La Caise Desjardins de Lévis et son appui à une organisation qui induit les gens en erreur.

Lévis, le 22 novembre 2016

Monsieur René Bégin, président du conseil d’administration

Caisse Desjardins de Lévis

Lévis (Québec)

 

Monsieur,

La Caisse Desjardins de Lévis est toujours l’un des partenaires principaux, sinon le partenaire principal, de la Société d’histoire de Lévis, d’après le site Internet de cette dernière consulté aujourd’hui. (Vous ne le savez peut-être pas : la Société d’histoire de Lévis portait encore récemment un nom associé à des affirmations infondées, celui de Société d’histoire régionale de Lévis.) Or, ladite Société d’histoire de Lévis est mêlée, encore une fois, à une affirmation infondée, répandue celle-là au moyen d’un dépliant que l’on pouvait trouver dans un bureau d’information touristique tenu par la Ville de Lévis, et que la Ville a retiré à la suite d’une intervention du ministère de la Culture et des Communications du Québec. Je ne pense pas que la Caisse Desjardins de Lévis voudra de nouveau endurer qu’une organisation qu’elle appuie moralement et financièrement induise en erreur la population et les gens qui font du tourisme. Personnellement, je n’accepterais pas que la Caisse Desjardins de Lévis, dont je suis client, et son conseil d’administration ferment les yeux.

Permettez-moi, Monsieur, de reproduire ici un courriel que j’ai envoyé aujourd’hui au maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier (les élus municipaux de Lévis le recevront eux aussi).

 

COURRIEL TRASMIS PAR LE SOUSSIGNÉ AU MAIRE DE LÉVIS LE 22 NOVEMBRE 2016

En août 2016, je vous ai envoyé un message concernant une affirmation infondée de la Ville de Lévis et de la Société d’histoire régionale de Lévis (nouveau nom de la Société d’histoire régionale de Lévis) publiée dans un dépliant intitulé Une chapelle miraculeuse La chapelle Sainte-Anne (le Vatican n’a jamais reconnu que des miracles se sont produits à Lévis). Vous ne m’avez pas répondu; aucun élu, aucun employé de la Ville ne m’a envoyé une réponse véritable. Aujourd’hui, je vous demande de me répondre.

Je vous invite à relire la communication que je vous ai transmise le 4 septembre 2016 :

Lévis, le 4 septembre 2016

Monsieur Gilles Lehouillier, maire de Lévis (Québec)

Hôtel de Ville, Lévis

Monsieur,

Le 19 août dernier je vous ai envoyé un courriel. Le 25 août 2016, c’est la conseillère Janet Jones qui m’a écrit en réaction à mon message, un message qui vous était destiné. Malheureusement, il semble qu’elle n’ait pas la compétence requise pour répondre à une demande comme celle que je vous ai envoyée : la plupart des grands élèves du cours primaire auraient compris mon texte; Madame Janet Jones a été incapable de le comprendre (se pourrait-il qu’elle ait fait semblant de ne pas le comprendre?).

Dans mon courriel du 19 août, je soutiens que LA VILLE DE LÉVIS TROMPE LA POPULATION quand elle affirme sans donner de preuves que « Deux miracles ont eu lieu dans cette chapelle [chapelle Sainte-Anne de la rue Saint-Joseph, à Lévis] lors de la fête de Sainte-Anne en 1893 » (cette tromperie se trouve dans un feuillet publicitaire disponible au BUREAU D’INFORMATION TOURISTIQUE TENU PAR LA VILLE situé près de la gare fluviale). Dans mon courriel du 19 août, je dis aussi que j’ai communiqué avec le curé de la paroisse dans laquelle se trouve la chapelle « miraculeuse » et que ce curé n’a pu que me dire qu’il allait devoir se renseigner pour déterminer si des miracles ont eu lieu ou non DANS SA PAROISSE (n’est-il pas curieux, très curieux, que le curé ne sache pas que sa paroisse doit des miracles à une intervention divine?); dans mon courriel du 19 août 2016, je dis également qu’il est incroyable et scandaleux que la ville de Lévis soit l’un des signataires de ce feuillet qui trompe la population; je vous dis aussi, Monsieur le maire, que vous devez prendre des mesures pour que la diffusion du feuillet cesse et que vous devez rétablir publiquement la vérité ainsi que présenter des excuses à la population.

Dans mon courriel du 19 août 2016, vous avez pu lire cet autre passage, Monsieur Lehouillier :

« J’ai déjà soutenu qu’il faudrait que vous démissionniez, vous et les conseillers municipaux qui vous appuient. Vous comprendrez que l’affaire de la « chapelle miraculeuse » ne me fait pas changer d’idée. »

Comme vous le voyez, j’ai dit beaucoup de choses dans mon courriel du 19 août 2016. QUELLE A ÉTÉ LA RÉPONSE SIGNÉE PAR LA CONSEILLÈRE JANET JONES? SA RÉPONSE TIENT EN QUATRE MOTS : « MERCI POUR VIS COMMENTAIRES » (Madame Jones n’a pas réussi à écrire quatre mots sans commettre une faute).

La « réponse » de la conseillère Janet Jones (votre porte-parole), membre de votre prétendu parti politique, Lévis Force 10, est inqualifiable.

La « réponse » de la conseillère Janet Jones est aussi la vôtre, Monsieur Gilles Lehouillier (vous n’auriez pas laissé la conseillère m’écrire librement, on s’en doute). Votre « réponse », monsieur le maire, n’est pas conforme aux règles morales de notre société; votre « réponse » est indigne d’un maire. Vous ne méritez pas de continuer de remplir la fonction de maire. Les conseillers municipaux qui vous appuient ne méritent pas de siéger au conseil municipal.

Le seul fait que vous ayez autorisé la conseillère Janet Jones à répondre à mon courriel du 19 août 2016 de la façon dont elle l’a fait vous disqualifie, monsieur Gilles Lehouillier.

Dans votre courriel signé par la conseillère Janet Jones, Monsieur Gilles Lehouillier, VOUS NE RÉPONDEZ À AUCUN ÉLÉMENT DE MON COURRIEL DU 19 AOÛT. Votre « réponse » est celle d’un homme qui est parfaitement conscient qu’il est incapable de prouver son innocence, qui sait être coupable d’avoir trompé ses concitoyennes et ses concitoyens. La situation est claire.

En pièce jointe vous trouverez le feuillet mensonger signé par la Société d’histoire régionale de Lévis, le ministère de la Culture et des Communications du Québec et la ville de Lévis.

Ce message et votre réponse (si vous me répondez) seront publiés au www.lepasseurdelacote.com.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

Je publierai la présente et votre réponse, Monsieur Bégin, si vous me répondez, au lepasseurdelacote.com.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

lepasseurdelacote.com

Plainte contre l’ombudsman du Mouvement Desjardins soumise à l’ombudsman du Mouvement Desjardins le 19 août 2016.

Lévis (Québec), le 19 août 2016

 

Madame Danielle Savoie, ombudsman

Bureau de l’Ombudsman du Mouvement Desjardins

Case postale 7, succursale Desjardins

Montréal (Québec) H5B 1B2

Objet : Plainte contre l’ombudsman du Mouvement Desjardins

 

Madame l’ombudsman,

 

Permettez-moi de porter plainte contre l’ombudsman du Mouvement Desjardins, Madame Danielle Savoie.

Au milieu de mai 2016, il y a donc plus de trois mois, j’ai soumis à Madame Savoie une plainte contre la Caisse Desjardins de Lévis. Madame Savoie ne m’a pas répondu, Madame Savoie ne m’a même pas expédié un accusé de réception. Le mois dernier, j’ai écrit de nouveau à Madame Savoie : « Il y a […] deux mois, je vous ai envoyé une plainte concernant la Caisse Desjardins de Lévis, ai-je rappelé à Madame Savoie. Vous n’avez pas encore communiqué avec moi, Madame l’ombudsman. Votre code d’éthique vous autorise-t-il à ignorer des demandes légitimes des clients de Desjardins? » Vous pensez sans doute, Madame Savoie, que Madame Savoie m’a répondu prestement. Détrompez-vous : je n’ai pas encore eu la joie de lire l’ombudsman du Mouvement Desjardins.

Pourtant… Pourtant, le code de déontologie du Mouvement Desjardins, que Madame Savoie devrait connaître, stipule ceci :

« Desjardins reconnaît que chaque personne est fondamentalement digne, libre et responsable. Partant de ce principe, les dirigeants et les employés de Desjardins s’engagent à : a) traiter chaque personne avec respect et courtoisie; b) observer strictement le devoir de confidentialité et de discrétion ; c) répondre aux besoins des personnes de la façon la mieux adaptée possible; d) fournir aux personnes une information exacte, utile et compréhensible pour prendre des décisions éclairées; e) agir de manière professionnelle en toute circonstance; f) éviter toute forme de harcèlement et discrimination. »

J’imagine que vous seriez d’accord avec moi, Madame l’ombudsman, pour dire que Madame Savoie ne m’a pas traité avec respect et courtoisie, qu’elle ne m’a pas fourni une information exacte, utile et compréhensible, etc.

Je suis sûr que vous accomplirez votre devoir, et que traiterez ma plainte honnêtement, avec impartialité, rapidement.

Veuillez agréer, Madame l’ombudsman, l’expression de mes sentiments distingués.

Roger Martel, citoyen de Lévis, client de la Caisse Desjardins de Lévis

Lettre à un membre du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, Linda Goupil.

Lévis, le 9 mars 2016

Madame Linda Goupil

Lévis (Québec)

Madame,

Je ne m’adresse pas à vous parce que vous êtes avocate ni parce que vous avez été ministre de la Justice du Québec de décembre 1998 à mars 2001; je vous écris parce que vous êtes membre du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, selon le site web de cette dernière consulté aujourd’hui.

J’ai écrit plusieurs fois au président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, M. René Bégin. Malheureusement, ce dernier fait peu de cas de moi, je dirais même qu’il se conduit comme si je n’existais pas (pourtant, il y a de l’argent qui m’appartient dans les coffres de sa Caisse, de l’argent que M. Bégin, comptable professionnel, ne doit pas dédaigner).

Auriez-vous la bonté de me dire, Madame, si M. René Bégin ou quelqu’un d’autre a informé les membres du conseil d’administration de la Caisse, devant le conseil réuni, de la réception de mes communications? Auriez-vous la bonté de me dire si la teneur de toutes mes communications a été dévoilée aux membres du conseil d’administration de la Caisse, devant le conseil réuni? Auriez-vous la bonté de me dire si les membres du conseil d’administration de la Caisse ont discuté de chacune de mes communications, quand le conseil était réuni?

Serait-ce trop vous demander que d’essayer de convaincre le conseil d’administration de la Caisse de répondre aux deux dernières communications que j’ai transmises à M. René Bégin et que je reproduis ci-dessous? Vous conviendrez avec moi qu’il est inacceptable que le conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis ignore mes communications, ne serait-ce que pour la raison suivante : le code d’éthique du Mouvement Desjardins prévoit certainement que les dirigeants, gestionnaires et employés ne doivent pas traiter les clients d’une manière inconvenante.

Le silence de M. Bégin, c’est aussi celui des autres membres du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis.

Recevez, Madame, l’expression de mes sentiments distingués.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

CETTE COMMUNICATION ET LES RÉPONSES AUXQUELLES ELLE DONNERA LIEU SERONT PUBLIÉES AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

 

Première communication

Affaire de la « cage de la Corriveau » : la Caisse Desjardins de Lévis doit blâmer la Société d’histoire régionale de Lévis.

Lévis, le 11 décembre 2015

Monsieur René Bégin, président

Conseil d’administration

Caisse Desjardins de Lévis, Lévis (Québec)

Monsieur le président,

Je vous informe ou rappelle que :

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi du Musée de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. » (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

« Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ». (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Ferland est limpide elle aussi, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

Je vous transmets les informations ci-dessus, monsieur Bégin, parce que la Caisse Desjardins de Lévis appuie la Société d’histoire régionale de Lévis depuis qu’elle existe, je crois (la SHRL a été fondée en 1976) et qu’elle a été l’un des partenaires qui l’ont aidé à préparer et à présenter en 2013 deux expositions sur la « cage de la Corriveau ».

Depuis la fin de 2011, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) dit être convaincue qu’elle a trouvé la « cage » qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau il y a plus de 250 ans. Et on apprend à la fin de 2015 qu’une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne qui a publié en 2014 un livre sur madame Corriveau et la « cage de la Corriveau » ne pensent pas du tout comme la SHRL, elles disent qu’elles n’ont pas la certitude que la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans le Web est la structure dans laquelle la dépouille de madame Corriveau a été exposée.

Il faut savoir aussi que la SHRL et ses amateurs d’histoire ont acquis la certitude que l’objet qu’ils avaient trouvé était la « cage de la Corriveau » avant d’avoir vu l’objet en question ailleurs que sur un écran d’ordinateur, avant d’être allé le voir là où il était, avant que l’objet n’ait été examiné le moindrement par des experts. Vous devez pensez comme moi, monsieur Bégin, que les amateurs d’histoire de la Société d’histoire régionale de Lévis ont gravement péché par manque de rigueur intellectuelle; dans les écoles primaires, bien des enfants usent mieux de leur raison. (Pourtant, monsieur Claude Genest, membre honoraire de la SHRL, a un diplôme universitaire en histoire, monsieur Clément Samson, membre du conseil d’administration de la SHRL, doit être passé par une université puisqu’il est juge, monsieur Vincent Couture, président de la SHRL, est un archiviste, etc.)

Mesdames Sylvie Toupin et Catherine Ferland ont été plus sages : leurs avis, reproduits ci-dessus, ont été formulés après la fin du travail du « comité scientifique » chargé de s’occuper de l’expertise de l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis, un comité dont elles ont fait partie.

Je m’attends, monsieur le président, à ce que la Caisse Desjardins de Lévis désavoue et blâme publiquement la Société d’histoire régionale de Lévis.

Veuillez croire, monsieur le président, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

Seconde communication

Combien de clients du Mouvement Desjardins pourront dire qu’ils ont participé au choix du prochain président du Mouvement?

Lévis, le 26 février 2016

Monsieur René Bégin, président

Conseil d’administration

Caisse Desjardins de Lévis, Lévis

Monsieur,

Le 19 mars 2016, le Mouvement Desjardins déterminera qui succédera à Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction. Comme le Mouvement Desjardins est une entreprise démocratique (il l’affirme), comme je suis client d’une caisse Desjardins, je pensais que j’allais avoir mon mot à dire au sujet du choix du prochain président. Malheureusement, je ne me souviens pas d’avoir reçu de Desjardins des communications m’informant de la tenue de l’élection, me présentant les candidats en lice, me décrivant le processus électoral, m’expliquant comment je pourrai voter; et aucun des trois candidats n’a communiqué avec moi pour essayer de me convaincre de voter pour lui. Aujourd’hui, je comprends pourquoi Desjardins n’a pas pensé à moi: c’est un collège électoral (256 représentants des caisses Desjardins du Québec et de l’Ontario) qui choisira le nouveau président (Desjardins a jugé utile de tenir la réunion à huis clos). Certains penseront peut-être que des membres du collège électoral m’ont approché pour savoir quel candidat je désire voir succéder à Leroux… Aucun ne l’a fait. N’empêche, le 19 ou le 20 mars 2016, Desjardins enverra aux médias ce message : « Monsieur X été élu à la présidence du Mouvement Desjardins par les membres du Mouvement Desjardins ». Par les membres…

Auriez-vous l’amabilité de me dire, Monsieur Bégin, quels moyens la Caisse Desjardins de Lévis a mis en œuvre pour donner à ses clients des informations sur l’élection du prochain président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, sur le processus électoral, sur la façon de voter? J’apprécierais aussi que vous m’expliquiez comment on pourra affirmer que le prochain président de Desjardins a été élu démocratiquement par les membres du Mouvement si ces derniers n’ont pas été informés adéquatement, s’ils n’ont pas pu déposer leur bulletin de vote dans une urne, si les membres du collège électoral ayant choisi le président n’ont pas communiqué avec les clients du Mouvement Desjardins, pendant la « campagne électorale », pour savoir qui ils désirent avoir comme président.

Recevez, Monsieur, mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis, client de la Caisse Desjardins de Lévis

CETTE COMMUNICATION ET LA RÉPONSE DU DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉES AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

Combien de clients du Mouvement Desjardins pourront dire qu’ils ont participé au choix du prochain président du Mouvement?

Lévis, le 26 février 2016

Monsieur René Bégin, président

Conseil d’administration

Caisse Desjardins de Lévis

Lévis

Monsieur,

Le 19 mars 2016, le Mouvement Desjardins déterminera qui succédera à Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction. Comme le Mouvement Desjardins est une entreprise démocratique (il l’affirme), comme je suis client d’une caisse Desjardins, je pensais que j’allais avoir mon mot à dire au sujet du choix du prochain président. Malheureusement, je ne me souviens pas d’avoir reçu de Desjardins des communications m’informant de la tenue de l’élection, me présentant les candidats en lice, me décrivant le processus électoral, m’expliquant comment je pourrai voter; et aucun des trois candidats n’a communiqué avec moi pour essayer de me convaincre de voter pour lui. Aujourd’hui, je comprends pourquoi Desjardins n’a pas pensé à moi: c’est un collège électoral (256 représentants des caisses Desjardins du Québec et de l’Ontario) qui choisira le nouveau président (Desjardins a jugé utile de tenir la réunion à huis clos). Certains penseront peut-être que des membres du collège électoral m’ont approché pour savoir quel candidat je désire voir succéder à Leroux… Aucun ne l’a fait. N’empêche, le 19 ou le 20 mars 2016, Desjardins enverra aux médias ce message : « Monsieur X été élu à la présidence du Mouvement Desjardins par les membres du Mouvement Desjardins ». Par les membres…

Auriez-vous l’amabilité de me dire, Monsieur Bégin, quels moyens la Caisse Desjardins de Lévis a mis en œuvre pour donner à ses clients des informations sur l’élection du prochain président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, sur le processus électoral, sur la façon de voter? J’apprécierais aussi que vous m’expliquiez comment on pourra affirmer que le prochain président de Desjardins a été élu démocratiquement par les membres du Mouvement si ces derniers n’ont pas été informés adéquatement, s’ils n’ont pas pu déposer leur bulletin de vote dans une urne, si les membres du collège électoral ayant choisi le président n’ont pas communiqué avec les clients du Mouvement Desjardins, pendant la « campagne électorale », pour savoir qui ils désirent avoir comme président.

Recevez, Monsieur, mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis, client de la Caisse Desjardins de Lévis

Cette communication et la réponse du destinataire seront publiées au lepasseurdelacote.com.

L’étonnante et triste affaire de la cage de la Corriveau, triste pour le Mouvement Desjardins, entre autres.

Lévis, le 8 novembre 2015

Présentation à Monsieur René Bégin, président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, d’une demande qu’il a déjà reçue.

Roger Martel, citoyen de Lévis

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La Caisse Desjardins de Lévis et la triste affaire de la cage de la Corriveau.

 

Lévis (Québec), le 28 septembre 2015

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

C’était le 10 juin 2015, je vous ai envoyé un courriel auquel vous n’avez pas encore répondu (vous trouverez ce courriel ci-dessous ainsi qu’au https://lepasseurdelacote.com/2015/06/10/la-caisse-desjardins-de-levis-et-laffirmation-infondee-de-la-societe-dhistoire-regionale-de-levis/); nous sommes le 28 septembre 2015.

Si la Caisse Desjardins de Lévis n’a rien à se reprocher dans l’affaire de la cage de la Corriveau, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous le disiez haut et fort, Monsieur René Bégin, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous tentiez le démontrer, que la Caisse n’a rien à se reprocher, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous tentiez, Monsieur René Bégin, de démolir ma critique ? Si vous croyez que votre silence vous grandit, vous vous trompez.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Lévis, le 10 juin 2015

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

Je suis heureux de m’adresser à vous, qui exercez le métier de comptable. Pourquoi, vous demandez-vous probablement ? Parce que votre travail exige constamment de la rigueur, parce que je crois que votre appartenance à l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec peut m’assurer que vous saurez mesurer de manière précise la place qu’a occupé la rigueur dans le déroulement de l’affaire de la cage de la Corriveau, qui m’amène à vous écrire.

Permettez-moi de vous présenter des faits que vous trouverez certainement utile de connaître et que vous pourrez vérifier facilement et rapidement.

I

À compter de 2012 (peut-être même avant), la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a commencé à répandre une affirmation infondée concernant une structure métallique qui aurait été découverte par hasard, sur la Toile, par la personne qui était, à l’époque, la vice-présidente de la SHRL (il s’agit de Mme Claudia Mendez Ishii). La SHRL a affirmé catégoriquement que cette structure était la ‘ »cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau (le personnage de la très célèbre légende québécoise) a été montrée en public après sa pendaison en 1763.

Dans le numéro 124 (hiver 2012) de La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), Mme Mendez Ishii a écrit ceci :

« … avec l’aide de Vincent Couture [membre du conseil d’administration de la SHRL] et de Manon Pelletier [membre du conseil d’administration de la SHRL et organisatrice de visites touristiques avec Mme Mendez Ishii, du moins à l’époque], nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. […] en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, Manon Pelletier et moi-même, sommes allées rendre visite à la cage de la Corriveau. […] Ce n’est pas une cage à proprement parler, mais plutôt un exosquelette en fer noir, ajusté au corps par des bandes trouées comme des lanières en fer forgé et qui épousent parfaitement les formes du corps d’une très petite femme. […] On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule avec une grande finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau… »

Le 31 juillet 2013, le quotidien Le Soleil a publié un article consacré à Mme Mendez Ishii; en voici un extrait :

« C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php).

M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un article publié dans un hebdomadaire de Lévis en novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

II

L’affirmation de la SHRL, de Mme Mendez Ishii, de M. Genest, est contredite :

Les Musées de la civilisation de Québec montrent que l’affirmation de la SHRL est infondée :

a) ils confient à un « comité scientifique » la tâche de déterminer l’authenticité de l’objet (une journaliste du quotidien Le Devoir écrit :  » le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité  » (http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface);

b) l’une de leurs conservatrices, Madame Sylvie Toupin, précise, à propos de ladite tâche : « C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur ». (Nous sommes en juin 2015, le « comité scientifique » des Musées de la civilisation de Québec n’a pas encore remis son rapport.)

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau, publié en 2014, contredisent Claudia Mendez Ishii et Claude Genest. Ces auteurs, l’historienne Catherine Ferland et Dave Corriveau, écrivent ceci : « Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, a écrit ceci le 4 octobre 2013 : « Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

Le 1er août 2013 on a pu lire dans Le Devoir : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau » (Le Devoir, 1er août 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee).

III

La Caisse Desjardins de Lévis a été le principal partenaire de la SHRL pour la « commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau » et, par conséquent, pour les activités principales de cette commémoration, c’est-à-dire la présentation à Lévis, en 2013, de deux expositions grandement publicisées de la SHRL au cours desquelles la « cage » américaine a été exposée, deux expositions au cours desquelles l’affirmation infondée de la SHRL a été diffusée et a induit en erreur la population et les médias.

Le président du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis,

a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

Nous remercions notre partenaire principal la Caisse Desjardins de Lévis…

(Source : site de la SHRL sur la Toile, une page que l’on trouvait encore le 22 mai 2015 : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/)

IV

Les membres du conseil d’administration de la SHRL aujourd’hui et hier

Au moins trois des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL ont ou ont eu des liens directs avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) depuis les années 1990 ou 1980.

2 – Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et aspirant malheureux à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008. (M. Samson est devenu membre du conseil d’administration de la SHRL en 2014.)

3 – Pierre-Olivier Maheux, historien, qui est à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) ou, s’il ne l’est pas aujourd’hui, l’a été dans un passé récent.

Au moins deux membres des conseils d’administration de la SHRL antérieurs au conseil actuel remplissaient leur fonction d’administrateur à l’époque où la SHRL diffusait déjà son affirmation infondée concernant la « cage » de la Corriveau et avaient des liens directs ou indirects avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL et ancienne rédactrice en chef de la revue de la SHRL, qui est la compagne de vie d’un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins.

2 – Évelyne Fortier, qui était à l’emploi de la Maison historique Alphonse Desjardins et membre du conseil d’administration de la SHRL quand elle a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » (Article paru dans La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

V

Le dossier de la « cage » de la Corriveau aurait dû être mené avec sérieux, avec rigueur, étant donné que, le président de la SHRL l’a dit lui-même,  » c’est l’année [2012-2013] la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL. En effet, la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) est […] le dossier le plus important de l’histoire de la SHRL » [Vincent Couture, in La Seigneurie de Lauzon (revue de la Société d’histoire régionale de Lévis), numéro 129, été 2013].

J’apprécierais de connaître votre réaction au présent exposé de faits, Monsieur Bégin. Pour ma part, je n’hésite pas à affirmer que la Caisse Desjardins de Lévis a commis une faute très grave en fournissant à la Société d’histoire régionale de Lévis des moyens qui, ajoutés à ceux d’autres organisations, ont rendu possible deux expositions pendant lesquelles une affirmation infondée a été répandue. Avant d’accepter d’accorder son aide à la petite société d’histoire, la Caisse aurait dû mesurer le sérieux de son travail et s’enquérir des messages qu’elle allait véhiculer. Il est évident que la Caisse a été négligente et que sa négligence a eu une conséquence très fâcheuse : la diffusion d’une affirmation qui ne repose sur aucune preuve et qui, transmise partout au Canada par les médias, a trompé non seulement les Lévisiens mais aussi les autres citoyens du Québec et ceux des autres parties du Canada. À mon avis, 1) la Caisse Desjardins de Lévis doit s’assurer, par une déclaration publique, que la population cesse de l’associer à la déclaration infondée de la Société d’histoire régionale de Lévis; 2) la diffusion d’une affirmation infondée par la Société d’histoire régionale de Lévis doit amener la Caisse Desjardins de Lévis à cesser de jouer le rôle de partenaire auprès de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Je vous prierais de bien vouloir transmettre ce courriel à Madame Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins (malheureusement, je ne trouve pas l’adresse courriel de son bureau).

Je compte beaucoup sur votre rigueur, Monsieur Bégin.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente dans le blogue lepasseurdelacote.com. Je compte publier votre réponse au même endroit, Monsieur Bégin. Vous comprenez, j’en suis sûr, qu’il faut que la réaction de la Caisse Desjardins de Lévis soit rendue publique : l’affaire de la cage de la Corriveau est publique, elle ne peut pas être privée parce que la Ville de Lévis et le gouvernement du Québec y jouent un rôle; l’affaire de la cage de la Corriveau concerne toute la population de Lévis, son dénouement doit être public.

La Caisse Desjardins de Lévis et la triste affaire de la cage de la Corriveau.

Lévis (Québec), le 28 septembre 2015

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

C’était le 10 juin 2015, je vous ai envoyé un courriel auquel vous n’avez pas encore répondu (vous trouverez ce courriel ci-dessous ainsi qu’au https://lepasseurdelacote.com/2015/06/10/la-caisse-desjardins-de-levis-et-laffirmation-infondee-de-la-societe-dhistoire-regionale-de-levis/); nous sommes le 28 septembre 2015.

Si la Caisse Desjardins de Lévis n’a rien à se reprocher dans l’affaire de la cage de la Corriveau, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous le disiez haut et fort, Monsieur René Bégin, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous tentiez le démontrer, que la Caisse n’a rien à se reprocher, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous tentiez, Monsieur René Bégin, de démolir ma critique ? Si vous croyez que votre silence vous grandit, vous vous trompez.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis


Lévis, le 10 juin 2015

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

Je suis heureux de m’adresser à vous, qui exercez le métier de comptable. Pourquoi, vous demandez-vous probablement ? Parce que votre travail exige constamment de la rigueur, parce que je crois que votre appartenance à l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec peut m’assurer que vous saurez mesurer de manière précise la place qu’a occupé la rigueur dans le déroulement de l’affaire de la cage de la Corriveau, qui m’amène à vous écrire.

Permettez-moi de vous présenter des faits que vous trouverez certainement utile de connaître et que vous pourrez vérifier facilement et rapidement.

I

À compter de 2012 (peut-être même avant), la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a commencé à répandre une affirmation infondée concernant une structure métallique qui aurait été découverte par hasard, sur la Toile, par la personne qui était, à l’époque, la vice-présidente de la SHRL (il s’agit de Mme Claudia Mendez Ishii). La SHRL a affirmé catégoriquement que cette structure était la ‘ »cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau (le personnage de la très célèbre légende québécoise) a été montrée en public après sa pendaison en 1763.

Dans le numéro 124 (hiver 2012) de La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), Mme Mendez Ishii a écrit ceci :

« … avec l’aide de Vincent Couture [membre du conseil d’administration de la SHRL] et de Manon Pelletier [membre du conseil d’administration de la SHRL et organisatrice de visites touristiques avec Mme Mendez Ishii, du moins à l’époque], nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. […] en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, Manon Pelletier et moi-même, sommes allées rendre visite à la cage de la Corriveau. […] Ce n’est pas une cage à proprement parler, mais plutôt un exosquelette en fer noir, ajusté au corps par des bandes trouées comme des lanières en fer forgé et qui épousent parfaitement les formes du corps d’une très petite femme. […] On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule avec une grande finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau… »

Le 31 juillet 2013, le quotidien Le Soleil a publié un article consacré à Mme Mendez Ishii; en voici un extrait :

« C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php).

M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un article publié dans un hebdomadaire de Lévis en novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

II

L’affirmation de la SHRL, de Mme Mendez Ishii, de M. Genest, est contredite :

Les Musées de la civilisation de Québec montrent que l’affirmation de la SHRL est infondée :

a) ils confient à un « comité scientifique » la tâche de déterminer l’authenticité de l’objet (une journaliste du quotidien Le Devoir écrit :  » le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité  » (http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface);

b) l’une de leurs conservatrices, Madame Sylvie Toupin, précise, à propos de ladite tâche : « C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur ». (Nous sommes en juin 2015, le « comité scientifique » des Musées de la civilisation de Québec n’a pas encore remis son rapport.)

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau, publié en 2014, contredisent Claudia Mendez Ishii et Claude Genest. Ces auteurs, l’historienne Catherine Ferland et Dave Corriveau, écrivent ceci : « Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, a écrit ceci le 4 octobre 2013 : « Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

Le 1er août 2013 on a pu lire dans Le Devoir : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau » (Le Devoir, 1er août 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee).

III

La Caisse Desjardins de Lévis a été le principal partenaire de la SHRL pour la « commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau » et, par conséquent, pour les activités principales de cette commémoration, c’est-à-dire la présentation à Lévis, en 2013, de deux expositions grandement publicisées de la SHRL au cours desquelles la « cage » américaine a été exposée, deux expositions au cours desquelles l’affirmation infondée de la SHRL a été diffusée et a induit en erreur la population et les médias.

Le président du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis,

a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

Nous remercions notre partenaire principal la Caisse Desjardins de Lévis…

(Source : site de la SHRL sur la Toile, une page que l’on trouvait encore le 22 mai 2015 : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/)

IV

Les membres du conseil d’administration de la SHRL aujourd’hui et hier

Au moins trois des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL ont ou ont eu des liens directs avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) depuis les années 1990 ou 1980.

2 – Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et aspirant malheureux à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008. (M. Samson est devenu membre du conseil d’administration de la SHRL en 2014.)

3 – Pierre-Olivier Maheux, historien, qui est à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) ou, s’il ne l’est pas aujourd’hui, l’a été dans un passé récent.

Au moins deux membres des conseils d’administration de la SHRL antérieurs au conseil actuel remplissaient leur fonction d’administrateur à l’époque où la SHRL diffusait déjà son affirmation infondée concernant la « cage » de la Corriveau et avaient des liens directs ou indirects avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL et ancienne rédactrice en chef de la revue de la SHRL, qui est la compagne de vie d’un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins.

2 – Évelyne Fortier, qui était à l’emploi de la Maison historique Alphonse Desjardins et membre du conseil d’administration de la SHRL quand elle a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » (Article paru dans La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

V

Le dossier de la « cage » de la Corriveau aurait dû être mené avec sérieux, avec rigueur, étant donné que, le président de la SHRL l’a dit lui-même,  » c’est l’année [2012-2013] la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL. En effet, la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) est […] le dossier le plus important de l’histoire de la SHRL » [Vincent Couture, in La Seigneurie de Lauzon (revue de la Société d’histoire régionale de Lévis), numéro 129, été 2013].

J’apprécierais de connaître votre réaction au présent exposé de faits, Monsieur Bégin. Pour ma part, je n’hésite pas à affirmer que la Caisse Desjardins de Lévis a commis une faute très grave en fournissant à la Société d’histoire régionale de Lévis des moyens qui, ajoutés à ceux d’autres organisations, ont rendu possible deux expositions pendant lesquelles une affirmation infondée a été répandue. Avant d’accepter d’accorder son aide à la petite société d’histoire, la Caisse aurait dû mesurer le sérieux de son travail et s’enquérir des messages qu’elle allait véhiculer. Il est évident que la Caisse a été négligente et que sa négligence a eu une conséquence très fâcheuse : la diffusion d’une affirmation qui ne repose sur aucune preuve et qui, transmise partout au Canada par les médias, a trompé non seulement les Lévisiens mais aussi les autres citoyens du Québec et ceux des autres parties du Canada. À mon avis, 1) la Caisse Desjardins de Lévis doit s’assurer, par une déclaration publique, que la population cesse de l’associer à la déclaration infondée de la Société d’histoire régionale de Lévis; 2) la diffusion d’une affirmation infondée par la Société d’histoire régionale de Lévis doit amener la Caisse Desjardins de Lévis à cesser de jouer le rôle de partenaire auprès de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Je vous prierais de bien vouloir transmettre ce courriel à Madame Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins (malheureusement, je ne trouve pas l’adresse courriel de son bureau).

Je compte beaucoup sur votre rigueur, Monsieur Bégin.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente dans le blogue lepasseurdelacote.com. Je compte publier votre réponse au même endroit, Monsieur Bégin. Vous comprenez, j’en suis sûr, qu’il faut que la réaction de la Caisse Desjardins de Lévis soit rendue publique : l’affaire de la cage de la Corriveau est publique, elle ne peut pas être privée parce que la Ville de Lévis et le gouvernement du Québec y jouent un rôle; l’affaire de la cage de la Corriveau concerne toute la population de Lévis, son dénouement doit être public.

La Caisse Desjardins de Lévis et l’affirmation infondée de la Société d’histoire régionale de Lévis. Qu’a à dire la Caisse à ce sujet ?

Lévis, le 10 juin 2015

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

Je suis heureux de m’adresser à vous, qui exercez le métier de comptable. Pourquoi, vous demandez-vous probablement ? Parce que votre travail exige constamment de la rigueur, parce que je crois que votre appartenance à l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec peut m’assurer que vous saurez mesurer de manière précise la place qu’a occupé la rigueur dans le déroulement de l’affaire de la cage de la Corriveau, qui m’amène à vous écrire.

Permettez-moi de vous présenter des faits que vous trouverez certainement utile de connaître et que vous pourrez vérifier facilement et rapidement.

I

À compter de 2012 (peut-être même avant), la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a commencé à répandre une affirmation infondée concernant une structure métallique qui aurait été découverte par hasard, sur la Toile, par la personne qui était, à l’époque, la vice-présidente de la SHRL (il s’agit de Mme Claudia Mendez Ishii). La SHRL a affirmé catégoriquement que cette structure était la ‘ »cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau (le personnage de la très célèbre légende québécoise) a été montrée en public après sa pendaison en 1763.

Dans le numéro 124 (hiver 2012) de La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), Mme Mendez Ishii a écrit ceci :

« … avec l’aide de Vincent Couture [membre du conseil d’administration de la SHRL] et de Manon Pelletier [membre du conseil d’administration de la SHRL et organisatrice de visites touristiques avec Mme Mendez Ishii, du moins à l’époque], nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. […] en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, Manon Pelletier et moi-même, sommes allées rendre visite à la cage de la Corriveau. […] Ce n’est pas une cage à proprement parler, mais plutôt un exosquelette en fer noir, ajusté au corps par des bandes trouées comme des lanières en fer forgé et qui épousent parfaitement les formes du corps d’une très petite femme. […] On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule avec une grande finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau… »

Le 31 juillet 2013, le quotidien Le Soleil a publié un article consacré à Mme Mendez Ishii; en voici un extrait :

« C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php).

M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un article publié dans un hebdomadaire de Lévis en novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

II

L’affirmation de la SHRL, de Mme Mendez Ishii, de M. Genest, est contredite :

Les Musées de la civilisation de Québec montrent que l’affirmation de la SHRL est infondée :

a) ils confient à un « comité scientifique » la tâche de déterminer l’authenticité de l’objet (une journaliste du quotidien Le Devoir écrit :  » le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité  » (http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface);

b) l’une de leurs conservatrices, Madame Sylvie Toupin, précise, à propos de ladite tâche : « C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur ». (Nous sommes en juin 2015, le « comité scientifique » des Musées de la civilisation de Québec n’a pas encore remis son rapport.)

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau, publié en 2014, contredisent Claudia Mendez Ishii et Claude Genest. Ces auteurs, l’historienne Catherine Ferland et Dave Corriveau, écrivent ceci : « Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, a écrit ceci le 4 octobre 2013 : « Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

Le 1er août 2013 on a pu lire dans le Devoir : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau » (Le Devoir, 1er août 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee).

III

La Caisse Desjardins de Lévis a été le principal partenaire de la SHRL pour la « commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau » et, par conséquent, pour les activités principales de cette commémoration, c’est-à-dire la présentation à Lévis, en 2013, de deux expositions grandement publicisées de la SHRL au cours desquelles la « cage » américaine a été exposée, deux expositions au cours desquelles l’affirmation infondée de la SHRL a été diffusée et a induit en erreur la population et les médias.

Le président du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis,

a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

Nous remercions notre partenaire principal la Caisse Desjardins de Lévis…

(Source : site de la SHRL sur la Toile, une page que l’on trouvait encore le 22 mai 2015 : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/)

IV

Les membres du conseil d’administration de la SHRL aujourd’hui et hier

Au moins trois des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL ont ou ont eu des liens directs avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) depuis les années 1990 ou 1980.

2 – Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et aspirant malheureux à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008. (M. Samson est devenu membre du conseil d’administration de la SHRL en 2014.)

3 – Pierre-Olivier Maheux, historien, qui est à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) ou, s’il ne l’est pas aujourd’hui, l’a été dans un passé récent.

Au moins deux membres des conseils d’administration de la SHRL antérieurs au conseil actuel remplissaient leur fonction d’administrateur à l’époque où la SHRL diffusait déjà son affirmation infondée concernant la « cage » de la Corriveau et avaient des liens directs ou indirects avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL et ancienne rédactrice en chef de la revue de la SHRL, qui est la compagne de vie d’un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins.

2 – Évelyne Fortier, qui était à l’emploi de la Maison historique Alphonse Desjardins et membre du conseil d’administration de la SHRL quand elle a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » (Article paru dans La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

V

Le dossier de la « cage » de la Corriveau aurait dû être mené avec sérieux, avec rigueur, étant donné que, le président de la SHRL l’a dit lui-même,  » c’est l’année [2012-2013] la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL. En effet, la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) est […] le dossier le plus important de l’histoire de la SHRL » [Vincent Couture, in La Seigneurie de Lauzon (revue de la Société d’histoire régionale de Lévis), numéro 129, été 2013].

J’apprécierais de connaître votre réaction au présent exposé de faits, Monsieur Bégin. Pour ma part, je n’hésite pas à affirmer que la Caisse Desjardins de Lévis a commis une faute très grave en fournissant à la Société d’histoire régionale de Lévis des moyens qui, ajoutés à ceux d’autres organisations, ont rendu possible deux expositions pendant lesquelles une affirmation infondée a été répandue. Avant d’accepter d’accorder son aide à la petite société d’histoire, la Caisse aurait dû mesurer le sérieux de son travail et s’enquérir des messages qu’elle allait véhiculer. Il est évident que la Caisse a été négligente et que sa négligence a eu une conséquence très fâcheuse : la diffusion d’une affirmation qui ne repose sur aucune preuve et qui, transmise partout au Canada par les médias, a trompé non seulement les Lévisiens mais aussi les autres citoyens du Québec et ceux des autres parties du Canada. À mon avis, 1) la Caisse Desjardins de Lévis doit s’assurer, par une déclaration publique, que la population cesse de l’associer à la déclaration infondée de la Société d’histoire régionale de Lévis; 2) la diffusion d’une affirmation infondée par la Société d’histoire régionale de Lévis doit amener la Caisse Desjardins de Lévis à cesser de jouer le rôle de partenaire auprès de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Je vous prierais de bien vouloir transmettre ce courriel à Madame Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins (malheureusement, je ne trouve pas l’adresse courriel de son bureau).

Je compte beaucoup sur votre rigueur, Monsieur Bégin.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente dans le blogue lepasseurdelacote.com. Je compte publier votre réponse au même endroit, Monsieur Bégin. Vous comprenez, j’en suis sûr, qu’il faut que la réaction de la Caisse Desjardins de Lévis soit rendue publique : l’affaire de la cage de la Corriveau est publique, elle ne peut pas être privée parce que la Ville de Lévis et le gouvernement du Québec y jouent un rôle; l’affaire de la cage de la Corriveau concerne toute la population de Lévis, son dénouement doit être public.