La corruption tue et nuit au respect des droits de l’homme

La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay affirme que la corruption tue et nuit au respect des droits de l’homme

 

New York, 13 mars 2013

 source : Centre de nouvelles ONU, http://www.un.org/french/newscentre/

Rappelant mercredi que la corruption tue, puisqu’elle détourne des fonds de projets humanitaires et de développement, la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a exhorté les agences onusiennes et leurs partenaires à adopter une approche coordonnée et respectueuse des droits de l’homme pour lutter contre ce fléau.

« La corruption est un immense obstacle à la réalisation des droits de l’homme, en particulier les droits politiques, économiques, sociaux et culturels, ainsi que le droit au développement », a plaidé Mme Pillay devant le Conseil des droits de l’homme.

Entre 2000 et 2009, les pays en développement on perdu 8,44 milliards de dollars dans des flux financiers illicites, soit dix fois plus que le montant de l’aide publique au développement qu’ils ont perçu au cours de la même période.

L’argent englouti dans la corruption chaque année suffirait, selon Mme Pillay, à nourrir 80 fois l’ensemble des personnes faisant face à l’insécurité alimentaire dans le monde. Les pots de vin et les vols font augmenter parfois jusqu’à 40% les coûts des projets de développement, tel que l’approvisionnement en eau potable ou l’accès à l’assainissement.

Cependant, les liens intrinsèques entre droits de l’homme et lutte anticorruption font l’objet d’une sensibilité accrue de l’opinion publique. Dénonçant « les impacts négatifs de la corruption sur les droits de l’homme », la Haut Commissaire a estimé qu’il était urgent de « renforcer les synergies » pour mieux lutter contre le fléau.

Selon Mme Pillay, il est nécessaire de renforcer la coordination pour mieux mettre en oeuvre la Convention de l’ONU contre la corruption, un instrument international contraignant promu par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Actuellement, 165 États sont parties à cet instrument juridiquement contraignant.

Grâce à l’attention de plus en plus marquée accordée par l’ONU et la communauté internationale à la formulation des objectifs de développement post-2015, la Haut Commissaire s’est déclarée « convaincue que les efforts de lutte contre la corruption sont plus efficaces lorsqu’ils s’inscrivent dans une approche respectueuse des droits de l’homme, y compris des droits des individus accusés de corruption ».

« Alors que les liens entre corruption et droits de l’homme sont mis en évidence, les groupes engagés dans la lutte contre la corruption aux niveaux local et international trouveront plus facilement de valeur ajoutée à travailler avec les agences de l’ONU dans le domaine des droits de l’homme », a assuré Mme Pillay en précisant que cette dynamique fonctionnait dans les deux sens.

L’ONU PROPOSE DES NOUVEAUX MÉCANISMES DE FINANCEMENT DU DÉVELOPPEMENT, 2012

Des taxes sur les émissions de gaz carbonique, le transport aérien ou les transactions financières pour développer le monde

New York, 5 juillet 2012

Dans l’édition 2012 du rapport sur la situation économique et sociale dans le monde, paru jeudi, les Nations Unies proposent une série de mécanismes financiers pour lever 400 milliards de dollars par an à l’appui du financement des besoins de développement, alors que de nombreux pays ont baissé leurs contributions en raison de la crise économique mondiale.

« Les pays donateurs n’ont pas rempli leurs engagements et l’aide au développement a par conséquent été en baisse l’an dernier. Les réductions budgétaires ont creusé un déficit d’un montant de 167 milliards de dollars », a expliqué l’auteur principal du rapport, Rob Vos, du Département des affaires économiques et sociales de l’ONU (DESA).

« Bien que les bailleurs de fonds doivent respecter leurs engagements, il est temps d’examiner d’autres façons de mobiliser les ressources pour financer les besoins de développement et faire face à des défis mondiaux, tel que les changements climatiques », a-t-il ajouté. « Nous proposons plusieurs solutions pour lever les fonds grâce à des mécanismes internationaux, tels que des taxes sur les émissions de gaz carbonique, le transport aérien ou les transactions financières ».

Le rapport indique que même si les initiatives de financement existantes fonctionnent, les perspectives de les renforcer et de les multiplier sont trop limitées pour répondre aux besoins de financement des projets de développement pour les décennies à venir.

« De telles taxes sont économiquement fondées, puisqu’elles contribuent à stimuler la croissance verte et à réduire l’instabilité des marchés financiers. Ces mécanismes aideront les bailleurs de fonds à surmonter leur historique de promesses non tenues pour le bien commun », a précisé M. Vos.

Selon le DESA, une taxe sur les transactions financières serait également utile pour réduire la marge de profit et donc le volume des transactions informatisées de haute fréquence qui peuvent être nocifs pour les marchés financiers. Une telle taxe permettrait également de taxer un secteur qui échappe largement à la contribution collective.

« La taxe sur les transactions financières est progressive, puisqu’elle touche moins les pauvres qui n’effectuent pas beaucoup de transactions avec les institutions financières que les personnes fortunées. Elle est techniquement faisable et économiquement justifiée. Selon le DESA, elle permettrait de lever les fonds nécessaires pour le développement au niveau mondial.

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Pour lutter contre la pauvreté : accélération des efforts en vue d’atteindre les objectifs de lutte contre la pauvreté; renforcement de l’aide au développement pour les pays qui en ont le plus besoin l’allègement des conditions pour obtenir de l’aide; renforcement de la transparence et la responsabilité; élargissement des engagements en faveur de la viabilité.

Conseil économique et social (ECOSOC) : UN FORUM DE DÉVELOPPEMENT CHERCHE À FAIRE DE L’INNOVATION UN VECTEUR DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ

New York, 5 juillet 2012

Le Forum des Nations Unies pour la coopération en matière de développement a entamé jeudi ses travaux à New York en mettant l’accent sur les partenariats entre pays, organisations de la société civile et secteur privé, identifiés comme un moyen privilégié de réaliser les objectifs de développement durable et d’éradiquer la pauvreté.

« Nous ne pourrons atteindre nos objectifs que par la coopération, la cohérence et les partenariats », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans son allocution d’ouverture au Forum.

Organisé par le Conseil économique et social (ECOSOC), le Forum pour la coopération en matière de développement réunit des décideurs politiques, des parlementaires et des représentants d’autorités locales et d’ONG pour étudier les tendances en matière de coopération et discuter des moyens de renforcer l’efficacité et la qualité des partenariats.

« L’économie mondiale est fragile et le risque de nouvelles récessions demeure. Je suis préoccupé par les prix déjà élevés des denrées alimentaires et de l’énergie, ce qui représente un poids pour les populations déjà vulnérables », a affirmé M. Ban.

« Nous avons fait des progrès considérables dans la réduction de la pauvreté extrême, mais nous devons faire davantage pour éliminer ces conditions pénibles et ces inégalités considérables », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a identifié cinq domaines prioritaires pour les participants au forum : l’accélération des efforts en vue d’atteindre les objectifs de lutte contre la pauvreté, le renforcement de l’aide au développement pour les pays qui en ont le plus besoin, l’allègement des conditions pour obtenir de l’aide, le renforcement de la transparence et la responsabilité et l’élargissement des engagements en faveur de la viabilité.

« Le troisième Forum pour la coopération en matière de développement est une occasion unique d’identifier les pratiques optimales et de préparer le terrain à une meilleure coordination et cohérence politiques. Ensemble nous devons nous devons améliorer l’aide au développement pour la rendre plus efficace », a souligné M. Ban.

Le Président de l’ECOSOC, Milos Koterec, a rappelé de son côté l’importance de la contribution de la coopération en matière de développement pour la mise en place d’un cadre cohérent pour préparer l’après-2015, lorsque sera atteinte l’échéance des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

« Nous devons unir nos efforts en vue de réduire la pauvreté et être capables de nous adapter rapidement aux évolutions des besoins en matière d’;aide au développement », a indiqué M. Koterec. « Saisissons cette opportunité pour développer des solutions innovantes au problèmes connus et aux défis émergents ».

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La « responsabilité de la communauté internationale envers le peuple syrien est autant morale que politique », a rappelé le Général Robert Mood (de la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie ou MISNUS) qui a ajouté : « Nous ne pouvons pas détourner les yeux des souffrances du peuple syrien et continuerons d’oeuvrer à la recherche d’une solution pacifique à la crise. »

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Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR),

L’AIDE HUMANITAIRE AUX 200 000 RÉFUGIÉS SOUDANAIS APPROCHE DU POINT DE RUPTURE

New York, 5 juillet 2012

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a mis en garde mercredi quant à l’aggravation de la situation des Soudanais qui fuient les États du Sud-Kordofan et du Nil Bleu, devenue critique. Plus de 200 000 personnes sont désormais réfugiées dans les pays voisins, en Éthiopie et au Soudan du Sud, et les efforts de secours approchent du point de rupture.

« La combinaison entre les conditions difficiles et dangereuses au Soudan du Sud et l’arrivée massive de réfugiés mettent nos opérations à rude épreuve », a indiqué le Haut Commissaire António Guterres dans un communiqué de presse. « Et chaque jour, il y a de nouveaux arrivants, dont de nombreuses personnes souffrant de malnutrition ainsi que des groupes d’enfants non accompagnés. »

Les bureaux du HCR en Éthiopie et au Soudan du Sud ont enregistré, à ce jour, l’arrivée de 211 700 réfugiés en provenance des États soudanais du Nil Bleu et du Sud-Kordofan. Parmi eux, 36 700 personnes se trouvent dans la région éthiopienne d’Assosa.

Toutefois, la pression majeure de cet afflux affecte le Soudan du Sud, avec 62 000 personnes se trouvant dans l’État d’Unity et 113 000 autres dans l’État du Haut Nil –; la plupart dans des zones reculées et dépourvues d’infrastructures basiques. Les enfants et les adolescents jusqu’à 18 ans représentent 52% de la population réfugiée à Assosa, 44% dans l’État du Haut Nil et 65% dans l’État d’Unity.

Au Soudan du Sud, les problèmes concernant les faibles ressources en eau potable pour cette population deviennent particulièrement aigus, alors même que la saison des pluies a débuté. Ainsi, une large partie du camp de Jammam dans l’État du Haut Nil est recouverte d’eau à hauteur de la cheville, et pourtant la disponibilité de l’eau potable et le fonctionnement des installations sanitaires est bien inférieur aux besoins. Des puits ont été creusés sur place et dans d’autres camps, mais de nombreux réfugiés reçoivent, encore aujourd’hui, seulement un tiers –; voire moins –; du minimum requis en eau potable pour couvrir les besoins journaliers, avec les risques sanitaires qui peuvent en découler.

« La complexité de la crise au Soudan en fait une crise à part », a indiqué António Guterres. « Nous sommes aux prises avec une situation où beaucoup de nouveaux réfugiés arrivent dans un état de malnutrition déjà préoccupant, où il y a une forte menace liée aux maladies transmises par l’eau, où d’importantes populations réfugiées se trouvent dans des lieux clairement dangereux et où les routes inondées bloquent l’accès et la possibilité de transférer les réfugiés ailleurs –; même là où il y a de meilleurs sites. Davantage d’aide est plus que jamais nécessaire d’urgence. »

Le HCR a appelé les gouvernements des pays donateurs et le grand public à aider en versant des fonds supplémentaires pour la crise des réfugiés soudanais. Le 22 juin dernier, le HCR avait annoncé que les contributions reçues pour le Soudan du Sud étaient désormais épuisées. Ses besoins financiers pour aider les réfugiés soudanais en Ethiopie et au Soudan du Sud dépassent désormais 219 millions de dollars pour 2012. Actuellement, le HCR n’a reçu que 45,9 millions de ce montant.  

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