Suspense intenable : quand donc la Société d’histoire régionale de Lévis frappera-t-elle sur sa poitrine un retentissant mea culpa?

 La Société d’histoire régionale de Lévis avouera-t-elle un jour qu’elle a tenu pour vrai ce que sa raison ne pouvait pas tenir pour vrai?

 

La Société d’histoire régionale de Lévis reconnaîtra-t-elle qu’elle a induit en erreur ses membres et la population quand elle a affirmé, notamment lors de deux expositions à Lévis, que la « cage » trouvée par hasard dans le web par l’un de ses membres* était la « cage » dans laquelle le cadavre de la criminelle Marie-Josephte Corriveau avait été montré en public à Lauzon, au 18e siècle?

 

La Société d’histoire régionale de Lévis osera-t-elle dire que la ville de Lévis et des organismes comme la Commission de la capitale du Québec ont délié pour elle les cordons de leurs bourses remplies de l’argent des contribuables et que cet argent a permis entre autres la diffusion à Lévis, ailleurs au Québec et même au Canada anglais d’une affirmation infondée qui a induit tout le monde en erreur?

 

Qu’avez-vous à dire, M. Vincent Couture, président de la SHRL? Pensez-vous que ce n’est pas grave d’induire des gens en erreur, avec des fonds publics par-dessus le marché?

 

Qu’avez-vous à dire, M. André Gaumond, vice-président de la SHRL? Pensez-vous que ce n’est pas grave d’induire des gens en erreur, avec des fonds publics par-dessus le marché?

 

Qu’avez-vous à dire, M. Pierre-Olivier Maheux, trésorier de la SHRL? Pensez-vous que ce n’est pas grave d’induire des gens en erreur, avec des fonds publics par-dessus le marché?

 

Qu’avez-vous à dire, M. Louis Hallé, secrétaire de la SHRL? Pensez-vous que ce n’est pas grave d’induire des gens en erreur, avec des fonds publics par-dessus le marché?

 

Qu’avez-vous à dire, M. Claude Genest, administrateur de la SHRL? Pensez-vous que ce n’est pas grave d’induire des gens en erreur, avec des fonds publics par-dessus le marché?

 

Qu’avez-vous à dire, M. Clément Samson, administrateur de la SHRL? Pensez-vous que ce n’est pas grave d’induire des gens en erreur, avec des fonds publics par-dessus le marché?

 

Qu’avez-vous à dire, M. Xavier Chambolle, administrateur de la SHRL? Pensez-vous que ce n’est pas grave D’induire DES GENS en erreur, avec des fonds publics par-dessus le marché?

 

Qu’avez-vous à dire, Mme Claudia Mendez Ishii, rédactrice en chef de la revue de la SHRL? Pensez-vous que ce n’est pas grave D’induire DES GENS en erreur, avec des fonds publics par-dessus le marché?

 

Madame, Messieurs, vous n’avez rien à dire pour votre défense? On dirait que vous pensez votre cause indéfendable.

 

 

Roger Martel, le Passeur de la Côte

 

* Mme Claudia Mendez Ishii, aujourd’hui rÉdactrice en chef de la revue de la SHRL…

Une affirmation infondée dans la revue Histoire Québec de la Fédération des sociétés d’histoire du Québec.

Lévis, le 22 juin 2014

 

Monsieur Richard M. Bégin, président de la Fédération Histoire Québec

Revue Histoire Québec

4545, av. Pierre-De Coubertin
Montréal (Québec) H1V 0B2
courriel : fshq@histoirequebec.qc.ca

 

Monsieur,

 

Histoire Québec (volume 19, numéro 2) contient une importante affirmation indéniablement infondée faite par Madame Claudia Mendez Ishii dans son article intitulé La cage de La Corriveau, à l’époque où elle était, si ma mémoire est bonne, la vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL). Dans le Résumé/Extrait de cet article publié par Érudit dans le web, Madame Mendez Ishii écrit ceci :

 

« nous avons retrouvé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. Nous étions très émus par cette découverte et animés par le désir d’approfondir le sujet. Donc, en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), Manon Pelletier [lisez la note 1) et moi-même sommes allées rendre visite à la cage de La Corriveau. [] Pour l’occasion, l’artefact été sorti de son entrepôt et on nous a permis de prendre plusieurs photos et mesures. On a mis à notre disposition toute l’information détenue par le musée, de notre côté, nous leur avons offert une copie du dossier sur La Corriveau que nous possédons à la SHRL. Ils ne savaient pas ce qu’ils avaient entre les mains, ni l’importance sur l’imaginaire québécois de cette terrible histoire. Toutefois, ils connaissent bien la valeur historique d’un tel objet. Il est unique, selon le conservateur d’une des plus anciennes collections… » (Érudit, http://www.erudit.org/culture/hq1056841/hq01043/70711ac.html?vue=resume&mode=restriction vu le 17 mai 2014 (Lisez la note 2.)

 

L’affirmation de Madame Claudia Mendez Ishii a été contredite par les Musées de la civilisation du Québec et par les auteurs du livre La Corriveau. De l’histoire à la légende : Dave Corriveau et Catherine Ferland (docteure en histoire), entre autres. (Lisez la note 3.)

 

Une revue sérieuse se ferait un devoir de publier un correctif rapidement. Je m’attends donc à trouver un correctif clair, bien mis en évidence, dans le prochain numéro d’Histoire Québec.

 

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, Lévisien

 

Note 1 : Madame Manon Pelletier exploite (ou exploitait) l’entreprise Tours Suivez le guide avec Madame Mendez Ishii; elle a déjà appartenu au conseil d’administration de la SHRL.

 

Note 2 : La revue de la SHRL, La Seigneurie de Lauzon (numéro 122, hiver 2012), a publié un article de Madame Mendez Ishii intitulé La cage de La Corriveau comme celui qu’elle a offert à Histoire Québec.

 

Note 3 : Curieusement, le 22 juin 2014, on trouve encore dans le site web de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHJRL) des affirmations comme celle-ci : « en collaboration avec Les Musées de la civilisation de Québec nous présentons l’exposition « La Corriveau, au-delà de la légende », en présence de l’artéfact original. Cette exposition, une première canadienne, sera l’unique occasion de voir cet objet légendaire et de prendre la mesure des tragiques événements survenus en 1763. Pour l’occasion, Claudia Méndez, vice-présidente de la SHRL, présentera l’histoire de cette trouvaille ». Ou comme cette autre  : « Comme vous le savez, dans le dernier numéro (124) de La Seigneurie de Lauzon, Claudia Méndez a publié un article sur la découverte, aux États-Unis, de la cage de la Corriveau. » (Naturellement, la SHRL aurait dû retirer ces textes ou les modifier.)

 

Il semble que la SHRL soit seule à avoir la certitude que la « cage » de Salem est celle qui a servi à exposer Madame Corriveau. Ou elle n’ose peut-être pas avouer publiquement avoir induit ses membres et la population en erreur (son affirmation infondée s’apparente aujourd’hui à un mensonge). – MONSIEUR BÉGIN, APPROUVEZ-VOUS LE COMPORTEMENT DE LA SHRL?

 

La « cage » de Marie-Josephte Corriveau : l’opinion de M. Xavier Chambolle, administrateur de la Société d’histoire régionale de Lévis

Lévis (Québec), le 21 février 2014

Monsieur Xavier Chambolle, Administrateur

Société d’histoire régionale de Lévis

Rue Mgr Gosselin, Lévis (Québec)

Monsieur,

À ma connaissance, vous n’avez pas fait de déclarations publiques concernant la « cage » que la vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), Madame Claudia Mendez Ishii, dit avoir « trouvée par hasard dans Internet ». Vous savez que des membres du conseil d’administration de la SHRL prétendent que ladite « cage » est celle dans laquelle le cadavre de Madame Marie-Josephte Corriveau a été exposé (des gens sérieux affirment que rien ne prouve que c’est le cas, et ils ont raison); vous, prétendez-vous la même chose que certains de vos compagnons du C. A. de la SHRL?

Comme vous êtes guide touristique à Lévis (selon ce que j’ai vu dans le web), comme Madame Claudia Mendez Ishii d’ailleurs (y a-t-il d’autres membres du C. A. de la SHRL qui travaillent directement ou indirectement dans le secteur des services touristiques?), j’imagine que la « cage » présente un intérêt tout particulier pour vous et Madame Mendez Ishii. Vous pouvez rêver que la « cage » attirerait beaucoup de curieux à Lévis (pas nécessairement des personnes qui s’intéressent à l’histoire, mais qu’importe! les retombées économiques seraient intéressantes pour la ville). Est-ce que la SHRL n’aurait pas déjà demandé aux grands dirigeants des Musées de la civilisation de Québec de lui prêter la « cage » pour la durée de la prochaine saison touristique? Si elle l’a fait ou prévoit de le faire, je lui souhaite de recevoir la réponse qu’elle mérite.

Recevez, Monsieur, mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, membre autrefois du C. A. de la SHRL

P.-S. Ce courriel sera publié au lepasseurdelacote.com; vous ne vous objecterez probablement pas à ce que votre réponse soit rendue publique au même endroit.

Grave désaccord au sein du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis : des administratrices disent une chose, le président les contredit.

Lévis (Québec), le 13 février 2014

Société d’histoire régionale de Lévis

Monsieur Vincent Couture, président, Lévis (Québec)

Monsieur le président,

Allez-vous rétablir la vérité? Allez vous dire haut et fort à tout le monde, notamment à tous ceux qui ont été trompés par des déclarations de membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) et de l’un des membres honoraires de la SHRL, allez-vous déclarer publiquement, Monsieur Couture, que rien ne prouve que la « cage » trouvée par hasard dans Internet par Madame Claudia Mendez Ishii, vice-présidente de la SHRL, est la « cage » dans laquelle le cadavre de La Corriveau a été exposé à Lévis au dix-huitième siècle. Allez-vous rétablir la vérité ou laisser la fausseté courir? Il me semble que vous n’avez pas le choix! À mon avis, vous n’avez pas le choix, vous devez rétablir la vérité.

Savez-vous, Monsieur Couture (vous me permettrez d’utiliser ici une expression familière), que vous avez l’air fou actuellement. Pourquoi? Parce que vous présidez le conseil d’administration de la SHRL, parce que des membres de ce conseil affirment que la « cage » trouvée par Madame Mendez Ishii est la cage dans laquelle le cadavre de La Corriveau a été exposé, et parce que vous, oui, vous! vous avez écrit un texte qui a été publié dans le site web de la SHRL et dont l’un des éléments a été repris dans le journal Le Peuple Lévis, un texte dans lequel vous vous trouvez à contredire carrément lesdits membres de votre conseil d’administration.

Déclarations de deux administratrices de la SHRL

Vlan ! La vice-présidente, Claudia Mendez Ishii, affirme avoir trouvé la cage qui a servi à exposer le cadavre de La Corriveau.

Capture d’écran 2014-02-13 à 13.44.20 - Version 2

Article de Mylène Moisan, Le Soleil, 31 juillet 2013

Vlan ! La trésorière, Évelyne Fortier, dit la même chose que Claudia Mendez Ishii. 

Cage Corriveau_Par E Fortier_Seigneurie de L no 128 printemps 2013 - Version 2

Évelyne Fortier, article paru dans La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), numéro 128, printemps 2013

Vlan ! Un membre honoraire de la SHRL, Claude Genest, prétend à son tour que la « cage » américaine es bien celle qui a été utilisée pour exposer le cadavre de la pauvre Corriveau. 

cage Corriveau_Par  C Genest Journal de L 27-11-2013

Claude Genest, La fin de la légende, article publié dans Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24

 

Mais le président, Vincent Couture, les contredit carrément. Vlan !

Permettez-moi de vous rafraîchir la mémoire, Monsieur Couture. Le texte dont je parle et que vous avez écrit s’intitule Invitation du président, Marie-Josephte Corriveau (1733-1753), Commémoration à Lévis; on le trouve à cette adresse : http://www.shrl.qc.ca/dossiers.php?archive=2013&article=149&contenu=150 (c’est dans le site web de l’hebdomadaire Le Peuple Lévis, édition du 2 octobre 2013, que l’élément susmentionné a été reproduit, comme le montre une capture d’écran pus loin dans la présente). Dans ce texte, vous dites ceci :

« Le conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a le plaisir de vous annoncer que la cage qui pourrait se révéler être celle de La Corriveau sera exposée en exclusivité au Centre de congrès et d’expositions de Lévis (CCEL), du 3 au 6 octobre prochain [2013]. »

(En passant, c’est étrange que l’on fasse autant de cas d’une « cage » dont ne sait pas grand-chose : on ignore quand elle a été construite, on ignore même si elle a servi à quelque chose. Le Musée de la civilisation de Québec l’a dévoilée officiellement, et plus tard elle a été exposée au Centre de congrès et d’expositions de Lévis. Qui a payé les dépenses entraînées par ces activités? Encore les citoyens soumis à l’impôt et à des taxes, probablement.)

Donc, des membres de votre conseil d’administration et l’un de vos membres honoraires prétendent que la « cage » a bel et bien servi à exposer le cadavre de la pauvre Corriveau; vous, vous dites :

on n’a pas de preuves que la « cage » a servi à exposer le cadavre.

C’est toute la direction de la Société d’histoire régionale de Lévis qui a l’air fou! Vous sentez-vous bousculé, Monsieur Couture, par votre vice-présidente et par votre trésorière, et même par l’un de vos membres honoraires?

Il faudrait, Monsieur Couture, que vous fassiez une déclaration publique pour faire connaître la vérité, pour ramener à la raison les membres du conseil d’administration et le membre honoraire de la SHRL qui faussent la réalité, et pour rétablir la vérité.

Je vous prie, Monsieur le président, d’agréer mes salutations distinguées.

Roger Martel, ancien membre de la SHRL, Lévis

 

QUI DIT UNE FAUSSETÉ?

Post-scriptum

1

Je vous suggère de demander à ces grands partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis de vous aider à rétablir la vérité :

Ville de Lévis

Caisse populaire Desjardins de Lévis

Commission de la capitale nationale du Québec

Tourisme Lévis

2

Il serait bon que vous transmettiez la présente lettre à chacun des membres du conseil d’administration et au membre honoraire de la SHRL, c’est-à-dire à :

Madame Mendez Ishii, vice-présidente,

Madame France Desjardins, secrétaire,

Madame Évelyne Fortier, trésorière,

Monsieur Charles-Olivier Roy,

Monsieur Xavier Chambolle,

Monsieur Louis Hallé,

Monsieur Gilbert Samson, directeur général,

Claude Genest, membre honoraire.

3

Il faudrait que les partenaires de la SHRL qui ont été mêlés de près ou de loin à des activités entourant la découverte d’une « cage » par Madame Claudia Mendez Ishii (déménagement de la cage au Québec, dévoilement de la cage au Musée de la civilisation de Québec, exposition à la gare intermodale de Lévis du 21 juin au 29 septembre 2013 et présentation publique de la cage au Centre de congrès et d’exposition de Lévis du 3 au 6 octobre 2013), il faudrait, dis-je, que ces partenaires soient informés par la SHRL de la position actuelle du conseil d’administration de la SHRL concernant la question de la « cage ». D’après des sources que j’ai consultées, ces partenaires sont ou il y aurait au nombre des partenaires :

Ville de Lévis

Tourisme Lévis

Caisse populaire Desjardins de Lévis

Centre de congrès et d’expositions de Lévis

Commission de la capitale nationale du Québec

Musée canadien des civilisations

Association des Corriveau d’Amérique

Musée national des beaux-arts du Québec

Musée royal 22e Régiment

Autre message à la Commission de la Capitale nationale du Québec concernant la Terrasse de Lévis

Lévis, le 16 octobre 2013

Madame Françoise Mercure, présidente et directrice générale

Commission de la Capitale nationale du Québec

Édifice Hector-Fabre, 525, boul. René-Lévesque Est

Québec, G1R 5S9

Courriel : commission@capitale.gouv.qc.ca

Madame la présidente et directrice générale,

Le 6 septembre 2013, il y a donc une longue quarantaine de jours, j’ai envoyé à la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) et à vous, Madame Françoise Mercure, un courriel concernant la Terrasse du Chevalier de Lévis, dans lequel je demandais ceci : « Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation [installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis] : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ?  » (Je reproduis ce courriel ci-dessous.) Quarante jours plus tard, la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) ne m’a pas encore répondu.

J’imagine que personne ne me refusera le droit d’émettre l’hypothèse que le mutisme de la Commission de la capitale nationale du Québec s’explique par l’incapacité de cette dernière de trouver des raisons valables à la mention sur un panneau d’interprétation de l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis. Cette absence de raisons valables devrait normalement pousser la CCNQ à corriger le texte du panneau d’interprétation installé sur la Terrasse Chevalier de Lévis; après tout, si la CCNQ doit s’interdire de déformer l’histoire par ses réalisations, elle doit aussi éviter de véhiculer des inexactitudes concernant le présent; vous serez sans doute d’accord avec moi, Madame Mercure.

Je vous prie, Madame la présidente et directrice générale, d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de sept sociétés d’histoire du Québec

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007

Le présent courriel et la réponse que la CCNQ donnera (si elle en donne une) seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.


COURRIEL DESTINÉ À MADAME FRANÇOISE MERCURE (ce courriel a été publié dans ce site le 6 septembre 2013)

Lévis, le 6 septembre 2013

Madame Françoise Mercure, présidente et directrice générale

Commission de la Capitale nationale du Québec

Édifice Hector-Fabre, 525, boul. René-Lévesque Est

Québec, G1R 5S9

Courriel : commission@capitale.gouv.qc.ca

Madame la présidente et directrice générale,

Je connais un certain nombre de réalisations de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) : la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, située à Lévis, et la Fresque Desjardins de Lévis, par exemple.

La Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière « illustre plusieurs faits marquants de l’histoire de la région », peut-on lire au http://www.ruesprincipalessaintromuald.com/pages/fresque.html; elle est le « fruit d’une étroite collaboration de la Commission de la Capitale nationale (CCNQ) et de la Ville de Lévis », nous apprend la même source. Là où se trouve la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

La Fresque Desjardins de Lévis a été « réalisée à l’initiative de la Commission de la capitale nationale du Québec », nous dit elle-même la Commission au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/pdf/realisations/fresque-desjardins-levis.pdf. Elle « raconte en images les principaux épisodes de la riche histoire de Lévis et de ses grands personnages », dit encore la CCNQ (http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/les-fresques/fresque-desjardins-de-levis.html). Là où se trouve la Fresque Desjardins de Lévis, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

Je connais très bien une autre réalisation de la CCNQ : le monument François-Gaston de Lévis, installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis. On doit cette oeuvre à trois partenaires financiers : la Caisse Desjardins de Lévis (100 000 $ pour la fabrication de la statue et 10 000 $ pour son installation et l’aménagement paysager), la CCNQ et la Ville de Lévis (ces renseignements se trouvent dans la fiche technique du monument établie par la CCNQ et consultable au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/projet/190_1_FicheTechnique_monumentLevis.pdf). La réalisation de la Terrasse se distingue des deux autres réalisations mentionnées ci-dessus par un trait qui n’est pas anodin : tandis que la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport d’historiens (j’ai dit historiens) à la connaissance du passé de Lévis sur les lieux où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis, elles mettent en évidence, là où s’élève la statue de François-Gaston de Lévis, une amateure d’histoire (j’ai dit amateure d’histoire), Mme Claudia Mendez, auteure d’un texte de quatre pages consacré à la Terrasse de Lévis et basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps (ce que je vais démontrer dans la présente).

Qu’a fait Mme Mendez pour mériter cette reconnaissance et cet honneur ? La CCNQ, la Caisse Desjardins de Lévis et la Ville de Lévis répondent à cette question sur un panneau d’interprétation installé sur la Terrasse : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse du Chevalier-de-Lévis. » Parlons-en de cette recherche. Je commencerai par une une mise en contexte.

Le 31 juillet 2013, le journal Le Soleil a publié un article sur Mme Claudia Mendez. J’ai réagi, j’ai écrit au quotidien, lequel a publié une version modifiée de ma lettre le 4 août (le journal n’a pas informé les lecteurs de la modification de ma lettre). Le 8 août, Le Soleil présente une réplique à ma lettre signée Claude Genest (M. Genest est un historien à l’emploi du Mouvement Desjardins, il a déjà siégé avec Mme Mendez au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis; M. Genest est aussi – Le Soleil ne l’a pas signalé aux lecteurs – le compagnon de vie de Mme Mendez). J’ai répliqué à M. Genest, mais Le Soleil a refusé de reproduire ma lettre.

Dans cette lettre non publiée par Le Soleil, je dis à M. Genest qu’il se trompe quand il affirme qu’un article de Mme Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis dans le numéro 105 de sa revue (La Seigneurie de Lauzon), contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et que ces éléments sont « substantiels ». Pour les lecteurs du Soleil, j’avais écrit ceci : « M. Claude Genest réplique à la lettre que j’ai écrite au sujet d’un texte de la chroniqueuse Mylène Moisan et que Le Soleil a publiée le 4 août 2013. Il fait une affirmation de première importance, que voici : l’article de Mme Claudia Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis, contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et ces éléments sont « substantiels ». Voyons voir. – Mme Mendez cite une vingtaine de sources de renseignements à la fin de son article. Les « Archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire (APSJNDV) » sont l’une de ces sources. Dans ces archives, Mme Mendez a trouvé un document concernant un concours paroissial dont parle M. Genest dans sa réplique; comme le résultat de ce concours « ne semble pas avoir eu de suite », écrit M. Genest, on peut soutenir que le document en question ne présente pas beaucoup d’intérêt. Mme Mendez cite un autre document des APSJNDV; il est signé Pierre-Georges Roy et s’intitule « La Terrasse de Lévis, Mémoire au curé Carrier ». Les passages de ce document que cite Mme Mendez se résument à ceci : la Terrasse de Lévis « est le plus bel ornement de notre ville », nombre de personnes « m’ont avoué qu’ils la trouvent très belle et même supérieure à la Terrasse Dufferin à plusieurs points de vue », le terrain sur lequel on l’a aménagée était « un ensemble de buttes, de trous et de rochers »; ces passages sont plutôt minces. Les autres sources de Mme Mendez, beaucoup plus nombreuses, sont des textes publiés dans des journaux ou périodiques (il y en a une quinzaine, auxquelles il faut ajouter un album souvenir publié à l’occasion du centenaire de Lévis). Comment M. Genest peut-il parler d’éléments inédits substantiels ? Je ne doute pas que M. Genest, formé en histoire, sache ce qu’est un élément ou un document inédit, mais il peut arriver qu’il l’oublie. Je rappelle que le mot « inédit » « s’emploie proprement pour désigner ce qui n’a point été imprimé, publié » (René Bailly, Dictionnaire des synonymes de la langue française, Larousse). »

Le 12 août 2013 j’ai inséré dans mon site web, lepasseurdelacote.com, un message que j’avais envoyé à Mme Mendez; voici ce message :

« Madame, Comme vous le savez, je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Un historien (M. Claude Genest, votre compagnon de vie, il n’est pas déplacé, ici, de le dire) est l’un de ceux qui diffusent cette affirmation. Malheureusement, M. Genest, comme l’autre source dont j’ai pris connaissance, ne donne aucun exemple d’élément d’information que l’on ne posséderait pas aujourd’hui sans votre travail. Comme vous aimeriez sans doute que l’on rende à César ce qui appartient à César, je vous demanderais de bien vouloir me dire quels sont les éléments d’information que vous avez été la première à découvrir, et que vous connaissez mieux que quiconque (si on ne vous en attribue pas la découverte faussement); je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 12 août 2013, j’ai reçu la réponse de Mme Mendez; la voici intégralement :

J’ai bien reçu votre demande au sujet de mon article intitulé La terrasse de Lévis que vous avez publié (à titre de membre du comité du bulletin) dans le numéro 105 de La Seigneurie de Lauzon au printemps 2007.

Voici une liste brève des nouvelles informations que j’ai recueillies dans les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 :

– noms et rôles des personnes responsables de sa construction

– dates de construction

– main d’œuvre et organisation du travail

– budget, matériaux, délais et dimensions

– fonction de dépotoir municipal (1932-38)

– détails et circonstances du concours paroissial pour déterminer le nom de la terrasse en 1937

– photos inédites du chantier (Fonds Famille Joseph Lacombe).

Je vous conseille de relire l’article cela vous rafraîchira la mémoire et vous pourrez, par la même occasion, revoir vos magnifiques photos qui l’illustre si bien. En terminant, je vous remercie de l’intérêt soutenu que vous portez aux activités de la Société d’histoire régionale de Lévis et, à mon travail en particulier. C’est un plaisir de revoir mon article revenir dans l’actualité après six ans.

Voici ce que j’ai répondu à Mme Mendez :

« Dans mon message du 12 aout 2013 je vous ai dit ceci : « je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis ». Force m’est de constater que votre réponse confirme mon avancé. Vous écrivez en effet que vous avez recueilli des « informations nouvelles » dans « les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 ». Dans un texte que j’ai demandé au quotidien québécois Le Soleil de publier (ce qu’il a refusé de faire même si, à mon avis, il avait l’obligation morale d’acquiescer à ma demande), je démontre que les « informations nouvelles » dont vous parlez et que M. Claude Genest appelle « éléments inédits » ne sont pas des données inédites. Je reproduis ici une partie d’une lettre que j’ai transmise à M. Pierre-Paul Noreau,

vice-président Information, journal Le Soleil, le 14 août 2013 » (cette lettre a été reproduite ci-dessus).

Le 29 août 2013, j’envoie ce message à M. Claude Genest :

« Je vous demanderais, Monsieur Genest, de bien vouloir dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information que Madame Claudia Mendez a été la première à découvrir et que vous appelez « éléments inédits substantiels »; je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 2 septembre 2013, je reçois la réponse suivante de M. Genest :

J’ai bien reçu votre demande. Je suis heureux de constater que vous disposez de beaucoup de temps libre cet été. Nous n’avons pas tous ce privilège comme vous vous en doutez très certainement.

Pour ce qui est de l’objet de votre questionnement, je vous suggère de vous intéresser davantage à l’utilisation des sources historiques et au métier d’historien.

Pour moi, il ne fait aucun doute que le texte de Claudia Méndez que vous avez publié dans la Seigneurie de Lauzon en 2007, contient énormément d’informations nouvelles par rapport à l’historiographie antérieure. Ce débat est donc clos.

En terminant, je vous félicite pour votre site le passage de la côte. Je vous souhaite d’atteindre un lectorat éclairé.

Je dirai à M. Genest :

« Non, M. Genest, le texte de Madame Mendez ne contient pas d’éléments inédits » « substantiels » concernant la Terrasse Chevalier de Lévis, contrairement à ce que vous écrivez. S’il en contenait, il est permis de supposer que vous vous seriez empressé de les énumérer dans votre réponse au lieu de battre en retraire en proclamant que « le débat est clos ». Comme la réponse de votre compagne datée du 12 août 2013, la vôtre confirme ce que j’avance : le texte de Madame Mendez ne contient pas d’ « éléments inédits » « substantiels ».

Considérant ce qui précède, Madame la présidente et directrice générale, je demanderais à la Commission de la capitale nationale du Québec de faire les actions requises pour que soit corrigé le panneau d’interprétation qu’elle a installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis en 2013 et qui contient la phrase suivante : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse-du-Chevalier-de-Lévis. » Vous conviendrez avec moi qu’il ne faut pas que la CCNQ manque à son devoir en véhiculant des exagérations, des inexactitudes, des mensonges. Il n’y a aucune raison pour que le nom de Mme Mendez et celui de la Société d’histoire régionale de Lévis figurent sur ce panneau, et qu’une recherche qui a abouti à un texte de quatre pages basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps dans des journaux soit mise en évidence sur un panneau d’interprétation par la CCNQ, et la Ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis.

Il est évident que l’inexactitude dont il est question dans la présente est profitable à Mme Claudia Mendez, cofondatrice et copropriétaire d’une entreprise de visites touristiques oeuvrant à Lévis (son associée est Mme Manon Pelletier, qui a déjà siégé avec elle et avec M. Claude Genest au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis). Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ? Il serait utile et intéressant, Madame Mercure, que vous nous éclaireriez.

Je vous prie, Madame la présidente et directrice générale, d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

Post-scriptum

Je crois que personne ne s’objecterait à ce que le travail de Joseph-Edmond Roy, Roch Samson, Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté et Gaston Cadrin soit rappelé aux endroits où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis.

La présente lettre et la réponse attendue seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.


La Terrasse de Lévis, la Société d’histoire régionale de Lévis et la Commission de la Capitale nationale du Québec

LE COURRIEL SUIVANT A ÉTÉ ENVOYÉ À MADAME FRANÇOISE MERCURE, PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE DU QUÉBEC, IL Y A UN MOIS. LA RÉPONSE NE DEVRAIT PAS TARDER.

Lévis, le 6 septembre 2013

Madame Françoise Mercure, présidente et directrice générale

Commission de la Capitale nationale du Québec

Édifice Hector-Fabre, 525, boul. René-Lévesque Est

Québec, G1R 5S9

Courriel : commission@capitale.gouv.qc.ca

Madame la présidente et directrice générale,

Je connais un certain nombre de réalisations de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) : la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, située à Lévis, et la Fresque Desjardins de Lévis, par exemple.

La Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière « illustre plusieurs faits marquants de l’histoire de la région », peut-on lire au http://www.ruesprincipalessaintromuald.com/pages/fresque.html; elle est le « fruit d’une étroite collaboration de la Commission de la Capitale nationale (CCNQ) et de la Ville de Lévis », nous apprend la même source. Là où se trouve la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

La Fresque Desjardins de Lévis a été « réalisée à l’initiative de la Commission de la capitale nationale du Québec », nous dit elle-même la Commission au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/pdf/realisations/fresque-desjardins-levis.pdf. Elle « raconte en images les principaux épisodes de la riche histoire de Lévis et de ses grands personnages », dit encore la CCNQ (http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/les-fresques/fresque-desjardins-de-levis.html). Là où se trouve la Fresque Desjardins de Lévis, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

Je connais très bien une autre réalisation de la CCNQ : le monument François-Gaston de Lévis, installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis. On doit cette oeuvre à trois partenaires financiers : la Caisse Desjardins de Lévis (100 000 $ pour la fabrication de la statue et 10 000 $ pour son installation et l’aménagement paysager), la CCNQ et la Ville de Lévis (ces renseignements se trouvent dans la fiche technique du monument établie par la CCNQ et consultable au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/projet/190_1_FicheTechnique_monumentLevis.pdf). La réalisation de la Terrasse se distingue des deux autres réalisations mentionnées ci-dessus par un trait qui n’est pas anodin : tandis que la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport d’historiens (j’ai dit historiens) à la connaissance du passé de Lévis sur les lieux où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis, elles mettent en évidence, là où s’élève la statue de François-Gaston de Lévis, une amateure d’histoire (j’ai dit amateure d’histoire), Mme Claudia Mendez, auteure d’un texte de quatre pages consacré à la Terrasse de Lévis et basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps (ce que je vais démontrer dans la présente).

Qu’a fait Mme Mendez pour mériter cette reconnaissance et cet honneur ? La CCNQ, la Caisse Desjardins de Lévis et la Ville de Lévis répondent à cette question sur un panneau d’interprétation installé sur la Terrasse : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse du Chevalier-de-Lévis. » Parlons-en de cette recherche. Je commencerai par une mise en contexte.

Le 31 juillet 2013, le journal Le Soleil a publié un article sur Mme Claudia Mendez. J’ai réagi, j’ai écrit au quotidien, lequel a publié une version modifiée de ma lettre le 4 août (le journal n’a pas informé les lecteurs de la modification de ma lettre). Le 8 août, Le Soleil présente une réplique à ma lettre signée Claude Genest (M. Genest est un historien à l’emploi du Mouvement Desjardins, il a déjà siégé avec Mme Mendez au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis; M. Genest est aussi – Le Soleil ne l’a pas signalé aux lecteurs – le compagnon de vie de Mme Mendez). J’ai répliqué à M. Genest, mais Le Soleil a refusé de reproduire ma lettre.

Dans cette lettre non publiée par Le Soleil, je dis à M. Genest qu’il se trompe quand il affirme qu’un article de Mme Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis dans le numéro 105 de sa revue (La Seigneurie de Lauzon), contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et que ces éléments sont « substantiels ». Pour les lecteurs du Soleil, j’avais écrit ceci : « M. Claude Genest réplique à la lettre que j’ai écrite au sujet d’un texte de la chroniqueuse Mylène Moisan et que Le Soleil a publiée le 4 août 2013. Il fait une affirmation de première importance, que voici : l’article de Mme Claudia Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis, contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et ces éléments sont « substantiels ». Voyons voir. – Mme Mendez cite une vingtaine de sources de renseignements à la fin de son article. Les « Archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire (APSJNDV) » sont l’une de ces sources. Dans ces archives, Mme Mendez a trouvé un document concernant un concours paroissial dont parle M. Genest dans sa réplique; comme le résultat de ce concours « ne semble pas avoir eu de suite », écrit M. Genest, on peut soutenir que le document en question ne présente pas beaucoup d’intérêt. Mme Mendez cite un autre document des APSJNDV; il est signé Pierre-Georges Roy et s’intitule « La Terrasse de Lévis, Mémoire au curé Carrier ». Les passages de ce document que cite Mme Mendez se résument à ceci : la Terrasse de Lévis « est le plus bel ornement de notre ville », nombre de personnes « m’ont avoué qu’ils la trouvent très belle et même supérieure à la Terrasse Dufferin à plusieurs points de vue », le terrain sur lequel on l’a aménagée était « un ensemble de buttes, de trous et de rochers »; ces passages sont plutôt minces. Les autres sources de Mme Mendez, beaucoup plus nombreuses, sont des textes publiés dans des journaux ou périodiques (il y en a une quinzaine, auxquelles il faut ajouter un album souvenir publié à l’occasion du centenaire de Lévis). Comment M. Genest peut-il parler d’éléments inédits substantiels ? Je ne doute pas que M. Genest, formé en histoire, sache ce qu’est un élément ou un document inédit, mais il peut arriver qu’il l’oublie. Je rappelle que le mot « inédit » « s’emploie proprement pour désigner ce qui n’a point été imprimé, publié » (René Bailly, Dictionnaire des synonymes de la langue française, Larousse). »

Le 12 août 2013 j’ai inséré dans mon site web, lepasseurdelacote.com, un message que j’avais envoyé à Mme Mendez; voici ce message :

« Madame, Comme vous le savez, je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Un historien (M. Claude Genest, votre compagnon de vie, il n’est pas déplacé, ici, de le dire) est l’un de ceux qui diffusent cette affirmation. Malheureusement, M. Genest, comme l’autre source dont j’ai pris connaissance, ne donne aucun exemple d’élément d’information que l’on ne posséderait pas aujourd’hui sans votre travail. Comme vous aimeriez sans doute que l’on rende à César ce qui appartient à César, je vous demanderais de bien vouloir me dire quels sont les éléments d’information que vous avez été la première à découvrir, et que vous connaissez mieux que quiconque (si on ne vous en attribue pas la découverte faussement); je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 12 août 2013, j’ai reçu la réponse de Mme Mendez; la voici intégralement :

J’ai bien reçu votre demande au sujet de mon article intitulé La terrasse de Lévis que vous avez publié (à titre de membre du comité du bulletin) dans le numéro 105 de La Seigneurie de Lauzon au printemps 2007.

Voici une liste brève des nouvelles informations que j’ai recueillies dans les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 :

– noms et rôles des personnes responsables de sa construction

– dates de construction

– main d’œuvre et organisation du travail

– budget, matériaux, délais et dimensions

– fonction de dépotoir municipal (1932-38)

– détails et circonstances du concours paroissial pour déterminer le nom de la terrasse en 1937

– photos inédites du chantier (Fonds Famille Joseph Lacombe).

Je vous conseille de relire l’article cela vous rafraîchira la mémoire et vous pourrez, par la même occasion, revoir vos magnifiques photos qui l’illustre si bien. En terminant, je vous remercie de l’intérêt soutenu que vous portez aux activités de la Société d’histoire régionale de Lévis et, à mon travail en particulier. C’est un plaisir de revoir mon article revenir dans l’actualité après six ans.

Voici ce que j’ai répondu à Mme Mendez :

« Dans mon message du 12 aout 2013 je vous ai dit ceci : « je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis ». Force m’est de constater que votre réponse confirme mon avancé. Vous écrivez en effet que vous avez recueilli des « informations nouvelles » dans « les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 ». Dans un texte que j’ai demandé au quotidien québécois Le Soleil de publier (ce qu’il a refusé de faire même si, à mon avis, il avait l’obligation morale d’acquiescer à ma demande), je démontre que les « informations nouvelles » dont vous parlez et que M. Claude Genest appelle « éléments inédits » ne sont pas des données inédites. Je reproduis ici une partie d’une lettre que j’ai transmise à M. Pierre-Paul Noreau,

vice-président Information, journal Le Soleil, le 14 août 2013 » (cette lettre a été reproduite ci-dessus).

Le 29 août 2013, j’envoie ce message à M. Claude Genest :

« Je vous demanderais, Monsieur Genest, de bien vouloir dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information que Madame Claudia Mendez a été la première à découvrir et que vous appelez « éléments inédits substantiels »; je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 2 septembre 2013, je reçois la réponse suivante de M. Genest :

J’ai bien reçu votre demande. Je suis heureux de constater que vous disposez de beaucoup de temps libre cet été. Nous n’avons pas tous ce privilège comme vous vous en doutez très certainement.

Pour ce qui est de l’objet de votre questionnement, je vous suggère de vous intéresser davantage à l’utilisation des sources historiques et au métier d’historien.

Pour moi, il ne fait aucun doute que le texte de Claudia Méndez que vous avez publié dans la Seigneurie de Lauzon en 2007, contient énormément d’informations nouvelles par rapport à l’historiographie antérieure. Ce débat est donc clos.

En terminant, je vous félicite pour votre site le passage de la côte. Je vous souhaite d’atteindre un lectorat éclairé.

Je dirai à M. Genest :

« Non, M. Genest, le texte de Madame Mendez ne contient pas d’éléments inédits » « substantiels » concernant la Terrasse Chevalier de Lévis, contrairement à ce que vous écrivez. S’il en contenait, il est permis de supposer que vous vous seriez empressé de les énumérer dans votre réponse au lieu de battre en retraire en proclamant que « le débat est clos ». Comme la réponse de votre compagne datée du 12 août 2013, la vôtre confirme ce que j’avance : le texte de Madame Mendez ne contient pas d’ « éléments inédits » « substantiels ».

Considérant ce qui précède, Madame la présidente et directrice générale, je demanderais à la Commission de la capitale nationale du Québec de faire les actions requises pour que soit corrigé le panneau d’interprétation qu’elle a installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis en 2013 et qui contient la phrase suivante : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse-du-Chevalier-de-Lévis. » Vous conviendrez avec moi qu’il ne faut pas que la CCNQ manque à son devoir en véhiculant des exagérations, des inexactitudes, des mensonges. Il n’y a aucune raison pour que le nom de Mme Mendez et celui de la Société d’histoire régionale de Lévis figurent sur ce panneau, et qu’une recherche qui a abouti à un texte de quatre pages basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps dans des journaux soit mise en évidence sur un panneau d’interprétation par la CCNQ, et la Ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis.

Il est évident que l’inexactitude dont il est question dans la présente est profitable à Mme Claudia Mendez, cofondatrice et copropriétaire d’une entreprise de visites touristiques oeuvrant à Lévis (son associée est Mme Manon Pelletier, qui a déjà siégé avec elle et avec M. Claude Genest au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis). Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ? Il serait utile et intéressant, Madame Mercure, que vous nous éclaireriez.

Je vous prie, Madame la présidente et directrice générale, d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel,

Heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

Post-scriptum

Je crois que personne ne s’objecterait à ce que le travail de Joseph-Edmond Roy, Roch Samson, Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté et Gaston Cadrin soit rappelé aux endroits où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis.

La présente lettre et la réponse attendue seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.

La Société d’histoire régionale de Lévis et l’expulsion de l’un de ses membres

Présentation par le Passeur de la Côte (Roger Martel)

Le 17 septembre 2013, j’ai écrit à Madame Claudia Mendez, guide touristique professionnelle et vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis; je lui ai parlé de mon expulsion de la SHRL, qui est honteuse et qui ternit ma réputation, je lui ai parlé du refus de la SHRL de dire quel document a été imprimé avec de l’encre acquise par elle en 2009-2010. Madame Mendez, le 18 septembre 2013, m’a répondu (on peut lire sa réponse ci-dessous); elle fuit mes questions, et fait une affirmation inexacte : contrairement à ce qu’écrit Madame Mendez, je n’ai pas été expulsé en 2012 lors de l’assemblée générale annuelle de la SHRL, je l’ai été à la fin de 2011 par le conseil d’administration de la SHRL; en 2012, les dirigeants de la SHRL ne pouvaient donc pas demander l’expulsion d’une personne qui n’était plus membre de la SHRL. Aujourd’hui, 2 octobre 2013, je réplique :

RÉPONSE DE ROGER MARTEL À MADAME CLAUDIA MENDEZ DATÉE DU 2 OCTOBRE 2013 :

Lévis, le 2 octobre 2013

Madame Claudia Méndez,

vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis

Lévis

Madame,

Vous ne me répondez pas, avec votre message daté du 18 septembre 2013; c’est très regrettable pour tous ceux qui veulent découvrir le fin fond de l’affaire qui nous occupe, vous, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) et moi.

Je vous ai dit : « ce sont ceux qui ne me répondaient pas qui attaquaient la réputation de la SHRL »; vous ne dites rien à ce sujet dans votre message. J’ai demandé plusieurs fois aux dirigeants de la SHRL, à titre de membre de la SHRL, de faire savoir quel(s) document(s) ils avaient été imprimé(s) avec l’importante quantité d’encre acquise par la SHRL pendant l’exercice 2009-2010. Je m’attendais, comme tout le monde l’aurait fait, à recevoir une réponse comme celle-ci : « Avec l’encre dont vous parlez, nous avons imprimé [un nombre aurait été inscrit ici] exemplaires du document intitulé [un titre aurait été inscrit ici]; nous serions heureux de vous montrer ce document, si vous ne le connaissez pas déjà ». VOUS COMPRENDREZ, MADAME MENDEZ, QUE LE REFUS DE RÉPONDRE DES DIRIGEANTS DE LA SHRL PUISSE ÊTRE JUGÉ INCOMPRÉHENSIBLE ET PRÊTER À DIVERSES INTERPRÉTATIONS, ET QU’IL NUISE À LA SHRL. Si vous étiez à ma place, ne penseriez-vous pas, comme moi, que le refus de répondre des dirigeants de la SHRL est inconcevable et inadmissible et inexplicable ? Et n’objecteriez-vous pas que votre question était légitime ? RÉFLÉCHISSEZ UN PEU, MADAME MENDEZ : QUEL MAL Y AURAIT-IL, POUR LA SHRL, À RÉVÉLER AUX MEMBRES DE LA SHRL QUEL USAGE VOUS AVEZ FAIT DE L’ENCRE DE LA SHRL? APRÈS TOUT, CE QUE LA SHRL A IMPRIMÉ A DÛ ÊTRE DIFFUSÉ PAR LA SHRL, DIFFUSÉ ET RENDU PUBLIC. FRANCHEMENT, MADAME MENDEZ, IL SERAIT INTELLIGENT QUE VOUS EXPLIQUIEZ POURQUOI VOUS AVEZ CHOISI DE NE PAS ME RÉPONDRE, VOUS ET LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA SHRL AVANT QUE LA SHRL NE TENTE DE M’EMPÊCHER DE PARLER EN M’EXPULSANT, PUIS À L ‘ÉPOQUE OÙ CE DERNIER A DÉCIDÉ DE M’EXPULSER et qu’il était composé, en plus de vous, de Mmes Manon Pelletier, Patricia Côté, MM. Claude Genest, Étienne Chabot, Éric Shink, Vincent Couture, Pierre-Olivier Maheux, Gilbert Samson [les personnes que je viens d’énumérer sont présentées comme des membres du CA de la SHRL dans le numéro 120 (hiver 2011) ou dans le numéro 121 (printemps 2011) de la revue de la SHRL, ou dans ces deux numéros; je n’ignore pas qu’il est possible que certaines de ces personnes se soient opposées à mon expulsion ou aient refusé de se prononcer sur la question de mon expulsion].

Je vous ai dit, le 17 septembre 2013 : « Pensez-vous, Madame Mendez, que je me trompe quand j’affirme que le CA de la SHRL me tenait dans l’ignorance des actions qu’il faisait pour me chasser de la SHRL ? »; vous ne dites rien à ce sujet dans votre message. EST-CE QUE JE DOIS COMPRENDRE QUE VOUS ADMETTEZ QUE LA SHRL A ÉVITÉ DE M’INFORMER DES ACTIONS QU’ELLE FAISAIT POUR M’EXPULSER? Les dirigeants de la SHRL m’ont accusé, jugé et condamné sans me le dire, sans m’informer de quoi que ce soit; oseriez-vous me contredire? Si votre mémoire est défaillante, vous pourriez consulter M. Claude Genest, qui présidait la SHRL quand j’ai été expulsé en catimini.

IL EST UTILE QUE JE MENTIONNE ICI QUE LE PRÉSIDENT ACTUEL DE LA SHRL, M. VINCENT COUTURE, N’A PAS RÉPONDU, EN MAI 2013, À UN MEMBRE DE LA SHRL QUI DÉSIRAIT SAVOIR QU’EST-CE QUE LA SHRL AVAIT IMPRIMÉ AVEC L’ENCRE DONT IL EST QUESTION CI-DESSUS. EST-CE QUE TOUT LE MONDE S’EST DONNÉ LE MOT POUR TENIR LES MEMBRES DE LA SHRL DANS L’IGNORANCE QUANT À L’USAGE DE L’ENCRE? Vous n’avez certainement pas oublié, Madame Mendez, que M. Couture était membre du conseil d’administration de la SHRL quand ce dernier m’a expulsé « discrètement ».

Pour terminer, cette remarque : vous dites que « [vos] informations administratives sont privées »; je rétorque que la SHRL reçoit depuis des années des subventions importantes de la Ville de Lévis (10 235 $ en 2011-2012, plus 3 230 $ la même année, plus le remboursement de certaines dépenses la même année), cet argent a été retiré des poches des contribuables, c’est un bien public; il serait déplacé que vous disiez aux Lévisiens de ne pas se préoccuper de ce que vous faites de leur argent.

Me trouverez-vous déraisonnable si j’avance qu’il serait dans votre intérêt et dans l’intérêt de la SHRL que vous répondiez aux questions légitimes qui vous sont soumises pour que les membres de la SHRL et les Lévisiens puissent se faire une excellente idée de la situation et porter un jugement éclairé ? Si oui, pourriez-vous me dire pourquoi ? J’INVITE LES LÉVISIENS SOUCIEUX DE L’INTÉRÊT PUBLIC À VOUS POSER DES QUESTIONS À LEUR TOUR.

FRANCHEMENT, MADAME MENDEZ, AUCUNE PERSONNE NEUTRE, OBJECTIVE, IMPARTIALE, NE SAURAIT COMPRENDRE LE REFUS OBSTINÉ DE LA SHRL DE RÉPONDRE À MES QUESTIONS LÉGITIMES.

Veuillez, Madame, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel,

heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la SHRL

P.-S. Cette lettre sera publiée dans mon site web (lepasseurdelacote.com); votre réponse également, si vous voulez bien me répondre, Madame Mendez. (Étant donné que mon expulsion de la SHRL est un événement public, qu’elle a été annoncée lors d’une assemblée des membres de la SHRL ainsi que dans la revue de la SHRL, je trouve inévitable, Madame Mendez, que notre échange soit public.)

JE REPRODUIS CI-DESSOUS LE COURRIEL QUE J’AI ENVOYÉ À MADAME CLAUDIA MENDEZ LE 17 SEPTEMBRE 2013 AINSI QUE LA RÉPONSE DONNÉE À CE COURRIEL PAR MADAME CLAUDIA MENDEZ LE 18 SEPTEMBRE 2013 :

COURRIEL ENVOYÉ PAR ROGER MARTEL À MADAME CLAUDIA MENDEZ LE 17 SEPT. 2013 :

Lévis, le 17 septembre 2013

Madame Claudia Mendez

Vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis

9, rue Mgr Gosselin, Local R-1, Lévis , G6V 5K1

Madame,

Tout récemment, vous avez bien voulu que nous dialoguions dans le web, vous et moi; nous l’avons fait. Je vous propose de continuer.

Le 2 septembre 2013, un téléjournal européen a publié que deux Tunisiens avaient été condamnés à la prison par l’appareil judiciaire de leur pays, sans jamais avoir été prévenus de la tenue de leur procès1. Cette nouvelle m’a rappelé un événement survenu à Lévis en 2011-2012. Je vous en parle parce que vous avez été une actrice de cet événement en tant que membre du conseil d’administration (CA) de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL).

L’événement dont je parle est le suivant : mon expulsion de la SHRL par le CA de cette dernière. (Les dirigeants de la SHRL ont prétendu que je flétrissais la réputation de la SHRL en leur posant des questions et en insistant pour que l’on me réponde. Moi, je dis : ce sont ceux qui ne me répondaient pas qui attaquaient la réputation de la SHRL.)

Le rapport annuel du CA de la SHRL pour la période s’étendant de mai 2011 à avril 2012*, que vous avez signé, contient un paragraphe intitulé « Statut du membre Roger Martel ». Dans ce paragraphe, le CA affirme qu’il a résolu de suspendre mon statut de membre le 2 février 2012. Mon statut de membre a peut-être été suspendu « officiellement » le 2 février 2012 (si c’est le cas, je n’en ai pas été informé), mais, dans les faits, c’est à la fin de novembre ou au début de décembre 2011 que j’ai été expulsé définitivement de la SHRL (sans en être informé). À moment-là, en effet, la SHRL a décidé de ne pas encaisser le chèque de renouvellement de ma cotisation pour que je perde mon statut de membre; mon adhésion n’a donc pas été renouvelée en décembre 2011 (le CA de la SHRL ne m’en a pas informé), j’ai donc cessé d’être membre de la SHRL en décembre 2011 (sans que le CA de la SHRL ne m’en informe). (Je pense que vous êtes en mesure, Madame Mendez, de déterminer s’il est vrai, comme je le soutiens, que la SHRL ne m’a jamais informé oralement ou par écrit de mon expulsion.) La suite est aussi intéressante que ce qui précède : c’est quelques semaines après la tenue de l’assemblée générale annuelle (AGA) tenue en juin 2012 que j’ai appris par hasard que le CA de la SHRL m’avait expulsé définitivement en 2011. Autre réalité qui attire l’attention : en décidant de ne pas encaisser le chèque de renouvellement de ma cotisation en novembre ou décembre 2011, le CA de la SHRL se trouvait à exclure de ses rangs un deuxième de ses membres, parent avec moi, que le CA n’a pas juger bon d’informer de la situation.

Le CA de la SHRL a mis mon statut de membre à l’ordre du jour de l’AGA de juin 2012 de la SHRL; il ne m’en a jamais informé, jamais ! (Je pense que vous êtes en mesure, Madame Mendez, de savoir si ce que je viens d’avancer est vrai ou faux.) J’ai appris que la question de mon statut de membre serait l’un des points à l’ordre du jour de l’AGA de 2012 une fois assis dans la salle où allait se tenir l’assemblée, en consultant l’ordre du jour. Le CA de la SHRL avait décidé de ne pas m’en informer. Avait-il décidé de tout faire pour éviter que je me prépare à présenter mon point de vue et à réfuter les affirmations dont on m’accablait ?

Bien sûr, il n’y a aucune commune mesure entre l’événement tunisien susmentionné et l’événement lévisien sur lequel porte cette lettre. Mais cela n’empêche pas d’établir un lien entre les deux : les condamnés tunisiens et l’expulsé lévisien n’ont pas été informés de la procédure mise en oeuvre contre eux et n’ont donc pas pu se défendre.

Pensez-vous, Madame Mendez, que je me trompe quand j’affirme que le CA de la SHRL me tenait dans l’ignorance des actions qu’il faisait pour me chasser de la SHRL ? Pourriez-vous me dire si vous avez joué un rôle relativement aux manœuvres d’expulsion exécutées par le CA de la SHRL ? Pourriez-vous me faire savoir si vous avez personnellement approuvé ces manœuvres ? Vous est-il arrivé de sentir qu’il y avait dissidence entre ces manoeuvres et vos valeurs ou votre jugement ? Aujourd’hui, pensez-vous que le CA de la SHRL a eu raison de m’expulser ?

Vous vous souvenez probablement que l’une des questions que j’ai soumises plus d’une fois au CA de la SHRL, quand j’étais membre de cette dernière, avait trait à l’utilisation par la SHRL d’une quantité d’encre non négligeable que la SHRL avait achetée; j’invitais simplement la SHRL à dire à ses membres quel(s) document(s) elle avait imprimé(s) avec cette encre. Pourriez-vous me dire, Madame Mendez, pourquoi le CA de la SHRL n’a jamais répondu à ma question ? Pourriez-vous me dire quel mal il y aurait eu à ce que le CA de la SHRL réponde à ma question toute simple ? [Note : En mai 2013, une autre personne que moi a demandé au nouveau président de la SHRL, M. Vincent Couture, de lui dire quel(s) document(s) a ou ont été imprimés avec l’encre achetée en 2009-2010; M. Couture, qui appartenait au CA de la SHRL quand l’encre a été achetée, n’a pas répondu.]

Cette lettre sera publiée dans mon site web (lepasseurdelacote.com); votre réponse également, si vous voulez bien continuer de dialoguer avec moi, Madame. (Étant donné que mon expulsion de la SHRL est un événement public, qu’elle a été annoncée lors d’une assemblée des membres de la SHRL ainsi que dans la revue de la SHRL, je trouve inévitable, Madame Mendez, que notre échange soit public.)

Je vous prie, Madame, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, Lévisien

Heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la SHRL

Site web : lepasseurdelacote.com

* Ce rapport est signé par :

• M. ÉTIENNE CHABOT, président par intérim (M. Chabot a succédé à M. Claude Genest, qui avait démissionné le 3 février 2012);

• M. PIERRE-OLIVIER MAHEUX;

• M. ÉRIC SHINK, trésorier;

• Mme MANON PELLETIER responsable des archives;

• M. VINCENT COUTURE (aujourd’hui président de la SHRL), responsable des communications;

• Mme CLAUDIA MENDEZ (aujourd’hui vice-présidente de la SHRL), éditrice et webmestre.

1. L’Observateur parle lui aussi de cette affaire : « Les rappeurs tunisiens Weld El 15 et Klay BBJ ont été condamnés par contumace, faute d’avoir été prévenus de leur procès, à un an et neuf mois de prison notamment pour outrage à des fonctionnaires, a indiqué leur avocat lundi 2 septembre. » (http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130902.OBS5159/tunisie-2-rappeurs-condamnes-a-de-la-prison-ferme-par-contumace.html)


MADAME CLAUDIA MENDEZ RÉPOND À ROGER MARTEL LE 18 SEPTEMBRE 2013 :

Bonjour Monsieur Martel,

Je suis désolée de constater qu’il y a eu une mésentente. Contrairement à votre affirmation, je n’ai pas « voulu que nous dialoguions dans le web, vous et moi ». J’ai répondu à une demande concernant un article que j’ai rédigé, c’est tout. Cela ne signifie pas que je suis disposée à entretenir avec vous un quelconque dialogue.

Concernant les sujets relatifs à l’administration de la SHRL, je ne ferai aucun suivi avec vous. Vous n’êtes plus un membre de la SHRL et nos informations administratives sont privées. En ce qui a trait à votre situation en particulier, c’est-à-dire à votre exclusion par l’assemblée des membres de la SHRL en juin 2012, nous n’avons aucune nouvelle information à vous transmettre. Toutefois, s’il y en avait, je vous assure que vous en serez avisé.

En terminant, je vous demande de ne plus m’écrire à mon adresse de courriel personnelle.

Cordialement,

Claudia Méndez

Vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis

9, rue Mgr-Gosselin

Lévis (QC) G6V 5K1