Elisabeth II, entourage de Trump, de Trudeau… les premières révélations des « Paradise Papers »

Source : http://www.lemonde.fr/paradise-papers/article/2017/11/05/elisabeth-ii-entourage-de-trump-de-trudeau-les-premieres-revelations-des-paradise-papers_5210561_5209585.html

Elisabeth II, entourage de Trump, de Trudeau

les premières révélations des « Paradise Papers »

 

Dix-huit mois après les « Panama Papers », une nouvelle enquête internationale mobilisant 96 médias, dont « Le Monde », lève une partie du voile sur les coulisses de la finance offshore.

 

LE MONDE | 05.11.2017 à 19h33 • Mis à jour le 06.11.2017 à 08h15

http://www.lemonde.fr/paradise-papers/article/2017/11/05/elisabeth-ii-entourage-de-trump-de-trudeau-les-premieres-revelations-des-paradise-papers_5210561_5209585.html

C’est un nouveau coup de projecteur sur l’opacité de la finance mondiale. Les 13,5 millions de documents étudiés pendant un an par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et ses 96 médias partenaires, dont Le Monde, révèlent notamment les structures complexes utilisées par la Couronne britannique et par l’entourage de chefs d’Etat, comme celui de Donald Trump, aux Etats-Unis, et de Justin Trudeau, au Canada.

 

Les « Paradise Papers » en 3 points

Les « Paradise Papers » désignent la nouvelle enquête menée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et ses 96 médias partenaires, dont Le Monde, soit 400 journalistes de 67 pays. Ces révélations s’appuient sur une fuite de documents initialement transmis, en 2016, au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung par une source anonyme.

Cette nouvelle enquête permet de lever le voile sur les mécanismes sophistiqués d’optimisation fiscale dont profitent les multinationales et les grandes fortunes mondiales.

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/paradise-papers/article/2017/11/05/elisabeth-ii-entourage-de-trump-de-trudeau-les-premieres-revelations-des-paradise-papers_5210561_5209585.html#3Y8ReaAs34Y7GDls.99

 

Décaladez avec Amnistie Internationale !

POUR SA PREMIÈRE ANNÉE, REJOIGNEZ L’ÉQUIPE D’AMNISTIE POUR FAIRE DE LA DÉCALADE! Quest-ce que cest? C’est une activité qui consiste à descendre les parois verticales d’un immeuble – en étant évidemment bien attaché-e : vous le faites en marchant sur les murs, ou en sautant si vous êtes plus brave! Pour notre première descente, nous attaquons la Tour du Quai des Convoyeurs au Vieux-Port de Montréal: c’est 50 mètres de descente au-dessus de l’eau! Chaque participant devra collecter un minimum de 500$ pour soutenir au mieux la mission dAmnistie, qui comme vous le savez refuse toute subvention gouvernementale. Vous vous sentez téméraires? Vous voulez faire une toute nouvelle activité sautée? Alors rejoignez-nous!  N’oubliez pas de vous inscrire rapidement – les places sont limitées! Pour vous inscrire ou pour en savoir plus, contactez Laetitia Viard à sauterpourlaliberte@amnistie.ca

Source : Décaladez avec Amnistie!

 

 

Fête du Canada – 1er juillet: Pourquoi la fête est-elle si triste ? | Le blogue de Jean-François Lisée

Source : 1er juillet: Pourquoi la fête est-elle si triste ? | Le blogue de Jean-François Lisée

 

1er juillet: Pourquoi la fête est-elle si triste ?

Publié le 01/07/2014 par Jean-François Lisée

( Fidèle aux traditions, je republie ce billet, d’abord écrit en 2010, chaque 1er juillet depuis. Il est un des plus populaires de ce blogue. )

Pour tout étranger établi au Québec, l’étonnement est annuel. La Fête nationale du Québec, le 24 juin, est un événement majeur.

La Fête du Canada, le premier juillet, est largement ignorée. Comment a-t-on pu en arriver à cette situation, impensable dans toute nation normalement constituée (je pèse mes mots) ?

C’est qu’il y a un vice de conception. Le premier juillet 1867, date de fondation du pays, fut un jour chômé et les autorités organisèrent plusieurs manifestations. Le haut clergé était très favorable à la confédération, se sachant maître des compétences léguées à la nouvelle province, notamment l’éducation, outil de son autoperpétuation.

Les Québécois, alors appelés Canayens – les autres étaient Les Anglais — se sentaient évidemment concernés. Dans l’intense débat du moment, les leaders du projet, dont le conservateur George-Étienne Cartier, avaient même promis de tenir un référendum sur le sujet. Mais ayant testé la méthode au Nouveau-Brunswick, et s’étant fait dire non, ils ont renoncé à tenir parole.

Des élections ont eu lieu d’août à septembre 1867, faisant office d’élection référendaire. Le Parti rouge — dont le PLQ est le lointain héritier — s’opposait à la confédération, préférant que le Québec reste une province autonome dans l’empire britannique — une souveraineté-partenariat avant la lettre.

Cette élection fut une des plus divertissantes de l’histoire politique. D’abord, ce qui était normal à l’époque, le vote n’était pas secret: les électeurs signaient leur nom dans un grand livre ouvert. Seuls les hommes de plus de 21 ans détenant une richesse minimale avaient le droit de vote, ce qui réduisait l’électorat à une fraction du nombre d’adultes.

Ensuite, le clergé a annoncé que voter pour le Parti rouge serait un « péché mortel », qui conduirait, pour l’éternité, aux flammes de l’enfer. Les prédécesseurs de Mgr Ouellet ont averti que les prêtres refuseraient même de donner l’absolution aux fautifs, assurant ainsi leur damnation. (L’historien Marcel Bellavance a montré qu’effectivement, moitié moins d’absolutions furent consenties aux Pâques suivantes qu’aux précédentes.) Par mesure préventive, des curés refusaient aussi l’absolution, en confession, aux ouailles qui avouaient lire les journaux de l’opposition.

Résultat : 40% des électeurs ne se sont pas présentés, refusant de commettre ce péché, réduisant d’autant le bassin électoral. D’autres techniques furent mises en œuvre :

L’escamotage : Pour être candidat, il fallait être présent, au jour et à l’heure dits, pour un « appel nominal » des candidatures. Pourquoi ne pas kidnapper le candidat adverse –on disait escamoter — le temps de la procédure ? Cela est arrivé dans trois comtés, au profit des conservateurs.

L’achat : Ailleurs, le candidat conservateur, parfois avec l’assistance du curé, proposait au candidat libéral une somme d’argent ou une nomination (les nominations devaient être approuvées par le clergé). En échange, le libéral retirait sa candidature au moment de l’appel nominal, ce qui avait pour effet de faire élire sur-le-champ le conservateur. Ce fut le cas dans deux comtés.

Le défranchisage : Les officiers chargés de l’appel nominal, souvent conservateurs, avaient le pouvoir de «défranchiser» une paroisse, c’est-à-dire d’y annuler l’élection, sous divers prétextes. Les quartiers libéraux du comté de L’Islet -la moitié des électeurs- furent ainsi «défranchisés», comme trois paroisses libérales de Kamouraska, donnant dans les deux cas une courte victoire aux conservateurs.

Dans cette élection, la plus frauduleuse de l’histoire du Québec, même au regard des standards de l’époque, 45 % des électeurs (donc une majorité de francophones, car les anglos votaient conservateur) ont quand même bravé les interdits pour voter contre la fédération. L’adhésion du Québec au Canada a donc été décidée par moins de 10 % des adultes, moins de 20 % des hommes adultes. Les Canayens de l’époque savaient et les historiens d’aujourd’hui savent, que s’il s’était agi d’un vote libre, l’électorat aurait très majoritairement refusé l’entrée au Canada.

Ces faits sont évidemment perdus dans la mémoire collective. Mais ils aident à comprendre pourquoi la date du premier juillet 1867 n’a jamais constitué, pour les francophones du Québec, un moment fort. Voilà pourquoi on ne s’est pas transmis, de génération en génération, le goût de célébrer… une fraude.

Et encore…

Certains accusent les « séparatistes » d’avoir voulu nuire au Canada en faisant du premier juillet, la date légale de la fin des baux, plutôt que le premier mai comme c’était le cas auparavant. En fait, le changement fut décidé par le ministre libéral de la justice, Jérôme Choquette, grand pourfendeur de séparatiste en 1971. La raison : ne pas perturber l’année scolaire des enfants affectés dans les déménagements.

La ministre Lise Thériault aux femmes autochtones : « Que les victimes qui sont mortes de peur se lèvent ! »

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Extrait de La conjuration des morts

Le Devoir, 26 octobre 2015 http://www.ledevoir.com/politique/canada/453555/la-conjuration-des-morts#reactions

Par Jean-François Nadeau

En septembre, le premier ministre Philippe Couillard avait suggéré à chaque citoyen de fournir sa part d’efforts pour les réfugiés syriens. Il pourrait en accueillir chez lui, disait-il. Et à chacun de faire pareil.

Comme le disent fort bien les Zapartistes, on ne demande pas à un premier ministre de se donner ainsi en représentation, mais de nous représenter. En d’autres termes, on ne veut pas savoir ce que l’individu Philippe Couillard compte faire sous son toit, mais ce qu’il entend réaliser sous un ciel commun.

Lorsque Lise Thériault, vice-première ministre, verse soudain des larmes à la télévision sur le triste sort fait aux femmes autochtones, c’est un peu la même chose : on se demande au nom de quoi il faut souffrir de l’entendre gémir à titre personnel à défaut de l’avoir vue agir plus tôt au nom de la collectivité.

Le reportage consacré la semaine dernière à ces femmes autochtones agressées est un exemple parmi d’autres des mécanismes de contrôle multiples qu’il nous faut valoriser plutôt que d’espérer bêtement qu’un quelconque changement social survienne par enchantement d’une suite de parades électorales.

femmes autochtones Qc sourd PLQ 26-10-2015 - Version 3 femmes autochtones Qc sourd PLQ 26-10-2015 - Version 2

Parole de Lise Thériault :

« Que les victimes qui sont mortes de peur se lèvent ! »

Pour les enfants, les femmes et les hommes qui s’apprêtent à vivre leur premier hiver à Lévis, ma ville, ou ailleurs au pays.

Images et textes pour les enfants, les femmes et les hommes qui s’apprêtent à vivre leur premier hiver à Lévis, ma ville, OU aiLleurs au Québec, au Canada.

La neige se pose partout, vous savez; si vous croyez qu’elle vous ignorera en raison de la couleur de votre peau, vous vous trompez, parce qu’elle n’est pas bête, la neige, elle sait qu’elle sera aussi bien sur la peau banche que sur la peau noire, sur la peau noire que sur la peau jaune, et votre langue ne sera pas un obstacle pour elle parce qu’elle les parle toutes, les langues. Et elle vous aime déjà, la belle neige, compagne indispensable du bel hiver.

Roger Martel (le Passeur de la Côte), citoyen de Lévis (Québec)

La neige crée de très jolis décors.

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2 Levis hiver 2009-02-02 Matin d hiver rue Wolfe

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L’hiver, rien de plus revigorant qu’une promenade en décapotable !

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L’hiver, c’est bon pour les affaires ! Au Québec, l’industrie des chaises d’hiver est florissante !

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Au Québec, les sculpteurs d’extérieur sont beaucoup plus nombreux que les peintres d’extérieur à préférer travailler l’hiver : « L’été, la chaleur nous pousse à la paresse, prétendent les maîtres de glace et de neige; l’hiver, on se dépêche de finir notre travail; on gagne donc plus cher de l’heure. »

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Des maisons bordées par la neige, la neige qui se dresse gentiment entre les maisons et le froid.

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L’hiver donne à la femme et à l’homme, ainsi qu’à leurs rejetons, de multiples occasions de se dépasser. Ci-dessous, des hommes et des femmes affrontent la force du Saint-Laurent glacé, et parviendront à la dominer !

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Sports d’hiver, plaisirs d’hiver.

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L’hiver, chez le médecin, le notaire, l’avocat, le curé, on vous invite à mettre de magnifiques couvre-bottillons. Les derniers couvre-bottillons que l’on m’a offerts chez mon ophtalmologiste étaient de la même couleur, j’vous jure ! que les couvre-pattes de mon chien. Je me sentais drôle. N’empêche, c’est une belle invention, les couvre-bottillons, cadeau de l’hiver !

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L’hiver, le photographe peut prendre des photos que nul été ne peut lui permettre de prendre. Je sais : L’été, le photographe peut prendre des photos que nul hiver ne peut lui permettre de prendre. La seconde affirmation ne contredit pas la première et vice-versa. Alors, inutile de parler de ça davantage, rêvons plutôt au photogénique hiver.

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Les éleveurs, au Québec, prennent soin de leurs bêtes. L’hiver, ils les munissent de vêtements qui protègent leurs parties les plus sensibles au froid. Après tout, ils sont Québécois eux-mêmes et savent quels sont leurs éléments constitutifs qu’il est primordial de tenir à l’abri du grand gel.

21 St-Lambert-de-Lauzon Parade hivernale 2015 - 14

L’hiver, croyez-le ou non, il arrive que l’on manque de neige au Québec. À Lévis, on n’accepterait jamais d’être privé de flocons. Quand il n’en descend pas, on va puiser dans les réserves (judicieusement constituées) et on en répand partout où il le faut. La photo ci-dessous montre la côte du Passage en train d’être embellie.

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Le père du savant humoriste Boucar Diouf disait : « L’hiver, à Lévis, ne montez pas à bord d’un traversier sans un en-cas : vous savez quand vous montez, vous ne savez pas quand vous débarquerez. » Mais c’était il y a longtemps.

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Vous découvrirez l’hiver cette année à Lévis, ma ville, ou ailleurs au pays ? Que le prochain et les autres vous apportent beaucoup de plaisirs et de la joie !

Quand vous voudrez savoir si le printemps est à la veille de se pointer le nez, scrutez le ciel, cherchez-y des corneilles : la tempête des corneilles annonce l’arrivée du printemps.

Roger Martel, le Passeur de la Côte

Textes et photos (la dernière exceptée) de Roger Martel

Canada – Équiterre s’invite dans les élections fédérales du 19 octobre 2015

Exprimez aux candidats de votre circonscription que votre vote ira à celui qui se mouillera pour l’environnement en prenant des engagements clairs pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.L’enjeu des élections fédérales 2015 est de taille : votre vote pour un parti qui prend position pour l’environnement est le seul moyen concret pour façonner le pays – et le monde – dans lequel nous voulons vivre.

Source : Équiterre sinvite dans les élections fédérales | equiterre.org – Pour des choix écologiques, équitables et solidaires

Pas de justice pour les personnes lésées par les entreprises extractives canadiennes oeuvrant hors du Canada

Source : http://amnistie.ca/simpliquer/actions/vos-plumes/pas-justice-pour-personnes-lesees-par-entreprises-extractives-oeuvrant

A vos plumes! Québécois, Canadiens, écrivez à votre député fédéral. – Agissez avant le 31 mai 2014

 Trouvez le nom et l’adresse de votre député(e) fédéral(e) sur le site du Parlement du Canada

 

Utile à savoir : Aucun timbre n’est nécessaire si vous envoyez la lettre à l’adresse parlementaire de votre député(e) à la Chambre des communes à Ottawa.

 

CONTEXTE

 

Un grand nombre d’entreprises extractives (minières, pétrolières et gazières) à travers la planète sont liées d’une manière ou d’une autre au Canada.

 

Malheureusement, lorsqu’une entreprise extractive canadienne exerce des activités à l’étranger et que ces activités provoquent des dommages, les personnes lésées n’ont souvent nulle part où réclamer justice. En effet, à l’intérieur du pays hôte, la loi est la plupart du temps peu exigeante vis-à-vis des entreprises extractives, ou bien son application comporte des lacunes. Les personnes lésées ne peuvent pas non plus accéder à la justice au niveau international, car il n’existe pas de règles obligatoires pour les entreprises à ce niveau. Finalement, au Canada, les mécanismes en place sont peu utiles pour les victimes étrangères, car ils sont soit difficiles d’accès soit peu efficaces.

 

Écrivez à votre député(e) fédéral(e) pour lui demander de garantir l’accès à la justice au Canada pour les personnes lésées par les activités à l’étranger des entreprises extractives canadiennes. Demandez-lui d’agir pour soutenir : (1) la création d’un Ombudsman de l’industrie extractive ; (2) l’adoption d’une loi garantissant l’accès aux tribunaux canadiens aux personnes ayant subi un grave préjudice en raison des activités menées à l’étranger par une entreprise canadienne.

 

 

Lettre modèle

 

Monsieur ou Madame (nom de famille),

 

Je vous écris pour vous demander de garantir que les personnes ayant subi un préjudice attribuable aux activités à l’étranger des compagnies minières, pétrolières et gazières canadiennes puissent avoir accès à la justice au Canada. À cet effet, le Canada doit se doter d’un Ombudsman de l’industrie extractive et d’une loi garantissant l’accès aux cours de justice canadiennes.

 

Le Canada héberge plus de la moitié des compagnies minières du monde, qui ont des projets actifs dans plus de 100 pays. Les compagnies minières, pétrolières et gazières canadiennes sont souvent perçues comme représentant le Canada à l’étranger, mais des violations des droits humains, des dommages à l’environnement, des déplacements forcés et des violations des droits fondamentaux du travail sont de plus en plus associés à ces projets.

 

Il n’existe pas actuellement de système international réglementant l’extraction des ressources pour protéger les droits humains ou l’environnement. Dans de nombreux pays où les compagnies extractives sont activement présentes, il n’existe pas de mécanismes de protection, ou bien ils ne sont pas appliqués. Les institutions multilatérales sont quant à elles souvent faibles ou inaccessibles. Il y a aussi des obstacles à obtenir justice au Canada.

 

Le gouvernement du Canada se doit d’agir maintenant pour garantir que les compagnies minières, pétrolières et gazières canadiennes appliquent les normes internationales en matière de droits humains, de travail et d’environnement. Vous êtes mon député/ma députée. À ce titre, je vous demande d’œuvrer au Parlement pour obtenir :

 

La création d’un poste indépendant d’Ombudsman de l’industrie extractive ayant le pouvoir d’enquêter sur les plaintes et de faire des recommandations, y compris la suspension ou la cessation de l’appui du gouvernement canadien aux compagnies ne respectant pas les normes internationales. À la différence du Bureau du conseiller en RSE, l’ombudsman doit avoir le mandat de rendre ses conclusions publiques et d’accomplir ses fonctions sans égard à la volonté de participation ou non d’une compagnie; et

 

L’adoption d’une loi garantissant l’accès aux tribunaux canadiens aux personnes ayant subi de graves préjudices causés par les activités à l’étranger des compagnies canadiennes. Une telle loi doit affirmer clairement que les cours de justice canadiennes constituent un lieu qualifié pour entendre les réclamations contre les compagnies enregistrées au Canada. Jusqu’à ce jour, les cours canadiennes se sont montrées réticentes à entendre les causes présentées par des plaignants étrangers, les privant dans les faits de l’accès à la justice au Canada.

 

J’en appelle à vous pour que vous appuyiez ces mesures et pour que vous appeliez tous les parlementaires à les soutenir aussi.

 

Je vous prie de m’informer, dès que cela vous sera possible, de votre position à ce sujet et des actions que vous comptez entreprendre.

 

Veuillez recevoir, Monsieur/Madame, mes plus sincères salutations.

Pétition contre la francophobie au Canada

http://francophobie.org/formulaire.php

Cliquez sur le lien ci-dessus pour signer la pétition contre la francophobie.

 

UNI-E-S CONTRE LA FRANCOPHOBIE

Au Québec, dans tous les milieux, on condamne de plus en plus haut et fort la misogynie, l’homophobie, l’intimidation, l’islamophobie et les préjugés contre les Autochtones. Une autre forme de discrimination, la francophobie, tend à réapparaître. Aujourd’hui, nous unissons nos voix pour la dénoncer!

La période post-référendaire sur la question linguistique a été qualifiée par certains de « paix linguistique ». Ce fut aussi l’époque du mouvement « partitionniste » et du « Québec bashing » que des sociologues ont reconnu comme des dérapages racistes à l’égard du Québec. On a tenté de réprimer toute réaction aux affaiblissements de la Charte de la langue française et au déclin du français au Québec et au Canada en les qualifiant pour les minimiser de « vieilles chicanes stériles ».

Le fait de défendre la langue et la culture françaises a été taxé de fermeture d’esprit, de repli culturel et de passéisme. Pourtant, avoir une langue et une culture commune est un facteur d’inclusion de tous les citoyens à une société d’accueil. Il existe des lois linguistiques partout dans le monde, soit dans quelque 190 États et 110 pays, dont le Canada et les États-Unis. Pourquoi le Québec ferait-il exception à la règle?

En somme, les indépendantistes, les francophones, les francophiles, le Québec français au grand complet sont qualifiés d’intolérants, sinon de racistes, dans plusieurs médias anglophones au Québec et au Canada, y compris dans certains médias francophones.

Plusieurs de ces médias auraient peut-être un certain examen de conscience à faire. Nous ne saurons probablement jamais s’il y a eu un lien de causalité entre l’attentat et le meurtre perpétré le soir de l’élection du Parti québécois le 4 septembre 2012 et la campagne francophobe véhiculée dans certains médias, mais, chose certaine, nous pouvons affirmer qu’elle n’a pas contribué et ne contribue toujours pas à faire baisser la tension. Aujourd’hui, nous condamnons l’agression du 4 septembre et les propos qui auraient pu encourager le présumé auteur à agir!

Ce n’est pas d’hier qu’au Canada anglais on tente d’intimider et de culpabiliser les promoteurs et les défenseurs de la langue française. L’opposition à des services en français pour les communautés francophones et acadiennes y est souvent exprimée avec acrimonie.

Ces allégations contre l’aménagement linguistique québécois sont éminemment discriminatoires, car une même politique est jugée différemment selon qu’elle s’applique au Québec ou au Canada anglais. L’accès à tous les services en anglais pour toute la population en tout temps et partout au Québec serait un droit fondamental, alors que dans le reste du Canada, on passe sous silence l’absence généralisée des services en français aux francophones. Voilà un bel exemple des deux poids, deux mesures. Et on omet de rappeler qu’à partir des débuts du régime britannique jusqu’aux années 1960, des provinces canadiennes sont devenues majoritairement anglophones en ayant recours à des lois prohibant l’usage du français aux francophones dans les écoles et dans les institutions publiques. Plus de 75% des francophones hors Québec ont été anglicisés par ces mesures assimilationnistes.

Depuis quelques années, malgré ce discours dénigrant, plusieurs personnalités sont sorties publiquement pour s’opposer aux reculs du français et de l’aménagement linguistique. Voyant les défenseurs de la langue française se mobiliser, le vrai visage de la francophobie se dévoile peu à peu. Depuis que le Parti québécois parle de bonifier la Charte de la langue française, la diabolisation des francophones va jusqu’à associer au nazisme les groupes pacifiques de défense et de promotion du français. Les injures ont atteint une rare et inquiétante intensité dans le cadre du débat sur la laïcité au Québec.

Ces étiquettes accolées aux francophones entretiennent des préjugés de façon durable. Ces accusations abusives créent la division en suscitant la peur et la méfiance chez les nouveaux arrivants et les anglophones, les aliénant de la société québécoise ou canadienne-française. Elles tendent à délégitimer le français comme langue commune et d’intégration, et le droit du peuple québécois à l’autodétermination.

Nous n’affirmons pas qu’il y ait plus ou moins de racisme ou d’intolérance au Québec qu’ailleurs. Aujourd’hui, nous unissons nos voix pour dire que nous n’accepterons plus de nous faire intimider en nous laissant qualifier collectivement de racistes! Nous considérons que le dénigrement généralisé n’est acceptable envers aucun groupe d’appartenance ou de communauté culturelle.

Aujourd’hui, nous invitons les citoyennes et les citoyens du Québec, du Canada et de partout à se lever pour rejeter le discours d’intimidation et de mépris et clamer bien haut qu’un débat démocratique doit se fonder sur le respect et la dignité.

SOURCE : http://francophobie.org/declaration.php

Les entreprises minières et pétrolières du Canada

Source : revue québécoise Relations, numéro 769, décembre 2013, p. 35

L’organisme Développement et paix vient de lancer une campagne intitulée « Une voix pour la juste », qui vise à faire pression sur le gouvernement fédéral pour que soit créé un poste d’ombudsman indépendant pour l’industrie extractive canadienne. Nombreuses sont les voix qui s’élèvent pour dénoncer les pratiques de cette industrie, au Canada mais aussi dans les pays du Sud. Plusieurs collectivités de par le monde sont en effet victime de déplacements forcés, de conflits ou de la pollution de leur environnement, entre autres, en raison des activités de compagnies minières ou pétrolières canadiennes. (Site web de Relations : http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/enkiosque.php?idp=133)

Le texte suivant provient de http://www.devp.org/fr/education/fall2013 (site web de Développement et paix) le 4 décembre 2013 :

Une voix pour la justice

Campagne d’éducation 2013

Développement et Paix lance sa nouvelle campagne, Une voix pour la justice, en réponse à des rapports reçus de collectivités d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine affectées par des activités minières et qui vivent des conflits, voient leur environnement pollué, subissent des déplacements forcés et d’autres conséquences négatives des activités minières d’entreprises canadiennes.

Ainsi, Une voix pour la justice appelle le gouvernement canadien à créer un poste d’ombudsman indépendant pour l’industrie extractive canadienne afin d’enquêter sur les plaintes déposées par les populations des pays du Sud affectées par les opérations d’entreprises canadiennes.

Voir aussi :

Droits humains des populations affectées par l’industrie minière en Amérique latine – compte-rendu de l’audience devant la CIDH – Allez au : http://www.devp.org/fr/blog/droits-humains-des-populations-affectees-par-lindustrie-miniere-en-amerique-latine-compte-rendu

Vidéo: Honduras et Pérou : le droit au consentement libre, préalable et éclairé – Allez au : http://www.devp.org/fr/blog/video-honduras-et-perou-le-droit-au-consentement-libre-prealable-et-eclaire

 

Les entreprises extractives du Canada

« À Washington DC le 1er novembre dernier, sept délégués d’Amérique latine ont participé à une audience devant la Commission interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) de l’Organisation des États Américains (OEA). La délégation était constituée de représentants du Brésil, du Chili, de Colombie, du Honduras et du Pérou.

« Cette audience a eu lieu après trois ans de travail à répertorier une vingtaine de cas d’abus des droits humains liés à l’industrie extractive. Une quinzaine d’organisations réparties dans une dizaine de pays ont collaboré à cette tâche.

« Pour la première fois, la notion de responsabilité des États d’origine a été soulevée. Il était question principalement du Canada, car plus de 75 % des entreprises extractives du monde y sont enregistrées et plus de 60 % de leurs projets miniers se situent en Amérique latine. Le Brésil a aussi été présenté comme pays ayant un double statut : pays hôte (là où s’installe une compagnie minière) et pays d’origine (là où la compagnie minière est enregistrée). » (http://www.devp.org/fr/blog/droits-humains-des-populations-affectees-par-lindustrie-miniere-en-amerique-latine-compte-rendu)

De nombreux enfants handicapés sont laissés-pour-compte.

L’UNICEF écrit :

De trop nombreux enfants ne reçoivent pas ce à quoi ils ont droit.

Dans son rapport annuel intitulé La situation des enfants dans le monde : les enfants handicapés, l’UNICEF attire l’attention sur le fait que de trop nombreux enfants handicapés sont laissés-pour-compte et sont ainsi privés de leurs espoirs, de leurs rêves et de leurs droits.

Nous avons besoin de votre soutien pour changer cette situation. Aidez-nous à bâtir un monde où tous les enfants, y compris les enfants handicapés, peuvent mener une vie enrichissante, à l’abri de la pauvreté et de l’exclusion.

Faites savoir au premier ministre Harper que ces enfants méritent mieux.

Allez au :

Défense des droits et campagnes | UNICEF Canada |.