Le nouveau patron des Musées de la civilisation à Québec et la crédibilité perdue de ces derniers.

Lévis, le 15 octobre 2015

Monsieur Stéphan La Roche, directeur général

Musées de la civilisation à Québec

Québec

Monsieur le directeur général,

Permettez-moi d’abord de vous souhaiter beaucoup de bonheur dans l’accomplissement de vos nouvelles tâches aux Musées de la civilisation à Québec, dont vous venez d’hériter de la direction générale.

Votre prédécesseur, M. Michel Côté, n’a pas été capable, avant la fin de son mandat, de répondre à des questions que je lui avais posées. Puis-je compter sur vous pour obtenir les réponses que je désirais ?

Je vous soumets des extraits du courriel que j’ai envoyé à M. Michel Côté le 28 mai 2015 :

Monsieur le directeur,

Vous allez bientôt quitter votre poste de directeur des Musées de la civilisation de Québec. Avant votre départ, il serait nécessaire que vous tentiez de faire comprendre aux citoyens du Québec certaines choses qui se sont produites sous votre direction.

[En 2013] Les Musées de la civilisation de Québec (MCQ) ont accepté d’être les partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour la présentation de deux expositions consacrées à un objet qu’un membre du conseil d’administration de la SHRL avait dit avoir découvert par hasard sur la Toile (il s’agit d’une structure métallique qui serait semblable à celle dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée en public en 1763). Pendant ces expositions, la SHRL a véhiculé une information infondée qui a trompé les Lévisiens et qui a été répandue au Québec et ailleurs au Canada. L’affirmation trompeuse que diffuse toujours la SHRL est la suivante: l’objet trouvé sur la Toile par la SHRL est la « cage » ayant servi à montrer Mme Corriveau en public. Après les expositions, les MCQ se sont trouvés à contredire la SHRL en chargeant un comité scientifique d’établir si l’objet trouvé par la SHRL a bel et bien servi à montrer Mme Corriveau en public (les conclusions du comité ne sont pas encore connues). Si les MCQ ont accepté d’aider la SHRL sans savoir quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave; s’ils ont accepté d’aider la SHRL tout en sachant quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave. Quelle est votre explication, Monsieur Côté ?

Le 27 novembre 2014, M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, écrivait ceci dans un journal : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis. J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre [2013], jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24) Les MCQ ont été informés de la publication du texte de M. Genest, qui associe clairement les MCQ à la « cage » qu’il présente comme un artefact dont la nature et l’origine sont connues et incontestables. Comment expliquez-vous, Monsieur Côté, que les MCQ ne se soient jamais objectés publiquement à être associés à l’affirmation infondée de M. Genest et de la SHRL, et aient ainsi risqué d’entacher gravement leur crédibilité ?

S’il est exact [c’est exact] que la cage » a été dévoilée aux MCQ comme l’affirme M. Genest, pourriez-vous dire, Monsieur Côté, s’il est courant que les musées organisent une activité publique pour dévoiler un objet dont ils ne connaissent pas avec certitude la nature et l’origine ? Et les citoyens du Québec n’ont-ils pas raison de craindre qu’il soit exact que l’affirmation infondée de la SHRL ait été véhiculée lors du dévoilement de la « cage », dans l’enceinte des MCQ, censés être un haut lieu de la rigueur intellectuelle ? Que répondez-vous aux citoyens du Québec, Monsieur Côté ?

Il faut aussi parler du comité scientifique formé par les MCQ (comité scientifique est le terme employé par le service des relations de presse des MCQ).

Comme moi, Monsieur le directeur, vous devez penser que science et rigueur intellectuelle vont de pair et que la définition suivante du mot scientifique est correcte : « Qui, dans le domaine de la connaissance, présente les caractères de rigueur, d’exigence, d’objectivité caractéristiques de la science ou des sciences : Une enquête vraiment scientifique » (dictionnaire Larousse en ligne). Sachant cela, n’est-on pas en droit de se demander comment il se fait que les MCQ aient choisi comme membres du comité scientifique Mme Claudia Mendez Ishii, M. Claude Genest et M. Clément Samson (ces deux derniers sont membres du conseil d’administration actuel de la SHRL). La raison de ma demande ? Mme Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL, et M. Genest, membre honoraire de la SHRL, se sont dérobés aux exigences de rigueur intellectuelle en faisant leur affirmation infondée et l’impartialité de M. Clément Samson peut être mise en doute pour les raisons suivantes : M. Samson est un dirigeant de la SHRL, une organisation qui refuse de se rétracter même s’il lui a été démontré qu’elle a répandu une affirmation infondée, M. Samson n’a jamais contredit publiquement, à ma connaissance, les membres de la SHRL qui soutiennent que l’objet trouvé par la SHRL sur la Toile a bel et bien servi à montrer Marie-Josephte Corriveau en public, enfin, M. Clément Samson a déjà présidé le conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, principal partenaire de la SHRL pour la présentation des deux expositions de cette dernière consacrées à la « cage de la Corriveau ». Selon vous, Monsieur Côté, les MCQ ont-ils eu raison de nommer Mme Mendez Ishii, M. Claude Genest et Maître Clément Samson membres de leur comité scientifique ?

Une autre question importante est soulevée par la nomination de Mme Mendez Ishii et de M. Claude Genest au comité scientifique, et les MCQ auraient pu s’en rendre compte : Mme Mendez Ishii et M. Claude Genest ne sont-ils pas en confit l’intérêts [l’avocat québécois Martin Hovington définit ainsi le conflit d’intérêts : « Situation dans laquelle des personnes en position d’autorité ont un intérêt réel ou potentiel qui pourrait influer ou sembler influer sur l’exécution de leurs tâches ou responsabilités » (https://www.oiq.qc.ca/Documents/DCAP/chroniques_PLAN/ethique_deontologie/Reconnaître%20conflit%20intérêts.pdf)%5D ? Mme Mendez Ishii exerçait à Lévis le métier de guide touristique et était copropriétaire à Lévis d’une entreprise de visites touristiques quand elle a découvert par hasard sur la Toile, a-t-elle dit, l’objet qu’elle a affirmé être la « cage de la Corriveau »; quant à M. Genest, il était, à la même époque, le conjoint de Mme Mendez Ishii. Nul ne niera qu’il serait avantageux pour les guides touristiques que la « cage » américaine soit présentée comme un artefact authentique étant donné qu’elle attirerait des visiteurs à Lévis. (À noter que le conseil d’administration actuel de la SHRL comprend un deuxième guide touristique et que le membre de la SHRL qui s’est rendu aux États-Unis avec Mme Mendez Ishii pour voir l’objet trouvé sur la Toile par cette dernière était la copropriétaire de l’entreprise de visites touristiques susmentionnée, Mme Manon Pelletier). Ne pensez-vous pas, Monsieur Côté, que les MCQ auraient pu éviter d’adjoindre au comité scientifique des personnes en conflit d’intérêts ?

(Le passages entre crochets ont été ajoutés le 13 octobre 2015.)

Si j’affirmais, Monsieur La Roche, que les Musées de la civilisation à Québec ont détruit leur crédibilité en collaborant comme ils l’ont fait à la présentation des deux expositions de la Société d’histoire régionale de Lévis, que répondriez-vous ?

Je vous prie, Monsieur le directeur général, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

  

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS DANS LE BLOGUE LEPASSEURDELACOTE.COM.

IL SERA ENVOYÉ À LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DES MUSÉES DE LA CIVILISATION, MADAME MARGARET F. DELISLE.

La Caisse Desjardins de Lévis et la triste affaire de la cage de la Corriveau.

Lévis (Québec), le 28 septembre 2015

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

C’était le 10 juin 2015, je vous ai envoyé un courriel auquel vous n’avez pas encore répondu (vous trouverez ce courriel ci-dessous ainsi qu’au https://lepasseurdelacote.com/2015/06/10/la-caisse-desjardins-de-levis-et-laffirmation-infondee-de-la-societe-dhistoire-regionale-de-levis/); nous sommes le 28 septembre 2015.

Si la Caisse Desjardins de Lévis n’a rien à se reprocher dans l’affaire de la cage de la Corriveau, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous le disiez haut et fort, Monsieur René Bégin, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous tentiez le démontrer, que la Caisse n’a rien à se reprocher, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous tentiez, Monsieur René Bégin, de démolir ma critique ? Si vous croyez que votre silence vous grandit, vous vous trompez.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis


Lévis, le 10 juin 2015

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

Je suis heureux de m’adresser à vous, qui exercez le métier de comptable. Pourquoi, vous demandez-vous probablement ? Parce que votre travail exige constamment de la rigueur, parce que je crois que votre appartenance à l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec peut m’assurer que vous saurez mesurer de manière précise la place qu’a occupé la rigueur dans le déroulement de l’affaire de la cage de la Corriveau, qui m’amène à vous écrire.

Permettez-moi de vous présenter des faits que vous trouverez certainement utile de connaître et que vous pourrez vérifier facilement et rapidement.

I

À compter de 2012 (peut-être même avant), la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a commencé à répandre une affirmation infondée concernant une structure métallique qui aurait été découverte par hasard, sur la Toile, par la personne qui était, à l’époque, la vice-présidente de la SHRL (il s’agit de Mme Claudia Mendez Ishii). La SHRL a affirmé catégoriquement que cette structure était la ‘ »cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau (le personnage de la très célèbre légende québécoise) a été montrée en public après sa pendaison en 1763.

Dans le numéro 124 (hiver 2012) de La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), Mme Mendez Ishii a écrit ceci :

« … avec l’aide de Vincent Couture [membre du conseil d’administration de la SHRL] et de Manon Pelletier [membre du conseil d’administration de la SHRL et organisatrice de visites touristiques avec Mme Mendez Ishii, du moins à l’époque], nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. […] en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, Manon Pelletier et moi-même, sommes allées rendre visite à la cage de la Corriveau. […] Ce n’est pas une cage à proprement parler, mais plutôt un exosquelette en fer noir, ajusté au corps par des bandes trouées comme des lanières en fer forgé et qui épousent parfaitement les formes du corps d’une très petite femme. […] On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule avec une grande finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau… »

Le 31 juillet 2013, le quotidien Le Soleil a publié un article consacré à Mme Mendez Ishii; en voici un extrait :

« C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php).

M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un article publié dans un hebdomadaire de Lévis en novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

II

L’affirmation de la SHRL, de Mme Mendez Ishii, de M. Genest, est contredite :

Les Musées de la civilisation de Québec montrent que l’affirmation de la SHRL est infondée :

a) ils confient à un « comité scientifique » la tâche de déterminer l’authenticité de l’objet (une journaliste du quotidien Le Devoir écrit :  » le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité  » (http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface);

b) l’une de leurs conservatrices, Madame Sylvie Toupin, précise, à propos de ladite tâche : « C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur ». (Nous sommes en juin 2015, le « comité scientifique » des Musées de la civilisation de Québec n’a pas encore remis son rapport.)

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau, publié en 2014, contredisent Claudia Mendez Ishii et Claude Genest. Ces auteurs, l’historienne Catherine Ferland et Dave Corriveau, écrivent ceci : « Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, a écrit ceci le 4 octobre 2013 : « Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

Le 1er août 2013 on a pu lire dans Le Devoir : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau » (Le Devoir, 1er août 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee).

III

La Caisse Desjardins de Lévis a été le principal partenaire de la SHRL pour la « commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau » et, par conséquent, pour les activités principales de cette commémoration, c’est-à-dire la présentation à Lévis, en 2013, de deux expositions grandement publicisées de la SHRL au cours desquelles la « cage » américaine a été exposée, deux expositions au cours desquelles l’affirmation infondée de la SHRL a été diffusée et a induit en erreur la population et les médias.

Le président du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis,

a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

Nous remercions notre partenaire principal la Caisse Desjardins de Lévis…

(Source : site de la SHRL sur la Toile, une page que l’on trouvait encore le 22 mai 2015 : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/)

IV

Les membres du conseil d’administration de la SHRL aujourd’hui et hier

Au moins trois des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL ont ou ont eu des liens directs avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) depuis les années 1990 ou 1980.

2 – Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et aspirant malheureux à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008. (M. Samson est devenu membre du conseil d’administration de la SHRL en 2014.)

3 – Pierre-Olivier Maheux, historien, qui est à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) ou, s’il ne l’est pas aujourd’hui, l’a été dans un passé récent.

Au moins deux membres des conseils d’administration de la SHRL antérieurs au conseil actuel remplissaient leur fonction d’administrateur à l’époque où la SHRL diffusait déjà son affirmation infondée concernant la « cage » de la Corriveau et avaient des liens directs ou indirects avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL et ancienne rédactrice en chef de la revue de la SHRL, qui est la compagne de vie d’un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins.

2 – Évelyne Fortier, qui était à l’emploi de la Maison historique Alphonse Desjardins et membre du conseil d’administration de la SHRL quand elle a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » (Article paru dans La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

V

Le dossier de la « cage » de la Corriveau aurait dû être mené avec sérieux, avec rigueur, étant donné que, le président de la SHRL l’a dit lui-même,  » c’est l’année [2012-2013] la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL. En effet, la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) est […] le dossier le plus important de l’histoire de la SHRL » [Vincent Couture, in La Seigneurie de Lauzon (revue de la Société d’histoire régionale de Lévis), numéro 129, été 2013].

J’apprécierais de connaître votre réaction au présent exposé de faits, Monsieur Bégin. Pour ma part, je n’hésite pas à affirmer que la Caisse Desjardins de Lévis a commis une faute très grave en fournissant à la Société d’histoire régionale de Lévis des moyens qui, ajoutés à ceux d’autres organisations, ont rendu possible deux expositions pendant lesquelles une affirmation infondée a été répandue. Avant d’accepter d’accorder son aide à la petite société d’histoire, la Caisse aurait dû mesurer le sérieux de son travail et s’enquérir des messages qu’elle allait véhiculer. Il est évident que la Caisse a été négligente et que sa négligence a eu une conséquence très fâcheuse : la diffusion d’une affirmation qui ne repose sur aucune preuve et qui, transmise partout au Canada par les médias, a trompé non seulement les Lévisiens mais aussi les autres citoyens du Québec et ceux des autres parties du Canada. À mon avis, 1) la Caisse Desjardins de Lévis doit s’assurer, par une déclaration publique, que la population cesse de l’associer à la déclaration infondée de la Société d’histoire régionale de Lévis; 2) la diffusion d’une affirmation infondée par la Société d’histoire régionale de Lévis doit amener la Caisse Desjardins de Lévis à cesser de jouer le rôle de partenaire auprès de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Je vous prierais de bien vouloir transmettre ce courriel à Madame Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins (malheureusement, je ne trouve pas l’adresse courriel de son bureau).

Je compte beaucoup sur votre rigueur, Monsieur Bégin.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente dans le blogue lepasseurdelacote.com. Je compte publier votre réponse au même endroit, Monsieur Bégin. Vous comprenez, j’en suis sûr, qu’il faut que la réaction de la Caisse Desjardins de Lévis soit rendue publique : l’affaire de la cage de la Corriveau est publique, elle ne peut pas être privée parce que la Ville de Lévis et le gouvernement du Québec y jouent un rôle; l’affaire de la cage de la Corriveau concerne toute la population de Lévis, son dénouement doit être public.

Un beau défi pour le président de la Société d’histoire régionale de Lévis. Tentera-t-il de le relever ?

Lévis, le 2 septembre 2015

M. Vincent Couture, président

Société d’histoire régionale de Lévis, Lévis (Québec)

Monsieur,

Vous m’avez écrit ceci au sujet de la découverte d’une structure que votre Société affirme, sans le prouver, être la « cage » dans laquelle la criminelle Marie-Joseph Corriveau a été montrée en public en 1763 :

« Avez-vous rencontré en personne l’historienne Catherine Ferland et l’historien Gaston Deschênes pour avoir des réponses à vos questions au sujet de la cage ? »

Je connais l’historien Deschênes depuis longtemps, je l’ai lu, je ne l’ai jamais vu manquer de rigueur (je ne peux pas en dire autant de certains dirigeants ou anciens dirigeants de la Société d’histoire régionale de Lévis). Je ne peux pas imaginer qu’il vous appuie, qu’il est convaincu comme vous que la fameuse cage est bien celle dans laquelle M.-J. Corriveau a passé plusieurs jours. Comme vous semblez laisser entendre que vous êtes certain que M. Deschênes pense comme vous et comme d’autres dirigeants ou anciens dirigeants de la SHRL, je crois qu’il serait très avantageux pour vous que vous nous donniez la preuve que vous jouissez de cet appui; ce serait facile : vous avez peut-être un écrit dans lequel l’historien sudcôtois chanterait vos louanges et vous féliciterait d’avoir trouvé la VRAIE cage de la Corriveau; rendez public cet écrit. Si M. Deschênes ne vous a pas congratulé par écrit, demandez-lui de le faire.

Quant à l’historienne Catherine Ferland…

Vous laissez entendre, Monsieur Couture, que Madame Ferland (auteure avec Dave Corriveau de La Corriveau. De l’histoire à la légende) pense comme vous et comme certains autres dirigeants ou anciens dirigeants de la SHRL que la structure que Madame Claudia Mendez Ishii a dit avoir trouvée, à l’époque où elle était la vice-présidente de la SHRL, est celle dans laquelle M.-J. Corriveau a été montrée en public après sa pendaison. Si c’est exact, comment expliquez-vous que Madame Ferland et M. Corriveau aient écrit ceci dans leur site web :

« Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

(On l’ignorait quand Mme Ferland et M. Dave Corriveau ont écrit ce que vous venez de lire, on l’ignore encore aujourd’hui, 2 septembre 2015 !)

Madame Ferland vous a-telle dit, Monsieur Couture, qu’elle a changé d’idée et qu’elle pense maintenant comme vous et comme certains dirigeants ou anciens dirigeants de la SHRL ? Si c’est le cas, vous serez très très très heureux de le prouver, prouvez-le donc alors, allez tenter de la prouver, tentez de le prouver.

Je vous mets au défie, Monsieur Couture, de tenter de démontrer que vous dites LA VÉRITÉ, vous et la SHRL, quand vous affirmez que la structure métallique qu’une ancienne vice-présidente de la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans Internet est la « cage » dans laquelle la criminelle Marie-Joseph Corriveau a été montrée en public en 1763. Demandez l’aide de M. René Bégin, président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, principal partenaire de la SHRL, qui préfère ne pas me répondre plutôt que de tenter de prouver que la population et les médias n’ont pas été induits en erreur par la SHRL et ses amis; demandez l’aide du maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier, autre partenaire (riche de l’argent des pauvres contribuables) de la SHRL, qui préfère ne pas me répondre plutôt que de tenter de prouver que la population et les médias n’ont pas été induits en erreur par la SHRL et ses amis; demandez l’aide de qui vous voulez, mais ne restez pas le bec cloué.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Ce message et votre réponse seront publiés dans le blogue lepasseurdelacote.com (vive la transparence !). – Une copie de ce message sera transmise au maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier, et à M. René Bégin, président de la Caisse Desjardins de Lévis.

La Caisse Desjardins de Lévis et l’affirmation infondée de la Société d’histoire régionale de Lévis. Qu’a à dire la Caisse à ce sujet ?

Lévis, le 10 juin 2015

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

Je suis heureux de m’adresser à vous, qui exercez le métier de comptable. Pourquoi, vous demandez-vous probablement ? Parce que votre travail exige constamment de la rigueur, parce que je crois que votre appartenance à l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec peut m’assurer que vous saurez mesurer de manière précise la place qu’a occupé la rigueur dans le déroulement de l’affaire de la cage de la Corriveau, qui m’amène à vous écrire.

Permettez-moi de vous présenter des faits que vous trouverez certainement utile de connaître et que vous pourrez vérifier facilement et rapidement.

I

À compter de 2012 (peut-être même avant), la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a commencé à répandre une affirmation infondée concernant une structure métallique qui aurait été découverte par hasard, sur la Toile, par la personne qui était, à l’époque, la vice-présidente de la SHRL (il s’agit de Mme Claudia Mendez Ishii). La SHRL a affirmé catégoriquement que cette structure était la ‘ »cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau (le personnage de la très célèbre légende québécoise) a été montrée en public après sa pendaison en 1763.

Dans le numéro 124 (hiver 2012) de La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), Mme Mendez Ishii a écrit ceci :

« … avec l’aide de Vincent Couture [membre du conseil d’administration de la SHRL] et de Manon Pelletier [membre du conseil d’administration de la SHRL et organisatrice de visites touristiques avec Mme Mendez Ishii, du moins à l’époque], nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. […] en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, Manon Pelletier et moi-même, sommes allées rendre visite à la cage de la Corriveau. […] Ce n’est pas une cage à proprement parler, mais plutôt un exosquelette en fer noir, ajusté au corps par des bandes trouées comme des lanières en fer forgé et qui épousent parfaitement les formes du corps d’une très petite femme. […] On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule avec une grande finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau… »

Le 31 juillet 2013, le quotidien Le Soleil a publié un article consacré à Mme Mendez Ishii; en voici un extrait :

« C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php).

M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un article publié dans un hebdomadaire de Lévis en novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

II

L’affirmation de la SHRL, de Mme Mendez Ishii, de M. Genest, est contredite :

Les Musées de la civilisation de Québec montrent que l’affirmation de la SHRL est infondée :

a) ils confient à un « comité scientifique » la tâche de déterminer l’authenticité de l’objet (une journaliste du quotidien Le Devoir écrit :  » le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité  » (http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface);

b) l’une de leurs conservatrices, Madame Sylvie Toupin, précise, à propos de ladite tâche : « C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur ». (Nous sommes en juin 2015, le « comité scientifique » des Musées de la civilisation de Québec n’a pas encore remis son rapport.)

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau, publié en 2014, contredisent Claudia Mendez Ishii et Claude Genest. Ces auteurs, l’historienne Catherine Ferland et Dave Corriveau, écrivent ceci : « Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, a écrit ceci le 4 octobre 2013 : « Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

Le 1er août 2013 on a pu lire dans le Devoir : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau » (Le Devoir, 1er août 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee).

III

La Caisse Desjardins de Lévis a été le principal partenaire de la SHRL pour la « commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau » et, par conséquent, pour les activités principales de cette commémoration, c’est-à-dire la présentation à Lévis, en 2013, de deux expositions grandement publicisées de la SHRL au cours desquelles la « cage » américaine a été exposée, deux expositions au cours desquelles l’affirmation infondée de la SHRL a été diffusée et a induit en erreur la population et les médias.

Le président du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis,

a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

Nous remercions notre partenaire principal la Caisse Desjardins de Lévis…

(Source : site de la SHRL sur la Toile, une page que l’on trouvait encore le 22 mai 2015 : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/)

IV

Les membres du conseil d’administration de la SHRL aujourd’hui et hier

Au moins trois des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL ont ou ont eu des liens directs avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) depuis les années 1990 ou 1980.

2 – Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et aspirant malheureux à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008. (M. Samson est devenu membre du conseil d’administration de la SHRL en 2014.)

3 – Pierre-Olivier Maheux, historien, qui est à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) ou, s’il ne l’est pas aujourd’hui, l’a été dans un passé récent.

Au moins deux membres des conseils d’administration de la SHRL antérieurs au conseil actuel remplissaient leur fonction d’administrateur à l’époque où la SHRL diffusait déjà son affirmation infondée concernant la « cage » de la Corriveau et avaient des liens directs ou indirects avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL et ancienne rédactrice en chef de la revue de la SHRL, qui est la compagne de vie d’un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins.

2 – Évelyne Fortier, qui était à l’emploi de la Maison historique Alphonse Desjardins et membre du conseil d’administration de la SHRL quand elle a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » (Article paru dans La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

V

Le dossier de la « cage » de la Corriveau aurait dû être mené avec sérieux, avec rigueur, étant donné que, le président de la SHRL l’a dit lui-même,  » c’est l’année [2012-2013] la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL. En effet, la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) est […] le dossier le plus important de l’histoire de la SHRL » [Vincent Couture, in La Seigneurie de Lauzon (revue de la Société d’histoire régionale de Lévis), numéro 129, été 2013].

J’apprécierais de connaître votre réaction au présent exposé de faits, Monsieur Bégin. Pour ma part, je n’hésite pas à affirmer que la Caisse Desjardins de Lévis a commis une faute très grave en fournissant à la Société d’histoire régionale de Lévis des moyens qui, ajoutés à ceux d’autres organisations, ont rendu possible deux expositions pendant lesquelles une affirmation infondée a été répandue. Avant d’accepter d’accorder son aide à la petite société d’histoire, la Caisse aurait dû mesurer le sérieux de son travail et s’enquérir des messages qu’elle allait véhiculer. Il est évident que la Caisse a été négligente et que sa négligence a eu une conséquence très fâcheuse : la diffusion d’une affirmation qui ne repose sur aucune preuve et qui, transmise partout au Canada par les médias, a trompé non seulement les Lévisiens mais aussi les autres citoyens du Québec et ceux des autres parties du Canada. À mon avis, 1) la Caisse Desjardins de Lévis doit s’assurer, par une déclaration publique, que la population cesse de l’associer à la déclaration infondée de la Société d’histoire régionale de Lévis; 2) la diffusion d’une affirmation infondée par la Société d’histoire régionale de Lévis doit amener la Caisse Desjardins de Lévis à cesser de jouer le rôle de partenaire auprès de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Je vous prierais de bien vouloir transmettre ce courriel à Madame Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins (malheureusement, je ne trouve pas l’adresse courriel de son bureau).

Je compte beaucoup sur votre rigueur, Monsieur Bégin.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente dans le blogue lepasseurdelacote.com. Je compte publier votre réponse au même endroit, Monsieur Bégin. Vous comprenez, j’en suis sûr, qu’il faut que la réaction de la Caisse Desjardins de Lévis soit rendue publique : l’affaire de la cage de la Corriveau est publique, elle ne peut pas être privée parce que la Ville de Lévis et le gouvernement du Québec y jouent un rôle; l’affaire de la cage de la Corriveau concerne toute la population de Lévis, son dénouement doit être public.

Des questions aux Musées de la civilisation de Québec concernant leur participation à deux expositions d’une société d’histoire régionale

Lévis, le 28 mai 2015

Monsieur Michel Côté, directeur

Musées de la civilisation de Québec

Québec

Monsieur le directeur,

Vous allez bientôt quitter votre poste de directeur des Musées de la civilisation de Québec. Avant votre départ, il serait nécessaire que vous tentiez de faire comprendre aux citoyens du Québec certaines choses qui se sont produites sous votre direction.

Les Musées de la civilisation de Québec (MCQ) ont accepté d’être les partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour la présentation de deux expositions consacrées à un objet qu’un membre du conseil d’administration de la SHRL avait dit avoir découvert par hasard sur la Toile (il s’agit d’une structure métallique qui serait semblable à celle dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée en public en 1763). Pendant ces expositions, la SHRL a véhiculé une information infondée qui a trompé les Lévisiens et qui a été répandue au Québec et ailleurs au Canada. L’affirmation trompeuse que diffuse toujours la SHRL est la suivante: l’objet trouvé sur la Toile par la SHRL est la « cage » ayant servi à montrer Mme Corriveau en public. Après les expositions, les MCQ se sont trouvés à contredire la SHRL en chargeant un comité scientifique d’établir si l’objet trouvé par la SHRL a bel et bien servi à montrer Mme Corriveau en public (les conclusions du comité ne sont pas encore connues). Si les MCQ ont accepté d’aider la SHRL sans savoir quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave; s’ils ont accepté d’aider la SHRL tout en sachant quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave. Quelle est votre explication, Monsieur Côté ?

Le 27 novembre 2014, M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, écrivait ceci dans un journal : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis. J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre [2013], jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24) Les MCQ ont été informés de la publication du texte de M. Genest, qui associe clairement les MCQ à la « cage » qu’il présente comme un artefact dont la nature et l’origine sont connues et incontestables. Comment expliquez-vous, Monsieur Côté, que les MCQ ne se soient jamais objectés publiquement à être associés à l’affirmation infondée de M. Genest et de la SHRL, et aient ainsi risqué d’entacher gravement leur crédibilité ?

S’il est exact que la cage » a été dévoilée aux MCQ comme l’affirme M. Genest, pourriez-vous dire, Monsieur Côté, s’il est courant que les musées organisent une activité publique pour dévoiler un objet dont ils ne connaissent pas avec certitude la nature et l’origine ? Et les citoyens du Québec n’ont-ils pas raison de craindre qu’il soit exact que l’affirmation infondée de la SHRL ait été véhiculée lors du dévoilement de la « cage », dans l’enceinte des MCQ, censés être un haut lieu de la rigueur intellectuelle ? Que répondez-vous aux citoyens du Québec, Monsieur Côté ?

Il faut aussi parler du comité scientifique formé par les MCQ (comité scientifique est le terme employé par le service des relations de presse des MCQ).

Comme moi, Monsieur le directeur, vous devez penser que science et rigueur intellectuelle vont de pair et que la définition suivante du mot scientifique est correcte : « Qui, dans le domaine de la connaissance, présente les caractères de rigueur, d’exigence, d’objectivité caractéristiques de la science ou des sciences : Une enquête vraiment scientifique. » (dictionnaire Larousse en ligne). Sachant cela, n’est-on pas en droit de se demander comment il se fait que les MCQ aient choisi comme membres du comité scientifique Mme Claudia Mendez Ishii, M. Claude Genest et M. Clément Samson (ces deux derniers sont membres du conseil d’administration actuel de la SHRL). La raison de ma demande ? Mme Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL, et M. Genest, membre honoraire de la SHRL, se sont dérobés aux exigences de rigueur intellectuelle en faisant leur affirmation infondée et l’impartialité de M. Clément Samson peut être mise en doute pour les raisons suivantes : M. Samson est un dirigeant de la SHRL, une organisation qui refuse de se rétracter même s’il lui a été démontré qu’elle a répandu une affirmation infondée, M. Samson n’a jamais contredit publiquement, à ma connaissance, les membres de la SHRL qui soutiennent que l’objet trouvé par la SHRL sur la Toile a bel et bien servi à montrer Marie-Josephte Corriveau en public, enfin, M. Clément Samson a déjà présidé le conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, principal partenaire de la SHRL pour la présentation des deux expositions de cette dernière consacrées à la « cage de la Corriveau ». Selon vous, Monsieur Côté, les MCQ ont-ils eu raison de nommer Mme Mendez Ishii, M. Claude Genest et Maître Clément Samson membres de leur comité scientifique ?

Une autre question importante est soulevée par la nomination de Mme Mendez Ishii et de M. Claude Genest au comité scientifique, et les MCQ auraient pu s’en rendre compte : Mme Mendez Ishii et M. Claude Genest ne sont-ils pas en confit l’intérêts [l’avocat québécois Martin Hovington définit ainsi le conflit d’intérêts : « Situation dans laquelle des personnes en position d’autorité ont un intérêt réel ou potentiel qui pourrait influer ou sembler influer sur l’exécution de leurs tâches ou responsabilités » (https://www.oiq.qc.ca/Documents/DCAP/chroniques_PLAN/ethique_deontologie/Reconnaître%20conflit%20intérêts.pdf)%5D ? Mme Mendez Ishii exerçait à Lévis le métier de guide touristique et était copropriétaire à Lévis d’une entreprise de visites touristiques quand elle a découvert par hasard sur la Toile, a-t-elle dit, l’objet qu’elle a affirmé être la « cage de la Corriveau »; quant à M. Genest, il était, à la même époque, le conjoint de Mme Mendez Ishii. Nul ne niera qu’il serait avantageux pour les guides touristiques que la « cage » américaine soit présentée comme un artefact authentique étant donné qu’elle attirerait des visiteurs à Lévis. (À noter que le conseil d’administration actuel de la SHRL comprend un deuxième guide touristique et que le membre de la SHRL qui s’est rendu aux États-Unis avec Mme Mendez Ishii pour voir l’objet trouvé sur la Toile par cette dernière était la copropriétaire de l’entreprise de visites touristiques susmentionnée, Mme Manon Pelletier). Ne pensez-vous pas, Monsieur Côté, que les MCQ auraient pu éviter d’adjoindre au comité scientifique des personnes en conflit d’intérêts ?

Je vous ai écrit à quelques reprises jusqu’ici, Monsieur Côté; vous, vous ne m’avez jamais écrit (les MCQ ne m’ont envoyé que de brefs courriels de leur service des relations avec la presse). Il m’apparaît essentiel que vous tentiez personnellement de faire comprendre aux citoyens du Québec certaines choses qui se sont produites sous votre direction, les choses dont je viens de vous parler.

Je vous prie, Monsieur le directeur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

———————————

LE DÉVOILEMENT PUBLIC DE L’OBJET AUX MUSÉES DE LA CIVILISATION DE QUÉBEC LE PREMIER OCTOBRE 2013

cage Corriveau devoilement aux MCQ Capture 14 - Version 2

cage Corriveau devoilement aux MCQ Capture 17 - Version 2

cage Corriveau devoilement aux MCQ Capture 20

À Québec, le premier octobre 2013, les Musées de la civilisation de Québec ont dévoilé publiquement l’objet montré ci-dessus même s’ils n’en connaissaient ni l’origine ni l’usage qu’il a pu en être fait (on ignore s’ils en savent plus long aujourd’hui). La Société d’histoire régionale de Lévis, qui affirme avoir découvert cet objet par hasard, a participé au dévoilement. On peut craindre qu’elle ait profité de l’événement pour affirmer comme elle l’a fait souvent, sans pouvoir le prouver, que l’objet trouvé est la « cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée en public en 1763. Malheureusement, un ou deux jours après le dévoilement, l’hebdomadaire Le Journal de Lévis induisait en erreur ses lecteurs en écrivant : « Les Lévisiens peuvent maintenant voir de leurs propres yeux la fameuse cage de la Corriveau alors que l’exposition La Corriveau : au-delà de la légende prend son envol aujourd’hui au Centre de congrès et d’expositions de Lévis ».

Le Mouvement Desjardins et l’affirmation trompeuse d’une société d’histoire de Lévis.

Lévis, le 26 mai 2015

Monsieur Yves Genest

Membre du conseil d’administration du Mouvement Desjardins

Membre du conseil régional Kamouraska et Chaudière-Appalaches

Directeur général de la Caisse populaire Desjardins de Montmagny

Montmagny

Monsieur,

Permettez-moi de vous présenter des faits que les dirigeants du Mouvements Desjardins trouveront peut-être utile de connaître et qu’ils vérifieront très facilement et très rapidement s’ils le veulent bien.

I

À compter de 2012 (peut-être même avant), la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a commencé à répandre une affirmation infondée concernant une structure métallique qui aurait été découverte par hasard, sur la Toile, par la personne qui était, à l’époque, la vice-présidente de la SHRL (il s’agit de Mme Claudia Mendez Ishii). La SHRL a affirmé catégoriquement que cette structure était la ‘ »cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau (le personnage de la très célèbre légende québécoise) a été montrée en public après sa pendaison en 1763.

Dans le numéro 124 (hiver 2012) de La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), Mme Mendez Ishii a écrit ceci :

« … avec l’aide de Vincent Couture [membre du conseil d’administration de la SHRL] et de Manon Pelletier [membre du conseil d’administration de la SHRL et organisatrice de visites touristiques avec Mme Mendez Ishii, du moins à l’époque], nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. […] en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, Manon Pelletier et moi-même, sommes allées rendre visite à la cage de la Corriveau. […] Ce n’est pas une cage à proprement parler, mais plutôt un exosquelette en fer noir, ajusté au corps par des bandes trouées comme des lanières en fer forgé et qui épousent parfaitement les formes du corps d’une très petite femme. […] On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule avec une grande finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau… »

Le 31 juillet 2013, le quotidien Le Soleil a publié un article consacré à Mme Mendez Ishii; en voici un extrait :

« C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. «Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php)

M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un article publié dans un hebdomadaire de Lévis en novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

II

L’affirmation de la SHRL, de Mme Mendez Ishii, de M. Genest, est contredite :

Les Musées de la civilisation de Québec montrent que l’affirmation de la SHRL est infondée :

a) ils confient à un « comité scientifique » la tâche de déterminer l’authenticité de l’objet (une journaliste du quotidien Le Devoir écrit :  » le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité » (http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface);

b) l’une de leurs conservatrices, Madame Sylvie Toupin, précise, à propos de ladite tâche : « C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur ». (Nous sommes en mai 2015, le « comité scientifique » des Musées de la civilisation de Québec n’a pas encore remis son rapport.)

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau, publié en 2014, contredisent Claudia Mendez Ishii et Claude Genest. Ces auteurs, l’historienne Catherine Ferland et Dave Corriveau, écrivent ceci : « Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, a écrit ceci le 4 octobre 2013 : « Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

Le 1er août 2013 on a pu lire dans le Devoir : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau ». (Le Devoir, 1er août 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee)

III

La Caisse Desjardins de Lévis a été le principal partenaire de la SHRL pour la « commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau » et, par conséquent, pour les activités principales de cette commémoration, c’est-à-dire la présentation à Lévis, en 2013, de deux expositions grandement médiatisées de la SHRL aux cours desquelles la « cage » américaine a été exposée, deux expositions au cours desquelles l’affirmation infondée de la SHRL a été diffusée et a induit en erreur la population et les médias.

(Source : site de la SHRL sur la Toile, une page que l’on trouve encore le 22 mai 2015 : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/)

IV

Les membres du conseil d’administration de la SHRL aujourd’hui et hier

Au moins trois des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL ont ou ont eu des liens directs avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) depuis les années 1990 ou 1980.

2 – Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et aspirant malheureux à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008. (M. Samson est devenu membre du conseil d’administration de la SHRL en 2014.)

3 – Pierre-Olivier Maheux, historien, qui est à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) ou, s’il ne l’est pas aujourd’hui, l’a été dans un passé récent.

Au moins deux membres des conseils d’administration de la SHRL antérieurs au conseil actuel remplissaient leur fonction d’administrateur à l’époque où la SHRL diffusait déjà son affirmation infondée concernant la « cage » de la Corriveau et avaient des liens directs ou indirects avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL et ancienne rédactrice en chef de la revue de la SHRL, qui est la compagne de vie d’un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins.

2 – Évelyne Fortier, qui était à l’emploi de la Maison historique Alphonse Desjardins et membre du conseil d’administration de la SHRL quand elle a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » (Article paru dans La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

V

Le dossier de la « cage » de la Corriveau aurait dû être mené avec sérieux, avec rigueur, étant donné que, le président de la SHRL l’a dit lui-même, « c’est l’année [2012-2013] la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL. En effet, la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) est […] le dossier le plus important de l’histoire de la SHRL » [Vincent Couture, in La Seigneurie de Lauzon (revue de la Société d’histoire régionale de Lévis) numéro 129, été 2013].

J’apprécierais de connaître la réaction des hauts dirigeants du Mouvement Desjardins au présent exposé de faits.

Je vous prierais de bien vouloir transmettre ce courriel à Madame Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins (malheureusement, je ne trouve pas l’adresse courriel de son bureau).

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente dans le blogue lepasseurdelacote.com. Je vous demanderais de bien vouloir accepter que je publie votre réponse au même endroit. Vous comprenez, j’en suis sûr, qu’il va soi que la réaction du Mouvement Desjardins soit rendue publique : l’affaire de la « cage » de la Corriveau est publique, elle ne peut pas être privée parce que la Ville de Lévis et le gouvernement du Québec y jouent un rôle; l’affaire de la « cage » de la Corriveau concerne toute la population de Lévis, son dénouement doit être et sera public.

La Société d’histoire régionale de Lévis, la Ville de Lévis et la faute

Nous sommes le mardi 28 avril 2015; c’est un jour important, à Lévis (Québec). Mais on ne sait pas ce qui va se passer. Grand suspens !

On sait que la Société d’histoire régionale de Lévis se réunit en assemblée générale au Club de golf de Lévis…

La Société devra-t-elle annoncer, ce serait malheureux et la deuxième fois en peu de temps, que le conférencier invité n’a pas pu se rendre à Lévis ? Au menu, y aura-t-il du vin et deux ou trois des quatre cents fromages du Québec ? Qui paiera les dépenses ?

Dans la salle Arnold Palmer, Jack Niklaus, Tiger Wood ou Francis Ouimet, est-ce un grammairien qui occupera le plus beau fauteuil ? Lui demandera-t-on de corriger le travail du secrétaire de la Société ? (Le texte du secrétaire est reproduit ci-dessous.)

Surtout, le conseil d’administration de la Société, c’est-à-dire la personne qui porte le titre de président, l’archiviste Vincent Couture, le diplômé en histoire Claude Genest, le juge Clément Samson, etc., diront-ils pourquoi ils continuent de publier dans le web ce message :

« Dans un premier temps, en collaboration avec Les Musées de la civilisation de Québec nous présentons l’exposition « La Corriveau, au-delà de la légende », en présence de l’artéfact original. Cette exposition, une première canadienne, sera l’unique occasion de voir cet objet légendaire et de prendre la mesure des tragiques événements survenus en 1763. / Pour l’occasion, Claudia Méndez, vice-présidente de la SHRL, présentera l’histoire de cette trouvaille par notre société d’histoire en octobre 2011 sous la forme d’une expo-conférence. » (http://www.shrl.qc.ca/2013/09/la-cage-de-la-corriveau-a-levis/)

Diront-ils pourquoi ils continuent de publier dans le web ces autres messages, toujours affichés dans le Web le 19 avril 2015, des messages qui ont induit en erreur la population et les médias. :

M.-J. Corriveau Photo 1 Gare int 2013-07-15  130 - Version 2

La Société d’histoire régionale de Lévis écrit ceci :

« En 2011, la Société d’histoire régionale de Lévis a retrouvé à Salem la cage en fer (exosquelette) ayant servi à exhiber son corps. »

M.-J. Corriveau Expo au Centre_7 110 - capture du 19-04-2015

M.-J. Corriveau Expo au Centre_2 - capture du 19-04-2015

M.-J. Corriveau Expo au Centre Mendez 3 Couture Deschenes capture du 19-04-2015 - Version 3

M.-J. Corriveau expo au Centre 1 capture du 19-04-2015 - Version 2

M.-J.  Corriveau SHRL ds les médias 1 -capture du 19-04-2015 M.-J.  Corriveau Expo au Centre_9 - capture du 19-04-2015

 

M. Claude Genest, diplômé en histoire et membre honoraire de la Société d’histoire régionale de Lévis, et les autres personnes de la Société qui ont dit ou laissé dire que l’objet que Mme Mendez Ishii avait affirmé avoir trouvé par hasard dans le Web était à coup sûr la structure utilisée en 1763 pour montrer en public la criminelle Marie-Josephte Corriveau, ces personnes, dis-je, ont commis une faute inconcevable : rien, absolument rien ne prouvait que ladite structure était authentique; un comité dit scientifique formé par les Musées de la civilisation de Québec doit se prononcer à ce sujet depuis un certain temps, il ne l’a pas encore fait, le fera-t-il après les révélations sur sa surprenante composition ?

P.-S. Si le maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier, participe à l’assemblée, ce soir, il pourrait dire à l’assistance pourquoi il ne demande pas à la Société d’histoire régionale de Lévis de rendre des comptes à la Ville (qui a été son partenaire pour la réalisation de ses expositions sur Marie-Josephte Corriveau), et pourquoi la Ville continue de subventionner généreusement la fautive. Le maire doit rendre des comptes lui aussi, aux citoyens (qu’il s’entête à appeler clients).

* Texte du secrétaire de la Société d’histoire régionale de Lévis publié dans Facebook (https://fr-ca.facebook.com/SHRL76) :

L’AGA 2015 de la SHRL, aura lieu demain, mardi 28 avril à 19h au Club de Golf de Lévis, 6100 Boulevard Guillaume Couture (Anciennement Boulevard de la Rive-Sud), à Lévis. L’assemblée est ouvert au public, mais seul les membres de la SHRL auront le droit de vote.

Après l’Assemblée, M.Yves Hébert, prononcera une conférence sur Sire Étienne Paschal Taché, Père de la Confédération.

Nous vous demandons, S.V.P de bien vouloir apporter vos documents que vous avez reçu par courriel ou par la poste, nous en aurons en quantité limité sur place.

À demain.

La cage de la Corriveau s’est-elle suicidée? Une société d’histoire de Lévis enquête rapidement.

La cage de la Corriveau s’est-elle suicidée? C’est une question qu’une société d’histoire de Lévis a soulevé pendant une seconde de réflexion. C’est une annonce que l’un de ses administrateurs a lu par hasard alors qu’il cherchait ses lunettes qui l’a poussé à ouvrir une enquête rapide. Le soussigné a trouvé cette annonce par hasard au cours d’une promenade dans un champ de recherche. C’est dans le site web de Tourisme Lévis qu’elle se terre, il faut le dire : l’entreprise Tours guidés distinctifs du Vieux-Lévis et du Vieux-Québec informe rigoureusement les citoyens qu’elle a du nouveau à son menu: « Nouveau, trompette-t-elle, cette année [2013], l’histoire de la Corriveau ». L’entreprise précise qu’elle offre ce nouveau « dans le contexte du 250e anniversaire de la pendaison de la cage de Marie-Josephte Corriveau dans notre région ». Vous avez bien lu : la pendaison de la cage !

La cage aurait-elle été condamnée par un tribunal? C’est peu probable, croit la société d’histoire de Lévis; la société d’histoire de Lévis a la certitude qu’elle s’est suicidée, elle l’a écrit dans sa revue.

 

La propriétaire de Tours guidés distinctifs du Vieux-Lévis et du Vieux-Québec, Madame Claudia Mendez Ishii, n’est pas contente, on la comprend : elle est la rédactrice en chef de la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), rivale de la société d’histoire de Lévis, et elle s’est fait voler son scoop mondial ! Mais le juge Clément Samson, membre du conseil d’administration de la SHRL, s’amuse beaucoup :  » la pendaison de la cage de Marie-Josephte Corriveau », rit-il mille fois par jour.

 

À suivre !

Le Passeur de la Côte (Roger Martel)

 

 

À lire un jour : les paroles de Madame Claudia Mendez Ishii que la chroniqueuse Mylène Moisan, qui a trouvé à se loger au Soleil, rapportera fidèlement et rigoureusement.

L’affirmation infondée concernant la « cage de La Corriveau » met le maire de Lévis dans l’embarras. S’en tirera-t-il par le silence?

(Le texte suivant a été transmis à M. Gilles Lehouillier, maire de Lévis, le 10 novembre 2014.)

 

« L’administration municipale de Lévis, dirigée par M. Gilles Lehouillier, maire, a contribué, avec l’argent des Lévisiens, à rendre possible la tenue de deux expositions publiques au cours desquelles la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a présenté par écrit une affirmation importante qui ne repose sur rien (la première exposition a eu lieu à la Gare intermodale, très passante, la seconde au Centre de congrès et d’expositions, très populaire). Cette affirmation importante peut aujourd’hui recevoir le nom de mensonge étant donné qu’il a été démontré clairement aux intéressés, depuis qu’elle a été claironnée, qu’elle est infondée et que la SHRL, le principal intéressé, continue de la transmettre.

 

« Il y a longtemps, par un courriel, je suis sûr d’avoir convaincu M. Lehouillier qu’il ne fait aucun doute que nul n’est justifié de dire que la Société d’histoire régionale de Lévis a trouvé la cage « ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau », et que ceux qui font cette affirmation induisent tout le monde en erreur, y compris les citoyens de Lévis. La SHRL a été contredite souvent, notamment par les Musées de la civilisation ainsi que par Dave Corriveau et Catherine Ferland (docteure en histoire), auteurs d’un livre sur Madame Corriveau paru en 2014.

 

« J’ai aussi écrit ceci à M. Lehouillier : « La ville de Lévis a l’obligation de demander des explications à la Société d’histoire régionale de Lévis. J’ajouterais ceci : j’imagine, vous aussi sans doute, Monsieur le maire, qu’aucun Lévisien ne tolérerait que sa ville favorise la réalisation d’activités qui, pour une raison ou une autre, induisent en erreur, et qu’elle ne s’en explique pas à ses citoyens, et ce, même si elle n’est pas en faute. » De plus, les administrations et les élus d’une municipalité doivent s’interdire toute apparence de tromperie.

 

« Aujourd’hui, après avoir attendu en vain que M. Lehouillier me réponde, ne serait-il pas légitime que je me demande si l’administration de la ville de Lévis n’est pas complice de la SHRL depuis le début (certains rêvent probablement de voir la macabre « cage » exposée en permanence à Lévis et attirer des touristes et leur… argent). Chose certaine, l’administration municipale se fait la complice de l’action répréhensible de la SHRL en ne réagissant pas, en ne demandant pas à la SHRL de s’expliquer, en ne dénonçant la communication à la population d’une affirmation tout à fait infondée, et donc trompeuse, et ce, grâce entre autres à l’argent qu’ont déboursé pour elle la ville de Lévis et d’autres organisations. C’est pourquoi M. Gilles Lehouillier, maire qui refuse de s’expliquer devant les citoyens de sa ville, maire qui ne demande pas à la Société d’histoire régionale de Lévis de s’expliquer publiquement, maire qui laisse honteusement circuler, sans lever le petit doigt, une affirmation infondée qui induit en erreur les citoyens de sa ville, doit réfléchir à son avenir.

 

Monsieur Gilles Lehouillier, je vous mets au défi de prouver que la Société d’histoire régionale de Lévis n’a pas tenu deux expositions, financées notamment par la ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis, qui ont abouti à propager une affirmation infondée importante qui a induit en erreur ses membres ainsi que la population de Lévis, du Québec, du Canada. Je vous mets au défi de convaincre les Lévisiens qu’ils doivent accepter béatement que vous vous taisiez devant l’action de la Société d’histoire régionale de Lévis.

 

« Le silence ne tirera pas le maire Lehouillier d’embarras. »

 

Roger Martel, Lévisien

Message adressé au directeur des Musées de la civilisation (Québec). Objet : la « cage » dite de La Corriveau et un drôle de comité scientifique

Lévis, le 10 novembre 2014

 

Monsieur Michel Côté, directeur

Musées de la civilisation

Québec

 

Monsieur le directeur,

 

Il y a un certain temps, les Musées de la civilisation ont créé un comité scientifique (c’est ainsi que le service des relations de presse des Musées l’appelle) pour qu’il essaie de déterminer si la « cage » dite de La Corriveau trouvée aux États-Unis par Mme Claudia Mendez Ishii, membre de la Société d’histoire régionale de Lévis, est un artefact authentique. (Note 1) Selon Mme Catherine Ferland, docteure en histoire, la mission du comité consiste plus précisément à réaliser une « analyse combinée de l’histoire, de l’archivistique, de la chimie et des techniques de forge anciennes ». (Note 2)

 

Avant d’aller plus loin, je rappelle que la SHRL, en particulier deux de ses membres les plus importants : Mme Claudia Mendez Ishii et M. Claude Genest, soutient que la cage trouvée aux États-Unis par Mme Mendez Ishii à l’époque où elle était la vice-présidente de la SHRL, est un artefact authentique, la « vraie » cage, celle où Marie-Joseph Corriveau a été montrée en public en 1763. L’affirmation de Mme Mendez Ishii et de M. Genest est parfaitement infondée; à preuve : les Musées de la civilisation ont mis sur pied un comité scientifique pour établir si la « cage » américaine est un artefact authentique ou non…

 

Comme moi, Monsieur le directeur, vous devez penser que science et rigueur intellectuelle vont de pair et que la définition suivante du mot scientifique est correcte : « Qui, dans le domaine de la connaissance, présente les caractères de rigueur, d’exigence, d’objectivité caractéristiques de la science ou des sciences : Une enquête vraiment scientifique. » (Note 3) Vous ne vous étonnerez donc pas que je vous prie d’expliquer comment il se fait que les Musées de la civilisation aient commis l’erreur de choisir comme membres du comité scientifique Mme Claudia Mendez Ishii, M. Claude Genest et M. Clément Samson (ces deux derniers sont membres du conseil d’administration de la SHRL). La raison de ma demande? Mme Mendez Ishii et M. Genest se sont dérobés aux exigences de rigueur intellectuelle en faisant leur affirmation infondée (M. Genest, historien, a même montré son insuffisance professionnelle), et l’impartialité de M. Clément Samson peut être mise en doute raisonnablement comme je le démontrerai plus bas.

 

Parlons donc de la présence dans le comité scientifique de Mme Claudia Mendez Ishii, de M. Claude Genest et de M. Clément Samson.

 

Mme Mendez Ishii détient un diplôme en sociologie, on ne sait pas si elle a déjà travaillé longuement comme sociologue, on sait qu’elle exerce à Lévis le métier de guide touristique et qu’elle est la copropriétaire d’une entreprise qui organise des visites touristiques à Lévis, j’ai bien dit visites touristiques (l’autre propriétaire a déjà été membre du conseil d’administration de la SHRL); on sait aussi, on vient d’en parler, que Mme Mendez Ishii peut faire montre d’un manque de rigueur intellectuelle; et on comprend qu’il serait avantageux pour son entreprise et pour elle que la « cage » américaine soit déclarée artefact authentique étant donné qu’elle attirerait des visiteurs à Lévis (la notion de conflit d’intérêts transparaît).

 

M. Genest a un diplôme en histoire; il travaille pour une entreprise, la Société historique Alphonse Desjardins, qui est un élément du Mouvement Desjardins. On l’a vu : M. Genest a fait preuve de laisser-aller intellectuel en répandant une affirmation infondée. Dans son cas comme dans celui de Mme Mendez Ishii, la notion de conflit d’intérêts se montre : il serait en effet avantageux pour l’employeur de M. Genest, la Maison Alphonse Desjardins, située à Lévis, que la « cage » américaine soit déclarée artefact authentique étant donné qu’une partie des visiteurs qu’elle attirerait à Lévis prendrait certainement le temps de visiter cette maison historique, véhicule des résultats d’une partie du travail de l’historien Genest et bon instrument de propagande pour le Mouvement Desjardins, auquel la Maison Alphonse Desjardins appartient.

 

Notre nez est de nouveau agacé par un parfum de confit d’intérêts : M. Genest tirerait indirectement profit de l’exposition permanente à Lévis de la « cage » comme artefact authentique parce qu’il est le compagnon de vie de Mme Mendez Ishii, guide touristique pour qui la présence de la cage à Lévis serait indéniablement avantageuse. (Le conseil d’administration actuel de la SHRL comprend un autre guide touristique, M. Xavier Chambolle. Le parfum de conflit d’intérêts est insistant.)

 

Vous conviendrez avec moi, Monsieur Côté, que l’existence des conflits d’intérêts mentionnés ci-dessus interdisait la présence de Mme Mendez Ishii et de M. Genest au sein du comité scientifique. Les Musées de la civilisation n’auraient-ils pas pu découvrir ces conflits d’intérêts?

 

M. Clément Samson, enfin. – Qu’attend-on de la présence de cet avocat dans le comité scientifique? A-t-il des connaissances en histoire qui l’aideraient à déterminer si la cage trouvée par la Société dont il est l’un des dirigeants est un artefact authentique? Ou des connaissances en archivistique? Ou des connaissances en chimie? Ou des connaissances en techniques de forge anciennes? Il m’apparaît évident que les Musées de la civilisation auraient pu trouver facilement une personne beaucoup plus qualifiée que le juge Samson. Pourquoi l’avoir choisi? Et M. Samson, juge, n’a-t-il pas manqué de jugement en acceptant, en mai 2014, de devenir membre du conseil d’administration d’une société d’histoire controversée, la SHRL? (Note 4)

 

Autre chose : comment les Musées de la civilisation parviendraient-ils à convaincre les Lévisiens et les autres Québécois que M. Samson peut être un membre objectif du comité scientifique? M. Samson n’est-il pas un dirigeant de la société d’histoire qui a crié sur tous les toits que la cage trouvée par elle est un artefact authentique? M. Samson n’est-il pas un dirigeant de la Société qui refuse de se rétracter même s’il lui a été démontré que son affirmation est infondée et qu’elle a induit en erreur ses membres, les Lévisiens, tous les Québécois, le Canada anglais même?

 

Comment M. Clément Samson peut-il être objectif, lui qui a déjà présidé le conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et qui a tenté d’accéder à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008; peut-il être objectif quand l’image du Mouvement Desjardins ne peut que souffrir de l’affaire de l’affirmation infondée de la SHRL pour la raison suivante : plusieurs des acteurs de cette affaire sont des employés d’éléments du Mouvement Desjardins, et la caisse Desjardins de Lévis a été l’un des partenaires de la SHRL pour la réalisation et la présentation des deux expositions sur la « cage » de Marie -Josephte Corriveau tenues en 2013 (un partenaire qui, soit dit en passant, semble n’avoir rien de mieux à faire que de fermer les yeux devant la conduite de la SHRL). (Note 5)

 

Vous aurez beaucoup de mal, Monsieur le directeur, à empêcher les gens de penser que le comité dit scientifique ne peut pas être pris au sérieux, avec dans ses rangs des personnes qui ont démontré qu’elles peuvent manquer de rigueur intellectuelle, avec dans ses rangs des personnes qui ont la possibilité de favoriser leurs intérêts personnels plutôt que les intérêts de la collectivité.

 

Tentez, Monsieur Côté, de démontrer que les membres suivants du comité scientifique mentionnés dans la présente : Mme Claudia Mendez Ishii et M. Claude Genest, n’ont pas manqué de rigueur intellectuelle en soutenant que la « cage » trouvée par la première est l’authentique « cage » dite de La Corriveau.Tentez de démontrer que rien ne laisse penser ou craindre que le membre suivant du comité scientifique mentionné dans la présente : M. Clément Samson, pourrait être partial et favoriser la Société d’histoire régionale de Lévis.

 

Le comité scientifique créé par les Musées de la civilisation ne me semble pas plus crédible que le comité formé vers 2005 pour définir le contenu de la Fresque Desjardins de Lévis voulue par la Commission de la capitale nationale du Québec, la Ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis, à l’époque où le conseil d’administration de cette dernière était présidé par M. Clément Samson. (Note 6)

 

Je vous prie, Monsieur le directeur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

 

NOTE 1_Évidemment, les Musées n’auraient pas créé ce comité scientifique s’ils avaient eu la preuve que la « cage de fer » trouvée aux États-Unis est un artefact authentique. Conclusion : la Société d’histoire régionale de Lévis a commis une faute en présentant la « cage » comme un artefact authentique, et cette faute est grave.

 

NOTE 2_ Catherine Ferland, … et la cage de la Corriveau? Texte daté du 27 septembre 2014 et publié au http://mariejosephtecorriveau.com/2014/09/. Mme Ferland a dû obtenir son information des Musées eux-mêmes. Elle a écrit, avec M. Dave Corriveau, le livre La Corriveau, de l’histoire à la légende paru en 2014.

 

NOTE 3_Dictionnaire de français Larousse, http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/scientifique/71473?q=scientifique#70684).

 

Note 4_Le Conseil canadien de la magistrature, dans ses Principes de déontologie judiciaire, écrit ceci : « La confiance et le respect que le public porte à la magistrature sont essentiels à l’efficacité de notre système de justice… » (p. 7); « les juges doivent s’efforcer d’avoir une conduite qui leur mérite le respect du public et ils doivent cultiver une image d’intégrité, d’impartialité et de bon jugement. » (p. 14); « Les juges évitent toute participation à des causes ou à des organisations susceptibles d’être impliquées dans un litige. » (p. 28); « Avant d’accepter un poste d’administrateur [dans des « organismes à caractère philanthropique, charitable, religieux ou éducatif »] le juge doit peser avec soin les risques inhérents à la situation concernée.) (p. 38)

 

Note 5_Entre parenthèses, Monsieur Côté, vous ne devez pas être content de découvrir que trois personnes choisies par les Musées pour faire partie de votre comité scientifique ont violé la clause de confidentialité qu’elles s’étaient engagées à respecter. Vous vous demandez peut-être comment il se fait que je connaisse ladite clause? C’est simple : l’un des employés de votre service des relations de presse m’en a parlé (je suppose qu’il était autorisé à le faire). Vous vous demandez peut-être comment il se fait que je sache que Mme Claudia Mendez Ishii, M. Claude Genest et M. Clément Samson sont membres de votre comité scientifique? C’est simple : c’est écrit dans le numéro 133 (été 2014) de la revue de la SHRL; lisez : « Les membres du comité scientifique multidisciplinaire du projet d’authentification et de rapatriement de la « cage de la Corriveau » poursuivent leurs travaux cet été. Les représentants de la SHRL au comité sont Clément Samson, Claude Genest et Claudia Mendez. Des informations supplémentaires suivront cet automne [2014]. ». Vous ne devez pas être content de découvrir que trois des membres de votre comité scientifique se montrent incapables, devant l’affriolante « cage » américaine, de faire preuve de rigueur intellectuelle, l’indispensable rigueur intellectuelle.

 

NOTE 6_Le 19 septembre dernier, j’ai envoyé à la Société d’histoire régionale de Lévis un courriel destiné à M. Clément Samson; en voici un extrait (à noter que M. Samson n’a pas répondu à ce message) :

 

« Savez-vous comment il se fait que le comité ait oublié, « presque jusqu’à la dernière minute », de représenter dans la Fresque le premier colon de Lévis, Guillaume Couture, qui a été un personnage exceptionnel à plusieurs titres dans la seigneurie de Lauzon et ailleurs en Nouvelle-France, et dont la ville de Lévis vient de décider de rappeler la mémoire en rebaptisant son boulevard de la Rive-Sud boulevard Guillaume Couture (on ne saurait imaginer que le comité a délibérément écarté Guillaume Couture). C’est la personne qui présidait la SHRL à l’époque, M. Gilbert Samson, qui a sonné l’alerte : « Sans l’intervention de son président, écrit la SHRL, on aurait oublié de représenter le premier habitant de notre région, Guillaume Couture, sur la fresque ».

 

« Savez-vous pourquoi le comité a décidé que, dans la Fresque, le Mouvement Desjardins devait être représenté par deux personnages et trois édifices et que l’apport des ouvriers à la construction de Lévis, apport d’une importance capitale, devait être suggéré faiblement plutôt que représenté avec éclat. Savez-vous si ces choix sont ceux du comité, ou s’ils lui ont été imposés? Quand on sait que le comité chargé de choisir le contenu de la Fresque comptait des personnes comme l’historien professionnel Roch Samson, sous la direction de qui les 800 pages de l’Histoire de Lévis-Lotbinière ont été écrites, l’historien Jacques Lemieux et Madame Esther Normand, qui a autrefois occupé le poste de conseillère en conservation et administration à la Société historique Alphonse-Desjardins, n’est-il pas légitime que l’on doute que le comité ait eu le dernier mot dans la détermination du contenu de la Fresque? N’est-on pas justifié d’en douter quand on constate que le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices dans la Fresque? Il semble légitime d’être dans l’embarras devant les interrogations de celles et ceux qui se demandent si le comité censément chargé de l’élaboration du contenu de la Fresque a réellement travaillé librement, s’il n’a pas été qu’un comité bidon. »

 


Cette lettre sera publiée au lepasseurdelacote.com.

Le destinataire verra sa réponse publiée au même endroit, s’il répond.