Comment une entreprise obtient-elle que le CAA Québec la recommande à ses membres?

Lévis, le 14 novembre 2017

Monsieur René Proulx, président

Automobile et Touring Club du Québec

(CAA-Québec)

Siège social

444, rue Bouvier, Québec, G2J 1E3

 

Monsieur,

Depuis très longtemps, le Club Automobile recommande des entreprises à ses membres : « Fiez-vous au réseau des entreprises recommandées CAA-Québec », leur dit-il1. Pourriez-vous me faire connaître les moyens que le Club prend pour s’assurer qu’une entreprise est digne d’être recommandée par lui? Le Club mentionne qu’il effectue une vérification des plaintes1; comment s’effectue cette vérification et auprès de qui l’est-elle? Le Club affirme qu’il cherche à déterminer quelle est la réputation de l’entreprise et qu’il utilise, pour ce faire, les résultats « d’un sondage [effectué] par une firme externe auprès de la clientèle de l’entreprise »1; quelles sont les firme externes auxquelles le Club recourt et comment le Club mesure-t-il la qualité du travail et la fiabilité de ces firmes?

Pourriez-vous répondre à cette autre question suivante : a) les entreprises qui s’adressent au Club CAA Québec pour demander à devenir une entreprise recommandée doivent-elles verser de l’argent au Club pour que leur demande soit traitée? b) l’entreprise devenue une entreprise recommandée doit-elle verser de l’argent au Club, à intervalles réguliers ou non, pour demeurer une entreprise recommandée? c) le Club vérifie-t-il régulièrement si les entreprises qu’il a accepté d’inclure dans son réseau d’entreprises recommandées n’ont pas cessé, en cours de route, de répondre à ses critères ou ceux des firmes externes dont les services sont employés?

Veuillez, Monsieur, agréer mes remerciements anticipés, ainsi que mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre du CAA Québec

 

1. https://www.caaquebec.com/fr/a-la-maison/entreprises-recommandees/).

Le monde regorge de beautés. Exemple : le don de l’aurore d’une vie nouvelle.

NOTE Émile Verhaeren est un poète belge de langue française (1855 -1916); il vécut longtemps célibataire, se maria, la mort le sépara de son amour.

« À proximité de l’abbaye de Bornhem [Belgique] se trouve le grandiose manoir des Comtes de Marnix de Ste Aldegonde, dont les donjons se mirent dans les eaux dormeuses du Vieil-Escaut. À l’ombre de ces grandes avenues, se prépara un événement qui, dans un avenir prochain, apportera à Verhaeren l’aurore d’une vie nouvelle. En l’an 1889, une jeune fille simple et douce, était venue pour donner aux enfants du château des leçons de peinture et de dessin. La jeune artiste, être de silence et de tendresse, qui apparut ainsi dans les chemins de Verhaeren, recélait entre ses mains le sort de ce grand humain douloureux. Ces mêmes doigts caresseront un jour son front en nage, ce même pinceau décorera les humbles murs du Caillou [Caillou-qui-Bique, lieu où Verhaeren avait une résidence] . »

(Jos. de Smet, Émile Verhaeren. 1re PARTIE – 1855-1893, Nouvelle édition, complétée et entièrement remaniée, Malines, Vve Paul Ryckmans, Éditeur, 1922, p. 137)

 

Avec mes sens, avec mon coeur …

 

Avec mes sens, avec mon coeur et mon cerveau,

Avec mon être entier tendu comme un flambeau

Vers ta bonté et vers ta charité

Sans cesse inassouvies,

Je t’aime et te louange et je te remercie

D’être venue, un jour, si simplement,

Par les chemins du dévouement,

Prendre, en tes mains bienfaisantes, ma vie.

Depuis ce jour,

Je sais, oh ! quel amour

Candide et clair ainsi que la rosée

Tombe de toi sur mon âme tranquillisée.

Je me sens tien, par tous les liens brûlants

Qui rattachent à leur brasier les flammes ;

Toute ma chair, toute mon âme

Monte vers toi, d’un inlassable élan ;

Je ne cesse de longuement me souvenir

De ta ferveur profonde et de ton charme,

Si bien que, tout à coup, je sens mes yeux s’emplir,

Délicieusement, d’inoubliables larmes.

Et je m’en viens vers toi, heureux et recueilli,

Avec le désir fier d’être à jamais celui

Qui t’est et te sera la plus sûre des joies.

Toute notre tendresse autour de nous flamboie ;

Tout écho de mon être à ton appel répond ;

L’heure est unique et d’extase solennisée

Et mes doigts sont tremblants, rien qu’à frôler ton front,

Comme s’ils y touchaient l’aile de tes pensées.

 

(Extrait du recueil Les heures d’après-midi)

Source : http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/mile_verhaeren/avec_mes_sens_avec_mon_coeur.html

Elisabeth II, entourage de Trump, de Trudeau… les premières révélations des « Paradise Papers »

Source : http://www.lemonde.fr/paradise-papers/article/2017/11/05/elisabeth-ii-entourage-de-trump-de-trudeau-les-premieres-revelations-des-paradise-papers_5210561_5209585.html

Elisabeth II, entourage de Trump, de Trudeau

les premières révélations des « Paradise Papers »

 

Dix-huit mois après les « Panama Papers », une nouvelle enquête internationale mobilisant 96 médias, dont « Le Monde », lève une partie du voile sur les coulisses de la finance offshore.

 

LE MONDE | 05.11.2017 à 19h33 • Mis à jour le 06.11.2017 à 08h15

http://www.lemonde.fr/paradise-papers/article/2017/11/05/elisabeth-ii-entourage-de-trump-de-trudeau-les-premieres-revelations-des-paradise-papers_5210561_5209585.html

C’est un nouveau coup de projecteur sur l’opacité de la finance mondiale. Les 13,5 millions de documents étudiés pendant un an par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et ses 96 médias partenaires, dont Le Monde, révèlent notamment les structures complexes utilisées par la Couronne britannique et par l’entourage de chefs d’Etat, comme celui de Donald Trump, aux Etats-Unis, et de Justin Trudeau, au Canada.

 

Les « Paradise Papers » en 3 points

Les « Paradise Papers » désignent la nouvelle enquête menée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et ses 96 médias partenaires, dont Le Monde, soit 400 journalistes de 67 pays. Ces révélations s’appuient sur une fuite de documents initialement transmis, en 2016, au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung par une source anonyme.

Cette nouvelle enquête permet de lever le voile sur les mécanismes sophistiqués d’optimisation fiscale dont profitent les multinationales et les grandes fortunes mondiales.

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/paradise-papers/article/2017/11/05/elisabeth-ii-entourage-de-trump-de-trudeau-les-premieres-revelations-des-paradise-papers_5210561_5209585.html#3Y8ReaAs34Y7GDls.99

 

Le monde regorge de beautés. Exemple : les moments de la vie avec nos petits anges avec nous dans le grand lit.

Extrait du ivre  Les plaisirs et les jeux. Mémoires du Cuib et du Tioup, oeuvre de Georges Duhamel (1884-1966), médecin et écrivain qui souhaitait « instaurer le « règne du coeur »  en morale, en politique et en philosohie » (Le petit Robert 2, Paris, Le Robert, 1989).

Paris, Mercure de France, XXVI, rue de Condé, XXVI. Copyright by Mercure de France, 1922. Printed in Canada. Cette édition a été imprimée en vertu d’une entente entre Les Éditions Variétés de Montréal et Le Mercure de France, Paris, France.- La présente édition a été achevée d’imprimer pour LES ÉDITIONS VARIÉTÉS le cinq juin, mil neuf cent quarante-six à Montréal, Canada en vertu d’une entente privée avec Mercure de France)

 

[ « Comme il serait agréable d’avoir les petits anges avec nous dans le grand lit ! » ]

 

«… Cela trouble la cervelle tendre des enfants, de les esveiller le matin en sursaut, et de les arracher du sommeil, auquel ils sont plongés beaucoup plus que nous ne sommes, tout à coup et par violence. » C’est Montaigne qui parle et j’aime cette sollicitude chez celui qui doute de tout. Il ajoute, et il s’agit de son père : « Il me faisait esveiller par le son de quelque instrument et ne fus jamais sans homme qui m’en servist. »

 

A ma honte, j’avoue qu’il ne m’ arrive jamais de prendre ma flûte pour éveiller les petits hommes. Endormis dès sept heures du soir, ils gazouillent avec le jour. Ce n’est pas nous qui les éveillons en musique; c’est le concert de leurs chansons et de leurs rires qui, dès l’aube, nous tire du sommeil, nous, les travailleurs du soir.

 

Le matin, nous pensons donc, chacun par devers soi : « Comme il serait agréable d’avoir les petits anges avec nous dans le grand lit ! » Parfois, le désir est trop fort, il s’exprime et, d’un commun accord, nous crions :

— Envoyez-nous les petits anges !

 

Ils arrivent, angéliques en vérité. Ils se glissent dans le grand lit : c’est une faveur, ils ne l’ignorent point. Et, immédiatement, la lutte s’engage. Les petits anges sont de petites bêtes fauves.

 

Ils nous arrachent les cheveux, nous fourrent leurs pieds dans la bouche, explorent, d’un index aventureux, nos oreilles et nos narines, nous appliquent d’énergiques coups de genoux aux endroits les plus sensibles, s’abattent comme des masses sur nos poitrines et surtout là, au creux de l’estomac. Ils s’amusent au jour et à la nuit en manipulant sans lassitude le commutateur électrique; ils organisent des campements sous la tente, des combats d’oreillers. S’ils construisent des navires, nous sommes l’océan, des maisons, nous sommes le sol, des trains, nous sommes la voie, des usines, nous sommes la matière première, des moulins, nous sommes le blé, des batteuses, nous sommes toujours ce qui est battu, des machines à écraser les cailloux, c’est nous qui figurons les cailloux, bien entendu.

 

La rémunération est faible. De temps en temps, nous embrassons, au vol, une petite nuque; nous caressons un pied, un bras, au péril de notre œil ou de notre nez. L’opération se solde, en définitive, par un nombre si considérable de meurtrissures, d’ecchymoses et de points de côté que vaincus, contus, courbatus, nous prenons la fuite, abandonnant le grand lit aux fauves triomphants.

 

L’expérience est un leurre. Demain, dimanche, réveillés dès la pointe du jour par nos jeunes musiciens, nous penserons, tous deux : « Comme ce serait agréable d’avoir nos petits anges avec nous dans le grand lit ! » Le désir grandira, finira par s’exprimer. On nous apportera les petits anges et… Prière de se reporter quelques lignes plus haut.

 

Peinture de Frederick Morgan (1847-1927)

 

On trouve Les plaisirs et les jeux au https://archive.org/stream/oeuvresd04duha/oeuvresd04duha_djvu.txt

 

Élection municipale à Lévis (Québec) le 5 novembre 2017

Le 5 novembre prochain, à Lévis, des électrices et des électeurs éliront un maire et des conseillers. À ma connaissance, pendant la campagne électorale, les candidat·e·s n’ont pas cru bon de disserter sur l’obligation des élu·e·s et des autorités administratives municipales de toujours prendre en considération les demandes, les questions et les plaintes que leur adressent les citoyens et les citoyennes. On ne les a pas davantage entendu parler de la question de doter la Ville d’un protecteur ou d’une protectrice du citoyen et de la citoyenne, ni de la mise en place d’un dispositif d’alerte et d’une ligne de signalement. C’est malheureux parce que Lévis est mal outillée pour empêcher que des élu·e·s ou des autorités administratives opposent indéfiniment le silence à des communications d’administrés, c’est malheureux parce que Lévis n’offre pas à ses employé·e·s, soumissionnaires et fournisseur·e·s des voies qu’ils ou elles pourraient emprunter sans crainte pour dénoncer un élément de la Ville responsable d’une irrégularité ou de mauvaise gestion. Il faudrait que les électeur·rice·s élisent des candidat·e·s qui attachent beaucoup d’importance à ces questions, il faudrait qu’ils portent au pouvoir des personnes ayant la hauteur nécessaire pour proposer par exemple que la publication municipale LÉVIS’informe accueille des opinions de Monsieur et Madame tout-le-monde, ainsi que des nouvelles et des points de vue des partis d’opposition? C’est la grâce que je souhaite à la population lévisienne.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

Vous voulez passer l’Halloween?

Vous voulez passer l’Halloween? Vous êtes à la recherche d’un magnifique costume?

Si vous habitez à Lévis ou près de Lévis (Québec), rendez-vous au Magasin général Rive-Sud de la Société Saint-Vincent-de-Paul, 106, Côte du Passage, Lévis, 418-833-2166, http://www.magasingeneralrivesud.org.

 

Modérons nos transports : disons non au lien de trop entre Lévis et Québec !

La faculté de juger étant une des plus éminentes, on pourrait penser que le « réalisme » consiste à porter un jugement réfléchi sur la réalité. Mais manifestement, l’épithète « réaliste » n’est plus chez nous qu’un cliché que l’on sert pour se consoler d’un défaut d’imagination ou de pensée. Tant et si bien qu’on pourrait croire que la société a accouché d’un nouveau slogan tout à fait de notre temps : « Soyons réalistes, ne demandons rien ! »

Une telle attitude conduit pourtant tout un monde à vivre dans des réalités qui, au fond, ne sont plus de notre temps. On s’enfonce ainsi dans l’exubérance d’un monde de plus en plus surréel : bouchons infinis de circulation du matin au soir, cyclistes fauchés, étalement urbain, recul constant de la nature, fatigue, stress.

[…]

L’auto continue de régner chez nous comme si elle était coiffée d’un diadème. Jusqu’où cela peut-il aller ? Au Texas, en 2008, on a doté Houston d’une autoroute de 26 voies, la Katy Freeway. Vous lisez bien : 26 voies. Plus de gens ont dès lors pris l’option de la voiture. Et ce réseau délirant se trouve désormais plus engorgé qu’avant sa construction ! C’est pourquoi le « réalisme » qu’invoque Denis Coderre, avec une assurance plutôt grossière, n’est qu’une manière bien terre à terre de perdre de plus en plus contact avec le monde réel. On chercherait en vain de vrais espoirs dans ce cauchemar urbain nappé de sauce réaliste si personne ne sonnait enfin l’heure du réveil.

(Jean-François Nadeau, Modérer ses transports, Le Devoir, 16 octobre 2017 http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/510455/moderer-ses-transports)

 


En raison de l’enthousiasme délirant des animateurs de radio, l’élection à la mairie de Québec prend les allures d’un référendum sur le « troisième lien ». Il y a si peu d’enjeux de fond dans cette course à trois que la construction d’un pont ou d’un pont-tunnel reliant Lévis à Québec prend une place démesurée dans les discussions.

Le candidat de Québec 21, Jean-François Gosselin, courtise à fond le vote « char », ou encore la « droite-auto » pour reprendre l’expression du chroniqueur François Bourque. Régis Labeaume a évoqué un éventuel projet « structurant » de transport en commun au tracé secret et mystérieux. C’en est assez pour que M. Gosselin l’accuse d’avoir trahi l’esprit de feue la mairesse Andrée Boucher, et par extension les citoyens de Québec. Le maire est devenu pour lui un incontrôlable dépensier.

[…]

Québec est cependant l’une des villes où la dépendance à l’automobile est la plus grande. Les transports collectifs y sont anémiques. Avant de se lancer dans l’aventure d’un troisième lien, le futur maire de Québec serait bien avisé de bonifier l’offre de transports collectifs, avec la participation de Québec et d’Ottawa. Le maire Labeaume semble emprunter cette voie, mais il le fait de manière bien évasive. Au moins, il reste clair quant à l’inutilité d’un troisième lien. Celui-ci aura un effet très limité sur la congestion routière et le développement de l’est de Québec, où il reste peu de terrains à vocation industrielle ou technologique.

L’augmentation de la capacité routière encouragera l’étalement urbain qui contribuera à son tour à la congestion. C’est un cycle sans fin que Québec doit briser afin de poursuivre sur sa lancée.

(Brian Myles, Mairie de Québec: un lien de trop, 16 octobre 2017, Le Devoir, http://www.ledevoir.com/politique/ville-de-quebec/510466/mairie-de-quebec-un-lien-de-tro)p