Chantier Davie – Que fait le député de Lévis, Bellechasse et les Etchemins, Steven Blaney ?

Chantier Davie – Que fait Steven Blaney ?

Éditorial du journal Le Devoir, 16 et 17 mai 2015, p. B4

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Le chantier Davie ? Steven Blaney a d’autres préoccupations, voyons donc ! Deux, trois, quatre fois par année, il s’assure que les électeurs de Lévis, Bellechasse et les Etchemins savent comment se procurer un passeport.

Blaney Clinique demande de passeports

Le syndicat du chantier Davie dénonce la décision insensée d’Ottawa – Communiqué de presse – www.csn.qc.ca

Le syndicat du chantier Davie dénonce la décision insensée d’Ottawa – Communiqué de presse – www.csn.qc.ca.

 

Construction du brise-glace Diefenbaker

Le syndicat du chantier Davie dénonce la décision insensée d’Ottawa

 

Le Syndicat des travailleurs du chantier Davie (CSN), la Fédération de l’Industrie manufacturière et le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches dénoncent le gouvernement fédéral pour son refus de confier la construction du brise-glace Diefenbaker au chantier de Lévis, le plus grand site naval au Canada. Il doit revoir sa décision à la lumière de l’offre récente faite par la direction du chantier Davie Canada Inc., qui respecte en tout point les besoins en matière de construction maritime. Le syndicat entend réclamer rapidement une rencontre avec la ministre fédérale Diane Finley pour obtenir des explications.

Le syndicat appuie en effet la proposition de la direction du chantier de prendre en charge la construction du navire dans des délais et à des coûts bien inférieurs à ceux du constructeur Seaspan de Vancouver. Dans un reportage diffusé mercredi, on apprenait que les coûts estimés du projet avaient presque doublé, passant de 720 millions à 1,3 milliard de dollars, sans compter que le brise-glace serait livré en 2025 plutôt qu’en 2017.

« On ne comprend vraiment pas le refus du gouvernement de considérer notre chantier pour la construction du navire », affirme Gaétan Sergerie, président du Syndicat des travailleurs du chantier Davie (CSN). « Nous disposons d’une main-d’œuvre qualifiée, bénéficiant d’une expertise extraordinaire, nous avons toutes les infrastructures et les équipements utiles, dont la plus grande cale sèche au Canada. Nous avons une chance inouïe de reprendre une vitesse de croisière en matière de développement naval. Nous allons donc demander incessamment une rencontre avec la ministre des Travaux publics et des services gouvernementaux, madame Diane Finley, pour obtenir des explications et faire valoir nos compétences et notre savoir-faire industriel. »

Le syndicat estime que depuis le rachat et la relance du chantier Davie par le groupe Inocea, toutes les conditions gagnantes ont été mises en place pour assurer la bonne conduite des contrats, peu importe la dimension et l’usage des navires. Actuellement, quelque 750 travailleurs s’affairent à la production de cinq navires d’importance, dont trois bateaux de hautes technologies voués à l’exploration pétrolière en haute mer et deux traversiers pour le compte du gouvernement du Québec.

Selon Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) : « Le gouvernement fédéral, par l’entremise de son ministre Steven Blaney, a lui-même reconnu tout récemment que le chantier Davie Canada avait la capacité et l’expertise nécessaires pour répondre aux besoins en matière de construction de navires de qualité au pays. Nous, on le dit depuis longtemps. Maintenant, il doit être conséquent et accorder le contrat à Lévis. »

La capacité du chantier Davie a d’ailleurs été soulignée par l’Association de la construction navale du Canada dans une résolution adressée au premier ministre Stephen Harper, le 30 janvier 2009. Elle recommandait alors de considérer le chantier québécois pour la construction des gros navires parmi la quarantaine envisagés, en insistant sur le meilleur rapport qualité/prix.

Pour Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches : « C’est l’occasion pour le gouvernement fédéral de corriger l’erreur qui a été faite d’avoir accordé, en 2011, le contrat du Diefenbaker à un chantier naval dont on savait au départ qu’il serait incapable de livrer le navire dans l’échéancier établi. On a un chantier à Lévis qui a les capacités, les infrastructures et toutes les expertises nécessaires, et qui est prêt à passer immédiatement à l’action. »

Rappelons que cette démarche s’inscrit dans la politique mise de l’avant par la CSN qui est favorable à la relance de la construction navale au Québec. En mars dernier, sept propositions visant les gouvernements d’Ottawa et de Québec ont été rendues publiques avec l’objectif de permettre aux chantiers québécois de jouer un rôle à la mesure de leur capacité, tout en développant des emplois de qualité.

À propos de la FIM-CSN
Le Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN) représente quelque 750 membres. Il est affilié à Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN (FIM-CSN) qui compte plus de 30 000 membres au Québec, ainsi qu’au Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN) avec quelque 44 000 membres présents dans 240 syndicats regroupés sur une base régionale. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

Le gouvernement fédéral tourne le dos à l’offre du chantier naval Davie, qui propose de construire le brise-glace Diefenbaker à la place de son concurrent Seaspan.

 

« Le gouvernement fédéral tourne le dos à l’offre du chantier naval Davie, qui propose de construire le brise-glace Diefenbaker à la place de son concurrent Seaspan, de Vancouver.

« Selon ce que Radio-Canada a appris, la société mère de Davie, le groupe Inocea, a présenté une offre au gouvernement fédéral pour reprendre le projet, qui accuse plusieurs années de retard et fait face à des dépassements de coûts considérables. »

(Source : Radio-Canada, http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2014/05/30/001-brise-glace-diefenbaker-offre-davie-inocea-refus-federal.shtml)

 

Le chantier naval de Lévis prêt à prendre la relève des chantiers de l’Ouest.

 

Opinion de M. Guy Roy, citoyen de Lévis (Extraits) –  30 mai 2014

 

[] Aux nouvelles du souper une surprise attendait les ouvriers des Chantiers Davie. Il n’y a vraiment rien de garanti pour l’ouvrier dans une société fondée sur la compétition acharnée. Tous les jours apparaissent des nécessités de la vie pour lesquelles le combat est requis. Même pour vivre de son travail on est obligé de se battre.

 

La compagnie à la tête des Chantiers devait avoir calculé son coup. Dans le ciel tranquille de Lévis, un coup de tonnerre : les propriétaires annoncent qu’ils sont prêts à prendre la relève des chantiers de l’ouest dans le contrat du fameux brise-glace polaire qu’on appelait le Polar Sea, le plus gros bateau destiné à l’Arctique jamais construit au Canada. Les Conservateurs avaient tranché en accordant le contrat aux chantiers de Colombie Britannique et à ceux de Halifax. Sous la couverture de la nécessité des appels d’offre, on avait exclus le plus grand chantier du Canada, situé au Québec pour son malheur.

 

Entre temps, les ressources immenses en main-d’œuvre et en technologies d’avant garde des Chantiers Davie végètent sur de petits contrats. Plutôt que de se résigner à perdre du temps sur de tels contrats, les propriétaires ont lancé leur bombe hier, créant un espoir nouveau chez les ouvriers de Lévis.

 

On met au défi les Conservateurs, qui voient leurs plans s’effondrer sous le poids des limites des autres chantiers canadiens, de revenir sur leur décision et de ramener le gros brise-glace dans leurs cales sèches sous utilisées. On s’engage à produire le navire aux coûts prévus dans les délais planifiés. [] Sachons déployer le nôtre en toute indépendance au côté des forces souverainistes qui ont manifesté dans le passé d’étonnantes facultés dans ce domaine pour faire valoir les intérêts du Québec et de ses salariés.

 

Mais qu’est-ce qu’on apprend venant d’Ottawa, et malgré une certaine ouverture du député local Blaney, c’est que les Conservateurs sont tentés de refuser une offre dont on pense partout qu’elle serait une solution à la faillite dans la réalisation de la politique de construction navale de ceux-ci ? Manque d’autocritique, refuge dans l’absurde entêtement et maintien d’une décision irrationnelle, … est-ce que tout le Québec ne devrait pas se soulever comme un seul homme devant la simple application du gros bon sens et du pragmatisme éloigné des braquages idéologiques des Conservateurs ? A-t-on jamais vu pareil obstination devant le peu de perspective pour «sauver de l’argent aux contribuables» qui est pourtant une marotte de l’idéologie des Conservateurs eux-mêmes ?

 

Cette initiative pourrait remettre tout Lévis au travail. De quoi faire prospérer ce Lévis qui suscite tant de belles paroles chez le nouveau Maire qui averti de l’arrivée imminente d’une population jeune et travaillante dans la 8ième ville du Québec. Aucun projet d’envergure pour les promoteurs n’est épargné. On est en train de meubler la tête des ponts d’équipements lourds pour les commerces de toutes sortes. Mais qui achètera tous ces produits sans des ouvriers des Chantiers au travail ? Il y aurait un combat d’envergure pour le maire. Celui qu’il appelle des son vœux, faire prospérer sa ville.

 

Devrons-nous nous résigner à considérer encore une fois le Canada et ses institutions politiques comme les plus absentes dans la satisfaction des besoins des Québécois ? Et surtout de ses travailleurs salariés ? On nous réduit au statut de «porteurs d’eau» dans les projets de pipelines de Trans-Canada Pipeline et on refuse en plus de mettre à la disposition des Québécois salariés les moyens de rendre productifs des équipements industriels que même les adversaires soumissionnaires des Chantiers Davie admettaient comme des plus appropriés afin de réaliser la construction d’une innovations majeure de l’industrie navale québécoise.

[]

Est-ce que le Canada nous tournera encore le dos ? Peut-être vaudrait-il mieux aux Canadiens de songer à une lutte efficace et politique contre ces Conservateurs qui nous poussent hors de leur pays en rejetant une offre qui leur garantirait la réalisation d’un de leur rêve pour : préserver leur souveraineté dans l’Arctique sans y envoyer un seul soldat !

 

Guy Roy

 

Une partie des peintres du chantier Davie en 1944

 

Peintres du chantier Davie 1944 partie 1 300 dpi