L’islam n’est pas tombé du ciel.

https://www.lescahiersdelislam.fr/L-islam-est-il-parfait-Reforme-islamiste–reforme-islamique–reforme-de-l-islam_a601.html

PAR Dr. Moreno Al Ajamî – Médecin, Docteur en Littérature et Langue arabe, Islamologue, Théologien

3 Avril 2014

L’islam est-il parfait ? – Réforme islamiste ; réforme islamique ; réforme de l’islam –EXTRAIT

L’islam serait-il parfait ?

Aussi, le syllogisme de la perfection [syllogisme de la perfection : « Dieu est parfait, l’islam provient de Dieu, donc l’islam est parfait. »] supposerait pour être valide que l’islam provienne de Dieu, exactement comme la perfection du Coran est présumée de son origine divine. Toutefois, cette perfection supposée de l’islam se heurte aux faits : l’historicité et la multiplicité.Il est historiquement possible de retracer la formation et l’évolution de l’islam religieux: le Droit musulman, le fiqh, tout comme le dogme, al ‘aqîda, ne connurent leurs formes actuelles que deux siècles après la disparition du Prophète ; le Hadîth dut attendre presque un siècle de plus pour être stabilisé ; l’Exégèse coranique, tafsîr, un siècle encore pour imposer une détermination paradigmatique du Coran, une herméneutique orthodoxe. Durant cette gestation de quasiment quatre siècles, les avis furent très divers, souvent opposés, parfois conflictuels, les Écoles ou madhâ’ib en sont toujours les témoins, les grands courants dogmatiques du kalâm de même. Cette diversité résiduelle ne fut jamais réduite, et les dernières tentatives d’éradication au nom de l’unitarisme totalitariste néo-wahhabite ne devraient pas non plus y parvenir. L’islam n’est donc pas un objet unique de définition unique, mais une somme complexe et riche de ses différences. Ce que nous appelons par habitude islam, à titre collectif et individuel, n’est ainsi qu’une simplification de cette entité multiforme destinée à rendre fonctionnelle une interface entre nous et Dieu. L’islam en tant qu’expression parfaite du rapport à Dieu est certes inscrit dans le Coran, mais, en tant que dessin religieux, il n’est qu’un produit de l’histoire inscrit en l’Histoire. L’islam est de toute évidence le fruit d’une élaboration humaine, il résulte d’une réflexion menée à partir de matériaux de la Révélation, le Coran, et de la tradition mêlée des hommes. L’islam ne pourrait donc avoir de perfection que de par la perfection humaine ; or l’homme n’est pas parfait. En conséquence, autre syllogisme, l’islam est à l’image de l’homme : perfectible.

La deuxième voie de démonstration épistémologique est l’expérimentation. Ici il s’agit de l’épreuve des faits historiques. Depuis mille ans, tout mouvement de réforme, toute tentative de retour à l’islam, s’est soldé par un échec. […] Inexorablement, l’islam s’est avéré incapable de redonner vitalité à ce grand corps malade. Aux temps présents, depuis plus d’un siècle, toutes les entreprises de réforme ont prôné un retour à un islam pur ou authentique ou théorique et toutes ont échoué à réaliser leurs objectifs […] le mythe du retour à la pureté originelle doit être abandonné en tant que paradigme majeur de la réforme de l’homme musulman. Rêver a un passé perdu est la manière la plus sûre de ne pas comprendre le présent et d’échouer l’avenir. Conséquemment, l’on en déduira que tout discours de type hanbalo-wahhabite est une démarche vouée à l’échec.

Si l’islam fut parfait, c’est en tant qu’expression parfaite d’une culture et d’un temps, mais ces facteurs civilisationnels sont par définition variables. Or, la sacralisation de l’islam, à moins que de figer le monde musulman, induit le décalage entre les musulmans et leurs réalités. C’est cette sacralisation qui a provoqué la non-évolution caractérisant la longue période de stagnation, puis de régression, du monde musulman.


Il est inacceptable que la Ville de Lévis subventionne l’organisme Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles.

Courriel envoyé à la majorité des conseillères et des conseillers municipaux de Lévis et au maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier, le 6 juillet 2020

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Lévis, le 6 juillet 2020

Monsieur… conseiller municipal, Lévis

Monsieur le conseiller municipal,

Ce soir vous allez côtoyer M. Gilles Lehouillier, notre maire, pendant toute une séance du conseil municipal.

Ce soir, pourriez-vous tenter, vous et les autres conseillers, de convaincre le maire qu’il est inacceptable que la Ville subventionne l’organisme Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles.

C’est inacceptable parce que Le Tremplin fait de la propagande en faveur d’une religion, l’islam (comme par hasard, c’est la religion de l’homme qui préside le conseil d’administration du Tremplin depuis 2017, M. Elhadjid Mamadou Diarra). (Le directeur du Tremplin, M. Guillaume Boivin, semble être d’accord pour que le Tremplin favorise l’expansion de l’islam et proclame la grandeur de la charia, la charia rejetée par l’assemblée nationale du Québec, rejetée à l’unanimité! rejetée aussi par le reste du Canada!

Vous n’avez pas oublié qu’en 2017 Le Tremplin a organisé, avec la Mosquée de Lévis et son imam, M. Karim Elabed, une activité baptisée par eux « Soirée d’échange avec la communauté musulmane » et qui devait, selon eux, montrer l’islam tel qu’il est. Or, pour montrer l’islam tel qu’il est, Le Tremplin et la Mosquée n’avaient invité que deux personnes : l’Imam Elabed et une Québécoise convertie à l’islam, elle et lui très admiratifs de la charia, évidemment. Un imam « débutant » et une jeune convertie, rien de mieux pour montrer l’islam tel qu’il est, n’est-ce pas? La Mosquée et Le Tremplin ont pris les Lévisiens pour des gnochons, et continuent de le faire.

Avez-vous déjà vu ou entendu Le Tremplin dénoncer la christianophobie dans le monde? Pas moi. Mais Le Tremplin met la main à la pâte pour écraser le racisme, il faut sous-entendre : surtout le racisme au Québec, surtout le racisme dont sont victimes des musulmans. Des christianophobes, il y en a en Arabie saoudite, pays musulman qui interdit aux chrétiens de construire des églises; avez-vous déjà entendu Le Tremplin et les musulmans du Québec, de Lévis, protester contre la christianophobie des musulmans de l’Arabie saoudite (ou contre les persécutions musulmanes contre les chrétiens, en général)? Et ce n’est pas Le Tremplin qui va apprendre aux Lévisiens que les musulmans s’y connaissent depuis des siècles en matière, par exemple, de négrophobie : 1) « La négrophobie des pays arabo-musulmans s’étend dans d’autres pays d’Afrique du Nord, que ce soit en Algérie, au Maroc, en Tunisie, mais aussi dans les pays du Golfe, dans lesquels les attaques négrophobes se multiplient contre les migrant·e·s » (Lallab, http://www.lallab.org/la-negrophobie-dans-les-societes-arabo-musulmanes-na-rien-de-nouveau/); 2) « l’anthropologue et économiste franco-sénégalais Tidiane N’Diaye revient sur ce phénomène. Africain, musulman, il a dénoncé en 2008 treize siècles de traite arabo-musulmane sur le continent noir dans son essai Le Génocide voilé (Gallimard), réédité en poche en mars 2017 » (quotidien Le Monde, https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/02/sur-l-esclavage-moderne-la-prise-de-conscience-est-faible-et-derisoire_5223711_3212.html#03phA7AlfEjEwLjD.99).

Je ne vous retiendrai pas davantage, j’en ai assez dit, je pense, pour vous convaincre que Le Tremplin triche : il n’a pas pour mission de faire de la propagande en faveur d’une religion, mais il l’ « oublie »; il trompe les Lévisiennes et les Lévisiens en les renseignant très mal sur l’islam, il utilise à mauvais escient l’argent que lui donnent la Ville de Lévis, le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada, entre autres. Des fonds publics ne doivent plus se retrouver dans les poches du Tremplin! Jamais plus! À vous d’agir, Monsieur le conseiller!

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Ce courriel sera publié au http://www.lepasseurdelacote,.com, votre réponse aussi si vous me répondez.

Propagande religieuse à Lévis: le gouvernement du Québec doit cesser de subventionner le coupable.

Lévis, le 5 juillet 2020

Monsieur François Legault, premier ministre du Québec

Édifice Honoré-Mercier, 3e étage

835, boul. René-Lévesque Est

Québec (Québec) G1A 1B4

Monsieur le premier ministre,

Je veux porter à votre attention le fait suivant :

votre gouvernement donne de l’argent à un organisme de Lévis qui fait de la propagande en faveur d’une religion( très controversée un peu partout dans le monde) : l’islam. Cet organisme est Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles; son conseil d’administration est présidé depuis plusieurs années par M. Elhadjid Mamadou Diarra, qui est musulman (en 2017 une musulmane, Mme Nawel Bahria, siégeait aux cotés de M. Diarra).

C’est en 2017 que Le Tremplin a organisé, avec la Mosquée de Lévis et son imam, M. Karim Elabed, une activité qu’ils ont appelé « Soirée d’échange avec la communauté musulmane » et qui devait, selon eux, montrer l’islam tel qu’il est (pour montrer l’islam tel qu’il est, seules deux personnes avaient été invitées : l’Imam Elabed et une Québécoise convertie à l’islam, elle et lui très admiratifs de la charia (ils l’ont fait voir à leur auditoire !), la charia que l’Assemblée nationale du Québec a rejeté à l’unanimité en 2005, comme la rejettent l’Ontario, le Canada.

Je signale aussi que Le Tremplin, dont le directeur était en 2017 et est encore M. Guillaume Boivin, a expulsé l’un de ses bénévoles qui avaient reproché publiquement au Tremplin d’avoir fait de la propagande en faveur de l’islam. Il l’a expulsé sans l’en informer, sans lui donner la possibilité de s’adresser aux membres du conseil d’administration; il l’a expulsé et refuse de porter à sa connaissance les documents créés par Le Tremplin dans lesquels il est question de son expulsion (si Le Tremplin n’a pas établi de tels documents, ce n’est pas normal…). Je pourrais vous parler longuement de cette expulsion, Monsieur le premier ministre : j’ai l’honneur d’être l’expulsé.

Permettez-moi de vous demander, Monsieur le premier ministre, de bien vouloir charger l’un de vos subalternes de prendre connaissance des documents reproduits ci-dessous et de tenter ensuite de vous démontrer que j’ai raison ou tort d’affirmer que Le Tremplin a fait de la propagande religieuse, que j’ai raison ou tort de trouver tout à fait inacceptable, abominable, la façon dont Le Tremplin m’a mis à la porte, que j’ai raison ou tort de penser que LeTremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles a violé mes droits d’être humain et de citoyen du Canada et du Québec

Votre gouvernement doit cesser de subventionner Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles.

Je vous prie, Monsieur le premier ministre, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. La présente sera publiée au www.lepasseurdelacote.com

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Membres de plusieurs sociétés d’histoire, autrefois. Principal artisan bénévole de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis. Metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Entre 2013 et le jour de son expulsion (date inconnue), collaborateur bénévole au Tremplin, centre pour personnes immigrantes et leurs familles.

La communication datée du 14 novembre 2019 reproduite ci-dessous a été publiée en novembre 2019 au https://lepasseurdelacote.com/?s=Diarra

Communication destinée à M. Elhadjid Mamadou Diarra, président, Conseil d’administration du, (Ici, il est nécessaire de préciser que M. Diarra est musulman.)

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[ « Soirée d’échanges » publique organisée par le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles et la Mosquée de Lévis, présentée au Patro de Lévis en mai 2017 pour, ont prétendu les organisateurs, montrer l’islam tel qu’il est. ]

COMMUNICATION ÉCRITE PAR ROGER MARTEL

Soirée d’échanges entre musulmans et non musulmans, ou propagande religieuse, à Lévis (Québec).

Lévis, le 14 novembre 2019

Monsieur Elhadjid Mamadou Diarra, président, Conseil d’administration

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

52, côte du Passage, Lévis

Monsieur,

En 2017, vous avez organisé avec la Mosquée de Lévis et son imam, M. Karim Elabed, une activité publique appelée « soirée d’échanges ». Le but de cette soirée, avez-vous affirmé, était de démystifier l’islam, c’est-à-dire de le montrer tel qu’il est.

La soirée a eu lieu au Patro de Lévis le 17 ou le 18 mai 2017; j’étais présent, bien accompagné. Les conférenciers chargés de démystifier l’islam étaient l’imam Karim Elabed et une femme convertie à l’islam (Mme Marie-Josée Coulombe, porte-parole de la communauté musulmane de Québec, selon Le Tremplin), deux personnes très attachées à la confession musulmane, on le devine. Était également présente Mme Isabelle Potvin (probablement une croyante musulmane) dont le Tremplin a publié un « témoignage » dans son site web.

Voici un extrait du texte de Mme Potvin, qui parle des musulmans / musulmanes et des Québécoises / Québécois non-musulmans :

« Mais il n’y a pas que nos goûts culinaires qui se rejoignent. Nous sommes similaires à plusieurs niveaux, bien plus que nous le croyons! Lors de discussions avec l’Imam, celui-ci nous a confié que le Canada était un pays où les valeurs musulmanes étaient vraiment incarnées, de façon très concrète : la compassion, l’entraide, la solidarité, la tolérance, la fraternité, la paix, la justice, la liberté, etc. Nous avons alors pris conscience que les valeurs profondes qui sont prônées par les religions catholiques et musulmanes se ressemblent beaucoup! »

(On trouve le texte de Mme Potvin au http://www.letremplinlevis.com/actualite-le-tremplin/evenements/soiree-d-echange-avec-la-communaute-musulmane-beau-temoignage-d-une-participante?highlight=WyJwb3R2aW4iXQ)

Le soussigné peut-il vous poser des questions, Monsieur Diarra, et vous demander de les transmettre à Mme Potvin?

La TOLÉRANCE est une valeur musulmane, a écrit Mme Potvin. Comment expliquez-vous que les homosexuels soient persécutés dans des pays musulmans, et que l’Arabie saoudite interdise la construction d’églises, et que dans un tableau récent dans lequel sont énumérés les pays où les chrétiens sont persécutés dans le monde, neuf des dix plus grands persécuteurs sont des pays musulmans? Comment expliquez-vous que le Coran pousse à l’intolérance religieuse, ici : « Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants » (III, 85, traduction de l’islamologue Denise Masson), et ici : « Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier, ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Dieu et son Prophète ont déclaré illicite; ceux qui, parmi les gens du Livre [croyants du judaïsme et du christianisme], ne pratiquent pas la vraie Religion »; (IX, 29, traduction de D. Masson)?

La PAIX est une valeur musulmane, a écrit Mme Potvin. Comment expliquez-vous que les membres des deux plus importantes branches de l’islam, les sunnites et les chiites, s’entretuent depuis le septième siècle (des musulmans qui s’entretuent…)? Comment expliquez-vous qu’à l’heure où vous me lisez les sunnites et les chiites s’affrontent au Yémen, armes aux poings? Comment expliquez-vous que l’islam, pour s’étendre, a mené de très nombreuses luttes armées aux 7e et 8e siècles, et après : « […] entre 632 et le milieu du VIIIe siècle, les musulmans s’emparèrent, du côté de la Méditerranée, de la Syrie et de l’Égypte byzantine, de la Tripolitaine, du Maghreb (Tunisie, Algérie, Maroc actuels), de l’Espagne wisigothe (d’où ils pénétrèrent en Gaule […]). Au nord et à l’est, ils soumirent la Mésopotamie (Irak), l’Arménie, la Perse (Iran), le Turkestan (à l’est de la mer Caspienne); ils atteignirent même la Chine. Par la suite, l’Islam s’installe aussi dans une partie de l’Inde et en Malaisie, tandis qu’en Europe les Arabes menaçaient de leurs raids l’Italie et la Gaule. » (Jean Monnier et Marcel Pacaut, Histoire. Rome – Le Moyen Age jusqu’au XIVe siècle, Paris, Fernand Nathan, ©1954, p. 180-181. Jean Monnier était inspecteur général d’histoire; Marcel Pacaut enseignait à la Faculté des Lettres de Lyon.) Je rappelle aussi qu’après la mort de Mahomet, « Les conflits sanglants, qui ont […] opposé les partisans de ‘Alî à ceux qui contestaient son autorité, continuent à traumatiser la conscience des musulmans. On les évoque encore sous le nom de « la grande discorde » ( al-fitna al-kubrâ) : des compagnons du prophète, « promis au paradis » et donnés comme modèle à suivre, se sont entretués, dressant les musulmans les uns contre les autres dans une guerre fratricide plus sanglante que toutes les guerres menées jusqu’alors contre des non musulmans ! La « grande discorde » marque, de façon tragique, la fin du Califat de Médine. Elle a débouché sur l’institution de la violence comme mode quasi exclusif de l’accès au pouvoir d’une dynastie, ou d’un autocrate. La violence devient le moyen principal d’exercer le pouvoir et de s’y maintenir pour ne le quitter que mort ou chassé par une action violente » (Mohamed Chérif Ferjani, Islam, paix et violence, in Revue Projet 2004/4, https://www.cairn.info/revue-projet-2004-4-page-47.htm).

[« Né en 1951, en Tunisie, Mohamed-Chérif Ferjani est professeur à l’Université Lyon-II. Auteur de travaux concernant l’islam et le monde arabe, il a notamment publié Les Voies de l’islam, approche laïque des faits islamiques (CRDP de Franche-Comté / Éditions du Cerf, 1996), Islamisme, laïcité et droits de l’homme (L’Harmattan, 1992) et Le Politique et le religieux dans le champ islamique (Fayard, 2005).]

La JUSTICE est une valeur musulmane, a écrit Mme Potvin. Comment expliquez-vous qu’en Iran les autorités jettent en prison les musulmanes qui manifestent pacifiquement contre le port du voile? Comment expliquez-vous que la justice musulmane puisse être inhumaine au point de punir le voleur de l’amputation de l’une de ses mains, au point de tuer à coups de pierres la femme adultère? Dites-nous si c’est agir d’une manière conforme à la justice que d’ordonner aux musulmans de tuer les chrétiens et les juifs (c’est écrit, dans le Coran, de les tuer) et d’autoriser les hommes musulmans à battre leur femme quand elle n’accepte pas d’obéir, de se soumettre (l’autorisation est donnée dans le Coran)?

La COMPASSION est une valeur musulmane, a écrit Mme Potvin. (Note : Selon la Charte de la compassion, le précepte de compassion implique « de s’abstenir d’infliger de la souffrance à autrui, en tout temps et en toutes circonstances, que ce soit dans la sphère publique ou privée » (http://agora.qc.ca/dossiers/La_Charte_de_la_compassion). Y-a-t-il de la compassion dans ce verset du Coran : « Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’en faire un grand carnage. Et serrez les entraves [chaînes ou liens] des captifs que vous aurez faits » (Coran 47, 4). Le musulman fait-il preuve de compassion quand il punit le vol à main armée ou le meurtre par décapitation par sabre (« Trois Iraniens, condamnés en Arabie saoudite pour trafic de drogue, ont été décapités au sabre à Damman ce dimanche », a écrit le quotidien Le Parisien le 8 novembre 2015), quand il oblige les enfants à apprendre le Coran par cœur, quand il persécute des chrétiens? Y-a-t-il de la compassion dans ces paroles du Coran : « La Géhenne [enfer représenté comme un feu éternel] aux aguets sera un refuge pour les rebelles. Ils y demeureront des siècles sans goûter ni fraîcheur, ni boisson – à part une eau bouillante et une boisson fétide – Ce sera une rétribution équitable […] Goûtez donc! Nous n’augmenterons, à votre intention, que le châtiment. » (Coran LXXVIII, 21-30; traduction de l’islamologue Denise Masson)

La LIBERTÉ est une valeur musulmane, a écrit Mme Potvin. Comment expliquez-vous que l’islam interdise aux musulmanes d’épouser une personne d’une autre religion que la leur? Comment expliquez-vous que l’on condamne à mort, en terres d’islam, les croyants musulmans qui abandonnent leur religion [en 2014, en Mauritanie, un musulman âgé de 30 ans, a été reconnu coupable d’apostasie et condamné à mort (https://www.france24.com/fr/20141225-mauritanie-musulman-condamne-a-mort-apostasie-islam-justice%5D? Comment expliquez-vous que « L’esclavage en terres d’Islam apparaît […] comme un fait important, qui toucha pendant des siècles des millions d’hommes et de femmes et brassa une très grande quantité d’argent » [Tatiana Pignon, L’Esclavage en terres d’islam (viie-xvie siècles), Revue Les Clés du Moyen-Orient, 26/12/2014, https://www.lesclesdumoyenorient.com/L-esclavage-en-terres-d-Islam-VIIe-XVIe-siecles)? Comment expliquez-vous que l’islam interdise aux musulmanes et aux musulmans de changer de religion e-prophete-peine-capitale-mohamed-cheikh-ould-mohamed)]? Il vaut la peine de dire un mot de la liberté de la presse : « De nombreux pays musulmans occupent les dernières places du classement mondial de la liberté de la presse établi par « Reporters sans frontières ». […] Dans de nombreux pays musulmans, les journalistes doivent systématiquement faire face à des menaces et sont exposés à des représailles. » (Human Rights Watch, https://www.humanrights.ch/fr/dossiers-droits-humains/islam/tensions/liberte-expression/

Les lignes précédentes démontrent que le texte de Mme Isabelle Potvin est trompeur; pourquoi, Monsieur Diarra, votre Tremplin l’a-t-il publié?

Il est bon que je mentionne ici que le 18 mars 2018 M. Mohamed Labidi (alors président du Centre culturel islamique de Québec) a prononcé une conférence dans un lieu appartenant à l’Église catholique de Québec, le Montmartre, une conférence destinée en particulier, selon le conférencier lui-même, à démontrer que les croyants musulmans et les catholiques sont « très proches [selon le journaliste Philippe Vaillancourt, M. Labidi a déclaré à son auditoire majoritairement catholique : « Vous allez voir que nous sommes très proches » (http://presence-info.ca/article/pour-une-relance-du-dialogue-islamo-chretien-a-quebec%5D. La conférence de M. Labidi a été trompeuse : les croyants musulmans et les catholiques ne sont pas « très proches » (je pense l’avoir prouvé au https://lepasseurdelacote.com/?s=Labidi).

Quel objectif visaient Mme Isabelle Potvin en écrivant dans le site web du Tremplin : « les valeurs profondes qui sont prônées par les religions catholiques et musulmanes se ressemblent beaucoup », et M. Mohamed Labidi en affirmant que les croyants musulmans et les catholiques sont « très proches »? Quand on veut vivre en harmonie avec ses voisins, on ne cherche pas à les induire en erreur.

POUR TERMINER, DES PAROLES SUR LA CHARIA :

Extraits du texte La charia est-elle compatible avec les droits de l’homme ? https://eclj.org/religious-freedom/pace/la-charia-est-elle-compatible-avec-les-droits-de-lhomme-?lng=fr)

(L’ECLJ est titulaire du statut consultatif spécial auprès des Nations Unies / ECOSOC depuis 2007. L’ECLJ agit dans les domaines judiciaires, législatifs et culturels et défend en particulier le droit à la liberté religieuse, la vie et la dignité des personnes devant la Cour européenne des droits de l’homme et à travers les autres mécanismes offerts par les Nations-Unies, le Conseil de l’Europe, le Parlement européen et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.)

a) « Certains principes énoncés dans la loi islamique [charia] contreviennent aux principes ayant qualité de droits de l’homme, au premier rang desquels la liberté religieuse. Selon la charia, un musulman n’a pas le droit de quitter sa religion pour une autre ou pour l’athéisme. Il s’agit d’un acte d’apostasie qui engendre sa mort civile (ouverture de sa succession) et qui mérite la peine de mort. »

b) La charia est « une justice islamique contraire à la Déclaration universelle des droits de l’homme ».

Extrait du livre Le Retour turbulent de Dieu. Politique, religion et laïcité, auteur : Sami Aoun *, Médiaspaul, © 2011, p. 109-111

« … les conflits entre l’interprétation de la charia et les droits de l’homme sont multiples. La charia n’a pas permis d’abolir carrément et expressément l’esclavage, même si ses règles font de la libération d’un esclave converti un acte méritoire et récompensé. Les châtiments corporels (hudûd) vont à l’encontre des droits de l’homme, mais sont prescrits explicitement par la charia.

[…]

« La liberté de culte est également problématique dans ce contexte. En effet, le verset coranique édictant qu’il n’y a point de contrainte dans la religion ne peut pas faire oublier d’autres prescriptions coraniques discriminantes envers ceux considérés comme apostats, tel : « Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’en faire un grand carnage. Et serrez les entraves des captifs que vous aurez faits. » (Coran 47 : 4). Il en va de même de la situation de la femme qui comprend la légitimité religieuse du port du voile. Ce dernier est sujet de débat jusqu’à aujourd’hui entre une mouvance majoritaire soucieuse de préserver le voile de la femme comme un ordre divin, et une autre, religieuse aussi, mais dissidente, qui le rejette expressément. La polygamie perçue comme une injustice par la Déclaration des droits de l’homme de 1948, reste une pratique sauvegardée par les dispositions de la charia et perpétuée par le droit interne des pays de l’espace musulman. La même perception s’applique à la procédure du divorce par l’homme et la demande du divorce par la femme, ainsi qu’à la question de l’héritage où la charia a institué un droit de la femme à hériter la moitié de la part du garçon.

« En conclusion, il faut noter que les sujets de controverse, aussi bien du côté chrétien que du côté musulman, constituent un blocage sérieux pour le dialogue islamo-chrétien, qui exige de respecter la liberté de conscience de l’interlocuteur. Ce dialogue est appelé à englober les droits de l’homme, seul garant du « vivre ensemble ».

* Politologue, spécialiste du Moyen-Orient, Sami Aoun est professeur titulaire à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke (Québec). Il a écrit : Aujourd’hui l’Islam Fractures, intégrisme et modernité; L’Islam entre tradition et modernité; Mots-clés de l’islam; etc.

Extrait de l’article « La version locale de la charia islamique légalise, légitime et sacralise l’esclavage », Le Point, 28.12.2017, https://lesobservateurs.ch/2017/12/28/islam-mauritanie-la-version-locale-de-la-charia-islamique-legalise-legitime-et-sacralise-lesclavage/

En 2017 et en 2018, qui commence, environ 20 % des Noirs mauritaniens sont possédés par des citoyens mauritaniens arabo-berbères, le plus légalement du monde. La version locale de la charia islamique légalise, légitime et sacralise cette pratique.

[…]

La loi fondamentale sacralise ainsi un code négrier, dont les visées esclavagistes dénient, de facto, l’égalité entre les races noire et blanche et autorise des musulmans à réduire en esclavage d’autres musulmans. »

Extrait du livre Chair et charia, auteure : Shereen El FekiL, http://www.revuedesdeuxmondes.fr/article-revue/chair-et-charia/, juin 215

… chaque jour, hélas, apporte son nouveau lot d’intolérances et de répressions sexuelles dans le monde musulman.

Extrait du texte L’État et la religion sur la scène internationale, auteure : Anne Saris,

publié dans le livre Les religions sur la scène mondiale sous la direction de : Solange Lefebvre, Robert Crépeau, Québec, Presses de l’Université Laval, © 2010, p. 39-57. Mme Saris est professeure au Département des sciences juridiques, Université du Québec à Montréal.

… la Déclaration islamique universelle sur les droits de l’homme prise par la Ligue arabe en 1981 (dont les articles 12 et13 posent le droit à la liberté de religion dans les limites de la shari’a [charia].

Extrait de l’article Entretien avec Malek Chebel, auteure : Léna Mauger, Revue des deux mondes, http://www.revue21.fr/zoom_sur/entretien-avec-malek-chebel

[C’est Malek Chebel, islamologue et auteur de nombreux livres, y compris une traduction en français du Coran, qui parle.]

Des prédicateurs affirment aujourd’hui qu’une femme non voilée n’est pas un être humain, mais une exhibitionniste, voire une hystérique. Soyons sérieux ! S’il faut voiler la femme pour en faire une musulmane, que faire des millions de femmes dévoilées pendant quatorze siècles ? Étaient-elles de mauvaises musulmanes ? Et les -Asiatiques non voilées, et les Africaines non -voilées, sont-elles encore musulmanes ? Je défends un islam du cœur, pas un islam du fichu.

Extrait de Faut-il avoir peur de la charia ? http://www.europe1.fr/international/faut-il-avoir-peur-de-la-charia-78681,9, 26 octobre 2011

« Au nom de la charia, l’Afghanistan tolère encore la lapidation des femmes adultères. »

Si vous pensez, Monsieur Diarra, ne pas avoir commis une faute en organisant, avec la Mosquée de Lévis et son imam (M. Karim Elabed), la « soirée d’échanges » de mai 2017, soirée de propagande en faveur d’une religion, l’islam, à laquelle vous appartenez, à laquelle appartient une musulmane qui était membre du conseil d’administration du Tremplin à l’époque où la « soirée d’échanges » a été organisée (j’ignore si cette personne, Mme Nawel Bahria, a voté en faveur de l’organisation de ladite soirée) (j’ignore si le conseil d’administration comptait d’autres personnes de religion musulmane dans ses rangs, en 2017), si vous pensez pas, Monsieur Diarra, ne pas avoir commis une faute en organisant, avec la Mosquée de Lévis et son imam (M. Karim Elabed), la « soirée d’échanges » de mai 2017, essayez de me convaincre que vous avez raison.

J’attends votre réponse avec impatience, Monsieur Diarra; je lirai celle de Mme Isabelle Potvin avec intérêt.

Je publierai la présente et votre réponse (ainsi que celle de Mme Isabelle Potvin) au http://www.lepasseurdelacote.com.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis (Québec)

P.-S. Pour organiser et présenter la « soirée d’échanges » de mai 2017, le Tremplin a utilisé des fonds publics, de l’argent des citoyens du Québec et du reste du Canada, et de l’argent des citoyens de la Ville de Lévis. Cet argent n’avait pas été remis au Tremplin pour qu’il fasse de la propagande religieuse en faveur d’une religion.

La communication datée du 27 novembre 2019 reproduite ci-dessous a été publiée en novembre 2019 au https://lepasseurdelacote.com/?s=Diarra

Communication destinée à M. Elhadjid Mamadou Diarra, président, Conseil d’administration du Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, (Ici, il est nécessaire de préciser que M. Diarra est musulman.)

– – – – – – – – – – – –

[ LE TREMPLIN, CENTRE POUR PERSONNES IMMIGRANTES ET LEURS FAMILLES, EXPULSE ROGER MARTEL SANS L’EN INFORMER, SANS LUI DIRE POURQUOI ]

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, expulse le corps de l’un de ses membres. Pourquoi? Lettre au président du CA.

Lévis, le 27 novembre 2019

Monsieur Elhadjid Mamadou Diarra, président, Conseil d’administration

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

52, côte du Passage, Lévis (Québec)

Monsieur,

J’ai été mis à la porte de votre Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles. Qui, au juste, a pris cette décision? Vous et M. Guillaume Boivin, directeur ou coordonnateur du Tremplin ? Vous seul, Monsieur Diarra ? Vous et le conseil d’administration de votre Tremplin que vous présidiez avant 2017, en 2017, en 2018, et présidez toujours ? A qui avez-vous fait savoir, Monsieur Diarra, que mon corps avait été expulsé de votre Tremplin ? À qui ? Pour le savoir, j’ai fouillé dans le web; j’ai consulté des procès-verbaux et des rapports annuels de votre Tremplin; je n’ai pas vu un seul mot sur mon expulsion, pas un ! Votre conseil d’administration doit bien créer des documents, des procès-verbaux de ses réunions, par exemple; y en a-t-il un qui parle de l’expulsion de mon corps de votre Tremplin, Monsieur Diarra ? Envoyez-moi donc les documents de votre Tremplin qui ont trait à la décision d’expulser mon corps de votre Tremplin, s’il en existe. Il ne serait pas normal qu’il n’en existe pas !

Je publierai la présente et votre réponse au http://www.lepasseurdelacote.com. Si vous ne me répondez pas, je le ferai savoir au même endroit.

J’aimerais aussi faire savoir à tout le monde pour quelle raison votre Tremplin, Monsieur Diarra, a expulsé mon corps. Dites-moi par écrit quelle est cette raison (je vous demande de bien vouloir utiliser le service Courrier recommandé de Postes Canada). (Bien sûr, je connais la raison de mon expulsion; mais il me faut vous entendre la donner.)

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

P-S. Votre Tremplin a expulsé mon corps. Mon esprit ne l’a pas quitté.

La communication datée du 21 novembre 2019 reproduite ci-dessous a été publiée en novembre 2019 au https://lepasseurdelacote.com/?s=Diarra

Communication destinée à M. Elhadjid Mamadou Diarra, président, Conseil d’administration du Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, (Ici, il est nécessaire de préciser que M. Diarra est musulman.)

– – – – – – – – – – –

[ DANS SON SITE WEB, LE TREMPLIN, CENTRE POUR PERSONNES IMMIGRANTES ET LEURS FAMILLES, NE DIT RIEN SUR L’ÉLOGE DE LA CHARIA FAIT EN PUBLIC PAR L’IMAM KARIM ELABED AU PATRO DE LÉVIS EN MAI 2017 ]

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, jette un voile sur un certain éloge de la charia prononcé pendant l’une de ses activités

Lévis, le 21 novembre 2019

Monsieur Elhadjid Mamadou Diarra, président, Conseil d’administration

Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles

52, côte du Passage, Lévis

Monsieur,

Dans le site web de votre Tremplin, vous avez publié en 2017 des petits textes relatifs à la « soirée d’échanges » organisée par le Tremplin et la Mosquée de Lévis (et son imam, M. Karim Elabed), soirée tenue en mai 2017. Au cours de cette soirée publique, l’imam de Lévis a fait l’éloge de la charia, ce qui a amené des personnes présentes dans l’auditoire à apprendre à M. Elabed que le Canada et le Québec sont des sociétés laïques et qu’il ne saurait être question qu’une loi dite divine soit mise en œuvre chez elles, ne serait-ce que pour une partie de la population.

Le Journal de Lévis a publié un article sur la « soirée d’échanges; voici un extrait de cet article :

Pourriez-vous dire aux gens de Lévis pourquoi votre Tremplin a choisi de ne pas joindre aux petits articles qu’il a publiés sur la « soirée d’échanges » un texte sur le clou de ladite soirée : l’éloge de la charia par l’imam de Lévis.

Je répète : Pourriez-vous dire aux gens de Lévis pourquoi votre Tremplin a choisi de ne pas joindre aux petits articles qu’il a publiés sur la « soirée d’échanges » un texte sur le clou de ladite soirée : l’éloge de la charia par l’imam de Lévis.

Il serait bon que vous répondiez pour éviter que des personnes croient que vous avez voulu cacher quelque chose aux Lévisiennes et aux Lévisiens, aux autres Canadiens et Québécois qui vous donnent de l’argent à titre de contribuables, et à vos fournisseurs d’argent (la Ville de Lévis, par exemple).

Bien à vous,

Roger Martel

Islam – À Lévis (ville du Québec), on aime beaucoup la charia!

L’Assemblée nationale du Québec a rejeté la charia à l’unanimité;

le reste du Canada n’en veut pas;

beaucoup de musulmans voudraient s’en débarrasser.

Mais à Lévis, on aime la charia, on aime la loi divine de l’islam!

À Lévis (ville du Québec), on aime beaucoup la charia!

Le maire et les conseillers municipaux de la Ville de Lévis aiment la charia. Ils donnent de l’argent à un organisme, Le Tremplin. Le Tremplin utilise cet argent public pour mettre sur pied une activité, en collaboration avec la mosquée locale; au cours de cette activité l’imam Karim Elabed fait l’éloge de la charia devant quelques dizaines de personnes (ça s’est passé dans la chapelle désacralisée du Patro de Lévis). Curieusement, pour montrer l’islam tel qu’il est (c’est le but de l’activité), Le Tremplin et la mosquée ne permettent qu’à deux musulmans de prendre la parole : l’imam Elabed et une Québécoise convertie à l’islam (Le Tremplin s’assure ainsi qu’aucune critique ne visera l’islam et la charia). (Quand l’activité a été conçue le conseil d’administration du Tremplin, formé de cinq ou six personnes, comprenait au moins deux musulmans, dont M. Elhadji Mamadou Diarra, son président). L’argent des contribuables de Lévis (et du reste du Québec et du reste du Canada puisque les gouvernements du Canada et du Québec subventionnent eux aussi Le Tremplin, comme le fait aussi Centraide) a été employé pour faire de la propagande en faveur de l’islam. Honte au maire et aux conseillers municipaux de Lévis, qui ne cessent de subventionner Le Tremplin!

Lévis aime la charia. Le Patro aime la charia ou, du moins, ne trouve rien à redire au Coran, le livre saint de l’islam. Mais comment diable peut-il ne rien trouver à redire au Coran, lui qui veut être un « Milieu de vie où chaque personne est accueillie dans un esprit d’entraide propice à une éducation humaine et chrétienne » (http://www.211quebecregions.ca/record/QBC0621). Comment diable le Patro a-t-il pu accepter que dans ses murs des musulmans (dont des enfants) disent à haute voix pour les mémoriser des paroles comme Tuez les chrétiens, tuez les juifs? Car c’est bien ces paroles violentes et d’autres paroles tout à fait inacceptables qui ont retenti dans le Patro quand la mosquée de Lévis y louait un local pour assurer, a dit l‘imam Karim Elabed au Journal de Lévis, l’« éducation pour les jeunes avec l’apprentissage du Coran et de la religion » (https://journaldelevis.com/1120/Société_.html?id=76788). Honte aux dirigeants du Patro!

Centraide Chaudière-Appalaches aime la charia. En décembre 2019, elle a remis son prix Mérite, prix qui souligne « l’implication exceptionnelle d’un ou une bénévole œuvrant auprès du réseau des organismes qu’il soutient » (Journal de Lévis, 22-12-2019, https://www.journaldelevis.com/1298/%C3%80_la_une_aujourd_hui.html?), elle a attribué ce prix à M. Elhadji Mamadou Diarra qui préside le conseil d’administration du Tremplin et qui, on l’a vu, utilise Le Tremplin pour faire de la propagande en faveur de sa religion, l’islam, avec des fonds publics, et avec de l’argent donné à Centraide. Les dirigeants de Centraide Chaudière-Appalaches méritent qu’on les félicite! Félicitations, Centraide Chaudière-Appalaches!

L’hebdomadaire Le Journal de Lévis aime-t-il la charia? S’il ne l‘aime pas, il ne le dit pas, il ne le dira pas : parce qu’il pense ne pas pouvoir se passer de l’argent que lui procure la vente d’espace publicitaire à la Ville de Lévis, qui, elle, aime la charia. Je conseille vivement au Journal de Lévis de se fendre en quatre pour devenir indépendant!

Lévis aime la charia. Comment se fait-il qu’à Lévis tant de gens semblent trouver la charia aussi inoffensive qu’un Je vous salue Marie pleine de grâces, vous êtes bénie entre toutes les femmes, Amen. Candeur, angélisme? Ignorance (mais est-il possible que l’adulte québécois n’ait jamais entendu parler de l’inquiétude, de la peur, que l’islam crée un peu partout dans le monde, ou du rejet de la charia par tous les membres de l’Assemblée nationale du Québec?). Se pourrait-il que certains aient intérêt à « protéger » l’islam?

Roger Martel, citoyen de Lévis

Islam – Méfions-nous des promoteurs de la charia qui jouent sur les mots. 

Éditorial de

Josée Boileau, Ne charrions pas ! Le Devoir, 14 décembre 2004,

https://www.ledevoir.com/opinion/editoriaux/70700/ne-charrions-pas

Extrait

Chez les experts, on ne cesse de s’en étonner: que les Canadiens sont naïfs face à la mouvance islamiste! Les militants de l’islam ont beau jeu de les embobiner. Il faut pourtant se méfier des promoteurs de la charia qui jouent sur les mots. []

[] le président du Conseil musulman de Montréal, Salam Elmenyawi, se dit mal compris par Le Devoir, alors que nous faisions état samedi de ses démarches auprès du ministre de la Justice, Jacques Dupuis, pour créer un Conseil de la charia au Québec. Il n’est pas question d’un tribunal islamique, dit-il, mais de médiation. Et ce n’est qu’accessoirement qu’il en parlera au ministre, lorsqu’il le verra: il y aura tant d’autres sujets à discuter.

La couleuvre est grosse à avaler. Le Devoir a bien indiqué que le Conseil de la charia aurait deux volets: l’un sur les arbitrages commerciaux, l’autre sur la médiation familiale — notre Code civil empêchant d’avoir un tribunal d’arbitrage islamique en matière familiale. Il s’agit néanmoins de faire en sorte que les «conseils» donnés dans les mosquées — et largement défavorables aux femmes — aient littéralement droit de cité.

[]

Dans les deux provinces [Ontario et Québec], on [des musulmans malintentionnés] tente d’endormir la population en faisant valoir l’existence de tribunaux rabbiniques [juifs]. Comme si on pouvait comparer l’extrême marginalité des juifs ultra-orthodoxes qui ont recours à ces tribunaux avec la demande actuellement sur la table. La communauté musulmane est en pleine expansion au Canada, dans un contexte international où plusieurs de ses membres se radicalisent et sont en mission contre les «impies» [les non-musulmans]. Les musulmans modérés ont beau les dénoncer, des politiciens les écoutent et on voit même des féministes cogiter sur la faisabilité d’une charia à la canadienne…

Le Québec regorge de beautés : Gilles Vigneault et son œuvre gigantesque, par exemple.

24 juin 2020

Bonne Fête nationale, Québécoises ! Bonne Fête nationale, Québécois !

Ici, on chante Gilles Vigneault.

Gilles Vigneault, Yvon Deschamps et Fabienne Thibault, Gens du pays (voix et images)

Gilles Vigneault, J’ai mal à la terre

Gilles Vigneault et Jessica Vigneault, J’ai mal à la terre

Gilles Vigneault, Les Gens de mon pays (voix et images)

Gilles Vigneault, Le doux chagrin (voix et images)

Gilles Vigneault, Les amours, les travaux (voix seulement)

Hart Rouge (Suzanne, Michelle et Paul Campagne) avec Gabriel et Aleksi Campagne, Les amours les travaux (voix et images)

Paroles: Gilles Vigneault – Musique: Gilles Vigneault, Robert Bibeau

Mon pays, chanté par Monique Leyrac (voix et images)

Mon pays, chanté par Vigneault (voix seulement)

Mon pays

Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver
Mon jardin, ce n’est pas un jardin, c’est la plaine
Mon chemin, ce n’est pas un chemin, c’est la neige
Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver

Dans la blanche cérémonie
Où la neige au vent se marie
Dans ce pays de poudrerie
Mon père a fait bâtir maison
Et je m’en vais être fidèle
À sa manière, à son modèle
La chambre d’amis sera telle
Qu’on viendra des autres saisons
Pour se bâtir à côté d’elle

Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver
Mon refrain, ce n’est pas un refrain, c’est rafale
Ma maison, ce n’est pas ma maison, c’est froidure
Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver

De ce grand pays solitaire
Je crie avant que de me taire
À tous les hommes de la terre
Ma maison, c’est votre maison
Entre ses quatre murs de glace
Je mets mon temps et mon espace
À préparer le feu, la place
Pour les humains de l’horizon
Et les humains sont de ma race

Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver
Mon jardin, ce n’est pas un jardin, c’est la plaine
Mon chemin, ce n’est pas un chemin, c’est la neige
Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver

Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’envers
D’un pays qui n’était ni pays ni patrie
Ma chanson, ce n’est pas ma chanson, c’est ma vie
C’est pour toi que je veux posséder mes hivers

Gilles Vigneault, Il me reste un pays (voix seulement)

Gilles Vigneault, Au bout de mon âge (voix et images)

Gilles Vigneault, Disque enregistré en concert à la Comédie-Canadienne à Montréal en1964 (voix seulement)

Tout le monde est malheureux, chanté par les Charbonniers de l’enfer (voix seulement)

Gilles Vigneault, J’ai planté un chêne (voix et images)

La Classe de 4e et 5e secondaire en art-études guitare de l’École Curé-Antoine-Labelle, Laval, Ste-Rose (Québec), sous la direction de Benoît Massicotte, J’ai planté un chêne, G. Vigneault/J.S. Bach, arr. Alexandre Ethier & Mathieu Désy (voix et images)

Gilles Vigneault, John Débardeur (voix seulement)

Vigneault, Disque Pays du fond de moi (1973) (voix seulement)

Gilles Vigneault, On ne sait jamais (voix seulement)

Disque Jacques Labrecque chante Gilles Vigneault (intégral)

Gilles Vigneault, Quand vous mourrez de nos amours (voix seulement)

Petits Chanteurs du Mont-Royal, Le grand cerf-volant (extrait) (voix et images)

Gilles Vigneault et Florent Vollant, Jack Monoloy

https://video.search.yahoo.com/yhs/search;_ylt=AwrEeSVEZfNeNQYAKBoPxQt.;_ylu=X3oDMTEydGhoYTBnBGNvbG8DYmYxBHBvcwMxBHZ0aWQDQzAwOTZfMQRzZWMDc2M-?p=gilles+vigneault+immigrant+song&fr=yhs-pty-pty_extension&hspart=pty&hsimp=yhs-pty_extension#id=5&vid=f5f69ca06111751d36df53a0646dd8af&action=view

Gilles Vigneault, J’ai pour toi un lac (voix seulement)

Gilles Vigneault, Si les bateaux (voix seulement)

Vigneault et Nicole Croisille, Beau voyageur (voix et images)

https://video.search.yahoo.com/yhs/search;_ylt=AwrEfji3WfNetzkAK0MPxQt.;_ylu=X3oDMTEydGhoYTBnBGNvbG8DYmYxBHBvcwMxBHZ0aWQDQzAwOTZfMQRzZWMDc2M-?p=gilles+vigneault+beau+voyageurs&fr=yhs-pty-pty_extension&hspart=pty&hsimp=yhs-pty_extension#id=1&vid=f109630db8325dbc8f013d89fb516047&action=view

1) Gilles Vigneault, La danse à Saint-Dilon, en France (voix et images)

2) La danse à Saint-Dilon (voix et images inattendues)

https://video.search.yahoo.com/yhs/search;_ylt=AwrEfji3WfNetzkAK0MPxQt.;_ylu=X3oDMTEydGhoYTBnBGNvbG8DYmYxBHBvcwMxBHZ0aWQDQzAwOTZfMQRzZWMDc2M-?p=gilles+vigneault+beau+voyageurs&fr=yhs-pty-pty_extension&hspart=pty&hsimp=yhs-pty_extension#id=10&vid=9ee7cfe72b8396db69545fcb7192db2b&action=view

3) La danse à Saint-Dilon (voix et images, et beaucoup-beaucoup de monde)

Pauline Julien chante quelques chansons de Vigneault (voix seulement)

Gilles Vigneault, Ah! que l’hiver… (voix seulement)

Le réel des Béris (musique de Gilles Vigneault)

Gilles Vigneault se raconte 25 févr. 2019 (entretien avec Anne-Marie Dussault)

Une heure avec Gilles Vigneault, Serge Bouchard et Florent Vollant, 6 janvier 2018

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/les-fetes-et-rien-d-autre/segments/entrevue/53604/confessions-gilles-vigneault-serge-bouchard-florent-vollant-franco-nuovo

GILLES VIGNEAULT, AUTEUR, COMPOSITEUR, INTERPRÈTE, CHANTEUR

Bilan du siècle, Université de Sherbrooke, http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/biographies/215.html

Gilles Vigneault (1928-) Auteur, compositeur, interprète

Né en 1928 à Natashquan, il termine un cours classique à Rimouski avant de s’inscrire en lettres à l’Université Laval. Dans les années 50, ce talentueux compositeur écrit quelques textes qui seront popularisés par des interprètes tels que Colette Renard, Pierre Clavé, Claude Léveillée, les Compagnons de la chanson et Monique Leyrac. Sa rencontre avec Jaques Labrecque sera déterminante pour sa carrière puisque le folkloriste lui consacre tout un album, contribuant ainsi à populariser ses premières chansons. Plusieurs de ses premiers textes connaissent beaucoup de succès, notamment «Jos Hébert», «Amenez-en de la pitoune», «Jos Montferrand» et «Jack Monoloy». Sa participation à l’ouverture de la Boîte à chanson de Gérard Thibault, à Québec, lui permet de prendre contact avec le public. Il y rencontre Gaston Rochon qui devient son pianiste et arrangeur. Leur collaboration s’étendra sur près de 20 ans. En 1963, il débute une carrière en France qui prendra de l’ampleur au fil des ans. Au Québec, son succès est instantané. Ses talents de conteur, ses personnages, ses musiques aux teintes folkloriques rejoignent la grande majorité des Québécois, en quête d’identité. Avec la montée du mouvement indépendantiste, au cours des années 70, il est perçu comme celui qui permet de ne pas oublier les racines, celui qui perpétue les traditions. Plusieurs de ses chansons seront adoptées par l’ensemble des Québécois comme de véritables hymnes à la nation: «Gens du pays», «Les gens de mon pays» et «Il me reste un pays». Lors du référendum de 1980, ce chanteur engagé milite activement en faveur du projet souverainiste. Sa carrière se poursuit au Québec comme en France où il se produit sur les plus grandes scènes, accompagné par les plus grands orchestres et les meilleurs musiciens, dont ses proches collaborateurs Gaston Rochon et Robert Bibeau. Au cours des années 80, il écrit plusieurs contes, chansons ou comptines pour enfants dont il affectionne particulièrement la présence. Son parcours est semé de prix et de marques de reconnaissance. Le classique «Mon pays», interprété par Monique Leyrac, reçoit le premier prix de la chanson de Sopot en Pologne (1965). Il recevra également le prix Calixa-Lavallée de la Société Saint-Jean-Baptiste (1966), et le prix Denise-Pelletier, pour l’ensemble de son oeuvre au Québec. Reçu Chevalier de l’Ordre de la Pléiade en France (1977), il est également nommé Chevalier de l’Ordre national du Québec, en 1984. En 1990, il fête ses trente ans de vie artistiques en recevant divers hommage en France comme au Québec. Il continue de s’impliquer auprès de la jeunesse en parcourant le réseau des cégeps et en participant au festival en chansons de Petite Vallée. Son oeuvre est phénoménale. Parmi ses chansons les plus célèbres, soulignons «Mon pays», «Tam ti delam», «Jack Monoloy», «Les gens de mon pays», «Le doux chagrin», «Ah que l’hiver», «Tout l’monde est malheureux», «Gens du pays» et «Il me reste un pays».

En référence:

Robert Thérien, Isabelle D’Amours, Dictionnaire de la musique populaire au Québec 1955-1992, Institut québécois de recherche sur la culture, 1992.

Robert Giroux, Constance Havard, Rock La Palme, Le guide la chanson québécoise, éd. Triptyque, 1991.

Léger, La chanson québécoise en question, Coll. «En question», Montréal, Québec/Amérique, 2003, p.55-57, 60-61.

En complément:

Donald Smith, Gilles Vigneault: conteur et poète, Montréal, Québec/Amérique, 1984, 158 p.

Jean-Paul Sermonte, Gilles Vigneault : le poète qui danse, Monaco, Éditions du Rocher, 1991, 185 p.

Aline Robitaille, Gilles Vigneault, Montréal, Éditions de l’Hexagone, 1968, 148 p.

Robert Fournier, Gilles Vigneault, mon ami, Montréal, La Presse, 1972, 205 p.

ILS DISENT QUE L’ISLAMISME EST INDISSOCIABLE DE L’ISLAM.  QU’EN PENSEZ-VOUS?

INTRODUCTION :

LA VIOLENCE DANS LE CORAN, LIVRE SACRÉ DE L’ISLAM

EXTRAITS DU CORAN

Nous jetterons bientôt dans le Feu

ceux qui ne croient pas à nos Signes.

Chaque fois que leur peau sera consumée,

nous en leur donnerons une autre

afin qu’ils goûtent le châtiment.

– Dieu est, en vérité, puissant et juste –

(Coran 4, 56) (Traduction : Denise Masson, islamologue)

Telle sera la rétribution de ceux qui font la guerre contre Dieu et contre son prophète [Mahomet], et de ceux qui exercent la violence sur la terre : ils seront tués ou crucifiés, ou bien leur main droite et leur pied gauche seront coupés, ou bien ils seront expulsés du pays. (Coran 5, 33).1

Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier : ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Dieu et son prophète [Mahomet] ont déclaré illicite; ceux qui parmi les gens du Livre [juifs et chrétiens ou « Nazaréens »], ne pratiquent pas la vraie Religion [l’islam ]. Combattez-les, jusqu’à ce qu’ils paient directement le tribut après s’être humiliés. (Coran 9, 29)1

Ne faiblissez pas! Ne faites pas appel à la paix quand vous êtes les plus forts. Dieu est avec vous, il ne vous privera pas de la récompense due à vos œuvres. (Coran, 47,35)1

Quant à ceux qui ne croient pas,

je les châtierai d’un terrible châtiment,

en ce monde et dans la vie future.

– Ils ne trouveront pas d’auxiliaires [secoureurs].

(Coran,3, 56) (Traduction : Denise Masson, islamologue)

Ô Prophète, combats les hypocrites et les infidèles; traite-les avec rigueur. La géhenne  [lieu destiné au supplice des damnés] est leur demeure. Quelle détestable séjour!

(Coran 9, 74) (Traduction : Kasimirski)

Quant aux incrédules,

ils jouissent un certain temps des biens de ce monde,

ils mangent comme mangent les bestiaux;

leur lieu de séjour sera le Feu.

(Coran 47,12) (Traduction : Denise Masson, islamologue)

Nous avons préparé pour les incrédules

des chaînes, des carcans et un brasier.

(Coran 76,4) (Traduction : Denise Masson, islamologue)

Les Juifs disent : Ozaïr est fils de Dieu. Les Chrétiens disent : Moïse est le fils de Dieu. Telle sont les paroles de leurs bouches; elles ressemblent à celles des infidèles d’autrefois. Que Dieu leur fasse la guerre! Qu’ils marchent à rebours!

(Coran 9, 30) (Traduction : Kasimirski)

Combattez dans le chemin de Dieu

ceux qui luttent contre vous.

  • Ne soyez pas transgresseurs; Dieu n’aime pas les transgresseurs –
  • Tuez-les partout où vous les rencontrerez; chassez-les des lieux d’où ils vous auront chassés.
  • La sédition est pire que le meurtre –

(Coran 2, 190) (Traduction : Denise Masson, islamologue)

Ils [les hypocrites] aimeraient vous voir incrédules,

comme ils le sont eux-mêmes,

et que vous soyez ainsi semblables à eux.

Ne prenez donc aucun protecteur parmi eux,

jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le chemin de Dieu.

S’ils se détournent, saisissez-les;

tuez-les partout où vous les trouverez.

(Coran 4, 89) (Traduction : Denise Masson, islamologue)

Ô vous qui croyez!

Ne prenez pas pour amis les Juifs et les Chrétiens;

ils sont amis les uns des autres.

(Coran 5, 51) (Traduction : Denise Masson, islamologue)

Telle sera la rétribution

de ceux qui font la guerre

contre Dieu et contre son prophète,

et de ceux qui exercent la violence sur la terre :

ils seront tués ou crucifiés,

ou bien,

leur main droite et leur pied gauche seront coupés,

ou bien ils seront expulsés du pays.

Tel sera leur sort :

la honte en ce monde

et le terrible châtiment dans la vie future;

(Coran 5, 33) (Traduction : Denise Masson, islamologue)

1. Cité par Annie Laurent, L’Islam pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore), Paris, Éditions Artège, © 2017

« IL EST ÉVIDENT QUE LES TERRORISTES SE RÉFÈRENT AU CORAN POUR JUSTIFIER LE REJET DE L’AUT ET LE RECOURS À LA VIOLENCE. »

(Annie Laurent, docteur d’État en sciences politiques, spécialiste reconnue du Proche-Orient depuis 1980,

L’Islam pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore), Paris, Éditions Artège, © 2017, p. 75)

ILS DISENT QUE L’ISLAMISME EST INDISSOCIABLE DE L’ISLAM.

ANNE-MARIE DELCAMBRE. Docteure de troisième cycle de l’Université Paris-IV en études islamiques

Anne-Marie Delcambre (1943-2016) était une islamologue française.Docteure de troisième cycle de l’Université Paris-IV en études islamiques, docteure d’État en droit et agrégée d’arabe classique. Elle a été professeur d’arabe au lycée Louis-le-Grand et a participé à la rédaction d’articles dans l’Encyclopædia of Islam. Elle est également l’auteur de nombreux livres et articles sur Mahomet et l’islam. (Source : https://fr.wikiquote.org/wiki/Anne-Marie_Delcambre)

[…] dans la langue française, islam et islamisme étaient synonymes, et cela depuis 1697, quand Barthélémy d’Herbelot de Molainville, professeur au Collège de France, ajouta le suffixe « isme » au mot arabe islam pour en faire un nom désignant une religion.

En effet, de tous les noms désignant des religions, « islam » était le seul qui ne fût pas terminé par « isme ». Or, dans l’édition de 1992 du Dictionnaire Le petit Larousse, on constate que le mot « islamisme » pour désigner la religion est considéré comme « vieilli ». En revanche, la définition de l’islamisme est devenue politique : « Mouvement politico-religieux préconisant l’islamisation complète, radicale, du droit, des institutions, du gouvernement dans les pays islamiques. […] une acception est dite « vieillie » quand elle n’est plus attestée depuis plus d’un siècle. Un sens qui vieillit en moins de dix ans, cela ne s’est vu dans aucun pays au monde. Et c’est ainsi que « islam » et « islamisme » ne sont plus synonymes. On ne s’étonnera pas de lire que, pour le professeur Khaled Dourane de l’université de Philadelphie, « l’islamisme est un genre de totalitarisme qui s’est répandu dans le monde à la fin du XXe siècle. Il est identique aux régimes fascistes ou communistes et aspire à dominer le monde. » En fait, cette distinction est en partie due au juriste égyptien Al-Achmâwi qui avait lancé : « Dieu voulait que l’islam fût une religion, mais les hommes ont voulu en faire une politique ».

Désavoué par ses coreligionnaires, considéré comme hétérodoxe, Achmâwi allait fournir à l’Occident la plus belle porte de sortie qu’on puisse imaginer. Désormais, il serait interdit de faire un amalgame entre l’islam et l’islamisme. D’un commun accord, religieux, politiques, journalistes se mirent à répéter que l’islam, ce n’était pas l’islamisme ; que les deux réalités étaient bien distinctes ; que l’islam ne pouvait être tenu pour responsable des crimes commis par les islamistes, assimilés à des terroristes.

Soufi ou mufti ? Quel avenir pour l’islam, Anne-Marie Delcambre, éd. Desclée de Brouwer, 2007, p. 141

Cité in https://fr.wikiquote.org/wiki/Anne-Marie_Delcambre


ANNE-MARIE DELCAMBRE. Docteure en études islamiques. Docteure d’État en droit. Agrégée d’arabe classique.

Anne-Marie Delcambre (1943-2016). Islamologue française, docteure en études islamiques.

Au risque de choquer, il faut avoir le courage de dire que l’intégrisme n’est pas la maladie de l’Islam. Il est l’intégralité de l’Islam. Il en est la lecture littérale, globale et totale de ses textes fondateurs. L’Islam des intégristes, des islamistes, c’est tout simplement l’Islam juridique qui colle à la norme.

L’Islam des interdits, Anne-Marie Delcambre, éd. Desclée de Brouwer, 2003, p. 11.

Cité in https://fr.wikiquote.org/wiki/Anne-Marie_Delcambre


ANNIE LAURENT. Docteure d’état en sciences politiques.

Annie Laurent est docteur d’État en sciences politiques. Spécialiste reconnue du Proche-Orient depuis 1980, ses recherches et publications portent sur toutes les questions politiques qui secouent cette région, sur l’Islam, les Chrétiens d’Orient et sur le dialogue interreligieux. Le pape Benoît XVI l’a nommée experte au Synode spécial des Évêques pour le Moyen-Orient qui s’est tenu à Rome en octobre 2010. Elle est l’auteur de nombreux articles publiés dans des revues spécialisées et d’ouvrages tels que :

L’Islam peut-il rendre heureux ? (Artège, 2012), Vivre avec l’Islam ? (Saint-Paul, 1996),

L’Europe malade de la Turquie (François-Xavier de Guibert, 2005),

Les chrétiens d’Orient vont-ils disparaître ? (Salvator, 2008), L’Islam, un danger pour l’Europe ? (La Nef, 2009), L’Islam pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore) (Artège, 2017).

Que penser de la recommandation à ne pas faire d’amalgame entre islam et islamisme? S’ll ne faut pas réduire l’islam à ses seules manifestations extrémistes, la lucidité impose de reconnaître qu’elles ne lui sont ni étrangères ni opposées. […] Entre islam et islamisme, il y a […] une différence de degré, mais pas de nature.

[…]

Il n’appartient […] pas aux Occidentaux et aux chrétiens de se prononcer sur ce qu’est le véritable islam. Mais leur regard sur les musulmans doit prendre en considération l’attitude concrète de ces derniers dans la vie quotidienne et dans les événements du monde.

Annie Laurent, L’Islam pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore), Paris, Éditions Artège, © 2017, p. 54-55


YVON QUINIOU. Docteur en philosophie.

Yvon Quiniou, agrégé et docteur en philosophie, est connu pour ses travaux sur le matérialisme, la morale et la politique qui lui ont souvent valu d’intervenir sur France Culture et même à la télévision. Il collabore à diverses revues et, citoyen engagé, il intervient dans divers journaux, comme L’Humanité, Le Monde ou Marianne. (Source : http://denis-collin.viabloga.com/news/pour-une-approche-critique-de-l-islam vu le 05-02-2017 Philosophie et politique Site de Denis Collin)

Je veux démontrer que, contrairement à une idée reçue,on ne peut pas séparer l’islamisme radical de l’islam tout court, qui ne serait pas violent. Or ce n’est pas vrai : le Coran comporte des appels multiples à la haine et au meurtre des infidèles ou des non-croyants. Il s’y ajoute d’autres défauts inadmissibles : l’obscurantisme, le dogmatisme, la Charia qui nie l’autonomie politique de l’homme. Il faut avoir le courage de le dire etinciter l’islam à se réformer profondément. (Manuel Rodriguez, Le philosophe lyonnais Yvon Quiniou sort un essai intitulé Pour une approche critique de l’islam, Pays de la Loire (le Journal du pays Yonnais), 20 juin 2016)

[…] il faut avoir l’audace de voir les choses en face : « Le sommeil de la raison engendre des monstres » disait Goya… même s’il est entendu que l’islamisme trouve sa source aussi, sinon surtout, dans des facteurs socio-politiques qui sont hors-raison. Mais dénier aux idées ou aux croyances irrationnelles et déraisonnables une causalité propre dans la genèse ou l’entretien du malheur du monde, relève d’un angélisme ou d’une intelligence impardonnables à mes yeux, et l’on sait depuis Pascal que « qui fait l’ange fait la bête », en l’occurrence s’aveugle et alimente « la bête immonde ». Je ne veux pas participer à cette défaite inédite aujourd’hui de la pensée critique. (Yvon Quiniou, cité in http://denis-collin.viabloga.com/news/pour-une-approche-critique-de-l-islam consulté le 05-02-2017, Philosophie et politique Site de Denis Collin)

Mais est-ce l’islam qui est en cause [l’auteur vient de parler de l’attentat contre Charlie Hebdo et des massacres de novembre 2015 à Paris], me dira-t-on, de façon à innocenter d’une manière subreptice le premier distingué artificiellement du second? Car telle est l’antienne que j’entends partout, avec l’appui irresponsable des médias […] : l’islam est une religion d’amour et de paix, proclame-t-on, et l’islamisme (radical) n’en est qu’une déformation ou une trahison. Or, soyons clair : étant entendu que ce que je vais dire ne concerne pas les musulmans dans leur pratique quotidienne, mais seulement la religion musulmane en elle-même, ignorée dans ses fondements par la majorité d’entre eux, ce propos est faux, totalement faux. Il faut le dire : j’entends avoir le courage, intellectuel et moral de le dire, comme Spinoza avait le courage, dans son traité théologico-politique de dénoncer les aberrations de toutes les religions, hormis leur message d’amour à l’égard de tout être humain – ce qui n’est pas le cas, précisément, de l’islam quoi qu’on prétende. (Yvon Quiniou, Pour une approche critique de l’islam, H&O éditions, © 2016, p.13-14)


BERNARD LEWIS. Historien.

Bernard Lewis, historien, est né à Londres en 1916, il est décédé en 2018.

« Mr. Lewis, who wrote or edited more than two dozen books and hundreds of articles, was regarded as perhaps the leading expert on interactions between the Christian and Islamic worlds. » (Douglas Martin, Bernard Lewis, Influential Scholar of Islam, Is Dead at 101, New York Times, 21 mai 2018, https://www.nytimes.com/2018/05/21/obituaries/bernard-lewis-islam-scholar-dies.html

On touche ici une question beaucoup plus vaste, celle de la position des religions vis-à-vis du recours à la force, à la violence et plus précisément au terrorisme. De nombreux mouvements ont, à un moment ou à un autre, invoqué leur religion pour justifier le meurtre pratiqué à petite ou grande échelle. Deux noms propres originaires d’Orient sont d’ailleurs entrés, sous forme de noms communs, dans l’anglais comme dans le français : « thug » de l’Inde, et « assassin » du Moyen-Orient, l’un et l’autre désignant à l’origine des sectes religieuses fanatiques qui s’étaient fait une spécialité d’assassiner ceux qu’elles tenaient pour des ennemis de la foi.

La pratique puis la théorie de l’assassinat sont apparues plus tôt dans l’histoire du monde musulman, à l’occasion de conflits autour de la direction politique de la communauté musulmane [des successeurs de Mahomet, appelés califes, ont été assassinés, etc.]. […]

La secte musulmane des « Assassins » […] est apparemment la première à avoir fait de l’acte dont elle tire son nom un système et une idéologie. Contrairement à la croyance populaire, ses attaques ne visaient pas tant les croisés que les dirigeants musulmans qu’elle tenait pour des usurpateurs impies. En ce sens […] les Assassins sont les véritables précurseurs des terroristes « islamistes » actuels, dont certains avancent précisément cet argument. […]

[…] les Assassins furent finalement vaincus par des expéditions militaires […] Il est fort possible que les assassins d’aujourd’hui soient eux aussi vaincus, mais la route sera longue et ardue. Les Assassins médiévaux étaient une secte extrémiste, très éloignée du courant principal de l’islam. Tel n’est pas le cas de leurs épigones [successeurs] actuels.

Bernard Lewis, L’Islam en crise, traduit de l’anglais par Jacqueline Carnaud, Paris, Gallimard, © 2003, passages tirés des pages 156, 157, 158 et 159. Titre original : The crisis of islam. Holy war and unholy terror, 2003)


SOHEIB BENCHEIKH. Docteur en Religions et systèmes de pensée (Sorbonne). Ancien interprète officiel de la loi musulmane, à Marseille.

Soheib Bencheikh, islamologue français, a étudié la théologie islamique à Alger et au Caire et a obtenu un doctorat en Religions et systèmes de pensée à la Sorbonne (Paris). Il a été nommé mufti ( interprète officiel de la loi musulmane) de Marseille par l’Institut musulman de la Grande Mosquée de Paris en 1995, poste qu’il a occupé 10 ans. (D’après le quotidien Le Devoir, http://www.ledevoir.com/politique/canada/483568/islam-la-modernite-ou-la-marginalite)

« Si on prend le texte fondateur de l’islam et on l’applique, on ne doit rien reprocher à Daech ! Alors, soit on combat une lecture littéraliste parce qu’il s’agit d’une convention d’un siècle qui n’est pas le nôtre, et qu’au nom de l’intelligence et de l’humanité, on fait face à cette lecture conquérante et dangereuse, soit on doit reconnaître qu’eux [Daech] sont plus musulmans que les autres ! »

Cité par Hélène Buzzetti, La modernité ou la marginalité. L’islamologue français invite les musulmans à vivre leur religion en phase avec l’époque, Le Devoir (quotidien de Montréal), 1 novembre 2016, http://www.ledevoir.com/politique/canada/483568/islam-la-modernite-ou-la-marginalite


KHADIYATOULAH FALL ET SAMIR AMGHAR

Khadiyatoulah Fall, Samir Amghar, respectivement de l’Université du Québec à Chicoutimi et de l’European Foundation for Democracy, à Bruxelles.

Qu’y a-t-il dans le Coran et dans la Sunna prophétique qui autorise les djihadistes à se réclamer de l’islam, à scander le nom d’Allah chaque fois qu’ils commettent un attentat meurtrier? Voilà une question légitime qui doit être posée et devant laquelle les communautés musulmanes ne peuvent se dérober.

[…] comment ne pas céder ni à l’amalgame qui fait de l’islam un problème en soi, ni à l’angélisme qui déconnecte le terroriste djihadiste de toute base idéologique religieuse ?

Les explications scientifiques du processus d’engagement violent au nom de l’islam ne s’entendent pas sur la place qu’il faut accorder à la religion musulmane dans l’équation de la radicalisation. Tantôt l’islam est présenté comme le vernis religieux, le prétexte facile pour justifier à postériori des positions violentes, tantôt il est analysé comme la matrice fondatrice des actions violentes.

[…]

Si l’on ne peut éviter d’interroger le Coran dans ses fondements, dans son passé et dans ce que l’islam apportait comme instrument d’émancipation ou de domination, il demeure cependant que la demande urgente de la forte majorité des musulmans, et surtout des musulmans de la diaspora, porte sur la capacité aujourd’hui du Coran d’autoriser une réflexion religieuse qui soit audible dans un contexte du vivre-ensemble fondé sur le respect de l’égalité des droits, de la liberté de croyance et sur le rejet sans ambiguïté de toute idéologie de la violence au nom de la foi. Il est demandé aux musulmans d’aujourd’hui de produire une interprétation du Coran qui ferme toute possibilité pour l’islamisme meurtrier de cheminer à côté du Livre saint.

L’islam est-il responsable de la violence islamiste? Le Devoir (quotidien du Québec), 8 juillet 2017, https://www.ledevoir.com/opinion/idees/502977/l-islam-est-il-responsable-de-la-violence-islamiste

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ADRIEN CANDIARD. Membre de l’Institut dominicain d’études orientales au Caire.

Frère dominicain né en 1982. Ancien élève de l’École normale supérieure de Paris et de Sciences-Po Paris. Membre de l’Institut dominicain d’études orientales au Caire. Auteur de En finir avec la tolérance? (Presses universitaires de France, 2014) et Veilleur, où en est la nuit? (Cerf, 2016). (Source : Flammarion, quatrième page de couverture du livre Comprendre l’islam ou plutôt : pourquoi on n’y comprend rien, signé par Adrien Candiard, 2016)

« D’autres [des experts] […] nous disent que l’islam est évidemment une religion brutale, dont la violence n’est pas un accident de l’histoire ou l’effet de la folie de quelques-uns de ses adeptes, mais bien la conséquence nécessaire de ses textes sacrés. Pour ce faire, ils nous citent des passages insupportables tirés du même Coran, comme le célèbre « verset du sabre » : « Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier; ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Dieu et son prophète [Mahomet] ont déclaré illicite; ceux qui, parmi les gens du Livre [les juifs et les chrétiens], ne pratiquent pas la vraie Religion. Combattez-les jusqu’à ce qu’ils payent directement le tribut, après s’être humiliés » (Coran 9, 29).

On pourrait multiplier longuement les exemples et les citations, dans les deux sens., Vérification faite, tous ces versets aux accents si différend se trouvent bien dans le Coran. Alors qui a raison? Pourquoi ne peut-on pas les départager une bonne fois pour toutes, en ouvrant le livre? Pourquoi peut-on dire sur l’islam tant de choses contradictoires et apparemment fondées?

Adrien Candiard, Comprendre l’islam ou plutôt : pourquoi on n’y comprend rien, Flammarion, 2016, p. 14-15


ABDELWAHAB MEDDEB. Écrivain. Spécialiste du soufisme.

Écrivain (Prix François-Mauriac, 2002), directeur de la revue Dédale, spécialiste du soufisme, animateur de l’émission Cultures d’islam sur France Culture, essayiste en faveur d’un islam libéral. (Source : Wikipedia consulté le 7 juin 2020) (Soufisme : règles et pratiques ascétiques et mystiques d’un ensemble d’écoles, de sectes et de confréries musulmanes. – Source : Encyclopédie Larousse en ligne)

L’islamisme est la maladie de l’islam, mais les germes sont dans dans le texte [le Coran].

(Marc Semo et Christophe Boltanski, Abdelwahab Meddeb : L’islammisme est la maladie de l’islam, mais les germes sont dans dans le texte », journal français Libération, 23 septembre 2006)


ALEXANDRE ADLER. Historien. Journaliste.

Agrégé d’histoire, éditorialiste associé au quotidien français Le Monde, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Courriel international. (Source : quatrième page de couverture du livre d’Alexandre Adler intitulé J’ai vu finir le monde ancien, Paris, Grasset, © 2002)

« Quel est le discours du fondamentalisme religieux? En quoi est-il fidèle à la tradition du texte sacré? C’est la question que nous nous posons tous.

[…]

« Le problème politique majeur, c’est que ceux qui s’opposent [chez les musulmans] à l’intégrisme n’ont pas tout à fait la théorie adéquate. Tour ce que disent les islamistes est bien dans le texte [le Coran]. Les intégristes ne sont pas des hérétiques – en tout cas en ce qui concerne les sunnites, comme Oussama ben Laden. Ils ne développent pas des conception nouvelles de l’islam. Simplement, au nom de la guerre sainte, ils veulent créer un État pour tous les croyants [musulmans]. »

Alexandre Adle, J’ai vu finir le monde ancien, Paris, Bernard Grasset, © 2002, p. 109-110


EMMANUEL PISANI. Docteur en philosophie, docteur de théologie.

Directeur de l’Institut de Science et de Théologie des Religions (Paris). Frère dominicain, docteur en philosophie, docteur de théologie. Auteur notamment de :  Le dialogue islamo – chrétien à l’épreuve. Père Anawati-Dr Baraka, Une controverse au vingtième siècle, Paris, L’Harmattan, 2014; 100 questions sur l’Église, Perpignan, Artège, 2013; 100 questions sur Dieu, Perpignan, Artège, 2012. Il a reçu le prix Mohammed Arkoun de la thèse d’islamologie. (Source : https://www.icp.fr/a-propos-de-l-icp/decouvrez-l-icp/facultes-et-instituts/emmanuel-pisani–27474.kjsp)

EXTRAITS DE : Emmanuel Pisani, Islam et islamisme. Le défi de la question théologique, Revue Études, février 2018, https://www.revue-etudes.com/rubrique/societe-45 :

On peut distinguer l’islamisme, comme idéologie politique à l’origine des attentats, et l’islam, comme religion. On ne peut pourtant pas séparer complètement les deux. Il convient donc de déconstruire l’idéologie islamiste et de la rapporter aux textes fondateurs. […]

[…]

Il reste une question difficile mais incontournable : l’islam, la charia (« loi »), l’oumma (« communauté ») sont les ciments idéologiques du discours des islamistes et de la mise en œuvre d’une propagande efficace conduisant et justifiant les outrances criminelles en rupture totale avec le modèle occidental des droits de l’Homme. […]Les fous d’Allah n’ont rien d’esprits irrationnels ou dérangés, bien au contraire, leurs discours sont d’une logique implacable et c’est en se situant à la fois au niveau de la raison et de la foi, dans des contextes certes favorables, que l’on peut comprendre la propagation rapide de leurs idées.

[…]

Les causes économiques ou sociétales n’expliquent pas tout du phénomène islamiste. Il y a là une question incontournable. Qu’est-ce qui, dans l’islam, permet, nourrit, justifie l’islamisme ?

[…]

L’islamisme désigne, depuis les années 1970, l’idéologie religieuse qui s’inscrit dans le cadre du réformisme musulman et vise à purifier l’islam de ses « scories occidentales » en vue de contribuer à réislamiser le monde musulman et promouvoir la mission islamique pour rétablir le califat.

[…]

[…] les textes sacrés fondant les piliers de l’islamisme existent et ignorer l’acuité des lectures islamistes ne répond pas au problème. Ces textes gardent une capacité à définir et à préciser l’orthodoxie musulmane dans une perspective violente et antihumaniste. […]

[…] S’il n’y a pas en islam de magistère, il manque aujourd’hui une lecture consensuelle du Coran qui permettrait, par une historicisation, de neutraliser les versets qui appellent à l’usage concret de la violence sur le prochain.

[…] nonobstant les efforts de Tariq Ramadan pour présenter le visage de Muhammad sous les traits d’un homme moderne, les sources musulmanes le décrivent comme un chef de guerre, sans compassion pour l’apostat, combattant les tribus juives et les païens de La Mecque avec ardeur. Aujourd’hui, on hésite parfois à rappeler ces évidences car elles n’apparaissent pas « politiquement correctes » et renvoient à l’esprit de la polémique bien connue aux temps du Moyen Âge. Mais les récits des batailles sont toujours là et ils sont encore aujourd’hui convoqués. Sans l’enseignement explicite de leur historicisation et leur relativisation, ils peuvent à tout moment servir le pire. Sans ce travail historique et scientifique, légitimé par la raison, sur les dits qualifiés d’authentiques (sahih) et dont beaucoup justifient le meurtre ou les châtiments corporels, l’islam pourra toujours faire le lit de l’islamisme. L’enjeu théologique est donc incontournable.

Emmanuel Pisani, Islam et islamisme. Le défi de la question théologique, Revue Études, février 2018, https://www.revue-etudes.com/rubrique/societe-45


IBN WARRAQ.

Historien, « Islamic scholar and a leading figure in Qur’anic criticism » (https://secularhumanism.org/authors/ibn-warraq/). Auteur de l’«  ouvrage passionnant Pourquoi je ne suis pas musulman ? » (https://www.cairn.info/revue-cites-2002-1-page-3.htm). Auteur aussi de : The Origins of the Koran (1998), The Quest for the Historical Muhammad (2000), What the Koran Really Says: Language, Text and Commentary (2002).

 » He addressed the United Nations « Victims of Jihad » conference organized by the International Humanist and Ethical Union, alongside such speakers as Bat Ye’or, Ayaan Hirsi Ali, and Simon Deng. » (https://www.goodreads.com/author/show/3665.Ibn_Warraq)

CITATION 1

« … il n’existe pas de différence entre l’islam et l’intégrisme islamique. »

(Ibn Warraq, Pourquoi je ne suis pas musulman, 1999. Cité in http://fr.danielpipes.org/1825/pourquoi-je-ne-suis-pas-musulman)

CITATION 2

Il est temps, pour nous qui vivons en Occident et qui avons la chance de pouvoir nous exprimer librement, d’examiner calmement et avec le recul nécessaire les sources théoriques de l’islamisme, y compris le Coran dont de nombreux passages légitiment au nom de Dieu le recours à la violence:

[…]

IV.91: Ne prenez pas de patrons parmi eux [les incroyants], jusqu’à ce qu’ils soient revenus dans le sentier d’Allah. Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les et tuez-les, partout où vous les trouverez.

VIII.12: Moi, je répandrai la terreur dans le cœur de ceux qui sont incroyants [en arabe: kafarû], et Je frapperai sur les nuques, et Je frapperai en eux toutes les extrémités des doigts.

[L’auteur cite d’autres passages violents du Coran.]

La vie du Prophète lui-même ne doit pas échapper à cet examen critique, lui qui ne reculait pas devant l’assassinat politique et le massacre des Juifs. «Ah, mais vous confondez l’islam avec le fondamentalisme islamique! Le véritable islam n’a rien à voir avec la violence», rétorquent les avocats inconditionnels de cette confession.

Certes, il existe des musulmans modérés mais l’islam en lui-même n’est pas modéré. Tous les principes qui inspirent les extrémistes viennent du Coran, de la Sunna et des Hadiths [recueil des actes et paroles de Mahomet et de ses compagnons, à propos de commentaires du Coran ou de règles de conduite, lit-on dans un dictionnaire Larousse en ligne]. L’islamisme est une construction totalitaire édifiée par des juristes musulmans sur la base des textes fondamentaux de l’islam. Ils ont fait de l’islam le fondement d’une idéologie radicale et utopique qui vise à se substituer au capitalisme et à la démocratie en tant que système universel. D’où l’apparition d’une profonde haine anti-américaine dans des endroits très éloignés du Moyen-Orient, tels le Nigeria ou l’Afghanistan, démontrant ainsi que le conflit israélo-arabe n’est pas la seule clé d’explication du phénomène nommé islamisme. Si un Palestinien avait été impliqué dans l’attentat du World Trade Center, il aurait été considéré comme un martyr de la cause palestinienne, mais plus encore comme un martyr de l’islam.

(Ibn Warraq, Contre l’islam militant, Revue Politique internationale, n° 95 – Printemps 2002, http://www.politiqueinternationale.com/revue/print_article.php?id=276&id_revue=10&content=texte)

CITATION 3

Tous les musulmans ne sont pas terroristes. Tous les musulmans ne sont pas impliqués dans les événements tragiques qui ont frappé l’Amérique [11 septembre 2001]. Et il serait effrayant que se développent contre eux, contre leurs mosquées et leurs institutions, des actes de vengeance infâmes. Cependant, déclarer que l’islam n’a rien à voir avec les attaques terroristes, c’est ignorer l’évidence. C’est refuser pour toujours de comprendre. Car enfin, qu’est-ce qui conduit des fanatiques à abandonner leur vie sur terre pour gagner un paradis où 72 vierges attendent les martyrs musulmans ? L’islam !

(Ibn Warraq, Une idéologie totalitaire, Marianne (revue française)321e, 4/09/2001, https://www.marianne.net/archive/une-ideologie-totalitaire)

FIN

l’humain n’a pas toujours mis tous ses atouts au service des siens.

https://boutique.lemonde.fr/hors-series/histoire-de-l-homme-edition-2020.html

Date de parution : février 2020.

L’Histoire de l’homme – Edition 2020

Une aventure de 7 millions d’années. Et après ?

Chantal Cabé, La Vie, Michel Lefebvre, Le Monde

Coopérer pour survivre

C’est la plus belle histoire qui soit, la nôtre. Celle d’une espèce très mobile. Une espèce capable de s’adapter ; l’homme a survécu dans pratiquement tous les milieux []

Plus que les autres grands singes, les humains ont besoin du groupe pour exister durablement. Les voilà donc obligés d’être coopératifs et solidaires s’ils veulent survivre. Il suffit de regarder nos nouveaux-nés. 

Une espèce singulière, fragile et forte à la fois, contrainte d’évoluer sans cesse. Avec comme constante, cette coopération sociale qui tisse les liens du groupe et garantit sa survie. […]

Depuis l’âge de pierre, les sociétés humaines se sont révélées incroyablement intelligentes, douées et habiles. […] une insatiable curiosité a permis à notre espèce de modifier à la fois son environne [] Après des millions d’années d’évolution et des millénaires d’histoire, le constat s’impose : l’humain n’a pas toujours mis tous ses atouts au service des siens, de sa planète ou pire, de lui-même. La cruauté de l’homme, son appétit de pouvoir et de territoires en font aussi l’espèce la plus prédatrice du monde vivant, devenue prisonnière et victime de ses propres dérives (dégradation de l’environnement, accroissement des inégalités, épuisement des ressources…).

« L’humanité qui devrait avoir 6 000 ans d’expérience retombe en enfance à chaque génération », constatait l’écrivain français Tristan Bernard (1886-1947). C’est pourquoi il nous faut sans cesse relire notre histoire. Cette nouvelle édition de L’Histoire de l’homme […] nous révèle l’humanité sous tous ses aspects, bons ou mauvais. Savoir d’où l’on vient pour décider où l’on va ? Une mise en perspective indispensable à l’heure où se pose la question de notre propre devenir et de celui de notre planète.

Le Monde : https://www.lemonde.fr/

Covid-19 – Inégalités : un déconfinement qui se lève tôt

LIBÉRATION, https://www.liberation.fr/france/2020/05/11/inegalites-un-deconfinement-qui-se-leve-tot_1788096

ÉDITORIAL Inégalités : un déconfinement qui se lève tôt

Par Laurent Joffrin, directeur de la publication du quotidien français Libération 11 mai 2020

cette triviale constatation – les travailleurs manuels vont travailler, les autres se protègent en travaillant à distance – met en cause, plus profondément, la légitimité des hiérarchies de prestige et de revenu qui organisent les sociétés modernes. Il est logique de rémunérer davantage ceux qui ont des compétences plus pointues, qui savent organiser le travail des autres, qui prennent les risques d’entreprise ou développent des innovations utiles. Mais à l’heure du danger, on s’aperçoit qu’ils ne peuvent rien faire sans ceux qu’ils dirigent. On constate que les travailleurs au contact des réalités matérielles sont la base réelle de la société, autant que ceux qui maîtrisent les abstractions, intellectuelles ou managériales.

Au regard de cette réalité, les inégalités de revenu sont-elles aussi légitimes que le sous-entend le discours des «premiers de cordée» ? Dans cette situation de pandémie, ceux qui gagnent le moins sont ceux qui prennent le plus de risques. N’est-il pas temps d’interroger, une nouvelle fois, mais concrètement cette fois, à la lumière de la crise, les écarts de revenu, parfois abyssaux, qui séparent dirigeants et dirigés, manuels et intellectuels, cadres et ouvriers ? Quand on entend les ministres du gouvernement Philippe expliquer qu’on ne saurait imposer plus les plus favorisés au risque de les décourager, on se demande s’ils ont compris le sens de la crise que nous traversons.

N’est-il pas temps, aussi, d’encourager ceux qui n’ont d’autre choix que d’être plus courageux que les autres face au virus, même si leur position sociale est moindre ? Ou, à tout le moins et dans l’immédiat, de leur garantir la gratuité des masques – qui finissent par coûter cher -, la stabilité de leur maigre revenu, une protection contre le chômage qui menace, une prime de risque qui traduirait leur exposition supérieure au virus ? Bref, de corriger par une action sociale – socialiste ? – les inégalités fonctionnelles qui naissent spontanément de la division du travail.

Laurent Joffrin

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Qu’arrivera-t-il si on augmente le salaire des aides-soignants, des employés d’entretien?

Attendons-nous à ce que d’autres réclament le même traitement, notamment les médecins qui jugent vitale la distanciation sociale…

Roger Martel,

citoyen de Lévis (Québec)

L’histoire du mouvement féministe au Québec

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Droits des femmes

Le mouvement féministe

2018-2019

Durée : 26:35

Laurent Turcot reçoit Rébecca Déraspe pour définir le féminisme en général et retracer l’histoire du mouvement féministe au Québec en particulier.

Animation : Laurent Turcot, Professeur à l’Université du Québec à Trois-Rivières, titulaire de la chaire de recherche du Canada en histoire des loisirs et des divertissements

Une production : Laurent Turcot