La Société d’histoire régionale de Lévis sombre…

( Le texte ci-dessous a été écrit le 28 octobre 2014. )

 

Par le Passeur de la Côte (Roger Martel)

 

La Société d’histoire régionale de Lévis sombre dans le passé.

Aujourd’hui, 28 octobre 2014, si vous trébuchez et que votre chute vous entraîne malencontreusement dans la page d’accueil du site web de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), vous apprendrez que les bureaux de la SHRL seront fermés du 23 décembre 2013 au 13 janvier 2014, que la SHRL cherche quelqu’un pour occuper un emploi au cours de l’été 2014, que la chapelle Sainte-Anne de Lauzon sera ouverte le 26 juillet 2014, que les bureaux de la SHRL seront fermés jusqu’au 29 août 2014, et que « Aujourd’hui c’est le 153e anniversaire de la Ville de Lévis » (cet aujourd’hui, c’est le 18 mai 2014 et non le 28 octobre 2014). Bref, tout le monde dort sur les chaises du conseil d’administration de la SHRL, les historiens, le juge, le guide touristique, l’archiviste, tout le monde fait dodo. La SHRL ne se passionne que pour le passé rêvé.

 

La page d’accueil de la SHRL le 28 octobre 2014.

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Une bonne âme voudrait-elle rappeler à la SHRL que le présent existe?

 

Dans la section Nouvelles du site web de la SHRL, plus précisément au http://www.shrl.qc.ca/2013/09/la-cage-de-la-corriveau-a-levis/, on peut lire ceci le 28 octobre 2014 :

 

« Dans un premier temps, en collaboration avec Les Musées de la civilisation de Québec nous présentons l’exposition « La Corriveau, au-delà de la légende », en présence de l’artéfact [sic] original. Cette exposition, une première canadienne, sera l’unique occasion de voir cet objet légendaire et de prendre la mesure des tragiques événements survenus en 1763. Pour l’occasion, Claudia Méndez, vice-présidente de la SHRL, présentera l’histoire de cette trouvaille par notre société d’histoire en octobre 2011 sous la forme d’une expo-conférence. »

 

L’exposition dont parle la SHRL est celle qui a été présentée en octobre 2013 au Centre de congrès et d’expositions de Lévis. Aujourd’hui et depuis déjà longtemps on sait (Claudia Mendez Ishii, Claude Genest, Vincent Couture, tous les dirigeants de la SHRL l’auraient su dès le début s’ils avaient fait preuve de rigueur intellectuelle) que rien ne prouve que la « cage de La Corriveau » trouvée aux États-Unis est celle dans laquelle l’exosquelette de la criminelle Corriveau a été montré en public. Il est inexplicable et honteux et extrêmement malheureux que les membres du conseil d’administration et la rédactrice en chef actuelle de la SHRL répandent encore cette affirmation aujourd’hui, 28 octobre 2014.

 

À noter que les Musées de la civilisation de Québec et les autres organisations publiques ou paragouvernementales qui ont aidé la SHRL, avec l’argent des Québécois, à présenter ses deux expositions en 2013 ne démentent pas la SHRL, ne lui adressent pas le moindre reproche. Un effet de leur bonté, on n’en doute pas.

 

En passant, comme ça, parce que c’est une curiosité amusante, je vous signale qu’au nombre des organisations qui ont aidé la SHRL à réaliser ses expositions, il y a la Caisse Desjardins de Lévis et que parmi les dirigeants de la SHRL il y a un ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis (Clément Samson), un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins (Claude Genest), un autre historien de la Société historique Alphonse Desjardins (Pierre-Olivier Maheux); apprenez aussi que les membres suivants de la SHRL, en plus de Claude Genest, ont répandu par écrit l’affirmation infondée de la SHRL : Évelyne Fortier, employée de la Maison historique Alphonse Desjardins quand son texte a été publié par la SHRL, et Claudia Mendez Ishii, vice-présidente de la SHRL quand elle a publié son texte dans la revue de la SHRL et compagne d’un employé bien en vue de la Société historique Desjardins.

 

Roger Martel

 

P.-S. Vous découvrirez qui sont les membres du conseil d’administration de la SHRL au http://www.shrl.qc.ca/conseil-dadministration/.

 

Ils aiment ça…

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Ils aiment la SHRL, paraît-il. Qu’ils se nomment! Et qu’ils disent pourquoi ils aiment être induits en erreur!

 

Le Passeur de la Côte

Le Passeur de la Côte, Roger Martel, est un Québécois et habite à Lévis depuis plus de trente ans. Traducteur, il a appartenu à l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) pendant plus de vingt-cinq ans. Depuis de nombreuses années, il est membre de plusieurs sociétés d’histoire du Québec : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de la Côte-du-Sud, Société historique de Québec; il a fréquenté la Société d’histoire de Charlevoix pendant plusieurs années. Il a été membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) ainsi que l’artisan principal pendant deux ans du trimestriel de cette dernière (La Seigneurie de Lauzon). Il est l’un des membres fondateurs de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Pendant douze ans (1986-1998), il a collaboré très activement au journal Le Trouve-Tout de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis à titre de parent d’élèves et d’ancien parent d’élèves.

Dans la ville du Passeur de la Côte, Lévis, il y a une voie qui s’appelle côte du Passage. On l’emprunte depuis longtemps pour passer de Lévis à Québec en bateau.

La municipalité de Beaumont avoisine Lévis; elle fait partie d’un territoire appelé Côte-du-Sud qui s’étend vers l’est jusqu’à Notre-Dame-du-Portage. Le Passeur de la Côte se plaît à visiter la Côte-du-Sud.

Lettre au directeur des Musées de la civilisation de Québec concernant un comité scientifique des Musées et une « cage ».

Lévis, le 27 octobre 2014

 

Monsieur Michel Côté, directeur

Musées de la civilisation de Québec

 

Objet : Comité scientifique formé par les Musées de la civilisation de Québec pour déterminer si une « cage » trouvée par hasard par une guide touristique citoyenne de Lévis et membre de la Société d’histoire régionale de Lévis, cage dite de La Corriveau, est un objet authentique ou non

 

Monsieur le directeur,

 

Vendredi dernier j’ai expédié un courriel à l’employée de votre service des Relations de presse qui m’avait écrit en réponse à une demande que je lui avais soumise. Aujourd’hui, je prends la peine de vous transmettre une version différence de ce courriel, pour les deux raisons suivantes : il me semble qu’il serait normal que votre bureau me réponde lui-même et que la réponse qu’il élaborera avec vous porte votre signature; je pourrais penser que la réponse donnée est parfaitement conforme à votre pensée.

Votre employée, dans son message, parle des « experts qui ont eu à spécifier des éléments plus pointus du dossier » . Pourriez-vous me dire si ces experts sont membres du « comité scientifique »?

Que faut-il entendre par « spécifier des éléments plus pointus du dossier »?

Pourriez-vous me dire si des experts sont membres du « comité scientifique »? Si la réponse est non, voudriez-vous me dire à quel titre les personnes qui ne sont pas des experts font partie du « comité scientifique »?

Qui se prononcera sur l’authenticité de la cage? Les experts seulement? Le « comité scientifique » seulement? Le message de votre employée n’est pas clair à ce sujet.

Qui a choisi les experts et les membres du « comité scientifique »?

L’employée des Relations de presse qui m’a écrit m’a informé que les experts et les membres du comité scientifique doivent « [respecter] une clause de confidentialité jusqu’à ce que les rapports soient déposés ». Est-ce que je peux comprendre que le silence ne sera plus imposé aux experts et aux membres du comité scientifique après l’annonce de la décision concernant l’authenticité de la « cage de la Corriveau », et que les experts et membres du comité scientifique auront la liberté de rendre publiques toutes les informations en lien avec leur mission qu’ils possèdent, et qu’ils auront la liberté de dire s’ils sont d’accord ou non avec la décision annoncée concernant l’authenticité de la « cage de la Corriveau »?

Pour terminer, je reviens sur une question que je vous ai déjà posée Monsieur le directeur. – Pourriez-vous me dire clairement si vous acceptez que la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) ait associé en 2013 les Musées de la civilisation de Québec à son affirmation infondée concernant le gibet de Marie-Joseph Corriveau et qu’elle les associe encore à cette affirmation, en octobre 2014, dans le passage suivant de son site web : « Dans un premier temps, en collaboration avec Les Musées de la civilisation de Québec nous présentons l’exposition « La Corriveau, au-delà de la légende », en présence de l’artéfact [sic] original. Cette exposition, une première canadienne, sera l’unique occasion de voir cet objet légendaire et de prendre la mesure des tragiques événements survenus en 1763 »? À ma connaissance, vous n’avez pas encore démenti la SHRL (rien ne prouve que la « cage » trouvée par hasard par une guide touristique, Mme Claudia Mendez Ishii, vice-présidente de la SHRL à l’époque, est le gibet qui a reçu l’exosquelette de la criminelle); pourquoi ne l’avez-vous pas fait pour rétablir la vérité, et pour protéger la réputation des Musées? Et pourquoi ne réagissez-vous pas contre le fait que l’aide que vous avez apportée à la SHRL pour réaliser ses deux expositions en 2013 ait pu permettre la propagation d’une affirmation infondée importante (il fallait que l’affirmation soit importante pour que de nombreux organismes publics ou paragouvernementaux, la ville de Lévis et une entreprise privée aident la SHRL à réaliser ses deux expositions sur la « cage » en 2013; la société d’histoire n’aurait pas reçu cette aide, j’ose croire, si elle avait voulu exposer un gibet qu’il lui était impossible de lier avec certitude au drame de Marie-Josephte Corriveau)?

Je vous prie, Monsieur le directeur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

Ce message et la réponse des Musées de la civilisation seront publiés au lepasseurdelacote.com.

 

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M. Michel Côté, directeur en 2014 des Musées de la civilisation de Québec (Photo des Musées)

Cage de La Corriveau : comportement inacceptable et manque de transparence des Musées de la civilisation (Québec)

MESSAGE EXPÉDIÉ À M. MICHEL CÔTÉ, directeur général des Musées de la civilisation, LE 9 OCTOBRE 2014

 

M. Michel Côté

Directeur général, Musées de la civilisation, Québec

Monsieur,

Vous trouverez ci-dessous le courriel que je viens d’envoyer à l’un des employés de votre Service des relations de presse. Je vous invite à le lire et à réagir (au fond, il s’adresse à vous, ce courriel).

Je vous signale que vous n’avez pas répondu à un message que je vous ai envoyé l’hiver dernier; dans ce document je vous invitais à corriger la Société d’histoire régionale de Lévis (je l’ai reproduit au https://lepasseurdelacote.com/?s=civilisation).

Bien à vous,

Roger Martel, Lévisien

 

Courriel envoyé au Service des relations de presse des Musées de la civilisation le 9 octobre 2014

 

Lévis, le 9 octobre 2014

Service des relations de presse,

Musées de la civilisation, rue Dalhousie, Québec

Le 6 octobre dernier, cher Service des relations de presse, vous m’avez écrit que les Musées de la civilisation ne veulent pas révéler à la population l’identité des membres du « comité scientifique […] chargé de faire les expertises autour de ce qui pourrait être la cage de la Corriveau », et ce, « pour des raisons de rigueur »* et pour « ne pas entraver leur travail »**.

Chat échaudé craint l’eau froide, c’est vrai, mais je vous adresse quand même une autre demande : voudriez-vous répondre aux trois questions suivantes :

Première question : Qui a choisi les membres du « comité scientifique »?

Deuxième question : Les membres du comité se sont-ils engagés, avant d’être choisis, à ne rien dire à la population, aux médias, au sujet du travail du comité et de leur participation aux travaux du comité?

Troisième question : Une rémunération sera-t-elle ou a-t-elle été versée aux membres du comité; des avantages leur ont-ils été accordés ou garantis?

Il serait incompréhensible et inacceptable que les Musées de la civilisation refusent de répondre à ces questions. Les citoyens s’attendent, c’est normal, à ce que les États, les administrations municipales, les politiciens et les organismes publics ou paragouvernementaux soient transparents, c’est-à-dire qu’ils les informent complètement de leurs actions, de leurs décisions, des raisons de leurs décisions. Par exemple, ils veulent être sûrs que le comité qui recommande la construction d’un pont n’est pas composé majoritairement d’ingénieurs ou d’ « amis » d’ingénieurs, d’entreprises de travaux publics, etc. Transparence, transparence, transparence est « le mot le plus important et le plus fréquemment utilisé dans les codes et les traités d’éthique contemporains »***, le directeur général des Musées de la civilisation, Michel Côté, devrait le savoir.

J’aimerais vous poser une autre question, cher Service des relations de presse.

Comme vous le savez, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) est à l’origine du triste spectacle de la « cage » de La Corriveau à l’affiche depuis beaucoup trop longtemps; au moins trois de ses membres ont publié une affirmation infondée au sujet de cette « cage » (la SHRL a dit et redit, et ose prétendre encore en octobre 2014, que la cage trouvée par elle aux États-Unis est celle dans laquelle le cadavre de La Corriveau a été montré en public à Lévis, ce que rien ne prouve), et cette affirmation non fondée a été présentée lors de deux expositions pour lesquelles les Musées de la civilisation ont agi comme partenaires de la SHRL, et la diffusion de l’affirmation infondée n’a pas provoqué de réaction de la part des Musées, c’est curieux, les Musées s’exposant ainsi à voir leur réputation entachée. Ce que je voudrais savoir, cette fois, c’est ceci : les Musées de la civilisation ont-ils communiqué à la SHRL le nom des membres du « comité scientifique […] chargé de faire les expertises autour de ce qui pourrait être la cage de la Corriveau »? Tant qu’à y être, une autre question : les Musées vont-ils enfin demander des explications à la SHRL, dont l’un des membres honoraires, Claude Genest, l’a associée clairement à l’affirmation infondée concernant le gibet de Marie-Josephte Corriveau? Si le directeur général des Musées de la civilisation, Michel Côté, veut être digne de sa fonction, il le fera.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

*Cela demande des explications, cher Service des relations de presse; voulez-vous dire que les membres du comité travailleraient avec moins de rigueur si leur identité était dévoilée? Ça devrait être le contraire!

**Cela aussi demande des explications, cher Service des relations de presse. Michel Côté, votre directeur général, ne travaille pas dans l’ombre, est bien connu; on ne l’entend jamais dire que cela le gêne.

***Encyclopédie de l’Agora, http://agora.qc.ca/dossiers/Transparence.

COURRIEL ENVOYÉ À M. MICHEL CÔTÉ EN FÉVRIER 2014

 

Lévis, le vendredi 7 février 2014

Monsieur Michel Côté, directeur général

Musée de la civilisation; 85, rue Dalhousie, C.P. 155, succ. B; Québec (Québec), G1K 8R2

Monsieur le directeur général,

Si vous découvriez aujourd’hui qu’un journal écrit par erreur que votre exposition (fictive) Je vote pour un Québec solidaire, qui prendra fin le jour où les électeurs du Québec voteront en 2014, a quitté l’affiche, vous vous empresseriez de lui faire part de son erreur et de l’inviter à la corriger. Il y a un rectificatif que vous devriez demander aux médias de publier rapidement, un démenti beaucoup plus important que celui de ma création imaginaire.

La Société d’histoire régionale de Lévis se plaît depuis des mois à prétendre qu’une « cage » que sa vice-présidente, Mme Claudia Mendez, a découverte dans Internet est la cage dans laquelle le cadavre de Mme Marie-Josephte Corriveau a été exposé en 1763. Et les médias, malheureusement, présentent souvent cette affirmation comme exacte. Voyez (la liste n’est pas exhaustive) :

Dans le quotidien Le Soleil, le 31 juillet 2013, la chroniqueuse Mylène Moisan affirme : « C’est elle [Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis][…] qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. » (Source : http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php)

Le 31 juillet 2013, Le Journal de Québec écrit que « La Société d’histoire régionale de Lévis a trouvé la cage de la Corriveau ». (Source : http://www.journaldequebec.com/videos/recherche/michel%20barrette/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee/1762963623001)

L’hebdomadaire lévisien Le Peuple Lévis écrit le 4 octobre 2013 : « Les Lévisiens peuvent venir découvrir la cage dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exposée dans le village de Pointe-Lévy, en 1763, après avoir été pendue. » (Source : http://www.journaldequebec.com/videos/recherche/la%20voix/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis/2719809431001/page/6)

Le 5 octobre 2013, la CBC News entre dans la danse; elle écrit : « Some 250 years ago, Mary-Josephte Corriveau was hanged on the Plains of Abraham in Quebec City, her body left to rot in a cage in the public square of nearby Lévis. That cage, recently rediscovered, is on display at the Lévis convention centre this weekend. » (Source : Radio-Canada, CBCNews, Montréal, http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/cage-of-la-corriveau-on-display-in-l%C3%A9vis-1.1913940)

Le bouquet, la cerise sur le gâteau est offerte par M. Claude Genest, qui déclare être historien et membre (honoraire, précise-t-il) de la Société d’histoire régionale de Lévis (cette cerise tombe dans l’assiette du Musée de la civilisation de Québec, mais je doute que le Musée ait envie de l’avaler). Dans un texte intitulé La fin de la légende et publié par Le Journal de Lévis le 27 novembre 2013 (page 24), M. Genest dit à son tour que la « cage » trouvée dans Internet par Mme Claudia Mendez, est la « cage » qui a servi à exposer le cadavre de Mme Marie-Josephte Corriveau. Mais ce n’est pas tout : après avoir parlé de la « cage » trouvée dans Internet, M. Genest dit que ladite cage a fait l’objet d’un « dévoilement […] au Musée de la civilisation ». De ce fait, M. Genest associe le Musée de la civilisation à la contrevérité qu’il publie, il risque ainsi de nuire à la réputation du Musée. La vérité, vous le savez, Monsieur le directeur général, est la suivante : le Musée de la Civilisation a accepté de former un comité d’experts qui examinera la « cage » et qui présentera un rapport dans de nombreux mois, le Musée de la civilisation n’a jamais affirmé que la « cage » de Salem trouvée dans Internet a servi à exposer le cadavre de Mme Marie-Josephte Corriveau. Le Musée devrait s’empresser de faire connaître LA vérité aux médias et de les prier de publier son démenti. Le Musée serait justifié de demander la correction d’une erreur concernant les dates de présentation d’une exposition; à plus forte raison devrait-il publier une mise au point quand quelqu’un prétend ou laisse supposer qu’il corrobore un fait ou une affirmation alors que ce n’est pas le cas.

Vous trouverez ci-joint la page du Journal de Lévis contenant le texte de M. Claude Genest (publié aussi par Le Soleil, hélas!).

Je vous prie, Monsieur le directeur général, d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Roger Martel

Ancien membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis et principal artisan de la réalisation de huit numéros de la revue de ladite société, membre de plusieurs sociétés d’histoire depuis de nombreuses années, membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007, Lévisien depuis 1978

P.-S. Cette lettre sera publiée au lepasseurdelacote.com; vous me permettrez probablement de lui adjoindre votre réponse.

Comité chargé d’expertiser la « cage » de La Corriveau : manque de transparence inacceptable des Musées de la civilisation

Lévis, le 9 octobre 2014

Service des relations de presse,

Musées de la civilisation

Rue Dalhousie, Québec

 

Le 6 octobre dernier, cher Service des relations de presse, vous m’avez écrit que les Musées de la civilisation ne veulent pas révéler à la population l’identité des membres du « comité scientifique […] chargé de faire les expertises autour de ce qui pourrait être la cage de la Corriveau », et ce, « pour des raisons de rigueur »* et pour « ne pas entraver leur travail »**.

 

Chat échaudé craint l’eau froide, c’est vrai, mais je vous adresse quand même une autre demande : voudriez-vous répondre aux trois questions suivantes :

Première question : Qui a choisi les membres du « comité scientifique »?

Deuxième question : Les membres du comité se sont-ils engagés, avant d’être choisis, à ne rien dire à la population, aux médias, au sujet du travail du comité et de leur participation aux travaux du comité?

Troisième question : Une rémunération sera-t-elle ou a-t-elle été versée aux membres du comité; des avantages leur ont-ils été accordés ou garantis?

 

Il serait incompréhensible et inacceptable que les Musées de la civilisation refusent de répondre à ces questions. Les citoyens s’attendent, c’est normal, à ce que les États, les administrations municipales, les politiciens et les organismes publics ou paragouvernementaux soient transparents, c’est-à-dire qu’ils les informent complètement de leurs actions, de leurs décisions, des raisons de leurs décisions. Par exemple, ils veulent être sûrs que le comité qui recommande la construction d’un pont n’est pas composé majoritairement d’ingénieurs ou d’ « amis » d’ingénieurs, d’entreprises de travaux publics, etc. Transparence, transparence, transparence est « le mot le plus important et le plus fréquemment utilisé dans les codes et les traités d’éthique contemporains »***, le directeur général des Musées de la civilisation, Michel Côté, devrait le savoir.

 

J’aimerais vous poser une autre question, cher Service des relations de presse.

 

Comme vous le savez, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) est à l’origine du triste spectacle de la « cage » de La Corriveau à l’affiche depuis beaucoup trop longtemps; au moins trois de ses membres ont publié une affirmation infondée au sujet de cette « cage » (la SHRL a dit et redit, et ose prétendre encore en octobre 2014, que la cage trouvée par elle aux États-Unis est celle dans laquelle le cadavre de La Corriveau a été montré en public à Lévis, ce que rien ne prouve), et cette affirmation non fondée a été présentée lors de deux expositions pour lesquelles les Musées de la civilisation ont agi comme partenaires de la SHRL, et la diffusion de l’affirmation infondée n’a pas provoqué de réaction de la part des Musées, c’est curieux, les Musées s’exposant ainsi à voir leur réputation entachée. Ce que je voudrais savoir, cette fois, c’est ceci : les Musées de la civilisation ont-ils communiqué à la SHRL le nom des membres du « comité scientifique […] chargé de faire les expertises autour de ce qui pourrait être la cage de la Corriveau »? Tant qu’à y être, une autre question : les Musées vont-ils enfin demander des explications à la SHRL, dont l’un des membres honoraires, Claude Genest, l’a associée clairement à l’affirmation infondée concernant le gibet de Marie-Josephte Corriveau? Si le directeur général des Musées de la civilisation, Michel Côté, veut être digne de sa fonction, il le fera.

 

Bien à vous,

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

*Cela demande des explications, cher Service des relations de presse; voulez-vous dire que les membres du comité travailleraient avec moins de rigueur si leur identité était dévoilée? Ça devrait être le contraire!

**Cela aussi demande des explications, cher Service des relations de presse. Michel Côté, votre directeur général, ne travaille pas dans l’ombre, est bien connu; on ne l’entend jamais dire que cela le gêne.

***Encyclopédie de l’Agora, http://agora.qc.ca/dossiers/Transparence.

Pauvre Société d’histoire régionale de Lévis, dis-nous : À quand la prohibition pour supprimer les affirmations infondées?

Le jeudi 25 septembre 2014, la Société d’histoire régionale de Lévis a joué deux conférences dans la sacristie de l’église Notre-Dame, à Lévis, province de Québec. Pour entendre les conférenciers discourir sur la prohibition de l’alcool (la troupe comptait deux orateurs, l’un qui était venu de New York USA en avion rien que pour conter quelque chose dans le canton de Lévis, l’autre qui s’était transbahuté lui-même de la paroisse Christ-Roi PQ à la paroisse Notre-Dame PQ pour recevoir l’ombrage du conférencier étranger qui a volé le chaud et semé le froid, normal puisqu’il est en faveur de la baisse des thermostats dans les services gouvernementaux et para-gouvernementaux, y compris dans les hôpitaux*), je disais donc : pour entendre les conférenciers, les gens devaient trouver de l’argent dans leur poche, dix dollars étaient exigés des membres de la SHRL (drôles de personnes, qui ne trouvent rien à redire quand leur société d’histoire les induit en erreur), ou un gros billet de quinze dollars exigé des pauvres qui n’ont jamais sorti un sou de leur caisse pour devenir membres de la SHRL. Évidemment, les Lévisiens qui n’ont pas pu, faute d’argent, s’offrir un repas complet ce jeudi, n’ont pas eu les moyens d’aller entendre les deux conférenciers de la SHRL. Mais les Lévisiens mieux nourris qui l’ont voulu ont eu le bonheur d’entrer dans la sacristie, et ils ont pu, après les conférences, déguster le Vin et Fromage concocté par les administrateurs de la SHRL, et ce, même s’ils n’avaient pas faim (ils ont offert leur sacrifice aux affamés du monde).

 

Depuis que j’ai abandonné le biberon, j’encourage la consommation du vin. Pourquoi ? Parce que j’ai découvert très tôt dans ma vie de garçonnet, grâce à mes relations avec mon mon joyeux oncle Alphonse, que le vin est le meilleur sérum de la Vérité. Hier soir, messieurs Vincent Couture, André Gaumond, Pierre-Olivier Maheux, Louis Hallé, Claude Genest, Clément Samson et Xavier Chambolle, administrateurs de la SHRL (tiens! Il n’y a pas de femmes!) ont-ils porté une coupe ou deux ou trois à leur lèvre? L’un d’eux a-t-il bu assez pour se lever et confesser publiquement que la SHRL** avait induit en erreur ses membres et les Lévisiens en affirmant que la « cage » que Mme Claudia Mendez Ishii, ancien membre du conseil d’administration de la SHRL et rédactrice en chef aujourd’hui de la revue de la SHRL, dit avoir trouvée aux États-Unis est celle qui a servi à exposer l’exosquelette de Marie-Josephte Corriveau à Lévis au 18e siècle.

 

L’administrateur de la SHRL le plus susceptible de rétablir la vérité est certainement M. Clément Samson. Ce dernier n’aime peut-être pas le jus de la treille plus que les autres administrateurs de la SHRL, mais il est probablement celui qui goûte le plus la vérité. Pourquoi ? Parce qu’il a fonction de rendre la justice, en tant que juge à la Cour supérieure du Québec, et que la justice ne saurait trouver sa satisfaction dans les mensonges ou les affirmations infondées.

 

Quand donc les administrateurs de la SHRL avoueront-ils qu’ils ont répandu une affirmation infondée (c’est grave et impardonnable) et qu’au moins trois des membres de leur organisme : Claude Genest, administrateur aujourd’hui, président hier et porteur Ad vitam æternam du titre de membre honoraire, Claudia Mendez Ishii, ancien membre du conseil d’administration, Évelyne Fortier, ancien membre du conseil d’administration elle aussi, ont répandu cette affirmation infondée par écrit dans des périodiques ? Quand donc les administrateurs de la SHRL s’excuseront-t-ils d’avoir répandu une affirmation infondée? Quand donc les administrateurs de la SHRL s’excuseront-ils auprès de leurs partenaires d’avoir utilisé leur aide pour répandre une affirmation infondée dans le cadre de deux expositions en 2013? Quand donc les administrateurs de la SHRL s’excuseront-ils auprès des citoyens de Lévis d’avoir profité de fonds publics municipaux pour répandre dans la ville une affirmation infondée et de les avoir ainsi induits en erreur?

 

J’ai dit que l’administrateur de la SHRL le plus susceptible de rétablir la vérité était certainement M. Clément Samson. Je crains de me tromper. M. Samson n’est peut-être pas l’homme qu’il faut : ancien président de la Caisse Desjardins de Lévis, candidat défait en 2008 dans la course à la direction du Mouvement Desjardins (c’est Mme Monique Leroux qui l’a emporté), il hésitera peut-être à tenter de convaincre la SHRL d’admettre publiquement son erreur ou sa faute, M. Claude Genest et Mme Évelyne Fortier étant des employés de Desjardins, et Mme Mendez la conjointe de l’un d’eux.***

 

 

* Le conférencier de l’étranger, M. Guy Sorman, « défend dans ses ouvrages une politique libérale (La Solution libérale, Fayard, 1984), passant par un État minimum (L’État minimum, Albin Michel, 1985) ». (http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Sorman). J’ignore si les administrateurs de la SHRL prônent tous l’affaiblissement de l’État, défenseur du bien commun; chose certaine, la SHRL aime beaucoup recevoir et engranger les subventions trop généreuses de la ville de Lévis (donc des citoyens de Lévis). En passant, qui a payé le billet d’avion de M. Sorman, venu « spécialement de New-York » (c’est la SHRL qui le dit au http://www.shrl.qc.ca/events-item/conference-sur-la-prohibition-perspectives-historiques-et-economiques/) pour prononcer sa conférence?

 

** En particulier, par leurs écrits, Claudia Mendez Ishii, Claude Genest et Évelyne Fortier.

 

*** Tout le monde conviendra qu’une personne ne peut pas défendre une valeur quand elle exerce une fonction et ignorer cette valeur quand elle en remplit une autre.

 

 

NOTE PAS DU TOUT AMUSANTE :

 

Selon l’affiche « La Corriveau Au-delà de la légende Une exposition de la Société d’histoire régionale de Lévis », les partenaires de la SHRL ont été :

Ville de Lévis

Tourisme Lévis

Musée de la civilisation

Commission de la capitale nationale

Musée canadien des civilisations

Musée national des Beaux-Arts du Québec

Musée Royal 22e Régiment

 

Qui a entendu ces partenaires reprocher à la SHRL de les avoir induits en erreur, qui les a entendus se plaindre de s’être fait avoir? Le silence des partenaires qui sont au courant de la diffusion de l’affirmation infondée de la SHRL est honteux, il témoigne de leur mépris de la population.

Le Passeur de la côte (Roger Martel, citoyen de Lévis)

ON NE PEUT PLUS FAIRE CONFIANCE À LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS. Que ses membres demandent sa dissolution!

 

Logo de la SHRL en couleur

ON NE PEUT PLUS FAIRE CONFIANCE À LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS,

ELLE A PERDU TOUTE CRÉDIBILITÉ.

Qu’elle se saborde.

QUE SES MEMBRES DEMANDENT

SA DISSOLUTION.

 

Peut-on faire confiance à une société d’histoire qui a répandu à Lévis, au Québec, au Canada, avec l’aide des médias, une affirmation importante* qui ne repose sur rien** et qui a ainsi fait preuve d’un manque de rigueur intellectuelle inimaginable? Non!

 

Peut-on faire confiance à une société d’histoire qui refuse de convenir, d’avouer, de confesser qu’elle a répandu une affirmation importante qui ne repose sur rien, même si elle sait qu’il a été démontré par A plus B qu’elle l’a fait, c’est-à-dire qu’elle a tambouriné une affirmation importante non fondée? Non!

 

Peut-on faire confiance à une société d’histoire qui, le premier juillet 2014, présente toujours son affirmation infondée dans son site web ? Non!

 

[La Société d’histoire régionale de Lévis écrit, le premier juillet 2014 : « Dans un premier temps, en collaboration avec Les Musées de la civilisation de Québec nous présentons l’exposition « La Corriveau, au-delà de la légende », EN PRÉSENCE DE L’ARTÉFACT [sic] ORIGINAL. Cette exposition, une première canadienne, sera l’unique occasion de voir cet objet légendaire et de prendre la mesure des tragiques événements survenus en 1763. (Source : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/la-cage-de-la-corriveau-a-levis/)]

 

Peut-on faire confiance à une société d’histoire qui laisse entendre faussement, comme dans la citation ci-dessus, que les Musées de la civilisation de Québec affirment eux aussi que le gibet rapporté des États-Unis est l’ « artefact original », c’est à-dire la « cage » qui a servi à exposer publiquement Madame Marie-Josephte Corriveau? Non!

 

Peut-on faire confiance à une société d’histoire qui confie le poste de rédactrice en chef de sa revue à la personne (Madame Claudia Mendez Ishii) qui semble être à l’origine de l’affirmation importante tout à fait infondée dont il est question ici, à une personnequi a propagé cette affirmation infondée? Non!

 

Peut-on faire confiance à une société d’histoire qui a pour membre honoraire et comme administrateur l’une des personnes (Monsieur Claude Genest) qui ont contribué fortement à répandre l’affirmation importante qui ne repose sur rien dont il est question ici? Non!

 

Peut-on faire confiance au conseil d’administration d’une société d’histoire dont aucun des membres n’a convenu publiquement, à la connaissance du soussigné, que son organisation a répandu l’affirmation importante qui ne repose sur rien dont il est question ici? Non!

 

Peut-on faire confiance à une société d’histoire qui confie le poste de rédactrice en chef de sa revue à la personne qui a fait l’étrange déclaration suivante dans un article qu’elle a écrit elle-même (en y mettant sans doute tout le temps nécessaire et très probablement en consultation avec un historien membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis) :

 

[L’auteure découvre la « cage » à Salem; elle dit :] « On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule externe [?] avec une grand finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau […] » Il est légitime que le lecteur se demande comment Madame Mendez Ishii a pu identifier Marie-Josephte Corriveau.

(Le texte de Madame Mendez Ishii s’intitule La cage de la Corriveau; il a été publié dans le numéro 124 (hiver 2012) de la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis, La Seigneurie de Lauzon.Un texte de Madame Mendez Ishii intitulé lui aussiLa cage de la Corriveau peut être lu dans le numéro 2 du volume 19 de la revue de la Fédération des sociétés d’histoire du Québec, Histoire Québec.)

 

Je répète : Peut-on faire confiance à une société d’histoire qui s’obstine à refuser de convenir, d’avouer, de confesser qu’elle a répandu l’affirmation importante qui ne repose sur rien dont il est question ici, même si elle sait qu’il a été démontré par A plus B qu’elle l’a fait, c’est-à-dire qu’elle a tambouriné une affirmation importante non fondée? Non!

 

Peut-on faire confiance et a-t-on envie de faire confiance à une société d’histoire qui a gravement induit ses membres et la population en erreur, et qui a manqué ainsi de respect à ses membres et à la population? NON!

 

Que la Société d’histoire régionale de Lévis cesse ses activités sans tarder! Sa dissolution s’impose!

 

LES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS

 

QUI N’ACCEPTENT PAS QUE LEUR SOCIÉTÉ LES AIT INDUITS EN ERREUR

 

ET QU’ELLE AIT INDUIT EN ERREUR LA POPULATION,

 

LES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS

 

QUI N’ACCEPTENT PAS QUE LEUR SOCIÉTÉ LEUR AIT MANQUÉ DE RESPECT

 

ET QU’ELLE AIT MANQUÉ DE RESPECT À LA POPULATION,

 

DEVRAIENT EXIGER LA TENUE D’UNE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SPÉCIALE DONT L’OBJET SERAIT

 

LA DISSOLUTION DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS.

 

 

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

 

 

Note. Les membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis sont :

 

Vincent Couture, Président

André Gaumond, Vice-président

Pierre-Olivier Maheux, Trésorier

Louis Hallé, Secrétaire

Claude Genest, Administrateur

Clément Samson, Administrateur

Xavier Chambolle, Administrateur

 


*

VOICI QU’ELLE EST L’IMPORTANTE AFFIRMATION NON FONDÉE FAITE PAR L’ACTUELLE RÉDACTRICE EN CHEF DE LA REVUE DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS (SHRL), MADAME CLAUDIA MENDEZ ISHII :

 

« C’est elle [Claudia Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon [Manon Pelletier, ancien membre du conseil d’administration de la SHRL et associée ou ancienne associée de Madame Mendez], en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » Elle a imaginé la femme de cinq pieds, pendue et accrochée à un carrefour pendant 40 jours […]. » (Mylène Moisan (chroniqueur), « En face, c’est Lévis, il n’y a rien… », article publié dans Le Soleil le 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php)

 

Monsieur Claude Genest, membre honoraire et ancien président de la Société d’histoire régionale de Lévis, prétend LUI AUSSI que la cage trouvée est bien celle qui a servi à exposer Madame Marie-Josephte Corriveau; il a écrit ceci dans Le Journal de Lévis :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. »

(Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

 

Madame Évelyne Fortier, ancien membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, a ELLE AUSSI diffusé l’affirmation infondée dans un article de la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis.

 

**

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau paru en 2014 CONTREDISENT la Société d’histoire régionale de Lévis, Claudia Mendez Ishii, Claude Genest et Évelyne Fortier. Ces auteurs, Dave Corriveau et Catherine Ferland (docteure en histoire), écrivent ceci :

« Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau. »

(Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

 

Les Musées de la civilisation contredisent la Société d’histoire régionale de Lévis, Claudia Mendez Ishii, Claude Genest et Évelyne Fortier.

Le 14 février 2014, on trouve le texte suivant dans le site web du Musée de la civilisation de Québec :

Une cage pouvant être celle de la Corriveau expertisée par les Musées de la civilisation

Au cours des prochains mois, les Musées de la civilisation à Québec, par le biais de son Centre national de conservation et d’étude des collections, se pencheront sur une pièce qui pourrait se révéler être la cage dans laquelle le corps de Marie-Josephte Corriveau fût exhibé, à Lévis en 1763, après sa pendaison.

(Musée de la civilisation, http://www.mcq.org/fr/presse/presse.php?idEx=w3899 consulté le 14-02-2014)

 

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, contredit très clairement la Société d’histoire régionale de Lévis, Claudia Mendez Ishii, Claude Genest et Évelyne Fortier, tous ceux qui osent affirmé que la « cage » trouvée à Salem est bien celle dans laquelle le cadavre de Madame Corriveau a été exposé. Le Peuple Lévis écrit en effet ceci :

« Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ».

(Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

 

La conservatrice Sylvie Toupin contredit la Société d’histoire régionale de Lévis, Claudia Mendez Ishii, Claude Genest et Évelyne Fortier. Le 2 octobre 2013, le quotidien Le Devoir parle de « la présumée cage » de Madame Marie-Josephte Corriveau. Voici un extrait de l’article :

« le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité .

« C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur », raconte la conservatrice Sylvie Toupin. »

(Louise-Maude Rioux Soucy, L’esprit de la Corriveau refait surface, Le Devoir, 2 octobre 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface)

 

Un article du quotidien Le Devoir contredit très clairement la Société d’histoire régionale de Lévis, Claudia Mendez Ishii, Claude Genest et Évelyne Fortier. Cet article dit que « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau ». On ne peut pas être plus clair!

(Le Devoir, 1er août 2012, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee)

 

fin

 

DERNIÈRE HEURE

 

Aujourd’hui, huit juillet 2014, on trouve encore dans le site web de la SHRL le texte suivant (et sa malheureuse affirmation infondée) :

 

Du 3 au 6 octobre 2013.

 

La Société d’histoire régionale de Lévis vous convie aux activités commémoratives du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau à Lévis. Pour cette occasion deux activités exceptionnelles et uniques se tiendront entre le 3 et 6 octobre prochains.

 

Dans un premier temps, en collaboration avec Les Musées de la civilisation de Québec nous présentons l’exposition « La Corriveau, au-delà de la légende », en présence de l’artéfact original. Cette exposition, une première canadienne, sera l’unique occasion de voir cet objet légendaire et de prendre la mesure des tragiques événements survenus en 1763.

 

Pour l’occasion, Claudia Méndez, vice-présidente de la SHRL, présentera l’histoire de cette trouvaille par notre société d’histoire en octobre 2011 sous la forme d’une expo-conférence.

 

(Source : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/la-cage-de-la-corriveau-a-levis/)

 

 

C’est assez : que la Société d’histoire régionale de Lévis mette fin à ses activités sans tarder! Qu’elle se saborde!

 

Je ne sais pas combien de membres compte aujourd’hui la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL). Ceux qui n’ont pas cessé de la fréquenter ne sont-ils pas étranges? Pourquoi? Ils peuvent être considérés comme étranges parce qu’ils se trouvent à accepter, selon toute apparence :

 

1 – que leur Société leur présente et présente à la population, depuis des mois, une affirmation infondée, et qu’elle continue de présenter publiquement cette affirmation même si elle sait maintenant, si elle ne l’a pas toujours su, qu’elle ne repose sur rien;

2 – que leur Société, conséquemment, les ait induits en erreur, eux et la population, par une ou des actions, et qu’elle continue d’induire en erreur des personnes en présentant toujours son affirmation dans son site web (et ailleurs, peut-être);

3 – que leur Société les traite d’une manière irrespectueuse, eux et la population.

 

L’affirmation infondée que la SHRL a répandue abondamment et avec des moyens puissants (grâce à l’aide que la ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis, entre autres, lui ont accordée) est la suivante: Nous avons retrouvé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis, c’est la cage qui a servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau. CETTE AFFIRMATION NE REPOSE SUR RIEN; cette affirmation est contredite clairement par plusieurs, dont :

 

1 – les Musées de la civilisation du Québec;

2 – M. Dave Corriveau et Mme Catherine Ferland (docteure en histoire), auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau paru en 2014 chez Septentrion;

3 – le quotidien Le Devoir qui a écrit : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau ».

 

Ce n’est pas tout! La SHRL ose continuer de répandre son information infondée, que je lui ai mise sous le nez et que j’ai dénoncée publiquement et nettement: en juin 2014, on trouve toujours cette affirmation tout à fait infondée dans son site web! La SHRL se croit-elle toute-puissante, pense-t-elle être appuyée par un ami tout-puissant qui lui assurerait l’impunité totale? On le dirait.

 

Comment la SHRL en est-elle arrivée à répandre une affirmation qui ne repose sur rien? Il semble que ce soit Madame Claudia Mendez Ishii qui ait péché la première, à l’époque où elle assumait la vice-présidence de la SHRL; pourtant, Madame Mendez Ishii aurait dû faire preuve de rigueur intellectuelle, elle qui posséderait un diplôme en sociologie. Monsieur Claude Genest a péché lui aussi; pourtant, Monsieur Genest aurait dû faire preuve de rigueur intellectuelle, lui à qui aurait été décerné un diplôme en histoire, qui a déjà présidé la SHRL et qui occupe depuis longtemps un poste d’historien à la Maison historique Alphonse Desjardins; Madame Évelyne Fortier a péché elle aussi; pourtant, Madame Fortier aurait dû faire preuve de rigueur intellectuelle, elle à qui a déjà été confié le poste de trésorière au conseil d’administration de la SHRL et qui travaille à la Maison historique Alphonse Desjardins, qui est le « musée de Desjardins ».

 

La SHRL n’aurait-elle pas dû se soucier de ne pas trahir la confiance de ceux qui l’aidaient financièrement à réaliser des activités, ou à participer à de telles activités, au cours desquelles elle diffusait son affirmation infondée. Ceux qui l’ont aidée ne sont pas des quantités négligeables; les principaux semblent avoir été : l’administration municipale de Lévis (l’argent qu’elle a sorti de ses goussets pour la SHRL provenait en partie des citoyens de Lévis), les Musées de la civilisation du Québec (l’argent qu’ils ont sorti de leurs goussets pour la SHRL provenait en partie des citoyens du Québec), la Caisse Desjardins de Lévis (l’argent qu’elle a sorti de ses goussets pour la SHRL provenait en partie de ses sociétaires et des citoyens du Québec). Il est à espérer que les généreux donateurs demanderont un jour à la SHRL des explications (on constate qu’ils ne sont pas pressés de le faire) et, pourquoi pas? le remboursement de leur contribution financière (qu’ils ne se gênent pas : la SHRL avait un compte intéressant chez Desjardins il y a une couple d’années).

 

Considérant ce qui précède, considérant que le lien de confiance entre les membres de la Société d’histoire régionale de Lévis et la direction de leur Société ne peut être que rompu, considérant que le lien de confiance entre la population de Lévis et la direction de la Société d’histoire régionale de Lévis ne peut être que rompu, je demande à la Société d’histoire régionale de Lévis* de mettre fin à ses activités, de se saborder sans attendre davantage.

 

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

 

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007.

 

* Je m’adresse aux membres du conseil d’administration de la SHRL : M. Vincent Couture, président; M. André Gaumond, vice-président; M. Pierre-Olivier Maheux, trésorier; M. Louis Hallé, secrétaire; M. Claude Genest; M. Clément Samson; M. Xavier Chambolle. (Source : http://www.shrl.qc.ca/conseil-dadministration/ consulté le 24 juin 2014)

La SHRL autrefois

 

Georges-Etienne Proulx, 2e pres. SHRL

Georges-Étienne Proulx, deuxième président de la SHRL

Edith Labarre, 1re pres. SHRL

Édith Labarre, première présidente de la SHRL

 

Une affirmation infondée dans la revue Histoire Québec de la Fédération des sociétés d’histoire du Québec.

Lévis, le 22 juin 2014

 

Monsieur Richard M. Bégin, président de la Fédération Histoire Québec

Revue Histoire Québec

4545, av. Pierre-De Coubertin
Montréal (Québec) H1V 0B2
courriel : fshq@histoirequebec.qc.ca

 

Monsieur,

 

Histoire Québec (volume 19, numéro 2) contient une importante affirmation indéniablement infondée faite par Madame Claudia Mendez Ishii dans son article intitulé La cage de La Corriveau, à l’époque où elle était, si ma mémoire est bonne, la vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL). Dans le Résumé/Extrait de cet article publié par Érudit dans le web, Madame Mendez Ishii écrit ceci :

 

« nous avons retrouvé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. Nous étions très émus par cette découverte et animés par le désir d’approfondir le sujet. Donc, en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), Manon Pelletier [lisez la note 1) et moi-même sommes allées rendre visite à la cage de La Corriveau. [] Pour l’occasion, l’artefact été sorti de son entrepôt et on nous a permis de prendre plusieurs photos et mesures. On a mis à notre disposition toute l’information détenue par le musée, de notre côté, nous leur avons offert une copie du dossier sur La Corriveau que nous possédons à la SHRL. Ils ne savaient pas ce qu’ils avaient entre les mains, ni l’importance sur l’imaginaire québécois de cette terrible histoire. Toutefois, ils connaissent bien la valeur historique d’un tel objet. Il est unique, selon le conservateur d’une des plus anciennes collections… » (Érudit, http://www.erudit.org/culture/hq1056841/hq01043/70711ac.html?vue=resume&mode=restriction vu le 17 mai 2014 (Lisez la note 2.)

 

L’affirmation de Madame Claudia Mendez Ishii a été contredite par les Musées de la civilisation du Québec et par les auteurs du livre La Corriveau. De l’histoire à la légende : Dave Corriveau et Catherine Ferland (docteure en histoire), entre autres. (Lisez la note 3.)

 

Une revue sérieuse se ferait un devoir de publier un correctif rapidement. Je m’attends donc à trouver un correctif clair, bien mis en évidence, dans le prochain numéro d’Histoire Québec.

 

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, Lévisien

 

Note 1 : Madame Manon Pelletier exploite (ou exploitait) l’entreprise Tours Suivez le guide avec Madame Mendez Ishii; elle a déjà appartenu au conseil d’administration de la SHRL.

 

Note 2 : La revue de la SHRL, La Seigneurie de Lauzon (numéro 122, hiver 2012), a publié un article de Madame Mendez Ishii intitulé La cage de La Corriveau comme celui qu’elle a offert à Histoire Québec.

 

Note 3 : Curieusement, le 22 juin 2014, on trouve encore dans le site web de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHJRL) des affirmations comme celle-ci : « en collaboration avec Les Musées de la civilisation de Québec nous présentons l’exposition « La Corriveau, au-delà de la légende », en présence de l’artéfact original. Cette exposition, une première canadienne, sera l’unique occasion de voir cet objet légendaire et de prendre la mesure des tragiques événements survenus en 1763. Pour l’occasion, Claudia Méndez, vice-présidente de la SHRL, présentera l’histoire de cette trouvaille ». Ou comme cette autre  : « Comme vous le savez, dans le dernier numéro (124) de La Seigneurie de Lauzon, Claudia Méndez a publié un article sur la découverte, aux États-Unis, de la cage de la Corriveau. » (Naturellement, la SHRL aurait dû retirer ces textes ou les modifier.)

 

Il semble que la SHRL soit seule à avoir la certitude que la « cage » de Salem est celle qui a servi à exposer Madame Corriveau. Ou elle n’ose peut-être pas avouer publiquement avoir induit ses membres et la population en erreur (son affirmation infondée s’apparente aujourd’hui à un mensonge). – MONSIEUR BÉGIN, APPROUVEZ-VOUS LE COMPORTEMENT DE LA SHRL?

 

Lettre à la Fédération des sociétés d’histoire du Québec concernant la « cage de la Corriveau » _ Une affirmation infondée!

 

Lévis, le 27 mai 2014

Richard M. Bégin, président

Fédération des sociétés d’histoire du Québec (Fédération Histoire Québec)

4545, av. Pierre-De Coubertin
Montréal (Québec) H1V 0B2

courriel : fshq@histoirequebec.qc.ca

Monsieur,

Le numéro 2 du volume 19 de la revue de la Fédération des sociétés d’histoire du Québec, Histoire Québec, contient un article intitulé La cage de la Corriveau, signé par Claudia Mendez (à l’époque, cette dernière était la vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis ou SHRL). Dans cet article, Madame Mendez véhicule une information non fondée importante, elle affirme :

«  C’est au mois d’octobre 2011, dans le cadre de mon travail de rédactrice de La Seigneurie de Lauzon [revue de la SHRL], que j’ai fait une recherche d’images afin d’illustrer un texte poétique qui portait sur La Corriveau. Je faisais une recherche d’images approfondie sur internet lorsque j’ai vu une photo très intrigante. […] En quelques jours seulement, avec l’aide de deux autres administrateurs, nous avons retrouvé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. Nous étions très émus par cette découverte et animés par le désir d’approfondir le sujet. Donc, en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), Manon Pelletier et moi-même sommes allées rendre visite à la cage de La Corriveau. […] On a mis à notre disposition toute l’information détenue par le musée […] Ils ne savaient pas ce qu’ils avaient entre les mains, ni l’importance sur l’imaginaire québécois de cette terrible histoire. Toutefois, ils connaissent bien la valeur historique d’un tel objet. Il est unique, selon le conservateur d’une des plus anciennes collections… »

Le texte que vous venez de lire est un extrait du résumé de l’article de Madame Mendez, résumé rédigé par Madame Mendez elle-même et publié dans le site web d’Érudit à cette adresse : http://www.erudit.org/culture/hq1056841/hq01043/70711ac.html?vue=resume&mode=restriction (site consulté le 26 mai 2014).

(L’affirmation infondée de Madame Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis a été diffusée dans plusieurs contextes, notamment lors d’une exposition à la Gare intermodale de Lévis, dont les visiteurs pouvaient lire ce texte : « à l’automne 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis, avec l’aide des administrateurs, a retrouvé la trace de la cage en fer (exosquelette) ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau en effectuant une recherche sur Internet. »)

Dire que la Société d’histoire régionale de Lévis a trouvé la cage « ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau », c’est induire tout le monde en erreur. Je vous le démontre :

I

Les Musées de la civilisation ont contredit Claudia Mendez. Le 14 février 2014, on trouve en effet le texte suivant dans le site web du Musée de la civilisation de Québec :

« Une cage pouvant être celle de la Corriveau expertisée par les Musées de la civilisation. Au cours des prochains mois, les Musées de la civilisation à Québec, par le biais de son Centre national de conservation et d’étude des collections, se pencheront sur une pièce qui pourrait se révéler être la cage dans laquelle le corps de Marie-Josephte Corriveau fût exhibé, à Lévis en 1763, après sa pendaison. »

(Musée de la civilisation, http://www.mcq.org/fr/presse/presse.php?idEx=w3899 consulté le 14-02-2014)

II

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau contredisent Claudia Mendez. Ces auteurs, Dave Corriveau et Catherine Ferland, écrivent ceci :

« Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau ».

(http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/)

III

La conservatrice Sylvie Toupin contredit Claudia Mendez : le 2 octobre 2013, le quotidien Le Devoir, qui a interrogé Madame Toupin, parle de « la présumée cage » de Madame M.-J. Corriveau. Voici un extrait de l’article :

« le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité.

« C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur », raconte la conservatrice Sylvie Toupin. »

(Louise-Maude Rioux Soucy, L’esprit de la Corriveau refait surface, Le Devoir, 2 octobre 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface) IV

IV

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, contredit très clairement tous ceux qui affirment que la « cage » trouvée à Salem est bien celle dans laquelle le cadavre de Madame Corriveau a été exposé. Le Peuple Lévis écrit en effet ceci le 4 octobre 2013 :

« Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ».

(Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis)

V

Un article du quotidien Le Devoir contredit Claudia Mendez; il dit : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau ». On ne peut pas être plus clair!

(Le Devoir, 1er août 2012, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee)

Je suis sûr que vous conviendrez avec moi qu’il est nécessaire que la Fédération des sociétés d’histoire du Québec informe ses membres, les lecteurs de sa revue ainsi que les utilisateurs de son site web et de ses autres médias, qu’une information inexacte importante leur a été transmise. Rien ne vous empêche sans doute de publier le rectificatif dans vos médias électroniques dès cette semaine; dans la revue Histoire Québec, le rectificatif paraîtrait dans le prochain numéro.

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes salutations les meilleures.

Roger Martel, Lévisien

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007.

P.-S. Cette lettre et la réponse que vous voudrez bien lui donner seront publiées au lepasseurdelacote.com.

 

Une affirmation non fondée concernant la « cage de la Corriveau »

 

Lévis, le 20 mai 2014

 

 

Rien ne prouve que la « cage » trouvée à Salem par la Société d’histoire régionale de Lévis est bien le gibet qui a servi à exhiber Madame Marie-Josephte Corriveau à Lévis en 1763.

Dire le contraire, c’est induire en erreur.

Des membres de la Société d’histoire régionale de Lévis et d’autres citoyens ont été induits en erreur.

 

 

Monsieur Vincent Couture

Président de la Société d’histoire régionale de Lévis

9, rue Monseigneur Gosselin

Lévis

 

 

Monsieur,

Il faut que je vous parle d’une affirmation qui a été véhiculée par la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) et certains de ses membres, dont l’exactitude n’a pas été démontrée et qui tarde à être corrigée selon les règles par la SHRL; cette affirmation a pris naissance à l’époque où vous présidiez, comme aujourd’hui, le conseil d’administration de la SHRL. On la trouve dans le passage suivant d’un article écrit par Mme Evelyne Fortier, alors membre du conseil d’administration de la SHRL, et publié dans la revue de la SHRL au début de 2013 :

 

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa traceau Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. » (La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

 

Mme Claudia Mendez Ishii a diffusé la même affirmation infondée dans le quotidien Le Soleil le 31 juillet 2013 (elle était alors la vice-présidente de la SHRL) :

 

« C’est elle (Claudia Mendez Ishii) […] qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon [pelletier, ancien membre du conseil d’administration de la SHRL], en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien… », Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php)

 

Un membre honoraire de la SHRL, M. Claude Genest (redevenu membre depuis peu du conseil d’administration de la SHRL), a diffusé la même affirmation, que l’on trouve dans le texte suivant qu’il a écrit et fait paraître dans l’hebdomadaire Le Journal de Lévis le 27 novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

 

 

Parmi ceux qui contredisent Mme Fortier, Mme Mendez Ishii et M. Genest, il y a les Musées de la civilisation.  Le 14 février 2014, on trouve le texte suivant dans leur site web :

 

Au cours des prochains mois, les Musées de la civilisation à Québec, par le biais de son Centre national de conservation et d’étude des collections, se pencheront sur une pièce qui pourrait se révéler être la cage dans laquelle le corps de Marie-Josephte Corriveau fût exhibé, à Lévis en 1763, après sa pendaison.

(http://www.mcq.org/fr/presse/presse.php?idEx=w3899 consulté le 14-02-2014)

 

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau publié il y a quelques semaines contredisent les trois personnes nommées ci-dessus. Ces auteurs, Dave Corriveau et Catherine Ferland, écrivent ceci :

« Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau »

(http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

 

 

Ne serait-il pas normal, Monsieur Couture, que la SHRL s’explique, notamment dans le web et dans sa revue, ainsi que dans les hebdomadaires et quotidiens qui ont repris l’affirmation non fondée, au sujet de la diffusion de ladite affirmation? À ma connaissance, Monsieur Couture, vous n’êtes jamais intervenu publiquement pour dire sans détour, sans ambiguité, qu’il n’existe pas de preuves permettant d’affirmer que la « cage » trouvée à Salem est celle qui a servi à exhiber Madame Marie-Josephte Corriveau. Je m’attends, comme d’autres citoyens, à ce que vous le fassiez rapidement. Parce que les historiens professionnels et les amateurs d’histoire sérieux n’ont qu’un seul maître : la vérité.

 

Veuillez, Monsieur le président, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

 Roger Martel

Citoyen de Lévis, membre depuis des années de la Société d’histoire de Saint-Romuald, de la Société historique de Québec, de la Société historique de Bellechasse, de la Société d’histoire de Montmagny, de la Société historique de la Côte-du-Sud, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, ancien membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007. – Site web : lepasseurdelacote.com

 

 

P.-S. Cette lettre sera publiée au lepasseurdelacote.com, comme la réponse que son destinataire voudra bien lui donner.