Desjardins à Lévis (Québec) – Courriel à la présidente du Mouvement des caisses Desjardins, Madame Monique Leroux

 Lévis, le 19 juin 2014

 

Madame Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins

Montréal ou Lévis (Québec)

 

Madame,

 

Vous me permettrez sans doute de vous suggérer de charger l’un de vos compagnons de travail d’accomplir les tâches suivantes :

 

1 – prendre connaissance des textes que j’ai publiés ces dernières semaines, et même avant, dans mon site web (lepasseurdelacote.com);

 

2 – trouver parmi lesdits textes ceux dans lesquels figurent le nom Desjardins ou les noms d’employés ou d’anciens employés de Desjardins;

 

3 – déterminer combien de fois les lecteurs peuvent considérer qu’il est avantageux pour Desjardins que ces noms apparaissent dans mes textes;

 

4 – déterminer combien de fois les lecteurs peuvent considérer qu’il est désavantageux ou peut-être désavantageux pour Desjardins que ces noms apparaissent dans mes textes;

 

5 – établir un rapport sur le résultat de l’accomplissement des tâches précédentes.

 

Après avoir pris connaissance du rapport, Madame, vous pourrez déterminer, si vous croyez que c’est nécessaire, si tout est sain et conforme à vos valeurs et à celles de votre entreprise chez Desjardins à Lévis.

 

L’exercice de contrôle que je vous propose ne peut être que bénéfique pour Desjardins.

 

Je vous prie, Madame, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, Lévisien

 

P.-S. Assurez-vous que les affirmations que contiennent mes textes sont fondées, exactes, pleines de bons sens. Mettez vos meilleures femmes là-dessus!

 

La nouvelle Terrasse de Lévis. Courriel au président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis.

 

Lévis, le 19 juin 2014

Monsieur René Bégin, CPA, CA, président

Conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins
Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

Le 23 janvier 2014 je vous ai envoyé un courriel; vous le trouverez reproduit ci-dessous (je l’ai appelé Courriel numéro 1). Le 23 février 2014, j’ai expédié un courriel à M. Benoît Caron, directeur général de la Caisse Desjardins de Lévis; vous le trouverez reproduit ci-dessous (je l’ai appelé Courriel numéro 2).

Le 24 février 2014, vous m’avez écrit, vous et Monsieur Caron. Mais vous ne dites que ceci  : « Bien que vous soyez en désaccord avec l’inscription de la plaque commémorative [il s’agit plutôt d’un panneau d’interprétation, Monsieur Bégin; c’est d’ailleurs le terme que j’emploie dans la lettre que je vous ai envoyée], l’intention de la caisse Desjardins de Lévis, par cette initiative, était d’offrir un legs significatif à la Ville pour son 375e anniversaire. À cet égard, nous ne pouvons qu’être fiers de cette importante contribution et de la collaboration de tous les intervenants dans ce dossier. »

[ J’ouvre une parenthèse pour dire que j’ai exprimé l’avis, en 2012, que la décision d’ériger une statue à la gloire du chevalier de Lévis était malheureuse et qu’il fallait plutôt rendre hommage à Guillaume Couture (le personnage dont le nom remplacera bientôt l’odonyme boulevard de la Rive-Sud, boulevard qui est l’une des deux ou trois voies les plus importantes de Lévis). À ce sujet je vous invite à lire le texte intitulé La statue d’un héros lévisien authentique sur la terrasse de Lévis?Encore une fois, certains de nos décideurs exposent leur ignorance de notre histoire que j’ai publié dans mon site web, lepasseurdelacote.com, le 15 décembre 2012. Pour vous épargner la peine de chercher ce texte dans le web, je le reproduis ci-dessous.]

J’ai le regret de vous dire que votre lettre ne répond pas du tout à la question que je vous ai posée (et que j’ai aussi soumise le 6 septembre 2013 à Madame Françoise Mercure, présidente de la Commission de la capitale nationale du Québec ou CCNQ, qui n’a pas encore trouvé les mots et les arguments requis pour me répondre). Cette question, toute simple, est la suivante : « De qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Madame Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation [installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis] : provient-elle de la CCNQ, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis? De qui émane l’idée et qu’est-ce qui justifie la mise en œuvre de cette idée? »

J’explique votre refus de répondre de la même manière que j’explique le très long mutisme de la CCNQ : vous êtes incapable de trouver des raisons valables à la mention sur un panneau d’interprétation installé sur la Terrasse de Lévis de l’existence de la Société d’histoire régionale de Lévis (qui a été présidée jusqu’au 3 février 2012 par un employé de Desjardins, Monsieur Claude Genest) et du texte de Madame Claudia Mendez Ishii (compagne d’un employé de Desjardins qui a déjà présidé la SHRL) consacré à la Terrasse de Lévis et publié dans la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis. Personne ne doute que vous auriez été heureux de m’exposer ces raisons si elles existaient, et de les exposer à la population si elles existaient. Si vous êtes incapable de justifier la mention sur un panneau d’interprétation de la Terrasse de Lévis de l’existence de la Société d’histoire régionale de Lévis et d’un petit texte de Madame Claudia Mendez, amateur d’histoire, vous ne pourrez empêcher personne de soupçonner qu’il y a anguille sous roche. Si vous le voulez, vous pouvez refaire votre devoir et tenter de répondre franchement à mes questions.

La Caisse Desjardins de Lévis, la ville de Lévis et la Commission de la capitale nationale du Québec n’ont pas raison d’être fières de leur contribution à l’installation sur la Terrasse de Lévis d’une copie de la statue du chevalier de Lévis créée par le célèbre Louis-Philippe Hébert et exposée à Québec, sur la colline parlementaire (en passant, il ne faut que 60, 70 minutes aux Lévisiens et aux touristes attirés à Lévis* pour se rendre à Québec en traversier et gagner à pied la colline parlementaire qui offre à leur admiration l’ « orignal de la copie » de la statue du chevalier de Lévis); la Caisse Desjardins de Lévis, la ville de Lévis et la Commission de la capitale nationale du Québec n’ont pas raison d’être fières de la réalisation du panneau d’interprétation qui met en évidence la Société d’histoire régionale de Lévis et une amateur d’histoire et guide touristique qui ont montré manquer de rigueur intellectuelle en répandant une importante information infondée concernant la « cage de la Corriveau »** (la Caisse Desjardins de Lévis, la ville de Lévis et la Commission de la capitale nationale du Québec ont contribué à la réalisation d’activités au cours desquelles l’affirmation infondée a été diffusée) (pour être honnête, je mentionne que le panneau le panneau d’interprétation est utile : il contient des renseignements exacts et peut constituer une belle affiche publicitaire pour l’entreprise de la guide touristique, si cette dernière l’utilise pour se faire connaître ou se mettre en valeur).

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

* Aux personnes qui songent à visiter Lévis et qui liront cette lettre dans le web, je dis : « Venez, venez, Lévis est belle, elle possède des attraits variés et son histoire est très-très intéressante! »

** À ce sujet, on peut lire https://lepasseurdelacote.com/2014/06/18/les-membres-de-la-societe-dhistoire-regionale-de-levis-induits-en-erreur-par-une-affirmation-infondee-courriel-a-m-claude-genest/.

P.-S La présente lettre et la réponse attendue seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.

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COURRIEL NUMÉRO 1

Lévis (Québec), le 23 janvier 2014

Monsieur René Bégin, CPA, CA, président

Conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins
Lévis (Québec) , G6V 0M5

Adresse courriel : https://services.desjardins.com/formulaires/formcaisses.nsf/all/610EEAAFC9B75C4685257C69000C0B05?EditDocument&al=8541

Monsieur le président,

Le six septembre deux mille treize, il y a donc environ cent trente-cinq jours, j’ai envoyé à la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) et à sa présidente et directrice générale, Madame Françoise Mercure, un courriel concernant la Terrasse du Chevalier de Lévis, dans lequel je demandais ceci : « Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation [installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis] : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ?  » (Je reproduis ce courriel ci-dessous, que vous lirez à votre convenance, bien sûr, mais sans trop tarder, j’espère : il y a déjà 135 jours que je me suis adressé à la CCNQ la première fois.) La CCNQ ne m’a pas répondu. (J’ai relancé la CCNQ à la mi-octobre, en vain.)

Le très long mutisme de la CCNQ s’explique peut-être par l’incapacité de cette dernière de trouver des raisons valables à la mention sur un panneau d’interprétation de l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis. Comme la Caisse populaire Desjardins de Lévis a contribué à la réalisation de la Terrasse du Chevalier de Lévis, elle pourra peut-être m’apporter les réponses et les éclaircissements que j’attendais de la CCNQ; voilà pourquoi je vous écris aujourd’hui.

Si la CCNQ doit s’interdire de déformer l’histoire par ses réalisations, elle doit aussi éviter de véhiculer des inexactitudes concernant le présent. Comme vous êtes certainement d’accord avec moi, Monsieur Bégin, je ne doute pas que vous tâcherez de me répondre aussi bien que vous le pourrez.

Je vous prie, Monsieur le président, d’agréer mes salutations distinguées.

Roger Martel

Membre de plusieurs sociétés d’histoire du Québec

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007

Le présent courriel et la réponse attendue seront publiés dans le site web lepasseurdelacote.com.


COURRIEL NUMÉRO 2

Lévis (Québec), le 16 février 2014

Monsieur Benoit Caron

Directeur général

Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins
Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur le directeur général,

Le 23 janvier 2014, j’ai écrit à M. René Bégin, président du conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, votre caisse. Dans mon courriel, je répète des mots que j’avais adressés au milieu de septembre 2013 à la présidente de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) : « Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation [installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis] : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ?  » Étant donné que M. René Bégin, comme Mme Françoise Mercure, présidente de la CCNQ, ne m’a pas répondu, j’allume mon clavier et vous soumets ma question.

Si Mme Françoise Mercure et M. René Bégin avaient pu justifier l’inscription sur un panneau d’interprétation du nom d’une amateure d’histoire et celui d’une société d’histoire, je ne doute pas qu’ils se seraient hâtés de me répondre; de toute évidence, ils sont incapables de le faire. Vous, Monsieur Caron, me répondrez-vous autrement que par votre silence?

Recevez, Monsieur le directeur général, mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

Sociétaire de la Caisse Desjardins de Lévis

Membre de plusieurs sociétés d’histoire du Québec

Ancien membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007

P.-S. Le présent courriel sera publié dans le site web lepasseurdelacote.com; vous ne vous objecterez probablement pas à ce que votre réponse le rejoigne.


COURRIEL ENVOYÉ LE 6 SEPTEMBRE 2013 À LA COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE DU QUÉBEC ET À SA PRÉSIDENTE ET DIRECTRICE GÉNÉRALE, MADAME FRANÇOISE MERCURE :

Lévis, le 6 septembre 2013

Madame Françoise Mercure, présidente et directrice générale

Commission de la Capitale nationale du Québec

Édifice Hector-Fabre, 525, boul. René-Lévesque Est

Québec, G1R 5S9

Courriel : commission@capitale.gouv.qc.ca

Madame la présidente et directrice générale,

Je connais un certain nombre de réalisations de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) : la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, située à Lévis, et la Fresque Desjardins de Lévis, par exemple.

La Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière « illustre plusieurs faits marquants de l’histoire de la région », peut-on lire au http://www.ruesprincipalessaintromuald.com/pages/fresque.html; elle est le « fruit d’une étroite collaboration de la Commission de la Capitale nationale (CCNQ) et de la Ville de Lévis », nous apprend la même source. Là où se trouve la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

La Fresque Desjardins de Lévis a été « réalisée à l’initiative de la Commission de la capitale nationale du Québec », nous dit elle-même la Commission au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/pdf/realisations/fresque-desjardins-levis.pdf. Elle « raconte en images les principaux épisodes de la riche histoire de Lévis et de ses grands personnages », dit encore la CCNQ (http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/les-fresques/fresque-desjardins-de-levis.html). Là où se trouve la Fresque Desjardins de Lévis, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

Je connais très bien une autre réalisation de la CCNQ : le monument François-Gaston de Lévis, installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis. On doit cette oeuvre à trois partenaires financiers : la Caisse Desjardins de Lévis (100 000 $ pour la fabrication de la statue et 10 000 $ pour son installation et l’aménagement paysager), la CCNQ et la Ville de Lévis (ces renseignements se trouvent dans la fiche technique du monument établie par la CCNQ et consultable au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/projet/190_1_FicheTechnique_monumentLevis.pdf). La réalisation de la Terrasse se distingue des deux autres réalisations mentionnées ci-dessus par un trait qui n’est pas anodin : tandis que la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport d’historiens (j’ai dit historiens) à la connaissance du passé de Lévis sur les lieux où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis, elles mettent en évidence, là où s’élève la statue de François-Gaston de Lévis, une amateure d’histoire (j’ai dit amateure d’histoire), Mme Claudia Mendez, auteure d’un texte de quatre pages consacré à la Terrasse de Lévis et basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps (ce que je vais démontrer dans la présente).

Qu’a fait Mme Mendez pour mériter cette reconnaissance et cet honneur ? La CCNQ, la Caisse Desjardins de Lévis et la Ville de Lévis répondent à cette question sur un panneau d’interprétation installé sur la Terrasse : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse du Chevalier-de-Lévis. » Parlons-en de cette recherche. Je commencerai par une une mise en contexte.

Le 31 juillet 2013, le journal Le Soleil a publié un article sur Mme Claudia Mendez. J’ai réagi, j’ai écrit au quotidien, lequel a publié une version modifiée de ma lettre le 4 août (le journal n’a pas informé les lecteurs de la modification de ma lettre). Le 8 août, Le Soleil présente une réplique à ma lettre signée Claude Genest (M. Genest est un historien à l’emploi du Mouvement Desjardins, il a déjà siégé avec Mme Mendez au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis; M. Genest est aussi – Le Soleil ne l’a pas signalé aux lecteurs – le compagnon de vie de Mme Mendez). J’ai répliqué à M. Genest, mais Le Soleil a refusé de reproduire ma lettre.

Dans cette lettre non publiée par Le Soleil, je dis à M. Genest qu’il se trompe quand il affirme qu’un article de Mme Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis dans le numéro 105 de sa revue (La Seigneurie de Lauzon), contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et que ces éléments sont « substantiels ». Pour les lecteurs du Soleil, j’avais écrit ceci : « M. Claude Genest réplique à la lettre que j’ai écrite au sujet d’un texte de la chroniqueuse Mylène Moisan et que Le Soleil a publiée le 4 août 2013. Il fait une affirmation de première importance, que voici : l’article de Mme Claudia Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis, contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et ces éléments sont « substantiels ». Voyons voir. – Mme Mendez cite une vingtaine de sources de renseignements à la fin de son article. Les « Archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire (APSJNDV) » sont l’une de ces sources. Dans ces archives, Mme Mendez a trouvé un document concernant un concours paroissial dont parle M. Genest dans sa réplique; comme le résultat de ce concours « ne semble pas avoir eu de suite », écrit M. Genest, on peut soutenir que le document en question ne présente pas beaucoup d’intérêt. Mme Mendez cite un autre document des APSJNDV; il est signé Pierre-Georges Roy et s’intitule « La Terrasse de Lévis, Mémoire au curé Carrier ». Les passages de ce document que cite Mme Mendez se résument à ceci : la Terrasse de Lévis « est le plus bel ornement de notre ville », nombre de personnes « m’ont avoué qu’ils la trouvent très belle et même supérieure à la Terrasse Dufferin à plusieurs points de vue », le terrain sur lequel on l’a aménagée était « un ensemble de buttes, de trous et de rochers »; ces passages sont plutôt minces. Les autres sources de Mme Mendez, beaucoup plus nombreuses, sont des textes publiés dans des journaux ou périodiques (il y en a une quinzaine, auxquelles il faut ajouter un album souvenir publié à l’occasion du centenaire de Lévis). Comment M. Genest peut-il parler d’éléments inédits substantiels ? Je ne doute pas que M. Genest, formé en histoire, sache ce qu’est un élément ou un document inédit, mais il peut arriver qu’il l’oublie. Je rappelle que le mot « inédit » « s’emploie proprement pour désigner ce qui n’a point été imprimé, publié » (René Bailly, Dictionnaire des synonymes de la langue française, Larousse). »

Le 12 août 2013 j’ai inséré dans mon site web, lepasseurdelacote.com, un message que j’avais envoyé à Mme Mendez; voici ce message :

« Madame, Comme vous le savez, je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Un historien (M. Claude Genest, votre compagnon de vie, il n’est pas déplacé, ici, de le dire) est l’un de ceux qui diffusent cette affirmation. Malheureusement, M. Genest, comme l’autre source dont j’ai pris connaissance, ne donne aucun exemple d’élément d’information que l’on ne posséderait pas aujourd’hui sans votre travail. Comme vous aimeriez sans doute que l’on rende à César ce qui appartient à César, je vous demanderais de bien vouloir me dire quels sont les éléments d’information que vous avez été la première à découvrir, et que vous connaissez mieux que quiconque (si on ne vous en attribue pas la découverte faussement); je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 12 août 2013, j’ai reçu la réponse de Mme Mendez; la voici intégralement :

J’ai bien reçu votre demande au sujet de mon article intitulé La terrasse de Lévis que vous avez publié (à titre de membre du comité du bulletin) dans le numéro 105 de La Seigneurie de Lauzon au printemps 2007.

Voici une liste brève des nouvelles informations que j’ai recueillies dans les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 :

– noms et rôles des personnes responsables de sa construction

– dates de construction

– main d’œuvre et organisation du travail

– budget, matériaux, délais et dimensions

– fonction de dépotoir municipal (1932-38)

– détails et circonstances du concours paroissial pour déterminer le nom de la terrasse en 1937

– photos inédites du chantier (Fonds Famille Joseph Lacombe).

Je vous conseille de relire l’article cela vous rafraîchira la mémoire et vous pourrez, par la même occasion, revoir vos magnifiques photos qui l’illustre si bien. En terminant, je vous remercie de l’intérêt soutenu que vous portez aux activités de la Société d’histoire régionale de Lévis et, à mon travail en particulier. C’est un plaisir de revoir mon article revenir dans l’actualité après six ans.

Voici ce que j’ai répondu à Mme Mendez :

« Dans mon message du 12 aout 2013 je vous ai dit ceci : « je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis ». Force m’est de constater que votre réponse confirme mon avancé. Vous écrivez en effet que vous avez recueilli des « informations nouvelles » dans « les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 ». Dans un texte que j’ai demandé au quotidien québécois Le Soleil de publier (ce qu’il a refusé de faire même si, à mon avis, il avait l’obligation morale d’acquiescer à ma demande), je démontre que les « informations nouvelles » dont vous parlez et que M. Claude Genest appelle « éléments inédits » ne sont pas des données inédites. Je reproduis ici une partie d’une lettre que j’ai transmise à M. Pierre-Paul Noreau, vice-président Information, journal Le Soleil, le 14 août 2013 » (cette lettre a été reproduite ci-dessus).

Le 29 août 2013, j’envoie ce message à M. Claude Genest :

« Je vous demanderais, Monsieur Genest, de bien vouloir dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information que Madame Claudia Mendez a été la première à découvrir et que vous appelez « éléments inédits substantiels »; je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 2 septembre 2013, je reçois la réponse suivante de M. Genest :

J’ai bien reçu votre demande. Je suis heureux de constater que vous disposez de beaucoup de temps libre cet été. Nous n’avons pas tous ce privilège comme vous vous en doutez très certainement.

Pour ce qui est de l’objet de votre questionnement, je vous suggère de vous intéresser davantage à l’utilisation des sources historiques et au métier d’historien.

Pour moi, il ne fait aucun doute que le texte de Claudia Méndez que vous avez publié dans la Seigneurie de Lauzon en 2007, contient énormément d’informations nouvelles par rapport à l’historiographie antérieure. Ce débat est donc clos.

En terminant, je vous félicite pour votre site le passage de la côte. Je vous souhaite d’atteindre un lectorat éclairé.

Je dirai à M. Genest :

« Non, M. Genest, le texte de Madame Mendez ne contient pas d’éléments « inédits » « substantiels » concernant la Terrasse Chevalier de Lévis, contrairement à ce que vous écrivez. S’il en contenait, il est permis de supposer que vous vous seriez empressé de les énumérer dans votre réponse au lieu de battre en retraite en proclamant que « le débat est clos ». Comme la réponse de votre compagne datée du 12 août 2013, la vôtre confirme ce que j’avance : le texte de Madame Mendez ne contient pas d’ « éléments inédits » « substantiels ».

Considérant ce qui précède, Madame la présidente et directrice générale, je demanderais à la Commission de la capitale nationale du Québec de faire les actions requises pour que soit corrigé le panneau d’interprétation qu’elle a installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis en 2013 et qui contient la phrase suivante : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse-du-Chevalier-de-Lévis. » Vous conviendrez avec moi qu’il ne faut pas que la CCNQ manque à son devoir en véhiculant des exagérations, des inexactitudes, des mensonges. Il n’y a aucune raison pour que le nom de Mme Mendez et celui de la Société d’histoire régionale de Lévis figurent sur ce panneau, et qu’une recherche qui a abouti à un texte de quatre pages basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps dans des journaux soit mise en évidence sur un panneau d’interprétation par la CCNQ, et la Ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis.

Il est évident que l’inexactitude dont il est question dans la présente est profitable à Mme Claudia Mendez, cofondatrice et copropriétaire d’une entreprise de visites touristiques oeuvrant à Lévis (son associée est Mme Manon Pelletier, qui a déjà siégé avec elle et avec M. Claude Genest au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis). Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ? Il serait utile et intéressant, Madame Mercure, que vous nous éclaireriez.

Je vous prie, Madame la présidente et directrice générale, d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

Post-scriptum

Je crois que personne ne s’objecterait à ce que le travail de Joseph-Edmond Roy, Roch Samson, Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté et Gaston Cadrin soit rappelé aux endroits où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis.

La présente lettre et la réponse attendue seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.


La statue d’un héros lévisien authentique sur la terrasse de Lévis?Encore une fois, certains de nos décideurs exposent leur ignorance de notre histoire

[Le texte ci-après a été publié au https://lepasseurdelacote.com/2012/12/15/la-statue-dun-heros-levisien-authentique-sur-la-terrasse-de-levis/ le 15 décembre 2012.]

Lettre aux Lévisiens, mes concitoyens.

Vous le savez : il est prévu d’ériger une statue de François-Gaston de Lévis, duc de Lévis, sur la Terrasse de Lévis. Les remarques suivantes ont trait à ce projet.

Remarque 1 – Je pense qu’il serait nécessaire que les écoles de Lévis donnent aux élèves quelques leçons sur l’histoire de leur ville. S’il avait reçu de telles leçons, un journaliste Lévisien n’aurait pas écrit que le capitaine Joseph-Elzéar Bernier a joué un grand rôle dans l’histoire de Lévis. Mieux renseigné sur le passé de sa ville, M. Clément Samson, ancien président de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, n’aurait pas affirmé que le chevalier François-Gaston de Lévis, duc de Lévis « a prêté son nom à notre communauté » (http://www.capitale.gouv.qc.ca/commission/nouvelles/

ville-de-levis-aura-un-visage-un.html).

Remarque 2 – D’où vient le nom de la ville de Lévis? L’historien Yves Hébert répond : « […] le nom de Lévis donné à la ville en 1861 fait d’abord référence à Pointe Levy et au duc de Ventadour » (La naissance de la ville de Lévis en 1861, La Seigneurie de Lauzon, no 118, été 2010, p. 14-15). M. Hébert rappelle que Samuel de Champlain a écrit le nom Pointe Lévis sur une carte qu’il a dressée en 1629; il précise que « Champlain aurait voulu rappeler Henri de Lévy, duc de Ventadour » [le duc était le vice-roi de la Nouvelle France en 1629]. M. Hébert ajoute ceci : « Ce n’est qu’à partir de 1888 [la ville de Lévis a été fondée en 1861] que l’on commença à établir un lien entre le chevalier François-Gaston de Lévis et le nom de la ville qui va naître sur la cime de la falaise et en bordure du fleuve. Le nom du chevalier de Lévis, il faut le dire, est absent de la toponymie locale et des références culturelles que se donnent les Lévisiens avant les années 1890 ». C’est clair.

Remarque 3 – François-Gaston de Lévis est un personnage exceptionnel de la Nouvelle-France, personne ne le conteste. D’ailleurs, depuis 1895, une statue érigée devant l’hôtel du Parlement, à Québec, le rappelle à la mémoire des Québécois. Mais pourquoi installer à Lévis une copie de cette statue, la statue d’un homme qui ne s’est pas illustré à Lévis ou dans la seigneurie de Lauzon? N’y a-t-il pas, dans le passé de Lévis, un beau personnage que l’on oublie trop? La personne à laquelle je pense a été le premier colon de Lévis. « Les Jésuites […], dans leurs Relations, ne tarissent pas d’éloges sur son dévouement et son courage » (Raymond Douville, texte publié dans le Dictionnaire biographique du Canada et reproduit au http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?id_nbr=724). Cette personne « est […] le premier Français à conquérir une grande influence en Iroquoisie, après y avoir été adopté, et à jouer dans ce pays ennemi même un rôle favorable à la France » (Léo-Paul Desrosiers cité par R. Douville). « [S]a connaissance des langues indiennes et son expérience de la vie des bois sont souvent mises à profit par les autorités [de la Nouvelle-France] » (R. Douville). En 1661, écrit encore Douville, on lui demande de participer à une expédition envoyée par le gouverneur Voyer d’Argenson à la découverte de la mer du Nord. Ce n’est pas tout : il « exerce tour à tour ou cumule les charges les plus importantes de la seigneurie [de Lauzon] : capitaine de milice, greffier, « juge sénéchal de la côte de Lauzon ». Selon un acte de Nicolas Métru du 16 novembre 1684, il aurait fait aussi office de notaire » (R. Douville). Bref, « On peut affirmer que [ce personnage que l’on oublie trop], ce «seigneur» de la terre, fut pendant 50 ans l’âme de la Seigneurie de Lauzon » (abbé Georges-Étienne Proulx, ancien président de la Société d’histoire régionale de Lévis, texte publié dans La Seigneurie de Lauzon, numéro spécial 65-66, printemps-été 1997, p. 10).

Vous l’avez compris, c’est à Guillaume Couture que je pense. C’est sa statue (il en existe déjà une, érigée à Lauzon) que l’on devrait installer sur la terrasse de Lévis. La copie de la statue de François-Gaston de Lévis serait certainement belle sur la terrasse, mais elle laisserait les Lévisiens un peu froids, elle serait reçue comme un aimable visiteur étranger, sans plus. Mais la statue de Guillaume Couture, elle, serait accueillie comme un membre de la famille; en voyant Guillaume Couture, les Lévisiens se rappelleraient, s’ils l’ont appris à l’école ou par la lecture, qu’il a foulé le sol sur lequel ils marchent aujourd’hui, qu’il a ouvert des chemins qu’ils empruntent aujourd’hui, ils se rappelleraient qu’il a été l’âme de la seigneurie de Lauzon pendant un demi-siècle, ils se rappelleraient que ce personnage qui est vraiment un des leurs a été exceptionnel et ils en tireraient une grande fierté. S’il y a une personne, dans l’histoire de Lévis, autour de laquelle tous les Lévisiens peuvent se rassembler, c’est bien Guillaume Couture.

C’est la statue de Guillaume Couture, héros lévisien authentique, qu’il faudrait élever fièrement sur la terrasse de Lévis!

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

 

F Gaston de levis statue de l-p hebert 18 mai 2010

Statue de François de Lévis réalisée dans les années 1890 par Louis-Philippe Hébert (1850-1917)

(Photo de Roger Martel, 18 mai 2010)

On trouve une courte biographie de L.-P. Hébert au http://www.biographi.ca/fr/bio/hebert_louis_philippe_14F.html.

 

 

 


Roger Martel, Lévisien depuis les années 1970

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007; membre de la Caisse Desjardins de Lévis.

 

Une affirmation infondée qui induit en erreur la population de Lévis – Courriel à la Caisse Desjardins de Lévis

 

Lévis, le 18 juin 2014

 

Monsieur René Bégin, président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

a.b.s. de la Caisse Desjardins de Lévis

 

Monsieur,

 

Permettez-moi de vous transmettre le courriel que j’ai envoyé ce matin à M. Claude Genest, membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL).

 

Il convient que je porte à votre attention le courriel susmentionné étant donné que la Caisse Desjardins de Lévis est le principal commanditaire de la revue de la SHRL et qu’elle a été mêlée à des activités importantes (voyez la note 1) au cours desquelles a été transmise l’affirmation infondée que je reproche à la SHRL, à M. Claude Genest en particulier, d’avoir répandue abondamment et que l’on trouvait hier encore dans le site web de la SHRL (est-ce que je me trompe si je dis que la Caisse Desjardins de Lévis a engagé des dépenses pour la tenue de ces activités?).

 

Comme la Caisse Desjardins de Lévis a été mêlée près à la diffusion d’une affirmation infondée qui a induit en erreur la population (par sa participation à des activités au cours desquelles cette affirmation a été présentée, la Caisse Desjardins de Lévis a rendu plus croyable cette affirmation, ce qui est infiniment regrettable), ne pensez-vous pas qu’il serait de son devoir de demander des explications à la SHRL et de rendre public le résultat de sa démarche? Si la Caisse Desjardins de Lévis n’intervient pas auprès de la SHRL, ne pensez-vous pas quelle donnera l’impression de se faire la complice de la communication d’une importante affirmation infondée qui a induit et continue d’induire en erreur des membres de la SHRL et beaucoup d’autres Québécois et Canadiens?

 

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

Note 1 : Je pense à l’exposition consacrée à la « cage de la Corriveau », tenue à la Gare intermodale de Lévis, ainsi qu’à l’exposition, portant sur le même objet, présentée au Centre de congrès et d’expositions de Lévis.

 

Note au lecteur de cette page web  :  Le courriel susmentionné, envoyé le 18 juin 2014 à M. Claude Genest, a été reproduit dans ce site web le 18 juin 2014, au :

https://lepasseurdelacote.com/2014/06/18/les-membres-de-la-societe-dhistoire-regionale-de-levis-induits-en-erreur-par-une-affirmation-infondee-courriel-a-m-claude-genest/.

 

P.-S. Rien ne s’objecte à ce que nos communications soient rendues publiques. Je les rendrai publiques. 

 

 

Nouvel edifice Cité Desjardins__05-06-2014

Un nouvel édifice dans la Cité Desjardins, à Lévis.

(Photo de Roger Martel, juin 2014)

L’aspect mystérieux de la Fresque Desjardins de Lévis – Lettre à un membre bien connu du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis

 

Lévis (Québec), le 15 juin 2014

Monsieur Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis

Aux bons soins de la Société d’histoire régionale de Lévis

9, rue Mgr Gosselin, Lévis, Local R-1, G6V 5K1

Monsieur,

Avant votre nomination à un poste de juge à la Cour supérieure du Québec, vous présidiez le conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis. Permettez-moi de vous ramener à cette époque.

Depuis huit ans, la ville de Lévis présente aux Lévisiens et aux visiteurs la Fresque Desjardins de Lévis, située au 9, rue Mgr Gosselin. Cette fresque « est le fruit d’un partenariat réussi liant la Caisse populaire Desjardins de Lévis, la Ville de Lévis et la Commission de la capitale nationale du Québec » (CCNQ), peut-on lire aujourd’hui encore dans une page web de la CCNQ (http://ccnq.org/commission/nouvelles/ANCIEN53.html). Vous êtes l’une des quatre personnes qui ont inauguré la Fresque le 6 octobre 2006.

La Fresque Desjardins de Lévis a été critiquée; la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a émis des réserves majeures à son sujet (vous avez écrit à la SHRL, vous vous en souvenez? pour lui dire votre étonnement; il aurait été bon que vous preniez le temps de tenter de détruire les réserves de la SHRL par une savante critique)1.

Pour élaborer le contenu de la Fresque, un comité dit scientifique a été formé, a-t-on affirmé à la population (source : http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/les-fresques/fresque-desjardins-de-levis.html). Selon la fiche descriptive de la Fresque publiée par la Commission de la capitale nationale du Québec, ce comité était composé des personnes suivantes : « Anne Carrier, architecte; Pauline Dumont, Société d’histoire régionale de Lévis; Jacques Lemieux, historien; Esther Normand, Société historique Alphonse-Desjardins; Nathalie Ouellet, Service des arts et de la culture, Ville de Lévis; Luc Paquet, Collège de Lévis; Suzanne Rochefort, Service des bibliothèques, Ville de Lévis; Roch Samson, historien. »

Il serait intéressant que vous fassiez connaître à la population le rôle que la Caisse Desjardins de Lévis a joué dans l’élaboration du contenu de la Fresque, ainsi que celui qu’a assumé le comité scientifique.

Il serait intéressant et certainement utile que vous disiez à la population comment il se fait que le comité scientifique ait oublié, « presque jusqu’à la dernière minute », de représenter dans la Fresque le premier colon de Lévis, Guillaume Couture, qui a été un personnage exceptionnel à plusieurs titres dans la seigneurie de Lauzon et ailleurs en Nouvelle-France, et dont la mémoire sera rappelée pendant longtemps par la ville de Lévis, qui vient de décider de rebaptiser son boulevard de la Rive-Sud boulevard Guillaume Couture (on ne saurait imaginer que le comité a délibérément écarté Guillaume Couture). C’est la personne qui présidait la Société d’histoire régionale de Lévis à l’époque, M. Gilbert Samson, qui a sonné l’alerte : « Sans l’intervention de son président, écrit la SHRL, on aurait oublié de représenter le premier habitant de notre région, Guillaume Couture, sur la fresque »2.

Il serait également intéressant et certainement utile que vous fassiez savoir à la population pourquoi le comité a décidé que, dans la Fresque, le Mouvement Desjardins devait être représenté par deux personnages et trois édifices et que l’apport des ouvriers à la construction de Lévis, apport d’une importance capitale, devait être suggéré faiblement plutôt que représenté avec éclat. Si ces choix ne sont pas ceux du comité scientifique, pourriez-vous le dire à la population? Quand on sait que le comité chargé de choisir le contenu de la Fresque comptait des personnes comme Monsieur Jacques Lemieux, géographe, historien et professeur (décédé en 2014), Monsieur Roch Samson, l’historien qui a dirigé la publication des 800 pages de l’Histoire de Lévis-Lotbinière, Madame Pauline Dumont, ancienne vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis, et Madame Esther Normand, qui occupe ou a occupé dans le passé le poste de conseillère en conservation et administration à la Société historique Alphonse-Desjardins, n’est-il pas légitime que l’on doute que le comité ait eu le dernier mot dans la détermination du contenu de la Fresque? N’est-on pas justifié d’en douter quand on constate que le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices dans la Fresque? Il semble légitime d’être dans l’embarras devant les interrogations de celles et ceux qui se demandent si le comité censément chargé de l’élaboration du contenu de la Fresque a réellement travaillé, s’il n’a pas été qu’un comité bidon. Les membres de ce comité avaient-ils pris l’engagement de ne pas commenter publiquement leur travail? La participation des membres du comité était-elle bénévole? La Caisse Desjardins de Lévis et ses dirigeants d’hier et d’aujourd’hui ne devraient-ils pas être en mesure de répondre à ces questions (je rappelle que la Caisse Desjardins de Lévis a été l’un des trois partenaires de la réalisation de la Fresque)?

Je suis convaincu qu’il est utile de soulever aujourd’hui des questions concernant l’élaboration du contenu de la Fresque Desjardins de Lévis. Remuer le passé peut éclairer le présent, ainsi que nous aider à préparer l’avenir et, comme on dit (naïvement?), à éviter de répéter des erreurs.

Veuillez, Monsieur le juge, agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, Lévisien

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007; membre de la Caisse Desjardins de Lévis.

Note 1.

Le texte de la SHRL se lit ainsi : « Des réserves ont été émises au sujet de la fresque : 1. Le berceau de Lévis est pratiquement absent : l’église de Saint-Joseph-de-Lauzon est difficilement visible; le Couvent de Lauzon a été oublié… 2. Aucun des seigneurs de la seigneurie de Lauzon n’est représenté, si ce n’est par le manoir Caldwell, habité par le dernier seigneur, qui fut aussi receveur général et grand voleur de fonds publics… 3. Guillaume Couture, le premier colon de la seigneurie de Lauzon, n’est pas représenté avec éclat; de plus, c’est son rôle d’interprète auprès des Amérindiens qui est mis en évidence. 4. Le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices (est-ce trop ?). 5. L’histoire ferroviaire n’est que chuchotée; or, c’est le chemin de fer qui «donne naissance à la première ville de la région, Lévis» (Roch Samson et al., Histoire de Lévis-Lotbinière). 6. Quatre communautés de sœurs sont représentées; on a oublié les frères. 7. Les élites, les intellectuels, sont bien représentés; où est l’ouvrier de l’industrie? 8. Le capitaine J.-E. Bernier occupe une belle place dans l’oeuvre, qui montre aussi sa maison; mais il ne s’est pas illustré à Lévis. Sa présence dans la fresque a amené un hebdo régional, dans un texte sur la fresque, à ranger l’explorateur du grand nord canadien parmi ceux qui « ont forgé l’histoire de Lévis ». 10. Dans le titre de la fresque, le nom Lévis devrait être replacé par Arrondissement de Desjardins. » (La Seigneurie de Lauzon, numéro 104)

Note 2.

La Seigneurie de Lauzon, numéro 103, Automne 2006, p. 17

Lettre à Madame Nathalie Ouellet, chef du Service des arts et de la culture de la Ville de Lévis, au sujet de la Fresque Desjardins de Lévis

 

Lévis, le 11 juin 2014

Madame Nathalie Ouellet, Chef du Service des arts et de la culture de la Ville de Lévis

Ville de Lévis

 

Madame,

Depuis 2006, la ville de Lévis présente aux Lévisiens et aux visiteurs la Fresque Desjardins1 de Lévis, située au 9, rue Mgr Gosselin. Cette réalisation a été critiquée; la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a émis des réserves majeures à son sujet2. Pour élaborer le contenu de la Fresque, un comité a été formé, a-t-on dit à la population ; selon la fiche descriptive de la Fresque publiée par la Commission de la capitale nationale du Québec, qui est à l’origine de la Fresque, ce comité était composé des personnes suivantes : « Anne Carrier, architecte; Pauline Dumont, Société d’histoire régionale de Lévis; Jacques Lemieux, historien; Esther Normand, Société historique Alphonse-Desjardins; Nathalie Ouellet, Service des arts et de la culture, Ville de Lévis; Luc Paquet, Collège de Lévis; Suzanne Rochefort, Service des bibliothèques, Ville de Lévis; Roch Samson, historien. » On l’a vu, Madame : vous faisiez partie du comité. Il serait intéressant de connaître le rôle que vous avez joué, vous, et celui qu’a joué le comité dans l’élaboration du contenu de la Fresque.

Il serait intéressant et certainement utile que vous disiez comment il se fait que le comité ait oublié, « presque jusqu’à la dernière minute », de représenter dans la Fresque le premier colon de Lévis, Guillaume Couture, qui a été un personnage exceptionnel à plusieurs titres dans la seigneurie de Lauzon et ailleurs en Nouvelle-France, et dont la ville de Lévis vient de décider de rappeler la mémoire en rebaptisant son boulevard de la Rive-Sud boulevard Guillaume Couture (on ne saurait imaginer que le comité a délibérément écarté Guillaume Couture). C’est la personne qui présidait la SHRL à l’époque, M. Gilbert Samson, qui a sonné l’alerte : « Sans l’intervention de son président, écrit la SHRL, on aurait oublié de représenter le premier habitant de notre région, Guillaume Couture, sur la fresque »3.

Il serait également intéressant et certainement utile que vous fassiez savoir pourquoi le comité a décidé que, dans la Fresque, le Mouvement Desjardins devait être représenté par deux personnages et trois édifices et que l’apport des ouvriers à la construction de Lévis, apport d’une importance capitale, devait être suggéré faiblement plutôt que représenté avec éclat. Si ces choix ne sont pas ceux du comité, pourriez-vous le dire? Quand on sait que le comité chargé de choisir le contenu de la Fresque comptait des personnes comme l’historien professionnel Roch Samson, sous la direction de qui les 800 pages de l’Histoire de Lévis-Lotbinière ont été écrites, Madame Esther Normand, qui a autrefois occupé le poste de conseillère en conservation et administration à la Société historique Alphonse-Desjardins, et vous-même, Madame Ouellet, chef du Service des arts et de la culture de la Ville de Lévis, n’est-il pas légitime que l’on doute que le comité ait eu le dernier mot dans la détermination du contenu de la Fresque? N’est-on pas justifié d’en douter quand on constate que le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices dans la Fresque? Il semble légitime d’être dans l’embarras devant les interrogations de celles et ceux qui se demandent si le comité censément chargé de l’élaboration du contenu de la Fresque a réellement travaillé, s’il n’a pas été qu’un comité bidon. Les membres de ce comité avaient-ils pris l’engagement de ne pas commenter publiquement leur travail? La participation des membres du comité était-elle bénévole?

Je suis convaincu qu’il est utile de soulever aujourd’hui des questions concernant l’élaboration du contenu de la Fresque Desjardins de Lévis. Remuer le passé peut éclairer le présent, ainsi que nous aider à préparer l’avenir et, comme on dit (naïvement?), à éviter de répéter des erreurs.

Veuillez, Madame, agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, Lévisien

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant environ deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007.

Note 1. Desjardins est l’entreprise appelée Mouvement Desjardins, qui a défrayé une partie du coût de la Fresque et qui est mise fortement en évidence dans l’ouvrage.

Note 2. Le texte de la SHRL se lit ainsi : « Des réserves ont été émises au sujet de la fresque : 1. Le berceau de Lévis est pratiquement absent : l’église de Saint-Joseph-de-Lauzon est difficilement visible; le Couvent de Lauzon a été oublié… 2. Aucun des seigneurs de la seigneurie de Lauzon n’est représenté, si ce n’est par le manoir Caldwell, habité par le dernier seigneur, qui fut aussi receveur général et grand voleur de fonds publics… 3. Guillaume Couture, le premier colon de la seigneurie de Lauzon, n’est pas représenté avec éclat; de plus, c’est son rôle d’interprète auprès des Amérindiens qui est mis en évidence. 4. Le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices (est-ce trop ?). 5. L’histoire ferroviaire n’est que chuchotée; or, c’est le chemin de fer qui «donne naissance à la première ville de la région, Lévis» (Roch Samson et al., Histoire de Lévis-Lotbinière). 6. Quatre communautés de sœurs sont représentées; on a oublié les frères. 7. Les élites, les intellectuels, sont bien représentés; où est l’ouvrier de l’industrie? 8. Le capitaine J.-E. Bernier occupe une belle place dans l’oeuvre, qui montre aussi sa maison; mais il ne s’est pas illustré à Lévis. Sa présence dans la fresque a amené un hebdo régional, dans un texte sur la fresque, à ranger l’explorateur du grand nord canadien parmi ceux qui « ont forgé l’histoire de Lévis ». 10. Dans le titre de la fresque, le nom Lévis devrait être replacé par Arrondissement de Desjardins. » (La Seigneurie de Lauzon, numéro 104)

Note 3. La Seigneurie de Lauzon, numéro 103, Automne 2006, page 17

 

Fresque Desjardins Levis_Photo CCNQ

La Fresque Desjardins de Lévis. Guillaume Couture est dans le coin inférieur gauche, en compagnie d’Amérindiens.

(Photo de la Commission de la capitale nationale du Québec)

 

Fresque Desjardins de Lévis 2013-05-03 - A. et D. Desjardins

La Fresque Desjardins de Lévis. À peu près au centre, on voit (très bien) Alphonse Desjardins et Dorimène Desjardins;

on voit aussi (très bien) le capitaine J. Elzéar Bernier,

dont le rôle dans l’histoire de Lévis n’arrive pas à la cheville de celui de Guillaume Couture.

(Photo de Roger Martel)

 

Curieusement, la Fresque Desjardins de Lévis ne montre pas le chevalier de Lévis,

en l’honneur de qui la ville de Lévis, la Commission de la capitale nationale du Québec

et la Caisse Desjardins de Lévis, avec l’appui de la Société d’histoire régionale de Lévis,

ont pourtant cru nécessaire,

quelques années plus tard,

d’élever une copie (produite à l’aide d’une imprimante) de la statue (créée par un artiste) érigée

sur la colline parlementaire, à Québec,

à quelque 75 minutes seulement, à pied et en traversier, de l’endroit où l’oeuvre originale se trouve (la colline parlementaire).

 

Roger Martel, 11 juin 2014

 

 

 

Lettre ouverte à Madame Pauline Dumont, membre du comité chargé d’élaborer le contenu de la Fresque Desjardins de Lévis

 

Lévis (Québec), le 11 juin 2014

Madame Pauline Dumont

Ancienne vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis

Madame,

Depuis 2006, la ville de Lévis présente aux Lévisiens et aux visiteurs la Fresque Desjardins1 de Lévis, située au 9, rue Mgr Gosselin. Cette réalisation a été critiquée; la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a émis des réserves majeures à son sujet2. Pour élaborer le contenu de la Fresque, un comité a été formé, a-t-on dit à la population ; selon la fiche descriptive de la Fresque publiée par la Commission de la capitale nationale du Québec, qui est à l’origine de la Fresque, ce comité était composé des personnes suivantes : « Anne Carrier, architecte; Pauline Dumont, Société d’histoire régionale de Lévis; Jacques Lemieux, historien; Esther Normand, Société historique Alphonse-Desjardins; Nathalie Ouellet, Service des arts et de la culture, Ville de Lévis; Luc Paquet, Collège de Lévis; Suzanne Rochefort, Service des bibliothèques, Ville de Lévis; Roch Samson, historien. » On l’a vu, Madame : vous faisiez partie du comité. Il serait intéressant de connaître le rôle que vous avez joué, vous, et celui qu’a joué le comité dans l’élaboration du contenu de la Fresque.

 

Il serait intéressant et certainement utile que vous disiez comment il se fait que le comité ait oublié, « presque jusqu’à la dernière minute », de représenter dans la Fresque le premier colon de Lévis, Guillaume Couture, qui a été un personnage exceptionnel à plusieurs titres dans la seigneurie de Lauzon et ailleurs en Nouvelle-France, et dont la ville de Lévis vient de décider de rappeler la mémoire en rebaptisant son boulevard de la Rive-Sud boulevard Guillaume Couture (on ne saurait imaginer que le comité a délibérément écarté Guillaume Couture). C’est la personne qui présidait la SHRL à l’époque, M. Gilbert Samson, qui a sonné l’alerte : « Sans l’intervention de son président, écrit la SHRL, on aurait oublié de représenter le premier habitant de notre région, Guillaume Couture, sur la fresque »3.

 

Il serait également intéressant et certainement utile que vous fassiez savoir pourquoi le comité a décidé que, dans la Fresque, le Mouvement Desjardins devait être représenté par deux personnages et trois édifices et que l’apport des ouvriers à la construction de Lévis, apport d’une importance capitale, devait être suggéré faiblement plutôt que représenté avec éclat. Si ces choix ne sont pas ceux du comité, pourriez-vous le dire? Quand on sait que le comité chargé de choisir le contenu de la Fresque comptait des personnes comme l’historien professionnel Roch Samson, sous la direction de qui les 800 pages de l’Histoire de Lévis-Lotbinière ont été écrites, Madame Esther Normand, qui a autrefois occupé le poste de conseillère en conservation et administration à la Société historique Alphonse-Desjardins, et vous-même, Madame Dumont, ancienne vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis, n’est-il pas légitime que l’on doute que le comité ait eu le dernier mot dans la détermination du contenu de la Fresque? N’est-on pas justifié d’en douter quand on constate que le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices dans la Fresque? Il semble légitime d’être dans l’embarras devant les interrogations de celles et ceux qui se demandent si le comité censément chargé de l’élaboration du contenu de la Fresque a réellement travaillé, s’il n’a pas été qu’un comité bidon. Les membres de ce comité avaient-ils pris l’engagement de ne pas commenter publiquement leur travail? La participation des membres du comité était-elle bénévole?

 

Je suis convaincu qu’il est utile de soulever aujourd’hui des questions concernant l’élaboration du contenu de la Fresque Desjardins de Lévis. Remuer le passé peut éclairer le présent, ainsi que nous aider à préparer l’avenir et, comme on dit (naïvement?), à éviter de répéter des erreurs.

 

Veuillez, Madame, agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, Lévisien

 

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant environ deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007.

 

Note 1. Desjardins est l’entreprise appelée Mouvement Desjardins, qui a défrayé une partie du coût de la Fresque et qui est mise fortement en évidence dans l’ouvrage.

 

Note 2. Le texte de la SHRL se lit ainsi : « Des réserves ont été émises au sujet de la fresque : 1. Le berceau de Lévis est pratiquement absent : l’église de Saint-Joseph-de-Lauzon est difficilement visible; le Couvent de Lauzon a été oublié… 2. Aucun des seigneurs de la seigneurie de Lauzon n’est représenté, si ce n’est par le manoir Caldwell, habité par le dernier seigneur, qui fut aussi receveur général et grand voleur de fonds publics… 3. Guillaume Couture, le premier colon de la seigneurie de Lauzon, n’est pas représenté avec éclat; de plus, c’est son rôle d’interprète auprès des Amérindiens qui est mis en évidence. 4. Le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices (est-ce trop ?). 5. L’histoire ferroviaire n’est que chuchotée; or, c’est le chemin de fer qui «donne naissance à la première ville de la région, Lévis» (Roch Samson et al., Histoire de Lévis-Lotbinière). 6. Quatre communautés de sœurs sont représentées; on a oublié les frères. 7. Les élites, les intellectuels, sont bien représentés; où est l’ouvrier de l’industrie? 8. Le capitaine J.-E. Bernier occupe une belle place dans l’oeuvre, qui montre aussi sa maison; mais il ne s’est pas illustré à Lévis. Sa présence dans la fresque a amené un hebdo régional, dans un texte sur la fresque, à ranger l’explorateur du grand nord canadien parmi ceux qui « ont forgé l’histoire de Lévis ». 10. Dans le titre de la fresque, le nom Lévis devrait être replacé par Arrondissement de Desjardins. » (La Seigneurie de Lauzon, numéro 104)

 

Note 3. La Seigneurie de Lauzon, numéro 103, Automne 2006, page 17

 

Lettre à Mme Esther Normand concernant la Fresque Desjardins de Lévis

Lévis, le 26 mai 2014

Madame Esther Normand, présidente

Tourisme Chaudière Appalaches

800, autoroute Jean-Lesage

Lévis (Québec), G7A 1E3

Courriel : info@chaudiereappalaches.com

 

Madame la présidente,

Depuis 2006, la ville de Lévis présente aux Lévisiens et aux visiteurs la Fresque Desjardins1 de Lévis, située au 9, rue Mgr Gosselin. Cette réalisation a été critiquée; la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a émis des réserves majeures à son sujet2. Pour élaborer le contenu de la Fresque, un comité a été formé, a-t-on dit à la population ; selon la fiche descriptive de la Fresque publiée par la Commission de la capitale nationale du Québec, qui est à l’origine de la Fresque, ce comité était composé des personnes suivantes : « Anne Carrier, architecte; Pauline Dumont, Société d’histoire régionale de Lévis; Jacques Lemieux, historien; Esther Normand, Société historique Alphonse-Desjardins; Nathalie Ouellet, Service des arts et de la culture, Ville de Lévis; Luc Paquet, Collège de Lévis; Suzanne Rochefort, Service des bibliothèques, Ville de Lévis; Roch Samson, historien. » On l’a vu, Madame : vous faisiez partie du comité. Il serait intéressant de connaître le rôle que vous avez joué, vous, et celui qu’a joué le comité dans l’élaboration du contenu de la Fresque.

 

Il serait intéressant et certainement utile que vous disiez comment il se fait que le comité ait oublié, « presque jusqu’à la dernière minute », de représenter dans la Fresque le premier colon de Lévis, Guillaume Couture, qui a été un personnage exceptionnel à plusieurs titres dans la seigneurie de Lauzon et ailleurs en Nouvelle-France (on ne saurait imaginer que le comité a délibérément écarté Guillaume Couture). C’est la personne qui présidait la SHRL à l’époque, M. Gilbert Samson, qui a sonné l’alerte : « Sans l’intervention de son président, écrit la SHRL, on aurait oublié de représenter le premier habitant de notre région, Guillaume Couture, sur la fresque »3.

 

Il serait également intéressant et certainement utile que vous fassiez savoir pourquoi le comité a décidé que, dans la Fresque, le Mouvement Desjardins devait être représenté par deux personnages et trois édifices et que l’apport des ouvriers à la construction de Lévis, apport d’une importance capitale, devait être suggéré faiblement plutôt que représenté avec éclat. Si ces choix ne sont pas ceux du comité, pourriez-vous le dire? Quand on sait que le comité chargé de choisir le contenu de la Fresque comptait des personnes comme l’historien professionnel Roch Samson, sous la direction de qui les 800 pages de l’Histoire de Lévis-Lotbinière ont été écrites, Pauline Dumont, ancienne vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis, et vous-même, Madame Esther Normand, qui avez autrefois occupé le poste de conseillère en conservation et administration à la Société historique Alphonse-Desjardins, n’est-il pas légitime que l’on doute que le comité ait eu le dernier mot dans la détermination du contenu de la Fresque? N’est-on pas justifié d’en douter quand on constate que le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices dans la Fresque? Il semble légitime d’être dans l’embarras devant les interrogations de celles et ceux qui se demandent si le comité censément chargé de l’élaboration du contenu de la Fresque a réellement travaillé, s’il n’a pas été qu’un comité bidon. Les membres de ce comité avaient-ils pris l’engagement de ne pas commenter publiquement leur travail? La participation des membres du comité était-elle bénévole?

 

Je suis convaincu qu’il est utile de soulever aujourd’hui des questions concernant l’élaboration du contenu de la Fresque Desjardins de Lévis. Remuer le passé peut éclairer le présent, ainsi qu’à nous aider à préparer l’avenir et, comme on dit (naïvement?), à éviter de répéter des erreurs.

 

Veuillez, Madame la présidente, agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, Lévisien

 

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant environ deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007.

 

Note 1. Desjardins est l’entreprise appelée Mouvement Desjardins, qui a défrayé une partie du coût de la Fresque et qui est mise fortement en évidence dans l’ouvrage.

 

Note 2. Le texte de la SHRL se lit ainsi : « Des réserves ont été émises au sujet de la fresque : 1. Le berceau de Lévis est pratiquement absent : l’église de Saint-Joseph-de-Lauzon est difficilement visible; le Couvent de Lauzon a été oublié… 2. Aucun des seigneurs de la seigneurie de Lauzon n’est représenté, si ce n’est par le manoir Caldwell, habité par le dernier seigneur, qui fut aussi receveur général et grand voleur de fonds publics… 3. Guillaume Couture, le premier colon de la seigneurie de Lauzon, n’est pas représenté avec éclat; de plus, c’est son rôle d’interprète auprès des Amérindiens qui est mis en évidence. 4. Le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices (est-ce trop ?). 5. L’histoire ferroviaire n’est que chuchotée; or, c’est le chemin de fer qui «donne naissance à la première ville de la région, Lévis» (Roch Samson et al., Histoire de Lévis-Lotbinière). 6. Quatre communautés de sœurs sont représentées; on a oublié les frères. 7. Les élites, les intellectuels, sont bien représentés; où est l’ouvrier de l’industrie? 8. Le capitaine J.-E. Bernier occupe une belle place dans l’oeuvre, qui montre aussi sa maison; mais il ne s’est pas illustré à Lévis. Sa présence dans la fresque a amené un hebdo régional, dans un texte sur la fresque, à ranger l’explorateur du grand nord canadien parmi ceux qui « ont forgé l’histoire de Lévis ». 10. Dans le titre de la fresque, le nom Lévis devrait être replacé par Arrondissement de Desjardins. » (La Seigneurie de Lauzon, numéro 104)

 

Note 3. La Seigneurie de Lauzon, numéro 103, Automne 2006, p. 17

Courriel envoyé au directeur général de la Caisse Desjardins de Lévis le 16 février 2014. Objet : Deux inscriptions sur la Terrasse du Chevalier de Lévis.

Lévis (Québec), le 16 février 2014

Monsieur Benoit Caron

Directeur général

Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins
Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur le directeur général,

Le 23 janvier 2014, j’ai écrit à M. René Bégin, président du conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, votre caisse. Dans mon courriel, je répète des mots que j’avais adressés au milieu de septembre 2013 à la présidente de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) : « Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation [installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis] : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ?  » Étant donné que M. René Bégin, comme Mme Françoise Mercure, présidente de la CCNQ, ne m’a pas répondu, j’allume mon clavier et vous soumets ma question.

Si Mme Françoise Mercure et M. René Bégin avaient pu justifier l’inscription sur un panneau d’interprétation du nom d’une amateure d’histoire et celui d’une société d’histoire, je ne doute pas qu’ils se seraient hâtés de me répondre; de toute évidence, ils sont incapables de le faire. Vous, Monsieur Caron, me répondrez-vous autrement que par votre silence?

Recevez, Monsieur le directeur général, mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

Sociétaire de la Caisse Desjardins de Lévis

Membre de plusieurs sociétés d’histoire du Québec

Ancien membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007

P.-S. Le présent courriel sera publié dans le site web lepasseurdelacote.com; vous ne vous objecterez probablement pas à ce que votre réponse le rejoigne.

____________________________

Lévis (Québec), le 23 janvier 2014

Monsieur René Bégin, CPA, CA, président

Conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins
Lévis (Québec) , G6V 0M5

Adresse courriel : https://services.desjardins.com/formulaires/formcaisses.nsf/all/610EEAAFC9B75C4685257C69000C0B05?EditDocument&al=8541

Monsieur le président,

Le six septembre deux mille treize, il y a donc environ cent trente-cinq jours, j’ai envoyé à la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) et à sa présidente et directrice générale, Madame Françoise Mercure, un courriel concernant la Terrasse du Chevalier de Lévis, dans lequel je demandais ceci : « Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation [installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis] : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ?  » (Je reproduis ce courriel ci-dessous, que vous lirez à votre convenance, bien sûr, mais sans trop tarder, j’espère : il y a déjà 135 jours que je me suis adressé à la CCNQ la première fois.) La CCNQ ne m’a pas répondu. (J’ai relancé la CCNQ à la mi-octobre, en vain.)

Le très long mutisme de la CCNQ s’explique peut-être par l’incapacité de cette dernière de trouver des raisons valables à la mention sur un panneau d’interprétation de l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis. Comme la Caisse populaire Desjardins de Lévis a contribué à la réalisation de la Terrasse du Chevalier de Lévis, elle pourra peut-être m’apporter les réponses et les éclaircissements que j’attendais de la CCNQ; voilà pourquoi je vous écris aujourd’hui.

Si la CCNQ doit s’interdire de déformer l’histoire par ses réalisations, elle doit aussi éviter de véhiculer des inexactitudes concernant le présent. Comme vous êtes certainement d’accord avec moi, Monsieur Bégin, je ne doute pas que vous tâcherez de me répondre aussi bien que vous le pourrez.

Je vous prie, Monsieur le président, d’agréer mes salutations distinguées.

Roger Martel

Membre de plusieurs sociétés d’histoire du Québec

Ancien membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007

P.-S. Le présent courriel sera publié dans le site web lepasseurdelacote.com; vous ne vous objecterez probablement pas à ce que votre réponse la rejoigne.


COURRIEL ENVOYÉ LE 6 SEPTEMBRE 2013 À LA COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE DU QUÉBEC ET À SA PRÉSIDENTE ET DIRECTRICE GÉNÉRALE, MADAME FRANÇOISE MERCURE :

Lévis, le 6 septembre 2013

Madame Françoise Mercure, présidente et directrice générale

Commission de la Capitale nationale du Québec

Édifice Hector-Fabre, 525, boul. René-Lévesque Est

Québec, G1R 5S9

Courriel : commission@capitale.gouv.qc.ca

Madame la présidente et directrice générale,

Je connais un certain nombre de réalisations de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) : la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, située à Lévis, et la Fresque Desjardins de Lévis, par exemple.

La Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière « illustre plusieurs faits marquants de l’histoire de la région », peut-on lire au http://www.ruesprincipalessaintromuald.com/pages/fresque.html; elle est le « fruit d’une étroite collaboration de la Commission de la Capitale nationale (CCNQ) et de la Ville de Lévis », nous apprend la même source. Là où se trouve la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

La Fresque Desjardins de Lévis a été « réalisée à l’initiative de la Commission de la capitale nationale du Québec », nous dit elle-même la Commission au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/pdf/realisations/fresque-desjardins-levis.pdf. Elle « raconte en images les principaux épisodes de la riche histoire de Lévis et de ses grands personnages », dit encore la CCNQ (http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/les-fresques/fresque-desjardins-de-levis.html). Là où se trouve la Fresque Desjardins de Lévis, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

Je connais très bien une autre réalisation de la CCNQ : le monument François-Gaston de Lévis, installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis. On doit cette oeuvre à trois partenaires financiers : la Caisse Desjardins de Lévis (100 000 $ pour la fabrication de la statue et 10 000 $ pour son installation et l’aménagement paysager), la CCNQ et la Ville de Lévis (ces renseignements se trouvent dans la fiche technique du monument établie par la CCNQ et consultable au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/projet/190_1_FicheTechnique_monumentLevis.pdf). La réalisation de la Terrasse se distingue des deux autres réalisations mentionnées ci-dessus par un trait qui n’est pas anodin : tandis que la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport d’historiens (j’ai dit historiens) à la connaissance du passé de Lévis sur les lieux où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis, elles mettent en évidence, là où s’élève la statue de François-Gaston de Lévis, une amateure d’histoire (j’ai dit amateure d’histoire), Mme Claudia Mendez, auteure d’un texte de quatre pages consacré à la Terrasse de Lévis et basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps (ce que je vais démontrer dans la présente).

Qu’a fait Mme Mendez pour mériter cette reconnaissance et cet honneur ? La CCNQ, la Caisse Desjardins de Lévis et la Ville de Lévis répondent à cette question sur un panneau d’interprétation installé sur la Terrasse : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse du Chevalier-de-Lévis. » Parlons-en de cette recherche. Je commencerai par une une mise en contexte.

Le 31 juillet 2013, le journal Le Soleil a publié un article sur Mme Claudia Mendez. J’ai réagi, j’ai écrit au quotidien, lequel a publié une version modifiée de ma lettre le 4 août (le journal n’a pas informé les lecteurs de la modification de ma lettre). Le 8 août, Le Soleil présente une réplique à ma lettre signée Claude Genest (M. Genest est un historien à l’emploi du Mouvement Desjardins, il a déjà siégé avec Mme Mendez au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis; M. Genest est aussi – Le Soleil ne l’a pas signalé aux lecteurs – le compagnon de vie de Mme Mendez). J’ai répliqué à M. Genest, mais Le Soleil a refusé de reproduire ma lettre.

Dans cette lettre non publiée par Le Soleil, je dis à M. Genest qu’il se trompe quand il affirme qu’un article de Mme Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis dans le numéro 105 de sa revue (La Seigneurie de Lauzon), contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et que ces éléments sont « substantiels ». Pour les lecteurs du Soleil, j’avais écrit ceci : « M. Claude Genest réplique à la lettre que j’ai écrite au sujet d’un texte de la chroniqueuse Mylène Moisan et que Le Soleil a publiée le 4 août 2013. Il fait une affirmation de première importance, que voici : l’article de Mme Claudia Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis, contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et ces éléments sont « substantiels ». Voyons voir. – Mme Mendez cite une vingtaine de sources de renseignements à la fin de son article. Les « Archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire (APSJNDV) » sont l’une de ces sources. Dans ces archives, Mme Mendez a trouvé un document concernant un concours paroissial dont parle M. Genest dans sa réplique; comme le résultat de ce concours « ne semble pas avoir eu de suite », écrit M. Genest, on peut soutenir que le document en question ne présente pas beaucoup d’intérêt. Mme Mendez cite un autre document des APSJNDV; il est signé Pierre-Georges Roy et s’intitule « La Terrasse de Lévis, Mémoire au curé Carrier ». Les passages de ce document que cite Mme Mendez se résument à ceci : la Terrasse de Lévis « est le plus bel ornement de notre ville », nombre de personnes « m’ont avoué qu’ils la trouvent très belle et même supérieure à la Terrasse Dufferin à plusieurs points de vue », le terrain sur lequel on l’a aménagée était « un ensemble de buttes, de trous et de rochers »; ces passages sont plutôt minces. Les autres sources de Mme Mendez, beaucoup plus nombreuses, sont des textes publiés dans des journaux ou périodiques (il y en a une quinzaine, auxquelles il faut ajouter un album souvenir publié à l’occasion du centenaire de Lévis). Comment M. Genest peut-il parler d’éléments inédits substantiels ? Je ne doute pas que M. Genest, formé en histoire, sache ce qu’est un élément ou un document inédit, mais il peut arriver qu’il l’oublie. Je rappelle que le mot « inédit » « s’emploie proprement pour désigner ce qui n’a point été imprimé, publié » (René Bailly, Dictionnaire des synonymes de la langue française, Larousse). »

Le 12 août 2013 j’ai inséré dans mon site web, lepasseurdelacote.com, un message que j’avais envoyé à Mme Mendez; voici ce message :

« Madame, Comme vous le savez, je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Un historien (M. Claude Genest, votre compagnon de vie, il n’est pas déplacé, ici, de le dire) est l’un de ceux qui diffusent cette affirmation. Malheureusement, M. Genest, comme l’autre source dont j’ai pris connaissance, ne donne aucun exemple d’élément d’information que l’on ne posséderait pas aujourd’hui sans votre travail. Comme vous aimeriez sans doute que l’on rende à César ce qui appartient à César, je vous demanderais de bien vouloir me dire quels sont les éléments d’information que vous avez été la première à découvrir, et que vous connaissez mieux que quiconque (si on ne vous en attribue pas la découverte faussement); je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 12 août 2013, j’ai reçu la réponse de Mme Mendez; la voici intégralement :

J’ai bien reçu votre demande au sujet de mon article intitulé La terrasse de Lévis que vous avez publié (à titre de membre du comité du bulletin) dans le numéro 105 de La Seigneurie de Lauzon au printemps 2007.

Voici une liste brève des nouvelles informations que j’ai recueillies dans les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 :

– noms et rôles des personnes responsables de sa construction

– dates de construction

– main d’œuvre et organisation du travail

– budget, matériaux, délais et dimensions

– fonction de dépotoir municipal (1932-38)

– détails et circonstances du concours paroissial pour déterminer le nom de la terrasse en 1937

– photos inédites du chantier (Fonds Famille Joseph Lacombe).

Je vous conseille de relire l’article cela vous rafraîchira la mémoire et vous pourrez, par la même occasion, revoir vos magnifiques photos qui l’illustre si bien. En terminant, je vous remercie de l’intérêt soutenu que vous portez aux activités de la Société d’histoire régionale de Lévis et, à mon travail en particulier. C’est un plaisir de revoir mon article revenir dans l’actualité après six ans.

Voici ce que j’ai répondu à Mme Mendez :

« Dans mon message du 12 aout 2013 je vous ai dit ceci : « je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis ». Force m’est de constater que votre réponse confirme mon avancé. Vous écrivez en effet que vous avez recueilli des « informations nouvelles » dans « les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 ». Dans un texte que j’ai demandé au quotidien québécois Le Soleil de publier (ce qu’il a refusé de faire même si, à mon avis, il avait l’obligation morale d’acquiescer à ma demande), je démontre que les « informations nouvelles » dont vous parlez et que M. Claude Genest appelle « éléments inédits » ne sont pas des données inédites. Je reproduis ici une partie d’une lettre que j’ai transmise à M. Pierre-Paul Noreau, vice-président Information, journal Le Soleil, le 14 août 2013 » (cette lettre a été reproduite ci-dessus).

Le 29 août 2013, j’envoie ce message à M. Claude Genest :

« Je vous demanderais, Monsieur Genest, de bien vouloir dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information que Madame Claudia Mendez a été la première à découvrir et que vous appelez « éléments inédits substantiels »; je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 2 septembre 2013, je reçois la réponse suivante de M. Genest :

J’ai bien reçu votre demande. Je suis heureux de constater que vous disposez de beaucoup de temps libre cet été. Nous n’avons pas tous ce privilège comme vous vous en doutez très certainement.

Pour ce qui est de l’objet de votre questionnement, je vous suggère de vous intéresser davantage à l’utilisation des sources historiques et au métier d’historien.

Pour moi, il ne fait aucun doute que le texte de Claudia Méndez que vous avez publié dans la Seigneurie de Lauzon en 2007, contient énormément d’informations nouvelles par rapport à l’historiographie antérieure. Ce débat est donc clos.

En terminant, je vous félicite pour votre site le passage de la côte. Je vous souhaite d’atteindre un lectorat éclairé.

Je dirai à M. Genest :

« Non, M. Genest, le texte de Madame Mendez ne contient pas d’éléments « inédits » « substantiels » concernant la Terrasse Chevalier de Lévis, contrairement à ce que vous écrivez. S’il en contenait, il est permis de supposer que vous vous seriez empressé de les énumérer dans votre réponse au lieu de battre en retraite en proclamant que « le débat est clos ». Comme la réponse de votre compagne datée du 12 août 2013, la vôtre confirme ce que j’avance : le texte de Madame Mendez ne contient pas d’ « éléments inédits » « substantiels ».

Considérant ce qui précède, Madame la présidente et directrice générale, je demanderais à la Commission de la capitale nationale du Québec de faire les actions requises pour que soit corrigé le panneau d’interprétation qu’elle a installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis en 2013 et qui contient la phrase suivante : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse-du-Chevalier-de-Lévis. » Vous conviendrez avec moi qu’il ne faut pas que la CCNQ manque à son devoir en véhiculant des exagérations, des inexactitudes, des mensonges. Il n’y a aucune raison pour que le nom de Mme Mendez et celui de la Société d’histoire régionale de Lévis figurent sur ce panneau, et qu’une recherche qui a abouti à un texte de quatre pages basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps dans des journaux soit mise en évidence sur un panneau d’interprétation par la CCNQ, et la Ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis.

Il est évident que l’inexactitude dont il est question dans la présente est profitable à Mme Claudia Mendez, cofondatrice et copropriétaire d’une entreprise de visites touristiques oeuvrant à Lévis (son associée est Mme Manon Pelletier, qui a déjà siégé avec elle et avec M. Claude Genest au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis). Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ? Il serait utile et intéressant, Madame Mercure, que vous nous éclaireriez.

Je vous prie, Madame la présidente et directrice générale, d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

Post-scriptum

Je crois que personne ne s’objecterait à ce que le travail de Joseph-Edmond Roy, Roch Samson, Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté et Gaston Cadrin soit rappelé aux endroits où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis.

La présente lettre et la réponse attendue seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.