ont rendu possible deux expositions pendant lesquelles une affirmation infondée a été répandue. Avant d’accepter d’accorder son aide à la petite société d’histoire, la Caisse aurait dû mesurer le sérieux de son travail et s’enquérir des messages qu’elle allait véhiculer. Il est évident que la Caisse a été négligente et que sa négligence a eu une conséquence très fâcheuse : la diffusion d’une affirmation qui ne repose sur aucune preuve et qui, transmise partout au Canada par les médias, a trompé non seulement les Lévisiens mais aussi les autres citoyens du Québec et ceux des autres parties du Canada. À mon avis, 1) la Caisse Desjardins de Lévis doit s’assurer, par une déclaration publique, que la population cesse de l’associer à la déclaration infondée de la Société d’histoire régionale de Lévis; 2) la diffusion d’une affirmation infondée par la Société d’histoire régionale de Lévis doit amener la Caisse Desjardins de Lévis à cesser de jouer le rôle de partenaire auprès de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Je vous prierais de bien vouloir transmettre ce courriel à Madame Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins (malheureusement, je ne trouve pas l’adresse courriel de son bureau).

Je compte beaucoup sur votre rigueur, Monsieur Bégin.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente dans le blogue lepasseurdelacote.com. Je compte publier votre réponse au même endroit, Monsieur Bégin. Vous comprenez, j’en suis sûr, qu’il faut que la réaction de la Caisse Desjardins de Lévis soit rendue publique : l’affaire de la cage de la Corriveau est publique, elle ne peut pas être privée parce que la Ville de Lévis et le gouvernement du Québec y jouent un rôle; l’affaire de la cage de la Corriveau concerne toute la population de Lévis, son dénouement doit être public.

En novembre 2015, les Musées de la civilisation, dont le directeur général est M. Stéphan La Roche, et la Société d’histoire régionale de Lévis, présidée par M. Vincent Couture, ont annoncé que le « comité scientifique » créé pour qu’il soit tenté de prouver que la « cage » trouvée aux États-Unis a été l’objet utilisé pour exposer la dépouille de Mme Corriveau avait terminé son travail et fait connaître sa conclusion.

CINQUIÈME DOCUMENT

Voici le message que j’ai envoyé au président du Conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, M. René Bégin, le 11 décembre 2015 :

Monsieur René Bégin, président

Conseil d’administration

Caisse Desjardins de Lévis

Lévis (Québec)

Monsieur le président,

Je vous informe ou rappelle que :

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi du Musée de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. » (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

 « Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ». (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml

Madame Ferland est limpide elle aussi, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

Je vous transmets les informations ci-dessus, monsieur Bégin, parce que la Caisse Desjardins de Lévis appuie la Société d’histoire régionale de Lévis depuis qu’elle existe, je crois (la SHRL a été fondée en 1976) et qu’elle a été l’un des partenaires qui l’ont aidé à préparer et à présenter en 2013 deux expositions sur la « cage de la Corriveau ».

Depuis la fin de 2011, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) dit être convaincue qu’elle a trouvé la « cage » qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau il y a plus de 250 ans. Et on apprend à la fin de 2015 qu’une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne qui a publié en 2014 un livre sur madame Corriveau et la « cage de la Corriveau » ne pensent pas du tout comme la SHRL, elles disent qu’elles n’ont pas la certitude que la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans le Web est la structure dans laquelle la dépouille de Madame Corriveau a été exposée.

Il faut savoir aussi que la SHRL et ses amateurs d’histoire ont acquis la certitude que l’objet qu’ils avaient trouvé était la « cage de la Corriveau » avant d’avoir vu l’objet en question ailleurs que sur un écran d’ordinateur, avant d’être allé le voir là où il était, avant que l’objet n’ait été examiné le moindrement par des experts. Vous devez pensez comme moi, monsieur Bégin, que les amateurs d’histoire de la Société d’histoire régionale de Lévis ont gravement péché par manque de rigueur intellectuelle; dans les écoles primaires, bien des enfants usent mieux de leur raison. (Pourtant, monsieur Claude Genest, membre honoraire de la SHRL, a un diplôme universitaire en histoire, monsieur Clément Samson, membre du conseil d’administration de la SHRL, doit être passé par une université puisqu’il est juge, monsieur Vincent Couture, président de la SHRL, est un archiviste, etc.)

Mesdames Sylvie Toupin et Catherine Ferland ont été plus sages : leurs avis, reproduits ci-dessus, ont été formulés après la fin du travail du « comité scientifique » chargé de s’occuper de l’expertise de l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis, un comité dont elles ont fait partie.

Je m’attends, monsieur le président, à ce que la Caisse Desjardins de Lévis désavoue et blâme publiquement la Société d’histoire régionale de Lévis.

Veuillez croire, Monsieur le président, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

SIXIÈME DOCUMENT

Pourquoi la Caisse Desjardins de Lévis refuse-t-elle de répondre au plaignant?

Si la Caisse Desjardins de Lévis était capable de prouver que la Société d’histoire régionale de Lévis avait les preuves qu’il lui fallait pour affirmer catégoriquement en 2012 et en 2013 que l’image d’une « cage » que Madame Claudia Mendez Ishii avait découvert par hasard dans le Web (selon ce que dit la SHRL) représentait la structure métallique dans laquelle la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population en 1763, elle afficherait ces preuves sur tous les murs de ses immeubles, elle aurait répondu prestement au plaignant. Comme elle ne les a pas, ces preuves, elle se réfugie dans le silence. Qui voit une autre explication?

____________________________

 

LES MUSÉES DE LA CIVILISATION N’ONT PAS CRU QUE

L’AFFIRMATION DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS

ÉTAIT FONDÉE.

La preuve en est qu’ils ont décidé de créé un comité dont la tâche consistait à essayer de déterminer si la « cage » de Salem

est vraiment celle qui a été utilisée en 1763 sur le territoire actuel de Lévis.

SEPTIÈME DOCUMENT

Que s’est-il passé quand la Caisse Desjardins de Lévis s’est demandée si elle devait accepter d’être la partenaire de la Société d’histoire régionale de Lévis, puis quand elle a décidé d’aider la SHRL? Hypothèses envisageables :

1 – la Caisse Desjardins de Lévis a accepté d’être la partenaire de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour la préparation et la présentation de deux expositions en 2013 sans savoir quel allait être le contenu des expositions, et elle s’est ainsi montrée irresponsable (elle a agi d’une manière irréfléchie, inconsidérée);

2 – la Caisse Desjardins de Lévis a accepté d’être la partenaire de la SHRL en sachant que l’affirmation selon laquelle la « cage de la Corriveau » avait été trouvée aux États-Unis par la SHRL allait être répandue pendant les expositions, elle a agi d’une manière irréfléchie, inconsidérée, en ne s’assurant pas que ladite information était incontestablement fondée;

3 – la Caisse Desjardins de Lévis a accepté d’être la partenaire de la SHRL en sachant que l’affirmation selon laquelle la « cage de la Corriveau » avait été trouvée aux États-Unis par la SHRL était infondée et qu’elle allait être répandue pendant les expositions, et elle a agi d’une manière qui mérite le déshonneur.

HUITIÈME DOCUMENT

L’AFFAIRE DE LA « CAGE DE LA CORRIVEAU ».

AUTRES CHOSES QU’IL EST NÉCESSAIRE DE CONNAÎTRE.

8.1

Pour préparer et présenter ses deux expositions en 2013, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), modeste organisation composée de simples amateurs d’histoire (l’un de ses membres a bien un diplôme en histoire et était, il n’y a pas longtemps encore, historien au Mouvement Desjardins (son employeur l’a nommé à un autre poste), la SHRL, dis-je, a pu compter, pour préparer et présenter ses deux expositions, sur l’aide d’un nombre particulièrement élevé de partenaires qui ne sont pas les derniers venus : Commission de la capitale nationale du Québec, Musée de la civilisation, Musée canadien de l’histoire, conseil municipal de Lévis, Musée du Royal 22e Régiment (en français : Musée du 22e Régiment royal), Tourisme Lévis, l’ancien député Christian Dubé, en plus de la Caisse Desjardins de Lévis. Évidemment, les trois hypothèses formulées plus haut pour le cas de la Caisse Desjardins de Lévis peuvent être formulées pour chacun des autres partenaires de la SHRL.

8.2

Pour examiner l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), le Musée de la civilisation et la SHRL ont créé un comité qu’ils ont appelé « comité scientifique ». Parlons de ses membres.

Le comité scientifique « se composait de : Claudia Mendez, France Desjardins, Vincent Couture, Clément Samson et Claude Genest de la SHRL et de Philippe Antoine Hamel et de Sylvie Toupin du Musée de la civilisation, de l’historienne Catherine Ferland et de l’archéologue Paul-Gaston L’Anglais » (source : La Seigneurie de Lauzon, revue de la SHRL, hiver 2016, numéro 139). Cinq des membres, soit plus de la moitié (la majorité, autrement dit), étaient donc membres (ils le sont toujours, à ma connaissance) de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Comment peut-on inviter à faire partie d’un comité dit scientifique cinq personnes dont le manque de rigueur intellectuelle est connu : ne faut-il pas manquer drôlement de rigueur intellectuelle, en effet, pour acquérir la certitude qu’un objet que montre une image vue dans le Web au 21e siècle est incontestablement l’objet qui a été utilisé pour telle raison, telle année, à tel endroit? D’autant plus que nos ancêtres n’ont laissé aucune description complète et sûre de la « cage de la Corriveau». [Louis Fréchette a donné une description dans un texte des années 1880, dans lequel il affirme avoir vu la « cage », environ trente-cinq ans plus tôt, pendant qu’on la déterrait à Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy en 1849 ou 1850, mais il est impossible de vérifier s’il dit vrai, lui qui, selon le docteur ès lettres et professeur Michel Dassonville, était « avide de réussite et de gloire » et « dominé par son admiration pour ce qui est excessif, extraordinaire, cyclopéen », lui, Fréchette, dont le journaliste et avocat Laurent-Olivier David a pu dire ceci : « l’homme de sentiment et d’imagination l’emportait (en lui) sur l’homme de principes et de volonté »; mentionnons aussi qu’en 1849 ou 1850 Fréchette était un gamin de 9 ou 10 ans. (Les paroles de Dassonville se trouvent dans son livre, Fréchette, paru dans la collection Classiques canadiens des Éditions Fides, de même que celles de David). On peut ajouter que la « cage » est passée entre les mains de l’homme de cirque Phineas Taylor Barnum (1810-1891), un personnage bien connu pour ses tromperies, des tromperies si bien connues que le psychologue américain Paul Meehl (1920-2003) a utilisé son patronyme pour nommer un biais cognitif et une technique de manipulation : l‘effet Barnum (source : http://www.toupie.org/Biais/Effet_barnum.htm).

Comment expliquer que le Musée de la civilisation ait commis l’erreur, pour ne pas dire la bêtise, d’accepter que cinq membres de la SHRL dont le manque de rigueur intellectuelle était connu fassent partie d’un comité qui se voulait scientifique?

8.3

LE 3 FÉVRIER 2014, LE MUSÉE DE LA CIVILISATION A ÉCRIT LUI-MÊME QU’IL N’AURA JAMAIS LA PREUVE QUE L’OBJET TROUVÉ PAR LA SHRL EST LA STRUCTURE DANS LAQUELLE MARIE-JOSEPHTE CORRIVEAU A ÉTÉ EXPOSÉE.

Cette affirmation a été faite par le service des relations de presse du Musée de la civilisation (les services des relations de presse présentent les idées, les opinions, les décisions de l’organisation dont ils font partie). Voici ce que le service m’a écrit :

« Il sera sans doute possible d’identifier l’année de fabrication en faisant des analyses pointues sur le métal et sur la façon dont la dite cage a été conçue.

« Si les dates correspondent aux indices historiques recueillis par Mme Mendez, cela pourrait tendre vers une affirmation que la cage est celle de la Corriveau.

  « Cependant, nous n’aurons jamais la preuve à 100% que c’est bien elle car nous ne possédons pas d’indices scientifiques comme des échantillons d’ADN (contenus dans le sang, la peau  ou dans les cheveux). »

8.4

Une opinion de Michel Pleau

Source : La Corriveau : un fait divers, une légende – Université du Québec à Montréal (UQAM), http://chairerenemalo.uqam.ca/upload/files/Textes_PDF/mp_textefinal.pdf

« Par la suite, la symbolique de la cage s’est transformée; elle s’est muée au gré des circonvolutions de la société qui lui a donné naissance. […]

« Pourtant, en réalité, personne ne sait à quoi ressemblait véritablement cette cage. Le tribunal anglais n’avait pas de directives claires sur la forme et la dimension que devaient prendre les cages utilisées pour les châtiments. Comme le modèle de la cage était laissé à la discrétion de l’artisan, il est impossible de savoir précisément quel aspect celle-ci pouvait avoir. D’autant plus qu’après sa disparition, personne n’a jamais vraiment revu la cage de la Corriveau. Selon Louis Fréchette, dans La relique, elle fut enterrée dans un cimetière situé derrière l’église du village. En 1840, lors de l’agrandissement du cimetière, on a retrouvé la cage avec quelques ossements. Elle fut par la suite vendue à l’impresario Barnum, de New York, qui l’exposa comme curiosité pendant plusieurs années avec, au-dessus une « pancarte » ou il était inscrit from Québec.

« Mais, comme tout le reste, il est impossible de savoir si Louis Fréchette a tiré cet épisode de faits réels ou de son imagination. »

8.5

LA « CAGE » AMÉRICAINE SUREXCITE UN CERTAIN NOMBRE DE PERSONNES PHYSIQUES ET MORALES. POURQUOI?

Parce que l’exposition en public à Lévis de la « vraie » cage de La Corriveau augmenterait certainement le nombre de visiteurs à Lévis, parce que le rapatriement de la cage à Lévis pourrait accélérer la création du musée régional dont certains rêvent, ce qui aiderait grandement le développement économique et touristique. Le saviez-vous? Les personnes que surexcite la cage américaine le savent; à preuve : les idées exprimées dans les lignes précédentes de ce paragraphe sont exposées dans un article qu’a écrit Mme Évelyne Fortier quand elle était membre du conseil d’administration de la SHRL. (Voyez la note ci-dessous.) (Au moins deux membres du conseil d’administration de la SHRL connaissaient assez bien ou très bien l’industrie touristique : ils y travaillaient, ils y gagnent peut-être encore de l’argent.)

Des personnes, à cause de leur surexcitation, dans des rêves fous voient-elles s’élever à Lévis, grâce à l’argent des citoyens, un musée dont les principaux attraits ou appâts sont Marie-Josephte Corriveau et la cage dite de La Corriveau, c’est-à-dire un personnage et un objet que les historiens auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière et de l’Histoire de la Côte-du-Sud mentionnent à peine? Si un tel rêve devenait réalité, ne pourrait-on pas accuser Lévis de malhonnêteté intellectuelle? Le désir légitime de faire entrer de l’argent à Lévis, de l’argent des Lévisiennes ou des Lévisiens et de touristes, ne doit pas faire oublier que la fin ne justifie pas les moyens.

NOTE Texte d’Évelyne Fortier

« […] le rapatriement de la cage de la corriveau pourrait non seulement entraîner un possible avancement du projet [création d’un musée à Lévis], mais aussi permettre de faire de ce musée régional un attrait majeur de la ville de Lévis. Cela aiderait grandement le développement économique et touristique. en effet une telle exposition augmenterait certainement le nombre de visiteurs à Lévis […]. » (Source : Évelyne Fortier, Le rapatriement de la cage de la corriveau en lien avec le patrimoine et le développement durable à la ville de Lévis, article paru dans la revue de la société d’histoire régionale de Lévis, numéro 128, printemps 2013)

Rappel – Paroles du président de la Société d’histoire régionale de Lévis : « au nom du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, j’aimerais remercier nos commanditaires et partenaires pour leur généreuse contribution financière et leur collaboration dans le cadre de la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau. Nous remercions notre partenaire principal la Caisse Desjardins de Lévis ». (http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/ )

8.6

Dans le numéro 128 (printemps 2013, p. 15) de La Seigneurie de Lauzon, Évelyne Fortier écrit : « La société d’histoire régionale de Lévis veut faire une demande de rapatriement de la cage de la Corriveau afin d’en faire bénéficier la population de Lévis. Pour elle, cet artefact appartient à la Rive-Sud et fait encore beaucoup de sens dans cette communauté. » L’auteur oublie de nous dire pourquoi la « cage » appartiendrait plus à Lévis qu’à Saint-Vallier-de-Bellechasse… Le drame de Marie-Josephte-Corriveau n’ « appartiendrait »-t-il pas plutôt à Saint-Vallier? C’est à Saint-Vallier qu’est née et a vécu Marie-Josephte-Corriveau; c’est à Saint-Vallier que Marie-Josephte-Corriveau a commis le crime qui lui a valu d’être pendue; la victime du crime était un citoyen de Saint-Vallier; c’est à Saint-Vallier que Marie-Josephte-Corriveau a été arrêtée; ce n’est pas à Lévis que son procès s’est déroulé; ce n’est pas à Lévis qu’elle a été pendue. Lévis n’a été que le lieu où la dépouille de la criminelle a été montrée en public. Il tombe sous le sens que c’est à la municipalité de Saint-Vallier-de-Bellechasse que la « cage » dite de la Corriveau devrait être remise, si on avait la certitude que l’objet trouvé par Madame Mendez Ishii est la structure métallique dans laquelle la dépouille de Madame Corriveau a été exposée (cette certitude n’a pas été acquise). Évidemment, si on désire que la « cage » génère des revenus pour l’industrie touristique de Lévis, c’est à Lévis que la « cage » doit être installée en permanence…

8.7

Une énorme contradiction des Musées de la civilisation à Québec, impressionnant motif de défiance.

En novembre 2015, dans un communiqué, les Musées de la civilisation écrivent :

« Ainsi, tous ces indices, juxtaposés et liés les uns aux autres, ont convaincu les membres du comité scientifique de la véracité de la cage, malgré l’inexistence de substances pouvant révéler l’ADN de la Corriveau. »

Corriveau expertises concluantes TOUPIN - V 2_R-Canada 9 nov15

Le 3 février 2014, les Musées de la civilisation avaient pourtant affirmé le contraire de ce qui précède:

« nous n’aurons jamais la preuve à 100% que c'[l’objet trouvé par la SHRL] est bien elle [la structure dans laquelle la dépouille de M.-J. Corriveau a été montrée à la population] car nous ne possédons pas d’indices scientifiques comme des échantillons d’ADN (contenus dans le sang, la peau ou dans les cheveux) ».

Corriveau cage_Jamais la preuve_mcq Dufour_03-02-2014_v2

8.8

LES DIRIGEANTS DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS ONT L’AIR FOU. Tantôt ils affirment une chose, tantôt ils affirment son contraire.

Printemps 2013 : Dans le numéro 128 de La Seigneurie de Lauzon, revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), Évelyne Fortier, alors trésorière du conseil d’administration de la SHRL et employée du Mouvement Desjardins, écrit ceci : « La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. »

Le 31 juillet 2013, Claudia Mendez Ishii, alors vice-présidente de la SHRL, affirme qu’une image qu’elle dit avoir découverte par hasard dans le web représente la « cage » dans laquelle la dépouille de la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population en 1763. Lisons : « C’est elle [Claudia Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto [Manon Pelletier était propriétaire de l’entreprise Tours suivez le guide avec Claudia Mendez Ishii, guide touristique comme Madame Pelletier, à l’époque]. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (En face, c’est Lévis, il n’y a rien…, article de Madame Mylène Moisan, Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php)

Ce n’est pas tout.

Le 27 novembre 2013, M. Claude Genest, ancien président de la SHRL devenu membre honoraire de la SHRL, conjoint de Madame Claudia Mendez Ishii et, à l’époque, historien au Mouvement Desjardins (aujourd’hui, M. Genest ne travaille plus comme historien chez Desjardins), écrit les phrases suivantes dans un hebdomadaire de Lévis : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est [sic] un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis. J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

Surprise : le 16 juillet 2013, un document officiel diffusé par le Service des collections, des archives et de la bibliothèque des Musées de la civilisation CONTREDIT clairement Évelyne Fortier, Claudia Mendez Ishii et Claude Genest ainsi que tous les personnages de la SHRL et de ses partenaires qui affirment que l’image de l’objet découverte dans le web par hasard, selon la SHRL, est celui de la « cage » dans laquelle la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population. Le document officiel dit en effet ceci : « THE HISTORIC DATA AVAILABLE AT THIS POINT IS INSUFFICIENT TO CONFIRM WHETHER THE GIBBET IS THE ONE IN WHICH MARIE-JOSEPHTE CORRIVAUX’S BODY WAS EXPOSED ». (Le document, remis au soussigné par les Musées de la civilisation, est en anglais.)

On a vu que le texte de M. Claude Genest cité ci-dessus est daté du 27 novembre 2013 et que celui de Madame Claudia Mendez Ishii, reproduit ci-dessus lui aussi, porte la date du 31 juillet 2013. Avez-vous remarqué que le document officiel des Musées de la civilisation, qui a été remis au soussigné en janvier 2016 au Musée de la civilisation, est daté du 16 juillet 2013. M. Genest et Madame Mendez Ishii, dans leurs textes écrits après le 16 juillet 2013, expriment une opinion contraire à celle qui est présentée dans le document officiel des Musées de la civilisation, ils disent clairement que la SHRL a découvert la « cage de la Corriveau », la « vraie », la « vraie de vrai » ! Lectrice, lecteur, la chose doit vous surprendre beaucoup. Attendez ! une autre surprise énorme vous attend : le document officiel dont je viens de parler porte la signature de deux auteurs : les Musés de la civilisation et… oui, c’est bien ça : L’AUTRE AUTEUR EST L’AMUSANTE SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS.

Ce n’est pas tout.

En effet, le 1er octobre 2013, les Musées de la civilisation ont publié un communiqué dans lequel ils disent ceci : « Au cours des prochains mois, les Musées de la civilisation à Québec, par le biais de son [sic] Centre national de conservation et d’étude des collections, se pencheront sur une pièce qui pourrait se révéler être la cage dans laquelle le corps de Marie-Josephte Corriveau fût [sic] exhibé, à Lévis en 1763, après sa pendaison. » Vous avez compris ? Les Musées disent « une pièce qui pourrait se révéler être la cage »; ils n’affirment pas que la « cage » trouvée par la SHRL est celle qui a servi à montrer la criminelle à la population; ils annoncent qu’ils chercheront à établir si ladite « cage » est incontestablement celle que la SHRL dit être. L’ancien historien du Mouvement Desjardins ne l’a pas compris, semble-t-il : le 27 novembre 2013, près de deux mois après la diffusion du communiqué mentionné ci-haut, et longtemps avant la fin de l’expertise menée par les Musées de la civilisation, M. Claude Genest écrit ceci : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique», comme on l’a vu ci-dessus.

Ce n’est pas tout.

L’expertise demandée par les Musées de la Civilisation (et la Société d’histoire régionale de Lévis…) est maintenant terminée.

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi des Musées de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015 :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

Corriveau expertises concluantes TOUPIN - V 2_R-Canada 9 nov15

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

Corriveau expertises concluantes c Ferland  2_9nov15

Madame Ferland est claire, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

(Les déclarations de Mesdames Toupin et Ferland sont publiées dans une page Web de Radio-Canada datée du 9  novembre 2015; cette page se trouve à l’adresse suivante : http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml.)

Les opinions de Sylvie Toupin et de Catherine Ferland n’ont pas pesé lourd : les Musées de la civilisation et leur directeur général, monsieur Stéphan La Roche, de même que la Société d’histoire régionale de Lévis, contredisent Mesdames Toupin et Ferland et prétendent que la certitude recherchée a été acquise, ils déclarent que la « cage » trouvée par hasard par la Société d’histoire régionale de Lévis est la structure utilisée pour montrer à la population la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. [Déclaration exacte des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis datée du 9 novembre 2015 : « Les résultats de l’expertise, juxtaposées les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification ». Authentifier, c’est prouver. Le Trésor de la langue française informatisé donne cet exemple de l’emploi du verte authentifier : « Il a authentifié ce Géricault : il a prouvé que cette toile était due au pinceau du maître ». Un expert peut bien établir que Marie-Josephte Corriveau a été pendue en 1763 à Québec, un autre déclaré que la « cage » découverte au 21e siècle a été construite au 18e siècle, un troisième avoir trouvé des documents qui prouvent que l’on pendait des criminels « dans les chaînes » en Angleterre au 18e siècle, on aura beau « juxtaposer » ces « résultats » de toutes les manières, on n’aura jamais la preuve que la « cage » examinée à Québec est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. (La page citée du TLFI se trouve au http://www.cnrtl.fr/definition/authentifier.)]

Plus de la moitié des membres du « comité scientifique » (c’est ainsi que ses créateurs l’appellent) mis sur pied par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis appartenaient à la Société d’histoire régionale de Lévis, selon un document des Musées de la civilisation. Madame et Monsieur tout le monde sont en droit de se poser des questions au sujet de cette domination de la Société d’histoire régionale de Lévis, dont les dirigeants avaient fait preuve d’un incroyable manque de rigueur intellectuelle, avant la formation du « comités scientifique », en affirmant qu’un objet découvert par la SHRL était la « cage de la Corriveau », et ce, avant même d’avoir vu et avoir pu examiner le moindrement cet objet.

La Caisse Desjardins de Lévis, la Ville de Lévis, les Musées de la civilisation à Québec, la Commission de la capitale nationale du Québec, le Musée canadien de l’histoire et l’ancien député Christian Dubé ont été des partenaires de la SHRL pour la réalisation par cette dernière de deux expositions sur la « cage de la Corriveau » en 2013. Il faudrait qu’ils justifient leur décision d’aider la SHRL et qu’ils essaient de démontrer, aujourd’hui, qu’ils ont toutes les raisons d’être heureux et fiers d’avoir pris cette décision.

8.9

LES DIRIGEANTS DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS ONT L’AIR FOU. PARTIE 2.

Les dirigeants de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) ne savaient pas sur quel pied danser, devant la « cage »… L’un disait que le jour éclairait le ciel, l’autre soutenait que la nuit était avancée… Il faisait beau, selon l’un d’eux, mais un autre était certain qu’il pleuvait à seaux… Il arrivait même qu’un dirigeant affirme une chose dans un texte et son contraire dans le même texte… Les uns étaient-ils en bisbille avec les autres? Levons le rideau, que la comédie commence!

UN

EN OCTOBRE 2013… A) LA SHRL DIT QUELLE N’EST PAS CERTAINE

La SHRL dit qu’elle n’est pas certaine que la « cage » qu’elle a trouvée aux États-Unis est celle qui a reçue la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Voyez ce qu’elle écrit dans le web :

« … le conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a le plaisir de vous annoncer que la cage qui pourrait se révéler être celle de la Corriveau sera exposée en exclusivité au Centre de congrès et d’expositions de Lévis du 3 au 6 octobre prochain [2013] ».

TOUJOURS EN OCTOBRE 2013… B) LA SHRL DIT QUELLE EST CERTAINE

La SHRL dit qu’elle est certaine que la « cage » qu’elle a trouvée aux est celle qui a reçue la dépouille de Madame Corriveau. Voyez ce qu’elle écrit dans le web, dans le même texte que celui cité ci-dessus :« L’événement [l’exposition au Centre de congrès et d’expositions] n’est pas banal car la cage sera de retour sur notre territoire et ce, après plus de 160 ans d’absence. Outre la cage et l’histoire de Marie-Josephte, vous aurez l’occasion de voir aussi sur place plusieurs objets… »

Corriveau Expo centre congres 2013_authenticite incertaine - Version 7

DEUX

EN 2014, le président de la SHRL, M. Vincent Couture, présente son rapport annuel.

En 2014, le président de la SHRL, M. Vincent Couture, accole l’adjectif présumé à l’expression « cage de la Corriveau » dans le premier paragraphe de son rapport annuel concernant l’année 2013 (numéro 132 de la revue de la SHRL, La Seigneurie de Lauzon). Voici ce qu’il écrit :  « L’année administrative 2013 fut la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL grâce à l’exposition de la « présumée » cage (ou gibet) de Marie-Josephte Corriveau… ». (présumer, c’est donner quelque chose comme probable, lit-on dans un dictionnaire Larousse au http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/Donner%20quelque%20chose%20comme%20probable; probable, pas certain!)

SHRL LSDL no 132 Mot du pres. Couture_ - 041 - Version 2

La Seigneurie de Lauzon, numéro 132

TOUJOURS EN 2014, le président de la SHRL, Vincent Couture, présente son rapport annuel et dit dans le deuxième paragraphe le contraire de ce qu’il avait dit dans le premier.

Vincent Couture, après dit un mot de la « présumée » « cage de la Corriveau », parle de la même cage, mais la présente, cette fois, comme la « vraie » structure ayant servi à montrer à la population la dépouille de Marie-Josephte Corriveau : « Grâce à la collaboration des Musées de la civilisation, nous avons pu exposer la cage à Lévis. En effet, sans leur implication [sic], nous n’aurions jamais pu présenter cet objet historique qui a marqué notre histoire locale et l’imaginaire du folklore québécois [sic]. Combien d’historiens et de spécialistes auraient souhaité la voir en personne de leur vivant [sic]. Je pense à Pierre-Georges Roy, Philippe Aubert de Gaspé, Luc Lacourcière et bien d’autres qui en ont tant parlé dans leurs écrits et qui n’ont jamais pu la voir de leur vivant. »

SHRL LSDL no 132 Mot du pres. Couture_ - 041 - Version 3

La Seigneurie de Lauzon, numéro 132

[ C’est vrai que Luc Lacourcière, ethnographe, folkloriste et universitaire, a consacré beaucoup d’heures de travail à Marie-Joseph Corriveau, comme le mentionne Vincent Couture ci-dessus); il a notamment écrit ceci :

« Ainsi reforgée par [Louis] Fréchette, d’après ses souvenirs d’enfance, cette cage est avant tout romantique. Amplifiant les données essentielles de Philippe Aubert de Gaspé, le poète y a d’abord encerclé sa propre redondance et sa manie des grandeurs!

« Aucune des références au Musée Barnum de New-York, ni au Musée de Boston, n’a pu être vérifiée. Nous ne savons plus ce qu’est devenue la vraie cage de la Corriveau. Il se peut que la ferraille trouvée dans le cimetière de Saint-Joseph-de-Lévis, autour de 1850, ait bien été cette cage (encore qu’on puisse entretenir un doute). Mais les ossements qu’elle contenait, et qu’on a dû inhumer de nouveau, n’ont fait l’objet d’aucun acte officiel consigné dans les registres de Saint-Joseph, de Saint-Vallier ou d’ailleurs. Enfin l’on ne sait pas avec certitude où les restes de Marie-Josephte Corriveau ont pu trouver leur dernier repos. Cet endroit demeure aussi mystérieux que le tombeau de… Champlain. » (Luc Lacourcière, Le triple destin de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763), Les Cahiers des Dix, numéro 33, 1968, p. 213-242, http://www.er.uqam.ca/nobel/sodix1/?q=node/92/) ]

TROIS

En juillet 2013, Claudia Mendez Ishii apprend aux lectrices et lecteurs du quotidien Le Soleil qu’il lui a suffi de voir sur l’écran d’un ordinateur, à Lévis, une image d’une « cage », une simple image, pour acquérir la certitude que l’objet montré par cette image était celui dans lequel le cadavre de Marie-Josephte Corriveau avait été exposé en 1763 : « C’est elle aussi [C. Mendez Ishii], écrit dans un article médiocre la chroniqueuse Mylène Moisan, qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (« En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php) Mais en 2016, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) ne dit pas la même chose que Mme Mendez Ishii; pourquoi sa version est-elle différente? Ment-elle? Voyons voir.

En 2016, dans le numéro 139 de sa revue, la SHRL écrit ceci :

« En 2011, la cage n’existait plus. Tout le monde était d’accord pour dire qu’elle avait disparu dans un incendie en 1947. Le numéro 123 [de la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis] allait provoquer un enchaînement de découvertes incroyables. La marque de la sorcière était le titre d’un article que Claudia Mendez cherchait à illustrer. Ses recherches sur Internet débouchèrent rapidement sur différentes photos de la cage. Une image réelle [?] provenant du Peabody Essex Museum (PEM) attira son attention. Le responsable de la revue communique alors avec ce musée pour obtenir l’autorisation de publier cette photo. Une surprise de taille attend notre rédactrice : le musée a non seulement une image, mais la cage réelle [?]. Le conservateur parle d’une madame Dodier, il encourage à faire des démarches […].

C’est un véritable choc pour la SHRL [Société d’histoire régionale de Lévis] : la cage de la Corriveau est une pièce très importante de l’histoire de la région. L’histoire de cette femme pendue et exposée à Lauzon a marqué des générations d’habitants de la rive sud de Québec. Le conseil d’administration de la SHRL rédige donc une lettre formelle au PEM. Le 5 décembre 2011, quelques membres font le voyage de Salem pour voir de près la cage. Ils prennent alors connaissance de la fiche descriptive qui indique que ce gibet canadien est un don fait en 1899 par David Kimball. […] Claudia Mendez, Manon Pelletier et les autres membres de la SHRL sont alors convaincus que cette cage est la vraie, qu’elle a contenu les restes de La Corriveau. »

[Pierrot Métrailler, Compte-rendu [sic ]de la conférence du 10 novembre 2015 à l’Anglicane de Lévis, in La Seigneurie de Lauzon, revue de la SHRL), numéro 139, hiver 2016]

En 2013, Mme Mendez Ishii a dit à un journal : « Quand j’ai compris qu’elle [la « cage »] était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto » [pour aller à Salem, aux États-Unis, où se trouvait la « cage » vue dans une image]. En 2016, la SHRL affirme plutôt que c’est à Salem que « Claudia Mendez, Manon Pelletier et les autres membres de la SHRL sont alors [c’est-à-dire une fois rendus à Salem] convaincus que cette cage est la vraie, qu’elle a contenu les restes de La Corriveau ». On peut penser que la SHRL a voulu effacer la stupidité de Mme Mendez Ishii : il n’avait pas été brillant de sa part, en effet, de s’être contentée de voir une image d’une « cage » dans un document du Web pour acquérir la certitude que la « cage » montrée était l’objet employé pour exposer la dépouille de Mme Corriveau. Mais en 2016, la SHRL ne retrouvera pas sa crédibilité en affirmant que c’est à Salem, après avoir vu la « cage » de leurs yeux pour la première fois, que « Claudia Mendez, Manon Pelletier et les autres membres de la SHRL » ont acquis la conviction « que cette cage est la vraie, qu’elle a contenu les restes de La Corriveau »… En 2014, la SHRL créera, avec les Musées de la civilisation à Québec (MCQ), un comité dont la mission consistera à essayer de déterminer si la « cage » de Salem est celle dans laquelle la dépouille de Mme Corriveau a été mise. Les MCQ ont convaincu la SHRL que les gens trouveraient bizarre que la « cage » ne soit pas examinée davantage avant qu’on la déclare authentique.

Rappel – Paroles du président de la Société d’histoire régionale de Lévis : « au nom du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, j’aimerais remercier nos commanditaires et partenaires pour leur généreuse contribution financière et leur collaboration dans le cadre de la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau. Nous remercions notre partenaire principal la Caisse Desjardins de Lévis ». (http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/ )

NEUVIÈME DOCUMENT

COURRIEL ENVOYÉ PAR LE PLAIGNANT À M. STÉPHAN LA ROCHE, DIRECTEUR DES MUSÉES DE LA CIVILISATION À QUÉBEC, LE 11 MARS 2016.

(M. Stéphan la Roche n’a pas répondu.)

Lévis, le 11 mars 2016

Monsieur Stéphan La Roche, directeur

Musées de la civilisation à Québec, Québec

Monsieur, 

Le texte ci-dessous a été publié aujourd’hui au lepasseurdelacote.com. J’aimerais savoir ce que vous en pensez.

Recevez, Monsieur, mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

On rit aux Musées de la civilisation à Québec. De qui?

Voici deux affirmations des Musées de la civilisation à Québec :

I Affirmation faite par les Musées de la civilisation dans un communiqué diffusé le 9 novembre 2015 et intitulé La cage de la Corriveau entre dans la collection nationale des Musées de la civilisation à Québec :

« Ainsi, tous ces indices, juxtaposés et liés les uns aux autres, ONT CONVAINCU LES MEMBRES DU COMITÉ SCIENTIFIQUE DE LA VÉRACITÉ DE LA CAGE, MALGRÉ L’INEXISTENCE DE SUBSTANCES POUVANT RÉVÉLER L’ADN DE LA CORRIVEAU. »

II Affirmation des Musées de la civilisation à Québec transmise par leur service des relations avec la presse le 3 février 2014 :

« NOUS N’AURONS JAMAIS LA PREUVE À 100% QUE C’EST BIEN ELLE [LA « CAGE » DE M.-J. CORRIVEAU] CAR NOUS NE POSSÉDONS PAS D’INDICES SCIENTIFIQUES COMME DES ÉCHANTILLONS D’ADN… »

Quelle est l’affirmation vraie?

Quelle est l’affirmation fausse?

Un jour, les Musées de la civilisation disent qu’ils peuvent prouver l’authenticité de la « cage » MALGRÉ L’INEXISTENCE DE SUBSTANCES POUVANT RÉVÉLER L’ADN DE LA CORRIVEAU; un autre jour, ils disent qu’ils ne pourront pas acquérir la certitude que la cage est authentique parce qu’ils « NE [POSSÈDENT] PAS D’INDICES SCIENTIFIQUES COMME DES ÉCHANTILLONS D’ADN ».

Roger Martel, citoyen de Lévis

DIXIÈME DOCUMENT

COURRIEL QUE LE PLAIGNANT A ENVOYÉ À MADAME LINDA GOUPIL, MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA CAISSE DESJARDINS DE LÉVIS, EN 9 MARS 2016.

(Madame Linda Goupil n’a pas répondu.)

Lévis, le 9 mars 2016

Madame Linda Goupil

700, route du Président Kennedy,

Lévis (Québec), G6C 1E2

Madame,

Je ne m’adresse pas à vous parce que vous êtes avocate ni parce que vous avez été ministre de la Justice du Québec de décembre 1998 à mars 2001; je vous écris parce que vous êtes membre du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, selon le site web de cette dernière consulté aujourd’hui.

J’ai écrit plusieurs fois au président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, M. René Bégin. Malheureusement, ce dernier fait peu de cas de moi, je dirais même qu’il se conduit comme si je n’existais pas (pourtant, il y a de l’argent qui m’appartient dans les coffres de sa Caisse, de l’argent que M. Bégin, comptable professionnel, ne doit pas dédaigner).

[…]

Serait-ce trop vous demander que d’essayer de convaincre le conseil d’administration de la Caisse de répondre aux deux dernières communications que j’ai transmises à M. René Bégin et que je reproduis ci-dessous? Vous conviendrez avec moi qu’il est inacceptable que le conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis ignore mes communications, ne serait-ce que pour la raison suivante : le code d’éthique du Mouvement Desjardins prévoit certainement que les dirigeants, gestionnaires et employés ne doivent pas traiter les clients d’une manière inconvenante.

Le silence de M. Bégin, c’est aussi celui des autres membres du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis.

Recevez, Madame, l’expression de mes sentiments distingués.

Roger Martel

6364, rue Fraser, Lévis, G6V 3S3

CETTE COMMUNICATION ET LES RÉPONSES AUXQUELLES ELLE DONNERA LIEU SERONT PUBLIÉES AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

ONZIÈME DOCUMENT

Quand une auréole de mystère pare des comités dont font partie des membres de la Société d’histoire régionale de Lévis, que la Caisse Desjardins de Lévis appuie régulièrement en achetant des espaces publicitaires dans sa revue, et dont elle est même, parfois, un partenaire.

I

La « cage de la Corriveau »

Lévis, 16 mai 2016

Monsieur Stéphan La Roche, directeur général

Musée de la civilisation, 85, rue Dalhousie; C. P. 155, succursale B, Québec, G1K 8R2

Monsieur,

Le 21 février 2016, je vous ai écrit ceci :

Madame Sylviane Morrier, secrétaire générale adjointe et affaires juridiques, Secrétariat général, Musées de la civilisation, m’a répété aujourd’hui que le comité de la cage de la Corriveau (appelons-le comme ça) a tenu trois réunions au cours de son existence et qu’il n’a pas établi de procès-verbaux.

Pourriez-vous me dire si c’est la règle, aux Musées de la civilisation, de créer des conseils, des commissions, des comités, et de leur dire qu’il est inutile de rédiger et de soumettre à Pierre, Jean ou Jacques des comptes rendus de leurs discussions, délibérations, décisions, réunions? S’il arrive que les Musées de la civilisation obligent leurs conseils, commissions et comités à présenter des procès-verbaux, pourquoi a-t-on permis au comité de la cage de la Corriveau de ne pas en présenter? Vous ne faisiez pas partie du comité de la cage de la Corriveau, Monsieur LaRoche; comment avez-vous fait pour savoir ce qui a été dit et fait pendant ses réunions? Vous avez demandé à chacun des nombreux membres du comité de vous faire un compte rendu oral des réunions? Votre vie professionnelle vous a-t-elle appris que cette façon de faire donne d’excellents résultats et permet facilement de consulter, au besoin, les informations transmises par la voix et envolées?

Comment feront les historiens, demain, pour savoir quelle contribution a été apportée aux travaux du comité par ses membres : Claudia Mendez, Claude Genest, Clément Samson…

Dans quels cas les procès-verbaux sont-ils utiles et faut-il en rédiger, dans quels cas sont-ils inutiles et ne doit-on pas perdre son temps à en rédiger?

Vous ne m’avez pas répondu, Monsieur La Roche.

 

Une autre étrangeté pare d’une énième auréole de mystère le comité dit scientifique formé par la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) et les Musée de la civilisation à Québec pour tenter de déterminer si la « cage » trouvée par Madame Claudia Mendez Ishii est bien la structure dans laquelle le cadavre de la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montré à la population : ledit comité, qui n’a pas établi le compte rendu officiel et écrit des délibérations d’aucune des trois réunions qu’il est censé avoir tenues, n’a pas rédigé non plus de rapport de mission, n’a pas soumis aux Musées de la civilisation, aux membres de la SHRL, aux citoyennes et citoyens de Lévis et du reste du Québec, un rapport officiel et écrit dans lequel il aurait rendu compte du résultat de son travail. Monsieur La Roche, vous n’avez pas demandé au comité de vous présenter un rapport écrit et officiel dans lequel il aurait rendu compte du résultat de son travail ? Votre vie professionnelle ne vous a-t-elle pas appris que cette façon de faire n’est pas recommandable? Il s’impose que vous réagissiez à mon questionnement, Monsieur le directeur général.

Roger Martel, citoyen de Lévis

II

La fresque Desjardins de Lévis

Le texte ci-dessous a été publié en août 2015 dans le site web du plaignant.

(https://lepasseurdelacote.com/2015/08/17/voici-pourquoi-la-credibilite-de-la-societe-dhistoire-regionale-de-levis-a-encore-chute-quand-un-ancien-president-du-c-a-de-la-caisse-desjardins-de-levis-est-devenu-membre-de-son-c-a/)

[] c’est à l’époque où M. [Clément] Samson présidait le C.A. de la Caisse Desjardins de Lévis que le contenu de la Fresque Desjardins de Lévis a été déterminé par un comité dit scientifique (au sein duquel la Société historique Desjardins, élément du Mouvement Desjardins, était représentée), que la Fresque [Desjardins de Lévis] a été élaborée, composée et peinte par les artistes, puis inaugurée en présence de M. Clément Samson []. Or, la Fresque Desjardins de Lévis déforme la réalité historique. Par exemple, la place destinée dans la Fresque au premier colon de Lévis, Guillaume Couture, est ridiculement petite.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le comité dit scientifique avait oublié, a-t-il été raconté, l’existence d’un personnage de la Nouvelle-France, Guillaume Couture, qui « [a exercé] tour à tour ou [cumulé] les charges les plus importantes de la seigneurie [de Lauzon] », qui « aurait fait aussi office de notaire », que l’ « on sent [avoir été] l’âme de la seigneurie naissante » (les trois citations proviennent d’un texte de Raymond Douville publié dans le Dictionnaire biographique du Canada / Dictionary of Canadian Biography, un ouvrage réalisé par l’Université Laval et l’Université de Toronto. Pour lire le texte, allez au http://www.biographi.ca/fr/bio/couture_guillaume_1701_2F.html); c’est un ancien président de la Société d’histoire régionale de Lévis qui l’a affirmé. Pour réparer l’oubli, on a transformé un personnage dont la présence avait été prévue sur la Fresque; ce personnage était un Amérindien; il figurait en compagnie d’autres Amérindiens, dans un campement; on a modifié son apparence, il est devenu Guillaume Couture. (Le petit campement se trouve à l’extrémité gauche de la Fresque.) Couture a été un personnage exceptionnel de la seigneurie de Lauzon et de la Nouvelle-France; colon, il a aussi joué d’autres rôles. Comparez la place qu’il occupe dans la Fresque à celles qui ont été réservées à Dorimène Desjardins, à Alphonse Desjardins, fondateur de la Caisse Desjardins de Lévis, et au trio formé de la Maison Alphonse-Desjardins, de l’Édifice Desjardins 1 et de l’Édifice Desjardins II.

Fresque-Desjardins-de-Lévis 18-05-2016 e

Partie de la Fresque Desjardins de Lévis – Alphonse Desjardins, qui saute aux yeux, est à l’extrême droite, derrière un personnage : Mgr Joseph-David Déziel (Dorimène Desjardins, qu’on ne voit pas, n’est pas loin, derrière son mari; tous ces personnages se dressent fièrement à peu près au centre de la fresque); l’humble Guillaume Couture, qu’il faut chercher, est assis, à l’extrême gauche. (Photo prise par Roger Martel le 18 mai 2016, rue Monseigneur-Gosselin, Lévis, devant la Fresque.)

Les membres du comité de la Fresque Desjardins de Lévis. Comment expliquer que toutes ces personnes aient oublié l’existence de Guillaume Couture (selon un membre de la SHRL)? Elles ont été interrogées à ce sujet; elles n’ont pas répondu.

Levis Fresque Desjardins de Levis LSDL no 104 - Version 2

Article publié dans le numéro 104 de la revue de la SHRL. Texte de Roger Martel.

Autres jugements sur Guillaume Couture

« Voilà donc […] la vie improbable d’un être exceptionnel, celle de Guillaume Couture, le menuisier normand, le père de la lignée de tous les Couture d’Amérique, le passeur de cultures, Couture le Ouendat, Couture l’Iroquois, l’ambassadeur auprès des Algonquiens, l’alter ego de Des Groseilliers, de Nicolas Perrot, le grand explorateur de la forêt boréale, le coureur des bois et le colon, l’entrepreneur, l’exemple parfait de l’homme du Nouveau Monde, qui eût pu être vraiment un monde nouveau si la France précieuse avait mieux apprécié la valeur de ceux et celles qui tentèrent sans compromis l’aventure américaine. » (Serge Bouchard, Un homme du Nouveau Monde, in L’Actualité.com, http://www.lactualite.com/20081027_112415_25820, 27 octobre 2008)

« Guillaume Couture, le bon Guillaume, comme l’appellent toujours les vieux récits, fut un des plus remarquables voyageurs-interprètes des premiers temps. Il se voua au service de sa religion et de son roi. Compagnon du martyr Jogues, camarade de René Goupil et de Lalande, ll est l’émule de Nicolet, et les Sauvages lui décernèrent ce nom.

« Et si Québec s’enorgueillit de la probité et du dévouement d’hommes de bien comme Hébert et Couillard, ses premiers habitants, une des plus vieilles paroisses du pays, celle de la Pointe de Lévy, est heureuse de pouvoir mettre en pleine lumière le nom de Guillaume Couture, son premier colon, premier juge sénéchal et premier capitaine de milice. »

(Joseph-Edmond Roy, Le premier colon de Lévis, Guillaume Couture, Lévis, Mercier & Cie, Libraires-Imprimeurs, 1884, p. 11.)

« ON PEUT AFFIRMER QUE GUILLAUME COUTURE, CE «SEIGNEUR» DE LA TERRE, FUT PENDANT 50 ANS L’ÂME DE LA SEIGNEURIE DE LAUZON. » (Abbé Georges-Étienne Proulx, Guillaume Couture, Le pionnier, in La Seigneurie de Lauzon, numéro spécial 65-66, printemps-été 1997)


Pour résumer, Madame l’ombudsman, je reproche à la Caisse Desjardins de Lévis d’avoir commis une faute grave en acceptant d’être la partenaire de la Société d’histoire régionale de Lévis pour la préparation et la présentation de deux expositions consacrées à la « cage de la Corriveau » au cours desquelles a été diffusée une importante affirmation infondée (infondée parce qu’elle ne repose sur aucune preuve), une affirmation trompeuse qui a induit en erreur les citoyens de Lévis, du Québec et des autres parties du Canada. Je reproche aussi à la Caisse Desjardins de Lévis de n’avoir jamais tenté de démontrer que les faits que je lui exposais dans des communications écrites étaient inexacts, que mes affirmations, dans des communications écrites, étaient mensongères. La Caisse Desjardins de Lévis mérite un autre reproche, celui d’avoir enfreint le Code de déontologie du Mouvement Desjardins, qui stipule que « les dirigeants et les employés de Desjardins s’engagent à : traiter chaque personne avec respect et courtoisie ».

Je vous prie, Madame l’ombudsman, d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Membre de plusieurs sociétés d’histoire. Principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis. Metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Collaborateur bénévole depuis 2013 du Tremplin, organisation de Lévis qui aide les personnes étrangères arrivées récemment au Québec à s’installer dans leur nouveau pays et à s’intégrer à leur nouvelle collectivité. Client de la Caisse Desjardins de Lévis.

lepasseurdelacote.com

P.-S. CETTE PLAINTE ET LA RÉPONSE DE L’OMBUDSMAN DU MOUVEMENT DESJARDINS SERONT PUBLIÉES AU LEPASSEURDELACOTE.COM

corriveau-cage Museum de Boston Museum

2016 : présentation du 18e Gala des Olivier (cet événement est, dit-on, une célébration de l’humour au Québec). 1963 : présentation d’un regard sur les effets de la radio et de la télévision sur l’évolution des sociétés humaines.

Lévis (Québec), 16 mai 2016

 

Je n’ai pas regardé le Gala des Olivier hier. Je n’ai pas manqué grand-chose si j’en juge par les derniers mots d’un article auquel le quotidien Le Devoir donne une bonne partie de sa une aujourd’hui : « En remerciant le public à la fin de la soirée, ponctuée de numéros plutôt fades et de remerciements peu inspirés, François Morency [l’animateur] affichait un air soulagé. »

En 1963, le sociologue et homme de télévision Jean Cazeneuve (1915-2005) a écrit ceci :

« Quand on essaie de prévoir quels pourront être à la longue les effets de la radio et de la télévision sur l’évolution des sociétés humaines, on est toujours sollicité par deux tendances contraires.

« L’une invoque de nombreuses raisons pour voir dans ces instruments de diffusion un puisant facteur de rapprochement entre les classes sociales et entre les peuples, un moyen de répandre les rudiments de la culture jusque dans les milieux qui lui étaient fermés. (…)

« L’autre, au contraire, trouve des arguments tout aussi solides pour signaler les dangers d’une pseudo-culture menaçant la culture véritable, d’un triomphe de la facilité sur le goût de l’effort, (…) d’une véritable « opium » du peuple.

« Il est fort probable que ces vues optimiste et pessimiste soient également fondées. »

[Jean Cazeneuve, Sociologie de la radio-télé, Presses universitaires de France, coll. Que sais-je? Numéro 126, 1963, p. 124. Cazeneuve a aussi écrit La Grande Chance de la télévision, 1963; Les Pouvoirs de la télévision, 1970; La Télévision en sept procès, 1992; L’Homme téléspectateur, 1974; Les Hasards d’une vie, des primitifs aux téléspectateurs, 1989; La Télévision en sept procès, 1992]

Roger Martel, citoyen de Lévis

5 L'Alphabet fou page 34(?)

Vous trouverez Le VIEUX de la VIEILE dans L’Alphabet fou ou Le Livre des syllabes sibyllines se lit à haute voix et de plus en plus vite… , livre d’Agnès Rosenstiehl publié par Larousse, copyright 1978.

« Afin de se doter d’un Québec plus éthique et intègre, il appartient désormais aux Québécois de s’impliquer activement, notamment en dénonçant toute tentative de corruption et de collusion, et toute irrégularité liée à l’éthique. »

 

« Afin de se doter d’un Québec plus éthique et intègre, il appartient désormais aux Québécois de s’impliquer activement, notamment en dénonçant toute tentative de corruption et de collusion, et toute irrégularité liée à l’éthique. »

(Rapport final de la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction [Commission Charbonneau], novembre 2015, https://www.ceic.gouv.qc.ca/fileadmin/Fichiers_client/fichiers/Rapport_final/Rapport_final_CEIC_Integral_c.pdf )

Une mosquée et l’islam à Lévis (Québec). Les valeurs de l’islam.

Extrait de Soumission à la paix, texte de Tahar Ben Jelloun publié dans le livre 20 clés pour comprendre l’islam, Paris, Éditions Albin Michel, 2013 (format de poche), p. 147 (première édition : Hors-série numéro 4 du Monde des religions, Malesherbes Publications)

« Les valeurs essentielles de l’islam sont celles-là mêmes propagées par les deux autres monothéismes, avec cependant quelques variantes plus ou moins importantes. Allah dans le Coran demande aux croyants de reconnaître et de respecter les prophètes qui ont précédé Mohamed, comme il insiste sur la diversité et les différences entre les peuples, les incite à se connaître et à échanger leurs savoirs.

« L’islam bien compris a permis au monde arabe de connaître son âge d’or entre le IXe et le XIIe siècle. Le Coran fait l’éloge de la raison, de la modération et de la patience. Mais tout texte religieux se prête à de multiples interprétations. Tout dépend du niveau de développement intellectuel de celui qui l’interprète. Il fut un temps où l’islam était la principales source d’inspiration de grands poètes, les soufis notamment. Aujourd’hui, il est malmené par des gens dont la principale caractéristique est l’ignorance, doublée de confusion, ce qui arrange bien leurs affaires. »

( Tahar Ben Jelloun, écrivain marocain d’expression française, a écrit L’islam expliqué aux enfants, publié par Le Seuil en 2002. )


Le Passeur de la Côte a aussi publié ce texte :

Une mosquée et l’islam à Lévis (Québec). Des artisans de paix.

« Selon le spécialiste Christian Mellon, «  à tort ou à raison, bien des croyants pensent que leur tradition religieuse interdit la violence, même pour de justes causes ». C’est pourquoi tant « d’acteurs non-violents trouvent leur inspiration dans ces traditions ». Ainsi, « c’est du jaïnisme, confession indienne très minoritaire, que Gandhi a reçu son concept clé, l’ahimsa (litt. « non-nuisance ») ».

« Autre racine de la non-violence, le bouddhisme []

« Et l’islam dira-t-on? Bien que moins connus, ses artisans de paix existent aussi. Du côté du soufisme tout d’abord, de certains grands maîtres médiévaux – Al Allaj et Ibn Arabi, par exemple – au chef de la résistance algérienne face à la conquête française, l’émir Abd el-Kader (1808-1883), qui devint une star (honorée à la fois par le pape et les francs-maçons!) pour avoir protégé, au péril de sa vie, les chrétiens persécutés à Damas en 1860. Et plus près de nous, le célèbre (en Inde) Abdul Ghaffar Khan (1890-1988), ami et disciple de Mahatma Gandhi; ou le théologien démocrate Mahmoud M. Taha (1909-1985), « le Gandhi soudanais », qui relativisait les extraits coraniques violents et infériorisant les femmes ou les « infidèles ». Les Balkans ont également « leur » Gandhi, avec l’écrivain non-violent Ibrahim Rugova (1944-2006), le premier président du Kosovo. »

(Éric Vinson, Quand les religions font (aussi) la paix, article paru dans la revue Le Monde des religions, janvier-février 2016, numéro 75, p. 53)

Christian Mellon a écrit La non-violence (Presses Universitaires de France, 1994) en collaboration avec Jacques Semelin.