Le regard de Michel Lessard sur la Fresque Desjardins de Lévis. Une explication ?

Les Lévisiens connaissent la Fresque Desjardins de Lévis, réalisée sur un mur du gymnase du Collège de Lévis, rue Mgr-Gosselin. Le 6 octobre 2006, jour de son inauguration, l’historien Michel Lessard a prononcé une allocution. Peu après, dans le numéro 104 de La Seigneurie de Lauzon, revue de la Société d’histoire régionale de Lévis, j’ai signé un texte consacré à des réserves émises par des citoyennes et des citoyens au sujet de ladite œuvre; dans ce texte, j’ai aussi lancé une flèche à M. Lessard : « Le docteur Michel Lessard, historien de l’art chargé de présenter [la Fresque] par les bailleurs de fonds, ai-je écrit, n’a pas tari d’éloges à son égard ».
Au nombre des réserves figurent celles-ci : « Guillaume Couture, le premier colon de la seigneurie de Lauzon, n’est pas représenté avec éclat »; «  L’histoire ferroviaire n’est que chuchotée; or, c’est le chemin de fer qui « donne naissance à la première ville de la région, Lévis » (Roch Samson et al., Histoire de Lévis-Lotbinière) »; «  Les élites, les intellectuels, sont bien représentés; où est l’ouvrier de l’industrie? ».
Guillaume Couture, qui exploitait une terre au dix-septième siècle, ne devait pas trouver nécessaire de s’occuper trop trop de son apparence, contrairement aux professeurs d’université de 1964. Les travailleurs manuels qui construisaient des chemins de fer au dix-neuvième siècle devaient juger superflu de soigner leur apparence avant d’aller déchirer leur chemise au chantier, ce qui n’était pas le cas des professeurs d’université de 1964; les ouvriers de l’industrie n’ont jamais éprouvé le besoin de soigner leur apparence avant d’aller suer des aisselles, des pieds, du visage, de tout le corps, un problème que ne connaissaient pas les professeurs d’université de 1964.
Or, un passage d’un texte publié le 25 mars 2018 dans Le Soleil de Québec nous donne peut-être la raison pour laquelle M. Lessard n’a pas remarqué certaines des failles de la Fresque : «  Dès mon premier cours au Département d’histoire de l’Université Laval en septembre 1964, lit-on, le professeur m’a immédiatement séduit par son érudition et sa maîtrise du métier d’historien. L’homme m’a d’abord conquis par son élégance. Au Collège de Lévis, j’étais habitué à un corps professoral en soutane. Claude Galarneau arrivait d’un séjour d’études à Paris. Ce jour-là, il portait un complet coupé à la française d’un bleu royal flamboyant, chemise blanche et cravate harmonisée donnant dans le plus chic de la mode européenne. J’ai toujours été sensible aux gens soignant leur apparence et mon nouveau maître a toujours été un peu une carte de mode, comme on dit, une carte de mode classique. » Le texte en question, vous l’avez compris, est l’oeuvre de M. Lessard.
Guillaume Couture, les constructeurs des chemins de fer, les ouvriers de l’industrie n’étaient pas des cartes de mode… Vous pensez sans doute que ce n’est pas une raison pour les rayer de l’histoire. Je pense comme vous. Je suis sûr que M. Lessard pense comme nous. Mais alors pourquoi n’a-t-il pas vu les imperfections, notables, de la Fresque Desjardins de Lévis?

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

P.-S. Que pensent les élèves du Collège de Lévis quand ils découvrent que leur maison d’enseignement met sous leurs yeux, tous les jours, un ouvrage trompeur?

 

Détail de la Fresque Desjardins de Lévis. Photo prise en 2013.
La Fresque Desjardins de Lévis montre un Alphonse Desjardins très très bien habillé (sa conjointe le disait très dépensier); son complet me semble être coupé à l’ontarienne (M. Desjardins a occupé un modeste emploi à Ottawa); sa conjointe est élégante, mais on voit (difficilement, tout de même) qu’elle ne dépensait pas sans compter.
Dans la Fresque, que le passage du temps et le soleil effacent, le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices.

Les lois s’appliquent, un officier de police judiciaire prive de liberté l’ancien président de la France : réjouissons, la démocratie fonctionne!

 Laurent Joffrin, Sarko le Libyen, 20 mars 2018,
http://www.liberation.fr/politiques/2018/03/20/sarko-le-libyen_1637565?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot
Laurent Joffrin est le Directeur de la publication du journal français Libération.

 

Sarkozy en garde à vue* [Nicolas Sarkozy, président de la France du 16 mai 2007 au 15 mai 2012], Sarkozy soupçonné, Sarkozy accusé. La routine, quoi… En butte à trois procédures judiciaires, dont ce dossier libyen qui lui vaut le désagrément d’une garde à vue, l’ancien président dénoncera bien sûr le «complot judiciaire et médiatique» [… En fait, la justice s’interroge sur des éléments troublants, à défaut d’être probants, pour l’instant en tout cas […]
Les journalistes dénoncent les turpitudes des puissants, souvent avec efficacité. […] Pourtant idéologues et démagogues continuent de dénoncer «la pensée unique» soi-disant en vigueur dans la presse, la «connivence» qui relierait les médias et la classe politique ou capitalistique. Alors qu’élus indélicats ou PDG fautifs doivent en permanence redouter le travail de la presse. Allez comprendre…
Dans cette affaire, aussi bien, comme dans tant d’autres, c’est le fonctionnement de la démocratie qui est en cause. […] On en brosse souvent un tableau horrifique, en dénonçant le pouvoir de la classe dirigeante, des multinationales, des puissants en général, qui viendrait miner, pervertir, annuler au bout du compte, les institutions chargées de lutter contre la corruption et d’assurer le respect des lois, y compris par «ceux d’en haut». La démocratie serait un leurre, une tromperie, un décor de Potemkine, qui cacherait la subreptice puissance des tireurs de ficelles de la classe dominante. Vaste blague… Si Nicolas Sarkozy, ancien président, leader de la droite, agent supposé de la bourgeoisie, est aujourd’hui dans le collimateur des magistrats […], c’est bien que la police enquête, que les juges font leur travail, que la presse en rend compte et que les lois s’appliquent. Autrement dit que le pluralisme des pouvoirs – et non l’unicité d’un pouvoir omnipotent – est bien à l’œuvre. Les populistes dénigrent jour et nuit la démocratie. Ce n’est pas pour en corriger les défauts. C’est parce qu’ils ne l’aiment pas.
* La garde à vue est une mesure de privation de liberté prise à l’encontre d’un suspect lors d’une enquête judiciaire. Le suspect a droit à un avocat. La durée de la garde à vue est limitée.

(https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F14837)

Les journaux québécois Le Devoir et Le Soleil présentent l’avant-bras de François-Xavier.

 

Le 15 mars 2018, j’ai envoyé un message, le même, au journal Le Soleil de Québec et au journal Le Devoir de Montréal.

 

Journal Le Devoir, Montréal

Le 29 janvier dernier, Le Devoir a écrit ceci : « Une relique de l’un des saints missionnaires les plus célèbres est exposée à Montréal depuis dimanche soir. Il s’agit de l’avant-bras droit de saint François Xavier… » Si Le Devoir peut démontrer que l’authenticité de l’objet ne fait aucun doute, il serait heureux qu’il le fasse; s’il ne le peut pas, il serait apprécié qu’il publie un correctif. Le Vatican lui-même sait que l’on pourrait remplir beaucoup d’églises de fausses reliques.

Roger Martel

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Journal Le Soleil, Québec

Le 29 janvier dernier, Le Soleil a écrit ceci : « Traditionnellement conservé au Vatican, l’avant-bras droit de Saint François Xavier était exposé entre 9h et 17h à la basilique Notre-Dame… » Si Le Soleil peut démontrer que l’authenticité de l’objet ne fait aucun doute, il serait heureux qu’il le fasse; s’il ne le peut pas, il serait apprécié qu’il publie un correctif. Le Vatican lui-même sait que l’on pourrait remplir beaucoup d’églises de fausses reliques.

Roger Martel

 

 

Yémen : « Notre vie, c’est souffrir ».

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/yemen/document-france-2-yemen-notre-vie-c-est-souffrir-plongee-dans-la-pire-crise-humanitaire-au-monde_2658652.html

DOCUMENT FRANCE 2. « Notre vie, c’est souffrir » : au Yémen, plongée dans la pire crise humanitaire au monde

Une équipe de France 2 a pu se rendre au Yémen. Elle a mis un an à obtenir les autorisations pour avoir le droit de filmer de l’intérieur ce pays en guerre depuis trois ans.

Parution du numéro de février / mars 2018 de la revue québécoise À Bâbord!

À Bâbord!

https://www.ababord.org/

 

Sommaire

En kiosque le 23 février 2018

Le numéro 73 d’À Bâbord ! sera lancé le mardi 27 février, 18h30, à la bibliothèque Mont-Royal (465 Mont-Royal est, Montréal). Plusieurs collaboratrices et collaborateurs seront de la partie et des lectures publiques sont prévues. L’événement Facebook est ici. Bienvenue à toutes et à tous !

 

Société

Cachez ce racisme systémique que nous ne saurions voir / Bochra Manaï

Propagande de guerre / Xavier Camus

Un carrefour social pour les autochtones / Myriam Boivin-Comtois

Observatoire des luttes

Le communautaire en grève ! / Valérie Beauchamp

Mini Dossier. Retour sur les municipales 2017

Un virage municipaliste au Québec ? / Jonathan Durand Folco

Les mains invisibles du Saguenay / Isabel Brochu

Politique

QS-ON. Une avancée pour la gauche indépendantiste ? / Paul Cliche

Sécurité numérique

La gestion de l’accès et les mots de passe / Anne-Sophie Letellier

Regards féministes

Vœu féministe pour 2018 / Martine Delvaux

Environnement

Mini-maisons : petits formats, grands défis / Guillaume Lessard

Économie

CHUM. Otage des PPP pour 34 ans encore / Bruno-Pierre Guillette

Mémoire des luttes

Le deuxième front : un jalon dans le syndicalisme québécois / Philippe Boudreau

Chronique Éducation

Dépolitiser l’éducation pour mieux la rationaliser / Wilfried Cordeau

Observatoire des luttes

Les stages rémunérés, c’est CUTE ! / Entrevue avec Camille Tremblay Fournier et Sandrine Belley

Dossier : Bibliothèques. enjeux et mutations

Coordonné par Yannick Delbecque, Anne Klein, Aline Crédeville, Olivier Charbonneau, Lëa Kim Châteauneuf et Sharon Hackett

Quand la bibliothéconomie devient critique / Jean-Michel Lapointe et Michael David Miller

Rien n’est permanent, sauf le changement / Lëa-Kim Châteauneuf

Des jeux ? Voyons donc ! / Claude Ayerdi-Martin

Archives. Des alternatives à l’exclusion officielle / Anne Klein et Annaëlle Winand

Le droit de parole / Gaëlle Bergougnoux

La petite séduction ou les enjeux en région / Aline Crédeville

De l’éclatement au rassemblement / Sharon Hackett

Copibec ou la vie sauvage / Olivier Charbonneau

On n’a pas tous les livres, mais on n’en a que des bons / Collectif de la bibliothèque DIRA

Pour le libre accès aux publications scientifiques / Émilie Tremblay

Diversité et inclusion pour transformer les bibliothèques publiques / Marie D. Martel

International

Précarité post-référendaire au Kurdistan irakien / Guertin Tremblay et Khaled Sulaiman

Faire des milliards avec l’éducation / Claude Vaillancourt

Culture

La mémoire contre l’oubli / Jacques Pelletier

Bibliophares et ciment en Gaspésie / Gérald McKenzie

Abby Lippman. Une vie engagée / Léa Fontaine

Quelques recensions

Jeux mathématiques en Chine ancienne / Yannick Delbecque

À tout prendre ! / Ramon Vitesse

Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour.

« Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour », selon le poète français Pierre Reverdy, 1889-1960, déclaré « né de père et de mère inconnus ».


LA SAINT VALENTIN EN 1945: MON ARRIÈRE-GRAND-MÈRE RACONTE

La Saint Valentin après la guerre, pour mon arrière-grand-mère alsacienne, ce n’était pas facile. Son amoureux était en prison, car allemand. Voici comment ils se retrouvèrent.

Pour lire la suite, allez au https://blogs.mediapart.fr/schams-el-ghoneimi/blog/140218/la-saint-valentin-en-1945-mon-arriere-grand-mere-raconte?utm_source=20180214&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xts=&xtor=EREC-83-%5BQUOTIDIENNE%5D-20180214&xtloc=&url=&M_BT=3898047948.

LECTURES SUGGÉRÉES

Marie Kock et Stylist, C’est quoi une vraie preuve d’amour? Slate, 22.06.2015, http://www.slate.fr/story/103063/vraie-preuve-damour

« Et si la formule du poète Paul Reverdy « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour » trouvait aussi à s’appliquer à l’amitié ? Depuis toujours, l’amitié se traduit en gestes. »

Emmanuelle Lucas, Il n’y a pas d’amitié, il n’y a que des preuves d’amitié, La Croix, le 15/11/2017, https://preprod.aws.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Ethique/Il-pas-damitie-preuves-damitie-2017-11-15-1200885309

Jean-François Dortier, Qu’est-ce que l’amour ? Sciences humaines, https://www.scienceshumaines.com/qu-est-ce-que-l-amour_fr_14434.html, Mis à jour le 25/09/2015