Piste pour éviter d’être induit en erreur. Courte leçon que l’auteur doit à la Société d’histoire régionale de Lévis.

Autodéfense intellectuelle. La négligence de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Piste pour éviter d’être induit en erreur. Courte leçon que l’auteur doit à la Société d’histoire régionale de Lévis.

Cette leçon m’a été inspirée par une réunion publique offerte à L’Anglicane de Lévis le 11 novembre 2015 par les Musées de la civilisation à Québec (MCQ) et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL). Sur la scène étaient présents Mme Claudia Mendez Ishii, membre de la SHRL, et M. Clément Samson, membre du conseil d’administration de la SHRL, ainsi que Mme Sylvie Toupin, conservatrice aux MCQ, et M. Jérôme Morissette, consultant en conservation des métaux dont les services ont été retenus par les MCQ pour expertiser un artefact.

Roger Martel

Un certain nombre de femmes et d’hommes (il est raisonnable de penser que la plupart sont de simples amateurs d’histoire) sont réunis dans une salle (L’Anglicane).

Une personne, conférencière (Mme Mendez Ishii), entretient l’auditoire d’un produit québécois qui ne devrait pas faire l’objet d’un débat, encore moins d’une controverse : la « cage de la Corriveau ». Pendant son exposé, elle dit à l’auditoire, une fois, deux fois, trois fois, que le célèbre poète et conteur lévisien Louis Fréchette, qui a été primé par l’Académie française et qui a rencontré le génial écrivain Victor Hugo, a vu la cage de la Corriveau, oui, qu’il l’a vue, la « cage » ! La plupart des auditrices et des auditeurs sont impressionnés, peut-on imaginer : « Fréchette, écrivain primé par l’Académie française, qui a causé avec Victor Hugo, a vu la cage… C’est quelque chose! Fréchette est un témoin crédible », pensent-ils, pensent-ils qu’il est légitime de penser.

L’auditoire est surtout composé d’amateurs d’histoire, je le répète. Ces personnes bien correctes ne sont pas nécessairement membres d’une société d’histoire, leur dernière lecture d’un livre d’histoire remonte peut-être à plusieurs années. Quant à la littérature québécoise, il se peut  que beaucoup ne la connaissent pas bien étant donné qu’elle n’occupe pas une grande et belle place dans les écoles, ce qui est malheureux; certes, ces personnes connaissent Fréchette, surtout si elles habitent à Lévis ou aux alentours, elles ont sans doute lu au moins quelques-uns de ses contes, peut-être La Légende d’un peuple, mais que savent-elles de sa vie? Par exemple, quand une conférencière leur dit que Louis Fréchette a vu deux fossoyeurs exhumer une « cage en fer » dans le cimetière attenant à l’église de Saint-Joseph de Lévis en 1849, à quoi vont-elles penser? Vont-elles penser, par exemple, à chercher dans leur mémoire la date de naissance de Fréchette (s’ils sont certains de l’avoir déjà su)? S’il y en a qui le font, elles doivent être peu nombreuses. La femme et l’homme, par ailleurs, sont portés à faire confiance aux conférencières et aux conférenciers, surtout quand à côté d’eux se tient un juge de la Cour supérieure du Québec (M. Clément Samson, en l’occurrence) qui les applaudira, ces conférencières et conférenciers, à leur fin de leur prestation. Oui, Fréchette a écrit, en 1885, avoir vu deux fossoyeurs exhumer une « cage en fer »; il ne dit pas quel âge il avait, mais il écrit : « En 1849, année où je suivais les exercices préparatoires à la première communion dans l’église de Saint-Joseph de Lévis… » Fréchette, né le 16 novembre 1839, n’avait peut-être pas encore dix ans le jour de l’événement qu’il décrit. Neuf ans, à peine dix ans peut-être! C’est jeune! Et le texte a été écrit environ trente-cinq ans plus tard. Fréchette avait-il une mémoire exceptionnelle? Et l’enfant Fréchette était-il un observateur exceptionnel, bien informé?

Si la conférencière avait eu la bonne idée de révéler à son auditoire quel âge Louis Fréchette avait quand il a vu, selon ses dires, la « cage », pensez-vous qu’il y aurait eu des auditrices et des auditeurs qui se seraient écrié : « Fréchette, écrivain primé par l’Académie française, a vu la cage… C’est quelque chose! Fréchette est un témoin crédible!» Je ne le pense pas.

Fréchette est-il fiable?

Dans La cage de la Corriveau, Fréchette dit, à propos de la « cage » :

« Sur le sommet de la tête, un gros crochet à base pivotante avait dû servir à suspendre ce singulier cercueil.

Car c’était bien là un cercueil, puisqu’il contenait encore quelques ossements.

Sa forme indiquait à n’en pas douter que c’était celui d’une femme, – et, si ma mémoire ne me fait pas défaut –

d’une femme assez bien tournée, ma foi. »

( La cage de la Corriveau. (1), La Lyre d’Or, 1888, p. 398-401, https://books.google.ca/books?id=XxPnAAAAMAAJ&pg=PA398&lpg=PA398&dq )

Dans Une relique, Fréchette dit, à propos de la « cage » :

« Sur le sommet de la tête, un gros crochet à base pivotante avait dû servir à suspendre ce singulier cercueil.

Car c’était bien un cercueil, à n’en pas douter, puisqu’il contenait encore quelques ossements.

Et son ensemble indiquait celui d’une femme remarquable de ses formes, si je me rappelle bien ».

( Une relique, https://books.google.ca/books?id=ST9_idOEQLMC&pg=PA82&lpg=PA82&dq=«%C2%A0 )

Le petit bonhomme de 9 ou 10 ans découvre la cage dans laquelle la dépouille d’une personne a été mise environ quatre-vint-cinq ans plus tôt et est capable de constater que cette cage a été conçue pour une femme [au fait, qu’est-ce qui prouve que la « cage » a été fabriquée pour une femme?] et que cette femme avait des formes remarquables. Pas mal pour un p’tit gars de 9 ou 10 ans…

Ici, les déclarations suivantes ne dépareront pas le présent texte :

« Fréchette ne fut pas précisément un écolier modèle » [Laurent-Olivier David (journaliste, propriétaire de journaux, auteur, avocat, fonctionnaire et homme politique), cité dans Louis Fréchette (1839-1908), Masques et fantômes, Contes, La Bibliothèque électronique du Québec, collection Littérature québécoise. Volume 74 : version 2.1, https://beq.ebooksgratuits.com/pdf/Frechette-masques.pdf];

Fréchette « n’eut rien de l’élève prodige ni du fort en thème. Il fit un bon cours, qui n’eut rien de brillant. » [Henri d’Arles (pseudonyme de Henri Beaudet, prêtre, historien, essayiste et critique littéraire, lauréat de l’Académie française), cité dans Louis Fréchette (1839-1908), Masques et fantômes, Contes, La Bibliothèque électronique du Québec, collection Littérature québécoise. Volume 74 : version 2.1, https://beq.ebooksgratuits.com/pdf/Frechette-masques.pdf];

Louis Fréchette était « avide de réussite et de gloire » [Michel Dassonville (docteur ès lettres, professeur), Fréchette, Éditions Fides, collection Classiques canadiens, 1965, p. 7-8];

Louis Fréchette était « dominé par son admiration pour ce qui est excessif, extraordinaire, cyclopéen » (M. Dassonville, Fréchette, Éditions Fides, collection Classiques canadiens, 1965, p. 65 ;

« l’homme de sentiment et d’imagination l’emportait (en lui) sur l’homme de principes et de volonté» (L.-O. David, Souvenirs et biographies, cité par M. Dassonville, Fréchette, p. 8).

Corriveau Anglicane MCQ shrl 10-11-2015_a

Sur la scène de L’Anglicane le 11 novembre 2015, de gauche à droite, M. Jérôme Morissette, Madame Claudia Mendez Ishii, Madame Sylvie Toupin et Monsieur Clément Samson.

(Photo prise par Roger Martel)

Ce n’est pas tout.

Pendant la réunion à L’Anglicane, le nom de l’abbé et naturaliste Léon Provancher a été prononcé à quelques reprises; chaque fois, c’était pour rappeler l’un de ses textes, présenté comme important pour la démarche d’authentification de la « cage de la Corriveau »; on n’a pas manqué non plus de souligner que Léon Provancher était un homme de science. Mais… Mais on a tu des choses au sujet des écrits de Provancher.

Louis Fréchette a écrit ceci : « Mais, un beau matin, on s’aperçut que la cage de la Corriveau, tenue sous clef, cependant, dans le sous-sol de la sacristie [de la paroisse Saint-Joseph-de-Lévis], était de nouveau disparu. Le diable l’avait encore une fois enlevée. Mais le diable, cette fois, s’appelait P.-T. Barnum. Maintenant ceux qui visitent le Boston Museum peuvent apercevoir, dans un recoin peu fréquenté du public, une vitrine oblongue placée verticalement, où se trouve entassée en désordre, une masse de vieilles ferrailles brisées, tordues, enchevêtrées, rongées par la rouille et le feu » ( source : http://www.sylvestre.qc.ca/archives/genealogie/corriveau.htm). Léon Provancher, lui, a décrit le Boston Museum qu’il a visité dans les années 1860 (vous verrez ci-dessous que cet établissement ne l’a pas impressionné, au contraire). [Le sieur P.T Barnum mentionné par Fréchette est l’Américain qui, au dix-neuvième siècle, « par une réclame tapageuse, fondée sur des affirmations mensongères, d’invention souvent drolatique, conquiert, un demi-siècle durant, d’innombrables foules, parfois sceptiques, mais jamais déçues. Il exhibe successivement : la nourrice de George Washington, une vieille négresse aveugle et à moitié paralysée ; la sirène des îles Fidji, une tête de singe cousue sur un corps de poisson ; le général Tom Pouce « mesurant un peu plus de 0,60 mètres et ne pesant que 6,750 kilogrammes… », est-il écrit dans l’Encyclopédie Universalis (http://www.universalis.fr/encyclopedie/cirque-barnum/)].

En plus de celui de Fréchette, la Société d’histoire régionale de Lévis n’a pas manqué de faire retentir le nom de l’homme de science Provancher à quelques reprises, à L’Anglicane, le 11 novembre 2015. Curieusement, elle a oublié, et Claudia Mendez Ishii et Clément Samson ont oublié de parler de la description dévastatrice que Provancher a faite du Boston Museum à la fin des années 1860 : « De l’Athenaeum nous passons au Boston Museum, rue Trémont. Est-ce ici le Musée de la Société d’Histoire Naturelle de Boston, demandons-nous à l’imberbe qui veillait à l’entrée de ce musée? – Connais pas. – Mais cette Société a un musée, est-ce celui-ci? – Je ne connais pas cette société. – Voyant que notre homme ne pouvait pas être compté parmi les disciples de Linné ou de Buffon, nous nous dirigeons vers l’entrée, lorsqu’on nous cria : mais il faut payer 35 cts. – Nous comprenons de suite que nous n’avons pas affaire à une institution scientifique, mais bien à une association quelconque qui, pourvu qu’elle fasse de l’argent, se soucie aussi peu de servir la science en collectionnant des spécimens d’étude, que d’attirer le public en piquant sa curiosité. »

(Le dixhuitième [sic] Congrès annuel de l’Association américaine pour l’avancement de la science, Le Naturaliste canadien, volume 2 ) https://books.google.ca/books?id=1i0VAAAAYAAJ&pg=PA22&lpg=PA22&dq=%22naturaliste+canadien%22+Provancher+cage+Corriveau&source=bl&ots=VxWBJNhAsJ&sig=2dc8rXHJQNr9ze3qoYENelhlxeo&hl=fr&sa=X&ei=iDecVbvVKYzz-AHY0InYBw&ved=0CDUQ6AEwBA#v=onepage&q=%22naturaliste%20canadien%22%20Provancher%20cage%20Corriveau&f=false

Lectrices, lecteurs, comprenons-nous bien : la présente leçon n’a pas pour but de vous aider à induire en erreur vos semblables; elle vise à vous inciter à prendre garde : on pourrait vous induire en erreur et même abuser de votre confiance n’importe quand!

Roger Martel (le Passeur de la Côte), citoyen de Lévis

Toujours à propos de P. T. Barnum :

La « cage de la Corriveau » est passée entre les mains de l’homme de cirque Phineas Taylor Barnum (1810-1891), un personnage bien connu pour ses tromperies, des tromperies si bien connues que le psychologue américain Paul Meehl (1920-2003) a utilisé son patronyme pour nommer un biais cognitif et une technique de manipulation : l‘effet Barnum (source : http://www.toupie.org/Biais/Effet_barnum.htm).

Lecture recommandée

Petit cours d’autodéfense intellectuelle

Illustrations de Charb

Auteur : Normand Baillargeon

Lux Éditeur, Montréal

http://www.luxediteur.com/autodefenseintellectuelle

Normand Baillargeon a enseigné les fondements de l’éducation à l’université du Québec à Montréal. Il est l’auteur de L’ordre moins le pouvoir et de Les Chiens ont soif chez le même éditeur. Il collabore régulièrement au journal Le Couac et à la revue À bâbord!

Lettre à M. Vincent Couture, président de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Lévis, le 1er septembre 2015

M. Vincent Couture, président

Société d’histoire régionale de Lévis

Lévis (Québec)

Monsieur,

Vous m’avez envoyé un courriel dans lequel vous écrivez ceci :

« Vous avez été expulsé de la SHRL […] pour avoir harcelé nos membres en utilisant leur adresse courriel sans leur consentement ».

Monsieur Couture, je vous invite à répéter publiquement « Vous avez été expulsé de la SHRL pour avoir harcelé nos membres en utilisant leur adresse courriel sans leur consentement » (une fois suffira).

Moi, je vais vous répéter quelque chose que j’ai déjà dit publiquement :

La Société d’histoire régionale de Lévis m’a exclu (c’est M. Claude Genest, membre honoraire de la SHRL qui ne travaille plus comme historien au Mouvement Desjardins, qui présidait alors la SHRL);

la procédure d’exclusion a été mise en branle sans que la Société m’en informe oralement ou par écrit;

la Société a pris la décision de m’exclure et ne m’en a jamais, jamais, informé oralement ou par écrit;

c’est par hasard que j’ai appris mon exclusion six ou sept mois après sa mise en oeuvre cachée;

en m’excluant de la SHRL, vous avez exclu automatiquement une autre personne de la SHRL, membre en vertu de mon abonnement familial, et vous ne l’avez jamais, jamais, informé oralement ou par écrit (en passant, Monsieur Couture, dites-moi donc et dites donc à votre autre victime quel mal elle a fait pour que vous la chassiez en cachette de la SHRL).

Des barbares ne s’y seraient pas pris autrement pour m’exclure.

Barbares parce que vous avez fait fi de principes et de règles fondamentaux dans les sociétés qui essaient d’être civilisées. Des principes et des règles comme ceux-ci :

« Le poursuivant a le droit de conduire personnellement sa cause, et le défendeur a le droit d’y faire une réponse et défense complète. » [Code criminel du Canada, article 802. (1)]

« … la Cour d’appel, après avoir donné à l’appelant et à l’intimé la possibilité de se faire entendre… » [Code criminel du Canada, article 818 (2)]

« Un accusé a le droit, après que la poursuite a terminé son exposé, de présenter, personnellement ou par avocat, une pleine réponse et défense. » [Code criminel du Canada, article 650. (3)]

« Nulle partie ne peut être jugée sans avoir été entendue ou appelée. » (France, Nouveau Code de procédure civile, article 14)

« Il ne peut être prononcé sur une demande en justice sans que la partie contre laquelle elle est formée n’ait été entendue ou dûment appelée. » (Québec, Code de procédure civile, article 5).

« No one is to be condemned, punished or deprived of his property in any judicial proceedings unless he has had an opportunity of being heard. » (Maxime sur laquelle repose la règle fondamentale suivante de la common law : L’autre partie doit être entendue.)

« Tout accusé a droit à une défense pleine et entière » (Québec, Charte des droits et libertés de la personne, article 35).

« LA RÈGLE AUDI ALTERAM PARTEM (le droit d’être entendu) EST SI FONDAMENTALE QU’ELLE A PRIORITÉ SUR LES DIFFÉRENTES DISPOSITIONS LÉGALES VISANT À PRÉSERVER LA STABILITÉ DES JUGEMENTS. SA VIOLATION ENTRAÎNE L’ANNULATION DU JUGEMENT ENTIER OU ENCORE DE LA PARTIE DU JUGEMENT QUI Y CONTREVIENT. »

(Code de procédure civile L.R.Q., c. C-25, LIVRE I, Dispositions générales, Titre I, Dispositions introductives, http://www.lexisnexis.com/store/images/samples/CA/9780433466475.pdf)

L’un des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL (je viens de vérifier : selon le site web de la SHRL, cette personne est toujours membre dudit C.A.) pourrait vous parler abondamment, Monsieur Couture, des principes et règles susmentionnés. Vous l’avez deviné : il s’agit de M. Clément Samson, avocat et juge à la Cour supérieure du Québec. Consultez-le. Et demandez-lui s’il pense être dans une position difficile.

J’attends votre réaction, Monsieur Couture. Énumérez les raisons de mon exclusion de la SHRL; ne vous gênez pas, entrez dans les détails, soyez d’une extrême, extrême précision. N’oubliez pas d’essayer de démontrer que j’ai harcelé des membres de la SHRL. Je respecterai votre droit d’être entendu : je publierai intégralement votre réponse au lepasseurdelacote.com, avec joie.

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Voici pourquoi la crédibilité de la Société d’histoire régionale de Lévis a encore chuté quand un ancien président du C.A. de la Caisse Desjardins de Lévis est devenu membre de son C.A.

En 2014, l’honorable juge Clément Samson, ancien président du conseil d’administration (C.A.) de la Caisse Desjardins de Lévis, est devenu membre du C.A. de la Société d’histoire régionale de Lévis (c’est un fait facilement vérifiable). Or, c’est à l’époque où M. Samson présidait le C.A. de la Caisse Desjardins de Lévis que le contenu de la Fresque Desjardins de Lévis a été déterminé par un comité dit scientifique (au sein duquel la Société historique Desjardins, élément du Mouvement Desjardins, était représentée), que la Fresque a été élaborée, composée et peinte par les artistes, puis inaugurée en présence de M. Clément Samson (ces faits sont facilement vérifiables). Or, la Fresque Desjardins de Lévis déforme la réalité historique. Par exemple, la place destinée dans la Fresque au premier colon de Lévis, Guillaume Couture, est ridiculement petite.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le comité dit scientifique avait oublié, a-t-il été raconté, l’existence d’un personnage de la Nouvelle-France, Guillaume Couture, qui « [a exercé] tour à tour ou [cumulé] les charges les plus importantes de la seigneurie [de Lauzon] », qui « aurait fait aussi office de notaire », que l’ « on sent [avoir été] l’âme de la seigneurie naissante » (voyez la note ci-dessous); c’est un ancien président de la Société d’histoire régionale de Lévis qui l’a affirmé. Pour réparer l’oubli, on a transformé un personnage dont la présence avait été prévue sur la Fresque; ce personnage était un Amérindien; il figurait en compagnie d’autres Amérindiens, dans un campement; on a modifié son apparence, il est devenu Guillaume Couture. (Le petit campement se trouve à l’extrémité gauche de la Fresque.) Couture a été un personnage exceptionnel de la seigneurie de Lauzon et de la Nouvelle-France; colon, il a aussi joué d’autres rôles. Comparez la place qu’il occupe dans la Fresque à celles qui ont été réservées à Dorimène Desjardins, à Alphonse Desjardins, fondateur de la Caisse Desjardins de Lévis de Lévis, et au trio formé de la Maison Alphonse-Desjardins, de l’Édifice Desjardins 1 et de l’Édifice Desjardins II.

(On peut lire une courte biographie de Guillaume Couture au http://www.biographi.ca/fr/bio/couture_guillaume_1701_2F.html.)

On comprendra que la crédibilité de la Société d’histoire régionale de Lévis ne soit pas devenue plus grande depuis que cette dernière compte dans son C.A. la personne qui présidait le C.A. de la Caisse Desjardins de Lévis qui a approuvé le contenu de la Fresque Desjardins de Lévis. Une robe ne peut pas tout dérober à nos yeux.

Fresque Desjardins de Lévis 2013-05-03 - A. et D. Desjardins

Alphonse Desjardins, Dorimène Desjardins, etc.

Fresque Desjardins de Lévis Couture 2013-05-03 - 1

Guillaume Couture, dans son coin.

Fresque Desjardins Levis_Photo CCNQ

Fresque Desjardins de Lévis (photo de la Commission de la Capitale nationale du Québec)

NOTE

Les trois citations proviennent d’un texte de Raymond Douville publié dans le Dictionnaire biographique du Canada / Dictionary of Canadian Biography, un ouvrage réalisé par l’Université Laval et l’Université de Toronto. Pour lire le texte, allez au http://www.biographi.ca/fr/bio/couture_guillaume_1701_2F.html.

Autres citations

« Voilà donc […] la vie improbable d’un être exceptionnel, celle de Guillaume Couture, le menuisier normand, le père de la lignée de tous les Couture d’Amérique, le passeur de cultures, Couture le Ouendat, Couture l’Iroquois, l’ambassadeur auprès des Algonquiens, l’alter ego de Des Groseilliers, de Nicolas Perrot, le grand explorateur de la forêt boréale, le coureur des bois et le colon, l’entrepreneur, l’exemple parfait de l’homme du Nouveau Monde, qui eût pu être vraiment un monde nouveau si la France précieuse avait mieux apprécié la valeur de ceux et celles qui tentèrent sans compromis l’aventure américaine. « 

(Serge Bouchard, Un homme du Nouveau Monde, in L’Actualité.com, http://www.lactualite.com/20081027_112415_25820, 27 octobre 2008)

«  Guillaume Couture, le bon Guillaume, comme l’appellent toujours les vieux récits, fut un des plus remarquables voyageurs-interprètes des premiers temps. Il se voua au service de sa religion et de son roi. Compagnon du martyr Jogues, camarade de René Goupil et de Lalande, ll est l’émule de Nicolet, et les Sauvages lui décernèrent ce nom.

« Et si Québec s’enorgueillit de la probité et du dévouement d’hommes de bien comme Hébert et Couillard, ses premiers habitants, une des plus vieilles paroisses du pays, celle de la Pointe de Lévy, est heureuse de pouvoir mettre en pleine lumière le nom de Guillaume Couture, son premier colon, premier juge sénéchal et premier capitaine de milice. »

(Joseph-Edmond Roy, Le premier colon de Lévis, Guillaume Couture, Lévis, Mercier & Cie, Libraires-Imprimeurs, 1884, p. 11.)

« On peut affirmer que Guillaume Couture, ce «seigneur» de la terre, fut pendant 50 ans l’âme de la Seigneurie de Lauzon. » (Abbé Georges-Étienne Proulx, Guillaume Couture, le pionnier, in La Seigneurie de Lauzon, numéro spécial 65-66, printemps-été 1997)

Un juge, Clément Samson, et une situation qui vous mettra peut-être mal à l’aise.

Une invitation peu ordinaire pour vous

 

Demandez au Conseil canadien de la magistrature* (info@cjc-ccm.gc.ca) s’il est correct qu’un juge canadien (en l’occurrence M. Clément Samson, citoyen de Lévis, au Québec) codirige un OSBL** qui a lancé une affirmation infondée importante avant 2014, qui sait qu’il a diffusé une affirmation infondée importante (le soussigné a dénoncé la diffusion de cette information, d’autres nous ont fait connaître l’inexactitude de l’affirmation) et qui continue de diffuser dans son site web cette information indéniablement infondée (la démonstration en a été faite***). Le juge Clément Samson, qui a accepté de devenir membre du conseil d’administration de l’OSBL en mai 2014, n’aurait-il pas dû éviter de se placer dans la situation dans laquelle il se trouve maintenant? Par sa conduite, M. Samson ne risque-t-il pas de miner la confiance des citoyens à l’égard des juges? M. Samson ne peut pas ignorer que l’OSBL à laquelle il appartient diffuse une affirmation infondée; ne devrait-il pas s’élever contre cette faute? La conduite de M. Samson me met très mal à l’aise. Et vous? Il serait bon que M. Samson s’explique. Et l’éclairage du Conseil canadien de la magistrature serait le bienvenu.

Roger Martel, citoyen de Lévis, le Passeur de la Côte

*C’est à ce Conseil qu’il faut s’adresser étant donné que M. Samson est juge à la Cour supérieure du Québec et que les juges de cette Cour sont nommés par le gouvernement du Canada.

**La Société d’histoire régionale de Lévis.

***Voir https://lepasseurdelacote.com/?s=Samson et https://lepasseurdelacote.com/?s=Corriveau.

Que pense M. Clément Samson, administrateur de la Société d’histoire régionale de Lévis, du résultat du travail du Comité de la Fresque Desjardins de Lévis?

Lévis, le 15 octobre 2014

Monsieur Clément Samson, administrateur de la Société d’histoire régionale de Lévis et ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

Aux bons soins de la Société d’histoire régionale de Lévis

Lévis (Québec)

Objet : Le résultat du travail du Comité de la Fresque Desjardins de Lévis (aujourd’hui dissous)

Monsieur,

Depuis 2006, la ville de Lévis présente aux Lévisiens et aux visiteurs la Fresque Desjardins de Lévis, située au 9, rue Mgr Gosselin. Cette réalisation de la Commission de la capitale nationale du Québec, de la Ville de Lévis et de la Caisse Desjardins de Lévis a été critiquée; la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a émis des réserves majeures à son sujet1. Pour élaborer le contenu de la Fresque, un comité a été formé. Le résultat du travail de ce comité étant très décevant, il serait intéressant que vous nous disiez quel rôle au juste le comité a joué dans l’élaboration du contenu de la Fresque; vous devez en savoir long sur le sujet étant donné que vous présidiez, à l’époque de la création de la Fresque, le conseil d’administration de l’une des organisations qui ont payé l’ouvrage : la Caisse Desjardins de Lévis.

Il serait intéressant et certainement utile que vous nous appreniez, si vous le savez, comment il se fait que le comité ait oublié, « presque jusqu’à la dernière minute », de représenter dans la Fresque le premier colon de Lévis, Guillaume Couture, qui a été un personnage exceptionnel à plusieurs titres dans la seigneurie de Lauzon et ailleurs en Nouvelle-France, et dont la ville de Lévis vient de décider de rappeler la mémoire en rebaptisant son boulevard de la Rive-Sud boulevard Guillaume Couture (on ne saurait imaginer que le comité a délibérément écarté Guillaume Couture). C’est la personne qui présidait la SHRL à l’époque, M. Gilbert Samson, qui a sonné l’alerte : « Sans l’intervention de son président, écrit la SHRL, on aurait oublié de représenter le premier habitant de notre région, Guillaume Couture, sur la fresque »2.

 

Fresque Desjardins Levis_Photo CCNQ

Guillaume Couture est représenté à l’extrême gauche de la Fresque.

 

Il serait également intéressant et certainement utile que vous nous appreniez, si vous le pouvez, pourquoi le comité a décidé que, dans la Fresque, le Mouvement Desjardins devait être représenté par deux personnages et trois édifices et que l’apport des ouvriers à la construction de Lévis, apport d’une importance capitale, devait être suggéré faiblement plutôt que représenté avec éclat. Savez-vous si ces choix sont ceux du comité? Quand on sait que le comité chargé de choisir le contenu de la Fresque comptait des personnes comme Monsieur Roch Samson, l’historien professionnel qui a dirigé la création des 800 pages de l’Histoire de Lévis-Lotbinière, l’historien Jacques Lemieux, Madame Esther Normand, qui a autrefois occupé le poste de conseillère en conservation et administration à la Société historique Alphonse-Desjardins, et Madame Pauline Dumont, ancienne vice-présidente de la SHRL, n’est-il pas légitime que l’on doute que le comité ait eu le dernier mot dans la détermination du contenu de la Fresque? N’est-on pas justifié d’en douter quand on constate que le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices dans la Fresque? Il semble légitime d’être dans l’embarras devant les interrogations de celles et ceux qui se demandent si le comité censément chargé de l’élaboration du contenu de la Fresque a réellement pu accomplir sa tâche, s’il n’a pas été un comité factice.

 

Fresque Desjardins de Lévis 2013-05-03 - A. et D. Desjardins

À peu près au centre de la Fresque, Alphonse Desjardins et son épouse, Dorimène Desjardins, n’échappent pas au regard des visiteurs. Idem pour le capitaine Joseph-Elzéar Bernier qui ne peut pas être considéré comme un personnage historique de Lévis.

 

Une dernière question, Monsieur Samson : savez-vous si les membres du comité censément chargé de l’élaboration du contenu de la Fresque avaient pris l’engagement de ne pas commenter publiquement leur travail et celui du comité, avant d’être choisis? J’ai écrit à chacun d’eux et aucun ne m’a répondu (je précise, l’avocat que vous êtes appréciera sans doute ma rigueur, que l’envoi de ma dernière communication remonte à quelques jours seulement). Ce silence général est étrange, il intrigue, ne trouvez-vous pas?

Je suis convaincu qu’il est utile de soulever aujourd’hui des questions concernant l’élaboration du contenu de la Fresque Desjardins de Lévis. Remuer le passé peut éclairer le présent, ainsi que nous aider à préparer l’avenir et, comme on dit (naïvement?), à éviter de répéter des erreurs.

Je ne pense pas que vous vous objectiez à ce que nos communications soient rendues publiques. Cette communication sera publiée au lepasseurdelacote.com; votre réponse le serait.

Veuillez, Monsieur, agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, Lévisien

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant environ deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007; collaborateur du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis pendant douze ans (1986-1998).

Note 1. Le texte de la SHRL se lit ainsi : « Des réserves ont été émises au sujet de la fresque : 1. Le berceau de Lévis est pratiquement absent : l’église de Saint-Joseph-de-Lauzon est difficilement visible; le Couvent de Lauzon a été oublié… 2. Aucun des seigneurs de la seigneurie de Lauzon n’est représenté, si ce n’est par le manoir Caldwell, habité par le dernier seigneur, qui fut aussi receveur général et grand voleur de fonds publics… 3. Guillaume Couture, le premier colon de la seigneurie de Lauzon, n’est pas représenté avec éclat; de plus, c’est son rôle d’interprète auprès des Amérindiens qui est mis en évidence. 4. Le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices (est-ce trop ?). 5. L’histoire ferroviaire n’est que chuchotée; or, c’est le chemin de fer qui «donne naissance à la première ville de la région, Lévis» (Roch Samson et al., Histoire de Lévis-Lotbinière). 6. Quatre communautés de sœurs sont représentées; on a oublié les frères. 7. Les élites, les intellectuels, sont bien représentés; où est l’ouvrier de l’industrie? 8. Le capitaine J.-E. Bernier occupe une belle place dans l’oeuvre, qui montre aussi sa maison; mais il ne s’est pas illustré à Lévis. Sa présence dans la fresque a amené un hebdo régional, dans un texte sur la fresque, à ranger l’explorateur du grand nord canadien parmi ceux qui « ont forgé l’histoire de Lévis ». 10. Dans le titre de la fresque, le nom Lévis devrait être replacé par Arrondissement de Desjardins. » (La Seigneurie de Lauzon, numéro 104)

Note 2. La Seigneurie de Lauzon, numéro 103, Automne 2006, p. 17

Clément Samson, Claude Genest, les dirigeants de la Société d’histoire régionale de Lévis mentiraient-ils ?

La grave question doit être posée : le conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) ment-il à ses membres et à la population ?

 

Mais qu’est-ce donc qu’un mensonge ?

 

Deux dictionnaires nous donnent deux réponses analogues :

Mentir, c’est « Affirmer, dire pour vrai ce qu’on sait être faux, nier quelque chose de vrai », (http://www.cnrtl.fr/definition/mentir).

Mentir, c’est « Induire en erreur en disant quelque chose de contraire à la vérité » (Henri Bénac, Dictionnaire des synonymes, Paris, Librairie Hachette, © 1956, p. 586).

 

Quand Claudia Mendez Ishii a écrit les lignes qui suivent dans le numéro de l’hiver 2012 de la revue de la SHRL : « En quelques jours seulement, avec l’aide de Vincent Couture*et de Manon Pelletier**, nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. On reconnaît sans l’ombre d’un doute** la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau », ment-elle ? On ne peut l’affirmer, car il est impossible de déterminer si Claudia Mendez Ishii affirme « pour vrai » quelque chose qu’elle « sait être faux ». Mais comme elle n’apporte pas la preuve de la véracité de son affirmation, elle ne laisse pas de choix au lecteur : ce dernier se dit que l’affirmation qu’on lui présente ne repose sur rien, qu’elle est infondée et , trouve très curieux que Mme Mendez Ishii ait pu reconnaître « sans l’ombre d’un doute  la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau  ».

 

Mais… Quand l’auteur d’une affirmation infondée, une amateur d’histoire dans ce cas-ci, se fait contredire par une docteure en histoire (Catherine Ferland), par une conservatrice des Musées de la civilisation (Sylvie Toupin) et même par les Musées de la civilisation eux-mêmes, lesquels mettent sur pied un comité scientifique pour essayer de déterminer hors de tout doute si la cage trouvée par la SHRL est bien celle dans laquelle le cadavre de Marie-Josephte Corriveau a été montré en public, l’auteur de l’affirmation infondée devrait au moins avoir la décence de s’assurer que son texte ne sera pas publié de nouveau et même qu’il sera supprimé ou modifié quand c’est possible (dans les espaces web où il a été inséré, notamment); de même l’organisation (ici, la SHRL) qui l’a aidé à diffuser l’affirmation infondée ne devrait pas avoir l’insolence de continuer de diffuser l’affirmation infondée.

 

Pourtant, dans le site web de la SHRL, en octobre 2014, on trouve encore l’affirmation infondée de Claudia Mendez Ishii, qu’on a pu lire aussi dans un hebdomadaire de Lévis (texte signé par Claude Genest, dirigeant de la SHRL, le 27 novembre 2013) et dans la revue de la SHRL (texte signé par Évelyne Fortier, ancienne dirigeante de la SHRL). En octobre 2014, y a-t-il encore des dirigeants de la SHRL qui sont prêts à soutenir que l’affirmation de Claudia Mendez Ishii était et demeure vraie ? Si tel est le cas, qu’attendent donc le, juge Clément Samson, l’ historien Claude Genest, le, guide touristique Xavier Chambolle, l’archiviste Vincent Couture, M. André Gaumond, l’étudiant en histoire Louis Hallé et l’étudiant au doctorat en histoire Pierre-Olivier Maheux pour sortir de leur mutisme. Allez, Messieurs, un peu de courage, exprimez-vous haut et fort !

 

À titre de Lévisien soucieux de la vérité, j’affirme qu’en continuant de diffuser l’affirmation infondée dans son site web (et peut-être ailleurs), la Société d’histoire régionale de Lévis induit gravement en erreur ses membres et la population et que, conséquemment, elle a perdu toute crédibilité.

 

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

 

 

* président du conseil d’administration de la SHRL à l’époque

** cette année-là, membre du conseil d’administration de la SHRL et copropriétaire, avec Claudia Mendez Ishii, d’une entreprise offrant des visites touristiques à Lévis

*** grâce au talent du forgeron qui a conçu la cage ?

 

 

Pauvre Société d’histoire régionale de Lévis, dis-nous : À quand la prohibition pour supprimer les affirmations infondées?

Le jeudi 25 septembre 2014, la Société d’histoire régionale de Lévis a joué deux conférences dans la sacristie de l’église Notre-Dame, à Lévis, province de Québec. Pour entendre les conférenciers discourir sur la prohibition de l’alcool (la troupe comptait deux orateurs, l’un qui était venu de New York USA en avion rien que pour conter quelque chose dans le canton de Lévis, l’autre qui s’était transbahuté lui-même de la paroisse Christ-Roi PQ à la paroisse Notre-Dame PQ pour recevoir l’ombrage du conférencier étranger qui a volé le chaud et semé le froid, normal puisqu’il est en faveur de la baisse des thermostats dans les services gouvernementaux et para-gouvernementaux, y compris dans les hôpitaux*), je disais donc : pour entendre les conférenciers, les gens devaient trouver de l’argent dans leur poche, dix dollars étaient exigés des membres de la SHRL (drôles de personnes, qui ne trouvent rien à redire quand leur société d’histoire les induit en erreur), ou un gros billet de quinze dollars exigé des pauvres qui n’ont jamais sorti un sou de leur caisse pour devenir membres de la SHRL. Évidemment, les Lévisiens qui n’ont pas pu, faute d’argent, s’offrir un repas complet ce jeudi, n’ont pas eu les moyens d’aller entendre les deux conférenciers de la SHRL. Mais les Lévisiens mieux nourris qui l’ont voulu ont eu le bonheur d’entrer dans la sacristie, et ils ont pu, après les conférences, déguster le Vin et Fromage concocté par les administrateurs de la SHRL, et ce, même s’ils n’avaient pas faim (ils ont offert leur sacrifice aux affamés du monde).

 

Depuis que j’ai abandonné le biberon, j’encourage la consommation du vin. Pourquoi ? Parce que j’ai découvert très tôt dans ma vie de garçonnet, grâce à mes relations avec mon mon joyeux oncle Alphonse, que le vin est le meilleur sérum de la Vérité. Hier soir, messieurs Vincent Couture, André Gaumond, Pierre-Olivier Maheux, Louis Hallé, Claude Genest, Clément Samson et Xavier Chambolle, administrateurs de la SHRL (tiens! Il n’y a pas de femmes!) ont-ils porté une coupe ou deux ou trois à leur lèvre? L’un d’eux a-t-il bu assez pour se lever et confesser publiquement que la SHRL** avait induit en erreur ses membres et les Lévisiens en affirmant que la « cage » que Mme Claudia Mendez Ishii, ancien membre du conseil d’administration de la SHRL et rédactrice en chef aujourd’hui de la revue de la SHRL, dit avoir trouvée aux États-Unis est celle qui a servi à exposer l’exosquelette de Marie-Josephte Corriveau à Lévis au 18e siècle.

 

L’administrateur de la SHRL le plus susceptible de rétablir la vérité est certainement M. Clément Samson. Ce dernier n’aime peut-être pas le jus de la treille plus que les autres administrateurs de la SHRL, mais il est probablement celui qui goûte le plus la vérité. Pourquoi ? Parce qu’il a fonction de rendre la justice, en tant que juge à la Cour supérieure du Québec, et que la justice ne saurait trouver sa satisfaction dans les mensonges ou les affirmations infondées.

 

Quand donc les administrateurs de la SHRL avoueront-ils qu’ils ont répandu une affirmation infondée (c’est grave et impardonnable) et qu’au moins trois des membres de leur organisme : Claude Genest, administrateur aujourd’hui, président hier et porteur Ad vitam æternam du titre de membre honoraire, Claudia Mendez Ishii, ancien membre du conseil d’administration, Évelyne Fortier, ancien membre du conseil d’administration elle aussi, ont répandu cette affirmation infondée par écrit dans des périodiques ? Quand donc les administrateurs de la SHRL s’excuseront-t-ils d’avoir répandu une affirmation infondée? Quand donc les administrateurs de la SHRL s’excuseront-ils auprès de leurs partenaires d’avoir utilisé leur aide pour répandre une affirmation infondée dans le cadre de deux expositions en 2013? Quand donc les administrateurs de la SHRL s’excuseront-ils auprès des citoyens de Lévis d’avoir profité de fonds publics municipaux pour répandre dans la ville une affirmation infondée et de les avoir ainsi induits en erreur?

 

J’ai dit que l’administrateur de la SHRL le plus susceptible de rétablir la vérité était certainement M. Clément Samson. Je crains de me tromper. M. Samson n’est peut-être pas l’homme qu’il faut : ancien président de la Caisse Desjardins de Lévis, candidat défait en 2008 dans la course à la direction du Mouvement Desjardins (c’est Mme Monique Leroux qui l’a emporté), il hésitera peut-être à tenter de convaincre la SHRL d’admettre publiquement son erreur ou sa faute, M. Claude Genest et Mme Évelyne Fortier étant des employés de Desjardins, et Mme Mendez la conjointe de l’un d’eux.***

 

 

* Le conférencier de l’étranger, M. Guy Sorman, « défend dans ses ouvrages une politique libérale (La Solution libérale, Fayard, 1984), passant par un État minimum (L’État minimum, Albin Michel, 1985) ». (http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Sorman). J’ignore si les administrateurs de la SHRL prônent tous l’affaiblissement de l’État, défenseur du bien commun; chose certaine, la SHRL aime beaucoup recevoir et engranger les subventions trop généreuses de la ville de Lévis (donc des citoyens de Lévis). En passant, qui a payé le billet d’avion de M. Sorman, venu « spécialement de New-York » (c’est la SHRL qui le dit au http://www.shrl.qc.ca/events-item/conference-sur-la-prohibition-perspectives-historiques-et-economiques/) pour prononcer sa conférence?

 

** En particulier, par leurs écrits, Claudia Mendez Ishii, Claude Genest et Évelyne Fortier.

 

*** Tout le monde conviendra qu’une personne ne peut pas défendre une valeur quand elle exerce une fonction et ignorer cette valeur quand elle en remplit une autre.

 

 

NOTE PAS DU TOUT AMUSANTE :

 

Selon l’affiche « La Corriveau Au-delà de la légende Une exposition de la Société d’histoire régionale de Lévis », les partenaires de la SHRL ont été :

Ville de Lévis

Tourisme Lévis

Musée de la civilisation

Commission de la capitale nationale

Musée canadien des civilisations

Musée national des Beaux-Arts du Québec

Musée Royal 22e Régiment

 

Qui a entendu ces partenaires reprocher à la SHRL de les avoir induits en erreur, qui les a entendus se plaindre de s’être fait avoir? Le silence des partenaires qui sont au courant de la diffusion de l’affirmation infondée de la SHRL est honteux, il témoigne de leur mépris de la population.

Le Passeur de la côte (Roger Martel, citoyen de Lévis)