L’austérité, oeuvre des « juntes civiles ».

L’austérité, oeuvre des « juntes civiles »

Par André Jacob

EXTRAIT

Dans le numéro du Monde diplomatique de décembre 2011, Serge Halimi intitulait son éditorial tout simplement ‘ »Juntes civiles » pour qualifier les gouvernements de la droite politique et économique qui ont dominé la scène européenne de la dernière décade avec leur stratégie politique appelée « lutte au déficit et austérité » notamment en Grèce, en Italie et en Espagne. Dans un article récent paru dans le Huffington Post Québec, le professeur Bernard Vachon qualifie le gouvernement Couillard de « dictature démocratique ».

Les mots ne sont p;as anodins. Une junte, au sens moderne du terme, réfère à un groupe de militaires ardents défenseurs du libéralisme économique qui prennent le pouvoir par un coup d’État. Par analogie, le gouvernement de Philippe Couillard a pris le pouvoir en ne présentant pas son vrai programme de restructuration (voire de destruction) de l’État, ce que Francine Pelletier du Devoir a qualifié de coup d’État. Pour arriver à ses fins, un « noyau dur » composé de banquiers, fidèles croyant aux dogmes du libéralisme économique (Leitão, Coiteux, D’Aoust), impose un nouveau modèle de société générateur d’inégalités sociales et économiques. Ces représentants d’une minorité de la classe dominante au plan économique mettent leur idéologie en pratique avec le soutien des « orienteurs professionnels de la droite » qui se drapent de l’orthodoxie néolibérale réunis sous diverses bannières comme l’Institut économique de Montréal, la Fédération des Chambres de commerce, le Conseil du patronat, quelques experts du monde économique (universitaires, pensons notamment aux individus derrière le rapport Godbout) et des amuseurs publics des stations de radio démagogiques et populistes.

L’austérité, oeuvre des « juntes civiles », revue À Bâbord, numéro 60 (été 2015), p. 36

NOTES du Passeur de la Côte
Serge Halimi « Membre de l’équipe de rédaction du Monde diplomatique depuis 1992, il occupe depuis mars 2008 le poste de directeur de ce mensuel. Fils de l’avocate Gisèle Halimi, Serge Halimi, docteur en sciences politiques de Berkeley, a été professeur associé à l’université Paris VIII de 1994 à 2000. » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Halimi)
« Bernard Vachon a fait carrière comme professeur-chercheur au département de géographie de l’Université du Québec à Montréal (1969-2000). Il est […] détenteur d’un doctorat de la London School of Economics and Political Science en Angleterre ainsi que de l’Université de Liège en Belgique dans les domaines de l’aménagement et du développement territorial. » (http://quebec.huffingtonpost.ca/bernard-vachon/)
Francine Pelletier « Journaliste depuis plus de 30 ans, Francine Pelletier a travaillé tant en français qu’en anglais, à la presse électronique qu’à la presse écrite. Sa carrière l’a menée de la co-fondation et direction éditoriale d’un magazine féministe (La Vie en rose) à l’écriture d’une chronique hebdomadaire au quotidien La Presse. Elle a également collaboré au journal Le Devoir et The Gazette, aux magazines L’Actualité, Macleans et Châtelaine, ainsi qu’aux émissions Sunday Edition au réseau CTV, The Editors à PBS et Morningside à la radio de CBC. » (http://www.francinepelletierleblog.com)
Leitão, Carlos J., ministre des Finances, gouvernement du Québec
Coiteux, Martin, ministre responsable de l’Administration gouvernementale et de la Révision permanente des programmes
Président du Conseil du trésor, gouvernement du Québec
Daoust, Jacques, ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, gouvernement du Québec
L’article de Serge Halimi dont parle André Jacob commence ainsi :
« Maniant le chantage à la faillite et la peur du chaos, deux anciens banquiers, MM. Lucas Papadémos [économiste, premier ministre de la Grèce en 2011 et 2012] et Mario Monti [Italien, économiste, président du Conseil des ministres de 2011 à 2013] viennent de prendre le pouvoir à Athènes et à Rome. Ce ne sont pas des techniciens apolitiques, mais des hommes de droite, membres de la Commission trilatérale, connue pour avoir dénoncé l’excès de démocratie des sociétés occidentales. »
On peut lire la suite au http://www.monde-diplomatique.fr/2011/12/HALIMI/47028.

Le monde regorge de beautés. Exemple : une belle fête dans une rue, pour toute la famille.

Il y en a qui prétendent : le Marché de Noël, c’est pour attirer du monde dans des magasins. Je soutiens : le Marché de Noël, c’est un prétexte pour réjouir le cœur des grands et des petits. Le Marché de Noël de Lévis (au Québec), tenu rue Bégin, s’est terminé aujourd’hui, le dimanche 8 décembre 2013. Le temps était magnifique, le soleil occupait beaucoup de place mais, heureusement, il n’a pas fait fuir le froid (sans lui, une fête hivernale ne pourrait pas être réussie parfaitement).

La rue était animée et gaie, joliment décorée (merci entre autres aux tricoteuses). Un ensemble de musiciens-chanteurs, La Ritournelle, la sillonnait; ces artistes sont trop talentueux pour que l’on ne prenne pas le temps de les écouter ! Un gnome ravissait les enfants et plaisait fort aux adultes : on voyait qu’il avait bien appris ses leçons, y compris ses leçons de français. Un renard attirait les enfants et les enfants surent tenir l’animal loin des estaux aux fromagers. Je ne vous dis pas tout, pour que vous ayez des surprises en décembre 2014.

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

Site web de La Ritournelle : http://www.laritournelle.info/

PHOTOS DU

Marché de Noël

DE LÉVIS (QUÉBEC),

8 DÉCEMBRE 2013

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Le gnome

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L’ensemble La Ritournelle

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Événement Graffiti-Tricot

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Photos : Roger Martel

Le monde regorge de beautés. Exemple : le temps des pommes au Québec, un après-midi ensoleillé.

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Photos prises au Verger Nicolois de Lévis (secteur Saint-Nicolas), le samedi 28 septembre 2013, par le Passeur de la Côte (Roger Martel).

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Vous voyez l’expression du visage de ce charmant enfant? C’est la première réponse à la demande de sa mère qui voulait le photographier : « Fais-moi donc un beau sourire. » L’enfant a rapidement accordé à sa mère ce qu’elle désirait : un vrai beau sourire.

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Le Village acadien.

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Cueillir des pommes, une activité familiale.

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Vraiment, un bel après-midi !

Le monde regorge de beautés. Les diamants dans la gravelle, par exemple.

Extraits d’un article de Frédérique Doyon :

« Avec sa nouvelle pièce [Les mains dans la gravelle], Simon Boulerice rappelle aux enfants que la beauté est partout, même dans l’indigence. »

« Simon Boulerice puise dans ses souvenirs d’enfance pour aborder une réalité de l’ombre, la pauvreté, ou plutôt la perception parfois altérée qu’en ont les enfants. »

« J’avais surtout envie de parler de la perception de la pauvreté : quand on est enfant, on a souvent un regard biaisé sur les choses », dit celui qui, petit, se croyait riche avec sa maison et sa cour asphaltée, alors qu’« Isabelle vivait dans un logement avec sa mère avec une cour de gravelle que j’ai associée à la pauvreté. J’avais envie de rétablir la justice, alors j’ai inversé l’histoire ».

« Il y a une phrase de Vincent Van Gogh qui synthétise l’idée que j’ai envie de dire aux enfants : “Trouve beau tout ce que tu peux.”

Source : Frédérique Doyon, Des diamants dans la gravelle, Le Devoir, 15 avril 2013 –

http://www.ledevoir.com/culture/theatre/375715/des-diamants-dans-la-gravelle

Simon Boulerice est comédien-danseur et auteur. Les mains dans la gravelle, destinée aux enfants de 7 à 10 ans, mise en scène par Serge Marois, est présentée à la Maison Théâtre du 17 avril au 2 mai 2013 (c’est à Montréal).

Adresse de la Maison Théâtre : http://www.maisontheatre.com/fr/mains.php

Le monde regorge de beautés.

Le monde regorge de beautés. Il y en a qui passent, qui ne durent que peu de temps, mais qui restent dans l’esprit. Exemple : à Québec, une foule de manifestants jeunes qui, indignés, expriment leur désir de vivre dans un monde plus juste et plus solidaire. Ils sont fâchés. Bruyants. Mais ils marchent droitement, fermes. Ils marchent et se parlent et se sourient et ils saluent ceux et celles qui d’un balcon leur manifestent leur approbation. Ils marchent, fermes. Ils recommenceront.

Le même jour, en Syrie, d’autres humains marchent. Ils passent; la scène paraît longue. Ils ont peur. La scène restera dans l’esprit. Un fauteuil roulant porte une femme; il faut qu’il avance, mais des obstacles apparaissent, qui n’étaient pas là la seconde d’avant. Des hommes aident la femme, au péril de leur vie. Il leur faut sauver la femme. Leur ennemi les bombarde. La scène restera dans l’esprit.

Le Passeur de la Côte (Roger Martel)